Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
C'est pour cela que, moi Paul, je suis le prisonnier de Christ Jésus pour vous, les Gentils, si, en effet, vous avez ouï parler de la manière dont m'a été dispensée la grâce de Dieu qui m'a été donnée pour vous ; c'est par révélation que m'a été communiqué le mystère, tel que je l'ai ci-devant écrit en peu de mots ; d'après quoi vous pouvez, en me lisant, comprendre que je suis versé dans le mystère de Christ, lequel n'a pas été communiqué en d'autres générations aux fils des hommes, comme il a été maintenant révélé à Ses saints et à Ses prophètes par l'Esprit ; c'est à savoir, que les Gentils sont cohéritiers, et membres du même corps, et coparticipants de la promesse en Christ Jésus, par l'Évangile dont j'ai été fait ministre selon le don de la grâce de Dieu qui m'a été donnée, et selon l'efficace de Sa puissance. C'est à moi, le moindre de tous les saints, qu'a été donnée cette grâce d'annoncer aux Gentils la bonne nouvelle de la richesse impénétrable de Christ, et de les éclairer tous sur la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses, afin que, maintenant, la sagesse infiniment diverse de Dieu fût portée par l'Église à la connaissance des dominations et des autorités dans les lieux célestes, selon le dessein formé de tout temps qu'il a accompli en Christ Jésus notre seigneur, en qui nous possédons avec confiance la liberté et l'accès par la foi que nous avons en lui.
Première lecture
Puis l'Esprit me souleva, et m'amena à la porte antérieure de la maison de l'Éternel, qui donne à l'orient, et voici, à l'entrée de la porte il y avait vingt-cinq hommes, et je vis parmi eux Jaasénia, fils de Hazzur, et Platéia, fils de Bénaïa, princes du peuple. Et Il me dit : Fils de l'homme, ce sont là les hommes qui méditent le crime, et conseillent le mal dans cette ville ; ils disent : Ce n'est pas le moment de bâtir des maisons ; cette [ville] est la chaudière et nous sommes les viandes. C'est pourquoi prophétise contre eux, prophétise, fils de l'homme ! Et l'Esprit de l'Éternel tomba sur moi, et me dit : Dis : Ainsi parle l'Éternel : C'est ainsi que vous parlez, maison d'Israël ! et ce que vous avez dans l'esprit, je le sais. Vous avez multiplié les meurtres dans cette ville et rempli ses rues de morts. C'est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Vos morts que vous avez étendus au milieu d'elle, ce sont les viandes et elle est la chaudière ; mais vous, on vous en fera sortir. Vous craignez l'épée, et c'est l'épée que je ferai venir sur vous, dit le Seigneur, l'Éternel. Et je vous ferai sortir du milieu d'elle, et vous livrerai aux mains des étrangers, et j'exécuterai sur vous mes jugements. Sous l'épée vous tomberez, à la frontière d'Israël je vous jugerai, afin que vous reconnaissiez que je suis l'Éternel. Elle ne sera pas pour vous une chaudière, et vous n'y serez pas comme des viandes ; c'est à la frontière d'Israël que je vous jugerai. Et vous reconnaîtrez que je suis l'Éternel, dont vous n'avez point suivi les décrets, ni pratiqué les lois ; mais vous avez suivi les lois des peuples de vos alentours. Et comme je prophétisais, Platéia, fils de Bénaïa, mourut ; et je tombai sur ma face, et je m'écriai à haute voix et dis : Ah ! Seigneur Éternel, veux-tu faire extermination du reste d'Israël ? Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, ce sont tes frères, tes frères, les gens de ta parenté, c'est la maison d'Israël tout entière à qui les habitants de Jérusalem disent : Demeurez loin de l'Éternel, c'est à nous que le pays a été donné en propriété. Dis donc : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Quand même je les tiens éloignés parmi les nations, et quand même je les ai dispersés dans les pays divers, je veux être pour eux un saint asile, pendant quelque temps, dans les pays où ils sont venus. Dis donc : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Je vous recueillerai du milieu des peuples, et vous réunirai en vous tirant des pays où vous êtes épars, et je vous donnerai le pays d'Israël. Et ils y viendront et en ôteront toutes ses infamies et toutes ses abominations. Et je leur donnerai un seul et même cœur, et je mettrai en eux un esprit nouveau, et j'ôterai de leur corps leur cœur de pierre, et leur donnerai un cœur de chair, afin qu'ils suivent mes ordonnances et qu'ils observent et pratiquent mes lois ; et ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu. Pour ceux dont le cœur marche au gré de leurs infamies et de leurs abominations, je ferai retomber leur conduite sur leur tête, dit le Seigneur, l'Éternel. Et les Chérubins soulevèrent leurs ailes, et les roues cheminaient à côté d'eux, et la gloire du Dieu d'Israël était en haut au-dessus d'eux. Et la gloire de l'Éternel s'éleva du milieu de la ville, et vint s'arrêter sur la montagne qui est à l'orient de la ville. Puis l'Esprit m'enleva et me ramena en Chaldée auprès des captifs, en vision par l'Esprit de Dieu. Et la vision que j'avais eue, s'évanouit, et je redis aux captifs toutes les paroles de l'Éternel qu'Il m'avait révélées.
Première lecture
Je veux me tenir dans mon donjon et me placer sur la tour et observer pour voir ce qu'il me dira et ce que je répliquerai en sus de mon grief. Et l'Éternel me répondit et dit : Écris la vision et la grave sur des tables, afin que couramment on la lise. Car la vision a trait à un temps à venir, mais elle aspire au but, et ne mentira pas ; si elle tarde, attends-la, car elle arrivera, elle n'y manquera pas. Voici, son âme s'est enflée, elle n'est pas droite en lui, mais le juste par sa foi vivra.
