Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Alors Jérubbaal (c'est-à-dire, Gédéon) se leva dès le matin, ainsi que toute la troupe qu'il avait avec lui, et ils campèrent à la source de Harod. Or les Madianites avaient leur camp au nord près du monticule de More dans la vallée. Et l'Éternel dit à Gédéon : Il y a trop de gens avec toi, pour que je livre Madian entre leurs mains, car il ne faut pas qu'Israël se glorifie à ma face et dise : C'est mon bras qui m'a sauvé. Fais donc proclamer aux oreilles de l'armée cet avis : Que tous ceux qui sont timides et craintifs s'en retournent, et de la montagne se retirent à Galaad. Alors vingt-deux mille s'en allèrent de l'armée, et il en resta dix mille. Et l'Éternel dit à Gédéon : Il y en a encore trop. Fais-les descendre à l'eau, et là je t'en ferai l'épuration ; et celui-là marchera avec toi, duquel je te dirai : il marchera avec toi ; et aucun de ceux desquels je te dirai : il ne marchera pas avec toi, ne devra marcher avec toi. Et il fit descendre la troupe à l'eau, et l'Éternel dit à Gédéon : Mets à part tous ceux qui tireront l'eau avec la langue en lapant comme lape le chien, et de même tous ceux qui s'agenouilleront pour boire. Et le nombre de ceux qui lapèrent en portant avec la main l'eau à la bouche fut de trois cents hommes, et tout le reste de la troupe s'était agenouillé pour humer l'eau. Et l'Éternel dit à Gédéon : C'est par ces trois cents hommes qui ont lapé, que je vous sauverai et livrerai Madian entre tes mains ; d'ailleurs que tout le reste de la troupe regagne le logis. Et ils prirent avec eux des vivres et leurs trompettes, et Gédéon renvoya les autres Israélites chacun dans leurs tentes, et il retint les trois cents hommes. Or le camp de Madian était en bas dans la vallée. Et pendant la nuit même l'Éternel lui dit : Debout ! descends sur le camp, car je l'ai livré entre tes mains, et si tu redoutes cette descente, descends au camp avec Pura, ton valet. Et tu écouteras ce qu'on y dit ; en suite de quoi tu prendras courage pour descendre sur le camp. Alors il descendit avec Pura, son valet, jusqu'à l'extrémité des avant-postes du camp. Or les Madianites et les Amalécites et tous les enfants de l'Orient s'étendaient dans la vallée aussi nombreux que des sauterelles, et leurs chameaux étaient innombrables, pareils en quantité aux grains de sable des bords de la mer. Et Gédéon vint, et voici, l'un d'eux racontait à l'autre un songe en ces termes : Voici, j'ai eu un songe : et voilà qu'une galette de pain d'orge roulait dans le camp de Madian, et elle arriva jusqu'aux tentes et elle les heurta, et elles tombèrent, et elle les mit sens dessus dessous, et les tentes étaient renversées. Et l'autre répondait et disait : Ce n'est pas autre chose que l'épée de Gédéon, fils de Joas, l'homme d'Israël : Dieu livre entre ses mains Madian et toute l'armée. Et Gédéon, à l'ouïe du récit du songe et de son explication, se prosterna. Puis étant rentré au camp d'Israël il dit : Debout ! car l'Éternel livre entre vos mains le camp de Madian. Et il divisa les trois cents hommes en trois sections. Et il leur mit à tous des trompettes à la main et des cruches vides, et des torches dans les cruches. Et il leur dit : Regardez à moi, et imitez ! Voici, je vais me porter au bout du camp, et ce que je ferai, faites-le de même. Et quand moi et tous mes compagnons, nous sonnerons de la trompette, vous aussi, sonnez de la trompette tout autour du camp et criez : Pour l'Éternel et Gédéon ! Ainsi Gédéon accompagné de ses cent hommes se porta à un bout du camp à l'entrée de la veille médiale : on venait à peine de placer les sentinelles. Alors ils sonnèrent des trompettes et cassèrent les cruches qu'ils portaient à la main, et les trois sections sonnèrent des trompettes, et cassèrent les cruches, et prenant de la main gauche les torches et de la droite les trompettes pour en sonner, ils crièrent : Épée de l'Éternel et de Gédéon ! Et ils restèrent chacun en place tout autour du camp. Alors dans tout le camp, de courir, de pousser des cris, et de fuir. Et ils sonnèrent des trois cents trompettes, et l'Éternel leur fit dans toute l'enceinte du camp tourner leurs épées les uns contre les autres. Et l'armée s'enfuit jusqu'à Beth-Sitta vers Tsejera, à la lisière d'Abel-Mehola près de Thabbath. Alors se rassemblèrent les Israélites de Nephthali et d'Asser et de tout Manassé, et ils se mirent à la poursuite de Madian. Et Gédéon dépêcha des messagers dans toute la montagne d'Ephraïm pour dire : Descendez à la rencontre des Madianites, et coupez-leur l'eau jusqu'à Beth-Bara et au Jourdain. Alors tous les hommes d'Ephraïm se rassemblèrent, et ils leur coupèrent l'eau jusqu'à Beth-Bara et au Jourdain. Et ils firent prisonniers deux princes de Madian, Oreb et Zeeb, et ils égorgèrent Oreb sur le rocher d'Oreb et Zeeb près du Pressoir de Zeeb ; et ils poursuivirent les Madianites, et ils apportèrent à Gédéon depuis l'autre côté du Jourdain les têtes d'Oreb et de Zeeb.
