Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Révélation d'Ésaïe, fils d'Amots, qui lui fut révélée touchant Juda et Jérusalem, dans le temps d'Hosias, de Jotham, d'Achaz, d'Ézéchias, roi de Juda. Cieux, écoutez ! Terre, prête l'oreille ! car l'Éternel parle. J'ai nourri et élevé des enfants, mais ils se sont rebellés contre moi. Le bœuf connaît son possesseur, et l'âne la crèche de son maître : Israël ne le connaît pas, mon peuple ne le distingue pas. Malheur à la nation pécheresse, à la nation chargée d'iniquité, à la race méchante, aux enfants dénaturés ! Ils ont abandonné l'Éternel, méprisé le Saint d'Israël, se sont retirés en arrière !… Où vous frapper encore, si vous ajoutez à vos rébellions ? La tête entière est malade, et le cœur entier dans le dépérissement. De la plante des pieds jusqu'à la tête rien n'y est sain ; c'est blessure, et contusion, et plaie vive, qui ne sont ni pansées, ni bandées, ni adoucies avec l'huile. Votre pays est désolé, vos villes brûlées au feu, et vos champs, sous vos yeux des étrangers les dévorent ; c'est une dévastation, comme quand des étrangers saccagent. Et la fille de Sion reste comme une hutte dans une vigne, comme une guérite dans un champ de concombres, comme une ville épargnée. Si l'Éternel des armées ne nous eût laissé un faible reste, nous étions pareils à Sodome, assimilés à Gomorrhe. Entendez la parole de l'Éternel, princes de Sodome ! Écoutez la loi de notre Dieu, peuple de Gomorrhe ! Que me fait le nombre de vos sacrifices ? dit l'Éternel : j'ai à satiété des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux gras ; et au sang des taureaux et des agneaux et des boucs je ne prends point de plaisir. Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de fouler mes parvis ? N'offrez plus d'oblations menteuses ! J'ai en horreur l'encens, les nouvelles lunes et les sabbats, la convocation de l'assemblée ; je ne souffre pas le crime et les fêtes solennelles.
Première lecture
Car voici, dans ces jours et ces temps-là, alors je ramènerai les captifs de Juda et de Jérusalem, et je rassemblerai tous les peuples et les ferai descendre dans la vallée de Josaphat, et je leur ferai là leur procès au sujet d'Israël, mon peuple et mon héritage, qu'ils ont disséminé parmi les peuples ; et ils se sont partagé mon pays et ont tiré mon peuple au sort, et ils ont donné l'enfant comme salaire à la prostituée, et vendu la jeune fille pour du vin, et ils l'ont bu. Et vous aussi, que me voulez-vous, Tyr et Sidon, et tous les cantons de la Philistie ? Voulez-vous user de représailles envers moi ? Si vous usez de représailles envers moi, vite, aussitôt, je ferai retomber sur vous ce que vous m'aurez fait, vous qui avez pris mon argent et mon or, et transporté dans vos temples mes joyaux précieux, et vendu aux Grecs les enfants de Juda et de Jérusalem pour les éloigner de leurs frontières. Voici, je les ferai se lever du lieu où vous les avez vendus, et je ferai retomber sur vos têtes ce que vous avez fait, et je vendrai vos fils et vos filles entre les mains des enfants de Juda, qui les vendront aux Sabéens, peuple reculé, car l'Éternel a prononcé. Publiez ceci parmi les peuples : Préparez la guerre ! faites lever les héros ! qu'ils approchent, qu'ils montent, tous les hommes de guerre ! Forgez vos faucilles en épées et vos serpes en javelots ! que le débile dise : Je suis un héros ! Hâtez-vous et venez, tous il les peuples d'alentour ! et qu'ils s'assemblent ! Éternel, fais descendre là tes héros ! que les peuples se lèvent et s'avancent dans la vallée de Josaphat ! car là je siégerai pour juger tous les peuples d'alentour ! Mettez la faucille aux blés, car la moisson est mûre. Venez ! foulez ! car le pressoir est plein, les cuves regorgent ; car grande fut leur méchanceté. Il y a foule, foule dans la vallée du jugement ! car la journée de l'Éternel est proche dans la vallée du jugement. Le soleil et la lune s'obscurcissent, et les étoiles retirent leur éclat. Et l'Éternel rugit de Sion, et de Jérusalem Il fait entendre sa voix, et les Cieux et la terre tremblent. Mais l'Éternel est un refuge pour son peuple et un boulevard pour les enfants d'Israël. Et vous reconnaîtrez que moi, l'Éternel, je suis votre Dieu habitant en Sion, ma sainte montagne ; et Jérusalem sera un sanctuaire, et des étrangers n'y pénétreront plus. Et dans ce temps-là les montagnes ruisselleront de moût et les collines seront découlantes de lait, et tous les ruisseaux de Juda auront des eaux courantes, et une source sortira de la maison de l'Éternel, et abreuvera la vallée de Sittim. L'Egypte deviendra un désert, et Édom une terre désolée, à cause des violences faites aux enfants de Juda dans le pays desquels ils ont versé le sang innocent. Mais Juda sera habité éternellement et Jérusalem dans tous les âges. Et je vengerai leur sang que je n'ai point encore vengé, et l'Éternel habitera en Sion.
Première lecture
Cantique de David.L'Éternel dit à mon Seigneur : « Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je te donne pour marchepied tes ennemis. » De Sion l'Éternel étendra le sceptre de ta puissance. Domine au milieu de tes ennemis ! Ton peuple s'empresse au jour de ton armement, dans une pompe sainte ; ta jeunesse vient à toi comme une rosée sortant du sein de l'aurore. L'Éternel a juré, et ne s'en repentira point : « Tu es sacrificateur pour l'éternité à l'instar de Melchisédek. » Le Seigneur à ta droite a mis des rois en pièces au jour de sa colère. Il fera justice parmi les peuples : tout est plein de cadavres ; Il a mis des têtes en pièces sur un vaste pays. Il boira au torrent dans sa marche, puis Il relèvera la tête.
Prière du matin — première lecture
Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.
