Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Si donc il existe quelque consolation en Christ, s'il existe quelque soulagement de la charité, s'il existe quelque union d'esprit, s'il existe quelque tendresse et quelques compassions, rendez ma joie parfaite, afin d'être animés du même sentiment, ayant la même charité, formant une seule âme, étant animés d'un seul et même sentiment, et d'aucun de ceux qu'inspirent l'intrigue et la vaine gloire, mais regardant réciproquement les autres par humilité comme supérieurs à vous-mêmes, ne songeant point chacun à vos propres intérêts, mais chacun aussi à ceux des autres.
Première lecture
Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, tourne ton visage contre les enfants d'Ammon et prophétise contre eux, et dis aux enfants d'Ammon : Écoutez la parole du Seigneur, l'Éternel ! Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Parce que tu as dit : « Ah ! ah ! » à la vue de mon sanctuaire profané et du pays d'Israël désolé, et de la maison de Juda menée en captivité ; pour cela, voici, je te donne aux enfants de l'Orient en propriété, pour qu'ils établissent leurs parcs au milieu de toi, et y fixent leurs demeures ; ils mangeront tes fruits et boiront ton lait : et je ferai de Rabbah un pâturage pour les chameaux, et [du pays] des enfants d'Ammon une bergerie pour les brebis, et vous saurez que je suis l'Éternel. Car ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Parce que tu as battu des mains et frappé du pied, et qu'avec tout ton orgueil tu t'es réjouie de cœur à la vue du pays d'Israël ; pour cela, voici, j'étends ma main contre toi, et te livre en proie aux nations, et te retranche du nombre des peuples, et t'extermine du milieu des pays ; je t'anéantis, afin que tu saches que je suis l'Éternel. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Parce que Moab et Séir disent : Voici, la maison de Juda est comme tous les autres peuples ! pour cela, voici j'ouvre le flanc de Moab, depuis les villes, depuis toutes ses villes, ornement du pays, Beth-Jésimoth, Baal-Meon et jusqu'à Kiriathaïm, aux enfants de l'Orient, en même temps que le pays des enfants d'Ammon, et je le leur donnerai en propriété, afin qu'il ne soit plus fait mention des enfants d'Ammon parmi les peuples ; et sur Moab j'exécuterai mes jugements, afin qu'ils sachent que je suis l'Éternel. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Parce que Édom s'est conduit envers la maison de Juda par un esprit de vengeance, et s'est rendu coupable, et a tiré vengeance d'elle ; pour cela, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : J'étendrai ma main contre Édom, et en exterminerai les hommes et les bêtes, et j'en ferai un désert de Théman à Dedan ; ils périront par l'épée. Et j'exécuterai mes vengeances sur Édom par le bras de mon peuple d'Israël, et il traitera Édom selon ma colère et mon courroux, et ils ressentiront mes vengeances, dit le Seigneur, l'Éternel. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Parce que les Philistins ont agi par vengeance et qu'ils se sont vengés orgueilleusement et de cœur, avec la volonté de détruire, par suite d'une haine éternelle ; pour cela, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, j'étends ma main contre les Philistins, et j'extirperai les Crétites, et détruirai ce qui reste sur la côte de la mer, et j'exercerai sur eux de grandes vengeances en châtiant avec fureur, afin qu'ils sachent que je suis l'Éternel, quand j'exercerai mes vengeances sur eux.
Première lecture
Proverbes de Salomon, fils de David, roi d'Israël, pour connaître la sagesse et la discipline, pour acquérir le sens des paroles de sens, pour recevoir les leçons de la prudence, de l'équité et de la justice et de la droiture, pour donner la raison aux simples, et au jeune homme la connaissance et la pensée. Que le sage écoute, et il augmentera sa conception, et l'expert gagnera de prudents conseils, pour comprendre les sentences et les discours voilés, les propos des sages et leurs énigmes. La crainte de l'Éternel est le principe de la connaissance, les insensés méprisent la sagesse et la discipline. Ecoute, mon fils, la leçon de ton père, et ne néglige point la remontrance de ta mère ! Car elles sont à ta tête une couronne gracieuse, et des joyaux à ton col. Mon fils, si des pécheurs veulent t'entraîner, n'y donne pas ton consentement ! S'ils disent : « Viens avec nous, épions le sang, dressons des pièges à l'innocent, qui l'est en vain ; engloutissons-les, comme les Enfers font des vivants, les innocents, comme ceux qui descendent dans la fosse ; nous gagnerons tous les trésors de prix, nous remplirons nos maisons de dépouilles tu tireras au sort ton lot avec nous, nous ferons tous bourse commune, » – mon fils, ne fais pas route avec eux ; tiens ton pied loin de leur voie ! Car leurs pieds courent à ce qui est mal. ils se hâtent pour aller répandre le sang. Mais en vain le filet se déploie aux yeux de l'oiseau : eux, c'est leur propre sang qu'ils épient, et c'est à leur vie même qu'ils dressent des pièges. Tel est le chemin de tous les hommes avides du gain, lequel ôte la vie à celui qui l'obtient.
Prière du matin — première lecture
La troisième année d'Hosée, fils d'Éla, roi d'Israël, Ezéchias, fils d'Achaz, roi de Juda, devint roi. Il avait vingt-cinq ans à son avènement et il régna vingt-neuf ans à Jérusalem. Or le nom de sa mère était Abi, fille de Zacharie. Et il fit ce qui est droit aux yeux de l'Éternel, en tout point comme David, son père, avait fait. Lui il abolit les tertres, et brisa les colonnes et extirpa les Aschères, et mit en pièces le serpent d'airain qu'avait fait Moïse ; car jusqu'à cette époque les enfants d'Israël l'avaient encensé, et on l'appelait Nehustan (serpent d'airain). C'est dans l'Éternel, Dieu d'Israël, qu'il mit sa confiance et après lui il n'y eut pas son pareil entre tous les rois de Juda, non plus que parmi ses prédécesseurs. Et il fut attaché à l'Éternel : il ne Le déserta point, et il garda ses commandements, que l'Éternel avait prescrits à Moïse. Et l'Éternel fut avec lui : il réussit dans toutes ses expéditions. Et il rompit avec le roi