Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Je vous invite donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu ; c'est là le culte que vous devez raisonnablement rendre. Et ne vous modelez pas sur le siècle présent, mais soyez transfigurés par le renouvellement de votre intelligence, afin d'apprécier ce qu'est la volonté de Dieu, qui est bonne, agréable, et parfaite. Car, par la grâce qui m'a été donnée, j'invite chacun de vous à ne point nourrir des sentiments qui dépassent ceux qu'il faut avoir, mais à être animé de sentiments convenables, proportionnés à la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. En effet, de même que, dans un seul corps, nous avons plusieurs membres, mais que tous les membres n'ont pas la même fonction, de même nous sommes, quoique plusieurs, un seul corps en Christ, tandis que nous sommes, chacun pris à part, les membres les uns des autres. Ayant ainsi des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée, soit de prophétie, exerçons-le selon la proportion de la foi ; soit de ministère, exerçons-le dans le ministère ; soit qu'il s'agisse de celui qui enseigne, qu'il se livre à l'enseignement, ou de celui qui exhorte, qu'il se livre à l'exhortation ; que celui qui distribue le fasse avec simplicité ; que celui qui préside le fasse avec zèle ; que celui qui compatit le fasse avec aménité.
Première lecture
Et au bout de deux ans Pharaon eut un songe, et voici, il se tenait près du Nil. Et voilà que du Nil surgirent sept vaches de belle apparence et au corps bien nourri, et elles se mirent à brouter parmi les roseaux ; et voilà que sept autres vaches surgirent après elles du fleuve, de chétive apparence et au corps maigre, et elles se mirent à côté des vaches qui étaient sur la rive du fleuve. Et les vaches de chétive apparence et au corps maigre mangèrent les sept vaches de belle apparence et bien nourries. Puis Pharaon s'éveilla. Et il se rendormit et fit un deuxième songe, et voici, sept épis croissaient sur une seule tige, bien fournis et beaux. Et voilà que sept épis maigres et brûlés par le vent d'Est poussèrent après les premiers. Et les épis maigres engloutirent les épis bien fournis et pleins. Puis Pharaon se réveilla, et voilà que c'était un songe. Et le matin son esprit était agité, et il fit mander tous les hiérogrammates de l'Égypte et tous ses sages, et Pharaon leur raconta le songe qu'il avait eu ; mais aucun d'eux ne sut lui en donner l'interprétation. Alors le grand échanson s'adressa à Pharaon en ces termes : Je me rappelle aujourd'hui mes manquements. Pharaon s'était courroucé contre ses serviteurs, et m'avait incarcéré dans la maison du chef des satellites, moi et le grand panetier. Et dans une même nuit nous eûmes l'un et l'autre un songe, et le songe que chacun de nous avait, était en rapport avec sa signification. Et il y avait là avec nous un jeune Hébreu, esclave du chef des satellites, et nous lui racontâmes et il nous interpréta nos songes ; il nous donna à chacun une interprétation en rapport avec le songe qu'il avait eu. Et il est arrivé que l'événement a correspondu à l'interprétation qu'il nous avait donnée : Pharaon me rétablit dans mon office et fit pendre le grand panetier. Alors Pharaon fit mander Joseph, qu'on se hâta de tirer de la prison ; et il se rasa et changea d'habits et il se présenta devant Pharaon. Et Pharaon dit à Joseph : J'ai fait un songe, et il n'y a personne pour l'interpréter ; et j'ai appris qu'ayant entendu ]e récit d'un songe tu l'interprètes. Alors Joseph répondit à Pharaon et dit : Je n'y suis pour rien. C'est Dieu qui donnera une réponse favorable à Pharaon. Et Pharaon dit à Joseph : Pendant que je songeais, voici, je me tenais sur le bord du Nil. Et voilà que du fleuve surgirent sept vaches au corps bien nourri et de belle apparence, et elles se mirent à brouter parmi les roseaux. Et voilà que sept autres vaches surgirent après elles, d'une très chétive et très grêle apparence et au corps maigre ; je n'en avais jamais vu de si chétives dans tout le pays d'Égypte. Et les vaches maigres et chétives mangèrent les sept premières qui étaient bien nourries ; et celles-ci passèrent dans leur panse, et l'on ne pouvait se douter qu'elles eussent passé dans leur panse ; et leur apparence était aussi chétive qu'auparavant. Alors je m'éveillai. Et pendant le songe je regardais, et voici, sept épis croissaient sur une seule tige, pleins et beaux. Et voilà que sept épis stériles, maigres, brûlés par le vent d'Est poussèrent après les premiers, et les épis maigres engloutirent les sept beaux épis. Et c'est ce que j'ai raconté aux hiérogrammates, mais aucun n'a pu me donner d'explication. Alors Joseph dit à Pharaon : C'est un songe unique qu'a eu Pharaon ; Dieu a indiqué à Pharaon ce qu'il veut faire. Les sept belles vaches sont sept années, et les sept beaux épis sont sept années ; c'est un seul songe. Et les sept vaches maigres et hideuses qui surgirent après les premières sont sept années, et les sept épis vides, brûlés par le vent d'Est, seront sept années de famine. C'est le sens de ce que j'ai dit à Pharaon en ces termes : Dieu a montré à Pharaon ce qu'il veut faire. Voici, sept années viennent de grande abondance pour tout le pays d'Égypte. Et elles seront suivies de sept années de famine, qui feront oublier toute abondance au pays d'Égypte, et la famine consumera le pays. Et l'on ne saura plus ce que c'est que l'abondance dans le pays en face de cette famine-là qui suivra, car elle sera très intense. Que si Pharaon a vu le songe se répéter deux fois, c'est que la chose est arrêtée par devers Dieu et que Dieu va se hâter de la mettre à exécution. Maintenant donc, que Pharaon voie à se trouver un homme entendu et sage et qu'il le prépose sur le pays d'Égypte. Il s'agit pour Pharaon d'établir des inspecteurs sur le pays et de prélever un cinquième dans le pays d'Égypte, pendant les sept années d'abondance. Et qu'ils recueillent toutes les subsistances de ces bonnes années qui viennent, et que, sous la main de Pharaon, ils amassent du blé dans les villes pour la subsistance, et le mettent en réserve, afin que ces denrées soient une ressource pour le pays dans les sept années de famine qu'il y aura dans le pays d'Égypte, afin que le pays ne succombe pas à la famine. Et ce discours agréa à Pharaon et à tous ses serviteurs. Et Pharaon dit à ses serviteurs : Pourrions-nous trouver un homme tel que celui-ci, ayant en lui l'esprit de Dieu ? Et Pharaon dit à Joseph : Puisque Dieu t'a donné la connaissance de tout cela, nul n'est entendu et sage comme toi. C'est toi qui seras préposé sur ma maison, et tout mon peuple se conformera aux paroles de ta bouche, ce n'est que par le trône que je serai supérieur à toi. Et Pharaon dit à Joseph : Voici, je te prépose sur tout le pays d'Égypte. Et Pharaon ôta son anneau de son doigt et le mit au doigt de Joseph, et il le revêtit d'habits de lin et lui passa une chaîne d'or au col. Et il le fit monter sur le second de ses chars, et l'on criait devant lui : Inclinez-vous ! car il l'a préposé sur tout le pays d'Égypte. Et Pharaon dit à Joseph : Je suis Pharaon ! et sans ton ordre nul ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d'Égypte. Et Pharaon appela Joseph du nom de Tsaphnath-Phaheneach (sauveur du monde) et lui donna pour femme Asnath, fille de Potiphar, prêtre de On. Et Joseph inspecta le pays d'Égypte. Or Joseph avait l'âge de trente ans lorsqu'il parut devant Pharaon, roi d'Égypte. Et Joseph se retira de devant Pharaon, et fit la tournée de tout le pays d'Égypte. Et pendant les sept années d'abondance la terre produisit à foison. Alors il recueillit toutes les denrées des sept bonnes années qu'il y eut au pays d'Égypte, et déposa les denrées dans les villes, mettant dans chaque ville les denrées du territoire qui l'entourait. Et Joseph amassa le blé, comme le sable de la mer, en quantité immense, jusqu'à ce qu'on dut cesser de compter, car c'était incalculable. Cependant avant qu'arrivât l'année de la famine, il naquit à Joseph deux fils que lui enfanta Asnath, fille de Potiphar, prêtre de On. Et Joseph appela le premier-né du nom de Manassé : « car Dieu m'a fait oublier toute ma peine, et toute la maison de mon père. » Et il appela le second du nom de Ephraïm : « car Dieu m'a rendu fécond dans le pays de ma tribulation. » Et les sept années d'abondance qu'il y eut au pays d'Egypte s'écoulèrent, puis commencèrent à venir les sept années de famine, ainsi que Joseph l'avait annoncé, et il y avait famine dans toutes les contrées, mais dans tout le pays d'Égypte il y avait du pain. Et quand tout le pays fut affamé et que le peuple éleva ses cris vers Pharaon pour avoir du pain, Pharaon dit à tous les Egyptiens : Allez à Joseph ! faites ce qu'il vous dira. Et la famine régnait sur toute la face de la terre, et Joseph ouvrit tous les lieux où il y avait du blé, et en vendit aux Egyptiens, et la famine était forte dans le pays d'Égypte. Et tous les pays arrivaient en Égypte pour acheter du blé auprès de Joseph, car la famine était forte dans tous les pays.