Épître
car tout ce qui est né de Dieu remporte la victoire sur le monde ; et la victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. Or, quel est celui qui remporte la victoire sur le monde, sinon celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu ? C'est ce Jésus-Christ qui est venu avec de l'eau et du sang, non pas avec l'eau seule, mais avec l'eau et avec le sang ; et l'Esprit est celui qui témoigne, parce que l'Esprit est la vérité ; car ils sont trois ceux qui témoignent : l'Esprit, et l'eau, et le sang, et les trois s'accordent. Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c'est le témoignage de Dieu, puisqu'il a rendu témoignage à Son fils. Celui qui croit au fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage ; celui qui ne croit pas Dieu en fait un menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à Son fils.
Première lecture
Mais Pierre s'étant avancé avec les onze éleva la voix et leur dit : « Juifs, et vous tous qui habitez Jérusalem, comprenez bien ceci et prêtez l'oreille à mes paroles, car ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, puisque c'est la troisième heure du jour, mais ce qui se passe est ce qui a été prédit par l'entremise du prophète Joël : « Et il arrivera après cela, dit Dieu, que Je répandrai de Mon esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront, et vos jeunes gens verront des visions, et vos vieillards auront des songes ; et certes en ces jours-là Je répandrai de Mon esprit sur Mes serviteurs et sur Mes servantes, et ils prophétiseront ; et J'opérerai des prodiges en haut dans le ciel, et des miracles en bas sur la terre, du sang et du feu et de la vapeur de fumée ; le soleil sera changé en ténèbres et la lune en sang, avant qu'arrive la grande et éclatante journée du Seigneur ; et il arrivera que quiconque aura invoqué le nom du Seigneur sera sauvé. »
Prière du matin — première lecture
Et David se dit lui-même : Maintenant je puis au premier jour être enlevé par la main de Saül : il n'y a pour moi rien de mieux que de me sauver au pays des Philistins pour déjouer Saül qui se dégoûtera de me chercher encore dans tout le territoire d'Israël ; ainsi, je m'échapperai de sa main. David partit donc et passa avec six cents hommes qui l'accompagnaient chez Achis, fils de Maoch, roi de Gath. Et David demeura chez Achis à Gath, ainsi que ses hommes et leurs familles à chacun, David ayant avec lui ses deux femmes, Ahinoam de Jizréel, et Abigaïl, femme de Nabal, du Carmel. Et Saül eut avis de la fuite de David à Gath ; mais il ne continua pas à le chercher. Et David dit à Achis : Si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, que l'on me donne un lieu dans l'une des villes de la campagne, où je m'établisse ; car comment ton serviteur resterait-il avec toi dans la cité royale ? Et le jour même Achis lui accorda Tsiklag. C'est pourquoi Tsiklag est dévolue aux Rois de Juda jusqu'aujourd'hui. Et la durée du séjour de David dans les terres des Philistins fut d'un an et quatre mois. Et David et ses hommes firent invasion chez les Gessurites et les Girzites et les Amalécites ; car dès les anciens temps ils habitaient le pays jusqu'à Sur, et jusqu'au pays d'Egypte. Et David saccagea la contrée et ne laissa vivants ni homme ni femme, et il enleva du menu et du gros bétail et des ânes et des chameaux et des habits, et à son retour il vint chez Achis. Et Achis lui dit : Contre qui êtes-vous allés en course ? Et David dit : Contre le Midi de Juda et le Midi des Jérahméhélites et le Midi des Kénites. Mais David n'avait laissé vivants ni hommes ni femmes pour les amener à Gath, ayant cette pensée : Il ne faut pas qu'ils puissent faire rapport contre nous et dire : Ainsi a fait David. Et telle fut sa règle pendant toute la durée de son séjour dans les terres des Philistins. Et Achis avait confiance en David et disait : Il s'est mis en très mauvaise odeur auprès de son peuple, auprès d'Israël, et il sera toujours mon serviteur.