d'Assyrie et ne fut point dans sa dépendance. Il battit les Philistins jusqu'à Gaza et [ravagea] leur territoire depuis la tour d'observation aux villes fortes. Et la quatrième année du roi Ezéchias, qui est la septième année d'Hosée, fils d'Éla, roi d'Israël, Salmanassar, roi d'Assyrie, s'avança contre Samarie et l'assiégea, et s'en empara au bout de trois ans : ce fut la sixième année d'Ezéchias, c'est-à-dire, la neuvième année d'Hosée, roi d'Israël, que Samarie fut prise. Et et roi d'Assyrie déporta les Israélites en Assyrie et les établit à Halah et au Chabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes, parce qu'ils n'avaient pas écouté la voix de l'Éternel, leur Dieu, et qu'ils avaient transgressé son alliance : tout ce qu'avait prescrit Moïse, serviteur de l'Éternel, ils ne l'avaient ni écouté, ni fait. La quatorzième année du roi Ezéchias, Sanchérib, roi d'Assyrie, s'avança contre toutes les villes fortes de Juda, et s'en empara. Alors Ezéchias, roi de Juda, dépêcha vers le roi d'Assyrie à Lachis pour lui dire : J'ai forfait ! retire-toi de chez moi et je subirai ce que tu m'imposeras. Et le roi d'Assyrie imposa à Ezéchias, roi de Juda, trois cents talents d'argent et trente talents d'or. Et Ezéchias délivra tout l'argent qui se trouvait dans le temple de l'Éternel et dans les trésors du palais royal. Dans cette circonstance Ezéchias coupa les portes du temple de l'Éternel et leurs cadres qu'avait plaqués Ezéchias, roi de Juda, et les remit au roi d'Assyrie. Néanmoins le roi d'Assyrie envoya Tharthan et Rabsaris et Rabsaké de Lachis contre le roi Ezéchias avec des forces considérables à Jérusalem : et ils s'avancèrent et arrivèrent à Jérusalem ; et quand on se fut avancé et qu'on fut arrivé, ils se placèrent à l'aqueduc de l'étang supérieur qui est sur le chemin du champ du foulon. Et ils appelèrent le roi. Alors sortit vers eux Eliakim, fils d'Hilkia, préfet du palais, et Sebna, le Secrétaire, et Joah, fils d'Asaph, le Chancelier. Et Rabsaké leur dit : Allez dire à Ezéchias : Ainsi parle le grand roi, le roi d'Assyrie : Qu'est-ce que cette confiance où tu mets ton appui ? Tu dis (pur vain parler) : J'ai pour faire la guerre conseil et bravoure. Eh bien ! sur qui as-tu mis ton appui pour rompre avec moi ? Eh bien ! voilà que tu t'appuies sur ce roseau cassé, sur l'Egypte, lequel perce la main de qui s'en étaie : tel est Pharaon, roi d'Egypte, pour tous ceux qui s'appuient sur lui. Que si vous me dites : C'est dans l'Éternel, notre Dieu, que nous nous confions ; n'est-ce pas lui dont Ezéchias a aboli les tertres et les autels, et Ezéchias qui a dit à Juda et à Jérusalem : Devant cet autel vous adorerez à Jérusalem ? Maintenant donc fais un accord avec mon Maître, le roi d'Assyrie, et je te donnerai deux mille chevaux, si tu peux te donner les cavaliers pour les monter. Et comment repousserais-tu un seul général des moindres serviteurs de mon Maître ? mais tu te confies dans l'Egypte pour chars et cavaliers ! Hé ! est-ce sans l'Éternel que je me suis avancé jusqu'à cette place pour la saccager ? L'Éternel m'a dit : Marche contre ce pays-là et le saccage ! Et Eliakim, fils d'Hilkia, et Sebna et Joah dirent à Rabsaké : Parle donc à tes serviteurs dans la langue syrienne que nous comprenons et ne nous parle pas dans la langue juive aux oreilles de ce peuple qui est sur la muraille. Et Rabsaké leur dit : Est-ce à ton maître et à toi que mon Maître m'a envoyé porter ces paroles ? n'est-ce pas aux gens assis sur la muraille pour manger leurs excréments et boire leur urine avec vous ? Se présentant alors, Rabsaké cria d'une voix forte en langue juive, et parla et dit : Écoutez la parole du grand roi, roi d'Assyrie ! Ainsi parle le roi : Qu'Ezéchias ne vous abuse pas, car il ne saurait vous sauver de ma main. Et qu'Ezéchias ne vous fasse pas avoir confiance dans l'Éternel en disant : L'Éternel veut nous sauver et cette ville-ci ne sera point livrée aux mains du roi d'Assyrie. N'écoutez pas Ezéchias ! car ainsi parle le roi d'Assyrie : Faites amitié avec moi et passez de mon côté ; et vous jouirez chacun de sa vigne, et chacun de son figuier, et vous vous désaltérerez chacun à l'eau de sa citerne, jusqu'à ce que je vienne pour vous emmener dans un pays pareil à votre pays, dans un pays de blé et de vin, un pays de pain et de vignes, un pays d'oliviers à huile, et de miel, et vous vivrez et ne mourrez pas. N'écoutez donc pas Ezéchias, quand il vous leurre en disant : L'Éternel nous sauvera. Les dieux des nations ont-ils, l'un ou l'autre, sauvé son pays de la main du roi d'Assyrie ? Où sont les dieux de Hamath ou d'Arpad ? Où les dieux de Sepharvaïm, Héna et Ivva, pour sauver Samarie de ma main ? Quels sont parmi tous les dieux des États ceux qui ont sauvé leur État de ma main pour croire que l'Éternel sauvera Jérusalem de ma main ? Et le peuple fut muet et ne lui répondit mot, car tel était l'ordre du roi qui avait dit : Ne répondez pas ! Et Eliakim, fils d'Hilkia, préfet du palais, et Sebna, le Secrétaire, et Joah, fils d'Asaph, le Chancelier, se présentèrent à Ezéchias, les habits déchirés, et lui redirent les discours de Rabsaké.
Épître
Aussi je vous demande de ne point vous laisser décourager par les tribulations que je souffre pour vous, ce qui est votre gloire. C'est à cause de cela que je ploie les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute lignée dans les cieux et sur la terre, afin qu'il vous donne, selon la richesse de Sa gloire, d'être puissamment fortifiés par Son esprit dans l'homme intérieur, en sorte que Christ habite par la foi dans vos cœurs, afin que, étant enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez pleinement comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, et la profondeur et la hauteur, et connaître la charité de Christ qui surpasse la connaissance, afin que toute la plénitude de Dieu s'accomplisse. Or, qu'à Celui qui peut plus que tout faire, bien au delà de ce que nous demandons ou de ce que nous pensons, selon la puissance qui se déploie en nous, qu'à Lui soit rendue la gloire dans l'Église et en Christ Jésus, durant toutes les générations du siècle des siècles. Amen !