Première lecture
Alors l'Éternel dit à Moïse : Aborde Pharaon et lui dis : Ainsi parle l'Éternel, Dieu des Hébreux : Permets à mon peuple d'aller me servir, car si tu refuses de le laisser aller et si tu le retiens encore, l'Éternel fera main basse sur tes troupeaux qui sont dans les champs, chevaux, ânes, chameaux, bœufs et brebis, il y aura mortalité très grande. Et l'Éternel fera une distinction entre les troupeaux d'Israël et les troupeaux des Égyptiens, et il ne périra rien de ce qui est aux enfants d'Israël. Et l'Éternel fixa le moment et dit : Demain l'Éternel exécutera cette menace dans le pays. Et ainsi fit l'Éternel le lendemain, et tous les troupeaux des Égyptiens périrent, et des troupeaux des enfants d'Israël il ne périt rien. Et Pharaon fit prendre des informations, et voici, des troupeaux d'Israël rien n'avait péri, pas un individu. Mais Pharaon endurcit son cœur et ne laissa point partir le peuple. Alors l'Éternel dit à Moïse et à Aaron : Prenez vos mains pleines de suie de fournaise, et que Moïse la répande en l'air aux yeux de Pharaon, et elle se changera en une poussière qui couvrira tout le pays d'Egypte, et produira sur les hommes et les bestiaux des ulcères avec éruption de pustules dans tout le pays d'Egypte. Et ils prirent, de la suie de fournaise, et se présentèrent devant Pharaon, et Moïse la répandit en l'air, et elle produisit sur les hommes et les bestiaux une éruption d'ulcères avec des pustules. Et les hiérogrammates ne purent plus tenir tête à Moïse à cause des ulcères, car les hiérogrammates et tous les Égyptiens étaient couverts d'ulcères. Mais l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et il ne les écouta point, ainsi que l'Éternel l'avait annoncé à Moïse. Alors l'Éternel dit à Moïse : Lève-toi le matin et présente-toi devant Pharaon et dis-lui : Ainsi parle l'Éternel, Dieu des Hébreux : Permets à mon peuple d'aller me servir. Car cette fois je veux envoyer toutes mes plaies contre ta personne et sur tes serviteurs et sur ton peuple, afin que tu saches que sur toute la terre nul n'est mon égal. Car maintenant j'aurais étendu ma main et frappé et toi et ton peuple de la peste à l'exterminer de la terre ; mais si je t'ai laissé debout, c'est pour te rendre témoin de ma puissance, et afin que l'on redise mon nom par toute la terre. Si tu te roidis encore contre mon peuple pour l'empêcher d'aller, voici, demain j'enverrai une très forte pluie de grêle, telle qu'il n'y en aura jamais eu de pareille en Egypte depuis le jour de sa création jusqu'aujourd'hui. Maintenant donc dépêche des messagers et mets en sûreté tes troupeaux et tout ce qui t'appartient dans les champs. Tous les hommes et tous les bestiaux qui se trouveront dans les champs, et n'auront pas été recueillis au gîte, s'ils sont atteints par la grêle, périront. Ceux d'entre les serviteurs de Pharaon qui craignirent la menace de l'Éternel, mirent en hâte à l'abri leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les maisons. Mais ceux qui ne tinrent pas compte de la menace de l'Éternel, laissèrent leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les champs. Alors l'Éternel dit à Moïse : Étends ta main vers le ciel, et qu'il tombe de la grêle sur tout le pays d'Egypte, sur les hommes et sur les bestiaux et sur toutes les plantes des champs au pays d'Egypte. Et Moïse étendit son bâton vers le ciel, et l'Éternel détacha tonnerres et grêles, et le feu courut sur la terre, et l'Éternel fit tomber une pluie de grêle sur le pays d'Egypte. Et c'était une grêle mêlée à un feu continu, tellement forte qu'on n'en avait jamais vu de pareille dans tout le pays d'Egypte depuis qu'il formait un peuple. Et la grêle frappa dans tout le pays d'Egypte tout ce qui était dans les champs, depuis l'homme aux bestiaux, et la grêle frappa toutes les plantes des champs et brisa tous les arbres des champs. Il n'y eut que la contrée de Gosen où étaient les enfants d'Israël, qui n'eut point de grêle. Alors Pharaon envoya appeler Moïse et Aaron et il leur dit : Cette fois j'ai péché, l'Éternel est le juste, et moi et mon peuple les coupables. Intercédez auprès de l'Éternel ! Assez de tonnerres de Dieu et de grêle ! et je vous laisserai partir et vous ne serez plus retenus. Et Moïse lui dit : Quand je retournerai à la ville, j'élèverai mes mains vers l'Éternel ; les tonnerres cesseront, et il n'y aura plus de grêle, afin que tu reconnaisses que la terre est à l'Éternel. Mais ni toi ni tes serviteurs, je le sais, n'aurez encore crainte de l'Éternel Dieu. (Or le lin et l'orge furent frappés, car l'orge était en épis, et le lin en fleur. Mais le froment et l'épeautre ne furent point frappés, car ils sont tardifs.) Moïse ayant donc quitté Pharaon se rendait à la ville. Et il étendit ses mains vers l'Éternel, et les tonnerres et la grêle cessèrent, et la pluie ne tomba plus sur la terre. Et Pharaon voyant que la pluie avait cessé avec la grêle et les tonnerres, persista à pécher et il endurcit son cœur, lui et ses serviteurs. Et le cœur de Pharaon s'obstina, et il ne laissa point partir les enfants d'Israël, ainsi que l'Éternel l'avait annoncé par l'organe de Moïse.
