Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Réjouis-toi, stérile qui n'enfantais pas, éclate en acclamations et en cris de joie, toi qui ne devins point mère ! Car les fils de la délaissée sont plus nombreux que les fils de celle qui était mariée, dit l'Éternel. Agrandis l'espace de ta tente, et fais déployer les tentures de ta demeure ! ne l'empêche pas ! allonge tes cordes et affermis tes pieux ! car tu t'étendras à droite et à gauche, et ta race dépossédera des peuples, et peuplera des villes désertes. Ne crains point ! car tu ne seras point confondue ; et n'aie point honte ! car tu seras sans opprobre ; car tu oublieras l'ignominie de ta jeunesse, et tu ne penseras plus à l'opprobre de ton veuvage ! Car ton créateur est ton époux ; l'Éternel des armées est son nom ; et ton rédempteur, c'est le Saint d'Israël ; Il s'appelle le Dieu de toute la terre. Car l'Éternel te rappelle comme une femme délaissée et qui a le chagrin dans le cœur, comme une épouse de la jeunesse, qui a été répudiée, dit ton Dieu. Un court instant je te délaissai, mais avec une grande affection je veux te reprendre. Dans l'effusion de ma colère je te dérobai un instant ma face, mais par une grâce éternelle j'aurai pitié de toi, dit ton Rédempteur, l'Éternel. Car il en est de même pour moi que lors des eaux de Noé : de même que je jurai que les eaux de Noé n'envahiraient plus la terre, de même je jure de n'être plus courroucé contre toi, et de ne plus être menaçant pour toi. Que les montagnes se déplacent, et que les collines s'ébranlent, ma grâce ne te sera pas ôtée, et mon alliance de paix ne sera point ébranlée, dit l'Éternel qui a pitié de toi. Malheureuse, battue de la tempête, toi que nul ne console ! voici, je vais enchâsser tes pierres dans la galène, et te donner des fondements de saphir. Je ferai tes créneaux de rubis et tes portes d'escarboucles, et toute ton enceinte de pierres précieuses. Et tous tes fils seront disciples de l'Éternel, et grand sera le bonheur de tes fils. Par la justice tu seras consolidée ; ne donne pas accès à l'angoisse, car tu n'as rien à craindre ; ni à la terreur, car elle ne t'approchera pas ! Si on se ligue contre toi, ce n'est pas de par moi ; qui se liguera contre toi, passera dans tes rangs. Voici, je crée le forgeron qui souffle le feu du brasier et produit une arme conforme à son plan, et je crée aussi le dévastateur pour détruire. Toute arme forgée contre toi sera sans effet, et toute langue qui s'élèvera contre toi pour contester, tu la condamneras. Tel est l'héritage des serviteurs de l'Éternel, et leur justice de par moi, dit l'Éternel.
Première lecture
Et l'Éternel me dit : Trouve-toi une grande table et y écris en caractères vulgaires : « Pillage prompt, proie subite. » Je dus aussi me trouver des témoins dignes de foi, Urie le sacrificateur, et Zacharie, fils de Barachie. Et je m'approchai de la prophétesse, et elle conçut et enfanta un fils ; et l'Éternel me dit : Donne-lui pour nom Pillage-prompt-proie-subite. Car, avant que l'enfant sache dire : Mon père et ma mère, on portera les richesses de Damas et le pillage de Samarie devant le roi d'Assyrie. Et l'Éternel me parla encore et me dit : Parce que ce peuple dédaigne les eaux de Siloë dont le courant est doux, et se réjouit à la vue de Retsin et du fils de Remalia, pour cela, voici, le Seigneur fera avancer contre vous les puissantes et grandes eaux du fleuve (le roi d'Assyrie et toute sa magnificence), et il s'élèvera au-dessus de son lit, et passera par-dessus toutes ses rives, et il pénétrera en Juda, il débordera et inondera, à hauteur d'homme il atteindra, et le déploiement de ses ailes remplira dans toute son étendue ton pays, ô Immanuel ! Peuples, grondez ! mais soyez effrayés ! entendez-le, vous tous, habitants des terres reculées, équipez-vous ! mais soyez effrayés ! équipez-vous ! mais soyez effrayés ! Formez un plan ! et il sera déjoué ; annoncez un projet ! et il sera sans effet, car Dieu est avec nous. Car ainsi me parla l'Éternel, quand sa main me saisit, et qu'il m'avertit de ne pas m'engager dans la voie de ce peuple, en me disant : N'appelez pas ligue tout ce que ce peuple appelle ligue, et ne craignez pas ce qu'il craint, et ne répandez pas l'effroi ! L'Éternel des armées, lui, honorez-le comme Saint ! qu'il soit l'objet de votre crainte, et soit celui de votre frayeur :
Première lecture
Et Il dit à Moïse : Monte vers l'Éternel, toi et Aaron, Nadab et Abihu et soixante-dix des Anciens d'Israël, et adorez à distance. Et que Moïse s'approche seul de l'Éternel, mais qu'eux ne s'approchent pas et que le peuple ne monte pas avec lui. Moïse vint donc exposer au peuple toutes les paroles de l'Éternel et toutes les lois, et d'une voix tout le peuple répondit et dit : Nous exécuterons tous les ordres qu'a prescrits l'Éternel. Alors Moïse mit par écrit toutes les paroles de l'Éternel ; puis, s'étant levé le matin, il dressa un autel au pied de la montagne et douze cippes pour les douze tribus d'Israël. Et il délégua les jeunes hommes des enfants d'Israël pour offrir des holocaustes et sacrifier à l'Éternel des taureaux en hosties pacifiques. Et Moïse prit une moitié du sang qu'il mit dans des bassins, et avec l'autre moitié il aspergea l'autel. Et il prit l'acte de l'alliance et le lut aux oreilles du peuple, et ils dirent : Tout ce qu'a prononcé l'Éternel, nous le ferons et nous obéirons. Et Moïse prit le sang et en aspergea le peuple, et il dit : Voici le sang de l'alliance que l'Éternel traite avec vous pour toutes ces lois. Alors Moïse monta, ainsi que Aaron, Nadab et Abihu et soixante-dix des Anciens d'Israël. Et ils virent le Dieu d'Israël, et sous ses pieds c'était comme un travail de saphir transparent et pareil au ciel même en pureté. Mais Il ne porta pas la main sur les nobles d'Israël, et ils eurent la vue de Dieu ; et ils mangèrent et burent. Et l'Éternel dit à Moïse : Monte vers moi sur la montagne et tiens-t'y, et je te donnerai les Tables de pierre et la Loi et l'ordonnance que j'ai écrites, afin de les inculquer. Alors Moïse se leva ainsi que Josué qui le servait, et Moïse monta sur la montagne de Dieu. Et il dit aux Anciens : Attendez-nous ici jusqu'à notre retour auprès de vous. Voici, vous avez avec vous Aaron et Hur ; si quelqu'un a un démêlé, qu'il s'adresse à eux. Moïse monta donc à la montagne et une nuée couvrait la montagne, et la gloire de l'Éternel reposait sur le mont de Sinaï qui fut pendant six jours couvert de la nuée. Et le septième jour Il appela Moïse du sein de la nuée. Et l'aspect de la gloire de l'Éternel était celui d'un feu dévorant sur la cime de la montagne aux yeux des enfants d'Israël. Et Moïse pénétra dans l'intérieur de la nuée et monta sur la montagne, et Moïse passa quarante jours et quarante nuits sur la montagne.