The pride of the height is the firmament in its clearness, The appearance of heaven, in the spectacle of its glory. The sun when he appears, bringing tidings as he goes forth, Is a marvelous instrument, the work of the Most High: At his noon he dries up the country, And who shall stand against his burning heat? A man blowing a furnace is in works of heat, But the sun three times more, burning up the mountains: Breathing out fiery vapours, And sending forth bright beams, he dims the eyes. Great is the Lord that made him; And at his word he hastens his course. The moon also is in all things for her season, For a declaration of times, and a sign of the world. From the moon is the sign of the feast day; A light that waneth when she is come to the full. The month is called after her name, Increasing wonderfully in her changing; An instrument of the army on high, Shining forth in the firmament of heaven; The beauty of heaven, the glory of the stars, An ornament giving light in the highest places of the Lord. At the word of the Holy One they will stand in due order, And they will not faint in their watches. Look upon the rainbow, and praise him that made it; Exceeding beautiful in the brightness thereof. It encircles the heaven round about with a circle of glory; The hands of the Most High have stretched it. By his commandment he makes the snow to fall apace, And sends swiftly the lightnings of his judgement. By reason thereof the treasure-houses are opened; And clouds fly forth as fowls. By his mighty power he makes strong the clouds, And the hailstones are broken small: And at his appearing the mountains will be shaken, And at his will the south wind will blow. The voice of his thunder makes the earth to travail; So does the northern storm and the whirlwind: As birds flying down he sprinkleth the snow; And as the lighting of the locust is the falling down thereof: The eye will marvel at the beauty of its whiteness, And the heart will be astonished at the raining of it. The hoar frost also he pours on the earth as salt; And when it is congealed, it is as points of thorns. The cold north wind shall blow, And the ice shall be congealed on the water: It shall lodge upon every gathering together of water, And the water shall put on as it were a breastplate. It shall devour the mountains, and burn up the wilderness, And consume the green herb as fire. A mist coming speedily is the healing of all things; A dew coming after heat shall bring cheerfulness. By his counsel he has stilled the deep, And planted islands therein. They that sail on the sea tell of the danger thereof; And when we hear it with our ears, we marvel. Therein be also those strange and wondrous works, Variety of all that has life, the race of sea-monsters. By reason of him his end has success, And by his word all things consist. We may say many things, yet shall we not attain; And the sum of our words is, He is all. How shall we have strength to glorify him? For he is himself the great one above all his works. The Lord is terrible and exceeding great; And marvelous is his power. When you⌃ glorify the Lord, exalt him as much as you⌃ can; For even yet will he exceed: And when you⌃ exalt him, put forth your full strength: Be not weary; for you⌃ will never attain. Who has seen him, that he may declare him? And who shall magnify him as he is? Many things are hidden greater than these; For we have seen but a few of his works. For the Lord made all things; And to the godly gave he wisdom.
Épître
Je t'en adjure devant Dieu, et devant Christ Jésus qui doit juger les vivants et les morts, tant au nom de son apparition qu'au nom de son royaume : prêche la parole, insiste à propos et hors de propos, reprends, tance, exhorte avec toute sorte de patience et d'instruction. Car il y aura un moment où ils ne souffriront plus l'enseignement salutaire, mais où, selon leurs propres convoitises, ils se donneront une masse de docteurs, parce que leurs oreilles aiment à être flattées ; et, tandis que, d'un côté, ils les fermeront à la vérité, de l'autre, ils se jetteront dans les fables. Quant à toi, sois modéré à tous égards, endure les souffrances comme un bon soldat de Christ Jésus, fais l'œuvre d'un évangéliste, acquitte-toi parfaitement de ton ministère. Car, pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche ; j'ai combattu le bon combat ; j'ai achevé la course ; j'ai gardé la foi ; du reste, la couronne de justice m'est réservée ; le seigneur, le juste juge, me l'accordera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui désirent son apparition.
Première lecture
Et Salomon, fils de David, s'affermit dans sa royauté, et l'Éternel, son Dieu, était avec lui et l'agrandissait éminemment. Et Salomon dit à tout Israël, [c'est-à-dire] aux chefs des milliers et des centaines et aux Juges et à tous les Princes dans tout Israël, aux patriarches, qu'on eût à se rendre, Salomon et toute l'Assemblée avec lui, à la hauteur de Gabaon ; car là était la Tente du Rendez-vous de Dieu, qu'avait faite Moïse, serviteur de l'Éternel, dans le désert. Cependant David avait transféré l'Arche de Dieu de Kiriath-Jearim à la place que David avait disposée pour elle, car il lui érigea une tente à Jérusalem, mais l'autel d'airain, ouvrage de Betsaléèl, fils de Uri, fils de Hur, il l'avait placé devant la Résidence de l'Éternel, et Salomon et l'Assemblée le fréquentaient. Et Salomon y sacrifia sur l'autel d'airain de l'Éternel, qui se trouvait devant la Tente du Rendez-vous, et il offrit sur cet autel mille holocaustes. Dans la nuit même Dieu apparut à Salomon et lui dit : Demande ce que j'ai à te donner. Et Salomon dit à Dieu : Tu as fait à David, mon père, une grande faveur, et tu m'as fait roi en sa place : maintenant, Éternel, Dieu, qu'elle se justifie ta promesse à David, mon père ! Tu m'as constitué roi d'un peuple nombreux comme la poudre de la terre, donne-moi donc sagesse et science, afin que je puisse marcher et rentrer à la tête de ce peuple ; car qui est-ce qui saurait gouverner ton peuple, ce grand peuple ? Et Dieu dit à Salomon : Puisque c'est cela qui est dans ton cœur, et que tu n'as demandé ni richesse, ni trésors, ni gloire, ni la mort de tes ennemis, et que tu n'as pas même demandé de longs jours, mais que tu as demandé pour toi sagesse et science pour gouverner mon peuple dont je t'ai fait roi, sagesse et science te sont données, et je t'accorderai richesse et trésors et gloire, comme n'en eurent jamais les rois, tes prédécesseurs, et comme n'en aura aucun de tes successeurs. Et de la hauteur de Gabaon Salomon revint à Jérusalem ayant quitté la Tente du Rendez-vous, et il régna sur Israël. Et Salomon rassembla des chars et de la cavalerie, et il avait mille et quatre cents chars et douze mille cavaliers, dont il établit le dépôt dans les villes des chars et auprès du roi à Jérusalem. Et le roi rendit l'argent et l'or, à Jérusalem, aussi communs que les pierres, et les cèdres égaux en nombre aux sycomores qui croissent dans le pays-bas. Et l'on tirait de l'Egypte les chevaux pour Salomon, et c'était à Thékôa que les marchands du roi allaient recevoir un convoi contre payement. Et l'on amenait et tirait de l'Egypte un char pour six cents sicles d'argent, et un cheval pour cent cinquante, et de la même manière on en exportait par leur entremise pour tous les rois des Héthiens et les rois de Syrie.