Prière du matin — première lecture
Et l'Éternel dit à Moïse : Porte-toi d'ici, toi et le peuple que tu as tiré du pays d'Egypte, vers le pays que j'ai promis par serment à Abraham et à Isaac et à Jacob en disant : Je le donnerai à ta postérité : et je te ferai précéder par un ange, et je chasserai les Cananéens, les Amoréens et les Héthiens et les Phérisiens et les Hévites et les Jébusites ; vers le pays découlant de lait et de miel ; car je ne serai point parmi vous durant le trajet, parce que vous êtes un peuple au col roide, de peur que je ne vous consume en chemin. Et le peuple ayant entendu ce sinistre langage prit le deuil et personne ne se couvrit de ses ornements. Et l'Éternel dit à Moïse : Dis aux enfants d'Israël : Vous êtes un peuple au col roide ; si je faisais un seul instant route avec vous, je vous détruirais. Et maintenant dépose tes ornements, et je verrai ce que j'ai à te faire. Les enfants d'Israël se dépouillèrent donc de leurs ornements, après s'être éloignés du mont Horeb. Et Moïse prit la Tente et se la dressa en dehors du camp, à distance du camp ; et il l'appela Tente du Rendez-vous. Et tous ceux qui cherchaient l'Éternel se rendaient à la Tente du Rendez-vous qui se trouvait en dehors du camp. Et lorsque Moïse se rendait à la Tente, tout le peuple se levait, et chacun se tenait debout à la porte de sa propre tente, et suivait Moïse du regard jusqu'à son arrivée à la Tente. Et lorsque Moïse arrivait à la Tente, la colonne de nuée descendait et se posait à l'entrée de la Tente, et Il s'entretenait avec Moïse. Et tout le peuple voyait la colonne de nuée qui se tenait à l'entrée de la Tente, et tout le peuple se levait, et chacun se prosternait à l'entrée de sa propre tente. Et l'Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami ; puis il revenait au camp ; mais Josué, fils de Nun, jeune homme qui le servait, ne quittait point l'intérieur de la Tente. Et Moïse dit à l'Éternel : Voici, tu me dis : Mène ce peuple en avant ! et tu ne me fais pas connaître qui tu veux envoyer avec moi, et cependant tu m'as dit : Je te connais nommément, et tu as aussi trouvé grâce à mes yeux. Eh bien ! puisque j'ai pu trouver grâce à tes yeux, daigne me faire connaître ta voie pour que je te connaisse, afin de trouver grâce à tes yeux, et considère que cette nation est ton peuple. Et Il dit : Tu seras accompagné de ma présence et je t'amènerai au repos. Et il Lui répondit : Si tu ne nous accompagnes pas de ta présence, ne nous fais point partir d'ici. Et comment sera-t-il notoire que j'ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ? n'est-ce pas si tu nous accompagnes, et si nous sommes distingués moi et ton peuple de tous les peuples qui sont sur la face de la terre ? Et l'Éternel dit à Moïse : Je ferai aussi cela même que tu viens de dire ; car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais nommément. Et Moïse reprit : Fais-moi donc contempler ta gloire ! Et l'Éternel dit : Je ferai passer toute ma beauté devant ta face et nommerai le nom de l'Éternel devant toi ; aussi bien je suis propice à qui je suis propice, et miséricordieux pour qui je suis miséricordieux. Et Il dit : Tu ne saurais contempler ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre. Et l'Éternel dit : J'ai près de moi un lieu : tu t'y tiendras sur le rocher, et quand ma gloire passera, je te placerai dans une cavité du rocher et je t'abriterai de ma main jusqu'à ce que je sois passé ; puis je retirerai ma main afin que tu me voies par derrière, mais ma face n'est pas visible.
Épître
Du reste, que celui qui s'enorgueillit s'enorgueillisse dans le Seigneur ; car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même dont on reconnaît le mérite, mais celui que recommande le Seigneur. Puissiez-vous tolérer en moi un peu de déraison ; mais, au fait, vous me tolérez, car j'ai pour vous une jalousie semblable à celle de Dieu ; je vous ai en effet fiancés à un seul mari, qui est Christ, pour lui présenter une vierge chaste ;
Première lecture
Et Noomi avait du côté de son mari un parent, grand homme de bien, de la famille d'Elimélech, et il se nommait Boaz. Et Ruth, la Moabite, dit à Noomi : Laisse-moi donc aller au champ glaner des épis à la suite de celui aux yeux de qui je trouverai grâce ! Et elle lui dit : Va, ma fille. Et elle alla, et elle vint et glana dans le champ à la suite des moissonneurs. Et fortuitement il se trouva que c'était une pièce de terre de Boaz qui était de la famille d'Elimélech. Et voilà que Boaz vint de Bethléhem ; et il dit aux moissonneurs : Que l'Éternel soit avec vous ! Et ils lui dirent : Que l'Éternel te bénisse ! Et Boaz dit à son valet préposé sur les moissonneurs : A qui est cette jeune personne ? Et le valet préposé sur les moissonneurs répondit et dit : C'est une jeune Moabite revenue de Moabie avec Noomi ; et elle m'a dit : Permets-moi de glaner et de ramasser des épis près des javelles à la suite des moissonneurs ! et elle est venue et a été assidue depuis le matin jusqu'à présent, sauf un court moment de repos qu'elle a pris sous le couvert. Et Boaz dit à Ruth : Entends-tu, ma fille ! Ne va pas glaner dans un autre champ, et ne t'en va pas d'ici et joins-toi à mes servantes ; aie les yeux sur le champ qu'on moissonne, et suis-les. Voici, j'ai défendu aux valets de toucher à toi. Et, si tu as soif, va aux cruches et bois de ce que puiseront les valets. Alors Ruth tombant à ses pieds et s'inclinant jusqu'à terre lui dit : Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux pour que tu me traites comme une connaissance, et je suis une étrangère ? Et Boaz répondit et lui dit : On m'a raconté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance pour venir chez un peuple que tu ne connaissais ni d'hier, ni d'avant-hier. Que l'Éternel te rende ce que tu as fait et qu'une parfaite récompense te soit accordée par l'Éternel, Dieu d'Israël, sous les ailes de qui tu es venue te réfugier ! Et elle dit : Puissé-je trouver grâce à tes yeux, mon Seigneur ! Car tu m'as consolée et tu as parlé au cœur de ta servante, et pourtant je ne suis pas comme l'une de tes servantes. Et au moment du repas Boaz lui dit : Approche et mange de ce pain, et trempe ta mouillette dans le vinaigre. Alors elle s'assit à côté des moissonneurs, et il lui présenta du grain rôti et elle mangea et se rassasia et en garda des restes. Et elle se leva pour glaner. Alors Boaz donna cet ordre à ses valets : Elle glanera même entre les javelles, et vous ne lui ferez point affront. Et pour elle des faisceaux vous extrairez aussi quelque chose que vous négligerez afin qu'elle le recueille, et vous ne la gronderez point. Et elle glana dans le champ jusqu'au soir, et elle égrena sa glane, et il y eut environ un épha d'orge. Et elle l'emporta et vint à la ville, et sa belle-mère vit ce qu'elle avait glané ; et Ruth ayant sorti ce qu'elle avait réservé de son repas, le lui donna. Alors sa belle-mère lui dit : Où as-tu glané aujourd'hui ? D'où vient ce fruit de ton travail ? béni soit celui qui a pris intérêt à toi ! Et elle indiqua à sa belle-mère celui chez qui elle avait travaillé, et dit : Le nom de l'homme chez qui j'ai travaillé aujourd'hui est Boaz. Alors Noomi dit à sa bru : Béni soit-il par l'Éternel qui ne s'est point désisté de son amour envers les vivants et envers les décédés ! Et Noomi lui dit : Cet homme est notre parent, un de nos proches, ayant envers nous le droit et le devoir lignager. Et Ruth, la Moabite, dit : Il m'a dit encore : Joins-toi à mes gens jusqu'à ce qu'ils aient achevé toute ma moisson. Et Noomi dit à Ruth, sa bru : Il est bon, ma fille, que pour sortir tu accompagnes ses servantes, afin qu'on ne te rencontre pas dans un autre champ. Elle se joignit donc aux servantes de Boaz pour glaner jusqu'à la fin de la moisson des orges et de celle du froment. Et elle habitait chez sa belle-mère.