Première lecture
Et Abraham était vieux, avancé en âge, et l'Éternel avait béni Abraham en toute chose. Alors Abraham dit à son serviteur, le plus ancien de sa maison, qui avait le gouvernement de tout ce qui lui appartenait : Pose ta main sous ma hanche, afin que je t'adjure au nom de l'Éternel, Dieu des cieux et Dieu de la terre, de ne choisir pour la femme de mon fils aucune des filles des Cananéens au milieu desquels je demeure, mais d'aller dans mon pays et dans ma patrie choisir une femme pour mon fils Isaac. Alors le serviteur lui dit : Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas me suivre dans ce pays-ci : dois-je pour lors reconduire ton fils dans le pays d'où tu es sorti ? Et Abraham lui dit : Garde-toi d'y reconduire mon fils ! L'Éternel, Dieu du ciel, qui m'a tiré de la maison de mon père, et de ma patrie et qui m'a fait cette promesse et ce serment : Je donnerai ce pays-ci à ta postérité, Lui-même enverra son ange pour te précéder, afin que tu ramènes de là une femme pour mon fils. Que si la femme ne voulait pas te suivre, alors tu seras libéré de ce serment que je t'impose ; seulement ne dois-tu pas reconduire mon fils là. Le serviteur posa donc la main sous la hanche d'Abraham, son seigneur, et lui prêta le serment dans ce sens. Alors le serviteur prit dix chameaux parmi les chameaux de son maître, et il partit chargé de toutes sortes de beaux dons de son seigneur, et il se mit en route et gagna la Mésopotamie, la ville de Nachor. Et il agenouilla les chameaux en dehors de la ville près d'une fontaine au temps de la soirée, au temps où sortent celles qui puisent l'eau. Et il dit : Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, daigne me faire rencontrer aujourd'hui, et use de bienveillance envers mon seigneur Abraham ! Voici je reste posté près de la fontaine, et les filles des hommes de la ville sortent pour puiser de l'eau. Or, qu'il se fasse que la jeune fille à qui je dirai : Penche donc ta cruche, afin que je boive, et qui dira : Bois ! et j'abreuverai aussi tes chameaux, se trouve être celle que tu as destinée à ton serviteur Isaac ; et à cela je reconnaîtrai que tu uses de bienveillance envers mon seigneur. Et il n'avait pas encore achevé de parler que voici venir Rebecca, qui était née à Béthuel, fils de Milca, femme de Nachor, frère d'Abraham, sa cruche sur son épaule. Or la jeune fille était très belle de figure, encore vierge, et nul homme ne l'avait connue. Et elle descendit à la fontaine, et emplit sa cruche et remonta. Alors le serviteur courut au-devant d'elle, et dit : Laisse-moi donc boire un peu d'eau de ta cruche ! Et elle répondit : Bois, mon seigneur ! et vite elle abaissa sa cruche sur sa main et lui donna à boire. Et après l'avoir entièrement désaltéré, elle dit : Je puiserai aussi pour tes chameaux jusqu'à ce qu'ils soient entièrement abreuvés. Et vite elle vida sa cruche dans l'auge, et courut encore à la fontaine pour puiser, et elle puisa pour tous ses chameaux. Et l'homme la contemplait en silence pour voir si l'Éternel donnerait ou non du succès à son voyage. Et lorsque les chameaux eurent fini de s'abreuver, l'homme prit un anneau d'or, pesant un demi-sicle, et deux bracelets pour ses poignets, du poids de dix sicles d'or, et dit : De qui es-tu fille ? Indique-le moi donc ! Y a-t-il pour nous dans la maison de ton père une place où passer la nuit ? Et elle lui répondit : Je suis fille de Béthuel, fils de Milca, que celle-ci a enfanté à Nachor. Et elle lui dit : Et paille et fourrage sont en abondance chez nous, et il y a gîte aussi pour passer la nuit. Alors l'homme s'inclina et se prosterna devant l'Éternel, et dit : Béni soit l'Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, qui ne s'est pas départi de son amour et de sa fidélité envers mon seigneur ! Pour moi, l'Éternel m'a guidé sur la route de la maison des frères de mon seigneur. Et la jeune fille courut informer de ces choses la maison de sa mère. Or Rebecca avait un frère, dont le nom était Laban. Et Laban accourut vers l'homme dehors à la fontaine. Et ayant vu l'anneau et les bracelets aux mains de sa sœur, et entendu les discours de Rebecca, sa sœur, qui disait : Ainsi m'a parlé cet homme, il vint auprès de l'homme ; et voici, il se tenait près de ses chameaux à la fontaine. Et il dit : Entre, béni de l'Éternel ! pourquoi te tiens-tu dehors ? J'ai disposé la maison, et il y a place pour les chameaux. Et l'homme entra dans la maison ; et [Laban] débâta les chameaux, et donna de la paille et du fourrage pour les chameaux, et de l'eau pour laver ses pieds et les pieds des gens de sa suite. Et on lui servit à manger. Mais il dit : Je ne mangerai point que je n'aie dit ce que j'ai à dire. Et [Laban] répondit : Parle ! Et il dit : Je suis serviteur d'Abraham. Et l'Éternel a grandement béni mon seigneur qui a est un homme considérable, et auquel Il a donné des brebis et des bœufs et de l'argent et de l'or et des serviteurs et des servantes, et des chameaux et des ânes. Et Sarah, femme d'Abraham, mon seigneur, a dans sa vieillesse enfanté un fils à mon seigneur, et il lui a donné tout ce qu'il possède. Et mon seigneur m'a adjuré en ces termes : Tu ne choisiras pour femme de mon fils aucune des filles des Cananéens dont j'habite le pays ; mais tu te rendras dans la maison de mon père et dans ma famille, et tu y choisiras une femme pour mon fils. Et je dis à mon seigneur : Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas me suivre ! Et il me dit : L'Éternel en la présence de qui j'ai marché, enverra son ange avec toi, et fera réussir ton voyage, et tu prendras une femme pour mon fils dans ma famille et dans la maison de mon père. Alors tu seras libéré du serment que tu me fais, si tu vas t'adresser à ma famille ; et si on ne te l'accorde pas, tu seras libéré du serment que tu me fais. Et en arrivant aujourd'hui à la fontaine, j'ai dit : Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, si tu daignes faire réussir mon voyage que je fais : voici, je me tiendrai près de la fontaine ; et qu'il se fasse que la jeune fille sortant pour puiser de l'eau, à qui je dirai : Laisse-moi donc boire un peu d'eau de ta cruche, et qui me répondra : Bois toi-même, et je puiserai aussi pour tes chameaux, se trouve être la femme que l'Éternel a destinée au fils de mon seigneur. Je n'avais pas encore fini de parler en mon cœur que voilà que Rebecca sort, la cruche sur l'épaule, et descend à la fontaine et puise ; et je lui dis : Donne-moi donc à boire ! Et vite elle abaissa sa cruche de dessus son épaule et dit : Bois, et j'abreuverai aussi tes chameaux, et je bus et elle abreuva aussi les chameaux. Puis je lui fis cette question : De qui es-tu fille ? Et elle répondit : De Béthuel, fils de Nachor à qui Milca l'a enfanté. Et je mis l'anneau à sa narine, et les bracelets à ses poignets. Et je m'inclinai et me prosternai devant l'Éternel, et je bénis l'Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, qui m'a guidé dans la vraie voie pour marier la fille du frère de mon seigneur à son fils. Et maintenant, si votre intention est de témoigner à mon seigneur bienveillance et fidélité, déclarez-le-moi ; dans le cas contraire, déclarez-le-moi, afin que je me tourne à droite ou à gauche. Alors Laban et Béthuel répondirent et dirent : Ceci procède de l'Éternel ; nous ne pouvons rien te dire ni en mal, ni en bien. Voilà Rebecca devant toi ; prends-la et t'en va, et qu'elle devienne la femme du fils de ton seigneur, ainsi qu'a prononcé l'Éternel. Et lorsque le serviteur d'Abraham entendit leur discours, il se prosterna contre terre devant l'Éternel. Et le serviteur sortit des joyaux d'argent et des joyaux d'or, et des habillements, et les donna à Rebecca, et il donna des objets de prix à son frère et à sa mère. Alors ils mangèrent et burent, lui et les gens de sa suite, et passèrent la nuit. Et le matin ils se levèrent, et il dit : Laissez-moi retourner vers mon seigneur. Et le frère et la mère de Rebecca dirent : Que la jeune fille reste avec nous quelques jours, soit dix jours ; ensuite tu partiras. Mais il leur dit : Ne me retardez pas ! L'Éternel a fait réussir mon voyage, laissez-moi partir, afin que je retourne chez mon seigneur. Et ils dirent : Nous appellerons la jeune fille et nous lui demanderons de se prononcer. Et ils appelèrent Rebecca et lui dirent : Vas-tu avec cet homme ? Et elle répondit : Je vais. Sur quoi ils laissèrent partir Rebecca, leur sœur, et sa nourrice et le serviteur d'Abraham et son monde. Et ils bénirent Rebecca et lui dirent :O toi, notre sœur ! deviens des milliers de myriades, Et que ta race occupe la porte de tes ennemis ! Alors Rebecca et ses femmes se levèrent, et se placèrent sur les chameaux, et suivirent l'homme ; et le serviteur ayant pris Rebecca se mit en route. Cependant Isaac était revenu de la fontaine du Vivant-qui-voit, car il habitait le Midi du pays. Et Isaac était sorti pour se livrer à ses pensées dans les champs à l'approche du soir ; et il leva les yeux et regarda, et voilà que des chameaux arrivaient. Et Rebecca levant les yeux aperçut Isaac, et elle descendit de son chameau. Et elle dit au serviteur : Qui est cet homme qui s'avance par les champs à notre rencontre ? Et le serviteur dit : C'est mon seigneur. Alors elle prit son voile et s'en couvrit. Et le serviteur raconta à Isaac toutes les choses qu'il avait faites. Et Isaac introduisit Rebecca dans la tente de Sarah, sa mère, et il prit Rebecca, et elle devint sa femme et il l'aima ; et Isaac se consola après le deuil de sa mère.