Première lecture
Et Balaam voyant qu'il plaisait à l'Éternel de bénir Israël, n'alla point cette fois, comme la première, à la recherche des enchantements, mais il tourna sa face du côté du désert. Et Balaam levant les yeux vit Israël campé par tribus ; alors vint sur lui l'esprit de Dieu. Et il prononça son oracle et dit : Ainsi parle Balaam, fils de Behor, ainsi parle l'homme dont l'œil est ouvert, ainsi parle l'auditeur des paroles de Dieu, qui voit les visions du Tout-Puissant, qui se prosterne et a les yeux dessillés : Que tes tentes sont belles, ô Jacob ! tes demeures, ô Israël ! Elles s'étendent comme des vallées, comme des jardins le long d'un fleuve, comme des aloès que planta l'Éternel, comme des cèdres le long des eaux. Des ondes s'épanchent de son seau, et sa race, en flots abondants. Au-dessus d'Agag s'élève son Roi, et son royaume a la prééminence. Dieu le retira de l'Egypte, et il a la vélocité du buffle. Il dévore les peuples, ses adversaires, ronge leurs os, et fracasse leurs flèches. Il se couche, il repose, pareil au lion ou à la lionne : Qui le fera lever ? Qui te bénira, sera béni, et qui te maudira, sera maudit. Alors la colère de Balak s'enflamma contre Balaam, et frappant ses mains l'une contre l'autre Balak dit à Balaam : Je t'ai mandé pour maudire mes ennemis, et voilà que tu as béni, béni déjà par trois fois. Fuis donc maintenant et va-t'en chez toi ! Je disais : Je t'accorderai des honneurs, mais voilà que l'Éternel t'empêche de les recevoir. Et Balaam dit à Balak : Même aux messagers que tu m'as envoyés, n'ai-je pas dit en propres termes : Quand Balak me donnerait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais transgresser l'ordre de l'Éternel en faisant de par moi du bien ou du mal ! ce que l'Éternel dira, c'est ce que je répéterai. Et maintenant, voici, je reprends le chemin de mon peuple. Mais viens ! je veux t'avertir de ce que ce peuple fera à ton peuple dans la suite des temps. Puis Balaam prononça son oracle et dit :Ainsi parle Balaam, fils de Behor, ainsi parle l'homme dont l'œil est ouvert, ainsi parle l'auditeur des paroles de Dieu, qui connaît les vues du Très-Haut, qui voit les visions du Tout-Puissant, qui se prosterne et a les yeux dessillés : Je le vois, quoique non présent, Je le vois, mais dans le lointain… Un astre surgit de Jacob, et un sceptre s'élève d'Israël ; il ébranle Moab de fond en comble, et extermine tous les fils de Seth, et Edom devient sa conquête, et Séïr la conquête de ses ennemis, et Israël fait des actes de vaillance. Issu de Jacob il aura l'empire, et fera périr les réchappés des villes. Et à la vue d'Amalek, il prononça son oracle et dit :Amalek est en tête des peuples, mais son avenir aboutit à la ruine. Et à la vue des Kénites, il prononça son oracle et dit :Que ta demeure soit permanente, et place ton aire sur le rocher ! Mais Kain est voué à la ruine : Quelle sera sa durée ? Assur te fera prisonnier. Et il prononça son oracle et dit : Hélas ! qui vivra, quand Il fera ces choses ?… Et des navires partis de la côte de Kittim humilieront Assur, humilieront Eber, lui aussi est voué à la ruine. Et Balaam se leva, et partit et retourna chez lui ; de même Balak s'en alla de son côté.
Épître
Et étant partie elle arriva chez l'homme de Dieu au mont Carmel.Et lorsque l'homme de Dieu la vit de loin, il dit à Gehazi, son valet : Voici cette Sunamite ! Maintenant cours donc à sa rencontre et lui dis : Tout va-t-il bien pour toi, bien pour ton mari, bien pour l'enfant ? Et elle dit : Bien. Et elle arriva chez l'homme de Dieu à la montagne, et elle embrassa ses pieds. Alors Gehazi s'approcha pour la repousser, mais l'homme de Dieu dit : Laisse-la faire ! car elle a dans l'âme une amère douleur ; et l'Éternel m'en a fait un secret et ne m'a point mis au fait. Et elle dit : Est-ce que j'ai demandé un fils à mon Seigneur ? N'ai-je pas dit : Ne me trompe pas ? Et il dit à Gehazi : Ceins tes reins et prends mon bâton dans ta main et pars ! Si tu rencontres quelqu'un, ne le salue point, et si quelqu'un te salue, ne lui réponds point, et tu mettras mon bâton sur la figure de l'enfant. Et la mère de l'enfant dit : Par la vie de l'Éternel et par ta propre vie, je ne te quitte pas ! Alors il se leva et la suivit. Or Gehazi les avait devancés et avait posé le bâton sur la figure de l'enfant ; mais pas un son, pas un signe d'attention. Et il rebroussa à leur rencontre, et il l'informa et dit : L'enfant ne s'est pas réveillé. Et lorsque Elisée entra dans la maison, voilà que l'enfant était mort, gisant sur son lit. Alors il entra et ferma la porte sur eux deux, et il invoqua l'Éternel. Et étant monté il se coucha sur l'enfant et appliqua sa bouche sur sa bouche, et ses yeux sur ses yeux et ses mains sur ses mains, et il s'étendit sur lui de manière à réchauffer le corps de l'enfant. Et il se releva, et marcha dans la maison une fois d'un côté, une fois de l'autre ; puis étant remonté il s'étendit sur lui. Alors l'enfant éternua sept fois, et l'enfant ouvrit les yeux. Et il appela Gehazi et dit : Appelle cette Sunamite ! Et il l'appela et elle vint à lui et il dit : Reprends ton fils ! Alors elle vint tomber à ses pieds et s'inclina jusqu'à terre et emmena son fils et s'en alla. Cependant Elisée revint à Guilgal et la famine régnait dans le pays, et les fils des prophètes demeuraient devant lui. Et il dit à son valet : Mets en place la grande marmite et fais cuire un légume pour les fils des prophètes.
