Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Et l'Éternel dit à Noé : Entre dans l'arche, toi et toute ta maison ; car je t'ai vu juste devant moi dans cette génération. De tous les animaux purs tu en prendras par groupes de sept, un mâle et sa femelle ; et des animaux qui ne sont pas purs, par paire, un mâle et sa femelle ; et des oiseaux des deux aussi par groupes de sept, mâle et femelle, afin de faire revivre la race sur la face de toute la terre. Car encore sept jours, et je ferai pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits et j'exterminerai tous les êtres que j'ai faits, de la face de la terre. Et Noé exécuta tous les ordres que l'Éternel lui donna. Or Noé était âgé de six cents ans, quand le déluge d'eaux fut sur la terre. Alors Noé et ses fils et sa femme et les femmes de ses fils avec lui entrèrent dans l'arche en face des eaux du déluge. Des animaux purs et des animaux qui ne sont pas purs, et des oiseaux et de tout ce qui se meut sur la terre, il entra paire par paire auprès de Noé dans l'arche, un mâle et une femelle conformément à l'ordre que Dieu avait donné à Noé. Et sept jours après les eaux du déluge couvraient la terre. La six centième année de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme firent éruption, et les écluses des cieux s'ouvrirent, et il y eut pluie sur la terre quarante jours et quarante nuits. Ce jour-là même Noé et Sem et Cham et Japheth, fils de Noé, et la femme de Noé, et les trois femmes de ses fils avec eux entrèrent dans l'arche, eux et tous les animaux selon leurs espèces, et tous les bestiaux selon leurs espèces, et tous les reptiles qui rampent sur la terre selon leurs espèces, et tous les volatiles selon leurs espèces, tout oiseau, tout ce qui est ailé. Et de toute chair ayant esprit de vie il en vint paire par paire auprès de Noé dans l'arche, et ceux qui entraient étaient mâle et femelle de toute chair selon l'ordre que Dieu lui avait donné, et l'Éternel ferma sur lui. Et le déluge se forma pendant quarante jours et quarante nuits, et les eaux crûrent et soulevèrent l'arche qui se trouva élevée au-dessus de la terre. Et les eaux devinrent très grosses et très grandes sur la terre, et l'arche voguait à la surface des eaux. Et les eaux grossirent de plus en plus sur la terre et recouvrirent toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel entier. Jusqu'à quinze coudées au-dessus les eaux montèrent et les montagnes furent couvertes. Alors périt toute chair, tout ce qui se meut sur la terre en oiseaux, en bétail et en animaux et en reptiles rampant sur la terre et tous les hommes ; tout ce qui avait dans ses narine un souffle d'esprit de vie, tout ce qui était sur la terre sèche, mourut. Et ainsi furent détruits tous les êtres qui étaient sur la face de la terre, de l'homme aux animaux, aux reptiles et aux oiseaux des cieux ; et ils furent exterminés de la terre. Et il ne survécut que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche. Et la hauteur des eaux se maintint sur la terre pendant cent cinquante jours.
Première lecture
Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Dis aux enfants d'Israël qu'ils se replient et campent devant Pihachiroth entre Migdol et la mer, devant Baal-Tsephon ; c'est vis-à-vis que vous camperez près de la mer. Et Pharaon pensera des enfants d'Israël : Ils se sont perdus dans le pays ; le désert les enferme. Et j'endurcirai le cœur de Pharaon, afin qu'il les poursuive, et je serai glorifié dans Pharaon et dans toute son armée, et les Égyptiens comprendront que je suis l'Éternel. Et ils firent ainsi. Et lorsque le roi d'Egypte fut informé de la fuite du peuple, les sentiments de Pharaon et de ses serviteurs changèrent à l'égard du peuple et ils dirent : Qu'avons-nous fait de laisser Israël quitter notre service ? Alors il attela son char et prit son peuple avec lui ; et il prit six cents chars d'élite et tout ce qu'il y avait de chars en Egypte, tous montés de guerriers. Et l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon, roi d'Egypte, et il se mit à la poursuite des enfants d'Israël. Car les enfants d'Israël étaient partis haut la main. Les Égyptiens les poursuivirent donc et les atteignirent avec tous les chevaux et chars de Pharaon, et sa cavalerie et son armée, dans leur campement près de la mer, à Pihachiroth vis-à-vis de Baal-Tsephon. Et Pharaon s'approcha et les enfants d'Israël levèrent les yeux, et voilà que les Égyptiens arrivaient sur eux par derrière, et les enfants d'Israël furent très effrayés et crièrent à l'Éternel. Et ils dirent à Moïse : Est-ce faute de tombeaux en Egypte que tu nous as amenés mourir dans le désert ? Que nous as-tu fait en nous tirant de l'Egypte ? N'est-ce pas ce que nous te disions en Egypte : Ne t'occupe pas de nous, nous voulons servir les Égyptiens : car nous aimons mieux servir les Égyptiens que de mourir dans le désert. Alors Moïse dit au peuple : Ne vous effrayez pas ! restez en place et contemplez la délivrance que l'Éternel va opérer aujourd'hui pour vous ; car si vous voyez aujourd'hui les Égyptiens, désormais vous ne les reverrez plus jamais. L'Éternel combattra pour vous ; et vous, soyez tranquilles. Et l'Éternel dit à Moïse : Pourquoi pousses-tu tes cris vers moi ? Dis aux enfants d'Israël qu'ils lèvent le camp. Et toi, lève ton bâton, et étends ta main sur la mer, et fends-la, et les enfants d'Israël traverseront le milieu de la mer à sec. Et moi, voici, j'endurcirai le cœur des Égyptiens, et ils vous suivront, et je serai glorifié dans Pharaon et dans toute son armée, ses chars et sa cavalerie. Et les Égyptiens sauront que je suis l'Éternel, quand je serai glorifié dans Pharaon, ses chars et sa cavalerie. Alors l'ange de l'Éternel, qui marchait en tête de l'armée d'Israël, quitta sa place et marcha derrière, et la colonne de nuée qui la précédait quitta sa place et se posa derrière eux. Et elle vint entre l'armée d'Egypte et l'armée d'Israël ; et d'un côté c'était nuée et obscurité, et de l'autre elle illuminait la nuit ; et ils ne s'approchèrent pas les uns des autres durant toute la nuit. Et Moïse étendit sa main sur la mer, et l'Éternel refoula la mer par un fort vent d'est toute la nuit et changea la mer en terre sèche, et les eaux se fendirent. Et les enfants d'Israël traversèrent le milieu de la mer à sec, et les eaux furent pour eux une muraille à droite et à gauche. Et les Égyptiens chargèrent, et entrèrent dans la mer après eux avec tous les chevaux de Pharaon, ses chars et sa cavalerie. Et vers la veille du matin, l'Éternel porta ses regards de la colonne de feu et de nuée sur les Égyptiens, et Il mit en déroute l'armée d'Egypte ; et Il disloqua les roues de leurs chars et rendit leur marche difficile. Alors les Égyptiens dirent : Fuyons devant Israël, car l'Éternel combat pour lui contre l'Egypte. Et l'Éternel dit à Moïse : Étends ta main sur la mer, afin que les eaux reviennent couvrir les Égyptiens, leurs chars et leur cavalerie. Et Moïse étendit sa main sur la mer, et vers le matin la mer revint à son niveau ordinaire, et les Égyptiens fuirent à son approche, et l'Éternel précipita les Égyptiens au milieu de la mer. Et les eaux en revenant couvrirent les chars et la cavalerie de toute l'armée de Pharaon, entrés à leur suite dans la mer : il n'en survécut pas un seul. Mais les enfants d'Israël passèrent à sec par le milieu de la mer, et les eaux étaient pour eux une muraille à leur droite et à leur gauche. C'est ainsi que dans cette journée, l'Éternel sauva Israël des mains des Égyptiens, et Israël vit les Égyptiens morts sur le rivage de la mer. Et Israël fut témoin du grand coup dont l'Éternel frappa l'Egypte, et le peuple craignit l'Éternel et eut foi dans l'Éternel et dans Moïse, son serviteur.
