Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
En ce même jour, on chantera cet hymne dans le pays de Juda : « Nous avons une ville forte ; le secours qu'il donne, nous est un rempart et un fossé. Ouvrez les portes, afin qu'entre un peuple juste, gardien de la fidélité. Au cœur affermi tu réserves la paix, la paix, parce qu'il se confie en toi. Confiez-vous en l'Éternel perpétuellement, car l'Éternel est l'Éternel, un rocher pour tous les siècles. Car Il précipita les habitants du lieu élevé, de la ville éminente, Il l'étendit, l'étendit par terre, la coucha dans la poussière. Elle est foulée par les pieds, les pieds des malheureux, sous les pas des petits. » « Le sentier du juste est une voie unie ; du juste tu nivelles et aplanis l'ornière. Sur la voie de tes jugements nous t'attendons aussi, Éternel, et ton nom et ton souvenir sont les vœux de notre âme. Mon âme te désire la nuit, et en moi mon esprit te cherche ; car dès que [tu révèles] tes jugements à la terre, les habitants du monde sont instruits de la justice. Quand l'impie obtient grâce, il n'apprend pas la justice ; il est pervers dans le pays de la droiture, et ne considère point la grandeur de l'Éternel. » « Éternel, ta main fut levée : ils ne l'ont pas vu ! ils verront, et en seront confus, ton zèle pour le peuple, et le feu dévorera tes adversaires. Éternel, tu nous donnes la paix, car c'est toi qui opères pour nous tout ce que nous faisons. Éternel, notre Dieu, nous fûmes asservis à d'autres maîtres qu'à toi ; mais à toi seul nous devons d'invoquer ton nom.
Première lecture
Oracle révélé à Habacuc, le prophète. Que de temps j'ai crié, Éternel, et tu n'écoutes pas ! je crie à toi : violence ! et tu ne secours pas ! Pourquoi me rends-tu témoin du crime ? et tu es spectateur de nos peines ! Et l'oppression et la violence sont devant moi ; il y a des débats et la discorde s'élève. Aussi la loi est sans vie, et jamais justice n'est rendue, car l'impie cerne le juste, aussi rend-on une justice pervertie. « Regardez parmi les nations et voyez ! et étonnez-vous, soyez étonnés ! car je vais faire une œuvre en vos jours ! vous n'y croirez pas, si elle vous est annoncée. Car voici, je fais lever les Chaldéens, peuple rude et impétueux, qui s'avance au large sur la terre pour occuper des demeures qui ne sont pas à lui. Il est terrible et, formidable ; de lui seul émanent son droit et sa fierté. Et plus agiles que des panthères sont ses chevaux, plus rapides que les loups du soir, et ses chevaux fièrement bondissent, et ses cavaliers arrivent de loin ; ils volent comme un aigle qui fond sur sa proie. Tous ils viennent pour sévir ; un désir est sur leur visage : en avant ! et il entraîne comme du sable les captifs. Et il se moque des rois, et les princes sont sa risée ; de tout rempart il se moque ; il élève une terrasse et s'en empare. Puis son audace s'accroît, et il passe outre, et devient criminel, car sa force est son Dieu. » Ne fus-tu pas de tout temps l'Éternel, mon Dieu, mon Saint ? Nous ne périrons pas ! Éternel, tu l'as commis au jugement ! » ô rocher, tu l'as assigné pour punir ! Toi dont les yeux sont trop purs pourvoir le crime, et qui ne peux être spectateur des maux, pourquoi verrais-tu des impies, te tairais-tu quand le méchant dévore un plus juste que lui ? Tu assimiles donc l'homme aux poissons de la mer, aux reptiles qui n'ont point de souverain ! Il tire tout avec l'hameçon, l'enlève avec son filet, et l'emporte dans sa nasse, et il en est joyeux et allègre. Pour cela il sacrifie à sa nasse et encense son filet, car par eux sa capture est riche et sa chère succulente. Faut-il pour cela qu'il vide son filet et toujours égorge les peuples sans pitié ?
Première lecture
Îles, écoutez-moi, et prêtez attention, peuples reculés ! L'Éternel m'appela dès le sein maternel ; j'étais encore dans les flancs de ma mère, qu'il nommait mon nom. Il donna à ma bouche le tranchant de l'épée, de l'ombre de sa main Il me couvrit, Il fit de moi un trait acéré, et Il me cacha dans son carquois. Et Il me dit : Tu es mon serviteur, Israël en qui je ferai éclater ma gloire. Mais je dis : En vain j'ai travaillé, vainement et pour rien j'ai consumé mes forces ; mais mon bon droit est par devers l'Éternel, et mon salaire par devers mon Dieu. Or maintenant l'Éternel parle, lui qui me forma dès le sein maternel, pour être son serviteur, pour ramener à lui Jacob, et Israël qui n'est pas recueilli ; et aux yeux de l'Éternel je suis honoré, et mon Dieu est ma force… Il dit : C'est trop peu que tu sois mon serviteur, pour relever les tribus de Jacob et ramener les restes conservés d'Israël ; je t'établis lumière des nations, pour que tu portes mon salut jusqu'au bout de la terre. Ainsi parle l'Éternel, rédempteur d'Israël, son Saint, à celui que tous méprisent, qui inspire l'horreur au peuple, au serviteur des dominateurs : Des rois le verront et se lèveront, et des princes s'inclineront devant lui, pour l'amour de l'Éternel qui est fidèle, du Saint d'Israël qui t'a choisi.
