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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Galates 6:1-10

Frères, quand même un homme est ouvertement surpris dans quelque faute, vous qui êtes spirituels, corrigez-le avec un esprit de douceur ; prenant garde à toi-même, de peur que, toi aussi, tu ne sois tenté. Portez les fardeaux les uns des autres, et ainsi vous accomplirez la loi de Christ ; car si quelqu'un s'imagine être quelque chose, quoiqu'il ne soit rien, il se déçoit lui-même ; mais qu'il examine ses propres œuvres, et alors c'est par rapport à lui-même seulement qu'il aura de quoi s'enorgueillir, et non par rapport à autrui, car chacun portera sa propre charge ; toutefois que celui auquel est enseignée la parole s'unisse à celui qui la lui enseigne pour tout ce qui est bien. Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu'un homme sème, c'est aussi ce qu'il moissonnera. En effet, celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la perdition, tandis que celui qui sème pour l'esprit moissonnera de l'esprit la vie éternelle. Mais ne nous décourageons point de faire le bien, car nous moissonnerons au temps voulu, si nous ne nous relâchons point. Ainsi donc, tant que nous en aurons l'occasion, faisons ce qui est bien envers tous, mais surtout envers ceux qui composent la famille de la foi.

Première lecture

Ézéchiel 4

Et toi, fils de l'homme, prends une brique et la place devant toi, et y dessine une ville, Jérusalem. Et mets autour d'elle un siège, et élève autour d'elle des tours, et forme autour d'elle des terrasses, et mets autour d'elle un camp, et place à l'entour des béliers dirigés contre elle. Puis prends une chaudière de fer, et mets-la comme un mur de fer entre toi et la ville, et fixe tes regards du côté d'elle, et qu'ainsi elle soit en état de siège, et fais-en le siège. Que ce soit là un signe pour la maison d'Israël ! Puis couche-toi sur ton côté gauche, et tu y appliqueras l'iniquité de la maison d'Israël. Tu seras chargé de leur iniquité autant de jours que tu seras ainsi couché. Et moi, je te fixe pour le nombre des jours les années de leur iniquité, [savoir] trois cent quatre-vingt-dix jours : ainsi tu porteras l'iniquité de la maison d'Israël. Et quand tu seras à leur terme, recouche-toi sur ton côté droit, et sois chargé de l'iniquité de la maison de Juda, pendant quarante jours : je te fixe chaque jour pour une année. Et tourne vers le siège de Jérusalem tes regards et ton bras nu, et prophétise contre elle. Et voici, je te mets des chaînes, afin que tu ne te tournes pas d'un côté sur l'autre, jusqu'à ce que tu aies achevé les jours de ton siège. Et prends du froment, et de l'orge, et des fèves, et des lentilles, et du millet, et de l'épeautre, et mets-les dans un vase, et fais-en ton pain autant de jours que tu seras couché sur ton côté : tu en mangeras trois cent quatre-vingt-dix jours. Et la nourriture que tu mangeras, devra avoir un poids, celui de vingt sicles par jour : tu la mangeras d'un terme à l'autre terme. Et tu boiras de l'eau, selon une mesure, un sixième de hin : tu boiras d'un terme à l'autre terme. Et tu mangeras des galettes d'orge que tu feras cuire avec des excréments humains sous leurs yeux. Et l'Éternel dit : Ainsi les enfants d'Israël mangeront leur pain souillé, parmi les nations où je les exilerai. Alors je dis : Ah ! Seigneur Éternel, voici, mon âme ne s'est point souillée, et depuis ma jeunesse à maintenant je n'ai mangé ni corps mort, ni corps déchiré, et jamais viande impure n'entra dans ma bouche. Et Il me dit : Voici, je te permets du fumier de vache, au lieu d'excréments humains, et tu apprêteras ton pain là-dessus. Et Il me dit : Fils de l'homme, voici, je vais détruire en Jérusalem le pain qui sustente, et ils mangeront un pain pesé, et dans le chagrin, et boiront une eau mesurée, et dans la stupeur ; afin qu'ils manquent de pain et d'eau, et soient éperdus les uns et les autres, et se consument par leur iniquité.

Première lecture

Jonas 2:1-10

Alors Jonas fit une prière à l'Éternel son Dieu, dans le corps du poisson, et il dit : Dans mon angoisse j'invoque l'Éternel et Il m'exauce ; du sein des Enfers je crie, tu, entends ma voix. Tu me jettes dans l'abîme, au cœur de la mer, et les flots m'environnent, toutes tes vagues et tes ondes passent sur moi. Mais je dis : Je suis repoussé loin de ton regard ! Cependant je reverrai ton saint temple ! Les eaux pénètrent jusques à mon âme, l'abîme m'enserre, l'algue s'attache à ma tête. Jusqu'à la base des montagnes je suis descendu, les barrières de la terre se sont fermées derrière moi pour toujours ; et tu retires ma vie du tombeau, Éternel, mon Dieu ! Quand en moi-même mon âme est défaillante, je me souviens de l'Éternel, et ma, prière parvient jusqu'à toi, jusqu'à ton saint temple. Les adorateurs des vanités, du néant, abandonnent leur bienfaiteur ; mais moi, je veux avec chants de louanges t'offrir des sacrifices et accomplir les vœux que j'ai faits. Le salut vient de l'Éternel ! Et l'Éternel commanda au poisson, et il vomit Jonas sur la terre.