Première lecture
Et l'Éternel parla à Moïse sur le mont de Sinaï en ces termes : Parle aux enfants d'Israël et leur dis : Quand vous serez entrés au pays que je vous donne, la terre chômera un sabbat en l'honneur de l'Éternel. Six années tu ensemenceras ton champ, tu tailleras ta vigne et tu en feras rentrer les produits ; mais la septième année il y aura un sabbat solennel pour le pays, un sabbat en l'honneur de l'Éternel ; tu n'ensemenceras point ton champ et ne tailleras, point ta vigne. Tu ne moissonneras pas le recrû de tes blés et ne vendangeras point les raisins de ta vigne non taillée : ce sera une année de repos pour la terre. Et vous aurez l'usage du produit de la terre qui se repose, pour t'en nourrir toi et ton serviteur et ta servante et ton mercenaire et ton étranger qui séjournent chez toi ; tout son produit servira à la nourriture de ton bétail et des animaux qui peuplent ton pays. Puis tu compteras sept années sabbatiques, sept fois sept années : ce qui pour sept années sabbatiques te donnera une période de quarante-neuf années. Et tu sonneras de la trompette le septième mois, le dixième jour du mois ; le jour des propitiations vous sonnerez de la trompette dans tout votre pays. Et vous consacrerez ainsi la cinquantième année et vous publierez l'affranchissement dans le pays pour tous ses habitants : ce sera pour vous un Jubilé, chacun de vous rentrant dans sa propriété, et chacun de vous rentrant dans sa famille. Cette cinquantième année sera pour vous un Jubilé, vous ne sèmerez point et vous ne moissonnerez point son recrû, et ne vendangerez point la vigne alors non taillée. Car c'est un Jubilé ; il vous sera sacré, et vous tirerez de vos champs pour votre usage ce qu'ils rendront. Dans cette année du Jubilé, chacun de vous rentrera dans sa propriété. Et si vous vendez quelque chose à votre prochain ou achetez quelque chose de votre prochain, ne vous molestez pas l'un l'autre. Tu compteras les années à partir du Jubilé pour acheter de ton prochain, et il te vendra d'après le nombre des années de récoltes. Plus il y aura d'années, plus ton prix d'achat sera élevé, et moins il y aura d'années, moindre aussi sera ton prix d'achat ; car c'est le nombre des récoltes qu'il te vend. Qu'aucun de vous ne moleste son prochain, et aie la crainte de ton Dieu ; car je suis l'Éternel, votre Dieu.
Prière du matin — première lecture
Un homme prend une femme et devient son mari, mais il arrive qu'elle n'entre pas en grâce auprès de lui, parce qu'il a découvert en elle quelque chose de repoussant, il écrit pour elle une lettre de divorce, la lui remet en main et la renvoie de sa maison ; elle quitte sa maison et part ; puis elle devient la femme d'un autre mari ; ce dernier mari la prend en haine, et écrit pour elle une lettre de divorce, et la lui remet en main et la renvoie de sa maison ; ou bien l'homme qui l'avait épousée en dernier lieu, vient à mourir ; dans ce cas le premier mari qui l'a répudiée, ne pourra la reprendre pour femme après qu'elle se sera souillée, car c'est l'abomination de l'Éternel, et tu ne dois pas entacher de péché le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en propriété. Un nouveau marié ne fera point la campagne avec l'armée ; on ne lui imposera aucune charge quelconque ; il sera exempté pendant un an pour sa maison, afin qu'il puisse réjouir la femme qu'il a épousée. L'on ne se nantira pas du moulin et de la meule ; car ce serait se nantir de la vie même. Si quelqu'un est surpris volant un homme, l'un de ses frères, l'un des enfants d'Israël, et l'employant comme esclave et le vendant, ce voleur-là mourra. Ote ainsi le mal du milieu de toi. Prends garde à l'affection de la lèpre, afin d'être bien attentif à faire tout ce que vous enjoindront les Prêtres, les Lévites. Ayez soin de vous conformer à ce que je leur ai prescrit. Rappelle-toi ce que l'Éternel, ton Dieu, a fait à Marie, pendant la route lors de votre sortie de l'Egypte. Lorsque tu feras à ton frère un prêt quelconque, tu n'entreras point dans sa maison, pour t'y saisir d'un gage ; tu resteras dehors, et celui à qui tu fais le prêt, t'apportera le gage dehors. Et si c'est un homme pauvre, tu ne te coucheras pas ayant encore son gage. Tu lui rendras le gage au coucher du soleil, afin qu'il ait son manteau pour se coucher, et qu'il te bénisse ; et cela te sera compté comme justice devant l'Éternel, ton Dieu. Ne frustre pas le mercenaire pauvre et indigent, d'entre tes frères ou les étrangers qui seront dans ton pays, dans tes Portes. Donne-lui son salaire à son jour, et que le soleil ne se couche pas sans qu'il l'ait ; car il est pauvre, et c'est le souhait de son âme, de peur qu'il ne réclame contre toi auprès de l'Éternel, et que tu ne te charges d'un péché. Les pères ne seront pas mis à mort pour les fils, ni les fils pour les pères : chacun sera mis à mort pour son propre péché. Ne fais pas céder le droit de l'étranger, ni de l'orphelin, et ne prends pas en gage la robe de la veuve, te souvenant que tu as été esclave en Egypte, et que l'Éternel, ton Dieu, t'en a racheté ; c'est pourquoi je t'enjoins d'accomplir ce précepte. Lorsque tu moissonneras tes blés dans ton champ, si tu oublies une gerbe au champ, ne reviens pas la prendre ; qu'elle soit pour étranger, l'orphelin et la veuve, afin que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tout le travail de tes mains. Lorsque tu secoueras tes oliviers, ne fais pas après toi fouiller dans les rameaux ; que ce soit pour l'étranger, l'orphelin et la veuve. Lorsque tu vendangeras ta vigne, tu ne grappilleras pas derrière toi ; que ce soit pour l'étranger, l'orphelin et la veuve : souviens-toi que tu as été esclave dans le pays d'Egypte ; c'est pourquoi je t'enjoins d'accomplir ce précepte.