Prière du matin — deuxième lecture
Alors le royaume des cieux ressemblera à dix vierges qui, après avoir pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Or cinq d'entre elles étaient étourdies, et cinq étaient prudentes. En effet les étourdies, après avoir pris leurs lampes, ne prirent pas d'huile avec elles, tandis que les prudentes prirent de l'huile dans leurs burettes avec leurs lampes. Mais comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent, et elles dormaient. Or, au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : « Voici l'époux ! sortez à sa rencontre ! » Alors toutes ces vierges s'éveillèrent et arrangèrent leurs lampes. Or les étourdies dirent aux prudentes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont éteintes ; » mais les prudentes répliquèrent : « Jamais il n'y en aura assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. » Or, pendant qu'elles allaient en acheter, survint l'époux, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui à la noce, et la porte fut fermée. Mais plus tard surviennent aussi les autres vierges disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais il leur répliqua : « En vérité je vous le déclare, je ne vous connais point. » Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l'heure. De même en effet qu'un homme partant pour un voyage appela ses esclaves, et leur remit ses biens, et qu'à l'un il donna cinq talents, et à un autre deux, et à un troisième un, à chacun selon sa capacité particulière, et qu'il partit pour son voyage ; aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres. De même aussi celui qui avait reçu les deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla faire un creux en terre, et y cacha l'argent de son maître. Or, après un long espace de temps, le maître de ces esclaves revient et leur fait rendre compte. Et celui qui avait reçu les cinq talents s'étant approché apporta cinq autres talents, en disant : « Seigneur, tu m'as remis cinq talents, regarde, j'ai gagné cinq autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Celui qui avait reçu les deux talents s'étant aussi approché dit : « Seigneur, tu m'as remis deux talents, regarde, j'ai gagné deux autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Mais celui qui avait reçu le seul talent s'étant aussi approché dit : « Seigneur, je te connaissais pour être un homme dur, moissonnant où tu n'as pas semé, et serrant le grain de là où tu n'as pas vanné, et tout craintif j'ai été cacher ton talent dans la terre, regarde, tu récupères ce qui est à toi. » Mais son maître lui répliqua : « Méchant et paresseux esclave, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé et que je serre le grain de là où je n'ai pas vanné ? Il te fallait donc porter mon argent aux banquiers, et à mon retour j'aurais retiré ce qui était à moi avec l'intérêt. Enlevez-lui donc le talent et donnez-le à celui ; qui a les dix talents. Car à quiconque a il sera donné, et il regorgera ; mais quant à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. Et jetez cet esclave inutile dans les ténèbres extérieures ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Or, quand le fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire, et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les unes d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les chevreaux, et il placera les brebis à sa droite et les chevreaux à sa gauche, Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; nu, et vous m'avez vêtu ; j'ai été malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. » Alors les justes lui répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous nourri ? Ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Mais quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ? Ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Et quand t'avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous venus auprès de toi ? » Et le roi leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous l'avez fait pour un seul de ces tout petits, vous l'avez fait pour moi. » Alors il dira aussi à ceux qui seront à gauche : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges ! Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; et j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. » Alors eux aussi répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim ou avoir soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas servi ? » Alors il leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous ne l'avez pas fait pour un seul de ces tout petits, vous ne l'avez pas non plus fait pour moi. » Et ceux-ci s'en iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »
Psaume responsorial
Cantique graduel.Vers toi je lève les yeux, ô toi qui résides dans les Cieux ! Voici, comme les yeux des serviteurs regardent la main de leurs maîtres, et les yeux de la servante, la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux regardent vers l'Éternel, notre Dieu, attendant qu'il prenne pitié de nous. Prends pitié de nous, Éternel, prends pitié de nous ! Car nous sommes assez rassasiés de mépris ; notre âme est assez rassasiée des railleries des superbes, du mépris des hautains.
Évangile
Et il advint, qu'étant entré dans la maison de l'un des chefs des pharisiens, un jour de sabbat, pour prendre un repas, ils étaient occupés à l'épier. Et voici, il y avait devant lui un homme hydropique ; et Jésus prenant la parole dit aux légistes et aux pharisiens : « Est-il permis, oui ou non, d'opérer une guérison le jour du sabbat ? » Mais ils se turent ; et l'ayant pris à lui, il le guérit et le congédia ; et il leur dit : « Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retirera aussitôt le jour du sabbat ? » Et ils ne purent de leur côté répondre à cela. Or il adressait aux conviés une parabole, après avoir remarqué comment ils choisissaient les premières places, en leur disant : « Lorsque tu auras été convié par quelqu'un à des noces, ne t'installe pas à la première place, de peur qu'un plus noble que toi n'ait été convié par lui, et que celui qui vous a conviés l'un et l'autre ne te dise : « Fais place à celui-ci, » et alors tu te mettras avec honte à occuper la dernière place. Mais quand tu auras été convié, va t'établir à la dernière place, afin que, lorsque celui qui t'a convié sera venu, il te dise : « Ami, monte plus haut. » Alors tu seras honoré en présence de tous ceux qui sont à table avec toi. Car quiconque s'élève lui-même sera abaissé et celui qui s'abaisse lui-même sera élevé. »
Psaume responsorial
Louez l'Éternel, car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle ! Qu'ainsi parlent les rachetés de l'Éternel, qu'il a rachetés des mains de l'ennemi, et recueillis de tout pays, du Levant et du Couchant, du Septentrion et de la mer. Ils furent errants au désert, dans une voie solitaire, et ils ne trouvaient pas une ville où habiter ; ils éprouvaient la faim et la soif ; leur âme en eux était défaillante. Et ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, et leur fit prendre la voie directe pour arriver à une ville où pouvoir habiter. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a satisfait l'âme altérée, et comblé de biens l'âme affamée. Ceux qui habitaient les ténèbres et l'ombre de la mort, prisonniers de la misère et des fers… Car ils résistèrent aux paroles de Dieu, et méprisèrent les décrets du Très-haut. Aussi courba-t-Il leur cœur sous la peine ; ils succombèrent, et ne furent point assistés. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il les tira des ténèbres et de l'ombre de la mort, et rompit leurs fers. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a brisé les portes d'airain, et mis en pièces les verrous de fer. Les insensés qui suivaient la voie de la révolte, et à cause de leurs crimes se virent humiliés… Toute nourriture excitait leur dégoût, et ils arrivaient aux portes de la mort. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il émit sa parole, et les guérit, et les retira de leurs tombeaux. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils Lui offrent les sacrifices de la reconnaissance, et publient ses hauts faits avec des cris de joie ! Ceux qui se mirent en mer sur des navires, et firent la manœuvre sur les grandes eaux, furent témoins des œuvres de Dieu, et des merveilles qu'il opère dans les flots. Il dit, et excita un vent de tempête, qui souleva les vagues de la mer ; elles montèrent vers le ciel, descendirent dans l'abîme, leur âme dans le danger était éperdue ; saisis du vertige, ils chancelaient, comme étant ivres, et toute leur sagesse était évanouie. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, Il fit cesser la tourmente qui devint silencieuse, et les vagues se turent ; et ils furent joyeux, quand elles se calmèrent, et Il les conduisit au port désiré. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils L'exaltent dans l'assemblée du peuple, et Le louent dans la séance des anciens ! Il change les fleuves en désert, et les sources des eaux en sol aride, la plaine fertile en steppe salée, à cause de la méchanceté de ses habitants. Il change le désert en une masse d'eaux, et la terre desséchée en sources d'eaux, et Il y établit ceux qui sont affamés, et là ils fondent des villes, pour les habiter. Ils ensemencent des champs, et plantent des vignes qui donnent leurs fruits pour revenu. Et Il les bénit, et ils deviennent très nombreux, et Il n'amoindrit pas leurs bestiaux. Or ils étaient amoindris et accablés par l'oppression, le malheur et les peines ; c'est lui qui verse le mépris sur les princes, et Il les fait errer dans un désert sans chemin ; mais Il relève le pauvre de sa misère, et rend les familles égales à des troupeaux. C'est ce que voient les hommes droits, et ils se réjouissent, et tous les méchants ont la bouche fermée. Que tout homme sage prenne garde à ceci, et soit attentif aux grâces de l'Éternel !