Prière du matin — deuxième lecture
Et le troisième jour il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus s'y trouvait. Or Jésus avait aussi été invité à la noce ainsi que ses disciples. Et le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont plus de vin ; » et Jésus lui dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Quoique ce soit qu'il vous dise, faites-le. » Or il y avait là six vases de pierre destinés aux ablutions en usage chez les Juifs, contenant chacun deux ou trois métrètes. Jésus leur dit : « Remplissez ces vases d'eau. » Et ils les remplirent jusques en haut. Et il leur dit : « Puisez maintenant, et portez au chef de la salle à manger. » Et ils portèrent. Mais quand le chef de la salle à manger eut goûté l'eau devenue du vin, (et il ne savait d'où il venait, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau), le chef de la salle à manger appelle l'époux et lui dit : « Tout le monde sert d'abord le bon vin, et quand on est ivre, le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusques à présent. » Jésus fit ainsi son premier miracle à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ; après cela il descendit à Capharnaoum, lui, et sa mère, et ses frères, et ses disciples, et ils y demeurèrent un petit nombre de jours. Et la Pâque des Juifs était proche ; et Jésus monta à Jérusalem, et il trouva dans le temple ceux qui vendaient des bœufs et des brebis et des colombes, ainsi que des changeurs sur leurs sièges ; et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les expulsa tous du temple ainsi que les brebis et les bœufs, et il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, et il dit à ceux qui vendaient les colombes : « Emportez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! » — Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : « Le zèle pour Ta maison me dévore. » — Les Juifs donc prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu pour agir de la sorte ? » Jésus leur répliqua : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs dirent donc : « Il a fallu quarante-six ans pour que ce sanctuaire fût construit et toi, tu le relèveras en trois jours ! » — Mais lui parlait du sanctuaire de son corps ; lors donc qu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole qu'avait dite Jésus. – Or, pendant qu'il était à Jérusalem, durant la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, en voyant les miracles qu'il opérait ; mais, quant à Jésus, il ne se fiait pas à eux, parce qu'il connaissait tout le monde, et qu'il n'avait pas besoin que personne rendît témoignage sur tel ou tel homme ; car lui-même savait ce qui était dans l'homme.
Psaume responsorial
Ta parole est une lampe devant mes pieds, et une lumière sur mon sentier. J'ai fait le serment, et je le tiens, d'observer tes justes lois. Je suis extrêmement affligé : Éternel, rends-moi la vie selon ta promesse ! Agrée, Éternel, le libre hommage de ma bouche, et enseigne-moi tes lois ! Ma vie est toujours en péril ; mais je n'oublie point ta loi. Des impies me tendent des pièges, mais je ne m'écarte point de tes ordres. Je me suis pour toujours approprié tes préceptes car ils sont la joie de mon cœur. J'ai plié mon cœur à la pratique de tes lois, pour jamais, jusqu'à la fin.Samech.
Évangile
Et il advint ensuite qu'il se rendit dans une ville appelée Naïn, et ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui. Mais quand il approcha de la porte de la ville, voici, on emportait un mort, fils unique de sa mère ; et celle-ci était veuve, et une foule considérable de la ville était avec elle. Et le Seigneur l'ayant vue fut ému de compassion envers elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Et s'étant approché, il toucha le cercueil ; or les porteurs s'arrêtèrent, et il dit : « Jeune homme, je te dis : lève-toi ! » Et le mort s'assit, et commença à parler ; et il le rendit à sa mère. Mais tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : « Un grand prophète s'est élevé parmi nous, » et : « Dieu a visité Son peuple. »
Psaume responsorial
Au maître chantre préposé aux Jeduthunites. Cantique d'Asaph.Ma voix s'élève à Dieu, et je prie ; ma voix s'élève à Dieu, ô qu'il m'écoute ! Dans mon jour d'angoisse je cherche le Seigneur ; la nuit mes mains sont tendues, et ne se lassent point ; mon âme repousse la consolation. Je pense à Dieu, et je gémis, je réfléchis, et mon esprit se voile. (Pause) Tu tiens mes paupières éveillées, je suis agité, et je ne puis parler. Je repasse les jours de jadis, les années d'autrefois, je me rappelle mes chants de la nuit, je réfléchis en mon cœur, et mon esprit cherche. Le Seigneur rejettera-t-Il à jamais, ne sera-t-Il plus désormais propice ? Pour toujours sa grâce a-t-elle cessé, en est-ce fait de la promesse à perpétuité ? Dieu a-t-Il oublié la pitié, et dans sa colère arrêté le cours de ses compassions ? (Pause) Et je dis : Voici ce qui me fait souffrir : la droite du Très-haut n'est plus la même… Je veux rappeler les actes de l'Éternel ; car je me rappelle tes miracles d'autrefois ; et je veux méditer sur toutes tes œuvres, et considérer tes hauts faits. O Dieu, ta voie est sainte ; quel Dieu est grand comme Dieu ? Tu es le Dieu qui fais des miracles ! Tu as manifesté ta puissance parmi les peuples. De ton bras tu délivras ton peuple, les enfants de Jacob et de Joseph. (Pause) Les eaux t'ont vu, ô Dieu, les eaux t'ont vu, et ont tremblé, et les flots ont été ébranlés. Les nuages ont épandu les eaux, et les nues ont fait entendre une voix, et tes flèches volèrent. Ton tonnerre éclata en roulements, les éclairs illuminèrent le monde. La terre s'émut et trembla. La mer fut ton chemin, et les grandes eaux, tes sentiers ; et l'on ne put reconnaître tes traces. Comme un troupeau tu conduisis ton peuple, par les mains de Moïse et d'Aaron.