Épître
Naaman, général d'armée du roi de Syrie, était un homme en grand crédit auprès de son maître et un personnage considérable, car c'est par lui que l'Éternel avait donné la victoire aux Syriens, et c'était un héros vaillant, mais il avait la lèpre. Or les Syriens étaient sortis en course par bandes et avaient ramené captive du pays d'Israël une jeune fille qui fut au service de la femme de Naaman. Et elle dit à sa maîtresse : Ah ! si mon maître était devant le prophète qui est à Samarie ! Alors il le débarrasserait de sa lèpre. Alors il (Naaman) alla informer son maître en disant : De telle et telle manière a parlé la jeune fille du pays d'Israël. Et le roi de Syrie dit : Pars, vas-y et j'enverrai une lettre au roi d'Israël. Et il partit prenant avec lui dix talents d'argent et six mille sicles d'or et dix habits de gala. Et il porta au roi d'Israël la lettre conçue en ces termes… « avec cette lettre qui te parvient, voici, je t'adresse Naaman, mon serviteur, afin que tu le débarrasses de sa lèpre. » Et à la lecture de la lettre, le roi d'Israël déchira ses habits et dit : Suis-je un dieu pour donner la mort ou la vie, qu'il s'adresse à moi pour que je débarrasse un homme de sa lèpre ? Sans doute que, comprenez donc et voyez, il veut se donner prise sur moi. Et lorsque Elisée, l'homme de Dieu, apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses habits, il députa vers le roi pour lui dire : Pourquoi donc déchirer tes habits ? Qu'il vienne donc à moi et éprouve qu'il y a un prophète en Israël ! Et Naaman vint avec ses chevaux et son char, et s'arrêta à la porte de la maison d'Elisée. Et Elisée lui envoya un messager pour lui dire : Va et te plonge sept fois dans le Jourdain, et ta chair se remettra et tu seras pur. Alors Naaman fut irrité et s'en alla en disant : Voilà que je m'étais dit : il ne manquera pas de sortir vers moi et de paraître et d'invoquer le Nom de l'Éternel, son Dieu, et de mouvoir sa main sur la place et enlever ainsi la lèpre. L'Abana et le Pharphar, rivières de Damas, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d'Israël ? Ne puis-je pas m'y baigner et ressortir pur ? Et il tourna le dos et partit en colère. Alors ses serviteurs l'abordèrent et lui parlèrent en ces termes : Mon père, le prophète t'a-t-il donc indiqué quelque chose de si difficile ? Ne veux-tu pas le faire ? d'autant plus qu'il t'a dit : Baigne-toi et te voilà pur ! Alors il descendit et se plongea dans le Jourdain sept fois d'après l'avis de l'homme de Dieu. Et sa chair revint à l'état de la chair d'un jeune garçon ; et il se trouva pur. Alors il retourna vers l'homme de Dieu, lui et toute son escorte, et arrivé il se présenta devant lui et dit : Oh ! maintenant je reconnais qu'il n'existe pas de Dieu sur toute la terre, sinon dans Israël, et maintenant daigne accepter un présent de ton serviteur.
Première lecture
Mais maintenant, écoute, O Jacob mon serviteur, et Israël dont j'ai fait choix ! Ainsi parle l'Éternel, ton créateur et ton formateur dès l'origine de ta naissance, ton aide : Ne crains point, Jacob mon serviteur, et mon Israël dont j'ai fait choix ! car je répandrai des eaux sur le sol altéré, et des ruisseaux sur la terre sèche ; je répandrai mon esprit sur ta race, et ma bénédiction sur tes rejetons, afin qu'ils poussent parmi la verdure, comme des saules auprès des courants d'eau. L'un dira : « J'appartiens à l'Éternel ! » et l'autre se réclamera du nom de Jacob, et un autre mettra sur sa main la marque de l'Éternel, et dira avec amour le nom d'Israël. Ainsi parle l'Éternel, Roi d'Israël et son Rédempteur, l'Éternel des armées : Je suis le premier et le dernier, et hors moi il n'y a point de Dieu. Et qui comme moi a fait des prophéties (qu'on le dise et me le mette en avant !) depuis que je fondai le peuple éternel ? Et qu'ils annoncent l'avenir et ce qui doit arriver ! Soyez sans crainte et sans peur ! dès longtemps ne te l'ai-je pas annoncé et déclaré ? aussi bien vous êtes mes témoins ! Y a-t-il un Dieu hors moi ? Il n'y a point de rocher, je n'en connais aucun. Les faiseurs d'idoles sont tous une vanité et leurs chefs-d'œuvre ne servent à rien, ils sont leurs propres témoins : ils ne voient pas et n'ont pas la connaissance, afin qu'ils soient honteux. Qui forgerait un Dieu, ou fondrait une image, pour n'en rien retirer ? Voici tous ceux qui y coopèrent, auront à rougir ; et les ouvriers ne sont que des hommes : ils sont là réunis, debout, tremblants et confus tous ensemble. Le forgeron forge une hache et travaille au feu des charbons, et la façonne avec le marteau, et la travaille à force de bras ; il a faim aussi, et n'a plus de forces, il ne boit point d'eau, et il est épuisé. Le charpentier étend un cordeau ; et en fait le dessin avec le style, et la façonne avec le rabot, et en fait le tracé avec le compas ; il lui donne ainsi une forme humaine, une belle figure d'homme, digne d'habiter un temple. Il va se couper des cèdres, et prend un rouvre et un chêne, et fait un choix parmi les arbres de la forêt : il plante un pin, et la pluie le fait croître. Et l'homme a de quoi brûler, et il en prend et se chauffe, et il en allume, et il cuit du pain. Il en fabrique aussi un Dieu, et il l'adore, et en taille une image, et il s'incline devant elle. Il en brûle la moitié au feu, avec une moitié il apprête sa viande, rôtit son rôt, et se rassasie ; il se chauffe aussi et dit : « Ah ! ah ! je me réchauffe ! et je vois du feu ! » Et avec le reste il fait un dieu, son idole, et il s'incline devant elle, et il l'adore, et lui adresse sa prière, et dit : « Sauve-moi, car tu es mon Dieu ! » Ils n'ont ni connaissance, ni intelligence ; car leurs yeux sont bouchés et ils ne voient pas, et leur cœur fermé et ils ne sentent pas. Il ne réfléchit pas, il n'a ni connaissance, ni intelligence pour dire : J'en ai brûlé la moitié au feu, et sur ses charbons j'ai aussi cuit mon pain, rôti ma viande, et l'ai mangée, et avec le reste ferais-je une abomination, devant une souche de bois me prosternerais-je ? Il se repaît de cendres, un cœur abusé le détourne de sauver son âme et de dire : N'est-ce pas un mensonge que je tiens dans ma main ? Souviens-t'en, Jacob, et Israël ! car tu es mon serviteur, je t'ai formé ; pour moi tu es un serviteur, Israël ; tu ne seras pas oublié de moi ! Je balaie comme un nuage tes crimes, et comme une nuée tes péchés : reviens à moi, car je te rachète ! Cieux, retentissez de cantiques ! car l'Éternel a agi ; et vous, profondeurs de la terre, éclatez en acclamations ! poussez des cris de joie, montagnes, avec les forêts et tous les arbres qui y sont ! car l'Éternel rachète Jacob, et Il manifeste sa gloire sur Israël. Ainsi parle l'Éternel qui te rachète, et te forma dès l'origine de ta naissance : Je suis l'Éternel qui a tout créé, qui seul déploya les Cieux, et qui de moi-même étendis la terre, qui déjoue les présages des prophètes menteurs, et fais délirer les devins, qui fais reculer les sages, et change leur science en folie, qui donne effet à la parole de mon serviteur, et accomplis les arrêts de mes envoyés, qui dis de Jérusalem : « Elle sera habitée, » et des villes de Juda : « Elles seront rebâties, et je relèverai leurs ruines ! » qui dis à l'abîme : « Sèche, et je tarirai tes fleuves ! » qui dis de Coresch : « Il est mon berger, et il exécutera toute ma volonté ! » et qui dis de Jérusalem : « Qu'elle soit rebâtie ! » et du Temple : « Qu'il soit fondé »
Prière du matin — deuxième lecture
Or il disait aussi aux disciples : « Il y avait un homme riche, qui avait un économe ; et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ce qui lui appartenait. Et l'ayant appelé il lui dit : « Qu'est-ce que j'apprends là sur toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus l'exercer. » Mais l'économe se dit en lui-même : Que ferai-je, puisque mon maître m'enlève la gestion ? Je ne puis pas labourer, et j'ai honte de mendier ; je sais ce que je ferai, afin que, lorsque j'aurai été destitué de la gestion, il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons. Et ayant fait venir chacun des débiteurs de son maître, il disait au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » Et l'autre dit : « Cent tonneaux d'huile. » Mais il lui dit : « Tiens ton obligation, assieds-toi, et écris immédiatement cinquante. » Ensuite il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » Et l'autre dit : « Cent mesures de blé. » Il lui dit : « Tiens ton obligation, et écris quatre-vingts. » Et le maître loua l'économe inique, parce qu'il avait prudemment agi ; car les fils de ce siècle-ci sont plus prudents envers leur propre génération que les fils de la lumière. Moi aussi je vous dis : Faites-vous des amis au moyen du Mamôna d'iniquité, afin que, lorsqu'il vous manquera, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels. Celui qui est fidèle pour très peu de chose est aussi fidèle pour beaucoup ; et celui qui est inique en très peu de chose est aussi inique dans beaucoup. Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour la richesse inique, qui est-ce qui vous confiera la véritable ? Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien d'autrui, qui est-ce qui vous donnera le nôtre ? Nul serviteur ne peut servir deux maîtres, car, ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre ; vous ne pouvez servir Dieu et Mamôna. » Or les pharisiens, qui étaient amis de l'argent, entendirent toutes ces choses, et ils se moquaient de lui. Et il leur dit : « Vous êtes de ceux qui se justifient eux-mêmes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car l'arrogance chez l'homme est une abomination devant le Seigneur. La loi et les prophètes ont subsisté jusques à Jean ; dès lors est annoncée la bonne nouvelle du royaume de Dieu, et chacun s'y introduit par violence. Or il est plus facile que le ciel et la terre disparaissent, qu'il ne l'est qu'un seul jambage de la loi soit anéanti. Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère. « Or il y avait un homme riche, lequel s'habillait de pourpre et de soie, menant chaque jour avec éclat une joyeuse vie ; mais un pauvre, nommé Lazare, avait été jeté près de sa porte, tout couvert d'ulcères et désireux de se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens même venaient lécher ses ulcères. Or il advint que ce pauvre mourut, et qu'il fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham ; mais le riche mourut aussi, et il fut enterré. Et dans le séjour des morts, ayant levé les yeux du milieu des tourments, il voit de loin Abraham et Lazare dans son sein ; et il s'écria : « Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare afin qu'il trempe dans l'eau le bout de son doigt, et qu'il rafraîchisse ma langue, car je suis à la torture dans cette flamme. » Mais Abraham dit : « Mon enfant, rappelle-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et de même Lazare ses maux ; mais maintenant il est ici consolé, tandis que toi, tu es à la torture ; et d'ailleurs, entre nous et vous s'ouvre un vaste abîme, afin que ceux qui veulent passer d'ici vers vous ne le puissent pas, et que de là-bas ils ne traversent pas non plus vers nous. » Mais il dit : « Je te supplie donc, Père, de l'envoyer dans la maison de mon père, car j'ai cinq frères, afin qu'il les avertisse, de peur qu'eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment. » Mais Abraham dit : « Ils ont Moïse et les prophètes, qu'ils les écoutent ! Mais l'autre dit : « Non, Père Abraham, mais si quelqu'un vient de chez les morts auprès d'eux, ils se repentiront. » Mais il lui dit : « S'ils n'écoutent ni Moïse ni les prophètes, ils ne se laisseront pas non plus persuader quand même quelqu'un ressusciterait des morts. »
Psaume responsorial
Cantique de David.L'Éternel dit à mon Seigneur : « Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je te donne pour marchepied tes ennemis. » De Sion l'Éternel étendra le sceptre de ta puissance. Domine au milieu de tes ennemis ! Ton peuple s'empresse au jour de ton armement, dans une pompe sainte ; ta jeunesse vient à toi comme une rosée sortant du sein de l'aurore. L'Éternel a juré, et ne s'en repentira point : « Tu es sacrificateur pour l'éternité à l'instar de Melchisédek. » Le Seigneur à ta droite a mis des rois en pièces au jour de sa colère. Il fera justice parmi les peuples : tout est plein de cadavres ; Il a mis des têtes en pièces sur un vaste pays. Il boira au torrent dans sa marche, puis Il relèvera la tête.