Prière du matin — deuxième lecture
Et s'étant éloigné de là, il vient dans le territoire de la Judée et au delà du Jourdain, et une foule accourt de nouveau vers lui, et selon sa coutume il les enseignait de nouveau. Et des pharisiens s'étant approchés lui demandaient : « Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? » voulant ainsi le mettre à l'épreuve. Mais il leur répliqua : « Que vous a prescrit Moïse ? » Et ils lui dirent : « Moïse a permis de rédiger un acte de divorce, et de répudier. » Mais Jésus leur dit : « C'est à cause de votre dureté de cœur qu'il vous a donné ce commandement ; mais à l'origine de la création Il les fit mâle et femelle ; à cause de cela l'homme quittera son père et sa mère, et les deux deviendront une seule chair ; en sorte qu'ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ainsi donc que ce que Dieu a conjoint, l'homme ne le sépare pas. » Et de retour à la maison les disciples l'interrogeaient sur ce sujet ; et il leur dit : « Celui qui aura répudié sa femme, et en aura épousé une autre, est coupable d'adultère envers elle ; et si elle-même, après avoir répudié son mari, en épouse un autre, elle commet un adultère. » Et on lui amenait de petits enfants afin qu'ils les touchât ; mais les disciples leur en firent des remontrances. Or Jésus l'ayant vu en fut indigné, et leur dit : « Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les en empêchez pas, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume de Dieu ; en vérité je vous le déclare, celui qui n'aura pas reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera certainement point. » Et, les ayant serrés dans ses bras, il les bénit en posant les mains sur eux. Et au moment où il se remettait en chemin, quelqu'un accourut, et se jetant à ses genoux il lui demandait : « Bon maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle ? » Mais Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon, si ce n'est un seul, Dieu. Tu connais les commandements : Ne tue point ; ne commets point d'adultère ; ne dérobe point ; ne fais point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » Et l'autre lui dit : « Maître, j'ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. » Or Jésus l'ayant regardé l'aima, et lui dit ; « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu possèdes, et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel, puis viens, suis-moi. » Mais-lui, chagriné de cette parole, s'en alla tout triste, car il avait de nombreuses propriétés. Et Jésus, ayant porté autour de lui ses regards, dit à ses disciples : « Avec quelle difficulté ceux qui possèdent les richesses entreront-ils dans le royaume de Dieu ! » Mais les disciples étaient terrifiés de son langage ; sur quoi Jésus, prenant derechef la parole leur dit : « Mes enfants, qu'il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile qu'un chameau entre par le trou de l'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Mais ils étaient encore plus stupéfaits, et ils lui disaient : « Et qui peut être sauvé ? » Jésus, ayant fixé sur eux ses regards, leur dit : « Quant aux hommes, cela est impossible, mais non quant à Dieu ; car tout est possible quant à Dieu. » Pierre se mit à lui dire : « Voici, pour nous, nous avons tout abandonné, et nous t'avons suivi. » Jésus lui dit : « En vérité je vous le déclare, il n'est personne qui, ayant abandonné maison, ou frères, ou sœurs, ou mère, ou père, ou enfants, ou champs, à cause de moi et de l'évangile, ne reçoive au centuple maintenant dans ce temps-ci maisons, et frères et sœurs, et mères, et enfants, et champs, avec des persécutions, et dans le siècle à venir la vie éternelle. Mais plusieurs seront des premiers, quoique des derniers, et les derniers, quoique des premiers. » Or ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem, et Jésus les précédait, et ils étaient terrifiés ; mais il y en eut qui le suivaient avec effroi. Et ayant derechef pris à lui les douze, il se mit à leur annoncer ce qui allait lui arriver : « Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux Gentils, et ils le bafoueront, et ils cracheront sur lui, et ils le fustigeront, et ils le mettront à mort, et au bout de trois jours il ressuscitera. » Et Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, s'approchent de lui, en lui disant : « Maître, nous désirons que tu fasses pour nous tout ce que nous te demanderons. » Et il leur dit : « Que désirez-vous que je fasse pour vous ? » Et ils lui dirent : « Accorde-nous d'être assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche dans ta gloire. » Mais Jésus leur dit : « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je dois boire, ou être baptisés du baptême dont moi je dois être baptisé ? » Et ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Mais Jésus leur dit : « Vous boirez la coupe que moi je dois boire, et vous serez baptisés du baptême dont moi je dois être baptisé ; mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de moi de l'accorder, sauf à ceux pour-lesquels cela a été préparé. » Ce que les dix ayant entendu, ils commencèrent à s'indigner contre Jacques et Jean ; et Jésus les ayant appelés à lui leur dit : « Vous savez que ceux qui s'imaginent commander aux peuples les tyrannisent, et que leurs grands les oppriment ; mais il n'en est pas de même parmi vous ; au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous sera l'esclave de tous. En effet le fils de l'homme non plus n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie comme une rançon pour plusieurs. » Et ils arrivent à Jéricho, et comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, se trouvait assis sur le bord du chemin. Et ayant ouï que c'était Jésus le Nazarénien, il se mit à s'écrier : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! » Et plusieurs lui faisaient des remontrances, afin de le faire taire, mais il criait beaucoup plus fort : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Et Jésus s'étant arrêté, dit : « Appelez-le. » Et ils appellent l'aveugle, en lui disant : « Prends courage, lève-toi, il t'appelle. » Et lui, ayant jeté son manteau, vint en sautant auprès de Jésus. Et Jésus prenant la parole lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Et l'aveugle lui dit : « Rabbouni, que je recouvre la vue ? » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a guéri. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique.Terre, élève à Dieu de toutes parts tes acclamations ! Chantez son nom glorieux, que vos hymnes le glorifient ! Dites à Dieu : « Que tes œuvres sont admirables ! Aux effets de ta grande puissance tes ennemis dissimulent devant toi ; toute la terre t'adore et te célèbre ; célèbre ton nom ! » (Pause) Venez et contemplez les œuvres de Dieu, admirable en ce qu'il opère pour les enfants des hommes ! Il transforma la mer en terre sèche ; au travers du fleuve ils passèrent à pied, et Il excita nos transports. Il exerce par son pouvoir un empire éternel, ses yeux observent les peuples : que les rebelles ne s'insurgent pas ! (Pause) Peuples, bénissez notre Dieu, et proclamez sa louange ! Il redonna la vie à nos âmes, et ne laissa pas nos pieds trébucher. Car tu nous as éprouvés, ô Dieu, purifiés, comme l'on purifie l'argent. Tu nous enlaças dans le filet, et tu mis un faix sur nos reins ; tu donnas à des hommes nos têtes pour monture, nous passâmes par le feu et les eaux ; mais tu nous en as tirés pour nous combler de biens. Je viens dans ta maison avec des holocaustes ; je veux m'acquitter envers toi de mes vœux exprimés par mes lèvres, prononcés par ma bouche dans ma détresse. Je t'offrirai des holocaustes et des brebis engraissées, et ferai fumer la graisse des béliers ; je te sacrifierai des taureaux et des boucs. (Pause) Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, je veux raconter ce qu'il fit pour mon âme. De ma bouche je l'invoquai ; et sa louange est maintenant sur ma langue. Si dans mon cœur j'avais eu le mal en vue, le Seigneur ne m'eût pas exaucé ; mais Dieu m'a exaucé, Il a été attentif aux accents de ma prière. Béni soit Dieu, qui n'a pas rebuté ma prière, et ne m'a pas refusé sa grâce !