Psaume responsorial
Hymne d'Asaph.Pourquoi, ô Dieu, rejettes-tu toujours, ta colère fume-t-elle sur le troupeau dont tu es le pasteur ? Aie souvenir de ton peuple que tu acquis autrefois, réclamas comme ta tribu d'héritage, de la montagne de Sion, où tu fixas ta demeure ! Dirige tes pas vers des ruines déjà vieilles ! L'ennemi dévaste tout dans le Sanctuaire. Tes adversaires rugissent au sein de tes parvis : c'est leur culte qu'ils érigent en culte. On dirait des hommes qui lèvent et font retomber les haches dans l'épaisseur d'un bois. Et ils en brisent déjà les sculptures, sous les cognées et les marteaux à la fois. Ils mettent en feu ton Sanctuaire ; sacrilèges ils renversent la demeure de ton nom. Ils disent en leur cœur : « Accablons-les tous ensemble ! » Ils brûlent dans le pays tous les saints lieux d'assemblée. Nous ne voyons plus notre culte, il n'y a plus de prophète, nous n'avons personne qui sache jusques à quand… ! Jusques à quand, ô Dieu, l'ennemi sera-t-il insultant ? Toujours l'ennemi méprisera-t-il ton nom ? Pourquoi retires-tu ta main et ta droite ? Tire-la de ton sein, et extermine ! Cependant Dieu est mon Roi dès les temps de jadis, opérant des délivrances dans le sein du pays. Par ta puissance tu entr'ouvris la mer, tu brisas les têtes des dragons dans ses eaux. Tu fracassas les têtes des Léviathans, et les livras en proie aux hôtes du désert. Tu fis jaillir des sources et des torrents, tu desséchas des fleuves qui ne tarissent jamais. A toi est le jour, et à toi la nuit ; tu disposas les luminaires et le soleil. Tu as placé toutes les bornes de la terre ; l'été et l'hiver, c'est toi qui les as faits. Souviens-t'en : l'ennemi outrage l'Éternel, et un peuple en délire insulte à ton nom. Ne livre pas aux bêtes l'âme de ta tourterelle, et n'oublie pas pour toujours la vie de tes affligés ! Considère l'alliance ! car les retraites du pays sont pleines de repaires de la violence. Ne renvoie pas l'opprimé confus ! Que l'affligé et le pauvre aient à louer ton nom ! Lève-toi, ô Dieu, défends ta cause ! Pense aux outrages que te fait l'impie tous les jours ! N'oublie pas la clameur de tes ennemis, la rumeur de tes adversaires qui s'élève sans cesse.
Psaume responsorial
Éternel, je me réfugie vers toi : que je ne sois jamais confondu ! Par ta justice sauve et délivre-moi ! Penche vers moi ton oreille, et sois-moi secourable ! Sois pour moi un rocher où je trouve un asile, pour que je m'y retire en tout temps ! Tu as résolu de me sauver, car tu es ma citadelle et mon fort. Mon Dieu, sauve-moi de la main de l'impie, du bras du méchant et de l'oppresseur ! Car tu es mon espérance, Seigneur, Éternel, dès mon jeune âge en toi je me confie ; sur toi je m'appuie dès le sein de ma mère, et c'est toi qui m'as tiré de ses flancs ; tu es toujours l'objet de mes louanges. Je suis comme un miracle pour plusieurs : c'est que tu es mon puissant recours. Ma bouche est remplie de tes louanges, tous les jours je te glorifie ! Ne me rejette pas au temps de ma vieillesse ! Quand ma force dépérit, ne me délaisse pas ! Car mes ennemis parlent de moi, et ceux qui épient mon âme, se concertent ensemble, disant : « Dieu l'a délaissé, poursuivez, saisissez-le ; car il est sans libérateur ! » O Dieu, ne sois pas loin de moi ! Mon Dieu, accours à mon aide ! Qu'ils soient confondus, exterminés, les ennemis de mon âme, couverts de honte et d'opprobre, ceux qui cherchent ma perte ! Mais j'aurai toujours espérance, et je pourrai ajouter encore à toutes tes louanges. Ma bouche dira ta justice, chaque jour ton salut, car je ne saurais compter [tous tes bienfaits]. Je viendrai chantant tes hauts faits, Seigneur ; Éternel, c'est ta justice seule que je célébrerai. O Dieu, tu m'as instruit dès mon jeune âge, et jusques aujourd'hui je publie tes merveilles. Mais, toi aussi, jusqu'à la vieillesse, aux cheveux blancs, ô Dieu, ne me délaisse pas ! afin que j'annonce tes faits aux hommes d'à présent, et à tous ceux qui naîtront, ta puissance. Aussi bien ta justice, ô Dieu, atteint au ciel. Tu as fait de grandes choses, ô Dieu ; qui est pareil à toi ? Tu nous fis voir beaucoup d'angoisses et de maux : de nouveau tu nous donneras la vie, et tu nous tireras encore des abîmes de la terre. Daigne augmenter ma grandeur, te tourner vers moi, et me consoler ! Et au son du luth je te louerai, dirai la fidélité, mon Dieu, je te chanterai avec la harpe, Saint d'Israël ! La joie sera sur mes lèvres, car c'est toi que je chanterai, et dans mon âme, car tu l'as délivrée ; ma langue aussi toujours dira ta justice ; car ils sont couverts de honte et d'opprobre ceux qui cherchent ma perte.
Deuxième lecture
Frères, quand même un homme est ouvertement surpris dans quelque faute, vous qui êtes spirituels, corrigez-le avec un esprit de douceur ; prenant garde à toi-même, de peur que, toi aussi, tu ne sois tenté. Portez les fardeaux les uns des autres, et ainsi vous accomplirez la loi de Christ ; car si quelqu'un s'imagine être quelque chose, quoiqu'il ne soit rien, il se déçoit lui-même ; mais qu'il examine ses propres œuvres, et alors c'est par rapport à lui-même seulement qu'il aura de quoi s'enorgueillir, et non par rapport à autrui, car chacun portera sa propre charge ; toutefois que celui auquel est enseignée la parole s'unisse à celui qui la lui enseigne pour tout ce qui est bien. Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu'un homme sème, c'est aussi ce qu'il moissonnera. En effet, celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la perdition, tandis que celui qui sème pour l'esprit moissonnera de l'esprit la vie éternelle. Mais ne nous décourageons point de faire le bien, car nous moissonnerons au temps voulu, si nous ne nous relâchons point. Ainsi donc, tant que nous en aurons l'occasion, faisons ce qui est bien envers tous, mais surtout envers ceux qui composent la famille de la foi.