Évangile
Mais il leur dit : « Sans doute vous m'appliquerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même ; fais aussi ici dans ta patrie tout ce que nous avons appris qui s'est fait à Capharnaoum. » Mais il ajouta : « En vérité je vous déclare qu'aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie ; mais c'est avec vérité que je vous dis que du temps d'Élie il y avait beaucoup de veuves en Israël, lorsque le ciel fut fermé pendant trois ans et six mois, en sorte qu'une grande famine eut lieu sur toute la terre, et Élie ne fut envoyé vers aucune d'elles, sauf auprès d'une veuve de Sarepta dans le pays de Sidon. Et il y avait beaucoup de lépreux en Israël du temps d'Elisée le prophète, et aucun d'eux ne fut nettoyé, sauf Naaman le syrien. » Et ils furent tous remplis de courroux dans la synagogue en entendant ces paroles, et s'étant levés, ils l'expulsèrent de la ville, et ils l'emmenèrent jusques au bord de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, de manière à le précipiter. Mais lui, étant passé au milieu d'eux, poursuivait sa route.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Cantique.Que Dieu nous soit favorable et nous bénisse ! Qu'il fasse luire sa face sur nous ! (Pause) afin que la voie que Tu suis, soit connue sur la terre, et parmi les nations, le secours que Tu donnes. Les peuples te louent, ô Dieu, tous les peuples te louent. Que les nations se réjouissent, et qu'elles chantent ! car tu juges les nations avec équité, et tu es le guide des nations sur la terre. Que les peuples te louent, ô Dieu ! que tous les peuples te louent ! La terre a donné ses récoltes. Que Dieu, notre Dieu, nous bénisse ! Que Dieu nous bénisse, et qu'il soit craint de toutes les extrémités de la terre !
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.Entends, ô Dieu, ma voix, quand je gémis ! Préserve ma vie de l'ennemi qui m'effraie ! Mets-moi à couvert des complots des méchants, de la troupe de ceux qui font le mal, qui aiguisent leur langue comme une épée, et décochent, comme des flèches, des paroles amères, pour atteindre en cachette l'innocent ; soudain ils l'atteignent, et sont sans crainte. Résolus à faire un mauvais coup, ils se concertent pour cacher des pièges, et disent : « Qui en serait témoin ? » Ils projettent des crimes : « Nous sommes prêts, le plan est conçu ! » Et tous ils cachent le fond de leur pensée et de leurs cœurs. Alors Dieu les atteint de sa flèche ; leur défaite est soudaine, et ils tombent : leur langue même en est cause ; tous ceux qui les voient, fuient, et tous les hommes sont saisis de crainte, et publient l'œuvre de Dieu, et reconnaissent son action. Le juste est ravi de l'Éternel, et se confie en lui, et tous les hommes droits se glorifient.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. De David.Ecoute, ô Dieu, ma plainte, sois attentif à ma prière ! Du bout de la terre je t'invoque, le cœur assombri : conduis-moi sur le rocher où je ne saurais monter ! Car tu es mon refuge, ma forte tour en face de l'ennemi. Laisse-moi faire de ta tente mon séjour éternel, et chercher mon asile sous l'abri de tes ailes. (Pause) Car, ô Dieu, tu exauces mes vœux, et tu remets en possession ceux qui craignent ton nom. Ajoute des jours aux jours du Roi ! Que ses ans soient comme un âge ajouté à des âges ! Qu'il reste sur le trône éternellement devant Dieu ! Dispense-lui la grâce et la fidélité, qui le gardent ! Alors je chanterai ton nom à jamais, en accomplissant mes vœux tous les jours.
Prière du soir — première lecture
S'il s'élève un différend entre des hommes, ils se présenteront au Tribunal, pour qu'on les juge, et que l'on déclare innocent l'innocent, et coupable le coupable. Et si le coupable mérite des coups, le Juge le fera étendre par terre et battre sous ses yeux d'un nombre de coups suffisant en raison de sa culpabilité. Il lui fera donner quarante coups, pas plus, de peur que s'il y fait ajouter des coups en grand nombre, ton frère ne soit avili devant toi. Tu n'emmusèleras pas le bœuf, quand il foule le grain. Si des frères demeurent dans un même lieu, ou que l'un d'eux meure sans laisser de fils, la femme du frère mort ne se mariera point au dehors à un étranger ; son beau-frère s'approchera d'elle, et la prendra pour sa femme, et remplira envers elle le devoir du beau-frère. Et ce cas échéant, le premier-né qu'elle enfantera, succédera au nom du frère défunt, afin que son nom ne disparaisse pas d'Israël. Mais si l'homme ne se soucie pas d'épouser sa belle-sœur, sa belle-sœur se présentera, à la Porte devant les Anciens et dira : Mon beau-frère se refuse à faire revivre le nom de son frère en Israël ; il ne veut pas remplir envers moi le devoir du Lévirat. Alors les Anciens de sa ville le citeront, et ils lui parleront ; et s'il persiste et dit : Je ne me soucie pas de l'épouser ; sa belle-sœur s'avancera, vers lui, devant les yeux des Anciens, et lui détachera sa sandale du pied, et crachera en face de lui ; puis prenant la parole elle dira : Ainsi soit fait à l'homme qui n'édifie pas la maison de son frère. Et en Israël on le désignera de ce nom : Maison du déchaussé. Si des hommes ont entre eux une rixe, l'un avec l'autre, et que la femme de l'un accoure pour tirer son mari des mains de celui qui le bat, et qu'étendant la main elle saisisse celui-ci par les parties honteuses, coupe-lui la main, et cela sans pitié. Tu n'auras pas dans ta bourse double pierre à peser, une grosse et une petite. Tu n'auras pas dans ta maison double épha, un grand et un petit. Aie des pierres d'un poids complet et juste, et un épha d'une capacité complète et juste, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. Car quiconque le fait, quiconque fraude, est l'abomination de l'Éternel. Rappelle-toi ce que t'a fait Amalek pendant le trajet lors de votre sortie d'Egypte, comment il t'a attaqué sur la route, est tombé sur ton arrière-garde, sur toute la troupe débile qui se traînait après toi, toi-même étant épuisé et las, et comment il n'eut aucune crainte de Dieu. Et lorsque l'Éternel, ton Dieu, t'aura donné le repos et t'aura débarrassé de tous les ennemis de tes alentours dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en propriété pour le conquérir, tu mettras fin à la mémoire d'Amalek sous les Cieux. Ne l'oublie pas.
