Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Après ces choses la parole de l'Éternel fut adressée à Abram dans la vision, en ces termes : Sois sans crainte, Abram. Je suis un bouclier pour toi, ta rémunération immense. Et Abram dit : Seigneur, Éternel, que me donneras-tu, tandis que je m'en vais sans enfants, et que l'héritier de ma maison est Eliézer de Damas ? Et Abram dit : Voici, tune m'as pas donné de postérité, et mon domestique recueillera ma succession. Mais voilà que la parole de l'Éternel lui fut adressée en ces termes : Ce n'est pas lui qui recueillera ta succession, mais celui qui sortira de tes entrailles, c'est lui qui la recueillera. Puis Il le conduisit dehors et dit : Regarde donc les cieux, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et Il lui dit : Telle sera ta postérité. Et il eut confiance dans l'Éternel, qui le lui imputa à justice. Puis Il lui dit : Je suis l'Éternel qui t'ai fait sortir d'Ur en Chaldée pour te donner ce pays-ci en propriété. Et il dit : Seigneur Éternel, à quoi reconnaîtrai-je que je le posséderai ? Et Il lui dit : Amène-moi une génisse de trois ans et une chèvre de trois ans et un bélier de trois ans et une tourterelle et une colombe. Et il Lui amena tous ces [animaux], et il les coupa par le milieu, et plaça chacune des moitiés vis-à-vis de l'autre ; mais il ne coupa point les oiseaux. Et les oiseaux de proie s'abattirent sur les moitiés, mais Abram leur donna la chasse. Et comme le soleil était près de se coucher, un profond sommeil assaillit Abram, et voici, une terreur, une obscurité profonde fondit sur lui. Et Il dit à Abram : Il faut que tu saches que ta postérité séjournera dans un pays qui ne sera pas le sien, et auquel elle sera asservie et qui l'opprimera durant quatre cents ans. Mais je jugerai aussi la nation à qui elle sera asservie, et après cela elle sortira avec une richesse considérable. Mais toi, tu rejoindras tes pères en paix ; tu seras porté au tombeau dans une belle vieillesse. Et à la quatrième génération ils reviendront ici, car jusque-là l'iniquité des Amoréens ne sera pas à son comble. Et quand le soleil fut couché et qu'il fit sombre, voici, il y eut une fournaise fumante et une torche enflammée qui passèrent entre ces quartiers. En ce jour-là l'Éternel conclut une alliance avec Abram et dit : Je donne ce pays à ta postérité depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, le fleuve Le Phrath, le pays des Kénites, et des Kénisites et des Cadmonites, et des Héthiens et des Phérisiens et des Rephaïms
Première lecture
Et le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, se rassembla autour d'Aaron et lui dit : Allons ! fais-nous un Dieu qui marche devant nous, car nous ne savons ce qu'est devenu ce Moïse, l'homme qui nous a fait sortir du pays d'Egypte. Et Aaron leur dit : Enlevez les anneaux d'or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. Et tous ils s'ôtèrent les anneaux d'or qu'ils avaient aux oreilles et les apportèrent à Aaron. Alors Aaron les ayant reçus de leurs mains, les jeta au moule dans l'atelier et il en fit un veau de fonte ; alors ils dirent : Israël, voilà ton Dieu qui t'a tiré du pays d'Egypte. Et Aaron voyant cela dressa un autel devant lui et fit publier : Demain c'est fête en l'honneur de l'Éternel. Et à leur lever le lendemain, ils sacrifièrent des holocaustes et ils offrirent des sacrifices pacifiques ; et le peuple s'assit pour manger et boire, puis ils se mirent à danser. Alors l'Éternel parla à Moïse : Va, descends, car il forfait ton peuple que tu as tiré du pays d'Egypte : ils se sont promptement écartés de la voie que je leur ai prescrite : ils se sont fabriqué un veau de fonte et l'ont adoré, et lui ont fait des sacrifices et ont dit : Israël, c'est là ton Dieu qui t'a tiré du pays d'Egypte. Et l'Éternel dit à Moïse : Je regarde ce peuple, et voici, c'est un peuple au col roide ; or maintenant donc laisse-moi agir ; il faut que ma colère s'allume contre eux et que je les détruise, mais de toi je ferai une grande nation. Et Moïse chercha à apaiser l'Éternel, son Dieu, et dit : Éternel, pourquoi ta colère s'allumerait-elle contre ton peuple que tu as tiré du pays d'Egypte par une grande force et d'une main puissante ? Pourquoi les Égyptiens diraient-ils : C'est pour leur perte qu'il les a fait partir, afin de les tuer dans les montagnes et de les exterminer de la face de la terre ? Reviens de ton courroux qui s'enflamme, et repens-toi de la menace que tu as faite à ton peuple. Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, tes serviteurs, auxquels tu as juré par toi-même et auxquels tu as dit : Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, et tout ce pays que j'ai promis, je le donnerai à vos descendants en propriété éternelle. Alors l'Éternel se repentit de la menace qu'il avait dit vouloir exécuter sur son peuple. Et Moïse se tourna et descendit de la montagne, portant à la main les Deux Tables du Témoignage, tables écrites des deux côtés ; elles étaient écrites aussi bien d'un côté que de l'autre. Et les tables étaient l'ouvrage de Dieu, et l'écriture était l'écriture de Dieu gravée sur les tables. Alors Josué entendit les cris du peuple qui vociférait, et dit à Moïse : C'est le cri de guerre dans le camp. Et Moïse répondit : Ce ne sont ni les cris de gens qui chantent victoire, ni les cris de gens qui déplorent une défaite ; j'entends les voix de gens qui chantent. Et lorsqu'il fut près du camp et qu'il aperçut le veau et les chœurs, Moïse fut enflammé de colère et il jeta d'entre ses mains les tables et les brisa au pied de la montagne. Puis il prit le veau qu'ils avaient fait et le brûla au feu, et le broya jusqu'à le réduire en une poudre, qu'il répandit sur l'eau qu'il fit boire aux enfants d'Israël. Et Moïse dit à Aaron : Que t'a fait ce peuple pour le charger d'un grand péché ? Et Aaron dit : Que la colère de mon seigneur ne s'allume pas ! Tu connais ce peuple et sa perversité ; ils m'ont dit : Fais-nous un Dieu qui marche à notre tête ; car ce Moïse, l'homme qui nous a fait sortir du pays d'Egypte, nous ne savons ce qu'il est devenu. C'est alors que je leur ai dit : Que tous ceux qui portent de l'or l'enlèvent. Et ils me l'ont remis, et je l'ai exposé au feu, et il en est résulté ce veau. Et