Prière du matin — première lecture
Je veux chanter pour mon ami le chant de mon ami sur sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile. Et il la défonça, et en ôta les pierres, et y mit un plant généreux, et bâtit une tour au milieu d'elle, et y creusa aussi un pressoir ; et il espérait qu'elle donnerait de bons raisins, mais elle a donné des fruits sauvages. Et maintenant, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, soyez juges entre moi et ma vigne ! Qu'y avait-il encore à faire pour ma vigne, que je n'aie fait pour elle ? D'où vient, quand j'en espérais de bons raisins, qu'elle a produit des fruits sauvages ? – Et maintenant, je vous annonce ce que je vais faire à ma vigne : enlever sa clôture, pour qu'elle soit broutée ; abattre son mur, pour qu'elle soit foulée ; et je la ruinerai, et elle ne sera ni taillée, ni sarclée, pour qu'elle monte en ronces et en épines, et aux nuages je défendrai d'y laisser descendre la pluie. Mais la vigne de l'Éternel des armées, c'est la maison d'Israël ; et les hommes de Juda, son plant favori ; Il en attendait des mœurs justes, et voici, il y a des meurtres ; de l'innocence, et voici, l'on y crie vengeance. Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, joignent champ à champ, jusqu'à ne plus laisser de terrain, et à être seuls établis dans le pays ! A mes oreilles l'Éternel des armées le dit : Oui, leurs maisons nombreuses seront dévastées, et ces grandes et belles maisons, vides d'habitants ! Car dix arpents de vignes rendront un bath, et un homer de semences rendra un épha. Malheur à ceux qui, debout dès le matin, courent après la cervoise, et veillent bien avant dans la nuit, échauffés par le vin ! Et le luth, et la harpe, la cymbale et la flûte, et le vin entrent dans leurs festins ; mais à l'œuvre de l'Éternel ils n'ont point égard, et ne considèrent point l'ouvrage de ses mains. Aussi mon peuple marche à la captivité sans s'en douter ; et sa noblesse va sentir la faim, et sa multitude brûler de soif. Aussi l'Enfer ouvre une bouche avide et une gueule béante sans mesure ; et leur magnificence, et leur pompe, et leur tumulte, et toutes leurs joies y tombent. Alors l'homme sera abaissé et le personnage humilié, et les regards des superbes abaissés, et l'Éternel des armées sera élevé par ses jugements, et le Dieu saint sanctifié par sa justice. Alors des brebis paîtront comme dans leur pâturage, et des étrangers dévoreront les champs désolés des riches. Malheur à ceux qui tirent à eux le crime avec les cordes du vice, et le péché comme avec les traits d'un chariot ! qui disent : « Qu'il hâte, qu'il accélère son œuvre, afin que nous voyions ! qu'il arrive, qu'il s'exécute le décret du Saint d'Israël, pour que nous sachions ! » Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent l'obscurité en lumière et la lumière en obscurité, qui changent l'amertume en douceur et la douceur en amertume ! Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux, et qui se croient sensés ! Malheur aux héroïques buveurs de vin, et aux hommes braves pour mêler la cervoise, qui pour un présent renvoient l'impie absous, et frustrent le juste de son droit ! Aussi, comme la langue du feu dévore le chaume, et comme l'herbe sèche s'affaisse dans les flammes, de même leur racine sera comme une vermoulure, et leur fleur s'élèvera comme une poussière ; car ils méprisent la loi de l'Éternel des armées, et dédaignent la parole du Saint d'Israël. Aussi la colère de l'Éternel s'allume contre son peuple, et Il étend sa main contre lui et les frappe ; et les montagnes en tremblent, et leurs cadavres comme le fumier jonchent les rues. Cependant sa colère ne se ralentit pas, et sa main est toujours étendue. Et Il dresse un étendard pour appeler les peuples lointains, et Il en siffle un des bouts de la terre ; et voici, prompt et rapide, il arrive ; personne n'y est las, personne n'y chancelle ; il ne dort ni ne sommeille, et la ceinture de ses reins ne se détache point, et les courroies de sa chaussure ne se rompent point. Ses traits sont acérés et tous ses arcs bandés ; le sabot de ses chevaux est comparable au caillou, et ses roues à l'ouragan. Son rugissement est celui de la lionne ; il rugit comme les jeunes lions, il gronde et saisit sa proie et l'emporte, et personne ne la sauve ; et en ce jour contre lui il grondera comme gronde la mer. Et si on regarde la terre, voici, ce sont des ténèbres, angoisse et lumière, puis ténèbres dans son ciel.
Épître
En effet tout ce qui a été écrit, a tout été écrit pour notre instruction, afin que, par la persévérance et par la consolation qui viennent des Écritures, nous possédions l'espérance qui procure la consolation. Cependant, que Dieu, qui accorde la persévérance et la consolation, vous donne d'être animés entre vous de sentiments semblables, selon Christ-Jésus, afin que tous ensemble, d'une seule bouche, vous glorifiez Dieu, qui est aussi le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est pourquoi occupez-vous les uns des autres, comme Christ s'est aussi occupé de nous pour la gloire de Dieu. Je déclare en effet que Christ est devenu ministre de la circoncision pour maintenir la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites à nos pères, tandis que c'est pour avoir reçu miséricorde que les Gentils glorifient Dieu, selon qu'il est écrit : « C'est pourquoi je Te célébrerai parmi les nations et je chanterai Ton nom. » Et elle dit derechef : « Nations, réjouissez-vous avec Son peuple. » Et elle dit encore : « Vous, toutes les nations, louez le Seigneur, et que tous les peuples célèbrent Ses louanges. » Et Ésaïe dit encore : « La racine de Jessé apparaîtra ; et celui qui se lève pour commander aux nations, c'est en lui que les nations espéreront. » Eh bien, que Dieu, qui donne l'espérance, vous fasse trouver une pleine certitude, avec une joie et une paix complètes, dans la foi en cette espérance, par la puissance de l'Esprit saint !
Première lecture