Prière du matin — première lecture

1 Rois 22

Et il y eut entre eux une trêve de trois ans, car il n'y eut pas guerre entre la Syrie et Israël. Et la troisième année, Josaphat, roi de Juda, descendit chez le roi d'Israël. Et le roi d'Israël dit à ses serviteurs : Savez-vous que Ramoth en Galaad est à nous ? Et nous ne parlons pas de la reprendre des mains du roi de Syrie ? Et il dit à Josaphat : Veux-tu venir avec moi attaquer Ramoth en Galaad ? Et Josaphat dit au roi d'Israël : Nous irons de pair moi et toi, mon monde et ton monde, ma cavalerie et ta cavalerie. Et Josaphat dit au roi d'Israël : Requiers donc aujourd'hui la parole de l'Éternel ! Alors le roi d'Israël réunit les prophètes, près de quatre cents hommes, et il leur dit : Marcherai-je à l'attaque de Ramoth en Galaad, ou m'abstiendrai-je ? Et ils lui dirent : Tiens la campagne et le Seigneur la livrera aux mains du roi. Et Josaphat dit : N'y a-t-il plus ici de prophète de l'Éternel, que nous puissions interroger ? Et le roi d'Israël dit à Josaphat : Il y a encore un homme par qui nous pouvons consulter l'Éternel ; mais je le hais, parce qu'il ne me prédit pas du bien, mais du mal, Michée, fils de Jimla. Et Josaphat dit : Que le roi ne s'exprime pas ainsi ! Alors le roi d'Israël manda un eunuque et lui dit : Fais vite venir Michée, fils de Jimla. Or le roi d'Israël et Josaphat, roi de Juda, étaient assis chacun sur son trône, revêtus du costume, dans un local à l'entrée de la porte de Samarie, et tous les prophètes prophétisaient devant eux. Et Sédécias, fils de Knaana, se fit des cornes de fer et dit : Ainsi parle l'Éternel : Avec ceci tu culbuteras les Syriens jusqu'à les détruire. Et tous les prophètes prophétisèrent de même et dirent : Marche contre Ramoth en Galaad, et tu réussiras, et l'Éternel la livrera entre les mains du roi. Cependant le messager parti pour mander Michée lui parla en ces termes : Voici, les paroles des prophètes ont été unanimement favorables au roi : que ta réponse soit donc semblable à la réponse de chacun d'eux, et parle favorablement. Et Michée dit : Par la vie de l'Éternel ! Ce que l'Éternel me dira, je le rendrai. Et quand il fut arrivé auprès du roi, le roi lui dit : Michée, marcherons-nous sur Ramoth en Galaad pour l'attaquer, ou bien nous abstiendrons-nous ? Et il lui répondit : Mets-toi en campagne et tu réussiras, et l'Éternel la livrera aux mains du roi. Et le roi lui dit : Combien de fois me faudra-t-il t'adjurer de ne me dire que la vérité, au nom de l'Éternel ? Et il répondit : Je vois tout Israël épars sur les montagnes comme un troupeau sans pasteur. Et l'Éternel dit : Ils n'ont plus de souverain ; qu'ils retournent chacun dans sa demeure en paix ! Alors le roi d'Israël dit à Josaphat : Ne te l'ai-je pas dit ? Il ne me prédit pas du bonheur, mais du malheur. Et il reprit : En conséquence écoute la parole de l'Éternel ! J'ai vu l'Éternel assis sur son trône et toute l'armée des Cieux debout près de Lui à sa droite et à sa gauche. Et l'Éternel dit : Qui fascinera Achab pour qu'il marche et aille tomber à Ramoth en Galaad ? Et l'un parla d'une manière et l'autre d'une autre. Alors l'esprit parut et se présenta devant l'Éternel et dit : Moi, j'irai le fasciner. Et l'Éternel lui dit : Comment ? Et il répondit : Je veux sortir et être esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. Et il dit : Fascine, et aussi tu le pourras ; pars et ainsi fais. Eh bien ! donc l'Éternel a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tous ces tiens prophètes ; et l'Éternel a contre toi dénoncé le désastre. Alors Sédécias, fils de Knaana, s'approcha et frappa Michée à la joue et dit : Par quelle voie l'esprit de l'Éternel s'en est-il allé d'avec moi pour parler avec toi ? Et Michée dit : Voici, tu le verras le jour même que tu passeras de chambre en chambre pour te cacher. Et le roi d'Israël dit à [quelqu'un] : Saisis Michée et le ramène chez Amon, préfet de la ville, et chez Joas, fils du roi, et tu diras : Ainsi parle le roi : Mettez celui-ci en prison et le nourrissez du pain et de l'eau de tribulation jusqu'à ce que je revienne sain et sauf. Et Michée dit : Si tu reviens sain et sauf, l'Éternel n'a pas parlé par moi. Il dit encore : Entendez-le ! vous toutes les Tribus. Ainsi le roi d'Israël marcha avec Josaphat, roi de Juda, contre Ramoth en Galaad. Et le roi d'Israël dit à Josaphat : Je me travestirai pour aller au combat ; mais toi, revêts-toi de tes habits. Et le roi d'Israël se travestit et alla au combat. Or le roi de Syrie avait donné cet ordre aux trente-deux chefs des chars qu'il avait : N'engagez la lutte avec personne, petit ou grand, mais avec le roi d'Israël seul. Et quand les chefs des chars aperçurent Josaphat, ils dirent : Ce ne peut être que le roi d'Israël ; et ils appuyèrent de son côté pour l'attaquer. Alors Josaphat cria. Les chefs des chars, qui virent alors que ce n'était pas le roi d'Israël, cessèrent de le poursuivre. Cependant un homme banda son arc, tout innocemment, et décocha un coup au roi d'Israël au défaut de la cuirasse. Et celui-ci dit à son cocher : Tourne et mène-moi hors de la mêlée, car je me sens mal. Et l'action était chaude en cette journée, et le roi fut tenu debout sur son char en face des Syriens, et il mourut dans la soirée. Et le sang de la blessure coula dans la caisse du char. Alors retentit dans la mêlée au coucher du soleil cette proclamation : Chacun à sa ville et chacun dans son pays ! Et le roi mort fut ramené à Samarie, et on donna la sépulture au roi à Samarie. Et lorsqu'on lava le char à l'étang de Samarie, les chiens lapèrent son sang, et les prostituées s'y baignèrent selon la menace que l'Éternel avait prononcée. Le reste des actes d'Achab, et toutes ses entreprises, et la construction du palais d'ivoire, et la fondation de toutes les villes qu'il bâtit, cela est d'ailleurs consigné dans le livre des annales des rois d'Israël. Et Achab reposa avec ses pères, et son fils Achazia régna en sa place. Et Josaphat, fils d'Asa, devint roi de Juda la quatrième année d'Achab, roi d'Israël. Et Josaphat à son avènement avait trente-cinq ans, et il régna vingt-cinq ans à Jérusalem. Or le nom de sa mère était Azouba, fille de Silchi. Et il marcha sur tous les errements d'Asa, son père, sans s'en écarter, faisant ce qui est droit aux yeux de l'Éternel. Seulement les tertres ne disparurent pas ; le peuple offrait encore des victimes et de l'encens sur les tertres. Et Josaphat fut en paix avec le roi d'Israël. Le reste des actes de Josaphat, et ses exploits et ses guerres, sont d'ailleurs consignés dans le livre des annales des rois de Juda. Et il extermina du pays le reste des prostitués qui restaient à l'époque d'Asa, son père. Et il n'y avait pas de roi en Édom, qui était régi par un gouverneur. Josaphat construisit des navires de Tharsis pour aller à Ophir chercher l'or ; mais ils n'allèrent point, car les navires firent naufrage à Etsion Géber. Alors Achazia, fils d'Achab, dit à Josaphat : Permets que mes serviteurs s'embarquent avec tes serviteurs dans les navires ; mais Josaphat ne consentit pas. Et Josaphat reposa avec ses pères et reçut la sépulture avec ses pères dans la ville de David, son père, et Joram, son fils, régna en sa place. Achazia, fils d'Achab, devint roi d'Israël à Samarie la dix-septième année de Josaphat, roi de Juda, et il régna deux ans sur Israël. Et il fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel et marcha sur les errements de son père et sur les errements de sa mère, et sur les errements de Jéroboam, fils de Nebat, qui avait entraîné Israël au péché. Et il servit Baal et l'adora et provoqua l'Éternel, Dieu d'Israël, tout comme avait fait son père.