lorsque Moïse vit que le peuple était sans frein, Aaron lui ayant lâché la bride, et deviendrait le jouet de ses ennemis, Moïse se plaça à la porte du camp et dit : A moi tous ceux qui sont à l'Éternel ! Et tous les fils de Lévi se réunirent auprès de lui. Et il leur dit : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : Mettez chacun l'épée au côté, passez et repassez d'une porte du camp à l'autre porte, et tuez chacun votre frère et chacun votre ami et chacun votre prochain. Et les fils de Lévi exécutèrent l'ordre de Moïse, et en ce jour dans le peuple il tomba environ trois mille hommes. Et Moïse dit : Accomplissez aujourd'hui votre consécration à l'Éternel, même au prix de votre fils et de votre frère, et cela pour attirer sur vous aujourd'hui une bénédiction. Et le lendemain Moïse dit au peuple : Vous avez commis un grand péché ; or je vais monter vers l'Éternel ; peut-être pourrai-je expier votre péché. Moïse retourna donc auprès de l'Éternel et dit : Hélas ! ce peuple s'est rendu coupable d'un grand péché, et ils se sont fait un dieu d'or. Puisses-tu maintenant pardonner leur péché ! sinon, oh ! efface-moi de ton livre écrit par toi. Et l'Éternel dit à Moïse : Ce sont ceux qui ont péché contre moi que j'effacerai de mon livre, va maintenant et mène le peuple où je t'ai dit : Voici, mon ange te précédera ; mais au jour de mes châtiments je les châtierai de leur péché. Ainsi l'Éternel frappa le peuple pour avoir fait le veau exécuté par Aaron.
Première lecture
C'est un prophète de ton sein, d'entre tes frères, semblable à moi que te suscitera l'Éternel, ton Dieu, c'est Lui que vous écouterez ; ainsi que tu l'as demandé à l'Éternel, ton Dieu, en Horeb, le jour de l'Assemblée, lorsque tu dis : Désormais je ne veux plus entendre la voix de l'Éternel, mon Dieu, ni voir ce grand feu, afin de ne pas mourir. Et l'Éternel me dit : Ce qu'ils ont dit est bien ; je leur susciterai un prophète du sein de leurs frères, semblable à toi, et je mettrai mes paroles en sa bouche, et il leur dira tout ce dont je le chargerai. Et à quiconque n'écoutera pas mes paroles qu'il prononcera en mon nom, je lui en demanderai compte. Mais le prophète qui aura l'audace de dire en mon nom ce que je ne lui aurai point commandé de dire, et celui qui parlera au nom de dieux étrangers, ce prophète mourra. Et si tu dis en ton cœur : A quoi reconnaîtrons-nous la parole que l'Éternel n'aura point prononcée ?… ce que dira ce prophète au nom de l'Éternel et qui n'aura pas lieu, et ne s'accomplira pas, telle sera la parole que l'Éternel n'aura pas dite ; le prophète l'a dite par audace : n'aie pas peur de lui.
Prière du matin — première lecture
Samson descendit à Thimna, et distingua à Thimna une femme entre les filles des Philistins. Et à son retour il s'en ouvrit à son père et à sa mère et dit : A Thimna j'ai distingué une femme outre les filles des Philistins, maintenant demandez-la en mariage pour moi. Et son père et sa mère lui dirent : N'y a-t-il pas de femme parmi les filles de tes frères et dans tout notre peuple, que tu vas prendre une femme chez les Philistins incirconcis ? Et Samson dit à son père : Demande celle-là pour moi, car elle me plaît. Or son père et sa mère ignoraient que cela procédait de l'Éternel, car il cherchait une occasion fournie par les Philistins. Or à cette époque les Philistins avaient la domination sur Israël. Samson descendit donc avec son père et sa mère à Thimna. Et lorsqu'ils arrivèrent au vignoble de Thimna, voilà qu'un jeune lion rugissant vint à sa rencontre. Alors l'esprit de l'Éternel s'empara de lui ; il déchira le lion comme on déchire un chevreau, et il n'avait rien à la main. Et il ne raconta point à son père et à sa mère ce qu'il avait fait. Et il descendit et parla à la femme, et elle plaisait à Samson. Et comme il revenait quelque temps après pour l'épouser, il fit un détour pour voir le squelette du lion ; et voilà que dans la carcasse du lion il y avait un essaim d'abeilles, et du miel qu'il emporta dans ses mains et dont il mangea en cheminant. Et étant arrivé chez son père et sa mère il leur en donna, et ils en mangèrent. Et il ne leur découvrit pas qu'il avait tiré le miel de la carcasse du lion. Et son père descendit auprès de la femme ; et Samson donna là un festin, car ainsi le pratiquent les jeunes gens. Et lorsqu'ils le virent, ils prirent trente compagnons pour être avec lui. Et Samson leur dit : Je veux vous proposer une énigme. Si vous m'en dites le mot pendant les sept jours du festin, et si vous le trouvez, je vous donnerai trente tuniques et trente habits de rechange. Mais si vous ne pouvez m'en dire le mot, ce sera à vous de me donner trente tuniques et trente habits de rechange. Et ils lui dirent : Propose ton énigme pour que nous l'écoutions. Et il leur dit : De celui qui mange est venu ce qui se mange, et du fort est venu le doux. Et pendant trois jours ils ne purent dirent le mot de l'énigme. Et le septième jour ils s'adressèrent à la femme de Samson : Persuade à ton mari de nous dire le mot de l'énigme, si tu ne veux pas que nous te brûlions toi et la maison de ton père dans les flammes. C'est pour nous dépouiller que vous nous avez invités ! n'est-ce pas ? Et la femme de Samson pleurait à ses côtés et lui disait : Tu n'as pour moi que de la haine et tu ne m'aimes pas. Tu as proposé une énigme aux fils de mon peuple et tu ne m'en as pas fait connaître le mot. Et il lui répondit : Je ne l'ai pas dit à mon père et à ma mère, puis-je te le dire ? Et elle pleura à ses côtés pendant les sept jours où ils eurent le festin. Et le septième jour il lui dit le mot, car elle le molestait. Et elle dit le mot de l'énigme aux fils de son peuple. Et le septième jour les gens de la ville lui dirent avant le coucher du soleil : Quoi de plus doux que le miel et de plus fort que le lion ! Et il leur dit : Si vous n'eussiez labouré avec ma génisse, vous n'eussiez pas trouvé le mot de mon énigme. Alors l'esprit de l'Éternel s'empara de lui, et il descendit à Ascalon, et il en tua trente hommes auxquels il prit leurs habits de rechange et il donna ces habits de rechange à ceux qui avaient dit le mot de l'énigme. Et il était enflammé de colère et il regagna la maison de son père. Et sa femme appartint à l'ami qu'il s'était donné.