Prière du matin — deuxième lecture
Et après cela Jésus parcourait la Galilée, car il ne voulait pas parcourir la Judée parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir. Or la fête des Juifs, celle des tabernacles, était proche : ses frères donc lui dirent : « Sors d'ici, et viens en Judée, afin que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais ; car personne ne fait en cachette ce qu'il cherche en même temps à rendre public ; puisque tu fais ces choses, manifeste-toi toi-même au monde. » En effet pas même ses frères ne croyaient en lui. Jésus leur dit donc : « Mon temps n'est pas encore venu, mais votre temps est toujours venu ; le monde ne peut vous haïr, mais il me hait parce que je témoigne contre lui que ses œuvres sont mauvaises ; pour vous, montez à la fête ; quant à moi, je ne monte pas encore à cette fête, parce que mon temps n'est pas encore accompli. » Or, après leur avoir ainsi parlé, il restait en Galilée. Mais, lorsque ses frères furent montés à la fête, alors lui-même y monta aussi, non pas ouvertement, mais comme en cachette. Les Juifs donc le cherchaient dans la fête et disaient : « Où est-il ? » Et il y avait parmi la foule un grand murmure à son sujet ; tandis que les uns disaient : « Il est homme de bien, d'autres disaient : « Non ; mais il égare la foule. » Cependant personne ne parlait librement de lui par crainte des Juifs. Or, comme on était déjà vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple, et il enseignait. Les Juifs donc s'en émerveillaient, et disaient : « Comment celui-ci connaît-il les lettres, sans les avoir étudiées ? » Jésus leur répliqua donc : « Ma doctrine n'est pas la mienne, mais celle de Celui qui m'a envoyé ; si quelqu'un veut faire Sa volonté, il connaîtra, quant à ma doctrine, si elle vient de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef recherche sa propre gloire ; mais celui qui recherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est véridique, et il n'y a pas d'injustice en lui. Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et pourtant nul d'entre vous ne pratique la loi ! Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? » La foule lui répliqua : « Tu as un démon ; qui est-ce qui cherche à te faire mourir ? » Jésus leur répliqua : « J'ai fait une seule œuvre, et vous êtes tous dans l'étonnement à cause de cela. Moïse vous a donné la circoncision (non qu'elle vienne de Moïse, mais des pères), et vous circoncisez un homme un jour de sabbat ; si l'homme subit la circoncision un jour de sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi m'en voulez-vous de ce que j'ai guéri un homme tout entier un jour de sabbat ? Ne jugez pas selon l'apparence, mais portez le juste jugement. » Quelques-uns des Hiérosolymitains disaient donc : « N'est-ce pas celui qu'ils cherchent à faire mourir ? Et voici, il parle librement et ils ne lui disent rien ; est-ce que par hasard les chefs ont vraiment reconnu que c'est lui qui est le Christ ? Mais nous savons d'où sort celui-ci, tandis que lorsque le Christ vient personne ne sait d'où il sort. » Jésus éleva donc la voix dans le temple en enseignant et en disant : « Vous me connaissez et vous savez aussi d'où je sors ; et ce n'est pas de mon chef que je suis venu, mais Celui qui m'a envoyé est véritable, lequel vous ne connaissez pas ; moi, je Le connais, parce que je viens de Lui, et que c'est Lui qui m'a envoyé. » Ils cherchaient donc à le saisir, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue. Mais plusieurs de la foule crurent en lui, et ils disaient : « Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui n'en a fait ? » Les pharisiens entendirent la foule qui murmurait ces paroles à son sujet, et les grands-prêtres et les pharisiens envoyèrent des huissiers afin de le saisir. Jésus dit donc : « Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé ; vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et là où moi je suis, vous, vous n'y pouvez venir. » Les Juifs se dirent donc entre eux : « Où doit-il se rendre, que nous ne pourrons pas le trouver ? Est-ce qu'il doit se rendre parmi ceux qui sont dispersés chez les Grecs, et enseigner les Grecs ? Que signifie cette parole qu'il a proférée : Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et là où moi je suis, vous, vous n'y pouvez black venir ? » Or le dernier jour de la fête, qui était le grand, Jésus s'avança et éleva la voix en disant : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive ; celui qui croit en moi, comme a dit l'Écriture, des fleuves d'eau vive découleront de son ventre . » Or il dit cela relativement à l'Esprit que ceux qui ont cru en lui devaient recevoir ; car l'esprit saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié. — Des gens de la foule ayant donc entendu ces paroles, disaient : « Celui-ci est vraiment le prophète. » D'autres disaient : « Il est le Christ. » Mais les premiers disaient : « Est-ce qu'en effet le Christ doit venir de Galilée ? L'Écriture n'a-t-elle pas dit que c'est de la race de David et de Bethléem, le village où était David, que doit sortir le Christ ? » Il y eut donc dissentiment parmi la foule à son sujet ; mais quelques-uns d'entre eux voulaient le saisir, toutefois personne ne mit la main sur lui. Les huissiers revinrent donc auprès des grands prêtres et des pharisiens, et ceux-ci leur dirent : « Pourquoi ne l'avez-vous pas amené ? » Les huissiers répondirent : « Jamais homme n'a parlé de la sorte. » Les pharisiens répliquèrent : « Est-ce que, vous aussi, vous vous êtes laissés séduire ? Est-ce que l'un des chefs ou des pharisiens a cru en lui ? Mais cette foule qui ne connaît pas la loi est maudite. » Nicodème (celui qui était venu auprès de lui antérieurement et qui était l'un d'entre eux), leur dit : « Est-ce que notre loi juge l'homme sans l'avoir d'abord interrogé, et sans avoir constaté ce qu'il fait ? » Ils lui répliquèrent : « Est-ce que toi aussi, tu sors de la Galilée ? Examine, et vois qu'un prophète ne saurait surgir de la Galilée. » [Et chacun s'en alla dans sa maison.]