Épître

Galates 3:16-22

or, c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa postérité ; il n'est pas dit : « et aux postérités, » comme s'il y en avait plusieurs, mais comme n'y en ayant qu'une seule : « et à ta postérité, » qui est Christ. Or, voici ce que je dis : une convention que Dieu a antérieurement sanctionnée, la loi, survenue quatre cent trente ans plus tard, ne l'abroge pas de manière que la promesse soit mise à néant ; car, si l'héritage provient de la loi, ce n'est plus de la promesse : or, c'est par une promesse que Dieu en a gratuitement fait don à Abraham. — Qu'est-ce donc que la loi ? — C'est à cause des transgressions qu'elle a été ensuite instituée, (jusques à ce que fut venue la postérité à laquelle ont été faites les promesses), ayant été mise en vigueur par des anges au moyen d'un médiateur. — Mais le médiateur ne représente pas une seule partie, tandis que Dieu est un seul. — La loi est-elle donc contre les promesses ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si une loi eut été donnée, qui fût capable de procurer la vie, c'est réellement dans la loi qu'existerait la justice ; mais, au contraire, l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse se réalisât, par la foi en Jésus-Christ, pour ceux qui croient.

Première lecture

Genèse 3

Or le serpent était plus rusé que tous les animaux des champs qu'avait faits l'Éternel Dieu ; et il dit à la femme : Dieu serait allé jusqu'à dire : Vous ne mangerez d'aucun des arbres du jardin ! Et la femme dit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin ; mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : vous n'en mangerez pas et n'y toucherez pas, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Non, non, vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que du jour où vous en mangerez vos yeux seront ouverts et vous serez comme des dieux connaissant le bien et le mal. Et la femme vit que l'arbre était bon à manger et qu'il avait des appas pour les yeux et qu'il était délicieux à contempler ; puis elle prit de son fruit, et en mangea et en donna aussi à son mari qui en mangea. Alors les yeux de l'un et de l'autre furent ouverts, et ils s'aperçurent qu'ils étaient nus, et ils cousirent des feuilles de figuier pour se faire des ceintures. Et ils entendirent la voix de l'Éternel Dieu qui parcourait le jardin au moment du vent du jour, et l'homme et sa femme se cachèrent devant l'Éternel Dieu parmi les arbres du jardin. Mais l'Éternel Dieu appela l'homme et lui dit : Où es-tu ? Et il répondit : J'ai entendu ta voix dans le jardin, et j'ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. Et Il dit : Qui t'a découvert que tu es nu ? As-tu mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger ? Et l'homme répondit : La femme que tu m'as donnée pour compagne, c'est elle qui m'a donné [du fruit] de l'arbre, et j'ai mangé. Alors l'Éternel Dieu dit à la femme : Qu'as-tu fait-là ? Et la femme répondit : Le serpent m'a séduite, et j'ai mangé. Alors l'Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, sois maudit de tous les animaux et de toutes les bêtes des champs ; tu marcheras sur ton ventre et tu te nourriras de la poussière tout le temps de ta vie. Et je mets l'inimitié entre toi et la femme, et entre ta postérité et sa postérité ; celle-ci s'attaquera à ta tête, et tu t'attaqueras à son talon. A la femme Il dit : Je rendrai tes grossesses grandement pénibles ; c'est en travail que tu enfanteras des enfants ; et tes désirs tendront vers ton mari et il te tiendra sous sa dépendance. Et Il dit à Adam : Parce que tu as prêté l'oreille à la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre : Tu n'en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi ; c'est avec labeur que tu en tireras ta nourriture tout le temps de ta vie, et il te produira des ronces et des chardons, et tu mangeras les plantes des champs ; tu mangeras ton pain à la sueur de ton front, jusqu'à ce que tu sois rendu à la terre ; car c'est d'elle que tu as été tiré ; car tu es poudre et tu seras rendu à la poudre. Et Adam nomma sa femme Ève ; car elle fut la mère de tous les vivants. Et l'Éternel Dieu fit pour Adam et pour sa femme des tuniques de fourrure et Il les en vêtit. Et l'Éternel Dieu dit : Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous pour la connaissance du bien et du mal, mais maintenant, de peur qu'il n'étende la main et ne prenne aussi de l'arbre de la vie et qu'il n'en mange et ne vive éternellement… Alors l'Éternel Dieu l'envoya loin du jardin d'Eden travailler le sol d'où il avait été tiré, et Il bannit l'homme et posta à l'orient du jardin d'Eden les Chérubins armés de la flamme de l'épée agitée pour garder le chemin de l'arbre de vie.