Épître
Espoir d'Israël, ô Éternel, quiconque t'abandonne, sera confondu. – « Ceux qui me quittent, seront inscrits sur la poussière, car ils abandonnent la source des eaux vives, l'Éternel. » Guéris-moi, Éternel, et je serai guéri ; sauve-moi, et je serai sauvé, car tu es ma gloire. Voici, ils me disent : Où est la parole de l'Éternel ? qu'elle se réalise donc ! Et moi, je n'ai point évité de te suivre comme pasteur, et je n'ai point désiré le jour du malheur, tu le sais ; ce qui est sorti de mes lèvres, est découvert à tes regards. Ne sois point mon effroi, toi, mon refuge au jour du malheur. Confonds mes persécuteurs, mais ne me confonds pas ; atterre-les, mais ne m'atterre pas ! Fais venir sur eux le jour du malheur, brise-les à coups redoublés !
Première lecture
Pour l'amour de Sion je ne garde pas le silence, et pour l'amour de Jérusalem je ne me donne point de relâche, jusqu'à ce que sa justice paraisse comme l'aube, et son salut comme une torche allumée. Alors les nations contempleront ta justice, et tous les rois ta splendeur, et l'on t'appellera d'un nom nouveau fixé par la bouche de l'Éternel. Et tu seras une couronne éclatante dans la main de l'Éternel, et une mitre royale dans la main de ton Dieu. On ne te dira plus délaissée, et ton pays ne sera plus appelé désert ; mais on t'appellera « Mon plaisir est en elle, » et ta terre « une épouse. » Car l'Éternel trouve son plaisir en toi, et ta terre a un époux. Car de même qu'un jeune homme se marie à une vierge, tes fils se marieront à toi, et la joie que le fiancé reçoit de sa fiancée, ton Dieu la recevra de toi. Sur tes murs, Jérusalem, je place des gardes ; de tout le jour et de toute la nuit ils ne garderont pas un instant le silence. « Vous qui rappelez le souvenir de l'Éternel, ne vous donnez point de relâche ! Et ne lui donnez point de relâche qu'il n'ait fondé Jérusalem et ne l'ait rendue un objet de louanges sur la terre. » L'Éternel l'a juré par sa droite et par son bras puissant : Je ne donnerai plus ton blé en nourriture à tes ennemis, et les enfants de l'étranger ne boiront plus ton moût gagné par ton labeur, mais ceux qui le récolteront le mangeront et loueront l'Éternel, et ceux qui le cueilleront, le boiront dans mes saints parvis. Rendez-vous, rendez-vous aux portes ; préparez le chemin au peuple ! frayez, frayez la route, enlevez les pierres, dressez un étendard pour les peuples ! Voici, l'Éternel fait aux extrémités de la terre cette proclamation : Dites à la fille de Sion : Voici, ton Sauveur arrive ; voici, ses récompenses l'accompagnent et ses rétributions le précèdent. Et on les appelle « peuple saint, rachetés de l'Éternel, » et toi, on t'appelle « cité cherchée, non délaissée. »
Prière du matin — deuxième lecture
En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui n'entre pas par la porte dans l'enclos des brebis, mais qui l'escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un brigand ; mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis ; c'est à lui qu'ouvre le portier, et les brebis entendent sa voix, et il appelle ses propres brebis par leur nom, et il les fait sortir ; lorsqu'il les a toutes fait sortir, il marche devant elles, et ses brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voie ; mais elles ne suivront certainement pas un étranger, elles le fuiront au contraire, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus leur adressa cette similitude, mais pour eux ils ne comprirent pas ce dont il leur parlait. Jésus dit donc derechef : « En vérité, en vérité je vous le déclare, c'est moi qui suis la porte des brebis ; tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés ; c'est moi qui suis la porte ; si quelqu'un est entré par moi, il sera sauvé, et il entrera et il sortira et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour dérober, pour égorger et pour détruire ; moi, je suis venu afin qu'elles aient la vie, et qu'elles l'aient surabondamment. C'est moi qui suis le bon berger ; le bon berger sacrifie sa propre vie pour ses brebis ; le mercenaire, qui n'est pas un berger et auquel les brebis n'appartiennent pas en propre, voit le loup venir, et il abandonne les brebis, et il s'enfuit, et le loup les enlève et les disperse, car c'est un mercenaire, et il n'a cure des brebis. C'est moi qui suis le bon berger, et je connais celles qui sont à moi, et celles qui sont à moi me connaissent comme mon Père me connaît et que moi je connais mon Père ; et je sacrifie ma propre vie pour mes brebis. Je possède encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ; il faut que je les amène aussi, et elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. Mon Père m'aime, parce que moi je sacrifie ma vie, afin de la reprendre ; personne ne me l'a enlevée, mais je la sacrifie de moi-même ; j'ai le pouvoir de la sacrifier, et j'ai le pouvoir de la reprendre ; j'ai reçu cet ordre de mon Père. » Il y eut derechef dissentiment parmi les Juifs à cause de ces paroles ; plusieurs d'entre eux disaient : « Il a un démon, et il est fou ; pourquoi l'écoutez-vous ? » D'autres disaient : « Ces paroles ne sont pas d'un démoniaque ; est-ce qu'un démon peut ouvrir les yeux des aveugles ? » Alors eut lieu à Jérusalem la fête de la Dédicace ; c'était en hiver, et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon. Les Juifs l'entourèrent donc et ils lui disaient : « Jusques à quand tiens-tu notre âme en suspens ? Si c'est toi qui es le Christ, dis-le-nous ouvertement. » Jésus leur répliqua : « Je vous l'ai dit, et vous ne l'avez pas cru. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui témoigne en faveur de moi ; mais vous, vous ne croyez pas, car vous n'êtes pas de mes brebis ; mes brebis entendent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, et je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront certainement jamais, et personne ne les arrachera de ma main ; ce que mon Père m'a donné est plus grand que toutes choses, et personne ne peut l'arracher de la main du Père. Moi et le Père nous sommes un. » Les Juifs apportèrent derechef des pierres, afin de le lapider. Jésus leur répliqua : « Je vous ai fait voir beaucoup de belles œuvres qui venaient du Père ; pour laquelle de ces œuvres-là me lapidez-vous ? » Les Juifs lui répliquèrent : « Ce n'est pas pour une belle œuvre que nous te lapidons, mais à cause d'un blasphème, et parce que, étant un homme, tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N'est-il pas écrit dans votre loi : « J'ai dit : Vous êtes des Dieux ? » Si elle a appelé Dieux ceux auxquels la parole de Dieu fut adressée (et l'Écriture ne peut être abolie), celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : tu blasphèmes, parce que j'ai dit : Je suis fils de Dieu ! Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas, mais si je les fais, quand même vous ne me croiriez pas, croyez à ces œuvres, afin que vous appreniez et que vous sachiez que le Père est en moi, et que moi je suis dans le Père. » Ils cherchaient derechef à le saisir, et il échappa de leur main, et il s'en alla de nouveau au delà du Jourdain, dans l'endroit où se tenait Jean lorsqu'il commença à baptiser, et il demeurait là. Et plusieurs vinrent à lui, et ils disaient : « Il est vrai que Jean n'a fait aucun miracle, mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et plusieurs crurent en lui en ce lieu-là.
Psaume responsorial
Cantique graduel.Du fond des abîmes je t'implore, Éternel ! Seigneur, entends ma voix ! Que ton oreille soit attentive à ma prière ! Si tu gardes la mémoire des transgressions, Éternel, Seigneur, qui est-ce qui subsistera ? Mais non, le pardon est par devers toi, afin qu'on te craigne. J'espère dans l'Éternel, mon âme espère, et je compte sur sa promesse. Mon âme attend l'Éternel, plus que la sentinelle n'attend le matin, que la sentinelle n'attend le matin. Israël, espère dans l'Éternel ! car la miséricorde est par devers l'Éternel, et Il a par devers lui un trésor de rédemption. Et Il rachètera Israël de toutes ses transgressions.
Évangile
Les grands prêtres et les pharisiens rassemblèrent donc le Sanhédrin et ils disaient : « Qu'y a-t-il à faire, car cet homme opère beaucoup de miracles ? Si nous le laissons libre d'agir ainsi, tous croiront en lui, et les Romains viendront, et ils nous enlèveront et le lieu et la nation. » Or l'un d'entre eux, Caïaphas, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n'y entendez rien, et vous ne réfléchissez pas qu'il vous convient mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. » — Or il ne dit point cela de lui-même, mais étant grand prêtre cette année-là il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation, et non pas seulement pour la nation, mais aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. — A partir donc de ce jour-là ils délibérèrent afin de le faire mourir. Jésus donc ne se montrait plus ouvertement parmi les Juifs, mais de là il s'en alla dans la contrée voisine du désert, dans la ville appelée Ephraïm. Et il y demeura avec les disciples.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique des fils de Coré.Tu as été, Éternel, propice à ton pays, tu as ramené les captifs de Jacob, pardonné les crimes de ton peuple, effacé tous ses péchés ; (Pause) tu as déposé toute la colère, éteint le feu de ton courroux ; rétablis-nous, ô notre Dieu sauveur, et fais cesser ta fureur envers nous ! Seras-tu donc toujours irrité contre nous, feras-tu durer ta colère d'âge en âge ? Ne veux-tu pas nous redonner la vie, pour que tu sois la joie de ton peuple ? Fais-nous, ô Éternel, jouir de ta faveur, et nous accorde ton salut. Je veux écouter ce que dit Dieu, l'Éternel. Oui, Il parle de salut à son peuple, à ses bien-aimés ; mais qu'ils ne retournent pas à la folie ! Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, la gloire reviendra habiter notre terre. L'amour et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s'embrassent ; la fidélité germe de la terre, et la justice regarde des Cieux. L'Éternel donne aussi les biens, et notre terre rend ses récoltes. La justice marche en sa présence, et maintient ses pas dans la voie.
Psaume responsorial
Cantique d'Asaph. Dieu prend séance dans l'assemblée divine, et au milieu des Dieux Il rend la justice. « Jusques à quand serez-vous des juges pervers, et tiendrez-vous le parti des impies ? (Pause) Faites droit aux petits et aux orphelins, rendez justice à l'affligé et au pauvre. Libérez les petits et les indigents, arrachez-les de la main des impies. Ils n'ont ni sagesse, ni intelligence, ils marchent dans les ténèbres ; toutes les bases de la terre sont ébranlées. J'ai dit : Vous êtes des Dieux, et tous, des fils du Très-haut. Cependant vous mourrez, comme des humains, et vous tomberez, aussi bien que tel d'entre les princes. » Lève-toi, ô Dieu, juge la terre, car tous les peuples sont ta propriété !