Évangile
Alors le royaume des cieux ressemblera à dix vierges qui, après avoir pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Or cinq d'entre elles étaient étourdies, et cinq étaient prudentes. En effet les étourdies, après avoir pris leurs lampes, ne prirent pas d'huile avec elles, tandis que les prudentes prirent de l'huile dans leurs burettes avec leurs lampes. Mais comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent, et elles dormaient. Or, au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : « Voici l'époux ! sortez à sa rencontre ! » Alors toutes ces vierges s'éveillèrent et arrangèrent leurs lampes. Or les étourdies dirent aux prudentes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont éteintes ; » mais les prudentes répliquèrent : « Jamais il n'y en aura assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. » Or, pendant qu'elles allaient en acheter, survint l'époux, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui à la noce, et la porte fut fermée. Mais plus tard surviennent aussi les autres vierges disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais il leur répliqua : « En vérité je vous le déclare, je ne vous connais point. » Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l'heure.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Hymne des fils de Coré.O Dieu, nous avons ouï de nos oreilles, nos pères nous ont raconté les exploits que tu fis en leurs jours, aux jours d'autrefois. De ta main tu chassas les nations, pour les établir ; tu détruisis les peuples, pour les multiplier. Car ce ne fut pas par leur épée qu'ils conquirent le pays, ni leur bras qui les rendit vainqueurs, mais ta droite et ton bras, et la lumière de ta face ; car tu leur fus propice. O Dieu ! tu es mon Roi ! Ordonne la délivrance de Jacob ! Avec toi nous battons nos ennemis, par ton nom nous terrassons nos adversaires Car dans mon arc je ne me confie point, ce n'est pas mon épée qui me délivre ; mais c'est toi qui nous délivres de nos ennemis, et qui confonds ceux qui nous haïssent. De Dieu nous faisons gloire en tout temps, et nous louons éternellement ton nom. (Pause) Cependant tu nous rejetas et nous couvris d'opprobre, et tu ne marchas plus avec nos armées ; tu nous fis reculer devant nos ennemis, et ceux qui nous haïssent, emportèrent des dépouilles ; tu nous livras comme la brebis que l'on mange, et parmi les nations tu nous disséminas ; tu vendis ton peuple à vil prix, et pour toi il n'eut pas une grande valeur ; tu nous exposas aux affronts de nos voisins, aux railleries et aux insultes de nos alentours ; tu nous fis passer en proverbe chez les nations, exciter des hochements de tête parmi les peuples. Toujours ma honte est devant mes yeux, et la confusion de ma face me couvre, à la voix de celui qui m'insulte et m'outrage, à l'aspect de l'ennemi et de l'homme hostile. Tout cela nous est arrivé, et pourtant nous ne t'avions pas oublié, nous n'avions pas violé ton alliance, notre cœur ne s'était point retiré de toi, et nos pas n'avaient pas dévié de tes voies, pour que tu nous écrases dans le pays des chacals, et que tu nous enveloppes d'une ombre de mort. Si nous avions oublié le nom de notre Dieu, et tendu nos mains vers un dieu étranger, est-ce que Dieu ne le pénétrerait pas, lui qui connaît les secrets de nos cœurs ? Mais non, pour toi nous sommes tués tous les jours, et regardés comme des brebis à égorger. Veille ! pourquoi dors-tu, Seigneur ? Réveille-toi ! ne nous rejette pas à jamais ! Pourquoi cacher ta face, oublier notre misère et notre oppression ? Car jusqu'à la poussière notre âme est abattue, et notre corps à la terre est attaché. Lève-toi ! à notre secours ! et sauve-nous pour l'amour de ta grâce.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David. Heureux celui qui s'intéresse au pauvre ! Au jour du malheur l'Éternel le délivre ; l'Éternel le garde et le conserve, et il jouira du bonheur sur la terre. Tu ne le livreras pas au caprice de ses ennemis. L'Éternel le soutiendra sur le lit des souffrances ; et toujours Tu fais prendre une tournure heureuse au mal qui l'étend sur sa couche. Je dis : Éternel ! prends pitié de moi ! guéris-moi ! car j'ai péché contre toi. Mes ennemis tiennent sur moi de méchants propos : « Quand mourra-t-il, et périra son nom ? » L'un d'eux vient-il me voir, son langage est faux ; son cœur se fait provision de malice ; il s'en va, et il parle au dehors. Entre eux contre moi mes ennemis chuchotent ; contre moi ils complotent ma perte. « Quelque crime le met à la gêne ; [disent-ils] le voilà gisant, il ne se relèvera pas. » Mon ami même, qui a ma confiance et mange mon pain, lève le talon contre moi. Mais toi, Éternel, aie pitié de moi, et me relève, afin que je puisse leur payer leur salaire ! Ce qui me prouvera que tu m'aimes, c'est que je n'excite pas la joie de mon ennemi. Mais voici, tu me maintiens dans mon intégrité, et tu me placeras sous ton regard à jamais. \csp{ Béni soit l'Éternel, Dieu d'Israël, de l'éternité à l'éternité ! Ainsi soit-il ! ainsi soit-il !}
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David. Heureux celui qui s'intéresse au pauvre ! Au jour du malheur l'Éternel le délivre ; l'Éternel le garde et le conserve, et il jouira du bonheur sur la terre. Tu ne le livreras pas au caprice de ses ennemis. L'Éternel le soutiendra sur le lit des souffrances ; et toujours Tu fais prendre une tournure heureuse au mal qui l'étend sur sa couche. Je dis : Éternel ! prends pitié de moi ! guéris-moi ! car j'ai péché contre toi. Mes ennemis tiennent sur moi de méchants propos : « Quand mourra-t-il, et périra son nom ? » L'un d'eux vient-il me voir, son langage est faux ; son cœur se fait provision de malice ; il s'en va, et il parle au dehors. Entre eux contre moi mes ennemis chuchotent ; contre moi ils complotent ma perte. « Quelque crime le met à la gêne ; [disent-ils] le voilà gisant, il ne se relèvera pas. » Mon ami même, qui a ma confiance et mange mon pain, lève le talon contre moi. Mais toi, Éternel, aie pitié de moi, et me relève, afin que je puisse leur payer leur salaire ! Ce qui me prouvera que tu m'aimes, c'est que je n'excite pas la joie de mon ennemi. Mais voici, tu me maintiens dans mon intégrité, et tu me placeras sous ton regard à jamais. \csp{ Béni soit l'Éternel, Dieu d'Israël, de l'éternité à l'éternité ! Ainsi soit-il ! ainsi soit-il !}
Prière du soir — première lecture
