Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Et Saraï, femme d'Abram, ne lui donnait point d'enfants ; mais elle avait une servante Egyptienne dont le nom était Agar. Et Saraï dit à Abram : Voici, l'Éternel met donc obstacle à ce que j'aie des enfants : approche-toi donc de ma servante, peut-être par elle fonderai-je ma maison. Et Abram prêta l'oreille à la voix de Saraï. Alors Saraï, femme d'Abram, prit l'Egyptienne Agar, sa servante, au bout de dix ans de séjour d'Abram dans le pays de Canaan, et la donna à Abram, son mari, pour femme. Et il s'approcha d'Agar qui devint enceinte, et quand elle se vit enceinte, sa maîtresse fut déconsidérée à ses yeux. Et Saraï dit à Abram : L'outrage que je reçois retombe sur toi ! J'ai mis ma servante entre tes bras, et comme elle se voit enceinte, je suis déconsidérée à ses yeux : que l'Éternel soit juge entre moi et toi ! Et Abram dit à Saraï : Voici, ta servante est en ton pouvoir, traite-la comme tu le trouveras bon. Alors Saraï lui fit des avanies, et Agar s'enfuit loin de sa présence. Et l'Ange de l'Éternel la trouva près de la source d'eau dans le désert, près de la source qui est sur le chemin de Sur. Et il dit : Agar, servante de Saraï, d'où viens-tu et où vas-tu ? Et elle dit : Loin de la présence de Saraï, ma maîtresse, je fuis. Et l'Ange de l'Éternel lui dit : Retourne chez ta maîtresse et laisse-toi humilier sous sa main. Et l'Ange de l'Éternel lui dit : Je multiplierai ta postérité tellement qu'on ne pourra la compter, tant elle sera nombreuse. Et l'Ange de l'Éternel lui dit : Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu le nommeras Ismaël, car Dieu a ouï ton affliction. Et il sera un onagre en fait d'homme, opposant sa main à tous et ayant contre lui la main de tous, et à l'orient de tous ses frères il habitera. Et elle appela l'Éternel qui avait parlé avec elle du nom de : Tu es le Dieu qui voit ! Car elle disait : Et ici n'ai-je pas aussi vu après avoir été vue ? C'est pourquoi l'on a appelé ce puits : Le Puits du Vivant qui me Voit ; voici, il est entre Kadès et Bered. Et Agar enfanta un fils à Abram, et Abram appela son fils, que Agar lui avait enfanté, du nom d'Ismaël. Or, Abram avait quatre-vingt-six ans, lorsque Agar enfanta Ismaël à Abram.
Première lecture
Alors Moïse réunit toute l'assemblée des enfants d'Israël et leur dit : Voici les choses que l'Éternel ordonne de faire : Pendant six jours tu vaqueras à tes affaires, mais au septième jour vous aurez un saint sabbat férié en l'honneur de l'Éternel ; quiconque vaquera ce jour-là à une affaire sera mis à mort. Le jour du sabbat vous n'allumerez de feu dans aucune de vos demeures. Et Moïse adressa à toute l'assemblée des enfants d'Israël ces paroles : Voici l'ordre que l'Éternel a donné en ces termes : Prenez sur vos biens une offrande pour l'Éternel : que tout homme généreux de cœur la présente, cette offrande, à l'Éternel, de l'or, de l'argent et de l'airain, et de l'azur et du pourpre et du vermillon et du lin et du poil de chèvre, et des peaux de béliers teintes en rouge et des peaux de chiens de mer et du bois d'acacia ; de l'huile pour le Candélabre et des aromates pour l'huile d'onction et l'encens odorant, et des pierres d'onyx et des pierreries enchâssées pour l'Ephod et le Pectoral. Et que tous ceux d'entre vous qui ont un esprit intelligent viennent et exécutent tout ce que l'Éternel a commandé, la Résidence, sa tente et sa couverture, ses agrafes et ses ais, ses traverses, ses colonnes et ses soubassements ; l'Arche et ses barres, le Propitiatoire et le Rideau ; la Table et ses barres et tous ses ustensiles et les Pains de présentation ; et le Candélabre et son attirail et ses lampes et l'huile du Candélabre ; et l'Autel aux parfums et ses barres et l'huile d'onction et l'encens odorant, et le Rideau de la porte pour la porte de la Résidence ; l'Autel des holocaustes et son treillis en réseau d'airain, ses barres et tous ses ustensiles ; le Bassin et son support ; les toiles du Parvis, ses colonnes et ses soubassements et le rideau de la porte du Parvis, les piliers de la Résidence et les piliers du Parvis et ses cordes, les costumes solennels pour faire le service dans le Sanctuaire, les Vêtements sacrés pour le prêtre Aaron et les vêtements de ses fils pour les fonctions sacerdotales. Alors toute l'assemblée des enfants d'Israël sortit de la présence de Moïse. Et tous ceux que leur cœur y portait et qui étaient de bonne volonté vinrent et apportèrent l'offrande de l'Éternel pour l'œuvre de la Tente du Rendez-vous et tous ses ouvrages et pour les vêtements sacrés. Les hommes vinrent aussi bien que les femmes, tous ceux que leur cœur y portait, et offrirent des boucles de narine, des pendants d'oreille et des bagues et des colliers, toutes sortes de joyaux d'or, tous ceux qui avaient à présenter à l'Éternel une offrande d'or par agitation ; et ceux chez qui se trouvait de l'azur et du pourpre et du vermillon et du lin et du poil de chèvre et des peaux de béliers teintes en rouge et des peaux de chiens de mer, l'apportèrent, et