Psaume responsorial
Cantique d'Asaph.O Dieu ! les nations ont envahi ton héritage, profané ton saint temple, mis Jérusalem en ruines. Elles ont livré les cadavres de tes serviteurs en proie aux oiseaux des Cieux, la chair de tes bien-aimés aux bêtes de la terre. Elles ont versé leur sang, comme de l'eau, autour de Jérusalem, et il n'y eut point de sépulture. Nous sommes l'opprobre de nos voisins, le jouet et la risée des contrées d'alentour. Jusques à quand, Éternel, ne cesseras-tu d'être irrité, ta fureur s'embrasera-t-elle comme un feu ? Epanche ton courroux sur les nations qui t'ignorent, et sur les royaumes qui n'invoquent pas ton nom. Car on a dévoré Jacob, et dévasté sa demeure. Ne nous garde pas la mémoire des crimes du passé ! Hâte-toi de nous faire sentir tes compassions ! car nous sommes très misérables. Sois-nous en aide, ô Dieu, notre Sauveur, pour l'honneur de ton nom ! Et sauve-nous et pardonne nos fautes, pour l'amour de ton nom ! Pourquoi faut-il que les nations disent : « Où est leur Dieu ? » Que parmi les nations, à nos yeux, éclate la vengeance du sang de tes serviteurs qui fut répandu ! Que devant toi parviennent les soupirs des captifs, par le pouvoir de ton bras sauve les enfants de la mort ! Reverse à nos voisins sept fois dans leur sein les outrages dont ils t'outragèrent, Seigneur. Et nous, ton peuple, le troupeau dont tu es le pasteur, nous te rendrons grâces éternellement, et d'âge en âge nous redirons tes louanges.
Prière du soir — première lecture
Et quelque temps après, à l'époque de la moisson des orges, Samson visita sa femme, apportant un chevreau, et il dit : Je veux entrer chez ma femme dans la chambre ; mais le père ne lui permit pas d'entrer. Et le père dit : Je pensais que tu la haïssais et je l'ai donnée à ton ami. Sa sœur cadette n'est-elle pas plus belle qu'elle ? prends-la donc à sa place ! Alors Samson leur dit : Cette fois si je fais du mal aux Philistins, les Philistins ne pourront en rejeter la faute sur moi. Et Samson partit, et ayant attrapé trois cents renards, il se procura des torches ; et croisant une queue avec l'autre queue, il fixa une torche entre deux queues, au milieu. Puis ayant allumé les torches, il les lâcha dans les moissons des Philistins, et ainsi embrasa et les tas de gerbes et les blés qui étaient sur pied, et les olivaies. Alors les Philistins dirent : Qui a fait cela ? Et on dit : C'est Samson, gendre du Thimnite, parce que celui-ci lui a ôté sa femme et l'a donnée à son ami. Alors les Philistins arrivèrent, ils la brûlèrent elle et son père dans les flammes. Et Samson leur dit : Est-ce ainsi que vous faites ?… Oui, quand j'aurai tiré vengeance de vous, alors je cesserai. Et il leur frappa jambes et reins d'un grand coup. Puis il descendit, et prit pour sa demeure la caverne du rocher d'Eitam. Alors les Philistins se mirent en campagne et vinrent camper en Juda, et ils se déployèrent dans Léchi. Et les hommes de Juda dirent : Pourquoi marchez-vous contre nous ? Et ils dirent : C'est pour enchaîner Samson que nous sommes venus, pour lui rendre ce qu'il nous a fait. Là-dessus trois mille hommes de Juda descendirent à la caverne du rocher d'Eitam, et ils dirent à Samson : Ne savais-tu pas que les Philistins sont nos dominateurs ? et qu'est-ce que tu nous as fait là ? Et il leur dit : Je les ai traités comme ils m'ont traité. Et ils lui dirent : C'est pour te garrotter que nous venons, pour te livrer aux mains des Philistins. Et Samson leur dit : Jurez-moi que vous ne me tuerez pas ! Et ils lui dirent : Non ; nous ne voulons que te garrotter et te remettre entre leurs mains ; quant à te faire mourir, nous ne le ferons point. Et ils le lièrent de deux cordes neuves, et ils l'emmenèrent loin du rocher. Il arriva à Léchi et les Philistins l'accueillirent par des huées ; alors l'esprit de l'Éternel s'empara de lui, et les cordes qu'il avait aux bras ne furent plus que comme des brins de fil qui brûlent dans le feu, et ses liens coulèrent de ses poignets. Et il trouva une mâchoire d'âne fraîche, et il étendit la main et la saisit, et en frappa mille hommes. Et Samson dit : Avec une mâchoire d'âne, une, deux troupes ! Avec une mâchoire d'âne j'ai défait mille hommes ! Et quand il eut achevé son discours, il jeta la mâchoire loin de sa main, et il nomma ce lieu Ramath-Léchi (jet de la mâchoire). Et il était fort altéré ; alors il invoqua l'Éternel et dit : Par la main de ton serviteur tu as procuré cette grande victoire, et maintenant devrais-je mourir de soif et tomber entre les mains des incirconcis ! Alors Dieu entrouvrit une cavité qui était à Léchi, et il en jaillit de l'eau et il but, et ses esprits revinrent, et il fut ranimé. C'est pourquoi on la nomma Source de l'invocateur, et elle existe encore aujourd'hui à Léchi. Et il jugea Israël à l'époque des Philistins pendant vingt ans.