Psaume responsorial
Louez l'Éternel, vous toutes les nations ; glorifiez-le, vous tous les peuples ! Car sa grâce puissamment nous protège, et la fidélité de l'Éternel dure éternellement. Alléluia !
Psaume responsorial
C'est mon bonheur que l'Éternel écoute ma voix, mes prières ! Car Il a penché vers moi son oreille ; aussi toute ma vie je veux l'invoquer. Les liens de la mort m'enveloppaient, j'étais atteint des angoisses des Enfers, je trouvais devant moi la détresse et la douleur. Mais j'invoquai le nom de l'Éternel : « O Etemel, sauve mon âme ! » L'Éternel est clément et juste, et notre Dieu, plein de miséricorde. L'Éternel garde les simples ; j'étais affligé, et Il me fut secourable. Rentre, mon âme, dans ton repos ! car l'Éternel t'a fait du bien. Car Tu as affranchi mon âme de la mort, mes yeux des pleurs, mon pied de la chute. Je marcherai sous le regard de l'Éternel, sur la terre des vivants. J'ai cru, car j'ai parlé. J'avais beaucoup à souffrir ! Je disais dans mes alarmes : « Tous les hommes sont trompeurs. » Comment rendrai-je à l'Éternel tous les bienfaits que j'ai reçus de lui ? J'élèverai la coupe des délivrances, et j'invoquerai le nom de l'Éternel ; j'accomplirai mes vœux envers l'Éternel à la face de tout son peuple. Aux yeux de l'Éternel, ce qui coûte, c'est la mort de ses bien-aimés. O exauce-moi, Éternel ! car je suis ton serviteur, le fils de ta servante. Tu as détaché mes chaînes ; je t'offrirai le sacrifice de la reconnaissance, et j'invoquerai le nom de l'Éternel ; j'accomplirai mes vœux envers l'Éternel, à la face de tout son peuple, dans les parvis de la maison de l'Éternel, dans ton sein, ô Jérusalem ! Alléluia !
Prière du soir — première lecture
Et quand le roi Ezéchias entendit ce récit, il déchira ses habits et s'enveloppa du cilice et gagna le temple de l'Éternel. Et il délégua Eliakim, préfet du palais, et Sebna, le Secrétaire, et les doyens des Prêtres, enveloppés de cilices, vers Ésaïe, le prophète, fils d'Amots. Et ils lui dirent : Ainsi parle Ezéchias : Ce jour est un jour de détresse et de châtiment et d'opprobre ! Car les enfants sont venus jusqu'à l'ouverture de la matrice, et la force manque pour l'enfantement. Sans doute que l'Éternel, ton Dieu, a l'oreille ouverte à tous les discours de Rabsaké envoyé par le roi d'Assyrie, son Maître, pour outrager le Dieu vivant, et qu'il châtie ensuite des discours entendus par l'Éternel, ton Dieu. Élève donc une prière en faveur du reste existant encore. Ainsi se présentèrent les serviteurs du roi Ezéchias chez Ésaïe. Et Ésaïe leur dit : Ainsi parle l'Éternel : Parlez ainsi à votre Seigneur : Ne t'effraie pas des discours que tu as entendus et par lesquels me bravent les valets du roi d'Assyrie. Voici, je vais l'inspirer d'un esprit, et il ouïra une nouvelle, qui lui feront regagner son pays, et je le ferai tomber sous l'épée dans son pays. Et Rabsaké s'en retourna et alla trouver le roi d'Assyrie assiégeant Libna, car il avait appris son départ de Lachis. Alors il entendit parler de Thirhaka, roi d'Ethiopie, dont on disait : Voilà qu'il s'est mis en campagne pour t'attaquer. Et derechef il dépêcha des messagers à Ezéchias, en disant : Ainsi parlez à Ezéchias, roi de Juda : Ne sois pas la dupe de ton Dieu en qui tu te confies, disant : Jérusalem ne sera point livrée aux mains du roi d'Assyrie. Voici, tu as appris ce qu'ont fait les rois d'Assyrie à tous les pays, comment ils les ont détruits ; et toi, tu serais sauvé ! Est-ce que les dieux des nations que mes pères ont détruites, les ont sauvées, Gozan et Haran et Retseph et les fils d'Eden en Thelassar ? Où est le roi de Hamath, et le roi d'Arpad et le roi de la ville de Sepharvaïm, de Héna et Ivva ? Et Ezéchias reçut la lettre de la main des messagers, et la lut, puis monta au temple de l'Éternel et la déploya devant l'Éternel. Et Ezéchias fit sa prière devant l'Éternel et dit : Éternel, Dieu d'Israël, dont le trône est porté par les Chérubins, seul tu es le Dieu de tous les royaumes de la terre, c'est toi qui as fait les cieux et la terre. Incline, Éternel, ton oreille et écoute, ouvre tes yeux, Éternel, et vois, et entends les discours de Sanchérib qu'il a émis pour outrager le Dieu vivant. C'est vrai, Éternel ! les rois d'Assyrie ont désolé les nations et leur territoire, et livré leurs dieux aux flammes, car ce ne sont pas des dieux, mais l'ouvrage des mains de l'homme, c'est du bois et de la pierre, et ils les ont détruits. Eh bien donc ! Éternel, ô notre Dieu, viens nous sauver, de sa main, afin que tous les royaumes de la terre reconnaissent que seul, Éternel, tu es Dieu. Alors Ésaïe, fils d'Amots, envoya ce message à Ezéchias : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : La prière que tu m'as adressée au sujet de Sanchérib, roi d'Assyrie, je l'ai ouïe. Voici la parole que l'Éternel prononce sur lui : Elle te méprise, se rit de toi la vierge fille de Sion ; derrière toi elle hoche la tête la fille de Jérusalem. Qui as-tu et bravé et outragé ? et contre qui as-tu élevé la voix ? et contre qui as-tu porté tes regards hautains ?… Contre le Saint d'Israël. Par l'organe de tes messagers tu as outragé le Seigneur, et dit : Avec le nombre de mes chars j'ai escaladé les dernières cimes des montagnes aux côtés du Liban. Et j'abattrai ses hauts cèdres et l'élite de ses cyprès et je pénétrerai jusqu'au gîte du sommet, au bois de son parc. J'ai creusé et je me suis désaltéré à des eaux étrangères, et sous la plante de mes pieds je dessécherai tous les canaux de l'Egypte. N'as-tu pas entendu ? De loin je l'ai préparé, dès les temps anciens j'en ai formé le plan ; maintenant j'amène pour effet que tu fais crouler les villes fortes en ruines désolées ; et leurs habitants, les bras raccourcis, furent éperdus et confus ; ils devinrent comme le gazon des prés, comme la verdure de la plante, l'herbe des toits et la nielle avant de lever. Je sais quand tu t'assieds, et sors et entres et quand tu te mutines contre moi. Parce que tu te mutines contre moi, et que ta superbe est venue à mes oreilles, je mets ma boucle à ta narine et mon mors entre tes lèvres et je te ramène par la voie par où tu es venu. Et aie ceci comme signe : La première année vous mangerez le recru du blé, et la seconde année un grain spontané, et la troisième année semez et moissonnez et plantez des vignes et en mangez le fruit. Et les réchappés de la maison de Juda, survivants, auront plus de racine en bas, et plus de fruit en haut, car de Jérusalem il sortira un reste, et de la montagne de Sion des réchappés : le zèle de l'Éternel opérera ces choses. C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel touchant le roi d'Assyrie : Il ne pénétrera point dans cette ville, et n'y décochera point de flèches, et il ne l'abordera point sous le bouclier et n'élèvera point de terrasse contre elle ; le chemin qu'il a pris, il le reprendra, et dans cette ville il ne pénétrera pas, prononce l'Éternel. Car Je protège cette ville, afin de la sauver pour l'amour de moi et pour l'amour de David, mon serviteur. Et il arriva la nuit même que l'ange de l'Éternel sortit et abattit dans le camp des Assyriens cent quatre-vingt-cinq mille hommes. Et quand au matin on se leva, voilà que c'étaient tout autant de corps morts. Alors Sanchérib, roi d'Assyrie, décampa et partit et s'en retourna et resta dans Ninive. Et comme il adorait dans le temple de Nisroch, son dieu, Adrammelech et Saresser le frappèrent avec l'épée ; quant à eux, ils se réfugièrent dans la contrée d'Ararat. Et Assarhaddon, son fils, devint roi en sa place.