Prière du matin — première lecture
Naaman, général d'armée du roi de Syrie, était un homme en grand crédit auprès de son maître et un personnage considérable, car c'est par lui que l'Éternel avait donné la victoire aux Syriens, et c'était un héros vaillant, mais il avait la lèpre. Or les Syriens étaient sortis en course par bandes et avaient ramené captive du pays d'Israël une jeune fille qui fut au service de la femme de Naaman. Et elle dit à sa maîtresse : Ah ! si mon maître était devant le prophète qui est à Samarie ! Alors il le débarrasserait de sa lèpre. Alors il (Naaman) alla informer son maître en disant : De telle et telle manière a parlé la jeune fille du pays d'Israël. Et le roi de Syrie dit : Pars, vas-y et j'enverrai une lettre au roi d'Israël. Et il partit prenant avec lui dix talents d'argent et six mille sicles d'or et dix habits de gala. Et il porta au roi d'Israël la lettre conçue en ces termes… « avec cette lettre qui te parvient, voici, je t'adresse Naaman, mon serviteur, afin que tu le débarrasses de sa lèpre. » Et à la lecture de la lettre, le roi d'Israël déchira ses habits et dit : Suis-je un dieu pour donner la mort ou la vie, qu'il s'adresse à moi pour que je débarrasse un homme de sa lèpre ? Sans doute que, comprenez donc et voyez, il veut se donner prise sur moi. Et lorsque Elisée, l'homme de Dieu, apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses habits, il députa vers le roi pour lui dire : Pourquoi donc déchirer tes habits ? Qu'il vienne donc à moi et éprouve qu'il y a un prophète en Israël ! Et Naaman vint avec ses chevaux et son char, et s'arrêta à la porte de la maison d'Elisée. Et Elisée lui envoya un messager pour lui dire : Va et te plonge sept fois dans le Jourdain, et ta chair se remettra et tu seras pur. Alors Naaman fut irrité et s'en alla en disant : Voilà que je m'étais dit : il ne manquera pas de sortir vers moi et de paraître et d'invoquer le Nom de l'Éternel, son Dieu, et de mouvoir sa main sur la place et enlever ainsi la lèpre. L'Abana et le Pharphar, rivières de Damas, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d'Israël ? Ne puis-je pas m'y baigner et ressortir pur ? Et il tourna le dos et partit en colère. Alors ses serviteurs l'abordèrent et lui parlèrent en ces termes : Mon père, le prophète t'a-t-il donc indiqué quelque chose de si difficile ? Ne veux-tu pas le faire ? d'autant plus qu'il t'a dit : Baigne-toi et te voilà pur ! Alors il descendit et se plongea dans le Jourdain sept fois d'après l'avis de l'homme de Dieu. Et sa chair revint à l'état de la chair d'un jeune garçon ; et il se trouva pur. Alors il retourna vers l'homme de Dieu, lui et toute son escorte, et arrivé il se présenta devant lui et dit : Oh ! maintenant je reconnais qu'il n'existe pas de Dieu sur toute la terre, sinon dans Israël, et maintenant daigne accepter un présent de ton serviteur. Et il répondit : Par la vie de l'Éternel sous les ordres de qui je suis, je n'accepte point. Et Naaman insista pour le faire accepter, mais il refusa. Et Naaman dit : Au défaut de cela, qu'au moins il soit accordé à ton serviteur la charge de deux mulets de terre ! Car désormais ton serviteur n'offrira plus ni holocauste, ni victime à d'autres dieux, mais uniquement à l'Éternel. Mais que sur un point ton serviteur obtienne indulgence de l'Éternel, lorsque mon Maître ira au temple de Rimmon pour s'y prosterner, et qu'il s'appuiera sur ma main et que je me prosternerai dans le temple de Rimmon ! lors donc que je me prosternerai dans le temple de Rimmon, veuille l'Éternel pardonner à ton serviteur sur ce point ! Et Elisée lui répondit : Va-t'en avec la paix. Et l'ayant quitté il fit quelque peu de chemin. Alors Gehazi, valet d'Elisée, homme de Dieu, dit : Voilà que mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien-là, en n'acceptant pas de sa main ce qu'il lui offrait ! par la vie de l'Éternel, je vais courir après lui, et tirer de lui quelque chose. Et Gehazi se mit à courir après Naaman. Et Naaman voyant quelqu'un accourir après lui sauta en bas de son char et venant à sa rencontre il dit : Va-t-il bien ? Et il répondit : Bien. Mon maître m'envoie te dire : Voilà qu'il vient de m'arriver deux jeunes gens de la montagne d'Ephraïm, d'entre les fils des prophètes : eh bien ! donne pour eux un talent d'argent et deux habillements. Et Naaman dit : Tu voudras bien accepter deux talents. Et il insista auprès de lui et serra les deux talents d'argent dans deux bourses et deux habillements et les remit a deux de ses valets qui les portèrent en le précédant. Et arrivé à la colline il les reçut de leurs mains, et les cacha dans la maison, puis il congédia les gens qui partirent. Quant à lui, une fois rentré il se présenta à son maître. Alors Elisée lui dit : D'où viens-tu, Gehazi ? Et il répondit : Ton serviteur ne s'en était allé ni ici ni là. Et il lui dit : Mon esprit s'en était-il allé, lorsque l'homme quitta son char pour venir à ta rencontre ? Était-ce le moment de recevoir de l'argent et de recevoir des habillements, et puis des oliviers et des vignes et du menu et du gros bétail et des serviteurs et des servantes ? Que donc la lèpre de Naaman s'attache à toi et à ta race pour toujours ! Et il sortit de sa présence couvert d'une lèpre comme la neige.
Épître
Mais je dis : conduisez-vous selon l'esprit et ne satisfaites pas la convoitise de la chair ; en effet la chair convoite contre l'esprit, et l'esprit contre la chair, car ils sont opposés l'un à l'autre, afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez. Mais, si vous êtes conduits pur l'esprit, vous n'êtes pas sous la loi. Or les œuvres de la chair sont bien connues : ce sont l'impudicité, l'impureté, la débauche, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, la jalousie, les emportements, les intrigues, les divisions, les sectes, les haines, les excès, les orgies, et tout ce qui leur ressemble ; dont je vous dis d'avance, comme je vous l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l'esprit est la charité, la joie, la paix, la longanimité, la bonté, la probité, la fidélité, la douceur, la tempérance. Ce n'est pas à de telles choses que s'oppose la loi. Or, ceux qui appartiennent à Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises.
Première lecture
Et c'est ici l'histoire des fils de Noé, Sem, Cham et Japheth.Et il leur naquit des fils après le déluge. Les fils de Japheth sont : Gomer et Magog et Madai et Javan et Thubal et Mésech et Thiras. Et les fils de Gomer : Askénas et Riphat et Thogarma. Et les fils de Javan : Elisah et Tharsis, et Dodanim : d'eux sont issus ceux qui se sont répandus sur les terres maritimes des nations dans les pays qu'ils occupent, chacun selon sa langue, sa filiation, sa nationalité. Et les fils de Cham : Cus et Mistraïm et Phut et Canaan. Et les fils de Cus : Saba et Havila et Sabtha et Rahema et Sabtcha. Et les fils de Rahemah : Séba et Dedan. Cus engendra Nemrod ; c'est lui qui commença à être un potentat sur la terre. C'est lui qui devint un puissant chasseur à la face de l'Éternel ; c'est pourquoi il se dit : Comme Nemrod, puissant chasseur à la face de l'Éternel. Et le commencement de son empire fut Babel et Erech et Accad et Chalneh au pays de Sinear. De ce pays-là il marcha sur Assur, et bâtit Ninive et Rechoboth-Hir et Calah et Resen entre Ninive et Calah ; c'est la grande ville. Et Mitsraïm engendra les Ludim et les Hanamin et les Lehabim et les Naphthaïm et les Pathrusim et les Casluhim, d'où sont sortis les Philistim et les Caphthorim. Et Canaan engendra Sidon, son premier-né, et Heth et Jebusi et Amori et Gergesi et Hivi et Arki et Sini et Arvadi et Tsemari et Hamathi, et ensuite les familles des Cananéens s'étendirent. Et les limites des Cananéens furent de Sidon du côté de Gérar à Gaza, du côté de Sodome et de Gomorrhe et d'Adama et de Tseboïm à Lasah. Tels sont les fils de Cham selon leurs familles, selon leurs langues, dans leurs pays, dans leurs peuplades. Et il naquit aussi des fils à Sem, père de tous les fils de Héber, frère aîné de Japheth. Les fils de Sem : Heilam et Assur et Arphachsad et Lud et Aram. Et les fils de Aram : Uz et Hul et Gether et Mas. Et Arphachsad engendra Sélach, et Sélach engendra Héber. Et à Héber il naquit deux fils : le nom de l'un était Péleg, parce que de son temps la terre fut partagée, et le nom de son frère était Joctan. Et Joctan engendra Almodad et Séleph et Hatsarmaveth, et Jerach et Adoram et Uzal et Dicla et Hobal et Abimaël et Séba et Ophir et Havila et Jobab, tous ceux-ci fils de Joctan. Et leur habitation était depuis Mesa du côté de Sephar, la montagne de l'orient. Ce sont là les fils de Sem selon leurs familles, selon leurs langues, dans leurs pays, selon leurs tribus. Telles sont les familles des fils de Noé selon leurs familles, dans leurs tribus ; et d'eux sont sortis les peuples qui se sont répandus sur la terre après le déluge.