Prière du matin — deuxième lecture

Matthieu 4

Alors Jésus fut emmené dans le désert par l'Esprit pour être tenté par le diable. Et après qu'il eut jeûné pendant quarante jours et quarante nuits, il finit par avoir faim. Et, s'étant approché, le tentateur lui dit : « Si tu es fils de Dieu, dis que ces pierres-ci deviennent des pains. » Mais il répliqua : « Il est écrit : Ce n'est pas de pain seulement que l'homme vivra, mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu. » Alors le diable le transporte dans la ville sainte, et il le posa sur l'aile du temple, et il lui dit : « Si tu es fils de Dieu, jette-toi en bas ; en effet, il est écrit : Car Il donnera pour toi des ordres à Ses anges, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre. » Jésus lui dit : « Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu. » Le diable le transporte derechef sur une montagne fort élevée, et il lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire, et il lui dit : « Je te donnerai tout cela, si, te prosternant, tu m'adores. » Alors Jésus lui dit : « Va-t-en, Satan, car il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et c'est à Lui seul que tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte, et voici, des anges s'approchèrent, et ils le servaient. Or, ayant appris que Jean avait été livré, il regagna la Galilée et, ayant quitté Nazara, il vint s'établir à Capharnaoum, qui est située au bord de la mer, sur les confins de Zabulon et de Nephthalim ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Terre de Zabulon, et terre de Nephthalim, sur le chemin de la mer, au delà du Jourdain, dans la Galilée des Gentils ! Le peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et pour ceux qui étaient assis dans le pays et l'ombre de la mort, une lumière s'est levée pour eux. » C'est de ce moment que Jésus commença à prêcher, et à dire : « Repentez-vous, car le royaume des cieux s'approche. » Or, en se promenant le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient un filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs, et il leur dit : « Venez après moi, et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. » Et eux, ayant aussitôt quitté les filets, le suivirent. Et ayant de là continué sa route, il vit deux autres frères, Jacques fils de Zébédée et Jean son frère, qui, dans leur barque avec Zébédée leur père, arrangeaient leurs filets, et il les appela. Et eux, ayant aussitôt quitté la barque et leur père, le suivirent. Et il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, et prêchant l'évangile du royaume, et guérissant toute espèce de maladies et d'infirmités parmi le peuple. Et sa renommée se répandit dans toute la Syrie ; et on lui amena tous les infirmes, atteints de diverses maladies et de diverses souffrances, démoniaques, et lunatiques, et paralytiques ; et il les guérit. Et une foule nombreuse, venue de la Galilée, et de la Décapole, et de Jérusalem, et de Judée, et de par delà le Jourdain, le suivit.

Psaume responsorial

Psaumes 95

Venez, élevons nos chants à l'Éternel, et nos cris d'allégresse à notre rocher sauveur ! Présentons-nous à lui avec des louanges, offrons-lui nos joyeux cantiques. Car l'Éternel est un grand Dieu, et un Roi grand par dessus tous les dieux ; Il tient en sa main l'intérieur de la terre, et les trésors des montagnes sont à lui ; la mer est à lui, Il l'a faite, et ses mains ont formé les continents. Venez, adorons et nous prosternons, et nous agenouillons devant l'Éternel, notre créateur ! Car Il est notre Dieu, et nous le peuple dont Il est le pasteur, le troupeau conduit par sa main.Puissiez-vous aujourd'hui écouter sa voix ! « N'endurcissez pas votre cœur, comme aux Eaux de la querelle, et dans les jours de la Tentation au désert, où vos pères me tentèrent, et me mirent à l'épreuve, quoiqu'ils vissent mes hauts faits. Quarante années j'eus cette race en dégoût, et je dis : « C'est un peuple qui a le cœur égaré, et qui ne connaît pas mes voies. » Là je fis serment dans ma colère qu'ils n'entreraient point dans mon repos. »

Évangile

Luc 17:11-19

Et il advint, pendant le voyage vers Jérusalem, qu'il passait entre la Samarie et la Galilée. Et comme il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix hommes lépreux, qui se levèrent de loin, et ils haussèrent la voix en disant : « Jésus, maître, aie pitié de nous ! » Ce que voyant, il leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » Et il advint, pendant qu'ils s'y rendaient, qu'ils furent guéris. Or l'un d'entre eux voyant qu'il avait été guéri revint glorifiant Dieu à haute voix, et il tomba la face contre terre à ses pieds en lui rendant grâces ; et c'était un Samaritain. Mais Jésus prenant la parole dit : « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Mais les neuf où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour donner gloire à Dieu, sauf cet étranger. » Et il lui dit : « Lève-toi, va-t-en. »

Psaume responsorial

Psaumes 82

Cantique d'Asaph. Dieu prend séance dans l'assemblée divine, et au milieu des Dieux Il rend la justice. « Jusques à quand serez-vous des juges pervers, et tiendrez-vous le parti des impies ? (Pause) Faites droit aux petits et aux orphelins, rendez justice à l'affligé et au pauvre. Libérez les petits et les indigents, arrachez-les de la main des impies. Ils n'ont ni sagesse, ni intelligence, ils marchent dans les ténèbres ; toutes les bases de la terre sont ébranlées. J'ai dit : Vous êtes des Dieux, et tous, des fils du Très-haut. Cependant vous mourrez, comme des humains, et vous tomberez, aussi bien que tel d'entre les princes. » Lève-toi, ô Dieu, juge la terre, car tous les peuples sont ta propriété !

Psaume responsorial

Psaumes 96

Chantez à l'Éternel un cantique nouveau, chantez à l'Éternel, vous toutes les contrées ! Chantez à l'Éternel, bénissez son nom, annoncez son salut de jour en jour ! Racontez sa gloire parmi les nations, et ses merveilles parmi tous les peuples ! Car Dieu est grand et digne d'une grande louange ; Il est plus redoutable que tous les dieux ; car tous les dieux des peuples sont des idoles, et l'Éternel a fait les Cieux. Devant sa face c'est splendeur et majesté, gloire et magnificence, dans son Sanctuaire. Tribus des peuples, rendez à l'Éternel, rendez à l'Éternel l'honneur et la louange ! Rendez à l'Éternel l'honneur dû à son nom ! d Apportez des offrandes, et entrez dans ses parvis ! Adorez l'Éternel avec une pompe sainte ! Tremblez devant lui, vous toutes les contrées ! Dites parmi les peuples : « L'Éternel règne ; aussi le monde est ferme et ne chancelle point. Il juge les nations avec justice. » Que les Cieux se réjouissent, et que la terre tressaille ; que la mer s'émeuve avec tout ce qu'elle enserre ; que les campagnes s'égaient avec tout ce qui les couvre ; qu'ainsi les arbres des forêts frémissent tous d'allégresse au devant de l'Éternel ! Car Il vient, car il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice, et les peuples, selon sa vérité.