Deuxième lecture
Paul, apôtre de Jésus-Christ, selon le mandat de Dieu notre sauveur, et de Christ Jésus notre espérance, à Timothée, mon enfant légitime en la foi : Grâce, miséricorde, paix, de par Dieu le Père, et Christ Jésus notre seigneur ! Conformément à l'exhortation que, en partant pour la Macédoine, je t'ai adressée de demeurer à Éphèse, afin d'enjoindre à certains hommes de ne pas enseigner d'autres doctrines, et de ne point s'attacher à des fables et à des généalogies sans fin, lesquelles favorisent les discussions plutôt que le plan de Dieu qui fait l'objet de la foi… Mais le but de cette injonction, c'est une charité issue d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sincère, toutes choses dont se sont éloignés, pour se jeter dans des chimères, certains hommes qui ont la prétention d'être des docteurs de la loi, bien qu'ils ne comprennent ni ce qu'ils disent, ni de quoi ils se tiennent pour assurés. Or nous savons que la loi est bonne, pourvu qu'on l'observe légalement, en sachant bien que ce n'est pas pour le juste qu'elle est faite, mais pour les criminels et les rebelles, les impies et les pécheurs, les sacrilèges et les profanes, les parricides, les meurtriers, les impudiques, les infâmes, les marchands d'hommes, les menteurs, les parjures, et pour toute autre infraction au salutaire enseignement, selon la bonne nouvelle de la gloire du Dieu bienheureux, que je suis chargé d'annoncer. Je rends grâce à celui qui m'a fortifié, Christ Jésus notre seigneur, de ce qu'il m'a jugé fidèle, puisqu'il m'a appelé au ministère, moi, qui auparavant étais un calomniateur, un persécuteur, et un oppresseur ; mais il m'a été fait miséricorde, parce que, dans mon incrédulité, j'avais agi par ignorance ; et la grâce de notre seigneur a surabondé avec la foi et la charité qui sont en Christ Jésus. C'est une vérité certaine et digne de toute créance, que Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier ; mais si, néanmoins, il m'a été fait miséricorde, c'est afin qu'en moi le premier Christ Jésus manifestât toute sa patience, pour que je servisse d'exemple à ceux qui devaient croire en lui pour la vie éternelle. Or, qu'au Roi des siècles, incorruptible, invisible, seul Dieu, soient rendus l'honneur et la gloire pour les siècles des siècles ! Amen ! L'injonction que je t'adresse, Timothée, mon enfant, conformément aux prophéties antérieurement faites à ton sujet, c'est de combattre, d'après elles, le bon combat, en retenant la foi et une bonne conscience, dont certains hommes s'étant débarrassés, ils ont fait naufrage quant à la foi, du nombre desquels sont Hyménée et Alexandre que j'ai livrés à Satan, afin qu'ils apprennent à ne plus blasphémer.
Deuxième lecture
C'est pourquoi tu es inexcusable, ô homme, qui que tu sois, qui t'ériges en juge, car en jugeant les autres tu te condamnes toi-même ; puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Or nous savons que le jugement de Dieu atteint infailliblement ceux qui commettent de telles choses. Mais penses-tu, ô homme, toi qui juges ceux qui commettent de telles choses et qui toi-même les pratiques, que tu échapperas pour ton compte au jugement de Dieu ? Ou bien méprises-tu la richesse de Sa bonté, et Sa patience, et Sa longanimité, ignorant que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? Mais, avec ton endurcissement et ton cœur impénitent, tu t'amasses une provision de colère pour le jour de la colère et de la révélation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres : d'un côté, la vie éternelle, à ceux qui cherchent, en persévérant dans les bonnes œuvres, la gloire, l'honneur et l'incorruptibilité ; mais pour les hommes d'intrigue, et qui, désobéissant à la vérité, obéissent à l'injustice, la colère et le courroux. Angoisse et tribulation pour l'âme de tout homme qui perpètre le mal, du Juif premièrement, puis du Grec ! Mais gloire, honneur et paix pour quiconque accomplit le bien, pour le Juif d'abord, puis pour le Grec ! Car il n'y a pas devant Dieu d'acception de personnes. En effet, tous ceux qui ont péché sans la loi, périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché sous la loi, seront jugés par la loi. Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui pratiquent la loi qui seront justifiés. En effet, quand les Gentils, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ces hommes-là qui n'ont pas la loi se servent de loi à eux-mêmes, et montrent ainsi que l'œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs ; leur propre conscience joignant son témoignage, et leurs pensées les accusant ou les excusant aussi tour à tour, dans la journée où, selon mon évangile, Dieu doit juger par Christ-Jésus ce que cachent les hommes. Mais si toi, tu portes le nom de Juif ; si tu te reposes sur la loi ; si tu t'enorgueillis de Dieu ; si tu connais Sa volonté ; si, instruit par la loi, tu approuves ce qui est excellent ; si tu as la confiance d'être le guide des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, l'instituteur des insensés, le docteur des ignorants, possédant dans la loi le type de la science et de la vérité… toi donc qui instruis les autres, comment ne t'instruis-tu pas toi-même ? Toi qui prêches qu'on ne doit pas dérober, tu dérobes ! Toi qui dis qu'on ne doit pas commettre d'adultère, tu commets l'adultère ! Toi qui as en abomination les idoles, tu pilles les temples ! Toi qui t'enorgueillis de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! Car « le nom de Dieu est blasphémé à cause de vous parmi les Gentils, » comme il est écrit. En effet, si la circoncision est utile dans le cas où tu pratiques la loi, au contraire quand tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision. Si donc l'incirconcis observe les décrets de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas comptée comme circoncision ? Et l'incirconcision naturelle qui accomplit la loi ne te jugera-t-elle pas, toi qui, tout en possédant la lettre et la circoncision, transgresses la loi ? Car ce n'est pas celui qui se montre tel extérieurement, qui est Juif, et ce n'est pas non plus la circoncision extérieure dans la chair, qui est la circoncision ; mais c'est celui qui l'est intérieurement, qui est Juif, et la circoncision du cœur se fait par l'esprit et non selon la lettre ; ce qui mérite une louange qui ne vient pas des hommes, mais de Dieu.