Malheur à ceux qui prononcent des sentences iniques, et aux écrivains qui transcrivent l'injustice, pour débouter du jugement les pauvres, et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple, pour faire des veuves leur proie, et des orphelins leur pillage ! Et que ferez-vous au jour du châtiment et du ravage qui arrive du lointain ? Vers qui fuirez-vous pour trouver secours, et où laisserez-vous votre magnificence ? Celui qui ne fléchira pas sous le faix parmi les captifs, tombera parmi les morts. Malgré tout cela, sa colère ne cesse pas, et sa main est toujours étendue. Malheur à l'Assyrien ! Il est la verge et le bâton de ma colère, et mes vengeances sont entre ses mains. Contre une nation sacrilège je l'ai envoyé, et contre le peuple objet de mon courroux je lui ai donné mission, pour faire du pillage et enlever du butin, et pour le fouler aux pieds comme la boue des rues. Mais telle n'est point son idée, telle n'est point la pensée de son cœur ; mais en son âme il veut détruire et exterminer les peuples en foule. Car il dit : « Mes princes ne sont-ils pas tous autant de rois ? N'en fut-il pas de Calno comme de Carchemis, de Hamath comme d'Arpad, de Samarie comme de Damas ? De même que ma main a atteint les empires des idoles, dont les images étaient supérieures à celles de Jérusalem et de Samarie, ne saurai-je pas traiter Jérusalem et ses images, comme j'ai traité Samarie et ses idoles ? » Mais, quand le Seigneur aura achevé toute son œuvre sur la montagne de Sion et à Jérusalem, je sévirai contre le fruit du cœur orgueilleux du Roi d'Assyrie, et contre l'arrogance de ses yeux hautains. Car il dit : « Par la force de mon bras je l'ai fait, et par ma sagesse, car je suis intelligent ; j'ai déplacé les bornes des peuples, et pillé leurs trésors, et comme un héros j'en ai précipité de leurs trônes, et ma main s'empara des biens des peuples, comme d'un nid ; comme on ramasse des œufs abandonnés, moi j'ai ramassé toute la terre, et il n'y en eut pas un qui remuât l'aile, et ouvrît la bouche et jetât un cri ! » La cognée est-elle insolente envers le bûcheron qui se sert d'elle, et la scie, superbe envers celui qui la manie, comme si la verge faisait mouvoir celui qui la lève, comme si le bâton soulevait le bras ? C'est pourquoi le Seigneur, le Seigneur des armées, parmi ses guerriers bien nourris enverra le dépérissement, et au milieu de sa magnificence s'allumera un incendie, comme un incendie de feu, et la Lumière d'Israël deviendra un feu, et son Saint, une flamme qui embrasera et dévorera ses ronces et ses épines en un jour. Et il détruira la magnificence de sa forêt et de ses campagnes, corps et âme, et il en sera comme d'un malade qui dépérit, et le reste des arbres de sa forêt pourra être compté, et un enfant en écrirait le nombre. Et en ce jour-là, le reste d'Israël et les survivants de la maison de Jacob cesseront de prendre pour appui leur oppresseur, et ils s'appuieront sur l'Éternel, le Saint d'Israël, avec confiance. Le reste reviendra, le reste de Jacob, au Dieu tout-puissant. Car ton peuple, ô Israël, fût-il comme le sable de la mer, un reste [seulement] reviendra à lui ; l'extermination est décidée, qui amènera les flots de la justice. Car le Seigneur, l'Éternel des armées, exécutera la destruction et le décret dans le sein de tout le pays. C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel des armées : O mon peuple, qui habites en Sion, ne crains point l'Assyrien ! De la verge il t'a battu, et il a levé son bâton sur toi à l'instar de l'Egypte. Car, encore quelque temps, et le courroux cessera, et ma colère entreprendra leur ruine. Alors l'Éternel des armées brandira sur lui le fouet, comme Il battit Madian au rocher d'Horeb, et comme de son bâton Il frappa la mer ; et Il le lèvera ainsi qu'en Egypte. Et en ce jour-là son fardeau sera ôté de ton épaule, et son joug de ton col ; et la graisse fera sauter le joug. Il arrive à Ajath, traverse Migron, à Michmas il laisse ses bagages ; ils passent le défilé ; Géba est l'étape où ils couchent ; Rama tremble ; Gibea, ville de Saül, est en fuite. Pousse des cris aigus, fille de Gallim ! prête l'oreille du côté de Laïs, pauvre Anathoth ! Madmène est en fuite, et les habitants de Gébim fugitifs. Encore ce jour d'arrêt à Nob, et il agite sa main contre la montagne de la fille de Sion, la colline de Jérusalem. Et voici, le Seigneur, l'Éternel des armées, abat les rameaux avec épouvante ; et ceux qui s'élèvent en hauteur sont coupés, et les superbes humiliés ; et l'épaisseur de la forêt est frappée avec le fer, et le Liban succombe sous le Puissant.
Prière du matin — deuxième lecture
Cependant, à Césarée, un homme nommé Cornélius, centurion de la cohorte qui est appelé Italienne, pieux et craignant Dieu ainsi que toute sa famille, lequel faisait de nombreuses aumônes au peuple et adressait à Dieu de constantes prières, vit clairement, dans une vision, environ vers la neuvième heure du jour, un ange de Dieu qui entrait vers lui et lui disait : « Cornélius ! » mais ce dernier, ayant fixé sur lui ses regards, et étant saisi de crainte, dit : « Qu'est-ce, Seigneur ? » Et il lui dit : « Tes prières et tes aumônes sont montées en témoignage devant Dieu ; et maintenant envoie des gens à Joppé et fais-en venir un certain Simon, qui est surnommé Pierre ; il loge chez un certain Simon corroyeur, dont la maison est proche de la mer. » Quand l'ange qui lui parlait fut parti, il appela deux de ses serviteurs et un soldat pieux d'entre ceux qui étaient attachés à sa personne, et, après leur avoir tout raconté, il les dépêcha à Joppé. Or, le lendemain, comme ils étaient en route et s'approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. Mais il eut faim, et il voulait manger ; or, pendant qu'on préparait le repas, il tomba en extase, et il vit le ciel s'ouvrir, et descendre un objet semblable à une grande toile, lequel par quatre coins était abaissé vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : « Lève-toi, Pierre, tue et mange. » Mais Pierre dit : « Point du tout, Seigneur, car jamais je n'ai mangé quoi que ce soit de souillé, ni d'impur. » Et derechef la voix s'adressant à lui pour la seconde fois : « Ce que Dieu a purifié, ce n'est pas à toi de le déclarer souillé. » Or ceci se répéta trois fois, et aussitôt l'objet fut remonté dans le ciel. Mais, comme Pierre était incertain en lui-même sur ce que pouvait signifier la vision qu'il avait vue, voici, les hommes dépêchés par Cornélius, après s'être enquis où était la maison de Simon, se présentèrent devant le porche, et, après avoir appelé, ils demandèrent : « Est-ce que Simon, surnommé Pierre, loge ici ? » Or, pendant que Pierre réfléchissait sur la vision, l'Esprit dit : « Voici, deux hommes te cherchent, mais lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c'est moi qui les ai envoyés. » Or, Pierre étant descendu dit à ces hommes : « Voici, c'est moi qui suis celui que vous cherchez ; quel est le motif qui vous amène ? » Et ils dirent : « Cornélius, centurion, homme juste et craignant Dieu, et auquel toute la nation des Juifs rend un bon témoignage, a été averti par un saint ange de te faire venir dans sa maison et d'écouter ce que tu diras. » Les