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David, quand Nathan, le prophète, vint vers lui, après que David se fut approché de Bathséba.Fais-moi grâce, ô Dieu, selon ta miséricorde, selon tes grandes compassions, efface mes péchés ! Lave, lave encore, et enlève mon crime, et purifie-moi de mon péché ! Car je connais ma faute, et mon péché est toujours en face de moi. Contre toi, toi seul, j'ai péché, et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux… [Je l'avoue] afin que ta justice ressorte, quand tu prononces, et ta pureté, quand tu juges. Voici, je naquis en péché, et en iniquité ma mère me conçut. Voici, tu aimes la vérité dans le cœur : fais-moi donc intérieurement connaître la sagesse ! Avec l'hysope fais sur moi l'expiation, afin que je devienne pur ! lave-moi, pour que je sois plus blanc que la neige ! Annonce-moi l'allégresse et la joie ! fais tressaillir mes os que tu as brisés ! Cache-toi la face devant mes péchés, et efface toutes mes fautes ! Crée en moi un cœur pur, ô Dieu ! et mets en moi un esprit ferme et nouveau ! Ne me bannis pas de ta présence, et ne me retire pas ton Esprit Saint ! Rends-moi les délices de ton secours, et d'un esprit prompt à bien faire donne-moi l'appui ! Alors aux pécheurs je montrerai tes voies, et ceux qui s'écartent, reviendront à toi. Décharge-moi du sang versé, ô Dieu, mon Dieu Sauveur, afin que ma langue chante ta grâce ! Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera tes louanges. Car tu n'aimes pas les sacrifices, sinon j'en offrirais ; les holocaustes ne te sont point agréables. Le sacrifice que Dieu veut, c'est un esprit contrit ; un cœur contrit et brisé, de toi, ô Dieu, n'est point dédaigné, Sois par ta faveur le bienfaiteur de Sion, édifie les murs de Jérusalem ! Alors tu agréeras les pieux sacrifices, les holocaustes et les victimes entières, car sur ton autel on offrira des taureaux.
Évangile
« Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel s'est affadi, avec quoi le salera-t-on ? Il ne sert plus à rien, sinon, après avoir été jeté dehors, qu'à être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; on n'allume pas non plus une lampe pour la placer sous le boisseau, mais sur son support, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Que de même votre lumière brille devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. « Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; car en vérité je vous le déclare, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient disparu, un seul i ou un seul jambage ne disparaîtra point de la loi avant que tout n'ait été réalisé. En conséquence, celui qui aura enfreint un seul de ces moindres commandements et enseigné aux hommes à faire de même, sera renommé l'un des moindres dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera renommé grand dans le royaume des cieux.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec voix de jeunes filles. Sur bénites. Cantique de David. Je loue l'Éternel de tout mon cœur ; je vais dire toutes tes merveilles, l'allégresse et la joie que je trouve en toi, chanter ton nom, ô Très-haut ! Car mes ennemis se retirent en arrière, chancellent et disparaissent à ta vue ! Car tu défends ma cause et mon droit, tu sièges sur ton trône en juste juge. Tu tances les peuples, détruis les impies, effaces leur nom pour toujours, à jamais. Mes ennemis sont perdus, ruines éternelles ! Tu as détruit leurs villes, leur mémoire a péri ! Oui, l'Éternel règne à perpétuité, Il a pour le jugement disposé son trône, et Il juge le monde avec justice, et rend aux peuples des sentences équitables. Et l'Éternel est un refuge pour le pauvre, un refuge dans les temps de détresse. Ils se confient en toi ceux qui connaissent ton nom ; car tu ne délaisses pas ceux qui te cherchent, Éternel. Chantez l'Éternel, qui réside en Sion, racontez aux nations ses hauts faits ! Car, vengeur du sang, Il se souvient d'eux, Il n'oublie pas le cri des malheureux. Sois-moi propice, Éternel ! Vois la misère où mes ennemis me réduisent ; retire-moi des portes de la mort, afin que je publie toute ta louange aux Portes de la fille de Sion, me réjouissant de ton secours ! Les nations enfoncent dans la fosse qu'elles ont creusée ; leur pied se prend au filet qu'elles ont caché. L'Éternel s'est montré ; Il a fait justice, en enlaçant l'impie dans l'ouvrage même de ses mains. (Harpes. Pause) Les impies vont dans les Enfers, et de même tous les peuples qui ont oublié Dieu. Car toujours le pauvre ne sera pas oublié, et l'espoir des malheureux n'est pas à jamais perdu. Lève-toi, Éternel, afin que l'homme ne s'élève pas, afin que les nations soient jugées devant toi ! Mets, Éternel, ta terreur sur elles ! que les peuples sentent qu'ils ne sont que des hommes. (Pause)
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.Les Cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament proclame l'œuvre de ses mains. Le jour en transmet au jour le témoignage, et la nuit à la nuit en donne connaissance : ce n'est pas un discours, ce n'est pas un langage, dont la voix ne soit pas entendue. Sur toute la terre leurs accents se répandent, et leurs récits vont jusques au bout du monde, aux lieux où est dressée une tente au soleil ; il sort, comme un époux de sa chambre nuptiale, il se réjouit, comme un héros de courir dans la lice ; il part de l'extrémité du ciel, et sa carrière s'achève à ses extrémités : rien ne se dérobe à ses feux. La loi de l'Éternel est parfaite, elle restaure l'âme ; le témoignage de l'Éternel est sûr, il rend sage le simple ; les ordres de l'Éternel sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement de l'Éternel est pur, il éclaire les yeux ; la crainte de l'Éternel est pure, elle subsiste à jamais ; les préceptes de l'Éternel sont vrais, ils sont tous justes, ils ont plus de prix que l'or, que beaucoup d'or fin, plus de douceur que le miel, que le suc des rayons. Ton serviteur aussi en fut éclairé ; à les garder il y a un grand gain… Qui est-ce qui aperçoit [toutes] ses erreurs ? Absous-moi de celles que j'ignore ! Des orgueilleux aussi préserve ton serviteur ! Qu'ils ne prennent pas l'empire sur moi ! alors je serai sans reproche, et exempt d'un grand péché. Agrée les paroles de ma bouche, et accueille la méditation de mon cœur, ô Éternel, mon rocher, et mon libérateur !