Deuxième lecture
Éternel, tu es mon Dieu, je t'exalte, je célèbre ton nom, car tu as opéré des prodiges, tes plans conçus de loin furent vérité et fidélité. Car tu as fait de la ville une masure et de la forte cité une ruine ; les palais des étrangers ne forment plus de ville, jamais ils ne seront relevés. Aussi des peuples puissants te louent, et les cités des nations fortes te révèrent. Car tu fus le refuge du faible, le refuge du misérable dans sa détresse, un abri contre la tempête, un ombrage contre la chaleur, quand le souffle des tyrans était comme l'ouragan qui bat la muraille. Ainsi que la chaleur dans une terre brûlante, tu abats les menaces des étrangers, ainsi que la chaleur par l'ombre d'un nuage, ainsi sont étouffés les chants de triomphe des tyrans. Et l'Éternel des armées apprête à tous les peuples, sur cette montagne, un festin de mets succulents, un festin de vin pris sur sa lie, de mets succulents et de moelle, de vin pris sur sa lie et limpide, et sur cette montagne Il anéantit le voile qui voile tous les peuples, et la mante qui couvre toutes les nations. Il anéantit la mort pour toujours, et le Seigneur Éternel essuie les larmes de tout visage, et fait disparaître de toute la terre l'opprobre de son peuple, car l'Éternel l'a prononcé. Et dans ce jour l'on dira : « Voici, c'est notre Dieu en qui nous avons eu confiance qu'il nous sauverait ; c'est notre Dieu en qui nous avons eu confiance : soyons dans l'allégresse et réjouissons-nous de son secours ! »
Évangile
Et quand Jésus eut de nouveau traversé sur l'autre rive dans une barque, une foule nombreuse se rassembla près de lui, et il se tenait auprès la mer. Alors survient un des chefs de synagogue, nommé Jaïrus ; et l'ayant vu, il tombe à ses pieds, et il lui adressait beaucoup de sollicitations, en disant : « Ma fille est à l'extrémité, viens poser les mains sur elle, afin qu'elle soit guérie et qu'elle vive. » Et il s'en alla avec lui, et une foule nombreuse le suivait, et elle le pressait fortement. Et une femme, qui depuis douze ans avait une perte de sang, et qui avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins, et qui avait dépensé tout son bien et n'y avait rien gagné, mais avait été plutôt de mal en pis, ayant ouï ce qu'on disait de Jésus, vint dans la foule toucher par derrière son manteau ; car elle disait : « Si je puis toucher ses vêtements, je serai guérie. » Et aussitôt l'écoulement de son sang se dessécha, et elle sentit en son corps qu'elle était guérie de son infirmité ; et aussitôt Jésus ayant senti en lui-même la force qui était sortie de lui, s'étant retourné au milieu de la foule, disait : « Qui est-ce qui a touché mes vêtements ? » Et ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui est-ce qui m'a touché ? » Et il portait autour de lui ses regards pour voir celle qui avait fait cela. Mais la femme effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint, et se jeta à ses pieds, et lui dit toute la vérité. Mais il lui dit : « Ma fille, ta foi t'a guérie ; va-t-en en paix et sois rétablie de ton infirmité. »
Évangile
Or ayant appelé les douze, il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et pour guérir des maladies. Et il les envoya prêcher le royaume de Dieu et opérer des guérisons ; et il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni besace, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques ; et dans quelque maison que vous entriez, c'est là que vous devez rester et de là que vous devez sortir. Et tous ceux qui ne vous recevront pas… étant sortis de cette ville-là, secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. » Or, étant partis, ils parcouraient les villages en annonçant la bonne nouvelle et en opérant partout des guérisons. Cependant Hérode le tétrarque apprit tout ce qui s'était passé, et il était très perplexe, parce que quelques-uns disaient que Jean était ressuscité des morts, quelques-uns qu'Élie était apparu, d'autres que l'un des anciens prophètes avait surgi. Mais Hérode dit : « Quant à Jean je l'ai fait décapiter ; mais quel est celui-ci dont j'entends ainsi parler ? » Et il cherchait à le voir. Et les apôtres étant revenus lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait. Et les prenant avec lui il se retira à l'écart dans une ville appelée Bethsaïda. Mais la foule l'ayant su le suivit, et les ayant accueillis il leur parlait du royaume de Dieu, et il guérissait ceux qui avaient besoin de guérison. Or, le jour commençait à baisser, mais les douze s'étant approchés lui dirent : « Renvoie la foule, afin qu'ils aillent dans les villages et dans les campagnes d'alentour pour s'héberger et trouver de la nourriture, car nous sommes ici dans un lieu désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Et ils dirent : « Nous n'avons pas plus de cinq pains et de deux poissons, à moins que nous n'allions nous-mêmes acheter des vivres pour tout ce peuple. » Ils étaient en effet environ cinq mille hommes. Mais il dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par rangs d'environ cinquante. » C'est ce qu'ils firent, et ils les firent tous asseoir. Or, après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, ayant levé les yeux vers le ciel, il les bénit et les rompit, et il les donnait à ses disciples pour les offrir à la foule. Et ils mangèrent et furent tous rassasiés, et on emporta les morceaux qu'ils avaient eu de trop dans douze corbeilles. Et il advint, pendant qu'il priait à l'écart, que les disciples se réunirent à lui, et il les interrogea en disant : « Qui dit la foule que je suis ? » Et ils répliquèrent : « Jean le baptiste ; d'autres Élie ; et d'autres qu'un des anciens prophètes a surgi. » Mais il leur dit : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Or Pierre lui répliqua : « Le Christ de Dieu. » Mais, après leur avoir adressé des remontrances, il leur défendit de dire cela à personne, disant : « Il faut que le fils de l'homme souffre beaucoup, et qu'il soit réprouvé par les anciens et les grands prêtres et les scribes, et qu'il soit mis à mort, et qu'il ressuscite le troisième jour. » Mais il disait à tous : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, et qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui aura perdu sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera ; en effet que sert-il à un homme d'avoir gagné le monde entier, mais de s'être lui-même perdu ou ruiné ? Quiconque en effet aura eu honte de moi et de mes paroles, le fils de l'homme aura honte de lui, quand il sera venu entouré de sa gloire et de celle de son Père et des saints anges. Or je vous déclare en vérité qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents qui ne goûteront certainement pas la mort jusques à ce qu'ils aient vu le royaume de Dieu. » Or il advint, après ces discours, qu'au bout d'environ huit jours, prenant avec lui Pierre et Jean et Jacques, il monta sur la montagne pour prier. Et pendant qu'il priait, l'apparence de son visage changea et son vêtement devint de la blancheur de l'éclair. Et voici, deux hommes conversaient avec lui ; c'étaient Moïse et Élie, qui apparaissant entourés de gloire parlaient de sa fin, qu'il allait accomplir à Jérusalem. Or Pierre et ses compagnons étaient appesantis par le sommeil ; mais quand ils se furent réveillés ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient avec lui. Et il advint, pendant qu'ils se séparaient de lui, que Pierre dit à Jésus : « Maître, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; faisons trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie, » ne sachant ce qu'il disait. Mais pendant qu'il parlait ainsi, une nuée survint, et elle les couvrait, et ils furent effrayés au moment où ils entrèrent dans la nuée. Et une voix sortit de la nuée disant : « Celui-ci est Mon Fils élu, écoutez-le. » Et après que la voix se fut fait entendre, Jésus se trouva seul. Et eux se turent et ne rapportèrent à personne, en ce temps-là, rien de ce qu'ils avaient vu. Or il advint le jour suivant, après qu'ils furent descendus de la montagne, qu'une foule nombreuse vint à sa rencontre ; et voici, un homme s'écria du sein de la foule : « Maître, je te prie, jette un regard sur mon fils, car c'est mon fils unique, et voici, un esprit le saisit et aussitôt il crie ; et il le jette en convulsion en le faisant écumer, et à peine cesse-t-il un moment de le maltraiter. Et j'ai prié tes disciples de le chasser et ils n'ont pas pu. Mais Jésus répliqua : « O génération incrédule et pervertie ! Jusques à quand serai-je avec vous, et vous supporterai-je ? Amène ici ton fils. » Et comme il s'approchait, le démon le terrassa et le jeta en convulsion. Mais Jésus réprimanda l'esprit impur, et guérit l'enfant, et le rendit à son père. Et tous étaient stupéfaits de la grandeur de Dieu. Mais, pendant que tous s'émerveillaient de tout ce qu'il faisait, il dit à ses disciples : « Pour vous, mettez-vous dans les oreilles ces paroles, c'est que le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. » Mais ils ne comprenaient pas cette parole, et elle leur demeurait cachée afin qu'ils ne la comprissent pas, et ils craignaient de l'interroger là-dessus. Or une pensée s'empara d'eux, à savoir lequel d'entre eux était le plus grand ? Mais Jésus, connaissant la pensée de leur cœur, prit un petit enfant et le plaça auprès de lui, et il leur dit : « Quiconque aura reçu ce petit enfant en mon nom, me reçoit, et quiconque m'aura reçu, reçoit Celui qui m'a envoyé. Celui, en effet, qui parmi vous tous est le plus petit, c'est celui-là qui est grand. » Or Jean répliqua : « Maître, nous avons vu quelqu'un qui chassait des démons en ton nom, et nous l'en empêchions parce qu'il ne nous suit pas. » Mais Jésus lui dit : « Ne l'en empêchez pas ; car celui qui n'est pas contre vous est pour vous. » Or il advint, lorsque l'époque de son enlèvement approchait de son terme, que lui-même prit la résolution de se rendre à Jérusalem, et il dépêcha des messagers devant lui. Et étant partis ils entrèrent dans un village des Samaritains pour lui préparer un logement ; et on ne le reçut point, parce qu'il se dirigeait de sa personne vers Jérusalem. Or les disciples Jacques et Jean l'ayant vu, dirent : « Seigneur, veux-tu que nous disions qu'un feu descende du ciel et les consume ? » Mais s'étant retourné vers eux, il les réprimanda, et ils se rendirent dans un autre village. Et pendant qu'ils étaient en chemin quelqu'un lui dit : « Je te suivrai où que ce soit que tu t'en ailles. » Et Jésus lui dit : « Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel des abris, mais le fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. » Or il dit à un autre : « Suis-moi ; » mais celui-ci dit : « Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord enterrer mon père. » Mais il lui dit : « Laisse les morts enterrer leurs morts, mais, pour toi, va-t-en annoncer le royaume de Dieu. » Or un autre encore dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais permets-moi d'abord de prendre congé des gens de ma maison. » Mais Jésus dit : « Celui qui, après avoir mis la main à la charrue, regarde en arrière, n'est pas fait pour le royaume de Dieu. »
Évangile
Et le roi Hérode ouït parler de lui, car son nom était devenu célèbre, et on disait : « Jean le baptiseur est ressuscité des morts, et c'est pourquoi les miracles s'opèrent par lui ; » mais d'autres disaient : « C'est Élie ; » tandis que d'autres disaient : « C'est un prophète comme l'un des prophètes. » Mais Hérode en ayant ouï parler, disait : « Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui qui est ressuscité. » En effet Hérode lui-même avait envoyé saisir Jean, et l'avait fait enchaîner en prison à cause d'Hérodias femme de Philippe son frère ; car il l'avait épousée, et Jean disait à Hérode : « Il ne t'est pas permis de posséder la femme de ton frère. » Mais Hérodias lui en gardait rancune, et elle voulait le faire mourir, et elle ne le pouvait pas, car Hérode craignait Jean ; sachant que c'était un homme juste et saint, il le protégeait ; et après l'avoir entendu, il était souvent inquiet, et il l'écoutait volontiers. Et un jour propice étant survenu, auquel Hérode, pour la fête anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands et aux généraux, et aux principaux de la Galilée, et sa fille Hérodias étant entrée et ayant dansé, elle plut à Hérode et aux convives. Or le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Et il lui dit avec serment : « Quoi que ce soit que tu me demandes, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Et étant sortie, elle dit à sa mère : « Que demanderai-je ? » Et elle lui dit : « La tête de Jean le baptiseur. » Et étant aussitôt rentrée avec empressement auprès du roi, elle lui adressa sa demande en disant : « Je veux que tu me donnes immédiatement sur un plat la tête de Jean le baptiseur. » Et le roi devenu tout triste, ne voulut pas, à cause de ses serments et des convives, lui manquer de parole ; et aussitôt le roi expédia un de ses gardes, avec l'ordre de rapporter sa tête ; et étant parti il le décapita dans la prison, et rapporta sa tête sur un plat, et il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Et ses disciples l'ayant appris vinrent et enlevèrent son cadavre, et ils le placèrent dans un tombeau.