Et l'Éternel dit à Moïse : Taille-toi deux tables de pierre comme les premières ; et j'écrirai sur les tables les paroles qui se trouvaient sur les premières tables que tu as brisées. Et tiens-toi prêt dès le matin et monte le matin à la montagne de Sinaï, et t'y présente à moi sur le sommet de la montagne. Et que personne ne monte avec toi, et que personne ne se montre sur toute la montagne, et que ni menu ni gros bétail ne pâture du côté de cette montagne-là. Alors Moïse tailla deux tables de pierre comme les premières, et il se leva le matin et monta à la montagne de Sinaï selon l'ordre qu'il avait reçu de l'Éternel, et il prit dans sa main les deux tables de pierre. Alors l'Éternel descendit dans la nue et s'y rencontra avec lui, et Il prononça le nom de l'Éternel. Et l'Éternel passa devant lui et proclama « l'Éternel, l'Éternel, Dieu miséricordieux et clément, patient, et riche en amour et en fidélité, qui conserve son amour jusqu'à la millième génération, qui pardonne l'iniquité, la désobéissance et le péché, mais qui ne laisse pas toujours impuni, faisant tomber la peine des pères sur les enfants et les enfants des enfants jusqu'à la troisième et à la quatrième génération. » Alors Moïse aussitôt se prosterna contre terre et adora et il dit : Si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, Seigneur, que le Seigneur passe au milieu de nous, puisque c'est un peuple au col roide, et pardonne notre égarement et notre péché, et fais de nous ta propriété. Et Il dit : Voici, je conclus une alliance ; devant tout ton peuple je veux opérer des miracles tels qu'il n'en a point été produit en aucun pays et chez aucune nation, et tout le peuple, au sein duquel tu es, verra l'œuvre de l'Éternel ; car ce que je vais faire avec toi sera terrible. Prends garde à ce que je te commande aujourd'hui ! Voici, je chasserai devant toi les Amoréens et les Cananéens et les Héthiens et les Phérisiens et les Hévites et les Jébusites. Garde-toi d'accorder une alliance aux habitants du pays où tu entreras, de peur d'avoir en eux un piège parmi vous ; vous détruirez au contraire leurs autels et briserez leurs statues, et arracherez leurs Aschères, car tu n'adoreras aucun autre Dieu ; car l'Éternel, dont le nom est le Jaloux, est un Dieu jaloux ; garde-toi d'accorder une alliance aux habitants du pays, de peur que, lorsqu'ils se prostituent à la suite de leurs dieux et font des sacrifices à leurs dieux, ils ne t'invitent et que tu ne manges de leurs victimes, et que tu ne maries tes fils parmi leurs filles, et que leurs filles, se prostituant à la suite de leurs dieux, n'entraînent tes fils à se prostituer à la suite de leurs dieux. Tu ne te feras point de dieu de fonte. Tu observeras la fête des azymes ; sept jours tu mangeras des azymes, comme je te l'ai prescrit, à l'époque du mois des épis ; car c'est dans le mois des épis que tu es sorti d'Egypte. Toutes les prémices de la maternité m'appartiennent, ainsi que dans tous tes troupeaux tout mâle premier-né du gros et du menu bétail. Mais le premier-né de l'âne tu le rachèteras au moyen d'un mouton ; et si tu ne le rachètes pas, tu l'assommeras. Tu rachèteras tout premier-né de tes fils, et l'on ne se présentera pas devant moi les mains vides. Six jours tu travailleras, mais tu chômeras le septième jour, même pendant les semailles et la moisson tu le chômeras. Tu feras la fête des Semaines en offrant les prémices du froment moissonné, et la fête de la rentrée des récoltes l'année étant révolue. Trois fois par an tous tes mâles se présenteront devant le Seigneur, l'Éternel, Dieu d'Israël. Car je chasserai les nations devant toi et étendrai tes frontières, et personne ne convoitera ton pays, lorsque trois fois par an tu iras en pèlerinage te présenter devant l'Éternel, ton Dieu. Tu n'immoleras point sur du levain le sang de mes victimes, et là victime de la fête de Pâques ne sera point conservée jusqu'au matin. Tu apporteras à la maison de l'Éternel, ton Dieu, la fleur des prémices de ton sol. Tu ne feras pas cuire le chevreau au lait de sa mère. Et l'Éternel dit à Moïse : Mets par écrit ces paroles ; car c'est aux termes de ces paroles que je conclus une alliance avec toi et avec Israël. Et Moïse fut là avec l'Éternel quarante jours et quarante nuits ; il ne mangea point de pain et ne but point d'eau ; et il écrivit sur des tables les paroles de l'alliance, dix paroles. Et lorsque Moïse descendit du mont de Sinaï, les Deux Tables du Témoignage étant dans les mains de Moïse qui descendait de la montagne, Moïse ne se doutait pas que la peau de son visage resplendît, parce qu'il s'était entretenu avec Lui. Et Aaron et tous les enfants d'Israël regardèrent Moïse, et voici, la peau de son visage rayonnait, et ils craignaient de l'aborder. Mais Moïse les appela, et Aaron et tous les princes de l'assemblée se dirigèrent vers lui, et il leur parla. Après cela, tous les enfants d'Israël s'approchèrent, et il leur transmit tous les ordres que l'Éternel lui avait donnés sur le mont de Sinaï. Et Moïse ayant terminé le discours qu'il leur adressait, mit un voile sur sa figure. Et lorsque Moïse pénétrait devant l'Éternel pour lui parler, il ôtait le voile jusqu'à ce qu'il sortît ; et étant sorti, il redisait aux enfants d'Israël tout ce qui lui avait été ordonné. Et les enfants d'Israël voyant le visage de Moïse, aperçurent la peau resplendissante de son visage. C'est pourquoi Moïse mettait le voile sur son visage jusqu'à ce qu'il entrât pour parler avec Lui.
Deuxième lecture
Quant à la collecte destinée aux saints, suivez, de votre côté, les prescriptions que j'ai données aux églises de la Galatie : Que le premier jour de la semaine chacun de vous mette à part chez lui les épargnes qu'il lui plaît de faire, afin qu'on n'attende pas que je sois arrivé pour commencer les collectes. Mais quand je serai arrivé, ceux que vous aurez choisis, je les enverrai avec une lettre porter votre offrande à Jérusalem, et s'il convenait que je m'y rendisse aussi, ils feront route avec moi. Je viendrai chez vous quand j'aurai traversé la Macédoine ; car je dois traverser la Macédoine, tandis que je séjournerai peut-être chez vous, ou même que j'y passerai l'hiver, afin que ce soit vous qui m'escortiez là où je me rendrai. Je ne veux pas en effet vous visiter maintenant en passant, car j'espère séjourner quelque temps parmi vous, si le Seigneur le permet ; mais je séjournerai à Éphèse, jusques à la Pentecôte, car une grande et puissante porte m'a été ouverte, et les adversaires sont nombreux. Cependant si Timothée arrive, veillez à ce qu'il soit sans inquiétude parmi vous, car il travaille à l'œuvre du seigneur comme moi ; que personne donc ne le méprise, mais escortez-le pacifiquement afin qu'il revienne vers moi, car je l'attends. Quant au frère Apollos, je l'ai souvent exhorté à se rendre auprès de vous avec les frères, mais la volonté de s'y rendre maintenant n'y était décidément pas ; cependant il partira dès qu'il en aura l'occasion. Veillez, soyez fermes dans la foi, comportez-vous virilement, fortifiez-vous ; que toutes vos affaires se fassent avec charité. Or je vous exhorte, frères,… vous savez que la famille de Stéphanas forme les prémices de l'Achaïe et qu'elle s'est elle-même consacrée au service des saints,… je vous exhorte, dis-je, à vous soumettre de votre côté à de tels ministres et à tous ceux qui agissent et travaillent avec eux. Pour moi, je me suis réjoui de l'arrivée de Stéphanas, de Fortounatus et d'Achaïcus, parce qu'ils ont suppléé à votre absence, car ils ont tranquillisé mon esprit et le vôtre ; reconnaissez donc le mérite de tels hommes ! Les églises d'Asie vous saluent. Aquilas et Prisca vous adressent de nombreuses salutations dans le seigneur, ainsi que l'église qui se trouve dans leur maison. Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. La salutation de la main de moi Paul : Si quelqu'un n'aime pas le seigneur, qu'il soit anathème ! Maranatha. Que la grâce du seigneur Jésus soit avec vous ! Ma charité est avec vous tous en Christ Jésus.