ayant donc priés d'entrer, il les hébergea ; mais le lendemain, il se leva pour partir avec eux ; et quelques-uns des frères de Joppé l'accompagnèrent. Le lendemain il entra dans Césarée. Or Cornélius, qui les attendait, avait invité ses parents et ses intimes amis. Et, quand Pierre fut sur le point d'entrer, Cornélius allant à sa rencontre se jeta à ses pieds pour l'adorer ; mais Pierre le releva en disant : « Lève-toi ; moi-même aussi je suis un homme ; » et il entra en s'entretenant avec lui, et il trouva beaucoup de gens rassemblés, et il leur dit : « Vous savez à quel point il est interdit à un Juif de frayer ou de s'aboucher avec un étranger, eh bien, quant à moi, Dieu m'a appris à n'appeler aucun homme souillé ou impur ; c'est pourquoi je suis venu, sans même faire d'objections, sur l'invitation que j'ai reçue ; informez-moi donc du motif pour lequel vous m'avez fait venir. » Et Cornélius dit : « Il y a quatre jours, à cette heure-ci, que je faisais dans ma maison la prière de la neuvième heure, et voici, un homme se présenta devant moi en habit blanc, et dit : « Cornélius ! ta prière a été exaucée, et tes aumônes ont été remémorées devant Dieu ; envoie donc à Joppé, et fais-en venir Simon qui est surnommé Pierre ; il loge dans la maison de Simon corroyeur proche de la mer. » Aussitôt donc j'ai envoyé vers toi, et tu as bien fait de venir ; maintenant donc nous sommes tous présents devant Dieu, pour entendre tout ce qui t'est prescrit par le Seigneur. » Et Pierre, ouvrant la bouche, dit : « Je comprends véritablement que Dieu ne fait pas acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice Lui est agréable ; Il a envoyé la parole aux fils d'Israël en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ ; celui-ci est seigneur de tous. Vous savez ce qui s'est passé dans toute la Judée, à commencer par la Galilée après le baptême que Jean a prêché ; vous savez, en ce qui concerne Jésus de Nazareth, comment Dieu l'a oint d'esprit saint et de force, lui qui s'en est allé de côté et d'autre faisant du bien, et guérissant tous ceux qui étaient tyrannisés par le diable, car Dieu était avec lui, et c'est nous qui sommes les témoins de tout ce qu'il a fait, soit dans le pays des Juifs, soit à Jérusalem ; c'est lui qu'ils ont été jusqu'à mettre à mort en le pendant à une croix, et que Dieu a ressuscité au bout de trois jours ; et Il a permis qu'il apparût, non pas à tout le peuple, mais aux témoins que Dieu avait élus d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu'il fut ressuscité des morts ; et il nous a ordonné de prêcher au peuple et d'attester que c'est lui qui a été désigné par Dieu comme juge des vivants et des morts. C'est de lui que tous les prophètes attestent que quiconque croit en lui reçoit par son nom la rémission des péchés. » Pendant que Pierre prononçait encore ces mots, l'esprit saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et les fidèles circoncis qui avaient accompagné Pierre étaient surpris que le don de l'esprit saint fût également répandu sur les Gentils ; car ils les entendaient parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre reprit : « Est-ce que quelqu'un peut retenir l'eau, afin que le baptême ne soit pas administré à ces hommes qui ont reçu l'esprit saint aussi bien que nous ? » Et il ordonna qu'ils fussent baptisés au nom de Jésus-Christ. Alors ils le prièrent de séjourner quelques jours.
Psaume responsorial
Cantique.Chantez à l'Éternel un cantique nouveau ! car Il a fait des choses merveilleuses, aidé de sa droite et du bras de sa sainteté. L'Éternel a montré son secours ; et aux yeux des peuples Il a révélé sa justice. Il s'est souvenu de sa grâce et de sa fidélité envers la maison d'Israël ; toutes les extrémités de la terre ont vu le secours de notre Dieu. Terres, élevez toutes à l'Éternel vos acclamations ! faites retentir vos cris de joie et vos accords ! Célébrez l'Éternel avec la harpe, avec la harpe et la voix des chants ! Au bruit des clairons et des trompettes, poussez des cris de joie devant le Roi, l'Éternel ! Que la mer s'émeuve avec ce qu'elle enserre, le monde et ceux qui l'habitent ; que les fleuves battent des mains, qu'en même temps les montagnes jubilent devant l'Éternel ! Car Il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice, et les peuples avec équité.
Évangile
Or, Jean, ayant ouï parler dans la prison des œuvres de Christ, députa ses disciples pour lui dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien avons-nous à en attendre un autre ? » Et Jésus leur répliqua : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez : des aveugles recouvrent la vue, et des boiteux marchent ; des lépreux sont guéris, et des sourds entendent, et des morts ressuscitent, et une bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; et il est heureux celui qui n'aura pas trébuché à propos de moi. » Or, comme ils se mettaient en route, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean : « Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ? Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu avec luxe ? Voici, ceux qui portent les vêtements de luxe habitent dans les demeures des rois. Mais pourquoi y êtes-vous allés ? Pour voir un prophète ? Oui, je vous le déclare, et bien plus qu'un prophète ; c'est celui dont il est écrit : « Voici, J'envoie Mon messager devant toi, lequel frayera ton chemin devant toi. »
Psaume responsorial
De David, lorsqu'il se contrefit devant Abimélech, et qu'ayant été chassé par lui, il s'enfuit.Je bénirai l'Éternel en tout temps, toujours sa louange sera dans ma bouche. Que de l'Éternel mon âme se glorifie ! Que les malheureux l'entendent et se réjouissent ! Magnifiez l'Éternel avec moi ! Exaltons son nom tous ensemble ! Je cherchai l'Éternel, et Il me répondit, et de toutes mes terreurs Il me délivra. Qui regarde vers lui en est rendu serein, et la honte ne couvre pas son front. Ce malheureux a prié, et l'Éternel a exaucé, et de toutes ses angoisses Il l'a délivré. L'ange de l'Etemel campe près de ceux qui Le craignent, et les sauve. Sentez et voyez comme l'Éternel est bon ! Heureux l'homme qui se confie en lui ! Craignez l'Éternel, vous ses saints, car rien ne manque à ceux qui le craignent. Les lions connaissent la disette et la faim ; mais ceux qui cherchent l'Éternel, n'ont disette d'aucun bien. Venez, mes fils ! écoutez-moi ! Dans la crainte de l'Éternel je veux vous instruire. Qui que tu sois qui aimes la vie, qui souhaites des années pour goûter le bonheur, garde ta langue de la méchanceté, et tes lèvres des discours trompeurs ; fuis le mal, et fais le bien, cherche la paix, et la poursuis. Les yeux de l'Éternel sont fixés sur les justes, et ses oreilles ouvertes à leurs cris. L'Éternel se retourne contre le méchant, pour extirper de la terre sa mémoire. Ils crient, et l'Éternel exauce, et de toutes leurs angoisses Il les délivre. L'Éternel est près des cœurs brisés, et Il est secourable aux esprits froissés. Les maux du juste sont nombreux ; mais de tous l'Éternel le délivre, Il garde tous ses os, pas un d'eux n'est brisé. L'adversité tue l'impie, et les ennemis du juste portent leur peine. L'Éternel rachète la vie de ses serviteurs, et tous ceux qui mettent en lui leur confiance, ne portent nulle peine.