Psaume responsorial

Psaumes 95

Venez, élevons nos chants à l'Éternel, et nos cris d'allégresse à notre rocher sauveur ! Présentons-nous à lui avec des louanges, offrons-lui nos joyeux cantiques. Car l'Éternel est un grand Dieu, et un Roi grand par dessus tous les dieux ; Il tient en sa main l'intérieur de la terre, et les trésors des montagnes sont à lui ; la mer est à lui, Il l'a faite, et ses mains ont formé les continents. Venez, adorons et nous prosternons, et nous agenouillons devant l'Éternel, notre créateur ! Car Il est notre Dieu, et nous le peuple dont Il est le pasteur, le troupeau conduit par sa main.Puissiez-vous aujourd'hui écouter sa voix ! « N'endurcissez pas votre cœur, comme aux Eaux de la querelle, et dans les jours de la Tentation au désert, où vos pères me tentèrent, et me mirent à l'épreuve, quoiqu'ils vissent mes hauts faits. Quarante années j'eus cette race en dégoût, et je dis : « C'est un peuple qui a le cœur égaré, et qui ne connaît pas mes voies. » Là je fis serment dans ma colère qu'ils n'entreraient point dans mon repos. »

Prière du soir — première lecture

2 Rois 2:1-16

Et lorsque l'Éternel dans l'ouragan éleva Élie au ciel, Élie et Elisée partaient de Guilgal. Et Élie dit à Elisée : Reste donc ici, car l'Éternel m'envoie à Béthel. Et Elisée dit : Par la vie de l'Éternel et par la vie de ton âme, je ne te quitte pas ! Ils descendirent donc à Béthel. Alors les fils des prophètes qui étaient à Béthel, sortirent vers Elisée et lui dirent : Sais-tu qu'aujourd'hui l'Éternel enlève ton maître au-dessus de ta tête ? Et il répondit : Je le sais aussi : silence ! Et Élie lui dit : Elisée, reste donc ici, car l'Éternel m'envoie à Jéricho. Et il répondit : Par la vie de l'Éternel et par ta propre vie, je ne te quitte pas ! Ils gagnèrent donc Jéricho. Et les fils des prophètes qui étaient à Jéricho, abordèrent Elisée et lui dirent : Sais-tu qu'aujourd'hui l'Éternel enlève ton maître au-dessus de ta tête ? Et il dit : Je le sais aussi : silence ! Et Élie lui dit : Reste donc ici, car l'Éternel m'envoie au Jourdain. Et il répondit : Par la vie de l'Éternel et par ta propre vie ! je ne te quitte pas ! Ils s'acheminèrent donc les deux. Or cinquante hommes d'entre les fils des prophètes étaient en route et de loin ils s'arrêtèrent en face, comme les deux étaient arrêtés au Jourdain. Alors Élie prit son manteau et le roula et frappa les eaux et elles se partagèrent mi-partie ça, mi-partie là, et les deux passèrent sur terre sèche. Et quand ils eurent passé, Élie dit à Elisée : Demande ce que je puis faire pour toi avant d'être enlevé d'avec toi ! Et Elisée dit : Ah ! puissé-je avoir une double portion de ton esprit ! Et il répondit : Tu demandes une chose difficile ! Si tu peux me voir enlever d'avec toi, il te sera fait ainsi ; sinon, cela n'aura pas lieu. Et comme ils allaient et parlaient en marchant, voici venir un char de feu et des chevaux de feu qui les séparèrent l'un de l'autre, et Élie s'éleva dans l'ouragan vers le ciel. Or Elisée le vit et s'écria : Mon père ! mon père ! Char d'Israël et ses cavaliers ! puis il ne le vit plus. Alors il saisit ses habits et les déchira en deux morceaux et il releva le manteau d'Élie qu'il avait laissé tomber, et rebroussa et se tint au bord du Jourdain. Et il prit le manteau d'Élie qu'il avait laissé tomber et frappa les eaux et dit : Où est l'Éternel, Dieu d'Élie ? Lors aussi qu'il frappa les eaux, elles se partagèrent mi-partie ça, mi-partie là, et Elisée passa. Et il fut vu par les fils des prophètes qui étaient à Jéricho vis-à-vis et qui dirent : L'esprit d'Élie repose sur Elisée. Et ils vinrent au-devant de lui et ils s'inclinèrent devant lui jusqu'à terre. Et ils lui dirent : Vois donc ! il y a parmi tes serviteurs cinquante braves : qu'ils aillent donc à la recherche de ton maître. Pourvu que l'Esprit de l'Éternel ne l'ait pas enlevé et jeté sur l'une des montagnes ou dans l'une des vallées ! Et il dit : N'envoyez pas !