Prière du matin — deuxième lecture
Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ses ordres à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes. Or, Jean, ayant ouï parler dans la prison des œuvres de Christ, députa ses disciples pour lui dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien avons-nous à en attendre un autre ? » Et Jésus leur répliqua : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez : des aveugles recouvrent la vue, et des boiteux marchent ; des lépreux sont guéris, et des sourds entendent, et des morts ressuscitent, et une bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; et il est heureux celui qui n'aura pas trébuché à propos de moi. » Or, comme ils se mettaient en route, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean : « Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ? Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu avec luxe ? Voici, ceux qui portent les vêtements de luxe habitent dans les demeures des rois. Mais pourquoi y êtes-vous allés ? Pour voir un prophète ? Oui, je vous le déclare, et bien plus qu'un prophète ; c'est celui dont il est écrit : « Voici, J'envoie Mon messager devant toi, lequel frayera ton chemin devant toi. » En vérité je vous le déclare, il ne s'est élevé parmi les enfants des femmes personne qui fût plus grand que Jean le baptiste ; cependant le moindre dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Or, depuis le temps de Jean le baptiste jusques à aujourd'hui le royaume des cieux est pris par violence et ce sont des violents qui s'en emparent ; car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusques à Jean ; et, si vous voulez l'apprendre, c'est lui qui est l'Élie qui doit venir. Que celui qui a des oreilles entende. Mais à qui comparerai-je cette génération ? Elle est semblable à de petits enfants assis dans les places publiques, qui, apostrophant les autres, disent : « Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé ; nous avons chanté des complaintes et vous n'avez donné nul signe de tristesse. En effet, Jean est venu, qui ne mangeait ni ne buvait, et ils disent : il a un démon. Le fils de l'homme est venu, qui mange et boit, et ils disent : Voici un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. Eh bien ! la sagesse a été justifiée par ses propres œuvres ! » Alors il se mit à censurer les villes où avaient été faits la plupart de ses miracles, de ce qu'elles ne s'étaient pas repenties : « Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi Bethsaïdan ! Car si c'était dans Tyr et dans Sidon qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits parmi vous, dès longtemps elles se seraient repenties en prenant le sac et la cendre. En attendant je vous le déclare, le sort de Tyr et de Sidon sera, au jour du jugement, plus supportable que le vôtre. Et toi, Capharnaoum ! Seras-tu élevée jusques au ciel ? Tu descendras jusques dans le séjour des morts, car si c'était dans Sodome qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits chez toi, elle aurait subsisté jusques à aujourd'hui. En attendant je vous déclare que le sort du pays de Sodome sera, au jour du jugement, plus supportable que le tien. » En ce moment-là Jésus reprenant la parole dit : « Je Te rends grâces, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que Tu les as révélées aux simples, oui, Père, de ce que cela s'est ainsi trouvé bon à Tes yeux. Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père, et personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils, et celui auquel le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et surchargés, et c'est moi qui vous soulagerai ; prenez mon joug sur vous et instruisez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du soulagement pour vos âmes, car mon joug est bienfaisant et mon fardeau est léger. »
Psaume responsorial
Louez l'Éternel, car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle ! Qu'ainsi parlent les rachetés de l'Éternel, qu'il a rachetés des mains de l'ennemi, et recueillis de tout pays, du Levant et du Couchant, du Septentrion et de la mer. Ils furent errants au désert, dans une voie solitaire, et ils ne trouvaient pas une ville où habiter ; ils éprouvaient la faim et la soif ; leur âme en eux était défaillante. Et ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, et leur fit prendre la voie directe pour arriver à une ville où pouvoir habiter. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a satisfait l'âme altérée, et comblé de biens l'âme affamée. Ceux qui habitaient les ténèbres et l'ombre de la mort, prisonniers de la misère et des fers… Car ils résistèrent aux paroles de Dieu, et méprisèrent les décrets du Très-haut. Aussi courba-t-Il leur cœur sous la peine ; ils succombèrent, et ne furent point assistés. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il les tira des ténèbres et de l'ombre de la mort, et rompit leurs fers. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a brisé les portes d'airain, et mis en pièces les verrous de fer. Les insensés qui suivaient la voie de la révolte, et à cause de leurs crimes se virent humiliés… Toute nourriture excitait leur dégoût, et ils arrivaient aux portes de la mort. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il émit sa parole, et les guérit, et les retira de leurs tombeaux. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils Lui offrent les sacrifices de la reconnaissance, et publient ses hauts faits avec des cris de joie ! Ceux qui se mirent en mer sur des navires, et firent la manœuvre sur les grandes eaux, furent témoins des œuvres de Dieu, et des merveilles qu'il opère dans les flots. Il dit, et excita un vent de tempête, qui souleva les vagues de la mer ; elles montèrent vers le ciel, descendirent dans l'abîme, leur âme dans le danger était éperdue ; saisis du vertige, ils chancelaient, comme étant ivres, et toute leur sagesse était évanouie. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, Il fit cesser la tourmente qui devint silencieuse, et les vagues se turent ; et ils furent joyeux, quand elles se calmèrent, et Il les conduisit au port désiré. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils L'exaltent dans l'assemblée du peuple, et Le louent dans la séance des anciens ! Il change les fleuves en désert, et les sources des eaux en sol aride, la plaine fertile en steppe salée, à cause de la méchanceté de ses habitants. Il change le désert en une masse d'eaux, et la terre desséchée en sources d'eaux, et Il y établit ceux qui sont affamés, et là ils fondent des villes, pour les habiter. Ils ensemencent des champs, et plantent des vignes qui donnent leurs fruits pour revenu. Et Il les bénit, et ils deviennent très nombreux, et Il n'amoindrit pas leurs bestiaux. Or ils étaient amoindris et accablés par l'oppression, le malheur et les peines ; c'est lui qui verse le mépris sur les princes, et Il les fait errer dans un désert sans chemin ; mais Il relève le pauvre de sa misère, et rend les familles égales à des troupeaux. C'est ce que voient les hommes droits, et ils se réjouissent, et tous les méchants ont la bouche fermée. Que tout homme sage prenne garde à ceci, et soit attentif aux grâces de l'Éternel !
Évangile
« Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre ; vous ne pouvez servir Dieu et Mamôna. C'est pourquoi je vous le déclare : ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. Est-ce que la vie n'est pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : car ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni ne serrent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Est-ce que vous, vous ne valez pas bien plus qu'eux ? Mais lequel d'entre vous peut par ses inquiétudes ajouter à sa taille une seule coudée ? Et quant au vêtement, pourquoi vous en inquiétez-vous ? Observez les lis de la campagne : comment croissent-ils ? Ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous déclare que même Salomon dans toute sa gloire ne se vêtait pas comme l'un d'eux. Or, si Dieu revêt ainsi l'herbe de la campagne qui vit aujourd'hui et qui demain est jetée dans un four, ne le fera-t-Il pas à bien plus forte raison pour vous, gens de peu de foi ? Ne dites donc pas dans votre inquiétude : Que mangerons-nous, ou que boirons-nous, ou de quoi nous vêtirons-nous ? Car ce sont toutes ces choses-là que recherchent les gentils ; en effet votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. Mais cherchez premièrement la justice et Son royaume, et toutes ces choses-là vous seront données par surcroît.