tous ceux qui voulaient présenter par élévation une offrande d'argent et d'airain présentèrent l'offrande à l'Éternel ; et tous ceux chez qui se trouvait du bois d'acacia propre au travail de toutes sortes d'ouvrages l'apportèrent. Et toutes les femmes d'un esprit intelligent se mirent à coudre de leurs mains et apportèrent des coutures d'azur et de pourpre, de vermillon et de lin. Et toutes les femmes portées de bonne volonté et douées d'intelligence firent des coutures de poil de chèvre. Et les princes fournirent les pierres d'onyx et les pierreries enchâssées pour l'Ephod et le Pectoral, et les aromates et l'huile pour le Candélabre et pour l'huile d'onction et l'encens odorant. Tous, hommes et femmes, que leur cœur portait à contribuer à tous les ouvrages que l'Éternel avait donné par Moïse l'ordre de faire, les enfants d'Israël apportèrent à l'Éternel des dons volontaires. Et Moïse dit aux enfants d'Israël : Voyez, l'Éternel a nommément appelé Betsaléel, fils de Ouri, fils de Hur, de la tribu de Juda, et Il l'a rempli de l'Esprit de Dieu, d'intelligence, de sens, de connaissance et de savoir-faire en toute chose, et du talent d'inventer, et de travailler l'or et l'argent et l'airain et de graver les pierres à enchâsser et de sculpter le bois, d'exécuter toute œuvre d'art ; et Il lui a aussi accordé le don d'instruire, à lui et à Oholiab, fils d'Ahisamach, de la tribu de Dan ; Il les a remplis d'un sens intelligent pour exécuter toute sorte d'ouvrage de forgeron et de charpentier et d'ouvrier en brocart d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin, et de tisserand ; ils sont à même d'imaginer toute sorte d'ouvrage et d'inventer des œuvres d'art.
Première lecture
Mais quand s'accompliront pour toi toutes ces paroles, la bénédiction et la malédiction que je mets devant toi, et que tu les rappelleras dans ton cœur au milieu de toutes les nations chez lesquelles l'Éternel, ton Dieu, t'aura banni, et que tu reviendras à l'Éternel, ton Dieu, et obéiras à sa voix en tout ce que je te prescris aujourd'hui, toi et tes fils, de tout ton cœur et de toute ton âme, alors l'Éternel, ton Dieu, ramènera tes captifs et prendra pitié de toi, et de nouveau vous recueillera du milieu de tous les peuples, où l'Éternel, ton Dieu, t'aura disséminé. Quand tes exilés seraient à l'extrémité de l'horizon, de là l'Éternel, ton Dieu, te recueillera, et de là Il te retirera. Et l'Éternel, ton Dieu, te ramènera dans le pays possédé par tes pères et possédé par toi, et Il te fera du bien et te rendra plus nombreux que tes pères. Et l'Éternel, ton Dieu, circoncira ton cœur, et le cœur de ta race pour que tu aimes l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, afin que tu vives. Et l'Éternel, ton Dieu, rejettera toutes ces malédictions sur tes ennemis et sur les adversaires qui te persécutent. De ton côté tu reviendras à obéir à la voix de l'Éternel, et à pratiquer tous ses commandements que je te prescris en ce jour. Et l'Éternel, ton Dieu, accompagnera de l'abondance tout le travail de tes mains, la fécondité de tes flancs, la fécondité de ton bétail et la fécondité de ton sol, pour te faire prospérer, car l'Éternel retrouvera sa joie dans ton bonheur, comme Il trouvait sa joie dans celui de tes pères ; pourvu que tu obéisses à la voix de l'Éternel, ton Dieu, en gardant ses commandements et ses statuts consignés dans ce livre de la Loi ; pourvu que tu reviennes à l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme. Car ce commandement que je te prescris en ce jour, ne passe point ta portée, et n'est pas à grande distance ; il n'est pas au ciel pour que tu dises : Qui montera pour nous au ciel et nous l'en rapportera, et nous l'exposera pour que nous l'accomplissions ? Il n'est pas au delà de la mer, pour que tu dises : Qui traversera pour nous la mer et nous l'en rapportera, et nous l'exposera pour que nous l'accomplissions ? Mais cette parole est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu l'accomplisses. Vois ! j'ai mis aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal, en te prescrivant aujourd'hui d'aimer l'Éternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies et de garder ses commandements et ses statuts et ses lois, afin que tu vives et t'accroisses et que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans le pays dont tu viens faire la conquête. Mais si ton cœur se détourne et si tu désobéis, et si tu te laisses aller à adorer d'autres dieux et à les servir, je vous déclare aujourd'hui que vous êtes perdus ; vous n'aurez pas de longs jours dans le pays dont après le passage du Jourdain tu viens faire la conquête. J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous les Cieux et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ; choisis donc la vie afin que tu vives, toi et ta race, en aimant l'Éternel, ton Dieu, en obéissant à sa voix, en t'attachant à lui (car Il est ta vie et prolongera tes jours), en demeurant dans le pays que l'Éternel a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob, de leur donner.