Deuxième lecture
Et vous, qui étiez morts par vos fautes et vos convoitises, dans lesquelles vous avez marché jadis selon le train de ce monde, selon le chef de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la désobéissance, parmi lesquels, nous aussi, nous nous livrions tous jadis aux convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions, par nature, des enfants de colère comme les autres… mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de la grande charité dont Il nous a aimés, nous aussi, qui étions morts par nos fautes et nos convoitises, Il nous a rendus à la vie avec vous en Christ, (c'est par grâce que vous avez été sauvés), et Il nous a ensemble ressuscités et fait asseoir dans les lieux célestes en Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l'excessive richesse de Sa grâce par Sa bonté, dont nous sommes les objets en Christ Jésus. Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ; ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne s'enorgueillisse ; car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Christ Jésus pour de bonnes œuvres, que Dieu a d'avance préparées, afin que ce soit en elles que nous marchions. C'est pourquoi souvenez-vous que, naguère, vous, les païens par la chair, qui étiez appelés l'incirconcision par ce qui s'appelle la circoncision faite manuellement en la chair, que vous étiez, dis-je, en ce temps-là, sans Christ, étant en dehors de la société d'Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n'ayant point d'espérance, et étant sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Christ Jésus, vous qui étiez naguère éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ, car c'est lui qui est notre paix, lui, qui de l'un et de l'autre a fait un seul, et qui a détruit le mur qui formait la séparation, je veux dire la haine, en anéantissant par sa propre chair la loi des commandements donnés sous forme de décrets, afin de créer en lui, de tous les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier l'un et l'autre, en un seul et même corps, avec Dieu par la croix, en détruisant la haine par elle. Et il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez éloignés, et à ceux qui sont près, car c'est par lui que nous avons, les uns et les autres, en un seul et même esprit, l'accès auprès du Père. Ainsi donc vous n'êtes plus étrangers et sans droit de cité, mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, la pierre angulaire étant Christ Jésus même, en qui tout édifice, ayant ses parties bien ajustées, s'élève comme un sanctuaire sacré dans le seigneur, en qui, vous aussi, vous êtes tous édifiés ensemble pour devenir une habitation de Christ en esprit.
Deuxième lecture
« Écris aussi à l'ange de l'Église qui est dans Sardes :Voici ce que dit celui qui possède les sept esprits de Dieu et a les sept étoiles :Je connais tes œuvres ; je sais que tu passes pour être vivant, tandis que tu es mort. Deviens vigilant et fortifie le reste qui s'en allait mourir, car je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu, et observe, et repens-toi. Si tu ne veilles donc pas, j'arriverai comme un voleur, et tu ne sauras point à quelle heure j'arriverai sur toi. Cependant tu as à Sardes un petit nombre de personnes qui n'ont pas souillé leurs vêtements, et qui marcheront avec moi dans des vêtements blancs, car elles en sont dignes. Le vainqueur sera ainsi revêtu de vêtements blancs, et je n'effacerai certainement point son nom du livre de la vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant Ses anges. Que celui qui a une oreille entende ce que l'Esprit dit aux Églises. » « Écris aussi à l'ange de l'Église qui est dans Philadelphie :Voici ce que dit le véritable, le saint, celui qui tient la clef de David, celui qui ouvre et personne ne fermera, qui ferme et personne n'ouvre : Je connais tes œuvres ; voici, j'ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer ; car tu as une faible puissance, et tu as observé ma parole, et tu n'as pas renié mon nom. Voici, je permets que de la synagogue de Satan, de ceux qui se disent eux-mêmes Juifs, et ils ne le sont pas, mais ils mentent…. voici, je ferai qu'ils viennent adorer à tes pieds, et qu'ils sachent que moi je t'ai aimé, et que tu as observé la leçon de constance que je t'ai donnée ; et moi de mon côté je te préserverai de l'heure de la tentation, qui va venir sur l'univers entier afin de mettre à l'épreuve les habitants de la terre. Je vais venir promptement ; retiens ce que tu as, afin que personne n'enlève ta couronne. Le vainqueur, j'en ferai une colonne dans le sanctuaire de mon Dieu, et il n'en sortira certainement plus, et j'écrirai dessus le nom de mon Dieu et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem, laquelle descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nouveau nom. Que celui qui a une oreille entende ce que l'Esprit dit aux Églises. » « Écris aussi à l'ange de l'Église qui est dans Laodicée : Voici ce que dit l'amen, le témoin qui est fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu : Je connais tes œuvres ; je sais que tu n'es ni froid, ni bouillant. Ainsi parce que tu es tiède, et non pas froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche. En effet tu dis : je suis riche et je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien ; et tu ne sais pas que toi tu es le malheureux et le misérable, et pauvre, et aveugle, et nu ! Je te conseille d'acheter de moi de l'or affiné au feu afin de t'enrichir, et des vêtements blancs afin de te vêtir et de ne pas laisser paraître la honte de ta nudité, et un collyre pour enduire tes yeux afin que tu voies. Pour moi, tous ceux que j'aime, je les reprends et je les châtie ; sois donc zélé, et repens-toi. Voici, je me tiens auprès de la porte et je heurte : si quelqu'un entend ma voix et qu'il ouvre la porte, j'entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi. Le vainqueur, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi de mon côté j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur Son trône. Que celui qui a une oreille entende ce que l'Esprit dit aux Églises. »
Deuxième lecture
Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez en haine le mal, attachez-vous fortement au bien. Quant à l'amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres ; quant aux égards, devancez-vous réciproquement ; quant au zèle, ne soyez pas indolents. Soyez bouillants d'esprit, asservis au Seigneur, joyeux par l'espérance, fermes dans la tribulation, persévérants dans la prière. Prenez part aux besoins des saints, exercez l'hospitalité. Bénissez les persécuteurs, bénissez et ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. Ayez, les uns pour les autres, des sentiments semblables. Ne visez pas aux grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous complaisez pas dans vos propres pensées. Ne rendez à personne mal pour mal ; ayez à cœur ce qui est bon en présence de tous les hommes. S'il est possible, pour autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.