Psaume responsorial
Hymne de Ethan Esrahite.Je veux chanter à jamais les grâces de l'Éternel, et d'âge en âge de ma bouche publier Ta fidélité ! Car je me dis : La grâce est édifiée pour jamais, le ciel est la base que Tu donnes à ta fidélité. « J'ai fait une alliance en faveur de mon élu, je l'ai juré à David, mon serviteur : J'affermirai ta race à jamais, et je fonderai ton trône pour tous les âges. » (Pause) « Et les Cieux, Éternel, célèbrent tes merveilles, et disent ta fidélité dans l'assemblée des Saints. Car, dans les lieux éthérés, qui s'égale à l'Éternel ? qui ressemble à l'Éternel, parmi les Fils de Dieu, à ce Dieu, redouté dans la vaste société des Saints, et plus formidable que tous ceux qui L'entourent ? Éternel, Dieu des armées, qui est comme toi puissant, ô Dieu ? Et ta fidélité t'environne. Tu domines l'orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, tu les apaises. Tu as écrasé l'Egypte d'un coup mortel, et de ton bras puissant dissipé tes ennemis. A toi sont les Cieux, et à toi la terre ; c'est toi qui as fondé le monde et ce qu'il enserre. Tu as créé l'Aquilon et le Midi ; le Thabor et l'Hermon se réjouissent à ton nom. Tu as un bras armé de vigueur, ta main est forte, ta droite élevée. La justice et l'équité sont la base de ton trône, la grâce et la vérité marchent devant ta face. Heureux le peuple qui connaît l'appel de la trompette ! Éternel, il marche à la clarté de ta face ; à ton nom il se réjouit toujours, et il se glorifie de ta justice. Car tu es sa glorieuse parure ; et par ta faveur tu nous fais porter la tête levée. Car c'est de l'Éternel que vient notre bouclier, et du Saint d'Israël que vient notre Roi. Alors tu parlas en vision à ton bien-aimé, et tu dis : « J'ai prêté secours à un héros, et suscité un adolescent du milieu du peuple. J'ai trouvé David, mon serviteur, et je l'ai oint de mon huile sainte. Ma main lui est assurée, et mon bras le soutiendra. L'ennemi ne le surprendra pas, et le méchant ne l'humiliera point. Je déferai devant lui ses adversaires, et je battrai ses ennemis. Et ma fidélité et ma grâce seront avec lui, et à mon nom il lèvera la tête ; et je mettrai sa main sur la mer, et sa droite sur les fleuves. Il m'invoquera ainsi : « Tu es mon père, mon Dieu, et mon rocher sauveur ! » – Bien plus, je l'instituerai mon premier-né, le plus éminent des rois de la terre, Je lui garderai ma grâce éternellement, et mon alliance pour lui sera perpétuelle. Je rendrai sa race éternelle, et je donnerai à son trône la durée des Cieux. Si ses fils abandonnent ma loi, et ne se dirigent pas selon mes jugements, s'ils violent mes commandements, et n'observent pas mes préceptes ; Je punirai de la verge leur désobéissance, et de fléaux, leur crime ; mais je ne lui retirerai point ma faveur, et ne démentirai point ma fidélité ; je ne violerai point mon alliance, et ne changerai point la parole émise par mes lèvres. Je l'ai juré une fois par ma sainteté : Jamais envers David je ne serai menteur ! sa race subsistera éternellement, et son trône, comme le soleil, subsistera devant moi ; comme la lune, pour jamais il est consolidé ; et le témoin qui est dans la nue, est véridique. » Et Tu nous as rejetés, nous as répudiés, tu t'es irrité contre ton Oint ; tu as méprisé l'alliance faite avec ton serviteur ; tu as souillé, fait tomber son diadème en terre ; tu as abattu toutes ses murailles, mis ses boulevards en ruines. Tous les passants le pillent, il est l'opprobre de ses voisins. Tu as exalté la droite de ses oppresseurs, réjoui tous ses ennemis ; et tu as fait céder le tranchant de son glaive, et tu ne l'as pas soutenu dans le combat. Tu as réduit sa splendeur, et précipité son trône sur la terre ; tu as abrégé les jours de sa jeunesse, tu l'as couvert d'ignominie. (Pause) Éternel, jusques à quand te cacheras-tu toujours, et ton courroux sera-t-il enflammé comme un feu ? Pense à moi ! qu'est-ce que la vie ? Pour quel néant tu as créé les enfants des humains ! Quel homme vit, et ne voit pas la mort ? dégage son âme de la main des Enfers ? (Pause) Où sont tes grâces premières, Seigneur, qu'en ta fidélité tu promis par serment à David ? Souviens-toi, Seigneur, de l'opprobre de tes serviteurs ; songe que je porte en mon cœur tous ces peuples nombreux, que tes ennemis insultent, Éternel, insultent aux pas de ton Oint ! \csp{ Béni soit l'Éternel a jamais ! Ainsi soit-il ! Oui ! Ainsi soit-il !}
Psaume responsorial
De David.Mon âme, bénis l'Éternel, et que tout ce qui est en moi, bénisse son saint nom ! Mon âme, bénis l'Éternel, et n'oublie point tous ses bienfaits ! Il pardonne toute ton iniquité ; Il guérit toutes tes maladies ; Il rachète ta vie du tombeau ; Il te couronne de grâce et de miséricorde ; Il rassasie de biens la fleur de ton âge, et, comme l'aigle, Il te fait rajeunir. L'Éternel rend la justice, et Il fait droit à tous les opprimés. Il découvrit ses voies à Moïse, et aux enfants d'Israël ses hauts faits. L'Éternel est miséricordieux et clément, lent à s'irriter, et riche en amour. Il n'est pas toujours accusateur, et son ressentiment n'est pas éternel. Il ne nous traita point suivant nos péchés, et ne nous paya point le salaire de nos crimes ; car autant le Ciel s'élève au-dessus de la terre, autant sa grâce fut immense pour ceux qui le craignent. Autant le Levant est éloigné du Couchant, autant Il a mis nos iniquités à distance de nous. Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi l'Éternel eut compassion de ceux qui le craignent. Car Il connaît notre origine, Il se rappelle que nous sommes poudre. L'homme !… ses jours sont comme l'herbe ; il fleurit comme une fleur des champs ; qu'un vent passe sur elle, c'en est fait, et son sol même ne la reconnaît plus. La grâce de l'Éternel de l'éternité à l'éternité demeure sur ceux qui le craignent, et sa justice, sur les enfants de leurs enfants, sur ceux qui gardent son alliance, et se rappellent ses commandements, pour les accomplir. L'Éternel a établi son trône dans les Cieux, et son empire domine toutes choses. Bénissez l'Éternel, vous ses anges, héros puissants, qui exécutez sa parole, dociles à la voix de sa parole ! Bénissez l'Éternel, vous toutes ses armées, vous ses ministres, qui faites sa volonté ! Bénissez l'Éternel, vous toutes ses œuvres, dans tous les lieux de sa souveraineté ! Mon âme, bénis l'Éternel !