Prière du matin — première lecture
Comme elle est assise solitaire, la ville [jadis] grande et peuplée ! Elle est comme une veuve, celle qui fut grande parmi les nations, elle primait entre les États, et la voilà tributaire ! Elle pleure, elle pleure durant la nuit, et les larmes couvrent ses joues ; de tous ceux qu'elle aimait, aucun ne la console ; tous ses alliés l'ont trahie, et lui sont devenus hostiles. Juda émigré, fuyant l'oppression et un profond esclavage ; il va séjourner au milieu des nations, il n'y trouve aucun repos ; tous ses persécuteurs l'atteignent aux défilés. Les chemins de Sion sont dans le deuil, car personne ne se rend plus aux fêtes solennelles ; toutes ses Portes sont désertes ; ses sacrificateurs gémissent, ses vierges sont désolées, et elle est remplie d'amertume. Ses adversaires ont le dessus, ses ennemis sont heureux et tranquilles, car l'Éternel l'afflige à cause de ses nombreux forfaits ; ses enfants marchent prisonniers en tête des ennemis ; et la fille de Sion a perdu toute sa splendeur ; ses princes sont comme des cerfs qui ne trouvent point de pâture, et ils marchent débiles devant celui qui les chasse. Pendant ses jours de misère et de tribulation, Jérusalem repasse sur toutes ses prospérités qui aux jours d'autrefois étaient son partage, pendant que son peuple tombe sous la main de l'ennemi, et que personne ne lui est en aide ; les ennemis la regardent, et rient de ce qu'elle a cessé d'être. Jérusalem fut grandement coupable ; de là l'état hideux où elle est réduite ; tous ceux qui l'honoraient, la ravalent, parce qu'ils voient sa nudité ; et elle soupire aussi, et se détourne. Ses souillures sont [attachées] aux pans de sa robe. Elle n'a pas considéré sa fin ; c'est pourquoi elle est extraordinairement abaissée, personne ne la console ! « O Éternel, vois ma misère, comme l'ennemi est triomphant ! » L'ennemi porte la main sur tout ce qui lui est cher ; car elle voit pénétrer dans son sanctuaire des nations auxquelles Tu avais interdit d'entrer dans l'assemblée des tiens. Tout son peuple soupire, il cherche du pain ; il donne ses choses précieuses pour des aliments qui le rappellent à la vie. « O Éternel, vois, et regarde l'abjection où je suis descendue ! » « N'êtes-vous pas touchés, vous tous qui passez ? Regardez ! et voyez s'il est des douleurs égales aux douleurs qui me sont infligées, dont l'Éternel m'afflige au jour de son ardente colère ! D'en haut Il a envoyé un feu dans mes os, et il s'en est rendu maître ; Il a tendu un filet devant mes pieds, m'a fait tomber à la renverse ; Il m'a réduite à la solitude, à une langueur de tous les jours. C'est sa main qui a serré le joug formé par mes crimes ; ils s'entrelacent, ils pèsent sur mon col ; Il a fait fléchir ma vigueur ; le Seigneur m'a livrée aux mains de ceux à qui je ne puis tenir tête. Dans mon sein le Seigneur a dégradé mes héros ; Il a publié une coalition contre moi, afin de tailler en pièces mes jeunes hommes ; le Seigneur a foulé sous le pressoir la vierge, fille de Juda.
Épître
Le Seigneur, l'Éternel, m'a ouvert les oreilles, et je n'ai point résisté, ni reculé : j'ai livré mon dos aux coups et mes joues aux épilateurs, et je n'ai dérobé mon visage ni aux outrages, ni aux crachements. Mais le Seigneur, l'Éternel, est mon aide ; c'est pourquoi je n'eus point honte, c'est pourquoi je pris un visage pareil au caillou, sachant que je ne serais point confondu. Celui qui me justifie est près : qui disputerait contre moi ? Comparaissons ensemble ! Qui est ma partie ? qu'il s'approche de moi ! Voici, le Seigneur, l'Éternel est mon aide, qui est-ce qui me condamnera ? Voici, tous ils tombent en lambeaux comme un vêtement, la teigne les ronge. Quiconque parmi vous craint l'Éternel, qu'il soit docile à la voix de son serviteur ! Quiconque marche dans l'obscurité, sans clarté, qu'il se confie dans le nom de l'Éternel, et s'appuie sur son Dieu !