Deuxième lecture
En effet, quant à ce qui concerne le secours destiné aux saints, il est superflu que je vous en écrive ; car je connais votre bonne volonté qui me donne l'occasion de m'enorgueillir pour vous auprès des Macédoniens, de ce que l'Achaïe est prête depuis l'an dernier, et de ce que votre zèle a stimulé le plus grand nombre ; mais j'ai envoyé les frères, afin que notre droit de nous enorgueillir de vous ne soit pas, sur ce point, mis à néant, et pour que, comme je l'ai dit, vous soyez prêts, de peur que des Macédoniens ne viennent avec moi et ne trouvent que vous n'êtes pas prêts, et que nous-mêmes (pour ne pas dire vous), nous n'ayons à rougir dans cette affaire. J'ai donc jugé nécessaire d'inviter les frères à me précéder auprès de vous, et à prendre au préalable, en ce qui concerne le bienfait promis d'avance de votre part, des mesures telles qu'on le trouve disponible comme un témoignage de bienfaisance et non de cupidité. Or c'est ici que celui qui sème chichement moissonnera aussi chichement, et que celui qui sème largement moissonnera aussi largement. Que chacun donne selon ce qu'il a d'avance résolu dans son cœur, non avec tristesse ou par contrainte, car Dieu aime un donateur joyeux. Or Dieu est puissant pour faire abonder sur vous toute espèce de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses une entière suffisance, vous subveniez abondamment à toute bonne œuvre, selon qu'il est écrit : « Il a répandu, il a donné aux pauvres, sa justice demeure pour l'éternité. » Or Celui qui fournit au semeur de la semence et du pain pour sa nourriture vous fournira et vous multipliera la semence, et Il fera croître les produits de votre justice, en sorte que vous serez riches à tous égards pour toutes les libéralités qui sont de nature à faire offrir, par notre moyen, des actions de grâces à Dieu ; car le secours de cette contribution non seulement subvient aux besoins des saints, mais encore il surabonde par de nombreuses actions de grâces adressées à Christ. Et c'est pour ce méritoire secours qu'ils glorifient Dieu, à cause de votre obéissance dans la profession de l'évangile de Christ, et de la libéralité que vous inspire votre attachement pour eux et pour tous ; tandis que, de leur côté, dans les prières qu'ils font pour vous, ils soupirent après vous à cause de la grâce de Dieu qui déborde sur vous. Grâces soient rendues à Dieu pour Son inénarrable bienfait !
Deuxième lecture
En effet je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que nos pères étaient tous sous la nuée et que tous ils ont traversé la mer, et que tous ils ont été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, et que tous ils ont mangé le même aliment spirituel, et que tous ils ont bu le même breuvage spirituel, car ils s'abreuvaient à un rocher spirituel qui les suivait, or ce rocher était Christ. Toutefois ce ne fut pas au plus grand nombre d'entre eux que Dieu prit plaisir, car ils demeurèrent gisants dans le désert. Or toutes ces choses ont eu lieu pour nous servir d'exemples, afin que nous ne convoitions point de mauvaises choses, comme eux-mêmes l'ont fait. Ne devenez pas non plus idolâtres, comme quelques-uns d'entre eux, selon qu'il est écrit : « Le peuple s'assit pour manger et boire, et ils se levèrent pour jouer. » Ne nous livrons pas non plus à l'impudicité, comme s'y livrèrent quelques-uns d'entre eux, et ils périrent en un seul jour au nombre de vingt-trois mille. Ne tentons pas non plus le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d'entre eux, et ils étaient tués par les serpents. Ne murmurez pas non plus, comme murmurèrent quelques-uns d'entre eux, et ils furent tués par l'exterminateur. Or ces choses leur arrivaient figurément, mais elles ont été écrites pour notre instruction, pour nous, auxquels a abouti la fin des siècles ; ainsi donc que celui qui s'imagine rester debout prenne garde qu'il ne tombe ! Vous n'avez pas été exposés à des tentations surhumaines, et, Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; au contraire, avec la tentation Il vous donnera le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter.
Deuxième lecture
Paul, apôtre de Christ Jésus par la volonté de Dieu, aux saints qui sont aussi fidèles en Christ Jésus : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par le seigneur Jésus-Christ ! Béni soit le Dieu de notre seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis par toute ; espèce de bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ, selon qu'il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irrépréhensibles devant Lui, nous ayant prédestinés, dans Sa charité, à devenir, par Christ Jésus, Ses enfants d'adoption, suivant le bon plaisir de Sa volonté, à la louange de la gloire de Sa grâce, qu'il nous a gratuitement accordée par le bien-aimé en qui nous possédons la rédemption par son sang, le pardon de nos fautes, selon la richesse de Sa grâce, qu'Il a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence, en nous faisant connaître le mystère de Sa volonté, selon le libre dessein qu'il avait d'avance formé en Lui-même, pour l'exécuter lors de l'accomplissement des temps, de rassembler toutes choses en Christ, tant celles qui sont aux cieux, que celles qui sont sur la terre, en lui, dis-je,
Évangile
En effet, le royaume des cieux est semblable à un chef de famille qui sortit de grand matin afin de louer des ouvriers pour les envoyer à sa vigne. Or, après avoir fait accord avec les ouvriers à raison de un denier par jour, il les envoya à sa vigne. Et étant sorti vers la troisième heure, il en vit d'autres qui se tenaient sur la place du marché sans rien faire, et il leur dit : « Allez aussi à la vigne, et ce qui sera juste je vous le donnerai. » Et ils y allèrent. Étant de nouveau sorti vers la sixième et vers la neuvième heure, il fit encore de même. Puis étant sorti à la onzième, il en trouva d'autres qui se tenaient là, et il leur dit : « Pourquoi vous tenez-vous ici le jour entier sans rien faire ? » Ils lui disent : « C'est que personne ne nous a loués. » Il leur dit : « Vous aussi allez à la vigne. » Or, quand le soir fut venu, le maître de la vigne, dit à son intendant : « Appelle les ouvriers, et paie-leur leur salaire, en allant des derniers aux premiers. » Or, ceux de la onzième heure étant venus reçurent chacun un denier ; et les premiers étant venus crurent qu'ils recevraient davantage, et ils reçurent eux aussi un denier par tête. Mais après l'avoir reçu, ils murmuraient contre le chef de famille, en disant : « Ceux-ci venus les derniers ont travaillé une seule heure, et tu les as égalés à nous, qui avons supporté le poids du jour et l'ardente chaleur ! » Mais il répliqua à l'un d'eux : « Camarade, je ne te fais aucun tort ; n'as-tu pas fait accord avec moi à raison d'un denier ? Prends ce qui est à toi, et t'en vas. Pour moi, je veux donner à celui-ci qui est venu le dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est à moi ? Ou bien vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? » Ainsi les derniers seront des premiers et les premiers des derniers. » Or, comme Jésus allait monter à Jérusalem, il prit à part les douze disciples et leur dit en chemin : « Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront, et ils le livreront aux gentils pour qu'ils le bafouent, le fustigent et le crucifient, et le troisième jour il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils, l'adorant et sollicitant quelque chose de lui ; mais il lui dit : « Que veux-tu ? » Or elle dit : « Ordonne que mes deux fils, que voici, soient assis, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume. » Mais Jésus répliqua : « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je dois boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Vous boirez il est vrai ma coupe, mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de moi de l'accorder, sauf à ceux pour lesquels cela a été préparé par mon Père. » Ce que les dix ayant ouï, ils furent indignés contre les deux frères. Mais Jésus les ayant appelés à lui, dit : « Vous savez que les chefs des nations les tyranniseront et que les grands les oppriment. Il n'en est pas de même parmi vous. Mais celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et que celui qui voudra être le premier de vous soit votre esclave. C'est ainsi que le fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner sa vie comme une rançon pour plusieurs. » Et, comme ils sortaient de Jéricho, une foule nombreuse le suivit ; et voici, deux aveugles assis sur le bord du chemin ayant appris que Jésus passait, s'écrièrent : « Seigneur, aie pitié de nous, fils de David ! » Or la foule leur fit des remontrances afin qu'ils se tussent, mais ils s'écrièrent de plus belle : « Seigneur, aie pitié de nous, fils de David ! » Et Jésus s'étant arrêté les appela et dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui disent : « Seigneur, que nos yeux s'ouvrent. » Or Jésus, ému de compassion, toucha leurs yeux, et aussitôt ils recouvrèrent la vue et ils le suivirent.