Psaume responsorial
Prière d'un malheureux qui, plongé dans la douleur, épanche sa plainte devant l'Éternel.Éternel, écoute ma prière, et que ma complainte arrive jusqu'à toi ! Ne me cache pas ta face au jour de ma détresse ! Penche vers moi ton oreille, quand je t'invoque ! hâte-toi ! exauce-moi ! Car mes jours, comme une fumée, se sont évanouis, et mes os sont embrasés, comme un tison ardent. Frappé comme la plante, mon cœur s'est flétri ; car j'oublie de manger mon pain. Par l'effet des sanglots que j'exhale, mes os s'attachent à ma chair. Je ressemble au pélican du désert, je suis comme le chat-huant des masures. J'ai perdu le sommeil, et je suis tel que sur un toit l'oiseau solitaire. Tous les jours mes ennemis m'outragent ; follement animés contre moi, ils emploient mon nom pour maudire. Car je mange la cendre au lieu de pain, et je trempe mon breuvage de mes pleurs, à cause de ton courroux et de ta fureur ; car tu m'as soulevé, et m'as précipité. Mes jours sont comme les ombres allongées, et je sèche comme l'herbe. Mais toi, Seigneur, tu es éternellement sur ton trône, et ton nom demeure à travers tous les âges. Tu te lèveras, tu prendras pitié de Sion ; car il est temps de prendre pitié d'elle : le moment est venu. Car les vœux de tes serviteurs sont pour les pierres de Sion, et ils sont affectionnés à ses ruines… Alors les peuples révéreront le nom de l'Éternel, et tous les rois de la terre, ta majesté ! Oui, l'Éternel relèvera Sion, Il apparaîtra dans sa gloire. Il se tourne vers les pauvres qui prient, et Il ne dédaigne pas leur prière. Que ceci soit écrit pour l'âge futur, et que le peuple qui naîtra, loue l'Éternel ! Car Il regarde du lieu très haut de sa sainteté, l'Éternel abaisse des Cieux ses regards sur la terre, pour entendre les soupirs des captifs, pour libérer les enfants de la mort, afin qu'ils redisent en Sion le nom de l'Éternel, et ses louanges dans Jérusalem, lors du concours universel des peuples, et des royaumes qui viendront servir l'Éternel. Au milieu du voyage Il a brisé ma force, abrégé mes jours. Je dis : Mon Dieu, ne m'enlève pas à la moitié de mes jours ! A travers tous les âges tes années se perpétuent. Jadis tu fondas la terre, et les Cieux sont l'ouvrage de tes mains. Ils périront, mais tu subsisteras ; tout entiers ils s'useront comme un vêtement ; tu les changeras comme un habit, et ils changeront ; mais toi, tu demeures le même, et tes années n'ont point de terme. Les enfants de tes serviteurs auront leur séjour, et leur race subsistera devant toi.
Prière du soir — première lecture
Et les fils des prophètes dirent à Elisée : Daigne considérer que le local où nous habitons devant toi, est trop restreint pour nous ; permets-nous donc d'aller au Jourdain, et d'y prendre chacun une solive, et nous nous ferons ici un local pour notre habitation. Et il dit : Allez ! Et l'un d'eux dit : Consens donc à venir avec tes serviteurs. Et il dit : J'irai. Et il s'achemina avec eux et ils arrivèrent au Jourdain et ils coupèrent les bois. Et comme l'un d'eux abattait une solive, le fer tomba dans l'eau, et il s'écria disant : Hélas ! mon Seigneur, il était emprunté. Alors l'homme de Dieu dit : Où est-il tombé ? Et quand il lui eut montré la place, Elisée coupa un morceau de bois et l'y jeta et fit surnager le fer. Et il dit : Ramasse-le ! Et étendant la main il le prit. Cependant le roi de Syrie faisait la guerre en Israël et il se consulta avec ses serviteurs et dit : Dans tel lieu j'aurai mon camp. Alors l'homme de Dieu envoya au roi d'Israël cet avis : Prends garde de négliger cette position-là, car les Syriens vont s'y embusquer. Alors le roi d'Israël fit occuper le lieu que lui indiquait et signalait l'homme de Dieu, et s'y tint en observation, et cela non pas à une seule, ni à deux reprises. Et cette manœuvre inquiéta le cœur du roi de Syrie, qui manda ses serviteurs et leur dit : Ne me dénoncerez-vous pas celui des nôtres qui est pour le roi d'Israël ? Et l'un de ses serviteurs dit : Non ! ô roi, mon Seigneur, car c'est Elisée, le prophète, qui en Israël rapporte au roi d'Israël les mots que tu dis dans ta chambre à coucher. Sur ce il dit : Allez voir où il est, afin que j'envoie le saisir. Et il lui vint cet avis : Voici, il est à Dothan. Alors il y expédia chevaux et chars et une grosse armée ; et ils arrivèrent de nuit et cernèrent la ville. Et lorsque le matin celui qui servait l'homme de Dieu, se leva et sortit, voilà qu'une armée avec chevaux et chars enveloppait la ville. Et son valet lui dit : Ah ! mon Seigneur, comment ferons-nous ? Et il répondit : N'aie pas peur ! car nous en avons plus pour nous qu'ils n'en ont pour eux. Et Elisée fit sa prière et dit : Éternel, daigne lui ouvrir les yeux pour qu'il voie ! Et l'Éternel ouvrit les yeux au valet, et il regarda, et voilà que la montagne était remplie de chevaux et de chars de feu entourant Elisée. Alors ils descendirent vers lui, et Elisée fit cette prière à l'Éternel : A ma prière frappe cette troupe-là d'aveuglement. Alors Il les frappa d'aveuglement selon la demande d'Elisée. Et Elisée leur dit : Ce n'est ni le chemin, ni la ville : suivez-moi, et je vous mènerai vers l'homme que vous cherchez. Et il les mena à Samarie. Et quand ils arrivèrent à Samarie, Elisée dit : Éternel, ouvre-leur les yeux pour qu'ils voient. Alors l'Éternel leur ouvrit les yeux, et ils virent : et voilà qu'ils étaient au milieu de Samarie. Et le roi d'Israël, lorsqu'il les vit, dit à Elisée : Frapperai-je ? frapperai-je, mon père ? Et Elisée dit : Tu n'as pas à frapper : est-ce ceux que tu as faits prisonniers avec ton épée et ton arc, que tu frappes ? Sers-leur du pain et de l'eau, et qu'ils mangent et boivent, puis s'en aillent vers leur Seigneur. Alors il leur fit grande chère, et ils mangèrent et burent, et il les congédia et ils partirent vers leur Seigneur. Dès lors les bandes Syriennes n'infestèrent plus le territoire d'Israël. Et plus tard Ben-Hadad, roi de Syrie, rassembla toute son armée et se mit en campagne et vint assiéger Samarie.