Deuxième lecture
En effet, tandis qu'un commandement antérieur est abrogé, à cause de son impuissance et de son inefficacité, (car la loi n'a rien amené à la perfection), il s'introduit en revanche une espérance meilleure, grâce à laquelle nous nous approchons de Dieu. Et, en tant que cela n'a pas eu lieu sans serment, — ( car, tandis que les autres sont devenus prêtres sans qu'il y ait eu de serment, pour lui, il l'est devenu avec un serment prêté par Celui qui lui dit : « Le Seigneur en a fait le serment, et Il ne s'en repentira pas : Tu es prêtre pour l'éternité »), — Jésus est, par cela même, devenu le garant d'une alliance d'autant plus excellente. Et, tandis que les autres ont formé une pluralité de prêtres, parce que la mort empêche la permanence, pour lui, comme il demeure pour l'éternité, il possède la prêtrise indéfectible, en sorte qu'il peut aussi sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, car il est toujours vivant pour intercéder pour eux.
Évangile
mais le premier jour de la semaine, dès l'aube, elles vinrent au sépulcre portant les aromates qu'elles avaient préparés. Mais elles trouvèrent la pierre déplacée de devant le sépulcre, et étant entrées elles ne trouvèrent pas le corps du seigneur Jésus. Et il advint, pendant qu'elles ne savaient qu'en penser, que voici, deux hommes se présentèrent à elles, vêtus d'un habit étincelant ; et, comme elles étaient saisies de crainte et abaissaient leurs visages vers la terre, ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n'est pas ici, mais il est ressuscité ; souvenez-vous de la manière dont il vous a parlé lorsqu'il était encore en Galilée, disant du fils de l'homme : il faut qu'il soit livré aux mains des hommes pécheurs, et qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le troisième jour. » Et elles se souvinrent de ses paroles, et s'étant éloignées du sépulcre elles rapportèrent toutes ces choses aux onze et aux autres ; or c'étaient la Magdalène Marie, et Jeanne, et Marie mère de Jacques ; et les autres qui étaient avec elles disaient les mêmes choses aux apôtres, et ces paroles leur parurent du radotage, et ils ne les en croyaient pas. Mais Pierre s'étant levé courut au sépulcre, et s'étant courbé il vit les linges seuls ; et il s'en retourna, émerveillé en lui-même de ce qui était advenu. Et voici, deux d'entre eux se rendaient le même jour dans un village éloigné de soixante stades de Jérusalem, et nommé Emmaous ; et ils causaient ensemble de tous ces événements. Et il advint, pendant qu'ils causaient et discutaient, que Jésus s'étant approché cheminait avec eux, mais leurs yeux étaient offusqués de manière à ne le pas reconnaître. Mais il leur dit : « Quels sont ces discours que vous échangez entre vous, tout en marchant ? » Et ils demeurèrent tout chagrins. Mais l'un d'eux, nommé Cléopas, lui répliqua : « Séjournes-tu seul à Jérusalem, que tu n'aies pas eu connaissance des choses qui s'y sont passées ces jours-ci ? » Et il leur dit : « Lesquelles ? » Or ils lui dirent : « Celles qui concernent Jésus le Nazarénien, qui fut un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, et comme quoi nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort, et l'ont crucifié, tandis que nous, nous espérions qu'il était celui qui doit racheter Israël. Mais avec tout cela, voici le troisième jour depuis que ces choses ont eu lieu ; et de plus quelques femmes d'entre nous nous ont mis hors de nous-mêmes, car, s'étant rendues de grand matin au sépulcre, et n'ayant pas trouvé le corps, elles sont venues nous dire en outre qu'elles avaient vu une apparition d'anges qui disent qu'il est vivant ; et quelques-uns de nos compagnons sont allés au sépulcre, et ont trouvé les choses telles que les femmes les avaient dites, mais quant à lui ils ne l'ont point vu. » Et lui-même leur dit : « O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce dont ont parlé les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ soutînt ces choses, et qu'il entrât dans sa gloire ? » Et ayant commencé depuis Moïse et depuis tous les prophètes, il leur interpréta dans toutes les écritures ce qui le concernait. Et ils approchèrent du village où ils se rendaient, et lui-même feignit de se rendre plus loin ; et ils le retinrent de force, en disant : « Reste avec nous ; car voici le soir, et le jour a déjà baissé. » Et il entra pour rester avec eux. Et il advint, au moment où il se mit à table avec eux, qu'ayant pris le pain il prononça une bénédiction, et après l'avoir rompu il le leur distribuait. Mais leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent, et lui-même devint invisible pour eux ; et ils se dirent l'un à l'autre : « Est-ce que notre cœur ne brûlait pas quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les écritures ? » Et s'étant levés sur l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et trouvèrent réunis les onze et leurs compagnons, qui disaient : « Le Seigneur est réellement ressuscité, et il s'est fait voir à Simon. » Et eux-mêmes racontaient ce qui leur était arrivé en chemin, et comment il avait été reconnu par eux à la fraction du pain. Or, pendant qu'ils parlaient ainsi, lui-même se présenta au milieu d'eux, et leur dit : « Paix pour vous ! » Mais saisis d'épouvante et de crainte ils s'imaginaient voir un esprit ; et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi des pensées montent-elles dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds, car c'est bien moi-même ; touchez-moi et voyez ; car un esprit n'a ni chair ni os comme vous voyez que je les ai. » Et en disant cela il leur montra ses mains et ses pieds. Mais, comme dans leur joie ils doutaient encore et étaient émerveillés, il leur dit : « Avez–vous ici quelque chose à manger ? » Or ils lui servirent une portion de poisson rôti ; et l'ayant prise, il mangea devant eux. Mais il leur dit : « Ce sont ici les paroles que je vous ai adressées pendant que j'étais encore avec vous, vous disant qu'il fallait que fussent accomplies toutes les choses écrites à mon sujet dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes. » Alors il leur ouvrit l'esprit pour comprendre les écritures, et il leur dit : « C'est ainsi qu'il a été écrit que le Christ souffrirait, et qu'il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance en vue de la rémission des péchés serait prêchée en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui êtes témoins de ces choses, et voici, moi, j'envoie sur vous la promesse de mon Père, mais, pour vous, demeurez dans la ville jusques à ce que vous ayez été revêtus d'une puissance venue d'en haut. » Et il les conduisit hors de la ville jusques à Béthanie, et ayant élevé ses mains il les bénit. Et il advint, pendant qu'il les bénissait, qu'il se sépara d'eux ; et il était enlevé au ciel ; et eux, après l'avoir adoré, retournèrent à Jérusalem avec joie ; et'ils étaient constamment dans le temple occupés à bénir Dieu. Amen !