Première lecture
J'étais accessible à ceux qui ne demandaient pas, j'étais trouvable à ceux qui ne me cherchaient pas ; je disais : Me voici ! me voici ! à un peuple qui ne prend pas mon nom. Je tendais mes mains tous les jours au peuple rétif qui, sur une voie mauvaise, suit ses propres pensées, au peuple qui m'offense en face constamment, qui offre dans les jardins des sacrifices et de l'encens sur les briques, qui s'assied dans les tombeaux et passe la nuit dans les antres, qui mange la chair du porc, et couvre ses plats de mets abominables, qui dit : « Tiens-toi à distance, ne m'approche pas, car je suis plus saint que toi ! » Ces hommes-là sont une fumée dans mes narines, un feu toujours allumé. Voici, c'est écrit par devers moi : Je ne me tairai point, que je n'aie fait retomber, et retomber sur leur sein vos crimes et les crimes de vos pères à la fois, dit l'Éternel, qui encensèrent sur les montagnes, et sur les collines m'outragèrent ; et je leur mesurerai dans le sein le prix de leurs premiers faits. Ainsi parle l'Éternel : Comme, quand il se trouve du suc dans le raisin, on dit : Ne le détruis pas, car il y a là une bénédiction ! ainsi agirai-je pour l'amour de mes serviteurs ; je ne détruirai pas tout. Et je ferai sortir de Jacob une postérité, et de Juda un héritier de mes montagnes, que mes élus auront pour héritage et mes serviteurs pour habitation : et Saron sera un pacage de brebis, et la vallée d'Achor une reposée du bétail, pour mon peuple qui me cherche. Mais vous qui abandonnez l'Éternel, qui oubliez ma montagne sainte, dressez une table à la Fortune, et remplissez la coupe du Destin, je vous destine à l'épée, et vous serez tous jetés à la tuerie, parce que j'ai appelé et que vous n'avez pas répondu, j'ai parlé, et que vous n'avez pas écouté, et avez fait ce qui est mal à mes yeux, et choisi ce que je n'approuve pas. Aussi, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, mes serviteurs mangeront, mais vous serez affamés ; voici, mes serviteurs boiront, mais vous serez altérés ; voici, mes serviteurs se réjouiront, mais vous serez confondus ; voici, mes serviteurs chanteront dans la joie du cœur, mais vous crierez dans le chagrin du cœur, et vous vous lamenterez dans l'abattement de l'esprit ; et vous léguerez votre nom comme une imprécation à mes élus, et le Seigneur, l'Éternel, vous donnera la mort et appellera ses serviteurs d'un autre nom. Quiconque dans le pays fera des vœux, les fera au nom du Dieu de vérité, et quiconque dans le pays fera un serment, le fera au nom du Dieu de vérité, car les anciennes tribulations seront oubliées et cachées à mes yeux. Car voici, je crée des Cieux nouveaux et une terre nouvelle, et le passé ne reviendra plus dans la mémoire, et ne reviendra plus dans la pensée. Mais vous aurez une joie et une allégresse éternelle de ce que je veux créer ; car voici, je crée Jérusalem pour la joie, et son peuple pour le contentement. Et je fais ma joie de Jérusalem et mon bonheur de mon peuple, et l'on n'y entendra plus la voix des pleurs, ni la voix de la plainte. Là désormais plus d'enfant né pour quelques jours, plus de vieillard qui n'achève le nombre de ses jours ; car on sera jeune en mourant centenaire, et le pécheur à cent ans subira sa malédiction. Et ils bâtiront des maisons et les habiteront, et ils planteront des vignes et en mangeront le fruit. Ils ne bâtiront pas pour qu'un autre habite, ils ne planteront pas pour qu'un autre jouisse, car tels les jours de l'arbre, tels seront les jours de mon peuple, et mes élus useront l'ouvrage de leurs mains. Ils ne se peineront pas pour rien, et n'auront pas des enfants pour les perdre soudain, car ils sont une race de bénis de l'Éternel, et leurs enfants [resteront] avec eux. Et ils n'auront pas encore crié que je répondrai ; ils parleront encore que j'exaucerai. Le loup et l'agneau paîtront ensemble, le lion comme le bœuf mangera le fourrage, et la poussière sera l'aliment du serpent. Ils ne feront rien de mauvais ni de pernicieux sur toute ma montagne sainte, dit l'Éternel.
Prière du matin — deuxième lecture
« Que votre cœur ne se trouble point : croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père il y a plusieurs demeures ; sinon, vous dirais-je que je vais vous préparer une place ? Et si je vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi ; et là où je vais, vous en savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons où tu vas, comment en savons-nous le chemin ? » Jésus lui dit : « Je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; personne ne vient au Père que par moi ; si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; dès maintenant vous Le connaissez et vous L'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. » Jésus lui dit : « Depuis si longtemps je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne croiras-tu point que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous adresse, je ne les profère pas de mon chef ; mais le Père qui demeure en moi fait Ses propres œuvres ; croyez-moi, quand je dis que je suis dans le Père et que le Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause de Ses œuvres. En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui croit en moi, les œuvres que je fais, lui aussi les fera, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais vers le Père ; et, quoi que ce soit qu'on demande en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils ; si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements,
Psaume responsorial
Louez l'Éternel ! car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle. Louez le Dieu des dieux ! car sa miséricorde est éternelle. Louez le Seigneur des Seigneurs ! car sa miséricorde est éternelle ; qui seul fait de grandes merveilles, car sa miséricorde est éternelle ; qui a fait les Cieux avec intelligence, car sa miséricorde est éternelle ; qui a étendu la terre sous les eaux, car sa miséricorde est éternelle ; qui a créé les grands luminaires, car sa miséricorde est éternelle ; le soleil, pour régner sur le jour, car sa miséricorde est éternelle ; la lune et les étoiles, pour régner sur la nuit, car sa miséricorde est éternelle ; qui frappa l'Egypte dans ses premiers-nés, car sa miséricorde est éternelle ; et en fit sortir Israël, car sa miséricorde est éternelle ; d'une main forte, et d'un bras étendu, car sa miséricorde est éternelle ; qui divisa la mer des algues en deux parts, car sa miséricorde est éternelle ; et fit passer Israël au milieu d'elle, car sa miséricorde est éternelle ; et poussa Pharaon et son armée dans la mer des algues, car sa miséricorde est éternelle ; qui conduisit son peuple à travers le désert, car sa miséricorde est éternelle ; qui frappa de grands rois, car sa miséricorde est éternelle ; et fit mourir des rois puissants, car sa miséricorde est éternelle ; Sihon, roi de l'Amoréen, car sa miséricorde est éternelle ; et Og, roi de Basan, car sa miséricorde est éternelle ; et donna leur pays en héritage, car sa miséricorde est éternelle ; en héritage à Israël, son serviteur, car sa miséricorde est éternelle ; qui dans notre abaissement eut souvenir de nous, car sa miséricorde est éternelle ; et nous délivra de nos oppresseurs, car sa miséricorde est éternelle ; qui donne une nourriture à toute chair, car sa miséricorde est éternelle. Louez le Dieu des Cieux ! car sa miséricorde est éternelle.