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Hymne des fils de Coré.O Dieu, nous avons ouï de nos oreilles, nos pères nous ont raconté les exploits que tu fis en leurs jours, aux jours d'autrefois. De ta main tu chassas les nations, pour les établir ; tu détruisis les peuples, pour les multiplier. Car ce ne fut pas par leur épée qu'ils conquirent le pays, ni leur bras qui les rendit vainqueurs, mais ta droite et ton bras, et la lumière de ta face ; car tu leur fus propice. O Dieu ! tu es mon Roi ! Ordonne la délivrance de Jacob ! Avec toi nous battons nos ennemis, par ton nom nous terrassons nos adversaires Car dans mon arc je ne me confie point, ce n'est pas mon épée qui me délivre ; mais c'est toi qui nous délivres de nos ennemis, et qui confonds ceux qui nous haïssent. De Dieu nous faisons gloire en tout temps, et nous louons éternellement ton nom. (Pause) Cependant tu nous rejetas et nous couvris d'opprobre, et tu ne marchas plus avec nos armées ; tu nous fis reculer devant nos ennemis, et ceux qui nous haïssent, emportèrent des dépouilles ; tu nous livras comme la brebis que l'on mange, et parmi les nations tu nous disséminas ; tu vendis ton peuple à vil prix, et pour toi il n'eut pas une grande valeur ; tu nous exposas aux affronts de nos voisins, aux railleries et aux insultes de nos alentours ; tu nous fis passer en proverbe chez les nations, exciter des hochements de tête parmi les peuples. Toujours ma honte est devant mes yeux, et la confusion de ma face me couvre, à la voix de celui qui m'insulte et m'outrage, à l'aspect de l'ennemi et de l'homme hostile. Tout cela nous est arrivé, et pourtant nous ne t'avions pas oublié, nous n'avions pas violé ton alliance, notre cœur ne s'était point retiré de toi, et nos pas n'avaient pas dévié de tes voies, pour que tu nous écrases dans le pays des chacals, et que tu nous enveloppes d'une ombre de mort. Si nous avions oublié le nom de notre Dieu, et tendu nos mains vers un dieu étranger, est-ce que Dieu ne le pénétrerait pas, lui qui connaît les secrets de nos cœurs ? Mais non, pour toi nous sommes tués tous les jours, et regardés comme des brebis à égorger. Veille ! pourquoi dors-tu, Seigneur ? Réveille-toi ! ne nous rejette pas à jamais ! Pourquoi cacher ta face, oublier notre misère et notre oppression ? Car jusqu'à la poussière notre âme est abattue, et notre corps à la terre est attaché. Lève-toi ! à notre secours ! et sauve-nous pour l'amour de ta grâce.
Psaume responsorial
Éternel, pourquoi te tiens-tu à l'écart, te caches-tu dans des temps de détresse ? Le malheureux pâtit de l'orgueil des impies, il se prend dans les trames qu'ils ourdissent, Car l'impie fait gloire de sa convoitise, et le ravisseur maudit, méprise l'Éternel. L'impie présomptueux est sans inquiétude : « Il n'y a point de Dieu ! » voilà toutes ses pensées. Le succès est sur sa route en tout temps ; il n'élève point ses regards jusques à tes jugements ; sur ses ennemis il souffle avec dédain. Il dit en son cœur : « Je suis inébranlable, d'âge en âge à l'abri des revers. » Sa bouche est pleine de parjure, de fraude et de malice, et sa langue recèle la violence et la ruine. Posté en embuscade près des hameaux, en guet-apens il tue les innocents, et dans l'ombre son œil épie le malheureux. Il guette de sa retraite, comme le lion de son repaire, il guette pour saisir le malheureux ; il saisit le malheureux, le tirant dans son filet. Il se tapit, il se baisse, et entre ses griffes tombe le malheureux. Il dit en son cœur : « Dieu oublie ! Il voile sa face, et ne regarde jamais ! » Debout ! Éternel ! ô Dieu, lève ta main ! N'oublie pas les malheureux ! Pourquoi l'impie a-t-il pour Dieu ce mépris, dit-il en son cœur : « Tu ne recherches pas » ? Tu as vu ! car tu as l'œil sur la douleur et la peine, et tu l'inscris sur ta main ; le malheureux s'en remet à toi ; pour l'orphelin tu fus toujours un aide. Brise le bras de l'impie, et du méchant recherche le crime, afin que tu ne le retrouves plus ! Le Seigneur est un Roi permanent, éternel ; de son pays les nations sont exterminées. Éternel, tu entends les vœux des misérables, tu fortifies leur cœur, tu inclines ton oreille, tu fais droit à l'orphelin et au pauvre, afin que de la terre désormais l'homme ne te brave plus.
Prière du soir — première lecture
Mais il sort un rameau de la souche d'Isaï, et un rejeton naît de ses racines ; et l'Esprit de l'Éternel repose sur lui, l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel. Il prend son plaisir dans la crainte de l'Éternel, et ne juge point d'après le regard de ses yeux, ni ne décide d'après l'ouïe de ses oreilles ; et il juge avec justice les petits, et il est un arbitre équitable pour les malheureux de la terre, et il frappe la terre de la verge de sa bouche, et du souffle de ses lèvres donne la mort à l'impie ; et la justice est la ceinture de ses reins, et la fidélité la ceinture de ses flancs. Alors le loup gîtera avec l'agneau, et la panthère se couchera près du chevreau ; le veau, le lionceau et le gras bétail vivront ensemble, et un petit garçon sera leur conducteur ; et la génisse et l'ourse brouteront ensemble, leurs petits seront couchés ensemble, et le lion comme le bœuf mangera du fourrage, et l'enfant qu'on allaite se jouera près du trou de la vipère, et celui qu'on sèvre présentera sa main au gîte du basilic. Il n'y aura plus ni mal ni corruption sur toute ma sainte montagne, car la connaissance de l'Éternel remplira la terre, comme les eaux couvrent le fond de la mer. Et dans ce même temps, le rejeton d'Isaï sera là comme un étendard pour les peuples ; les nations s'adresseront à lui, et sa demeure est glorieuse. Et dans ce même jour, le Seigneur étendra une seconde fois sa main pour racheter le reste de son peuple, qui sera échappé de l'Assyrie et de l'Egypte, et de Pathros et de l'Ethiopie, et d'Élam et de Sinear, et de Hamath et des îles de la mer.