Deuxième lecture
Frères, l'affection de mon cœur et mes prières à Dieu sont tournées vers leur salut, car je leur rends le témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais non pas avec discernement ; méconnaissant en effet la justice de Dieu, et cherchant à établir la leur propre, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; car Christ met fin à la loi, pour donner la justice à celui qui croit, quel qu'il soit. Moïse en effet définit la justice qui vient de la loi, en disant que « l'homme qui les aura pratiqués vivra par elle, » tandis que la justice qui vient de la foi parle ainsi : « Ne dis pas en ton cœur : Qui est-ce qui montera au ciel ? » (ce qui revient à en faire descendre Christ) ; ou bien : « Qui est-ce qui descendra dans l'abîme ? » (ce qui revient à ramener Christ du milieu des morts). Mais que dit-elle ? « La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur ; » c'est-à-dire la parole de la foi que nous prêchons. Car si tu professes de ta bouche la déclaration que Jésus est Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, tu seras sauvé, parce que c'est du cœur que l'on croit à la justice, et que c'est de la bouche que l'on fait profession pour le salut. L'écriture dit en effet : « Quiconque fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir ; » car il n'y a aucune différence entre le Juif et le Grec, vu que tous ont le même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui L'invoquent ; car quiconque aura invoqué le nom du Seigneur sera sauvé. Comment donc invoqueront-ils Celui auquel ils n'ont pas cru ? Et comment croiront-ils en Celui dont ils n'ont pas ouï parler ? Et comment en ouïront-ils parler sans prédicateur ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s'ils ne sont envoyés, conformément à ce qui est écrit : « Comme ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la bonne nouvelle de bonnes choses ? » Mais tous n'ont pas obéi à la bonne nouvelle, car Ésaïe dit : « Seigneur, qui est-ce qui a cru à ce qu'il a entendu de nous ? » Ainsi donc la foi provient de ce que l'on entend, et ce que l'on entend résulte de la parole de Christ. Mais je me dis : peut-être n'en ont-ils pas ouï parler ? Bien au contraire : c'est à toute la terre qu'est parvenue leur voix, et c'est jusqu'aux extrémités du monde habité que sont allées leurs paroles. Mais je me dis : peut-être qu'Israël ne l'a pas su ? Moïse le premier dit : « J'exciterai votre jalousie envers une nation qui ne l'est pas ; Je provoquerai votre colère contre une nation sans intelligence. » Ésaïe de son côté s'enhardit jusqu'à dire : « J'ai été trouvé parmi ceux qui ne Me cherchaient point ; J'ai apparu parmi ceux qui ne Me réclamaient point ; » tandis que, relativement à Israël, il dit : « Tout le long du jour J'ai étendu Mes mains vers un peuple désobéissant et récalcitrant. »
Deuxième lecture
Or, sachez que, dans les derniers temps, surgiront des circonstances difficiles, car les hommes seront égoïstes, épris de l'argent, fanfarons, superbes, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, impies, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, impitoyables, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d'orgueil, plus amis du plaisir que de Dieu, ayant l'apparence de la piété, mais en ayant renié la puissance. Ceux-là aussi, repousse-les ; car c'est de leurs rangs que sortent ceux qui se glissent dans les familles et captivent des femmelettes chargées de péchés, entraînées par des convoitises et des voluptés de tout genre, toujours occupées à apprendre, et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité. Mais, comme Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, de même aussi ces hommes résistent à la vérité, corrompus qu'ils sont dans leur intelligence et réprouvés quant à la foi ; mais ils ne feront pas de plus grands progrès, car leur pensée deviendra évidente pour tout le monde, comme le fut aussi celle des premiers. Quant à toi, tu t'es attaché à suivre mon enseignement, ma conduite, ma résolution, ma foi, ma constance, ma patience, mes persécutions, mes souffrances, telles que je les ai endurées à Antioche, à Icône, à Lystres. A quelles persécutions n'ai-je pas été en butte ? Et le Seigneur m'a délivré de toutes ! Mais tous ceux qui veulent vivre pieusement en Christ Jésus, seront aussi persécutés. Quant aux hommes méchants et aux imposteurs, ils iront de mal en pis, eux qui sont tout à la fois séducteurs et séduits. Pour toi, persévère dans ce que tu as appris et admis avec certitude, sachant de qui tu l'as appris, et que, dès l'enfance, tu connais les lettres sacrées qui peuvent te perfectionner pour le salut par la foi en Christ Jésus ; toute écriture inspirée de Dieu étant utile pour instruire, pour reprendre, pour redresser, pour corriger selon la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.
Deuxième lecture
Je dis donc, et j'en atteste le seigneur, que vous ne devez plus vous conduire comme les Gentils se conduisent dans l'inanité de leur intelligence, ayant l'entendement offusqué de ténèbres, étant étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur ; en sorte que, devenus insensibles, ils se sont livrés à la débauche, pour commettre avec excès toute espèce d'impureté. Mais, pour vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si, en effet, vous avez ouï parler de lui, et si c'est en lui que vous avez été instruits, selon que la vérité existe en Jésus, à dépouiller, en opposition à votre précédente conduite, le vieil homme qui se corrompt sous l'influence des convoitises que produit l'erreur, et à être renouvelés par l'Esprit dans votre intelligence, et à revêtir le nouvel homme, qui a été créé à l'image de Dieu avec la justice et la sainteté que produit la vérité. C'est pourquoi, ayant dépouillé, le mensonge, parlez avec vérité, chacun à votre prochain, car nous sommes membres les uns des autres. Soyez en colère, et toutefois ne péchez pas ; que le soleil ne se couche pas sur votre courroux, et ne donnez pas non plus de prise au diable. Que le larron ne dérobe plus, mais que plutôt il prenne de la peine en travaillant de ses mains à ce qui est bien, afin qu'il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. Qu'aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche, mais seulement celle qui peut être bonne pour l'édification selon le besoin, afin qu'elle soit un bienfait pour les auditeurs, n'attristez point l'esprit saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute espèce d'aigreur, et d'irritation, et de colère, et de cris, et de calomnie, soit enlevée du milieu de vous, ainsi que toute espèce de méchanceté. Devenez bons les uns pour les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement comme Dieu aussi nous a pardonné en Christ ;
Deuxième lecture
Malheur à toi, dévastateur, qui n'as pas encore été dévasté, et spoliateur, qu'on n'a pas dépouillé ! Quand tu auras achevé tes ravages, tu seras ravagé ; quand tu auras fini de dépouiller, on te dépouillera. Éternel, sois-nous propice, nous nous attendons à toi ! sois notre bras chaque matin, et notre aide au temps de la détresse ! A ta voix tonnante les peuples fuient, à ton lever les nations se dissipent. On ramasse votre butin, comme ramasse la sauterelle ; on s'y précipite, comme la locuste se précipite. L'Éternel est élevé, car Il habite les lieux très-hauts, Il remplit Sion de justice et d'équité. Et ce sera la sécurité de tes jours ; la sagesse et la science sont une riche source de salut ; et la crainte de l'Éternel, c'est là son trésor.