Évangile
Jésus donc, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie, où était Lazare que Jésus avait ressuscité des morts. Ils lui préparèrent donc là un repas, et Marthe servait, tandis que Lazare était l'un de ceux qui étaient à table avec lui. Marie donc, ayant pris une livre d'un parfum de véritable nard, très précieux, oignit les pieds de Jésus, et elle essuya ses pieds avec ses cheveux ; et toute la maison fut remplie de l'odeur du parfum. Mais Judas l'Iscariote, l'un de ses disciples, celui qui devait le livrer, dit : « Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers, et donné aux pauvres ? » Or il dit cela, non pas qu'il eût souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur, et que tenant la bourse il portait ce qu'on y mettait. Jésus dit donc : « Laisse-la en paix, afin qu'elle le garde pour le jour de ma sépulture ; car vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais vous ne devez pas m'avoir toujours. » La foule nombreuse des Juifs apprit donc qu'il était là, et ils vinrent, non à cause de Jésus seulement, mais afin de voir aussi Lazare qu'il avait ressuscité des morts.
Psaume responsorial
Cantique des fils de Coré. Au maître chantre. A chanter avec les luths. Hymne de Héman Esrahite.Éternel, mon Dieu sauveur, je crie à toi et le jour et la nuit : qu'à toi parvienne ma prière ; prête l'oreille à ma supplication ! Car mon âme est rassasiée de malheur, et ma vie penche vers les Enfers. Je suis assimilé à ceux qui descendent dans la fosse, je suis comme un homme sans force ; ma couche est entre les morts, je suis tel que les morts gisants dans le tombeau, auxquels tu ne penses plus, et qui ne sont plus à portée de ta main. Tu m'as jeté dans une fosse profonde, dans des ténèbres, dans des abîmes. Ton courroux pèse sur moi, et de tous tes flots tu m'as accablé. (Pause) Tu as éloigné de moi ceux que je connais, tu m'as rendu pour eux un objet d'horreur ; enveloppé, je ne trouve point d'issue. Mes yeux fondent par l'effet du malheur ; Éternel, je t'invoque chaque jour, et je tends mes mains vers toi. Pour les morts feras-tu des miracles ? Les ombres se lèveront-elles pour te louer ? (Pause) Dans le tombeau parle-t-on de ta grâce, et de ta fidélité, dans le séjour de la mort ? Dans les ténèbres tes miracles sont-ils remarqués, et ta justice, dans la région de l'oubli ? Je t'implore donc, Éternel, et dès le matin ma prière te prévient. Éternel, pourquoi me rejettes-tu, et me caches-tu ta face ? Je suis malheureux et mourant dès ma jeunesse, je subis les terreurs et je suis éperdu. Ton courroux m'assaille, tes frayeurs m'anéantissent, m'enveloppent, comme des eaux, tout le jour, me cernent toutes à la fois. Tu as éloigné de moi amis et compagnons, et ceux que je connais, me sont invisibles.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique des fils de Coré.Tu as été, Éternel, propice à ton pays, tu as ramené les captifs de Jacob, pardonné les crimes de ton peuple, effacé tous ses péchés ; (Pause) tu as déposé toute la colère, éteint le feu de ton courroux ; rétablis-nous, ô notre Dieu sauveur, et fais cesser ta fureur envers nous ! Seras-tu donc toujours irrité contre nous, feras-tu durer ta colère d'âge en âge ? Ne veux-tu pas nous redonner la vie, pour que tu sois la joie de ton peuple ? Fais-nous, ô Éternel, jouir de ta faveur, et nous accorde ton salut. Je veux écouter ce que dit Dieu, l'Éternel. Oui, Il parle de salut à son peuple, à ses bien-aimés ; mais qu'ils ne retournent pas à la folie ! Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, la gloire reviendra habiter notre terre. L'amour et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s'embrassent ; la fidélité germe de la terre, et la justice regarde des Cieux. L'Éternel donne aussi les biens, et notre terre rend ses récoltes. La justice marche en sa présence, et maintient ses pas dans la voie.
Psaume responsorial
Cantique d'Asaph. Dieu prend séance dans l'assemblée divine, et au milieu des Dieux Il rend la justice. « Jusques à quand serez-vous des juges pervers, et tiendrez-vous le parti des impies ? (Pause) Faites droit aux petits et aux orphelins, rendez justice à l'affligé et au pauvre. Libérez les petits et les indigents, arrachez-les de la main des impies. Ils n'ont ni sagesse, ni intelligence, ils marchent dans les ténèbres ; toutes les bases de la terre sont ébranlées. J'ai dit : Vous êtes des Dieux, et tous, des fils du Très-haut. Cependant vous mourrez, comme des humains, et vous tomberez, aussi bien que tel d'entre les princes. » Lève-toi, ô Dieu, juge la terre, car tous les peuples sont ta propriété !
Prière du soir — première lecture
Que te dire ? à quoi te comparer, fille de Jérusalem ? A quoi t'assimiler pour que je te console, Vierge, fille de Sion ? Car ta plaie est grande comme la mer : qui saurait te guérir ?