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.Dieu que je loue, ne reste pas muet ! Car ils ouvrent contre moi la bouche de l'impie, la bouche du trompeur, parlent avec une langue menteuse ; et ils m'entourent de paroles de haine, et me font gratuitement la guerre ! En échange de mon amour ils me sont hostiles, mais moi je ne fais que prier. Ils me rendent le mal pour le bien, et de la haine pour mon amour. Mets un tel homme sous le pouvoir de l'impie, et que l'accusateur se dresse à sa droite ! Que du jugement il sorte convaincu, et que sa prière soit comptée comme péché ! Qu'il ait des jours peu nombreux, qu'un autre s'empare de sa charge ! Que ses enfants soient orphelins, et sa femme veuve ! Que ses fils soient vagabonds et mendient, et qu'ils quêtent loin de leur maison en ruines ! Que l'usurier jette le réseau sur tout ce qu'il a, et que des étrangers pillent le fruit de son labeur ! Que personne ne lui garde une longue affection, et que nul n'ait pitié de ses orphelins ! Que sa postérité soit exterminée, et que dès l'âge suivant leur nom soit éteint ! Qu'il soit fait mention devant l'Éternel du crime de ses pères, et que le péché de sa mère ne soit point effacé ; mais qu'ils soient toujours présents à l'Éternel, et qu'il retranche sa mémoire de la terre ! parce qu'il ne pensa point à pratiquer la bonté, et qu'il persécuta l'homme misérable et pauvre et l'affligé, afin de lui ôter la vie. Il aimait la malédiction, qu'elle l'atteigne ! La bénédiction n'était pas son plaisir, qu'elle s'éloigne de lui ! Qu'il se couvre de la malédiction comme de son vêtement ; qu'elle pénètre au dedans de lui comme des eaux, et comme de l'huile, dans ses os ; qu'elle soit pour lui comme le manteau où il s'enveloppe et comme la ceinture dont il se ceint toujours ! Tel soit le salaire que donne l'Éternel à mon ennemi, et à ceux qui disent du mal contre moi ! Mais toi, Éternel, mon Dieu ! assiste-moi pour l'amour de ton nom, car ta grâce est bénigne ; sauve-moi ! car je suis misérable et pauvre, et mon cœur est percé au dedans de moi. Je m'en vais, comme l'ombre, quand elle s'allonge, je suis pourchassé comme la sauterelle. Mes genoux chancellent par l'effet de mes jeûnes, et l'embonpoint a disparu de mon corps amaigri. Je suis livré à leurs outrages ; ils me regardent, et secouent la tête. Assiste-moi, Éternel, mon Dieu ! Sauve-moi en vertu de ta miséricorde, afin qu'ils sachent que c'est ta main, que c'est toi, Éternel, qui l'auras fait ! Qu'ils maudissent ! toi, tu béniras. Qu'ils se dressent ! ils seront confondus, et ton serviteur se réjouira. Que la honte enveloppe mes adversaires, et que leur opprobre les couvre comme un manteau ! Alors de ma bouche je louerai hautement l'Éternel, et je te célébrerai au milieu de la foule, car Il se tient à la droite du pauvre, et le sauve de ceux qui le condamnent.
Prière du soir — première lecture
Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.
Let us now praise famous men, And our fathers that became the father of us. The Lord manifested in them great glory, Even his mighty power from the beginning. Such as did bear rule in their kingdoms, And were men renowned for their power, Giving counsel by their understanding, Such as have brought tidings in prophecies: Leaders of the people by their counsels, And by their understanding men of learning for the people; Wise were their words in their instruction: Such as sought out musical tunes, And set forth verses in writing: Rich men furnished with ability, Living peaceably in their habitations: All these were honored in their generations, And were a glory in their days. There be of them, that have left a name behind them, To declare their praises. And some there be, which have no memorial; Who are perished as though they had not been, And are become as though they had not been born; And their children after them. But these were men of mercy, Whose righteous deeds have not been forgotten. With their seed shall remain continually a good inheritance; Their children are within the covenants. Their seed stands fast, And their children for their sakes. Their seed shall remain forever, And their glory shall not be blotted out. Their bodies were buried in peace, And their name lives to all generations. Peoples will declare their wisdom, And the congregation tells out their praise. Enoch pleased the Lord, and was translated, Being an example of repentance to all generations. Noah was found perfect and righteous; In the season of wrath he was taken in exchange for the world; Therefore was there left a remnant to the earth, When the flood came. Everlasting covenants were made with him, That all flesh should no more be blotted out by a flood. Abraham was a great father of a multitude of nations; And there was none found like him in glory; Who kept the law of the Most High, And was taken into covenant with him: In his flesh he established the covenant; And when he was proved, he was found faithful. Therefore he assured him by an oath, That the nations should be blessed in his seed; That he would multiply him as the dust of the earth, And exalt his seed as the stars, And cause them to inherit from sea to sea, And from the River to the utmost part of the earth. In Isaac also did he establish likewise, for Abraham his father’s sake, The blessing of all men, and the covenant: And he made it rest upon the head of Jacob; He acknowledged him in his blessings, And gave to him by inheritance, And divided his portions; Among twelve tribes did he part them.
Deuxième lecture
Mais nous vous prions, frères, en ce qui concerne l'avènement du seigneur Jésus-Christ, et notre réunion à lui, de ne pas vous laisser tout aussitôt jeter hors de votre bon sens, ni effrayer, soit par une inspiration, soit par des paroles ou une lettre qui nous seraient attribuées, comme si le jour du Seigneur était arrivé. Que personne ne vous égare d'aucune manière, car, tant que la défection n'aura pas eu lieu, et que n'aura pas été révélé l'homme de l'iniquité, le fils de la perdition, l'adversaire et celui qui s'élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu ou adoré, en sorte qu'il s'assied dans le sanctuaire de Dieu, se proclamant lui-même Dieu… Ne vous souvenez-vous pas que, lorsque j'étais encore parmi vous, je vous disais ces choses ? Et maintenant vous connaissez ce qui fait obstacle, afin qu'il ne soit révélé qu'en son temps ; car le mystère de l'iniquité déploie déjà son efficace, attendant seulement qu'ait disparu celui qui fait obstacle pour le moment. Et alors sera révélé l'inique, que le Seigneur détruira par le souffle de sa bouche, et qu'il anéantira par l'apparition de son avènement, lui, dont l'avènement est accompagné, par la puissance de Satan, de toute espèce de miracles, et de signes, et de prodiges mensongers, et de toute espèce d'erreur née de l'injustice, pour ceux qui périssent parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. Et c'est pour cela que Dieu leur envoie une efficace d'égarement, afin qu'ils croient au mensonge, pour que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice, soient jugés. Mais, pour nous, nous devons rendre de constantes actions de grâces à Dieu à votre sujet, frères bien-aimés du seigneur, parce que Dieu vous a choisis comme prémices pour le salut, par la sanctification de l'esprit et la foi en la vérité, ce à quoi Il vous a appelés par notre Évangile, afin que vous entriez en possession de la gloire de notre seigneur Jésus-Christ. Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les traditions que nous vous avons enseignées, soit de bouche, soit par lettre. Cependant, que notre Seigneur Christ Jésus, et Dieu notre Père, qui nous a aimés et qui nous a donné par Sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, consolent vos cœurs, et vous affermissent en tout bonne œuvre et en toute bonne parole !