Deuxième lecture
Frères, l'affection de mon cœur et mes prières à Dieu sont tournées vers leur salut, car je leur rends le témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais non pas avec discernement ; méconnaissant en effet la justice de Dieu, et cherchant à établir la leur propre, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; car Christ met fin à la loi, pour donner la justice à celui qui croit, quel qu'il soit. Moïse en effet définit la justice qui vient de la loi, en disant que « l'homme qui les aura pratiqués vivra par elle, » tandis que la justice qui vient de la foi parle ainsi : « Ne dis pas en ton cœur : Qui est-ce qui montera au ciel ? » (ce qui revient à en faire descendre Christ) ; ou bien : « Qui est-ce qui descendra dans l'abîme ? » (ce qui revient à ramener Christ du milieu des morts). Mais que dit-elle ? « La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur ; » c'est-à-dire la parole de la foi que nous prêchons. Car si tu professes de ta bouche la déclaration que Jésus est Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, tu seras sauvé, parce que c'est du cœur que l'on croit à la justice, et que c'est de la bouche que l'on fait profession pour le salut. L'écriture dit en effet : « Quiconque fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir ; » car il n'y a aucune différence entre le Juif et le Grec, vu que tous ont le même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui L'invoquent ; car quiconque aura invoqué le nom du Seigneur sera sauvé. Comment donc invoqueront-ils Celui auquel ils n'ont pas cru ? Et comment croiront-ils en Celui dont ils n'ont pas ouï parler ? Et comment en ouïront-ils parler sans prédicateur ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s'ils ne sont envoyés, conformément à ce qui est écrit : « Comme ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la bonne nouvelle de bonnes choses ? » Mais tous n'ont pas obéi à la bonne nouvelle, car Ésaïe dit : « Seigneur, qui est-ce qui a cru à ce qu'il a entendu de nous ? » Ainsi donc la foi provient de ce que l'on entend, et ce que l'on entend résulte de la parole de Christ. Mais je me dis : peut-être n'en ont-ils pas ouï parler ? Bien au contraire : c'est à toute la terre qu'est parvenue leur voix, et c'est jusqu'aux extrémités du monde habité que sont allées leurs paroles. Mais je me dis : peut-être qu'Israël ne l'a pas su ? Moïse le premier dit : « J'exciterai votre jalousie envers une nation qui ne l'est pas ; Je provoquerai votre colère contre une nation sans intelligence. » Ésaïe de son côté s'enhardit jusqu'à dire : « J'ai été trouvé parmi ceux qui ne Me cherchaient point ; J'ai apparu parmi ceux qui ne Me réclamaient point ; » tandis que, relativement à Israël, il dit : « Tout le long du jour J'ai étendu Mes mains vers un peuple désobéissant et récalcitrant. »
Deuxième lecture
J'exhorte donc les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien comme eux, et témoin des souffrances de Christ, et qui ai part aussi à la gloire qui va être révélée : Paissez le troupeau de Dieu qui vous est remis, non par contrainte, mais de bon gré, non en vue d'un gain honteux, mais avec dévouement ; [non comme tyrannisant ceux qui vous sont échus, mais en devenant les modèles du troupeau] ; et, lorsque le pasteur suprême aura été manifesté, vous obtiendrez la couronne inaltérable de la gloire. De même, jeunes gens, soyez soumis aux anciens, et tous, les uns aux autres ; enveloppez-vous d'humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais aux humbles Il accorde grâce ; humiliez-vous donc sous la main puissante de Dieu, afin qu'il vous élève au moment convenable, ayant rejeté sur Lui tous vos soucis, car c'est Lui qui prend soin de vous. Soyez sobres, veillez : votre adversaire le diable, semblable à un lion rugissant, se promène en cherchant à dévorer ; résistez-lui en étant fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à ceux de vos frères qui sont dans le monde ; mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Christ à posséder Sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert pour un peu de temps, vous perfectionnera Lui-même, vous affermira, vous fortifiera. A Lui soit le pouvoir, pour les siècles. Amen ! C'est par l'entremise de Sylvanus, le fidèle frère à mon avis, que je vous ai brièvement écrit, affirmant et protestant que c'est bien à la véritable grâce de Dieu que vous êtes attachés. La réunion d'élus qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc mon fils ; saluez-vous les uns les autres par le baiser de charité. La paix soit avec vous tous qui êtes en Christ !
Deuxième lecture
Agrippa dit à Paul : « Il t'est permis de parler pour te défendre. » Alors Paul, ayant étendu la main, se justifiait en ces termes : « Je m'estime heureux, roi Agrippa, d'avoir à me justifier aujourd'hui devant toi sur tout ce dont je suis accusé par les Juifs, parce que tu connais à fond toutes les coutumes et toutes les discussions qui existent parmi les Juifs. C'est pourquoi je te prie de m'écouter avec patience : Que j'aie, dès mon enfance, passé la première partie de ma vie au milieu de ma nation à Jérusalem, c'est ce que savent tous les Juifs qui, me connaissant dès l'origine, peuvent témoigner, s'ils le veulent, que j'ai vécu en pharisien, selon les principes de la secte la plus austère de notre religion. Et maintenant je suis mis en jugement pour avoir espéré en la promesse que Dieu a faite à nos pères, et dont nos douze tribus, qui rendent nuit et jour un culte fervent, attendent la réalisation. C'est pour cette espérance, ô roi, que je suis accusé par des Juifs ! Pourquoi regarde-t-on parmi vous comme incroyable que Dieu ressuscite des morts ? Pour en revenir à moi, j'ai cru devoir me livrer à toutes sortes d'attaques contre le nom de Jésus le Nazoréen ; c'est pourquoi j'ai agi en conséquence à Jérusalem, et j'ai jeté plusieurs des saints dans les prisons, après en avoir reçu l'autorisation des grands prêtres, et, quand on les mettait à mort, j'y ai joint mon suffrage, et, dans toutes les synagogues, sévissant souvent contre eux, je les forçais de blasphémer ; dans ma fureur envers eux je les ai même poursuivis jusques dans les villes étrangères. C'est en me rendant pour ce motif à Damas, muni de l'autorisation et de la permission des grands prêtres, qu'au milieu du jour je vis sur la route, ô roi, une lumière venant du ciel, d'un éclat plus vif que celui du soleil, et qui m'enveloppa ainsi que ceux qui voyageaient avec moi. Et, étant tous tombés à terre, j'entendis une voix qui me disait en hébreu : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il t'est dangereux de regimber contre des coups d'aiguillon. » Mais je dis : « Qui es-tu, Seigneur ? » Et le seigneur dit : « Je suis Jésus que tu persécutes ; mais lève-toi sur tes pieds ; car je te suis apparu afin de te choisir pour ministre, et pour témoin tant de ce que tu as vu de moi, que de ce que je te ferai voir, en te protégeant contre le peuple et contre les Gentils, vers lesquels je t'envoie pour leur ouvrir les yeux, afin qu'ils passent des ténèbres à la lumière, et de l'autorité de Satan à Dieu, pour recevoir, par la foi en moi, la rémission des péchés et un lot parmi ceux qui ont été sanctifiés. » En conséquence, roi Agrippa, je ne résistai point à la céleste vision, mais, m'adressant d'abord à ceux qui étaient à Damas et à Jérusalem, et dans toute la Judée, puis aux Gentils, je les exhortai à se repentir et à se convertir à Dieu, en faisant des œuvres conformes à la repentance ; c'est à cause de cela que des Juifs m'ayant surpris dans le temple voulaient se défaire de moi. C'est donc grâce à la protection de Dieu que j'ai subsisté jusques à ce jour, rendant témoignage devant petits et grands, sans rien dire qui fût contraire à ce qu'ont dit soit les prophètes, soit Moïse, sur ce qui devait arriver, à savoir si le Messie devait souffrir, si, ressuscité le premier d'entre les morts, il devait proclamer la lumière au peuple et aux Gentils… »
Deuxième lecture
Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans la période finale des jours actuels, nous a parlé par le Fils, qu'il a fait héritier de toutes choses, par lequel Il a aussi créé l'univers, et qui, étant un rayonnement de Sa gloire et une empreinte de Sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, s'est assis, après avoir fait une purification des péchés, à la droite de la Majesté dans les hauts lieux, étant devenu d'autant supérieur aux anges, qu'il avait hérité un nom plus excellent qu'eux. Car auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ? » Et derechef : « Moi, Je serai pour lui un père, et lui sera pour Moi un fils ? » Puis encore, quand Il introduit le premier-né dans le monde, Il dit : « Et que tous les anges de Dieu l'adorent ! »
Évangile