Deuxième lecture
Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n'existe d'autorité que par la volonté de Dieu, et celles qui existent sont instituées de Dieu ; en sorte que celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'institution de Dieu. Or, ceux qui résistent attireront sur eux-mêmes une condamnation, car les magistrats ne sont pas une cause d'effroi pour la bonne conduite, mais pour la mauvaise. Veux-tu donc n'avoir pas à craindre l'autorité ? Fais le bien, et tu recevras d'elle des éloges ; car celui qui l'exerce est un serviteur de Dieu pour ton bien ; mais si tu fais le mal, crains, car ce n'est pas pour rien qu'il porte l'épée ; il est en effet un serviteur de Dieu chargé de punir, pour satisfaire la colère, celui qui pratique le mal. C'est pourquoi il y a nécessité de se soumettre, non seulement à cause de la colère, mais encore à cause de la conscience ; c'est pour cela en effet que vous payez aussi des impôts, car c'est précisément en s'occupant de cet objet qu'ils sont ministres de Dieu. Rendez à tous ce qui leur est dû ; l'impôt, à qui est dû l'impôt ; le tribut, à qui est dû le tribut ; la crainte, à qui est due la crainte ; l'honneur, à qui est dû l'honneur. Vous ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime autrui a accompli la loi. En effet les commandements : « Tu ne commettras point d'adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, » et tout autre qu'on pourrait citer, se résument dans cette parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » La charité ne pratique pas le mal envers le prochain ; la charité est donc l'accomplissement de la loi. Cela importe d'autant plus que, connaissant les circonstances, vous savez que c'est le moment de vous réveiller enfin du sommeil ; car maintenant le salut est plus près de nous que quand nous avons cru, la nuit s'avance et le jour s'approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière ; conduisons-nous convenablement, comme en plein jour, fuyant les excès et les orgies, le libertinage et les débauches, les disputes et les jalousies. Revêtez-vous au contraire de Christ-Jésus, et ne soignez pas la chair de manière à éveiller ses convoitises.
Deuxième lecture
Quant à toi, proclame ce qui est conforme à l'enseignement salutaire : Que les vieillards doivent être sobres, dignes, sages, attachés à une foi saine, à la charité, à la patience : Que les femmes âgées doivent de même avoir la tenue qui convient à des saints, n'être ni médisantes, ni asservies par les excès du vin ; qu'elles doivent enseigner ce qui est bien, afin d'apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être sages, chastes, bonnes ménagères, soumises à leurs propres maris, afin que la parole de Dieu ne soit point calomniée. Exhorte de même les jeunes gens à être sages, te montrant toi-même en toutes choses comme un modèle de bonnes œuvres, et faisant preuve dans l'enseignement de pureté, de dignité, d'une doctrine saine et irrépréhensible, afin que l'adversaire ait la confusion de ne pouvoir dire aucun mal de vous. Que les esclaves soient soumis à leurs propres maîtres, qu'ils leurs plaisent en toutes choses, qu'ils ne soient point récalcitrants, qu'ils ne détournent rien, mais qu'ils se montrent à tous égards honnêtes et fidèles, afin de faire honneur, sous tous les rapports, à l'enseignement de Dieu notre sauveur. Elle a été en effet manifestée, la grâce de Dieu, source du salut pour tous les hommes, et elle nous apprend, après que nous avons renoncé à l'impiété et aux convoitises mondaines, à vivre dans le présent siècle sagement, justement et pieusement, en attendant la réalisation de notre bienheureuse espérance et l'apparition de la gloire de notre grand Dieu et sauveur Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de s'acquérir, en le purifiant, un peuple qui lui appartînt, zélé pour les bonnes œuvres. Enseigne ces choses, exhorte, et reprends avec tout pouvoir ; que personne ne te dédaigne.
Deuxième lecture
Enfants, obéissez à vos parents ; car cela est juste. « Honore ton père et ta mère ; » c'est le premier commandement qui soit accompagné d'une promesse : « afin que tu sois heureux, et que tu vives longtemps sur la terre. » Et vous, pères, n'irritez pas vos. enfants, mais élevez-les dans la discipline et l'admonition du Seigneur. Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ, non point avec une soumission extérieure comme pour plaire aux hommes, mais comme des esclaves de Christ qui font de cœur la volonté de Dieu, vous asservissant avec empressement, comme au seigneur et non à un homme, sachant que ce que chacun aura fait de bon, il en recevra la rétribution de la part du Seigneur, que ce soit un esclave ou un homme libre. Et vous, maîtres, agissez de même envers eux, mettant de côté la menace, sachant que leur Maître et le vôtre est dans les cieux, et qu'il n'y a pas devant Lui acception de personnes.
Deuxième lecture
Consolez, consolez mon peuple ! dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, et criez-lui que son service est fini, que son crime est acquitté, qu'elle a reçu de la main de l'Éternel au double de tous ses péchés ! Une voix crie : Dans le désert préparez le chemin de l'Éternel, aplanissez dans la steppe aride une route pour notre Dieu ! Que toute vallée soit exhaussée, et que toute montagne et toute colline soient abaissées ! que le sol raboteux devienne un sol uni, et toute aspérité un terrain aplani ! Et la gloire de l'Éternel se révélera, et toute chair dans le même instant verra que la bouche de l'Éternel a parlé. Une voix dit : « Proclame ! » Et l'on dit : « Que proclamerai-je ? » – « Toute chair est une herbe, et toute sa grâce comme la fleur des champs : l'herbe sèche, la fleur se fane, quand du souffle de l'Éternel elle est atteinte, (oui, le peuple est une herbe !) l'herbe sèche, la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure éternellement. » Monte sur une haute montagne, Sion, messagère de paix ! élève avec force ta voix, Jérusalem, messagère de paix ! élève-la, ne crains pas ! dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! » Voici, le Seigneur, l'Éternel arrive en héros, et son bras commande pour lui ; voici, ses récompenses l'accompagnent, et ses rétributions le précèdent. Comme un berger Il fera paître son troupeau, dans ses bras Il recueillera les agneaux, et dans son sein les portera ; Il conduira les mères qui allaitent.