Deuxième lecture

Romains 3

Quelle est donc la prérogative du Juif ? Ou quelle est l'utilité de la circoncision ? Elle est grande de toute manière. Et d'abord, parce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. Qu'importe en effet que quelques-uns aient été infidèles ? Est-ce que leur infidélité anéantira la fidélité de Dieu ? Loin de nous cette pensée ! Mais au contraire ; que Dieu soit tenu pour véridique et tout homme pour menteur selon qu'il est écrit : « Afin que Tu sois justifié dans Tes paroles, et que Tu triomphes quand on Te juge. » Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons-nous ? Est-ce qu'en laissant agir Sa colère Dieu est injuste ? Je parle d'une manière tout humaine. Loin de nous cette pensée ! Car en ce cas comment Dieu juge-t-Il le monde, puisque, si la vérité de Dieu a par mon mensonge surabondé pour Sa gloire, pourquoi suis-je moi-même encore condamné comme pécheur ? Et que n'agissons-nous comme nous en sommes calomnieusement accusés, puisque quelques personnes prétendent que nous disons : Faisons le mal afin qu'il en résulte le bien ; ce qui est digne de condamnation ? Eh bien ! Avons-nous quelque chose à alléguer ? Absolument rien ; car nous avons déjà convaincu les Juifs et les Grecs d'être tous sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit : « Il n'existe point de juste, pas même un seul ; il n'existe point de sage, il n'existe personne qui cherche Dieu ; tous, ils se sont dévoyés, ils se sont tous ensemble pervertis ; il n'en existe point qui fasse le bien, fût-ce même un seul. C'est un sépulcre béant que leur gosier ; avec leurs langues ils ont rusé ; un venin d'aspics est sous leurs lèvres ; leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume ; leurs pieds sont rapides pour verser le sang ; l'oppression et la misère sont sur leur route, et ils n'ont pas connu le chemin de la paix ; la crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux. » Or nous savons que tout ce que dit la loi, elle l'adresse à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que le monde entier tombe sous le châtiment de Dieu, parce que personne ne sera justifié devant Lui par les œuvres de la loi ; car c'est par la loi que vient la connaissance du péché. Or, maintenant c'est sans la loi qu'est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, mais c'est la justice de Dieu par la foi en Christ pour tous ceux qui croient. En effet il n'y a point de différence, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, étant gratuitement justifiés par Sa grâce, par le moyen de la rédemption accomplie en Christ-Jésus, dont Dieu a fait une victime expiatoire, par la foi en son propre sang, afin de manifester Sa justice, parce qu'il n'avait pas été tenu compte des péchés antérieurs à cause de l'indulgence de Dieu, afin de manifester, dis-je, Sa justice dans les circonstances présentes, pour se montrer Lui-même juste et justifiant celui qui croit en Jésus. Que devient donc la raison de s'enorgueillir ? Elle a été exclue. Par quelle loi ? Celle des œuvres ? Non, mais par la loi de la foi. Nous pensons donc que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. Ou bien Dieu ne l'est-Il que des seuls Juifs ? Ne l'est-Il pas aussi des Gentils ? Oui, aussi des Gentils, puisqu'il n'y a qu'un seul Dieu qui justifiera la circoncision en conséquence de la foi, et l'incirconcision par le moyen de la foi. Anéantissons-nous donc la loi par la foi ? Loin de nous cette pensée, au contraire nous établissons la loi.

Deuxième lecture

Jacques 3

Ne soyez pas un grand nombre à vous ériger en docteurs, mes frères, car vous savez que nous encourrons ainsi une plus grande condamnation. En effet, nous faillissons tous beaucoup ; si quelqu'un ne faillit pas en parole, c'est un homme parfait, capable de tenir aussi en bride le corps tout entier. Or, si nous plaçons les mors des chevaux dans leurs bouches pour qu'il nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier. Voici, les vaisseaux même, qui sont si grands, quoique chassés par des vents violents, sont dirigés par un tout petit gouvernail là où veut les porter l'impulsion du pilote. De même aussi la langue est un petit membre, et elle a de quoi se targuer. Voici ! quel grand feu embrase une si grande forêt ! La langue aussi est un feu ! C'est le monde de l'iniquité ! La langue se montre parmi nos membres comme souillant le corps tout entier, et mettant en feu la roue de la vie, et étant mise en feu par la géhenne ! En effet, toute espèce de bêtes et d'oiseaux, de reptiles et d'animaux marins sont domptés et ont été domptés par l'espèce humaine, mais nul homme ne peut dompter sa langue ; fléau désordonné, pleine d'un venin mortel ! Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes qui ont été faits à la ressemblance de Dieu ; de la même bouche sort la bénédiction et la malédiction ! Il ne faut pas, mes frères, que ces choses se passent ainsi. Est-ce que la source fait jaillir par la même ouverture l'eau douce et l'eau saumâtre ? Est-ce qu'un figuier, mes frères, peut produire des olives, ou une vigne des figues ? De l'eau salée ne peut pas non plus produire de l'eau douce. Qui est-ce qui est parmi vous sage et sensé ? Qu'il montre ses œuvres par sa bonne conduite avec la douceur de la sagesse ; mais si vous avez une envie amère et de l'intrigue dans votre cœur, ne vous glorifiez pas en bravant la vérité et ne mentez pas contre elle. Ce n'est pas là la sagesse qui descend d'en haut, mais une sagesse terrestre, animale, diabolique ; car là où il y a de l'envie et de l'intrigue, il y a du désordre et toute espèce de mal. Au contraire la sagesse d'en haut est d'abord pure, puis pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans duplicité, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice est semé dans la paix pour ceux qui procurent la paix.

Deuxième lecture

Actes 18:18-28

Cependant Paul, après avoir encore fait un long séjour, prit congé des frères, et s'embarqua pour la Syrie, et avec lui Priscilla et Aquilas, après s'être fait raser la tête à Cenchrées, car il avait fait un vœu. Or, quand ils furent arrivés à Éphèse, il les y laissa, tandis qu'étant entré lui-même dans la synagogue, il discuta avec les Juifs, et, comme ils lui demandaient de prolonger son séjour, il n'y consentit pas, mais, après avoir pris congé d'eux en disant : « Je reviendrai derechef auprès de vous, si Dieu le veut, » il partit d'Éphèse, et, étant débarqué à Césarée, il monta saluer l'église et redescendit ensuite à Antioche. Au bout d'un certain temps, il partit, et parcourut successivement le pays de Galatie et la Phrygie, fortifiant tous les disciples. Cependant un Juif, nommé Apollos, originaire d'Alexandrie, homme éloquent et très versé dans les Écritures, arriva à Éphèse. Il avait été instruit de la doctrine du seigneur, et était d'un esprit plein de ferveur ; aussi prêchait-il et enseignait-il exactement ce qui concernait Jésus, quoiqu'il ne connût que le baptême de Jésus, et il se mit à parler librement dans la synagogue. Mais Priscilla et Aquilas l'ayant entendu le prirent avec eux et lui exposèrent plus exactement la doctrine de Dieu. Cependant, comme il voulait passer en Achaïe, les frères, après l'y avoir encouragé, écrivirent aux disciples de lui faire un bon accueil. Une fois arrivé il se rendit très utile par la grâce de Dieu à ceux qui avaient cru, car il réfutait vigoureusement les Juifs en public, en démontrant par les Écritures que Jésus était le Christ.