Deuxième lecture
En effet, tout grand prêtre, pris du milieu des hommes, est chargé pour les hommes du service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés, lui, qui peut montrer de l'indulgence pour ceux qui sont ignorants et égarés, puisqu'il est lui-même aussi enveloppé de faiblesse ; et c'est à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir pour lui-même, aussi bien que pour le peuple, des oblations pour les péchés. Et personne ne s'approprie de lui-même cette dignité, mais il y est appelé de Dieu, comme le fut aussi Aaron ; de même aussi, ce n'est pas à lui-même que Christ a attribué la gloire d'avoir été fait grand prêtre, mais à Celui qui lui a dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ; » comme Il dit encore dans un autre passage : « Tu es prêtre pour l'éternité selon le rang de Melchisédec ; » lui, qui, dans les jours de sa chair, après avoir présenté, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et après avoir été exaucé à cause de sa piété, a appris, quoiqu'il fût fils, l'obéissance par ce qu'il a souffert, et qui, après avoir été amené à la perfection, est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur d'un salut éternel, ayant reçu de Dieu le titre de grand prêtre selon le rang de Melchisédec. Nous avons là-dessus beaucoup de choses à vous dire, et elles sont difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus paresseux pour entendre. Et, en effet, vous, qui, depuis le temps, devriez, être des maîtres, vous avez derechef besoin que quelqu'un vous enseigne les rudiments des oracles de Dieu, et vous êtes devenus tels, que vous avez besoin de lait et non de nourriture solide ; car quiconque en est encore au lait est sans expérience de la parole de justice ; car il est un enfant ; tandis que la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux qui, grâce à la capacité qu'ils ont acquise, ont les sens exercés à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.
Deuxième lecture
Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, là où Christ est assis à la droite de Dieu ; intéressez-vous aux choses d'en haut, non à celles qui sont sur la terre, car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ; lorsque Christ aura été manifesté, lui qui est notre vie, alors, vous aussi, vous serez manifestés avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre : l'impudicité, l'impureté, la luxure, la mauvaise convoitise, et la cupidité qui est une idolâtrie, toutes choses, à cause desquelles survient la colère de Dieu. C'est en elles que, vous aussi, vous avez marché naguère, lorsque vous viviez au milieu de ces choses ; mais, maintenant, vous aussi, vous avez rejeté toutes ces choses : colère, emportement, malice, calomnie, langage grossier, les éloignant de votre bouche. N'usez pas de mensonge les uns envers les autres, ayant dépouillé le vieil homme avec ses actions, et vous étant revêtus du nouveau qui est renouvelé, quant à la connaissance, selon l'image de Celui qui l'a créé, et où il n'y a ni Grec ni Juif, ni circoncision ni incirconcision, ni Barbare ni Scythe, ni esclave ni libre, mais où Christ est tout et en tous. Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, des saints, des bien-aimés, d'entrailles compatissantes, de bonté, d'humilité, de mansuétude, de longanimité, vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant réciproquement, si l'un a quelque motif de se plaindre de l'autre ; de même que le seigneur vous a pardonné, faites-en autant vous-mêmes ; mais par-dessus tout cela revêtez-vous de la charité, ce qui est le lien de la perfection. Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été aussi appelés en corps, règne dans vos cœurs ; et devenez reconnaissants. Que la parole de Christ habite richement en vous ; vous instruisant et vous exhortant les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes et des chants spirituels, chantant en vos cœurs à Dieu sous l'influence de la grâce. Et, quoi que ce soit que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du seigneur Jésus, en rendant par lui à Dieu le Père des actions de grâces. Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le seigneur. Maris, aimez vos femmes, et ne vous aigrissez pas contre elles. Enfants, obéissez à vos parents en tous points, car cela est bienséant dans le seigneur. Pères, ne tourmentez pas vos enfants, afin qu'ils ne se découragent point. Esclaves, obéissez en tous points à vos maîtres selon la chair, non avec une soumission extérieure comme pour plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur, craignant le seigneur ; quoi que ce soit que vous fassiez, travaillez de cœur, comme pour le Seigneur, non pour des hommes, sachant que c'est du seigneur que vous recevrez la rétribution de l'héritage ; asservissez-vous à Christ le Seigneur, car celui qui commet l'injustice en portera la peine, et il n'y a pas d'acception de personnes.
Deuxième lecture
Paul, apôtre, non par le fait des hommes, ou par l'entremise d'un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père qui l'a ressuscité des morts, et tous les frères qui sont avec moi, aux églises de Galatie : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu le Père et par notre seigneur Jésus-Christ, qui s'est lui-même donné pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, auquel gloire soit rendue pour les siècles des siècles. Amen ! Je m'étonne que vous désertiez si vite Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; ce qui ne vient d'autre chose que de ce qu'il y a quelques personnes qui vous troublent, et qui veulent renverser l'évangile de Christ. Mais, à supposer que nous-mêmes, ou un ange venu du ciel vous prêchât un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Comme nous vous l'avons déjà dit, et comme je vous le redis maintenant : si quelqu'un vous prêche un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! Eh bien, maintenant, est-ce la faveur des hommes que j'ambitionne, ou celle de Dieu ? Ou bien, est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas un esclave de Christ ; car je vous fais savoir, frères, que l'évangile qui a été prêché par moi n'a rien d'humain, car, moi non plus, ce n'est pas par un homme que je l'ai reçu, ou que j'ai été instruit, mais par une révélation de Jésus-Christ.
Deuxième lecture
Ainsi parle l'Éternel des armées : Voici, je sauverai mon peuple du pays du lever et du pays du coucher du soleil ; et je les ramènerai, et ils habiteront au sein de Jérusalem, et ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu en vérité et en justice. Ainsi parle l'Éternel des armées : Que vos mains reprennent force, à vous tous qui en ces jours entendîtes ces paroles de la bouche des prophètes, qui parurent au temps où fût fondée la maison de l'Éternel des armées, le temple pour être relevé. Car avant ces jours-là l'homme ne retirait point le prix de sa peine, ni le bétail le prix de sa peine, et à ceux qui entraient et sortaient l'ennemi ne laissait point de paix, et je mettais aux prises les hommes les uns avec les autres. Mais maintenant je ne serai pas envers les restes de ce peuple, comme j'ai été dans les premiers jours, dit l'Éternel des armées. Car les semailles se feront en paix, la vigne donnera son fruit et la terre donnera son produit, et les Cieux donneront leur rosée, et je donnerai au reste de ce peuple la propriété de toutes ces choses ; et de même que vous fûtes parmi les peuples en malédiction, maison de Juda et maison d'Israël, de même je veux vous sauver, et vous serez en bénédiction. N'ayez point de peur, que vos mains se raffermissent ! Car ainsi parle l'Éternel des armées : De même que je pensai à vous faire du mal, quand vos pères m'irritèrent, dit l'Éternel des armées, et que je n'en eus point de repentir, ainsi je pense de nouveau en ces jours à faire du bien à Jérusalem et à la maison de Juda. N'ayez point de peur ! Voici les choses que vous devez faire : parlez-vous vrai l'un à l'autre, rendez vos jugements dans vos Portes selon la vérité et en vue de la paix ; que nul ne pense à mal contre son prochain dans son cœur, et n'aimez pas le faux serment, car ce sont tout autant de choses que je hais, dit l'Éternel.