Évangile
Et il advint, l'un des jours où il enseignait le peuple dans le temple et où il annonçait la bonne nouvelle, que les grands prêtres et les scribes survinrent avec les anciens, et lui dirent : « Dis-nous en vertu de quelle autorité tu fais ces choses, ou bien quel est celui qui t'a donné cette autorité ? » Mais il leur répliqua : « Je vous adresserai de mon côté une question ; dites-moi : Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? » Mais ils conférèrent entre eux en disant : « Si nous disons : Du ciel, il nous dira : Pourquoi n'y avez-vous pas cru ? Mais si nous disons : Des hommes, tout le peuple nous lapidera, car il est convaincu que Jean était un prophète. » Et ils répondirent ne pas savoir d'où. Et Jésus leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. » Mais il se mit à adresser au peuple cette parabole :« Un homme planta une vigne, et il l'afferma à des vignerons, et il s'absenta pendant longtemps. Et au temps voulu il dépêcha un esclave aux vignerons, afin qu'ils lui donnassent une part de la récolte de la vigne ; mais les vignerons, après l'avoir battu, le renvoyèrent les mains vides. Et il continua d'envoyer un autre esclave, mais eux, après l'avoir aussi battu et outragé, le renvoyèrent les mains vides. Et il continua d'en envoyer un troisième ; mais eux, après l'avoir aussi blessé, l'expulsèrent. Or le propriétaire de la vigne dit : Que ferai-je ? J'enverrai mon fils bien-aimé, peut-être le respecteront-ils. Mais les vignerons l'ayant vu délibéraient entre eux, en disant : « Celui-ci est l'héritier, tuons-le, afin que l'héritage nous appartienne. » Et l'ayant jeté hors de la vigne, ils le tuèrent. Que leur fera donc le propriétaire de la vigne ? Il viendra, et fera périr ces vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. » Ce qu'ayant ouï, ils dirent : « Qu'il n'en soit pas ainsi ! » Mais lui, les ayant regardés, leur dit : « Que signifie donc ce passage de l'écriture : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ? » Quiconque sera tombé sur cette pierre sera fracassé, tandis que celui sur lequel elle sera tombée, elle le fera voler en éclats. Et les scribes et les grands prêtres cherchèrent à mettre les mains sur lui en ce moment même ; et ils craignirent le peuple. Ils avaient compris en effet que c'était contre eux qu'il avait prononcé cette parabole. Et s'étant mis à l'épier, ils dépêchèrent des gens subornés qui feignaient d'être justes, afin de surprendre une parole de lui, de manière à le livrer au magistrat et à l'autorité du gouverneur. Et ils l'interrogèrent en disant : « Maître, nous savons que tu parles et que tu enseignes comme il convient, et que tu ne fais point acception de personnes, mais que tu enseignes avec vérité la voie de Dieu. Nous est-il permis ou non de payer le tribut à l'empereur ? » Mais ayant démêlé leur fourberie, il leur dit : « Montrez-moi un denier : de qui porte-t-il l'effigie et la légende ? » Ils dirent : « De l'empereur. » Or il leur dit : « Eh bien, rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils ne purent rien reprendre à cette parole en présence du peuple, et émerveillés de sa réponse ils se turent. Or quelques-uns des sadducéens, qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, s'étant approchés, l'interrogeaient en disant : « Maître, Moïse nous a prescrit que, si le frère de quelqu'un vient à mourir en ayant une femme, et qu'il soit sans enfant, son frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait donc sept frères ; et le premier ayant pris une femme est mort sans enfant ; et le second et le troisième la prirent ; mais de même aussi les sept n'ont point laissé d'enfants, et ils sont morts ; enfin la femme aussi mourut. Cette femme donc, lors de la résurrection, duquel d'entre eux doit-elle devenir la femme ? Car les sept l'ont eue pour femme. » Et Jésus leur dit : « Les fils de ce siècle-ci prennent des femmes et les femmes des maris, mais ceux qui auront été jugés dignes d'avoir part à ce siècle-là et à la résurrection d'entre les morts ne prennent point de femmes ni les femmes de maris, en effet ils ne peuvent plus mourir, car ils sont égaux aux anges, et ils sont fils de Dieu en étant fils de la résurrection. Mais, que les morts ressuscitent, c'est ce que Moïse même a indiqué dans le passage du buisson, lorsqu'il parle du Seigneur qui est le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob. Or Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car pour Lui tous sont vivants. » Or quelques-uns des scribes prenant la parole dirent : « Maître, tu as bien parlé ! » Car ils n'osaient plus lui adresser aucune question. Mais il leur dit : « Comment dit-on que le Christ est fils de David, car David lui-même a dit dans le livre des Psaumes : Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis comme un marchepied sous tes pieds ? David l'appelle donc seigneur ; eh bien, comment est-il son fils ? » Or, comme tout le peuple l'écoutait, il dit aux disciples : « Soyez en garde contre les scribes qui aiment à se promener en robes, et les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas. Ceux qui dévorent les maisons des veuves, et qui, par dissimulation, font de longues prières, ceux-là recevront une punition d'autant plus sévère. »
Prière du soir — deuxième lecture
Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements,
Évangile
Et s'étant éloigné de là, il vient dans le territoire de la Judée et au delà du Jourdain, et une foule accourt de nouveau vers lui, et selon sa coutume il les enseignait de nouveau. Et des pharisiens s'étant approchés lui demandaient : « Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? » voulant ainsi le mettre à l'épreuve. Mais il leur répliqua : « Que vous a prescrit Moïse ? » Et ils lui dirent : « Moïse a permis de rédiger un acte de divorce, et de répudier. » Mais Jésus leur dit : « C'est à cause de votre dureté de cœur qu'il vous a donné ce commandement ; mais à l'origine de la création Il les fit mâle et femelle ; à cause de cela l'homme quittera son père et sa mère, et les deux deviendront une seule chair ; en sorte qu'ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ainsi donc que ce que Dieu a conjoint, l'homme ne le sépare pas. » Et de retour à la maison les disciples l'interrogeaient sur ce sujet ; et il leur dit : « Celui qui aura répudié sa femme, et en aura épousé une autre, est coupable d'adultère envers elle ; et si elle-même, après avoir répudié son mari, en épouse un autre, elle commet un adultère. » Et on lui amenait de petits enfants afin qu'ils les touchât ; mais les disciples leur en firent des remontrances. Or Jésus l'ayant vu en fut indigné, et leur dit : « Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les en empêchez pas, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume de Dieu ; en vérité je vous le déclare, celui qui n'aura pas reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera certainement point. » Et, les ayant serrés dans ses bras, il les bénit en posant les mains sur eux.