Deuxième lecture

Tite 2:1-8

Quant à toi, proclame ce qui est conforme à l'enseignement salutaire : Que les vieillards doivent être sobres, dignes, sages, attachés à une foi saine, à la charité, à la patience : Que les femmes âgées doivent de même avoir la tenue qui convient à des saints, n'être ni médisantes, ni asservies par les excès du vin ; qu'elles doivent enseigner ce qui est bien, afin d'apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être sages, chastes, bonnes ménagères, soumises à leurs propres maris, afin que la parole de Dieu ne soit point calomniée. Exhorte de même les jeunes gens à être sages, te montrant toi-même en toutes choses comme un modèle de bonnes œuvres, et faisant preuve dans l'enseignement de pureté, de dignité, d'une doctrine saine et irrépréhensible, afin que l'adversaire ait la confusion de ne pouvoir dire aucun mal de vous.

Évangile

Luc 3

Or, la quinzième année du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, et Hérode le tétraque de Galilée, tandis que Philippe son frère était tétraque de l'Iturée et de la Trachonite et Lysanias, tétrarque de l'Abilène, sous le pontificat d'Annas et de Caïaphas, la parole de Dieu fut adressée à Jean fils de Zacharie dans le désert, et il parcourut toute la contrée voisine du Jourdain en prêchant un baptême de repentance pour la rémission des péchés, comme il est écrit dans le livre des discours d'Ésaïe le prophète : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. Toute vallée sera comblée, et toute montagne et toute colline seront abaissées ; et ce qui est tortueux sera redressé, et les chemins raboteux deviendront unis. Et toute chair verra le salut de Dieu. » Il disait donc à la foule qui venait se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut de ces pierres-ci susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache même est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. » Et la foule lui demandait : « Qu'avons-nous donc à faire ? » Mais il leur répliquait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a des vivres fasse de même. » Or il vint aussi des publicains pour se faire baptiser, et ils lui dirent : « Maître, qu'avons-nous à faire ? » Mais il leur dit : « N'exigez rien au delà de ce qui vous est prescrit. » Des soldats aussi lui demandaient : « Et nous de notre côté que ferons-nous ? » Et il leur dit : « N'opprimez ni ne vexez personne, et contentez-vous de votre paie. » Mais comme le peuple était dans l'attente, et que tous se demandaient en leurs cœurs relativement à Jean, s'il ne serait point lui-même le Christ, Jean s'adressant à tous leur dit : « Pour moi, je vous baptise d'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'Esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main pour nettoyer son aire et serrer le blé dans son grenier ; mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Tandis donc qu'il évangélisait le peuple, en lui adressant encore plusieurs autres exhortations, Hérode le tétrarque, réprimandé par lui à propos d'Hérodiade la femme de son frère et à propos de toutes les mauvaises actions que lui, Hérode, avait faites, ajouta encore celle-ci à toutes les autres : il fit mettre Jean en prison. Or il advint, pendant que tout le peuple se faisait baptiser, qu'après que Jésus eut aussi été baptisé, et tandis qu'il priait, le ciel s'ouvrit, et que l'Esprit saint descendit sur lui sous forme corporelle, comme une colombe, et qu'une voix vint du ciel : « Tu es Mon Fils bien-aimé, en toi J'ai pris plaisir. » Et Jésus lui-même avait, lorsqu'il commença, environ trente ans, étant fils, comme on le pensait, de Joseph fils d'Héli, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph, fils de Matthathias, fils d'Amos, fils de Nahoum, fils d'Esli, fils de Naggaï, fils de Maath, fils de Matthathias, fils de Sémin, fils de Josech, fils de Joda, fils de Joanam, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils de Er, fils de Josué, fils d'Élièzer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Éliakim, fils de Méléa, fils de Menna, fils de Metthatha, fils de Natham, fils de David, fils de Jessaï, fils de Jobel, fils de Boos, fils de Sala, fils de Naasson, fils d'Admin, fils d'Arni, fils d'Esron, fils de Pharès, fils de Juda, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nachor, fils de Serouch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d'Eber, fils de Sala, fils de Kaïnam, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils de Noë, fils de Lamech, fils de Matthousala, fils d'Enoch, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan, fils d'Enos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.

Prière du soir — deuxième lecture

Romains 4

Que dirons-nous donc d'Abraham notre ancêtre selon la chair ? Car si Abraham a été justifié en conséquence des œuvres, il a de quoi s'enorgueillir, mais non pas relativement à Dieu. En effet que dit l'écriture ? « Or Abraham crut à Dieu, et cela lui fut compté pour justice. » Mais pour celui qui accomplit des œuvres, son salaire ne lui est pas compté à titre de grâce, mais de dette, tandis que pour celui qui n'accomplit pas d'œuvres, mais qui croit en Celui qui justifie l'impie, sa foi lui est comptée pour justice. C'est de même aussi que David parle de la béatitude de l'homme auquel Dieu attribue la justice sans les œuvres ; « Heureux ceux dont les crimes ont été pardonnés et dont les péchés ont été couverts ! Heureux l'homme auquel le Seigneur n'imputera certainement pas son péché ! » Est-ce que cette béatitude n'a donc trait qu'à la circoncision, ou bien également à l'incirconcision ? Nous disons en effet : La foi a été comptée à Abraham pour justice. Comment donc lui a-t-elle été comptée pour telle ? Est-ce quand il était circoncis ou incirconcis ? Ce n'est pas quand il eut été circoncis, mais lorsqu'il était incirconcis. Et il reçut le signe de la circoncision comme un sceau de la justice de la foi qu'il avait eue quand il était incirconcis, afin d'être le père de tous ceux qui croient, quoiqu'incirconcis, de sorte que la justice leur est attribuée ; et afin d'être aussi le père de la circoncision, pour ceux qui non seulement sont circoncis, mais qui marchent sur les traces de la foi qu'a eue, quand il était incirconcis, notre père Abraham. En effet, ce n'est pas par la loi qu'a été faite à Abraham ou à sa postérité, la promesse qu'il serait héritier du monde, mais c'est par la justice de la foi ; car, si ce sont ceux qui relèvent de la loi qui sont héritiers, la foi est mise à néant et la promesse abolie ; en effet la loi produit la colère, mais là où n'est pas là loi il n'y a pas non plus de transgression ; c'est pourquoi cela vient de la foi, afin que ce soit à titre de grâce, en sorte que la promesse est irréfragable pour toute la postérité, non seulement pour celle qui relève de la loi, mais encore pour celle qui se rattache à la foi d'Abraham qui est notre père à tous (selon qu'il est écrit : « Car J'ai fait de toi le père de plusieurs nations »), devant Celui auquel il a cru, le Dieu qui vivifie les morts, et qui évoque comme si elles existaient les choses qui n'existent point. Il a, contre toute espérance, cru avec espérance, en sorte qu'il est devenu le père de plusieurs nations, selon cette parole : Telle sera ta postérité, » et il a vu, sans faiblir dans sa foi, la caducité de son propre corps, âgé qu'il était d'environ cent ans, et celle des organes de Sarra ; mais, relativement à la promesse de Dieu, il n'hésita point par incrédulité ; il fut au contraire fortifié par la foi, rendant gloire à Dieu, et étant convaincu que ce qu'il promet, Il peut aussi l'accomplir. C'est pourquoi cela lui a été compté pour justice. Or ce n'est pas à cause de lui seul qu'il est écrit que « cela lui a été compté, » mais c'est aussi à cause de nous, auxquels cela doit être compté, pour autant que nous croyons en Celui qui a ressuscité d'entre les morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos fautes, et qui est ressuscité pour notre justification.