Deuxième lecture
Et je vis un autre ange puissant, descendant du ciel, enveloppé d'un nuage, et l'arc-en-ciel était sur sa tête, et son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu. Et il tenait dans sa main un petit livre, et il mit son pied droit sur la mer, et le gauche sur la terre. Et il cria d'une voix forte comme rugit un lion, et lorsqu'il cria les sept tonnerres firent retentir leurs voix, et lorsque les sept tonnerres parlèrent j'allais écrire, et j'entendis une voix venant du ciel, qui disait : « Scelle ce dont ont parlé les sept tonnerres et ne l'écris point. » Et l'ange, que j'avais vu se tenir debout sur la mer et sur la terre, éleva sa main vers le ciel, et il jura par Celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et les choses qui y sont : « Il n'y aura plus de délai, mais dans les jours de la voix du septième ange, quand il sera sur le point de sonner, alors aura été accompli le mystère de Dieu, selon la bonne nouvelle qu'il a donnée à Ses esclaves les prophètes. » Et la voix, que j'avais entendue venant du ciel, je l'entendis me parler derechef et me dire : « Va, prends le livre qui est ouvert dans la main de l'ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre. » Et j'allai vers l'ange, lui disant de me donner le petit livre, et il me dit : « Prends-le et avale-le, et il aigrira ton cœur, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel. » Alors je pris le petit livre de la main de l'ange, et je l'avalai, et il fut dans ma bouche doux comme du miel ; et quand je l'eus mangé, mon estomac en fut aigri. Et ils me disent : « Il faut que tu prophétises derechef sur des peuples, et des nations, et des langues, et des rois nombreux. »
Deuxième lecture
Paul et Timothée, esclaves de Christ Jésus, à tous les saints en Christ Jésus qui sont à Philippes, avec les évêques et les diacres : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père, et par le Seigneur Jésus-Christ ! Je rends de constantes actions de grâces à mon Dieu dans chacune de mes prières pour tout le souvenir que je conserve de vous ; Lui adressant avec joie ma prière pour vous tous, à cause de votre commun accord pour l'Évangile dès le premier jour jusques à maintenant, ayant la confiance positive que Celui qui a commencé en vous une œuvre excellente la consommera d'ici à la journée de Christ Jésus. Il est juste en effet que je pense ainsi sur vous tous, car je vous porte dans mon cœur, vous, qui tous, soit dans mes chaînes, soit dans la défense et la confirmation de l'Évangile, partagez avec moi la grâce qui m'est faite ; car Dieu m'est témoin, que je vous chéris tous avec la tendresse de Christ Jésus. Et, ce que je demande dans mes prières, c'est que votre charité abonde encore plus en connaissance et en toute espèce de discernement, pour que vous appréciiez ce qui est excellent, afin d'être purs et irréprochables pour la journée de Christ, possédant pleinement par Jésus-Christ le fruit de la justice, à la gloire et à la louange de Dieu. Je veux cependant que vous sachiez, frères, que ma position a plutôt contribué aux progrès de l'Évangile, en sorte que, dans tout le prétoire et partout ailleurs, il est devenu manifeste que c'est pour Christ que je suis dans les chaînes, et la plupart des frères, prenant, grâce au Seigneur, confiance en mes chaînes, se sentent beaucoup plus enhardis à annoncer sans crainte la parole de Dieu. Quelques-uns, il est vrai, prêchent aussi Christ par un esprit d'envie et de dispute, tandis que quelques autres le font aussi par bienveillance : les uns agissent par charité, sachant que je suis chargé de la défense de l'Évangile ; les autres, agissant par intrigue, annoncent Christ sans pureté, avec l'intention de provoquer une tribulation pour mes chaînes. Qu'importe ? Car, de manière ou d'autre, avec ou sans arrière-pensée, Christ est annoncé, et c'est là ce dont je me réjouis, et ce dont je me réjouirai encore. Je sais d'ailleurs que cela me tournera à salut, grâce à vos prières et à l'assistance de l'Esprit de Jésus-Christ, selon ma vive attente et l'espoir où je suis que je n'aurai à rougir sur aucun point, mais que, maintenant comme toujours, Christ sera magnifié en mon corps avec une pleine franchise, soit par ma vie, soit par ma mort ; car pour moi la vie est Christ, et la mort est un gain. Mais si la vie dans la chair était utile pour mon œuvre ? En ce cas, je ne sais ce que je dois préférer ; mais je suis pressé de part et d'autre, ayant le désir de partir et d'être avec Christ, car cela est de beaucoup le meilleur, mais toutefois le séjour en la chair est plus nécessaire à cause de vous. Et c'est parce que j'ai cette confiance, que je sais que je demeurerai, et que je resterai auprès de vous tous pour l'avancement et la joie de votre foi, afin que le motif de m'enorgueillir à votre sujet s'accroisse pour moi en Christ Jésus lors de mon retour parmi vous. Seulement, comportez-vous d'une manière digne de l'évangile de Christ, afin que, soit que je vienne et que je vous voie, soit que je sois absent, j'apprenne, en ce qui vous concerne, que vous demeurez fermes dans un seul et même esprit, luttant ensemble d'une seule et même âme pour la foi de l'Évangile, et ne vous laissant sur aucun point effrayer par les adversaires ; ce qui est pour eux une démonstration de leur perdition, mais de votre salut ; et cela vient de Dieu, car il vous a été fait la grâce, quant à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, en soutenant le même combat que vous m'avez vu soutenir, et que vous apprenez maintenant que je soutiens encore.
Deuxième lecture
Quant à vous, que le Seigneur vous fasse multiplier et abonder en charité les uns envers les autres, et envers tous, comme nous-mêmes envers vous, pour affermir vos cœurs, et les rendre irréprochables en sainteté, devant Dieu notre Père, lors de l'avènement de notre seigneur Jésus avec tous ses saints. Au reste, frères, nous vous prions et nous vous exhortons dans le Seigneur Jésus, que, conformément à ce que vous avez appris de nous sur la manière dont il faut vous conduire et plaire à Dieu, comme en effet vous le faites, nous vous exhortons, dis-je, que vous le fassiez toujours plus. Vous savez en effet quels ordres nous vous avons donnés au nom du Seigneur Jésus ;
Deuxième lecture
Que dirons-nous donc ? Nous dirons que les Gentils, qui n'aspiraient pas à la justice, ont obtenu la justice, j'entends la justice qui vient de la foi, tandis qu'Israël, qui aspirait à une loi qui donnât la justice, n'y est pas parvenu. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas de la foi qu'il l'a attendue ; mais c'est en quelque sorte par les œuvres qu'ils ont heurté contre la pierre d'achoppement, selon qu'il est écrit : « Voici, je place en Sion une pierre d'achoppement et un roc de scandale, et celui qui fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir. »
Évangile
Sur ces entrefaites les myriades de la multitude s'étant agglomérées de manière à se fouler réciproquement, il se mit à dire à ses disciples : « Avant tout tenez-vous en garde contre le levain, je veux dire l'hypocrisie, des pharisiens ; mais il n'est rien de couvert qui ne doive être manifesté, ni rien de caché qui ne doive être connu. C'est pourquoi tout ce que vous avez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce dont vous avez parlé à l'oreille dans les chambres sera proclamé sur les toits. Mais je vous dis, à vous qui êtes mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus ; mais je vous montrerai qui vous avez à craindre. Craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne. Oui, je vous le dis, craignez Celui-là. Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as ? Eh bien, pas un seul d'entre eux n'est oublié devant Dieu ; mais les cheveux même de votre tête ont tous été comptés. Ne craignez point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Or je vous déclare que quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, le fils de l'homme se déclarera aussi pour lui devant les anges de Dieu ; mais celui qui m'aura renié devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. Et quiconque proférera une parole contre le fils de l'homme, il lui sera pardonné, mais à celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, il ne sera pas pardonné. Mais quand ils vous entraîneront devant les synagogues et les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez point de la forme ni des moyens de votre défense, ni de ce que vous pourrez dire ; car le Saint-Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu'il faut dire. » Or quelqu'un de la foule lui dit : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Mais il lui dit : « O homme ! qui est-ce qui m'a établi sur vous juge ou arbitre ? » Puis il leur dit : « Prenez garde, et préservez-vous de toute espèce de cupidité ; car ce n'est pas parce qu'il a du superflu, que la vie de quelqu'un dépend de ce qu'il possède. » Or il leur adressa une parabole, en disant : « La terre d'un homme riche avait porté une abondante récolte, et il délibérait en lui-même, disant : « Que ferai-je ? car je n'ai pas de place pour serrer mes fruits ? » Et il dit : « Voici ce que je ferai ; j'abattrai mes greniers et j'en bâtirai de plus grands, et j'y serrerai tout mon blé et mes biens, et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens amassés pour beaucoup d'années, repose-toi, mange, bois, réjouis-toi. » Mais Dieu lui dit : « Insensé, cette nuit-ci on doit te redemander ton âme, mais ce que tu as mis en réserve, à qui sera-t-il ? » Il en est ainsi de celui qui thésaurise pour lui-même et qui ne s'enrichit pas pour Dieu. » Puis il dit aux disciples : « C'est pourquoi je vous le déclare : ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus ; car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Observez les corbeaux : car ils ne sèment, ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas mieux que les oiseaux ? Mais lequel de vous peut, par ses inquiétudes, ajouter une coudée à sa taille ? Si donc vous ne pouvez pas même la moindre chose, pourquoi vous inquiétez-vous du reste ? Observez les lys : comment croissent-ils ? Ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous le déclare, Salomon dans toute sa gloire ne s'est pas même vêtu comme l'un d'eux. Or, si Dieu revêt ainsi dans là campagne l'herbe qui vit aujourd'hui et qui demain est jetée dans un four, à combien plus forte raison le fera-t-Il pour vous, gens de peu de foi ? Ne cherchez pas non plus ce que vous mangerez et ce que vous boirez, et soyez sans inquiétude ; car ce sont les nations de ce monde qui recherchent toutes ces choses, tandis que votre Père sait que vous en avez besoin. Eh bien cherchez Son royaume, et ces choses-là vous seront données par-dessus. Ne craignez point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume ; vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumônes, faites-vous des bourses qui ne vieillissent point, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n'approche point, et où la teigne ne détruit point ; car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. « Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées, et soyez vous-mêmes semblables à des hommes qui attendent le moment où leur maître reviendra des noces, afin que, lorsqu'il sera arrivé et qu'il aura heurté, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces esclaves-là que le maître à son arrivée trouvera veillant ! En vérité je vous déclare qu'il se ceindra, et les fera mettre à table, et qu'il viendra les servir. Et, soit qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, et qu'il les trouve en cet état, bien heureux sont-ils ! Mais sachez ceci, c'est que si le chef de famille savait à quelle heure le voleur devait venir, il aurait veillé, et n'aurait pas laissé forcer sa maison. Vous aussi soyez prêts, car le fils de l'homme doit venir à l'heure dont vous ne vous doutez pas. ». Mais Pierre dit : « Seigneur, est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou aussi à tous. » Et le seigneur dit : « Quel est donc l'économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens pour donner la ration à propos ? Heureux cet esclave que son maître, à son arrivée, trouvera agissant de la sorte ! En vérité je vous déclare qu'il le mettra à la tête de tous ses biens. Mais si cet esclave-là se dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, et qu'il se mette à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, le maître de cet esclave arrivera le jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas, et il le pourfendra, et il lui assignera son lot parmi les infidèles. Mais cet esclave qui, ayant connu la volonté de son maître, ne s'est pas tenu prêt ou n'a pas agi selon sa volonté, sera battu de plusieurs coups ; tandis que celui qui, ne l'ayant pas connue, a fait néanmoins des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. Or, à quiconque il a été beaucoup donné, il lui sera beaucoup redemandé, et à qui on a beaucoup confié, on lui demandera encore davantage. Je suis venu apporter du feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer si déjà il est allumé ? Mais il est un baptême dont je dois être baptisé ; et dans quelle angoisse ne suis-je pas, jusques à ce qu'il ait été accompli ! Vous imaginez-vous que je suis venu pour mettre la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais plutôt la discorde ; car désormais il y en aura cinq dans une maison qui seront en discorde, trois contre deux, et deux contre trois ; le père sera en discorde avec le fils et le fils avec le père, la mère avec la fille, et la fille avec la mère, la belle-mère avec sa bru, et la bru avec la belle-mère. » Or il disait aussi à la foule : « Quand vous voyez un nuage qui se lève au couchant, vous dites aussitôt : « la pluie va venir, » et c'est ce qui arrive ; et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites : « il y aura une grande chaleur, » et c'est ce qui arrive. Hypocrites ! vous savez discerner l'aspect de la terre et du ciel, mais comment ne savez-vous pas discerner le temps actuel ? Mais pourquoi ne jugez-vous pas non plus par vous-mêmes de ce qui est juste ? Car lorsque tu vas avec ton adversaire devant un magistrat, fais tes efforts pendant la route pour te réconcilier avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge ; et le juge te livrera au recors et le recors te jettera en prison. Je te déclare que tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé jusqu'à la dernière pite. »
Prière du soir — deuxième lecture
Ne soyez pas un grand nombre à vous ériger en docteurs, mes frères, car vous savez que nous encourrons ainsi une plus grande condamnation. En effet, nous faillissons tous beaucoup ; si quelqu'un ne faillit pas en parole, c'est un homme parfait, capable de tenir aussi en bride le corps tout entier. Or, si nous plaçons les mors des chevaux dans leurs bouches pour qu'il nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier. Voici, les vaisseaux même, qui sont si grands, quoique chassés par des vents violents, sont dirigés par un tout petit gouvernail là où veut les porter l'impulsion du pilote. De même aussi la langue est un petit membre, et elle a de quoi se targuer. Voici ! quel grand feu embrase une si grande forêt ! La langue aussi est un feu ! C'est le monde de l'iniquité ! La langue se montre parmi nos membres comme souillant le corps tout entier, et mettant en feu la roue de la vie, et étant mise en feu par la géhenne ! En effet, toute espèce de bêtes et d'oiseaux, de reptiles et d'animaux marins sont domptés et ont été domptés par l'espèce humaine, mais nul homme ne peut dompter sa langue ; fléau désordonné, pleine d'un venin mortel ! Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes qui ont été faits à la ressemblance de Dieu ; de la même bouche sort la bénédiction et la malédiction ! Il ne faut pas, mes frères, que ces choses se passent ainsi. Est-ce que la source fait jaillir par la même ouverture l'eau douce et l'eau saumâtre ? Est-ce qu'un figuier, mes frères, peut produire des olives, ou une vigne des figues ? De l'eau salée ne peut pas non plus produire de l'eau douce. Qui est-ce qui est parmi vous sage et sensé ? Qu'il montre ses œuvres par sa bonne conduite avec la douceur de la sagesse ; mais si vous avez une envie amère et de l'intrigue dans votre cœur, ne vous glorifiez pas en bravant la vérité et ne mentez pas contre elle. Ce n'est pas là la sagesse qui descend d'en haut, mais une sagesse terrestre, animale, diabolique ; car là où il y a de l'envie et de l'intrigue, il y a du désordre et toute espèce de mal. Au contraire la sagesse d'en haut est d'abord pure, puis pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans duplicité, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice est semé dans la paix pour ceux qui procurent la paix.