Évangile
Et dès le matin, les grands prêtres ayant tenu conseil avec les anciens et les scribes, et le sanhédrin tout entier, après avoir enchaîné Jésus, l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Et Pilate lui demanda : « Es-tu le roi des Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Et les grands prêtres portaient contre lui de nombreuses accusations. Mais Pilate l'interrogeait de nouveau, en disant : « Est-ce que tu ne réponds pas ? Vois de combien de choses ils t'accusent. » Cependant Jésus ne répliqua plus rien, en sorte que Pilate était tout émerveillé. Or il leur accordait lors d'une fête l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'ils demandaient ; or le nommé Barabbas se trouvait enchaîné avec les séditieux qui, dans la sédition, avaient commis un meurtre. Et la foule étant montée, commença à réclamer ce qu'il faisait ordinairement pour eux ; et Pilate leur répliqua : « Voulez-vous que je vous élargisse le roi des Juifs ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Mais les grands prêtres soulevèrent la foule, afin qu'il leur élargît plutôt Barabbas. Or Pilate prenant de nouveau la parole leur disait : « Que ferai-je donc, dites-moi, du roi des Juifs ? » Et ils crièrent derechef : « Crucifie-le. » Mais Pilate leur disait : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux crièrent de plus belle : « Crucifie-le. » Or Pilate, voulant satisfaire la foule, leur, accorda l'élargissement de Barabbas, et livra Jésus après l'avoir fait flageller, afin qu'il fût crucifié. Cependant les soldats l'emmenèrent dans l'intérieur de la cour (c'est le prétoire), et ils convoquent toute la cohorte. Et ils le revêtent de pourpre ; et ils le ceignent, après l'avoir tressée, d'une couronne d'épines ; et ils se mirent à le saluer : « Salut, roi des Juifs ; » et ils lui frappaient la tête avec un roseau, et ils crachaient sur lui, et se mettant à genoux ils l'adoraient. Et lorsqu'ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent de la pourpre et le revêtirent de ses vêtements. Et ils l'emmenèrent pour le crucifier ; et ils mettent en réquisition, comme il passait, un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs (le père d'Alexandre et de Rufus), afin qu'il portât sa croix, Et ils le conduisent à l'endroit de Golgotha (qui signifie, étant traduit, endroit du crâne). Et ils lui donnaient du vin parfumé, mais lui ne le prit pas. Et ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait. Or c'était la troisième heure, et ils le crucifièrent ; et l'inscription de sa sentence portait les mots : Le roi des Juifs. Et avec lui ils crucifièrent deux brigands, un à sa droite et un à sa gauche. [ Et ce passage de l'Écriture a été accompli, qui dit : « Et il a été compté parmi les criminels » ] Et les passants l'injuriaient, en branlant la tête et en disant : « Ohé ! toi qui détruis le temple et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! » De même aussi les grands prêtres, le bafouant entre eux avec les scribes, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! » Et ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient. Et quand la sixième heure fut venue, des ténèbres survinrent sur la terre entière jusques à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Eloi ! Eloi ! Lama sabaphthani ? » ce qui signifie, étant traduit : « Mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Et quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Voyez, il appelle Élie. » Mais quelqu'un étant accouru, et ayant rempli une éponge de vinaigre et l'ayant fixée à un roseau, lui donnait à boire, en disant : « Laissez, voyons si Élie vient le descendre. » Mais Jésus ayant poussé un grand cri expira. Et le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas. Mais le centurion, qui se tenait en face de lui, ayant vu qu'il avait expiré de la sorte, dit : « Vraiment cet homme était fils de Dieu. » Or il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, parmi lesquelles aussi Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques le petit, et la mère de Josès, et Salomé, lesquelles, lorsqu'il était en Galilée, le suivaient et le servaient, et beaucoup d'autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Et comme le soir était déjà venu (parce que c'était la préparation, c'est-à-dire l'avant-sabbat), arriva Joseph d'Arimathée, sénateur de distinction, qui lui aussi attendait le royaume de Dieu, et il s'introduisit hardiment auprès de Pilate, et réclama le corps de Jésus. Mais Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort, et ayant fait appeler le centurion, il lui demanda si déjà il était mort ; et l'ayant appris du centurion, il fit don du cadavre à Joseph. Et ayant acheté un linceul, il l'enveloppa dans le linceul après l'avoir descendu, et il le déposa dans un sépulcre, qui avait été taillé dans le roc, et il roula une pierre contre l'entrée du sépulcre. Or Marie la Magdalène et Marie mère de Josès regardaient où on le mettait.
Prière du soir — deuxième lecture
Ainsi donc, mes frères bien-aimés, après lesquels je soupire, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés ! J'exhorte Évodie, et j'exhorte Syntyche à être animées des mêmes sentiments dans le Seigneur. Et même je t'en prie aussi, toi, digne collègue, intéresse-toi à elles, car elles ont combattu avec moi pour l'Evangile, ainsi que Clément et mes autres coopérateurs, dont les noms se trouvent dans le livre de vie. Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je vous le répète : Réjouissez-vous. Que votre mansuétude se fasse connaître à tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais, qu'en toute chose, vos demandes se fassent connaître à Dieu par la prière et l'intercession, avec actions de grâces, et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, tiendra sous sa garde en Christ Jésus vos cœurs et vos pensées. Au reste, frères, que toutes les choses qui sont vraies, toutes celles qui sont honorables, toutes celles qui sont justes, toutes celles qui sont pures, toutes celles qui sont aimables, toutes celles qui sont approuvées, qu'en un mot toute vertu et toute louange fassent l'objet de vos pensées ; et ce que vous avez appris et reçu, ouï et vu de moi, pratiquez-le ; et le Dieu de paix sera avec vous. Quant à moi, je me suis grandement réjoui dans le Seigneur de ce que vous avez enfin repris de l'intérêt pour moi ; vous y pensiez bien, mais l'occasion vous manquait. Ce n'est pas que je parle par motif de dénuement ; car j'ai appris à me suffire à moi-même dans la position où je me trouve ; je sais vivre dans l'humiliation, et je sais aussi vivre dans l'abondance ; en toutes choses et en toutes circonstances, je suis initié, soit à être rassasié, soit à avoir faim, soit à vivre dans l'abondance, soit à vivre dans la disette ; je peux tout en Celui qui me rend fort. Néanmoins, vous avez bien fait de prendre part à ma tribulation ; d'ailleurs, vous aussi, Philippiens, vous savez que, au commencement de la prédication de l'Évangile, quand je quittai la Macédoine, aucune église n'ouvrit avec moi un compte réciproque de don et de recette, si ce n'est vous seuls, car, déjà à Thessalonique, vous m'avez envoyé, à deux reprises, de quoi subvenir à mes besoins. Ce n'est pas que je recherche les cadeaux, mais je recherche le fruit qui surabonde pour votre compte. D'ailleurs j'ai reçu tout ce qu'il me faut, et je suis dans l'abondance ; je suis comblé, depuis que j'ai reçu par Épaphrodite ce qui vient de vous, parfum d'agréable odeur, sacrifice agréé et approuvé de Dieu. Mais c'est mon Dieu qui, selon Sa richesse, satisfera pleinement tous vos besoins avec gloire en Christ Jésus. Qu'à Dieu notre Père soit rendue la gloire pour les siècles des siècles. Amen ! Saluez en Christ Jésus tous les saints. Les frères qui sont avec moi vous saluent. Tous les saints vous saluent, et principalement ceux de la maison de l'empereur. Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit !
Évangile
Et il sortit de nouveau pour se rendre auprès de la mer, et toute la foule vint vers lui, et il les enseignait. Et en passant il vit Lévi fils d'Alphée assis au bureau des péages, et il lui dit : « Suis-moi. » Et s'étant levé il le suivit. Et il advient qu'il se met à table dans sa maison ; et beaucoup de publicains et de pécheurs s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; car ils étaient nombreux, et ils le suivaient. Et les scribes du parti des pharisiens, ayant vu qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Eh quoi ! il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Ce que Jésus ayant ouï, il leur dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants ; je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Et les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Et ils viennent et ils lui disent : « Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent-ils, tandis que les tiens ne jeûnent point. » Et Jésus leur dit : « Est-ce que les fils de la chambre nuptiale pendant que l'époux est avec eux peuvent jeûner ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner ; mais des jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ce jour-là. Personne ne coud une pièce d'étoffe écrue à un vieil habit ; autrement le rapiécetage neuf du vieux s'emporte lui-même, et il en résulte une déchirure pire. Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement le vin rompra les outres, et le vin est perdu ainsi que les outres ; mais on met du vin nouveau dans des outres neuves. »
Évangile
Et il monte sur la montagne, et il appelle à lui ceux qu'il voulait ; et ils vinrent vers lui. Et il en désigna douze, qu'il nomma aussi apôtres, afin qu'ils fussent avec lui, et afin de les envoyer prêcher, en ayant l'autorité de chasser les démons. Et il désigna les douze, et il donna à Simon le nom de Pierre, et Jacques fils de Zébédée et Jean le frère de Jacques, et il leur donna le nom de Boanerges, qui signifie fils du tonnerre, et André, et Philippe, et Barthélémy, et Matthieu, et Thomas, et Jacques le fils d'Alphée, et Thaddée, et Simon le Cananéen, et Judas Iscarioth, lequel aussi le livra. Et il se rend à la maison, et la foule se réunit de nouveau, en sorte qu'ils ne pouvaient pas même prendre leur repas. Et ceux qui lui tenaient de près l'ayant appris sortirent pour se saisir de lui, car ils disaient : « Il a perdu l'esprit. »
Évangile
Alors le royaume des cieux ressemblera à dix vierges qui, après avoir pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Or cinq d'entre elles étaient étourdies, et cinq étaient prudentes. En effet les étourdies, après avoir pris leurs lampes, ne prirent pas d'huile avec elles, tandis que les prudentes prirent de l'huile dans leurs burettes avec leurs lampes. Mais comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent, et elles dormaient. Or, au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : « Voici l'époux ! sortez à sa rencontre ! » Alors toutes ces vierges s'éveillèrent et arrangèrent leurs lampes. Or les étourdies dirent aux prudentes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont éteintes ; » mais les prudentes répliquèrent : « Jamais il n'y en aura assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. » Or, pendant qu'elles allaient en acheter, survint l'époux, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui à la noce, et la porte fut fermée. Mais plus tard surviennent aussi les autres vierges disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais il leur répliqua : « En vérité je vous le déclare, je ne vous connais point. » Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l'heure. De même en effet qu'un homme partant pour un voyage appela ses esclaves, et leur remit ses biens, et qu'à l'un il donna cinq talents, et à un autre deux, et à un troisième un, à chacun selon sa capacité particulière, et qu'il partit pour son voyage ; aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres. De même aussi celui qui avait reçu les deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla faire un creux en terre, et y cacha l'argent de son maître. Or, après un long espace de temps, le maître de ces esclaves revient et leur fait rendre compte. Et celui qui avait reçu les cinq talents s'étant approché apporta cinq autres talents, en disant : « Seigneur, tu m'as remis cinq talents, regarde, j'ai gagné cinq autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Celui qui avait reçu les deux talents s'étant aussi approché dit : « Seigneur, tu m'as remis deux talents, regarde, j'ai gagné deux autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Mais celui qui avait reçu le seul talent s'étant aussi approché dit : « Seigneur, je te connaissais pour être un homme dur, moissonnant où tu n'as pas semé, et serrant le grain de là où tu n'as pas vanné, et tout craintif j'ai été cacher ton talent dans la terre, regarde, tu récupères ce qui est à toi. » Mais son maître lui répliqua : « Méchant et paresseux esclave, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé et que je serre le grain de là où je n'ai pas vanné ? Il te fallait donc porter mon argent aux banquiers, et à mon retour j'aurais retiré ce qui était à moi avec l'intérêt. Enlevez-lui donc le talent et donnez-le à celui ; qui a les dix talents. Car à quiconque a il sera donné, et il regorgera ; mais quant à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. Et jetez cet esclave inutile dans les ténèbres extérieures ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Or, quand le fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire, et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les unes d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les chevreaux, et il placera les brebis à sa droite et les chevreaux à sa gauche, Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; nu, et vous m'avez vêtu ; j'ai été malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. » Alors les justes lui répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous nourri ? Ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Mais quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ? Ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Et quand t'avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous venus auprès de toi ? » Et le roi leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous l'avez fait pour un seul de ces tout petits, vous l'avez fait pour moi. » Alors il dira aussi à ceux qui seront à gauche : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges ! Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; et j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. » Alors eux aussi répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim ou avoir soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas servi ? » Alors il leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous ne l'avez pas fait pour un seul de ces tout petits, vous ne l'avez pas non plus fait pour moi. » Et ceux-ci s'en iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.