Évangile
Or il dit à ses disciples : « Il est inévitable qu'il arrive des scandales, néanmoins malheur à celui par lequel ils arrivent ; il lui est plus avantageux qu'on lui mette au col une pierre meulière, et qu'on le précipite dans la mer, que de scandaliser un seul de ces petits. Prenez garde à vous-mêmes : Si ton frère a péché, reprends-le, et s'il se repent, pardonne-lui ; et si, sept fois le jour, il a péché contre toi, et que sept fois il revienne vers toi, en disant : « Je me repens, » tu lui pardonneras. » Et les apôtres dirent au seigneur : « Mets en nous plus de foi. » Mais le seigneur dit : « Si vous aviez de la foi, gros comme un grain de moutarde, vous diriez à ce mûrier-ci : « Déracine-toi, et plante-toi dans la mer ; » et il vous obéirait. Mais lequel de vous, ayant un esclave qui conduit la charrue ou paît les troupeaux, lui dira, à son retour des champs : « Viens vite te mettre à table ? » Est-ce qu'au contraire il ne lui dira pas : « Prépare-moi à manger, et ceins-toi pour me servir jusques à ce que j'aie mangé et bu, et après cela, toi, tu mangeras et tu boiras ? » Est-ce qu'il sait gré à l'esclave de ce qu'il a fait ce qui lui était prescrit ? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce qui vous a été prescrit, dites : Nous sommes des esclaves inutiles, c'est ce que nous devions faire que nous avons fait. » Et il advint, pendant le voyage vers Jérusalem, qu'il passait entre la Samarie et la Galilée. Et comme il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix hommes lépreux, qui se levèrent de loin, et ils haussèrent la voix en disant : « Jésus, maître, aie pitié de nous ! » Ce que voyant, il leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » Et il advint, pendant qu'ils s'y rendaient, qu'ils furent guéris. Or l'un d'entre eux voyant qu'il avait été guéri revint glorifiant Dieu à haute voix, et il tomba la face contre terre à ses pieds en lui rendant grâces ; et c'était un Samaritain. Mais Jésus prenant la parole dit : « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Mais les neuf où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour donner gloire à Dieu, sauf cet étranger. » Et il lui dit : « Lève-toi, va-t-en. » Or ayant été interrogé par les pharisiens sur l'époque de la venue du royaume de Dieu, il leur répliqua : « Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à être épié, et l'on ne dira point : « Le voici ici, ou là. » Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. » Mais il dit aux disciples : « Des jours viendront, où vous désirerez voir un des jours du fils de l'homme, et vous ne le verrez pas ; et on vous dira : « Le voici ici, ou le voilà là ; » n'y courez pas, car, comme l'éclair flamboyant brille de l'une des extrémités du ciel jusques à l'autre extrémité du ciel, il en sera de même du fils de l'homme ; mais il faut d'abord qu'il souffre beaucoup, et qu'il soit rejeté par cette génération. Et comme il est advenu du temps de Noé, de même adviendra-t-il aussi du temps du fils de l'homme ; on mangeait, on buvait, les hommes prenaient des femmes et on donnait aux femmes des maris, jusques au jour où Noé entra dans l'arche ; et le déluge survint et les fit tous périr. De même, comme il advint du temps de Lot, on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait, mais le jour où Lot sortit de Sodome, il tomba du ciel une pluie de feu et de soufre et elle les fit tous périr, de même en sera-t-il le jour où le fils de l'homme sera révélé. En ce jour-là, que celui qui sera sur le toit, et dont les ustensiles sont dans la maison, ne descende point pour les prendre, et que celui qui est aux champs ne revienne pas non plus en arrière : souvenez-vous de la femme de Lot. Mais celui qui aura cherché à rester en possession de sa vie la perdra, tandis que celui qui l'aura perdue la conservera. Je vous le déclare, cette nuit-là deux personnes seront sur un lit, l'une sera prise et l'autre sera laissée. Deux femmes moudront ensemble, l'une sera prise, mais l'autre sera laissée. » [Deux hommes seront dans la campagne, l'un sera pris et l'autre sera laissé.] Et prenant la parole ils lui dirent : « Où, Seigneur ? » Mais il leur dit : « Là où est le corps, c'est là aussi que se rassembleront les aigles. »
Prière du soir — deuxième lecture
Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est en Christ Jésus, à Timothée, mon enfant bien-aimé : Grâce, miséricorde, paix, de par Dieu le Père et Christ Jésus notre seigneur ! J'offre des actions de grâces à Dieu, auquel je rends un culte héréditaire avec une conscience pure, de ce que je conserve de toi un perpétuel souvenir, dans mes prières nuit et jour ; désirant te revoir quand je me rappelle tes larmes, afin d'être rempli de joie, me souvenant de la foi sincère qui est en toi, et qui habita d'abord dans ton aïeule Lois, puis dans ta mère Eunice, et qui, j'en suis persuadé, habite aussi en toi. C'est pourquoi je t'invite à ranimer le don de Christ, qui est en toi par l'imposition de mes mains ; car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de puissance, de charité et de sagesse. Ne rougis donc point du témoignage de notre seigneur, ni de moi son prisonnier, mais prends ta part des souffrances pour l'Évangile, selon la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et qui nous a adressé un saint appel, non en raison de nos œuvres, mais suivant Son propre décret, et selon la grâce qui nous a été donnée en Christ Jésus avant les temps éternels, mais qui a été maintenant manifestée par l'apparition de notre sauveur Christ Jésus, qui, d'un côté, a détruit la mort, et qui, de l'autre, a mis en lumière la vie et l'immortalité par l'Évangile, pour lequel j'ai été établi prédicateur, apôtre et docteur, ce qui est cause que j'endure aussi ces souffrances ; mais je n'en rougis point, car je sais en Qui j'ai cru, et je suis persuadé qu'il peut, par Sa puissance, garder mon dépôt pour ce jour-là. Retiens avec foi, et avec la charité qui est en Christ Jésus, ce modèle des vérités salutaires que tu m'as entendu prêcher ; garde le bon dépôt par l'esprit saint qui habite en nous. Tu sais que tous ceux qui sont en Asie m'ont abandonné ; parmi eux se trouvent Phygelle et Hermogène. Que le seigneur se montre miséricordieux envers la famille d'Onésiphore ; car il m'a souvent réconforté, et il n'a point rougi de mes chaînes, mais, au contraire, dès son arrivée à Rome, il m'a cherché avec plus d'empressement que je ne pensais, et il m'a trouvé ; que le seigneur lui accorde d'obtenir miséricorde de la part du seigneur en ce jour-là ; d'ailleurs tu sais mieux que personne tous les services qu'il a rendus dans Éphèse.