Deuxième lecture
Paul, apôtre de Christ Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l'église de Dieu qui est à Corinthe, ainsi qu'à tous les saints qui sont dans toute l'Achaïe : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père, et par le seigneur Jésus-Christ ! Béni soit Dieu, qui est aussi le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des compassions et le Dieu de toute consolation, qui nous console de toute notre tribulation, afin que nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans toute espèce de tribulation par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés par Dieu ; car, de même que les souffrances de Christ surabondent en nous, c'est de même par Christ que surabonde aussi notre consolation. Mais, si nous sommes exposés à la tribulation, c'est pour votre consolation, laquelle résulte de votre patience à supporter les mêmes souffrances que nous souffrons nous-mêmes, et votre espérance demeure ferme en vous ; si nous sommes consolés, c'est pour votre consolation et votre salut, sachant que, de même que vous participez aux souffrances, vous participez aussi à la consolation. Nous ne voulons pas en effet que vous ignoriez, frères, quant à ce qui concerne la tribulation à laquelle nous avons été exposés en Asie, que nous avons eu à supporter un fardeau entièrement au-dessus de nos forces, de telle sorte que nous avons désespéré même de conserver la vie, ou plutôt, nous portions en nous-mêmes la sentence de mort, afin de ne point placer notre confiance en nous, mais en Dieu qui ressuscite les morts ; c'est Lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d'une mort semblable, Lui de qui nous espérons qu'il nous en délivrera encore, vous-mêmes aussi coopérant pour nous par la prière, afin que la grâce, obtenue pour nous par plusieurs personnes, fournisse à plusieurs l'occasion de rendre à votre sujet des actions de grâces. En effet voici ce qui nous donne le droit de nous enorgueillir : Notre conscience rend témoignage que c'est avec une sainteté et une pureté qui viennent de Dieu, et non avec une sagesse charnelle, mais selon la grâce de Dieu, que nous nous sommes conduits dans le monde, et plus encore parmi vous ; car nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous lisez. Mais j'espère que vous reconnaîtrez jusques à la fin, comme déjà vous l'avez fait pour nous en partie, que vous avez sujet de vous enorgueillir de nous, comme nous aussi de vous, dans la journée de notre Seigneur Jésus. Et c'était avec cette persuasion, que je voulais me rendre premièrement auprès de vous, afin que vous eussiez à deux reprises de la joie, et de chez vous passer en Macédoine, puis de Macédoine revenir auprès de vous, et être escorté par vous en Judée. Est-ce qu'en ayant cette volonté, j'ai réellement fait preuve de légèreté d'esprit ? Ou bien, les projets que je forme, est-ce que je les forme selon la chair, afin d'avoir à ma disposition le oui, oui, et le non, non ? Mais, grâce à la fidélité de Dieu, les paroles que nous vous adressons ne sont pas oui et non ; car le fils de Dieu, Jésus-Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, par moi, dis-je, et par Silvanus et par Timothée, n'a pas été oui et non, mais c'est oui qui est en lui ; car toutes les promesses de Dieu ont en lui leur oui ; c'est pourquoi c'est aussi par lui que l'Amen est prononcé par nous à la gloire de Dieu ; mais celui qui nous affermit ainsi que vous en Christ, et qui vous a oints, c'est Dieu, qui nous a aussi scellés et qui a mis dans nos cœurs le gage de son esprit. Pour moi, j'atteste Dieu sur mon âme, que c'est afin de vous épargner que je ne suis pas encore revenu à Corinthe ; non pas que nous dominions sur votre foi, mais nous devons coopérer à votre joie, car quant à la foi vous êtes fermes.
Deuxième lecture
Après cela je vis une foule nombreuse, et personne ne pouvait la compter, tirée de chaque nation, et des tribus, des peuples, et des langues ; ils se tenaient debout sur le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains ; et ils s'écrient d'une voix forte : « Le salut de notre Dieu appartient à Celui qui est assis sur le trône et à l'agneau. » Et tous les anges se tenaient debout autour du trône et des anciens et des quatre animaux, et ils se prosternèrent devant le trône sur leurs visages et ils adorèrent Dieu en disant : « Amen ! La bénédiction, et la gloire, et l'action de grâces, et l'honneur, et la puissance, et la force appartiennent à notre Dieu, aux siècles des siècles. » Amen ! Et l'un des anciens, s'adressant à moi, reprit : « Ceux-là qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d'où sont-ils venus ? » Et je lui répliquai : Seigneur, tu le sais. » Et il me dit :« Ceux-là sont ceux qui viennent d'une grande tribulation ; et ils ont lavé leurs robes et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau ; c'est pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu, et L'adorent nuit et jour dans Son sanctuaire. Et Celui qui est assis sur le trône dressera au-dessus d'eux Sa tente ; ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif ; ni le soleil, ni aucune chaleur ne les frappera ; parce que l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra, et les conduira vers des sources d'eaux vivifiantes ; et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »
Deuxième lecture
Que dirons-nous donc ? Nous dirons que les Gentils, qui n'aspiraient pas à la justice, ont obtenu la justice, j'entends la justice qui vient de la foi, tandis qu'Israël, qui aspirait à une loi qui donnât la justice, n'y est pas parvenu. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas de la foi qu'il l'a attendue ; mais c'est en quelque sorte par les œuvres qu'ils ont heurté contre la pierre d'achoppement, selon qu'il est écrit : « Voici, je place en Sion une pierre d'achoppement et un roc de scandale, et celui qui fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir. »