Or après cela le seigneur désigna soixante et douze autres personnes, qu'il envoya deux par deux devant lui dans chaque ville et dans chaque lieu où il devait lui-même passer. Or il leur disait : « La moisson est considérable, il est vrai, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le Maître de la moisson afin qu'il envoie des ouvriers dans Sa moisson. Allez ! Voici, je vous envoie comme des agneaux parmi des loups. Ne portez point de bourse, ni de besace, ni de sandales, et ne saluez personne sur la route ; mais dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord : « Paix pour cette maison ! » Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui, autrement, elle reviendra à vous. Mais demeurez dans cette maison-là en mangeant et buvant ce qui s'y trouve, car l'ouvrier mérite son salaire ; ne passez point de maison en maison. Et dans quelque ville que vous entriez, si l'on vous reçoit, mangez ce qui vous est servi, et guérissez les malades qui s'y trouvent, et dites-leur : « Le royaume de Dieu s'approche de vous. » Mais dans quelque ville que vous entriez, si l'on ne vous reçoit pas, parcourez ses rues et dites : « La poussière même de votre ville, qui s'est attachée à nos pieds, nous l'essuyons pour vous la rendre ; sachez cependant ceci, c'est que le royaume de Dieu s'approche. » Je vous déclare qu'en ce jour-là le sort de Sodome sera plus supportable que celui de cette ville-là. Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi, Bedsaïda ! Car si c'était dans Tyr et dans Sidon qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits parmi vous, dès longtemps elles se seraient repenties en s'asseyant dans le sac et la cendre. Aussi le sort de Tyr et de Sidon sera-t-il plus supportable que le vôtre lors du jugement. Et toi Capharnaoum ! Seras-tu élevée jusques au ciel ? Tu descendras jusques dans le séjour des morts. Celui qui vous écoute, m'écoute, et celui qui vous rejette, me rejette ; mais celui qui me rejette rejette Celui qui m'a envoyé. » Or les soixante-douze revinrent tout joyeux disant : « Seigneur, les démons mêmes se soumettent à nous en ton nom. » Mais il leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné l'autorité de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi, et rien absolument ne vous pourra nuire. Ne vous réjouissez pas de ce que vous vous soumettez les esprits, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » En ce moment même il fut rempli d'allégresse par l'Esprit saint, et il dit : « Je Te rends grâce, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que Tu les a révélées aux simples ; oui, ô Père, de ce que cela s'est ainsi trouvé bon à Tes yeux ! Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît ce qu'est le Fils, si ce n'est le Père, et ce qu'est le Père, si ce n'est le Fils, et celui auquel le Fils veut le révéler. » Et s'étant tourné à part vers les disciples, il dit : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous déclare que plusieurs prophètes et plusieurs rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, et entendre de moi ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. » Et voici, un certain légiste se leva pour le mettre à l'épreuve, en disant : « Maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle ? » Mais il lui dit : « Qu'est-il écrit dans la loi ? Comment lis-tu ? » L'autre répliqua : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. » Or il lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras. » Mais l'autre voulant se justifier, dit à Jésus : « Eh bien, qui est mon prochain ? » Jésus répliqua : « Un homme descendit de Jérusalem à Jéricho, et il tomba parmi des brigands, qui, après l'avoir non seulement dépouillé mais roué de coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Or un prêtre, qui d'aventure descendait par ce chemin, l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter ; de même aussi un lévite étant venu en cet endroit et l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter. Mais un Samaritain que sa route conduisit vers lui l'ayant aperçu fut ému de compassion, et s'étant approché il banda ses blessures en y versant de l'huile et du vin, puis l'ayant fait monter sur sa propre bête, il le conduisit dans une hôtellerie et prit soin de lui. Et le lendemain ayant déboursé deux deniers, il les donna à l'hôtelier et lui dit : « Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, c'est moi qui te le rembourserai à mon retour. » Lequel de ces trois-là te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé parmi les brigands ? » Or l'autre dit : « Celui qui lui a donné des preuves de sa compassion. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. » Pendant qu'ils poursuivaient leur route, il entra lui-même dans un village. Or une femme nommée Marthe le reçut ; et elle avait une sœur appelée Marie, qui, se tenant aussi assise aux pieds du seigneur, écoutait ses paroles. Mais Marthe se laissait distraire par beaucoup d'occupations, et elle vint dire à Jésus : « Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse toute l'occupation ? Dis-lui donc de me seconder. » Mais Jésus lui répliqua : « Marthe, Marthe, tu te fais des soucis et tu t'agites pour beaucoup de choses, mais il n'est besoin que de peu de choses, ou plutôt d'une seule ; en effet, Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. »
Prière du soir — deuxième lecture
Je me dis donc : Dieu n'a-t-il point rejeté Son peuple ? Loin de nous cette pensée ! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin. Dieu n'a point rejeté Son peuple que d'avance Il avait élu. Ou bien ignorez-vous ce que dit l'Écriture dans le passage où Élie implore Dieu contre Israël ? « Seigneur, ils ont tué Tes prophètes, ils ont renversé Tes autels ; et moi je suis demeuré seul, et ils en veulent à ma vie. » Mais que lui dit la réponse divine ? « J'ai laissé subsister pour Moi sept mille hommes, qui n'ont pas fléchi le genou devant la déesse Baal. » De même donc, il y a eu aussi dans les circonstances actuelles un restant selon l'élection de la grâce ; mais si c'est par grâce, cela ne vient plus des œuvres ; puisque dans ce cas la grâce ne serait plus grâce. Si, au contraire, cela vient des œuvres, il n'y a plus de grâce ; puisque l'œuvre n'est plus une grâce. Qu'y a-t-il donc à dire ? C'est que ce qu'Israël recherche, il ne l'a pas obtenu ; mais les élus l'ont obtenu, tandis que les autres ont été endurcis, conformément à ce qui est écrit : « Dieu leur a donné un esprit d'étourdissement, des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre, jusques au jour d'aujourd'hui. » Et David dit : « Que leur table devienne pour eux un piège, une chasse, une pierre d'achoppement, et une rétribution ; que leurs yeux soient plongés dans des ténèbres qui les empêchent de voir ; et tiens leur dos constamment courbé. » Je me dis donc : n'ont-ils point trébuché, afin qu'ils tombassent ? Loin de nous cette pensée ! Mais c'est à leur faute qu'est dû le salut des Gentils, afin d'exciter leur jalousie. Or, si leur faute fait la richesse du monde, et si leur défaite fait la richesse des Gentils, à combien plus forte raison leur pleine restauration ! Or, c'est pour vous, Gentils, que je parle. En tant que je suis donc l'apôtre des Gentils, je glorifie mon ministère en cherchant, s'il est possible, à exciter la jalousie de ma race et à en sauver quelques-uns. Car si leur rejet fut la réconciliation du monde, que sera leur réhabilitation, sinon une vie surgissant d'entre les morts ? Or, si les prémices sont saintes, la pâte l'est aussi ; et si la racine est sainte, les rameaux le sont aussi. Mais si quelques-uns des rameaux ont été arrachés, et si toi, qui es un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et si tu as été mis en communication avec la racine d'où l'olivier tire son suc, ne prends pas les rameaux en pitié. Mais si tu le fais, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte. Tu diras donc : « Les rameaux ont été arrachés, afin que moi je fusse greffé. » Sans-doute ; mais c'est pour cause d'incrédulité qu'ils ont été arrachés, et toi, c'est par la foi que tu subsistes ; n'en conçois pas d'orgueil, mais sois dans la crainte ; car si Dieu n'a pas épargné les rameaux naturels, Il ne t'épargnera pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu ; d'un côté la sévérité envers ceux qui sont tombés ; de l'autre envers toi la bonté de Dieu, si tu persistes à t'en montrer digne ; autrement, toi aussi, tu seras retranché. Et eux de même, s'ils ne persistent pas dans l'incrédulité, seront greffés ; car Dieu est puissant pour les greffer de nouveau. En effet, si toi, tu as été retranché de l'olivier naturellement sauvage, et as été greffé contre nature sur un olivier franc, à combien plus forte raison, ceux-ci, qui sont les rameaux naturels, seront-ils greffés sur leur propre olivier ? Car je ne veux pas que vous ignoriez, frères, le mystère que voici, afin que vous ne vous complaisiez pas dans vos propres pensées : c'est que l'endurcissement s'est partiellement emparé d'Israël, jusques à ce que tout l'ensemble des Gentils soit entré ; et c'est ainsi que tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit : « Le libérateur viendra de Sion, il éloignera les impiétés de Jacob ; et telle est l'alliance que Je leur octroierai, quand J'aurai enlevé leurs péchés. » D'un côté, en ce qui concerne l'évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; de l'autre, en ce qui concerne les promesses, ils sont aimés à cause de leurs pères ; car les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables. En effet, de même que vous avez jadis désobéi à Dieu, tandis que maintenant vous avez obtenu miséricorde à cause de leur désobéissance, de même ceux-ci ont aussi désobéi maintenant à cause de la miséricorde qui vous est faite, afin qu'eux aussi obtiennent maintenant miséricorde ; car Dieu a renfermé tous les hommes sous la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous. O profondeur de la richesse, et de la sagesse, et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont incompréhensibles et Ses voies impénétrables ! Car qui est-ce qui a connu la pensée du Seigneur ; ou bien, qui est-ce qui a été Son conseiller ; ou bien, qui est-ce qui d'avance Lui a rien donné, et on l'en dédommagera ! Car c'est de Lui que procèdent, c'est par Lui et pour Lui que sont toutes choses. A lui soit rendue la gloire pour les siècles ! Amen !