Évangile
Or s'étant éloigné de là, il s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon, et étant entré dans une maison, il voulait que personne ne le sût. Et il ne put demeurer caché, mais aussitôt une femme dont la fille avait un esprit impur ayant ouï parler de lui, vint se jeter à ses pieds. Or cette femme était grecque, syrienne, phénicienne d'origine, et elle l'implorait afin qu'il chassât le démon hors de sa fille. Et il lui disait : « Laisse d'abord les enfants se rassasier ; car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle répliqua et lui dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi sous la table mangent une partie des miettes des petits enfants. » Et il lui dit : « A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. » Et s'en étant allée dans sa maison, elle trouva la petite fille couchée sur son lit, et le démon sorti.
Évangile
Jésus proféra ces paroles, puis, après avoir levé les yeux vers le ciel, il dit : « Père, l'heure est venue ! Glorifie Ton Fils, afin que Ton fils Te glorifie, selon que Tu lui as donné autorité sur toute chair, afin qu'à tous ceux que Tu lui as donnés, il donne la vie éternelle. Or voici ce qu'est la vie éternelle, c'est qu'ils Te connaissent comme le seul véritable Dieu, et, comme Christ, Jésus que Tu as envoyé. Pour moi, je T'ai glorifié sur la terre, en achevant l'œuvre que Tu m'as donnée à faire ; et maintenant, à Ton tour, glorifie-moi, Père, auprès de Toi, par la gloire que je possédais auprès de Toi avant que le monde existât. J'ai manifesté Ton nom aux hommes que Tu m'as donnés du milieu du monde ; ils étaient tiens, et Tu me les as donnés, et ils ont gardé Ta parole. Maintenant ils ont connu que tout ce que Tu m'as donné vient de Toi, car je leur ai donné les paroles que Tu m'as données, et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis issu d'auprès de Toi, et ils ont cru que c'est Toi qui m'as envoyé. C'est moi qui prie pour eux ; je ne prie point pour le monde, mais pour ceux que Tu m'as donnés, parce qu'ils sont tiens, (et tout ce qui est mien est tien, et ce qui est tien est mien), et que j'ai été glorifié en eux. Et je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le monde, et moi je vais vers Toi. Père saint ! maintiens-les fidèles à Ton nom que Tu m'as donné, afin qu'ils soient un comme nous. Lorsque j'étais avec eux, je les maintenais fidèles à Ton nom que Tu m'as donné, et je les ai gardés, et nul d'entre eux ne s'est perdu, sauf le fils de perdition, afin que l'Écriture fût accomplie. Mais maintenant je vais à Toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu'ils possèdent en eux-mêmes ma joie complète. C'est moi qui leur ai donné Ta parole, et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. Je ne prie point pour que Tu les enlèves du monde, mais pour que Tu les garantisses du malin. Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde ; consacre-les à la vérité ; Ta parole est la vérité. De même que Tu m'as envoyé dans le monde, moi, de mon côté, je les ai envoyés dans le monde ; et c'est pour eux que je me consacre moi-même, afin qu'eux aussi soient consacrés à la vérité. Mais ce n'est pas seulement pour ceux-là que je prie, mais encore pour ceux qui, par leur parole, croient en moi, afin que tous soient un, comme Toi, Père, Tu es en moi, et moi en Toi, afin qu'eux aussi soient en nous, pour que le monde croie que c'est Toi qui m'as envoyé. Pour moi, je leur ai donné la gloire que Tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un ; je suis en eux, et Tu es en moi, afin qu'ils arrivent à une parfaite unité, pour que le monde connaisse que c'est Toi qui m'as envoyé, et que Tu les a aimés comme Tu m'as aimé. Père, ceux que Tu m'as donnés, je veux que là où je suis eux aussi y soient avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, que Tu m'as donnée parce que Tu m'as aimé avant la création du monde, Père juste ! Et le monde ne T'a pas connu, mais moi je T'ai connu, et ceux-ci ont connu que c'est Toi qui m'as envoyé ; et je leur ai fait connaître Ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont Tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux ! »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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