Évangile
Et six jours après Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et il les conduit seuls à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré en leur présence, et ses vêtements devinrent éblouissants ; si blancs qu'il n'est pas sur la terre de foulon qui puisse ainsi blanchir. Et Élie leur apparut avec Moïse, et ils conversaient avec Jésus ; et Pierre prenant la parole dit à Jésus : « Rabbi, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; faisons trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas en effet ce qu'il devait dire, car ils avaient été saisis d'effroi. Et une nuée survint qui les couvrit, et de la nuée sortit une voix : « Celui-ci est Mon Fils bien-aimé ! Écoutez-le. » Et ayant sur-le-champ regardé autour d'eux, ils ne virent plus personne avec eux, sauf Jésus seul. Et pendant qu'ils descendaient de la montagne, il leur donna des ordres, afin qu'ils ne racontassent à personne ce qu'ils avaient vu, si ce n'est lorsque le fils de l'homme serait ressuscité des morts. Et ils s'attachèrent à cette parole se demandant entre eux : Que signifie : « ressusciter des morts ? » Et ils l'interrogeaient en disant : « Pourquoi les scribes disent-ils qu'il faut qu'Élie vienne premièrement ? » Mais il leur dit : « Il est vrai qu'Élie, après être premièrement venu, doit rétablir toutes choses. Et comment est-il écrit à propos du Fils de l'homme qu'il doit souffrir beaucoup et être compté pour rien ? Mais je vous déclare qu'Élie aussi est venu, et qu'ils lui ont fait tout ce qu'ils voulaient, selon qu'il est écrit à propos de lui. »
Évangile
Et auprès de lui se réunissent les pharisiens et quelques-uns des scribes venus de Jérusalem ; et ayant vu que quelques-uns de ses disciples prenaient leur repas avec des mains souillées, c'est-à-dire non lavées… (car les pharisiens et tous les Juifs ne mangent point qu'ils ne se soient lavé les mains à poing fermé, conformément à la tradition des anciens, et lorsqu'ils viennent de la place publique ils ne mangent point, qu'ils ne se soient purifiés, et il est plusieurs autres observances qui leur ont été transmises, comme les lavages des coupes, et des brocs, et des vases d'airain)… Et les pharisiens et les scribes lui demandent : « Pourquoi tes disciples ne se conforment-ils pas à la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains souillées ? » Mais il leur dit : « Comme Ésaïe a bien prophétisé sur vous autres hypocrites, selon qu'il est écrit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; Mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. Mettant de côté le commandement de Dieu, vous retenez la tradition des hommes. » Et il leur disait : « Comme vous savez bien abroger le commandement de Dieu, afin d'observer votre tradition ; car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort ; mais vous, vous dites : « Si un homme dit à son père ou à sa mère : Corban (c'est-à-dire offrande) est fait de ce dont je pourrais t'assister, » vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou sa mère, abrogeant la parole de Dieu par la tradition que vous avez transmise. Et vous faites beaucoup de choses semblables à celles-là. »
Évangile
« Que votre cœur ne se trouble point : croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père il y a plusieurs demeures ; sinon, vous dirais-je que je vais vous préparer une place ? Et si je vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi ; et là où je vais, vous en savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons où tu vas, comment en savons-nous le chemin ? » Jésus lui dit : « Je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; personne ne vient au Père que par moi ; si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; dès maintenant vous Le connaissez et vous L'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. » Jésus lui dit : « Depuis si longtemps je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne croiras-tu point que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous adresse, je ne les profère pas de mon chef ; mais le Père qui demeure en moi fait Ses propres œuvres ; croyez-moi, quand je dis que je suis dans le Père et que le Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause de Ses œuvres. En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui croit en moi, les œuvres que je fais, lui aussi les fera, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais vers le Père ; et, quoi que ce soit qu'on demande en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils ; si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements, et moi je prierai le Père, et Il vous donnera un autre défenseur, pour être éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit point, ni ne le connaît point ; pour vous, vous le connaissez, car il demeure près de vous, et il est en vous. Je ne vous laisserai point orphelins, je viens à vous ; encore un peu de temps, et le monde ne me voit plus, mais vous, vous me verrez, parce que je vis, et que vous aussi vous vivrez ; en ce jour-là vous connaîtrez que je suis en mon Père, et que vous êtes en moi, et que je suis en vous. Celui qui possède mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime ; celui qui m'aime sera aimé par mon Père, et moi aussi je l'aimerai et je me manifesterai moi-même à lui. » Judas, non pas l'Iscariote, lui dit : « Seigneur, que s'est-il passé pour que tu doives te manifester à nous, et non pas au monde ? » Jésus lui répliqua : « Si quelqu'un m'aime il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons vers lui et nous ferons un séjour chez lui ; celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles ; et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé. Je vous ai dit ces choses pendant que je demeurais près de vous, mais le défenseur, l'Esprit Saint qu'enverra le Père en mon nom, celui-là vous instruira de tout, et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit. Pour moi, je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n'est pas comme donne le monde, que je vous donne. Que votre cœur ne se trouble point et qu'il ne s'effarouche point. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m'en vais, et, je viens à vous ; si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais vers le Père, parce que le Père est plus grand que moi. Et maintenant, je vous l'ai dit avant que cela ait eu lieu, afin que, lorsque cela aura eu lieu, vous croyiez. Je ne parlerai plus de beaucoup de choses avec vous, car le chef du monde vient, et il ne me peut rien, mais, afin que le monde sache que j'aime le Père, et que j'agis conformément à l'ordre que le Père m'a donné, levez-vous, sortons d'ici. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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