Évangile
Et la foule lui demandait : « Qu'avons-nous donc à faire ? » Mais il leur répliquait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a des vivres fasse de même. » Or il vint aussi des publicains pour se faire baptiser, et ils lui dirent : « Maître, qu'avons-nous à faire ? » Mais il leur dit : « N'exigez rien au delà de ce qui vous est prescrit. » Des soldats aussi lui demandaient : « Et nous de notre côté que ferons-nous ? » Et il leur dit : « N'opprimez ni ne vexez personne, et contentez-vous de votre paie. » Mais comme le peuple était dans l'attente, et que tous se demandaient en leurs cœurs relativement à Jean, s'il ne serait point lui-même le Christ, Jean s'adressant à tous leur dit : « Pour moi, je vous baptise d'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'Esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main pour nettoyer son aire et serrer le blé dans son grenier ; mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Tandis donc qu'il évangélisait le peuple, en lui adressant encore plusieurs autres exhortations,
Évangile
Pendant qu'il parlait encore, voici venir une foule, et le nommé Judas, un des douze, la précédait, et il s'approcha de Jésus pour l'embrasser. Mais Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le fils de l'homme ! » Et ceux qui étaient avec lui voyant ce qui allait arriver dirent : « Seigneur, si nous frappions de l'épée ? » Et l'un d'entre eux frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite. Mais Jésus prenant la parole dit : « Attendez que ceci soit fait, » et lui ayant touché l'oreille, il le guérit. Or Jésus dit aux grands prêtres et aux chefs des gardes du temple et aux anciens qui s'étaient portés contre lui : « Vous êtes sortis, comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons. Pendant que j'étais chaque jour avec vous dans le temple, vous n'avez pas mis les mains sur moi ; mais c'est ici votre heure, et le règne des ténèbres. »
Évangile
Or, lorsqu'il vit cette foule, il monta sur la montagne, et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent, et ayant ouvert la bouche, il les instruisait en disant : « Heureux les pauvres d'esprit, car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux. Heureux les affligés, car c'est eux qui seront consolés. Heureux ceux qui sont doux, car c'est eux qui hériteront la terre. « Heureux ceux qui sont affamés et altérés de la justice, car c'est eux qui seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car c'est à eux qu'il sera fait miséricorde. Heureux ceux qui sont purs de cœur, car c'est eux qui verront Dieu. Heureux ceux qui procurent la paix, car c'est eux qui seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux. Vous êtes heureux quand on vous aura injuriés et persécutés, et qu'on aura dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense est considérable dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont vécu avant vous. « Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel s'est affadi, avec quoi le salera-t-on ? Il ne sert plus à rien, sinon, après avoir été jeté dehors, qu'à être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; on n'allume pas non plus une lampe pour la placer sous le boisseau, mais sur son support, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Que de même votre lumière brille devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. « Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; car en vérité je vous le déclare, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient disparu, un seul i ou un seul jambage ne disparaîtra point de la loi avant que tout n'ait été réalisé. En conséquence, celui qui aura enfreint un seul de ces moindres commandements et enseigné aux hommes à faire de même, sera renommé l'un des moindres dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera renommé grand dans le royaume des cieux. Car je vous déclare que si votre justice n'a pas surpassé de beaucoup celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez certainement pas dans le royaume des cieux. « Vous avez appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne tueras point ; mais celui qui aura tué sera justiciable du tribunal. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque s'irrite contre son frère, sera justiciable du tribunal ; et que celui qui aura dit à son frère : Raca, sera justiciable du sanhédrin ; et que celui qui lui aura dit : Insensé, sera justicié dans la géhénne du feu. « Si donc tu viens présenter ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque grief contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va-t-en d'abord te réconcilier avec ton frère, et alors reviens présenter ton offrande. Mets-toi promptement d'accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, de peur que ton adversaire ne te livre au juge, et le juge à l'huissier, et que tu ne sois jeté en prison. En vérité je te déclare, tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé le dernier quadrant. « Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu ne commettras point d'adultère. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle en son cœur. Mais si ton œil droit te fait trébucher, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est de ton intérêt qu'un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite te fait trébucher, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est de ton intérêt qu'un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n'aille pas dans la géhenne. Il a encore été dit : « Que celui qui aura répudié sa femme lui remette un acte de divorce. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d'impudicité, la pousse à commettre un adultère, et que celui qui aura épousé une femme répudiée commet un adultère. « Vous avez encore appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne te parjureras point, mais tu t'acquitteras envers le Seigneur de tes serments. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point jurer du tout, ni par le ciel parce que c'est le trône de Dieu, ni par la terre parce que c'est le marchepied de Ses pieds, ni par Jérusalem parce que c'est la ville du Grand Roi. Tu ne jureras pas non plus sur ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Mais votre parole sera : oui, oui ! non, non ! Ce qu'on y ajoute vient du malin. « Vous avez appris qu'il a été dit : « œil pour œil et dent pour dent. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point résister au méchant ; mais quiconque te soufflette sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre ; à celui qui veut t'intenter un procès et prendre ta tunique, abandonne-lui aussi le manteau ; et quiconque te mettra en réquisition pour un mille, fais-en deux avec lui. Donne à qui te demande, et ne repousse pas celui qui veut emprunter de toi. « Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. » Eh bien, moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour vos persécuteurs, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux, car Il fait lever Son soleil sur les méchants et sur les bons, et Il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense en avez-vous ? Est-ce que les publicains aussi ne font pas la même chose ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Est-ce que les païens aussi ne font pas la même chose ? Pour vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.