Prière du soir — deuxième lecture
Paul, et Sylvanus, et Timothée, à l'église des Thessaloniciens, en Dieu notre Père et dans le seigneur Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu le Père et par le seigneur Jésus-Christ ! Nous devons rendre de constantes actions de grâces à Dieu à votre sujet, frères, comme il est juste, parce que votre foi prend un grand accroissement, et que la charité de chacun de vous tous, les uns pour les autres, s'augmente toujours plus, en sorte que nous-mêmes nous nous glorifions à propos de vous parmi les églises de Dieu, à cause de votre persévérance et de votre foi au milieu de toutes vos persécutions et des tribulations auxquelles vous êtes en butte, ce qui est un présage du juste jugement de Dieu qui vous déclarera dignes de Son royaume, pour lequel, vous aussi, vous souffrez ; si du moins il est juste, de la part de Dieu, de rétribuer par la persécution ceux qui vous persécutent, et par la délivrance vous, qui êtes persécutés, et nous-mêmes aussi, lors de la révélation du Seigneur Jésus, venant du ciel avec les anges de sa puissance, entouré d'une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu, et ceux qui n'obéissent pas à l'évangile de notre Seigneur Jésus, lesquels subiront comme châtiment une perdition éternelle, loin de la face du seigneur et de la gloire de sa force, lorsqu'il sera venu pour être, en ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru, car le témoignage que nous avons porté devant vous a été cru. C'est en vue de cela aussi que nous adressons pour vous de constantes prières, afin que notre Dieu vous juge dignes de Son appel, et qu'il accomplisse avec puissance toute disposition de bien faire, et l'œuvre de la foi, afin que le nom de notre seigneur Jésus soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus-Christ.
Évangile
Puis étant entré, il traversait Jéricho, et voici, un homme nommé Zachée, qui lui-même était chef des publicains et qui était riche, cherchait à voir quel était Jésus, et il ne pouvait y parvenir à cause de la multitude, car il était de petite taille. Et ayant couru en avant il monta sur un sycomore, afin de le voir, parce qu'il devait passer par là. Et lorsqu'il fut arrivé à cet endroit, Jésus levant les yeux lui dit : « Zachée, hâte-toi de descendre ; car il faut que je demeure aujourd'hui dans ta maison. » Et il se hâta de descendre, et il le reçut avec joie. Et tous à cette vue murmuraient, en disant : « Il est allé se loger chez un pécheur. » Cependant Zachée, se tenant debout, dit au seigneur : « Voici, seigneur, je donne aux pauvres la moitié de ce qui m'appartient, et si j'ai extorqué quelque chose à quelqu'un, je l'en dédommage au quadruple. » Or Jésus lui dit : « Aujourd'hui le salut s'est réalisé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d'Abraham ; car le fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » Pendant qu'ils écoutaient ces choses, il prononça une nouvelle parabole, parce qu'il approchait de Jérusalem et qu'eux-mêmes s'imaginaient que le royaume de Dieu allait être immédiatement inauguré. Il dit donc : « Un homme de grande naissance se rendit dans un pays éloigné, pour s'y mettre en possession d'un royaume et pour revenir. Or ayant appelé dix de ses esclaves, il leur donna dix mines, et leur dit : « Faites-les valoir jusques à ce que je revienne. » Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui pour dire : « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous. » Et il advint, lorsqu'il fut de retour, après s'être mis en possession du royaume, qu'il manda auprès de lui ces esclaves auxquels il avait donné l'argent, afin de savoir comment ils l'avaient fait valoir. Or le premier se présenta en disant : « Seigneur, ta mine a rapporté dix mines. » Et il lui dit : « C'est bien, bon esclave, comme tu as été fidèle en peu de chose, aie autorité sur dix villes. » Et le second vint en disant : « Seigneur, ta mine a produit cinq mines, » Et il dit aussi à celui-ci : « Toi aussi, préside sur cinq villes. » Et l'autre vint en disant : « Seigneur, voici ta mine que j'avais mise dans un linge ; car je te craignais, parce que tu es un homme sévère, tu retires ce que tu n'as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n'as pas semé. » Mais il lui dit : « C'est sur ta propre déclaration que je te juge, mauvais esclave ; tu savais que je suis un homme sévère, retirant ce que je n'ai pas déposé et moissonnant ce que je n'ai pas semé ; et pourquoi n'as-tu pas placé mon argent dans une banque, et à mon retour je l'aurais retiré avec intérêt ? » Puis il dit à ceux qui étaient là : « Enlevez-lui la mine et donnez-la à celui qui a les dix mines. » Et ils lui dirent : « Seigneur, il a dix mines. » Je vous déclare qu'à quiconque a, il sera donné, mais à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. Cependant amenez ici ces ennemis de ma personne, qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux, et égorgez-les en ma présence. » Et après avoir dit ces choses, il continuait à marcher en avant, montant vers Jérusalem. Et il advint, lorsqu'il approcha du Bethsphagé et de Béthanie, vers la montagne appelée le Bois d'oliviers qu'il dépêcha deux des disciples, en disant : « Allez dans le village qui est en face ; en y entrant vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est jamais assis ; et après l'avoir détaché amenez-le ; et si quelqu'un vous demande : « Pourquoi le détachez-vous ? » vous répondrez ainsi : « C'est parce que le seigneur en a besoin. » Or ceux qui étaient dépêchés étant partis, trouvèrent les choses comme il les leur avait dites. Mais, pendant qu'ils détachaient l'ânon, les propriétaires de celui-ci leur dirent : « Pourquoi détachez-vous cet ânon ? » Or ils dirent : « C'est parce que le seigneur en a besoin. » Et ils l'amenèrent à Jésus, et après avoir jeté leurs manteaux sur l'ânon, ils firent monter Jésus. Or pendant qu'il s'acheminait, ils étendaient leurs manteaux sur le chemin ; mais comme déjà il approchait, à la descente du mont des Oliviers, toute la multitude des disciples dans la joie se mit à louer Dieu à voix haute pour tous les miracles qu'ils avaient vus, en disant : « Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur ! « Paix dans le ciel et gloire dans les lieux très-hauts ! » Et quelques-uns des pharisiens de la foule lui dirent : « Maître, réprimande tes disciples ! » Et il répliqua : « Je vous déclare que si ceux-ci viennent à se taire, les pierres crieront. » Et lorsqu'il fut proche, voyant la ville il pleura sur elle, en disant : « Que n'as-tu, toi aussi, connu, en ce jour-ci, ce qui procure la paix ! Mais maintenant cela a été caché à tes yeux, car des jours viendront pour ta ruine, et tes ennemis élèveront un retranchement autour de toi, et ils te bloqueront, et ils te presseront de toutes parts, et ils te détruiront ainsi que tes enfants au dedans de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le moment où tu as été visitée. » Et étant entré dans le temple il commença par chasser les trafiquants, en leur disant : « Il est écrit : Et Ma maison sera Une maison de prière, mais vous, vous en avez fait une caverne de brigands. » Et il enseignait chaque jour dans le temple ; mais les grands prêtres et les scribes cherchaient à le perdre, ainsi que les principaux du peuple, et ils ne savaient pas quel parti prendre, car tout le peuple s'attachait à lui pour l'entendre,
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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