Évangile
Et il entra de nouveau dans une synagogue, et il se trouvait là un homme ayant la main desséchée. Et ils l'observaient pour voir si, le jour du sabbat, il le guérirait, afin de pouvoir l'accuser. Et il dit à l'homme qui avait la main sèche : « Lève-toi, et viens ici au milieu. » Et il leur dit : « Est-il permis le jour du sabbat de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou de la détruire ? » Mais eux se taisaient. Et ayant porté tout autour de lui ses regards sur eux avec colère, étant vivement attristé de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : « Étends la main. » Et il l'étendit et sa main fut guérie. Et les pharisiens étant sortis tenaient aussitôt conseil contre lui avec les Hérodiens, afin de le faire mourir. Et Jésus se retira, avec ses disciples vers la mer, et une multitude nombreuse venue de la Galilée le suivit. Et de la Judée, et de Jérusalem, et de l'Idumée, et d'au delà le Jourdain, et des environs de Tyr et de Sidon, une multitude nombreuse entendant parler de tout ce qu'il faisait, vint à lui. Et il dit à ses disciples de faire tenir près de lui des barques, à cause de la foule, afin qu'on ne se pressât pas contre lui ; en effet il avait guéri beaucoup de monde, en sorte que tous ceux qui avaient des infirmités se jetaient sur lui, afin de le toucher. Et les esprits impurs, quand ils le voyaient, se jetaient à ses pieds et s'écriaient : « Tu es le fils de Dieu. » Et il leur adressait beaucoup de remontrances, pour qu'ils ne le fissent pas connaître. Et il monte sur la montagne, et il appelle à lui ceux qu'il voulait ; et ils vinrent vers lui. Et il en désigna douze, qu'il nomma aussi apôtres, afin qu'ils fussent avec lui, et afin de les envoyer prêcher, en ayant l'autorité de chasser les démons. Et il désigna les douze, et il donna à Simon le nom de Pierre, et Jacques fils de Zébédée et Jean le frère de Jacques, et il leur donna le nom de Boanerges, qui signifie fils du tonnerre, et André, et Philippe, et Barthélémy, et Matthieu, et Thomas, et Jacques le fils d'Alphée, et Thaddée, et Simon le Cananéen, et Judas Iscarioth, lequel aussi le livra. Et il se rend à la maison, et la foule se réunit de nouveau, en sorte qu'ils ne pouvaient pas même prendre leur repas. Et ceux qui lui tenaient de près l'ayant appris sortirent pour se saisir de lui, car ils disaient : « Il a perdu l'esprit. » Et les scribes descendus de Jérusalem disaient : « Il a Béézéboul, » et : « C'est par le chef des démons qu'il chasse les démons. » Et les ayant appelés à lui, il leur disait sous forme de paraboles : « Comment Satan peut-il chasser Satan ? Et si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut pas subsister ; et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison-là ne pourra pas subsister ; et si Satan s'est soulevé contre lui-même et est divisé, il ne peut pas subsister, mais il prend fin. Mais personne ne peut, après être entré dans la maison de l'homme fort, piller ses biens, s'il n'a pas premièrement garrotté l'homme fort, et alors il pillera sa maison. En vérité je vous déclare que tous les péchés et les blasphèmes, qu'ils auront pu proférer, seront pardonnés aux fils des hommes ; mais celui qui aura blasphémé contre l'esprit saint n'a point de pardon à attendre pour l'éternité, mais il est coupable d'un péché éternel. » C'est qu'ils disaient : « Il a un esprit impur. » Et sa mère et ses frères viennent, et se tenant debout dehors ils envoyèrent vers lui pour l'appeler. Et la foule était-assise autour de lui, et on lui dit : « Voici, ta mère et tes frères sont dehors qui te cherchent. » Et il leur réplique : « Qui est ma mère et mes frères ? » Ayant porté ses regards tout alentour sur ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voilà ma mère et mes frères ; quiconque aura fait les volontés de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Prière du soir — deuxième lecture
mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains hommes se détacheront de la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, grâce à l'hypocrisie de faux docteurs, qui portent dans leur propre conscience la marque de la flétrissure, qui interdisent le mariage, prescrivent de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés afin qu'ils fussent pris avec actions de grâces par les fidèles et ceux qui connaissent la vérité, car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté quand on le prend avec actions de grâces, puisque tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière. En rappelant ces choses aux frères tu seras un bon ministre de Christ Jésus, nourri des paroles de la foi et du bon enseignement que tu t'es attaché à suivre ; mais repousse les fables profanes et extravagantes, et exerce-toi à la piété ; en effet, l'exercice corporel n'est utile qu'à peu de chose, tandis que la piété est utile pour toutes choses, puisqu'elle possède la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir ; c'est là une vérité certaine et digne de toute créance ; car c'est pour cela que nous travaillons et que nous luttons, parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant qui est le sauveur de tous les hommes, et principalement des fidèles. Voilà ce que tu dois prescrire et enseigner. Que personne ne méprise ta jeunesse, mais deviens un modèle pour les fidèles, en paroles, en conduite, en charité, en foi, en pureté. Jusques à ce que j'arrive, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. Ne néglige point le don spirituel qui est en toi, lequel t'a été donné par une prophétie avec l'imposition des mains du collège des anciens. Occupe-toi de ces choses, donne-t'y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes pour tout le monde ; veille sur toi-même et sur l'enseignement ; persévères-y ; car en agissant ainsi tu te sauveras toi-même ainsi que ceux qui t'écoutent.