Évangile

Matthieu 9:9-13

Et s'éloignant de là Jésus vit un homme assis au bureau des péages, appelé Matthieu, et il lui dit : « Suis-moi ! » Et s'étant levé il le suivit. Et il advint, comme il était à table dans la maison, que, voici, beaucoup de publicains et de pécheurs survinrent, qui s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; ce que les pharisiens ayant vu, ils disaient à ses disciples : « Pourquoi est-ce avec les publicains et les pécheurs, que mange votre maître ? » Ce que lui ayant ouï, il dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants. Mais allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Évangile

Matthieu 20:17-28

Or, comme Jésus allait monter à Jérusalem, il prit à part les douze disciples et leur dit en chemin : « Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront, et ils le livreront aux gentils pour qu'ils le bafouent, le fustigent et le crucifient, et le troisième jour il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils, l'adorant et sollicitant quelque chose de lui ; mais il lui dit : « Que veux-tu ? » Or elle dit : « Ordonne que mes deux fils, que voici, soient assis, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume. » Mais Jésus répliqua : « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je dois boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Vous boirez il est vrai ma coupe, mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de moi de l'accorder, sauf à ceux pour lesquels cela a été préparé par mon Père. » Ce que les dix ayant ouï, ils furent indignés contre les deux frères. Mais Jésus les ayant appelés à lui, dit : « Vous savez que les chefs des nations les tyranniseront et que les grands les oppriment. Il n'en est pas de même parmi vous. Mais celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et que celui qui voudra être le premier de vous soit votre esclave. C'est ainsi que le fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner sa vie comme une rançon pour plusieurs. »

Évangile

Jean 3

Or il y avait un homme d'entre les pharisiens, dont le nom était Nicodème, et qui était un chef des Juifs ; il vint vers lui de nuit et lui dit : « Rabbi, nous savons que tu es venu de Dieu comme docteur, car personne ne peut opérer les miracles que tu opères, si Dieu n'est avec lui. » Jésus lui répliqua : « En vérité, en vérité je te le déclare : si quelqu'un n'est né d'en haut, il ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui dit : « Comment un homme peut-il naître, quand il est vieux ? Est-ce qu'il peut entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? » Jésus répliqua : « En vérité, en vérité je te le déclare : si quelqu'un n'est né d'eau et d'esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ; ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit ; ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit : il vous faut naître d'en haut ; le vent souffle où il veut, et tu en entends le son, mais tu ne sais d'où il vient et où il va ; il en est de même pour quiconque est né de l'Esprit. » Nicodème lui répliqua : « Comment ces choses se peuvent-elles faire ? » Jésus lui répliqua : « Tu es le docteur d'Israël, et tu ne connais pas ces choses ! En vérité, en vérité je te déclare que ce que nous savons, nous le disons, et que ce que nous avons vu, nous en rendons témoignage, et vous ne recevez pas notre témoignage ; si je vous ai parlé des choses terrestres, et que vous ne croyez pas, comment croirez-vous, si je vous parle des choses célestes ? Et personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le fils de l'homme. Et de même que Moïse a élevé le serpent dans le désert, ainsi faut-il que le fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. En effet Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle ; car Dieu n'a pas envoyé Son Fils dans le monde afin qu'il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. Celui qui croit en lui n'est point jugé ; celui qui ne croit pas a déjà été jugé parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Or voici en quoi consiste ce jugement, c'est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises ; car quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas vers la lumière, afin que ses œuvres ne soient pas dévoilées ; mais celui qui pratique la vérité vient vers la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées parce qu'elles sont faites en Dieu. » Après cela Jésus vient, ainsi que ses disciples, dans le pays de Judée et il y séjournait avec eux, et il baptisait. Or Jean baptisait aussi à Énon près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau ; et on venait, et on se faisait baptiser ; car Jean n'avait pas encore été jeté en prison. Il y eut donc de la part des disciples de Jean une dispute avec un Juif au sujet de l'ablution. Et ils vinrent vers Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, auquel tu as rendu témoignage, c'est lui qui baptise, et tous viennent vers lui. » Jean répliqua : « Un homme ne peut pas s'attribuer la moindre chose, si cela ne lui a été donné du ciel ; vous-mêmes vous m'êtes témoins que j'ai dit : Ce n'est pas moi qui suis le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui. Celui qui possède l'épouse est l'époux ; mais l'ami de l'époux, qui est présent et qui l'entend, est plein de joie à cause de la voix de l'époux ; cette joie donc, qui est la mienne, a été accomplie ; il faut qu'il croisse, mais que moi je diminue. Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous ; celui qui est de la terre est de la terre et parle de la terre ; celui qui vient du ciel, est au-dessus de tous ; ce qu'il a vu et entendu, c'est ce dont il rend témoignage, et personne ne reçoit son témoignage ! Celui qui a reçu son témoignage a scellé que Dieu est vrai ; en effet celui que Dieu a envoyé profère les paroles de Dieu, car ce n'est pas avec mesure qu'il donne l'Esprit. Le Père aime le Fils, et Il a tout mis dans sa main ; celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui désobéit au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

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