Évangile
Dès lors Jésus-Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait se rendre à Jérusalem, et beaucoup souffrir du fait des anciens et des grands prêtres et des scribes, et être mis à mort, et ressusciter le troisième jour. Et Pierre, l'ayant pris à part, lui dit en lui faisant des remontrances : « Miséricorde te soit faite, Seigneur, certainement cela ne t'arrivera point ! » Mais lui s'étant retourné dit à Pierre : « Va-t-en arrière de moi, Satan, tu m'es une pierre d'achoppement, car tu ne penses pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. » Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui aura perdu sa vie à cause de moi, la trouvera ; en effet, que servira-t-il à un homme d'avoir gagné le monde entier, mais perdu sa vie ? Ou bien que donnera un homme pour racheter sa vie ? Car le fils de l'homme doit venir entouré de la gloire de son Père, avec ses anges, et c'est alors qu'il rendra à chacun selon sa conduite.
Évangile
Écoutez une autre parabole : Il y avait un chef de famille qui planta une vigne, et qui l'entoura d'une clôture, et qui y creusa un pressoir, et qui construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Mais, lorsque le moment de la récolte approcha, il dépêcha ses esclaves auprès des vignerons pour prendre sa récolte. Et les vignerons s'étant saisis de ses esclaves battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il dépêcha derechef d'autres esclaves en plus grand nombre que les premiers, et ils les traitèrent de même. Mais à la fin, il leur dépêcha son fils, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais les vignerons, à la vue du fils, se dirent : Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et mettons-nous en possession de son héritage. Et s'étant saisis de lui, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le propriétaire de la vigne sera venu, que fera-t-il à ces vignerons-là ? » Ils lui dirent : « Il fera misérablement périr ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en remettront la récolte en sa saison. » Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable nos yeux ?
Évangile
En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui n'entre pas par la porte dans l'enclos des brebis, mais qui l'escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un brigand ; mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis ; c'est à lui qu'ouvre le portier, et les brebis entendent sa voix, et il appelle ses propres brebis par leur nom, et il les fait sortir ; lorsqu'il les a toutes fait sortir, il marche devant elles, et ses brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voie ; mais elles ne suivront certainement pas un étranger, elles le fuiront au contraire, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus leur adressa cette similitude, mais pour eux ils ne comprirent pas ce dont il leur parlait. Jésus dit donc derechef : « En vérité, en vérité je vous le déclare, c'est moi qui suis la porte des brebis ; tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés ; c'est moi qui suis la porte ; si quelqu'un est entré par moi, il sera sauvé, et il entrera et il sortira et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour dérober, pour égorger et pour détruire ; moi, je suis venu afin qu'elles aient la vie, et qu'elles l'aient surabondamment. C'est moi qui suis le bon berger ; le bon berger sacrifie sa propre vie pour ses brebis ; le mercenaire, qui n'est pas un berger et auquel les brebis n'appartiennent pas en propre, voit le loup venir, et il abandonne les brebis, et il s'enfuit, et le loup les enlève et les disperse, car c'est un mercenaire, et il n'a cure des brebis. C'est moi qui suis le bon berger, et je connais celles qui sont à moi, et celles qui sont à moi me connaissent comme mon Père me connaît et que moi je connais mon Père ; et je sacrifie ma propre vie pour mes brebis. Je possède encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ; il faut que je les amène aussi, et elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. Mon Père m'aime, parce que moi je sacrifie ma vie, afin de la reprendre ; personne ne me l'a enlevée, mais je la sacrifie de moi-même ; j'ai le pouvoir de la sacrifier, et j'ai le pouvoir de la reprendre ; j'ai reçu cet ordre de mon Père. » Il y eut derechef dissentiment parmi les Juifs à cause de ces paroles ; plusieurs d'entre eux disaient : « Il a un démon, et il est fou ; pourquoi l'écoutez-vous ? » D'autres disaient : « Ces paroles ne sont pas d'un démoniaque ; est-ce qu'un démon peut ouvrir les yeux des aveugles ? » Alors eut lieu à Jérusalem la fête de la Dédicace ; c'était en hiver, et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon. Les Juifs l'entourèrent donc et ils lui disaient : « Jusques à quand tiens-tu notre âme en suspens ? Si c'est toi qui es le Christ, dis-le-nous ouvertement. » Jésus leur répliqua : « Je vous l'ai dit, et vous ne l'avez pas cru. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui témoigne en faveur de moi ; mais vous, vous ne croyez pas, car vous n'êtes pas de mes brebis ; mes brebis entendent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, et je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront certainement jamais, et personne ne les arrachera de ma main ; ce que mon Père m'a donné est plus grand que toutes choses, et personne ne peut l'arracher de la main du Père. Moi et le Père nous sommes un. » Les Juifs apportèrent derechef des pierres, afin de le lapider. Jésus leur répliqua : « Je vous ai fait voir beaucoup de belles œuvres qui venaient du Père ; pour laquelle de ces œuvres-là me lapidez-vous ? » Les Juifs lui répliquèrent : « Ce n'est pas pour une belle œuvre que nous te lapidons, mais à cause d'un blasphème, et parce que, étant un homme, tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N'est-il pas écrit dans votre loi : « J'ai dit : Vous êtes des Dieux ? » Si elle a appelé Dieux ceux auxquels la parole de Dieu fut adressée (et l'Écriture ne peut être abolie), celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : tu blasphèmes, parce que j'ai dit : Je suis fils de Dieu ! Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas, mais si je les fais, quand même vous ne me croiriez pas, croyez à ces œuvres, afin que vous appreniez et que vous sachiez que le Père est en moi, et que moi je suis dans le Père. » Ils cherchaient derechef à le saisir, et il échappa de leur main, et il s'en alla de nouveau au delà du Jourdain, dans l'endroit où se tenait Jean lorsqu'il commença à baptiser, et il demeurait là. Et plusieurs vinrent à lui, et ils disaient : « Il est vrai que Jean n'a fait aucun miracle, mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et plusieurs crurent en lui en ce lieu-là.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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