Prière du soir — deuxième lecture
Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? Est-ce que je n'ai pas vu Jésus notre seigneur ? N'êtes-vous pas vous-mêmes mon œuvre dans le seigneur ? Si, pour d'autres, je ne suis pas un apôtre, en revanche du moins je le suis pour vous, car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le seigneur. Voilà la justification que j'oppose à ceux qui me critiquent. Est-ce que nous n'avons pas le droit de manger et de boire ? Est-ce que nous n'avons pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme le font aussi les autres apôtres, et les frères du seigneur, et Céphas ? Ou bien, moi seul et Barnabas n'avons-nous pas le droit de ne point travailler ? Qui est-ce qui fait le service militaire à ses propres dépens ? Qui est-ce qui plante une vigne, et n'en mange pas le fruit ? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait de ce troupeau ? Est-ce d'un point de vue humain que je parle ainsi, ou bien la loi aussi ne dit-elle pas les mêmes choses ? En effet il est écrit dans la loi de Moïse : « Tu n'emmusèleras pas le bœuf qui foule le grain. » Est-ce que Dieu prend souci des bœufs ? Ou bien parle-t-Il uniquement à cause de nous ? C'est à cause de nous en effet que cela a été écrit, car celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain avec l'espérance d'en avoir sa part. Si, pour vous nous avons semé les choses spirituelles, est-il extraordinaire que nous moissonnions vos biens charnels ? Si d'autres possèdent des droits sur vous, n'en possédons-nous pas nous-mêmes à plus forte raison ? Mais nous n'avons pas usé de ces droits ; au contraire nous endurons tout pour ne pas créer d'obstacle à l'évangile de Christ. Ne savez-vous pas que ceux qui vaquent aux sacrifices tirent leur nourriture du temple, et que ceux qui sont employés au service de l'autel entrent en partage avec l'autel ? De même aussi le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile. Pour moi je n'ai fait usage d'aucun de ces droits. Mais je n'écris pas ainsi afin que cela me soit appliqué, car mieux me vaudrait mourir ; ou plutôt, ce qui est pour moi un motif de m'enorgueillir, personne ne le détruira. En effet, ce n'est pas de prêcher la bonne nouvelle, qui est pour moi un motif de m'enorgueillir, car c'est une nécessité qui m'est imposée ; en effet, malheur à moi si je n'annonçais pas la bonne nouvelle ! Car, si c'est volontairement que j'agis ainsi, je reçois une récompense, mais si c'est involontairement, c'est une administration qui m'est confiée. Quelle est donc ma récompense ? C'est, en prêchant la bonne nouvelle, d'offrir gratuitement l'Évangile, afin de ne pas user de mes droits dans la prédication de l'Évangile. Car moi, qui suis indépendant de tous, je me suis asservi à tous, afin d'en gagner le plus grand nombre ; et j'ai été pour les Juifs comme un Juif, afin de gagner les Juifs ; pour ceux qui sont sous la loi comme étant moi-même sous la loi (quoique je ne sois point sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; pour ceux qui sont sans loi, comme étant moi-même sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu et que je vive au contraire dans la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi ; j'ai été faible pour les faibles, afin de gagner les faibles ; j'ai été tout pour tous, afin d'en sauver sûrement quelques-uns. Or je fais tout à cause de l'Évangile, afin d'en prendre aussi ma part. Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, il est vrai, mais qu'un seul remporte le prix ? Courez de manière à l'obtenir. Or tout athlète use d'une complète abstinence : ceux-là donc afin de remporter une couronne périssable, mais nous, une impérissable ; je cours donc, mais non sans savoir où je vais ; je lutte, mais de manière à ne pas battre l'air de mes coups ; mais je frappe mon propre corps et je le traite en esclave, de peur qu'après avoir servi de héraut pour les autres, je ne sois moi-même mis de côté.
Évangile
Et après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, prêchant l'évangile de Dieu, et disant : « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu s'approche ; repentez-vous et croyez à l'évangile. » Et en passant le long de la mer de Galilée il vit Simon, et André le frère de Simon, qui pêchaient au filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs ; et Jésus leur dit : « Marchez après moi, et je vous ferai devenir des pêcheurs d'hommes. » Et ayant aussitôt quitté leurs filets, ils le suivaient. Et ayant un peu continué sa route, il vit Jacques le fils de Zébédée et Jean son frère, qui, eux aussi arrangeaient, leurs filets dans leur barque. Et aussitôt il les appela ; et ayant laissé leur père Zébédée dans la barque avec les mercenaires, ils s'en allèrent après, lui.
Évangile
Or, le jour commençait à baisser, mais les douze s'étant approchés lui dirent : « Renvoie la foule, afin qu'ils aillent dans les villages et dans les campagnes d'alentour pour s'héberger et trouver de la nourriture, car nous sommes ici dans un lieu désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Et ils dirent : « Nous n'avons pas plus de cinq pains et de deux poissons, à moins que nous n'allions nous-mêmes acheter des vivres pour tout ce peuple. » Ils étaient en effet environ cinq mille hommes. Mais il dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par rangs d'environ cinquante. » C'est ce qu'ils firent, et ils les firent tous asseoir. Or, après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, ayant levé les yeux vers le ciel, il les bénit et les rompit, et il les donnait à ses disciples pour les offrir à la foule. Et ils mangèrent et furent tous rassasiés, et on emporta les morceaux qu'ils avaient eu de trop dans douze corbeilles.
Évangile
Or, en ce temps-là survient Jean le baptiste, prêchant dans le désert de Judée en disant : « Repentez-vous, car le royaume des cieux s'approche. » — Il est, en effet, celui dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. » — Quant à Jean lui-même, il avait son vêtement fait de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour de ses reins, tandis que sa nourriture consistait en sauterelles et en miel sauvage. Alors Jérusalem, ainsi que toute la Judée et toute la contrée voisine du Jourdain, se portait vers lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain, en confessant leurs péchés. Mais ayant vu plusieurs des pharisiens et des sadducéens qui venaient au baptême, il leur dit : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc un fruit digne de la repentance, et n'imaginez pas de dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut, de ces pierres-ci, susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. Pour moi, je vous baptise d'eau, en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main, et il nettoiera son aire, et il serrera son blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Alors Jésus vient de Galilée vers le Jourdain auprès de Jean, pour se faire baptiser par lui ; mais il l'en empêchait, en disant : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répliqua : « Pour le moment laisse faire, car c'est ainsi qu'il nous sied d'accomplir tout ce qui est juste. » Alors il le laisse faire. Or, après avoir été baptisé, Jésus sortit aussitôt de l'eau ; et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'esprit de Dieu, descendant comme une colombe, venir sur lui ; et voici, une voix sortant des cieux disait : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé, dans lequel J'ai pris plaisir. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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