Prière du soir — deuxième lecture
Mais, puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons aussi à ne pas recevoir inutilement la grâce de Dieu, (car il est dit : « Au temps favorable Je t'ai exaucé, et au jour du salut Je t'ai secouru ; » voici, c'est maintenant le temps particulièrement favorable ; voici, c'est maintenant le jour du salut), nous qui ne donnons prise sur aucun point, afin que le ministère ne soit pas critiqué, mais qui nous rendons recommandables à tous égards, comme il convient à des serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience au milieu des tribulations, au milieu des calamités, au milieu des détresses, au milieu des coups, au milieu des prisons, au milieu des troubles, au milieu des fatigues, au milieu des veilles, au milieu des jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bienveillance, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de la vérité, par la puissance de Dieu ; employant les armes offensives et défensives de la justice, tirant parti de la gloire et de l'infamie, de la mauvaise et de la bonne renommée ; tenus pour fourbes, quoiqu'étant véridiques ; tenus pour inconnus, quoiqu'étant bien connus ; tenus pour mourants, et voici, nous vivons ; tenus pour châtiés, quoique n'étant point mis à mort ; tenus pour désolés, mais étant toujours joyeux ; tenus pour pauvres, mais rendant riches bien des hommes ; tenus, pour ne rien avoir, quoique possédant toutes choses. Notre bouche s'est ouverte pour vous, Corinthiens, notre cœur s'est élargi ; vous n'êtes point à l'étroit au dedans de nous, tandis que vous êtes à l'étroit dans vos propres entrailles ; mais rendez-nous la pareille (je vous parle comme à mes enfants) en vous élargissant aussi. Ne portez pas, en vous unissant aux infidèles, un joug étranger ; car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'impiété, ou quelle communauté entre la lumière et les ténèbres ? Mais encore quelle harmonie y a-t-il entre Christ et Béliar, ou quelle relation entre un fidèle et un infidèle ? Mais enfin quel accord y a-t-il entre le sanctuaire de Dieu et les idoles ? Car c'est nous qui sommes le sanctuaire du Dieu vivant, selon que Dieu a dit : « J'habiterai et Je marcherai parmi eux, et Je serai leur Dieu, et eux seront Mon peuple ; c'est pourquoi sortez du milieu d'eux et tenez-vous à part, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur, et c'est Moi qui vous accueillerai, et Je serai pour vous un père, et vous, vous serez pour Moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. »
Évangile
Et, quand ils furent arrivés près de la foule, un homme s'approcha de lui, en tombant à ses genoux, et en disant : « Seigneur, aie pitié de mon fils, car il est lunatique et très malade ; en effet, il tombe souvent dans le feu et souvent dans l'eau ; je l'ai amené à tes disciples, et ils n'ont pu le guérir. » Et Jésus prenant la parole dit : « O génération incrédule et pervertie ! Jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi ici. » Et Jésus lui fit des remontrances, et le démon sortit de lui, et dès ce moment l'enfant fut guéri. Alors les disciples s'étant approchés de Jésus à l'écart lui dirent : « Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser nous-mêmes ? » Et il leur dit : « A cause de votre peu de foi ; car en vérité je vous le déclare, si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait, et rien ne vous serait impossible. [ Mais cette espèce-là ne sort que par la prière et le jeûne »] Or, pendant qu'ils se trouvaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : « Le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, et ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera. » Et ils furent dans une grande tristesse. Or, lorsqu'ils furent arrivés à Capharnaoum, les percepteurs des deux drachmes s'approchèrent de Pierre et lui dirent : « Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes ? » Il dit : « Oui, » et dès qu'il fut entré dans la maison Jésus le prévint en disant : « Que t'en semble, Simon ? Sur qui les rois de la terre lèvent-ils des impôts ou une capitation ? Sur leurs fils, ou sur les étrangers ? Et lorsqu'il eut dit : « Sur les étrangers, » Jésus lui dit : « Ainsi donc les fils en sont exempts ; mais afin de ne pas les scandaliser, va-t-en à la mer, jette un hameçon et prends le premier poisson venu, et, après lui avoir ouvert la bouche, tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi. »
Évangile
Et conformément à la manière dont vous voulez que les hommes agissent envers vous, agissez de même envers eux. Et si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle gratitude vous en revient-il ? Car les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Et en effet si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle gratitude vous en revient-il ? Les pécheurs aussi font la même chose. Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quelle gratitude vous en revient-il ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. Au contraire, aimez vos ennemis, et faites du bien, et prêtez, sans espérer du retour ; et votre récompense sera considérable, et vous serez fils du Très-Haut, car Il est bon envers les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Évangile
Or, lorsqu'il vit cette foule, il monta sur la montagne, et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent, et ayant ouvert la bouche, il les instruisait en disant : « Heureux les pauvres d'esprit, car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux. Heureux les affligés, car c'est eux qui seront consolés. Heureux ceux qui sont doux, car c'est eux qui hériteront la terre. « Heureux ceux qui sont affamés et altérés de la justice, car c'est eux qui seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car c'est à eux qu'il sera fait miséricorde. Heureux ceux qui sont purs de cœur, car c'est eux qui verront Dieu. Heureux ceux qui procurent la paix, car c'est eux qui seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux. Vous êtes heureux quand on vous aura injuriés et persécutés, et qu'on aura dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense est considérable dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont vécu avant vous. « Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel s'est affadi, avec quoi le salera-t-on ? Il ne sert plus à rien, sinon, après avoir été jeté dehors, qu'à être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; on n'allume pas non plus une lampe pour la placer sous le boisseau, mais sur son support, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Que de même votre lumière brille devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. « Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; car en vérité je vous le déclare, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient disparu, un seul i ou un seul jambage ne disparaîtra point de la loi avant que tout n'ait été réalisé. En conséquence, celui qui aura enfreint un seul de ces moindres commandements et enseigné aux hommes à faire de même, sera renommé l'un des moindres dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera renommé grand dans le royaume des cieux. Car je vous déclare que si votre justice n'a pas surpassé de beaucoup celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez certainement pas dans le royaume des cieux. « Vous avez appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne tueras point ; mais celui qui aura tué sera justiciable du tribunal. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque s'irrite contre son frère, sera justiciable du tribunal ; et que celui qui aura dit à son frère : Raca, sera justiciable du sanhédrin ; et que celui qui lui aura dit : Insensé, sera justicié dans la géhénne du feu. « Si donc tu viens présenter ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque grief contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va-t-en d'abord te réconcilier avec ton frère, et alors reviens présenter ton offrande. Mets-toi promptement d'accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, de peur que ton adversaire ne te livre au juge, et le juge à l'huissier, et que tu ne sois jeté en prison. En vérité je te déclare, tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé le dernier quadrant. « Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu ne commettras point d'adultère. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle en son cœur. Mais si ton œil droit te fait trébucher, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est de ton intérêt qu'un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite te fait trébucher, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est de ton intérêt qu'un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n'aille pas dans la géhenne. Il a encore été dit : « Que celui qui aura répudié sa femme lui remette un acte de divorce. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d'impudicité, la pousse à commettre un adultère, et que celui qui aura épousé une femme répudiée commet un adultère. « Vous avez encore appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne te parjureras point, mais tu t'acquitteras envers le Seigneur de tes serments. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point jurer du tout, ni par le ciel parce que c'est le trône de Dieu, ni par la terre parce que c'est le marchepied de Ses pieds, ni par Jérusalem parce que c'est la ville du Grand Roi. Tu ne jureras pas non plus sur ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Mais votre parole sera : oui, oui ! non, non ! Ce qu'on y ajoute vient du malin. « Vous avez appris qu'il a été dit : « œil pour œil et dent pour dent. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point résister au méchant ; mais quiconque te soufflette sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre ; à celui qui veut t'intenter un procès et prendre ta tunique, abandonne-lui aussi le manteau ; et quiconque te mettra en réquisition pour un mille, fais-en deux avec lui. Donne à qui te demande, et ne repousse pas celui qui veut emprunter de toi. « Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. » Eh bien, moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour vos persécuteurs, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux, car Il fait lever Son soleil sur les méchants et sur les bons, et Il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense en avez-vous ? Est-ce que les publicains aussi ne font pas la même chose ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Est-ce que les païens aussi ne font pas la même chose ? Pour vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.