Évangile
Or il y avait un malade, Lazare de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. — Or Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et qui essuya ses pieds avec ses cheveux ; c'était son frère Lazare qui était malade. — Les sœurs envoyèrent donc auprès de lui en lui faisant dire : « Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. » Ce que Jésus ayant ouï, il dit : « Cette maladie ne doit pas entraîner la mort, mais servir à la gloire de Dieu, afin que le fils de Dieu soit glorifié par elle. » Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. Lors donc qu'il eut appris qu'il était malade, il demeura, il est vrai, pour le moment pendant deux jours dans l'endroit où il se trouvait, puis ensuite il dit aux disciples : « Retournons en Judée. » Les disciples lui disent : Rabbi, naguère les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là derechef ! » Jésus répliqua : « Est-ce qu'il n'y a pas douze heures au jour ? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais si quelqu'un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n'est pas en lui. » Il parla ainsi, et après il leur dit : « Lazare notre ami s'est endormi, mais je vais pour l'éveiller. » Les disciples lui dirent donc : « Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. » — Mais Jésus avait parlé de sa mort ; tandis qu'eux s'imaginèrent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil. — Alors donc Jésus leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis à cause de vous, afin que vous croyiez, de ce que je n'étais pas là ; mais allons vers lui. » Thomas, qui est appelé Didymos, dit donc aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, afin que nous mourrions avec lui. » Jésus étant donc arrivé trouva qu'il était depuis déjà quatre jours dans le sépulcre. Or Béthanie était rapprochée de Jérusalem d'environ quinze stades, et plusieurs d'entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, afin de les consoler au sujet de leur frère. Marthe donc, lorsqu'elle apprit que Jésus arrivait, vint à sa rencontre, tandis que Marie demeurait assise dans la maison. Marthe dit donc à Jésus : « Si tu avais été ici, mon frère ne serait point mort ; et maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe lui dit : « Je sais qu'il ressuscitera lors de la résurrection au dernier jour. » Jésus lui dit : « C'est moi qui suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort et tout vivant qui croit en moi ne mourra certainement jamais. Crois-tu cela ? » Elle lui dit : « Oui, Seigneur, pour moi je crois que c'est toi qui es le Christ, le fils de Dieu, celui qui doit venir dans le monde. » Et après avoir dit cela elle s'en alla, et elle appela Marie sa sœur en lui disant en secret : « Le maître est ici et il t'appelle. » Celle-ci, dès qu'elle eut entendu, se leva en toute hâte et vint vers lui. Or Jésus n'était pas encore entré dans le village, mais il était encore à l'endroit où l'avait rencontré Marthe. Les Juifs donc qui étaient avec elle dans la maison et qui la consolaient, voyant que Marie s'était levée en toute hâte et était sortie, la suivirent en pensant qu'elle allait au sépulcre afin d'y pleurer. Marie donc, lorsqu'elle fut arrivée là où était Jésus, l'ayant vu tomba à ses pieds, en lui disant : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Jésus donc, lorsqu'il la vit pleurer, et les Juifs venus avec elle pleurer aussi, fut irrité en son esprit, et il tressaillit et dit : « Où l'avez-vous mis ? » On lui dit : « Seigneur, viens et vois. » Jésus pleura. Les Juifs donc disaient : « Voyez comme il l'aimait. » Mais quelques-uns d'entre eux dirent : « Est-ce que celui-ci qui a ouvert les yeux de l'aveugle ne pouvait pas faire que celui-ci aussi ne mourût point ? » Jésus donc, derechef irrité en lui-même, se rend au sépulcre ; or c'était une grotte, et une pierre était placée dessus. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » La sœur du mort, Marthe, lui dit : « Seigneur, il donne déjà de l'odeur ; car voici quatre jours qu'il y est. » Jésus lui dit : « Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » Ils enlevèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : « Père, je Te rends grâce de ce que Tu m'as écouté ; pour moi je savais bien que Tu m'écoutes toujours, mais c'est à cause de la foule qui m'entoure que j'ai parlé, afin qu'ils croient que c'est Toi qui m'as envoyé. » Et après avoir dit cela il s'écria à haute voix : « Lazare, viens dehors ! » Le mort sortit, avec les pieds et les mains attachés par des bandelettes, et son visage était enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Plusieurs donc d'entre les Juifs, qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce qu'il avait fait, crurent en lui ;
Évangile
Or on lui apportait aussi les petits enfants, afin qu'il les touchât ; ce que les disciples ayant vu ils les réprimandaient. Mais Jésus les appela à lui, en disant : « Laissez les petits enfants venir à moi, et ne les en empêchez pas, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume de Dieu. En vérité je vous le déclare, celui qui n'aura pas reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera certainement point. »
Évangile
Or tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de lui pour l'entendre, et les pharisiens et les scribes murmuraient en disant : « Celui-ci accueille des pécheurs et mange avec eux ! » Mais il leur adressa cette parabole-ci, en disant : « Quel est parmi vous l'homme qui, possédant cent brebis, s'il vient à en perdre une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert, et n'aille après celle qui est perdue jusques à ce qu'il l'ait retrouvée ? Et, quand il l'a retrouvée, il la place tout joyeux sur ses épaules, et, de retour chez lui, il appelle ses amis et ses voisins, en leur disant : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. » Je vous déclare que, de même, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. Ou bien, quelle est la femme qui, possédant dix drachmes, si elle vient à en perdre une, n'allume une lampe, et ne balaye sa maison, et ne cherche soigneusement jusques à ce qu'elle la retrouve ? Et, après l'avoir trouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, en disant : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue. » De même, je vous le déclare, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. » Or il dit : « Un homme avait deux fils ; le plus jeune d'entre eux dit à son père : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » Et il leur partagea le bien. Et, au bout de quelques jours, le plus jeune fils, ayant tout réalisé, partit pour un lointain pays, et là il dissipa sa fortune en vivant dans la débauche. Mais quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays-là, et lui-même commença à se trouver dans le dénuement ; et il s'en alla se mettre au service de l'un des citoyens de ce pays-là, et celui-ci l'envoya dans ses champs pour faire paître des pourceaux. Et il désirait se rassasier des gousses que mangeaient les pourceaux, et personne ne lui en donnait. Mais rentrant en lui-même il dit : Combien de mercenaires de mon père ont plus de pain qu'il ne leur en faut, tandis que moi je meurs ici de faim ; je m'en irai vers mon père et je lui dirai : « Père, j'ai péché contre le ciel et devant toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. » Et il s'en alla vers son père. Or, comme il était encore à distance, son père l'aperçut et fut touché de compassion, et étant accouru il se jeta à son col et lui donna un tendre baiser. Mais le fils lui dit : « Père, j'ai péché contre le ciel et devant toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. » Mais le père dit à ses esclaves : « Apportez vite une robe, la plus belle, et revêtez-le, et mettez un anneau à sa main, et des sandales à ses pieds, et amenez le veau gras ; tuez-le, et que nous nous réjouissions en le mangeant, car mon fils que voici était mort et il a vécu ; il était perdu et il a été retrouvé. » Et ils se mirent à se réjouir. Or son fils aîné était aux champs, et lorsqu'à son retour il approcha de la maison, il entendit de la musique et des danses, et ayant appelé un des serviteurs il s'informait de ce que c'était. L'autre lui dit : « Ton frère est arrivé, et ton père a fait tuer le veau gras, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé. » Mais il se mit en colère et ne voulait pas entrer. Cependant son père étant sorti le sollicitait ; mais il répliqua à son père : « Voici, il y a un si grand nombre d'années que je te sers, et je n'ai jamais transgressé aucun de tes ordres, et tu ne m'as jamais donné un chevreau, pour que je me réjouisse avec mes amis ; mais quand ton fils que voici, qui a mangé ton bien avec des courtisanes, est arrivé, tu as fait tuer pour lui le veau gras ! » Mais il lui dit : « Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi t'appartient ; mais il fallait se réjouir et s'égayer, parce que ton frère que voici était mort et il a vécu, il était perdu et il a été retrouvé. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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