Première lecture
Voici les statuts et les rites que vous garderez pour les pratiquer dans le pays que t'a donné pour en faire la conquête l'Éternel, Dieu de tes pères, aussi longtemps que vous vivrez sur la terre. Vous détruirez tous les lieux où les nations que vous allez chasser, rendaient un culte à leurs dieux sur les montagnes élevées, et sur les collines et sous tous les arbres verdoyants ; et vous mettrez leurs autels en ruine, et briserez leurs colonnes et brûlerez au feu leurs Aschères, et mettrez en pièces les effigies de leurs dieux, et effacerez leurs noms de ces lieux-là. Ce n'est pas de la sorte que vous en agirez avec l'Éternel, votre Dieu ; mais vous chercherez le lieu que choisira l'Éternel, votre Dieu, dans toutes vos Tribus pour y fixer son nom et y résider, et il sera votre Rendez-vous : et là vous amènerez vos holocaustes et vos victimes et vos dîmes et les élévations de vos mains et vos oblations votives et volontaires et les premiers-nés de votre gros et de votre menu bétail ; et là vous ferez vos banquets devant l'Éternel, votre Dieu, vous réjouissant de tout le travail de vos mains, vous et les familles dont t'aura béni l'Éternel, ton Dieu. Vous ne ferez pas tout ce que nous faisons ici aujourd'hui, où chacun agit à son gré. Car jusqu'ici vous n'êtes point encore entrés dans le lieu de repos et dans la propriété que te donnera l'Éternel, ton Dieu. Mais ayant une fois passé le Jourdain, et vous étant établis dans le pays dont l'Éternel, votre Dieu, veut vous mettre en possession après vous avoir débarrassés de tous vos ennemis d'alentour, et parvenus ainsi à un état de sécurité, alors, au lieu que vous choisira l'Éternel, votre Dieu, pour y fixer son nom, vous amènerez tout ce que je vous ai commandé, vos holocaustes et vos victimes, vos dîmes et les élévations de vos mains et le choix entier de vos oblations votives que vous aurez vouées à l'Éternel, et vous vous réjouirez en présence de l'Éternel, votre Dieu, vous et vos fils et vos filles et vos serviteurs et vos servantes et le Lévite qui sera dans vos Portes, car il n'a ni portion ni lot parmi vous. Garde-toi de sacrifier tes holocaustes dans tous les lieux que tu auras en vue ; mais c'est au lieu que choisira l'Éternel dans l'une de tes Tribus ; c'est là que tu sacrifieras tes holocaustes, là que tu feras, tout ce que je te prescris. Cependant toutes les fois que tu en auras le désir en ton âme, tue, et mange de la viande selon l'abondance dont l'Éternel, ton Dieu, te bénira, dans toutes tes Portes ; on en pourra manger dans l'état de pureté ou d'impureté, comme de la gazelle et du cerf ; seulement le sang vous ne le mangerez pas, vous le verserez sur la terre comme de l'eau. Tu ne pourras manger dans tes Portes les dîmes de ton blé et de ton moût et de ton huile, ni les premiers-nés de ton gros et menu bétail, ni aucune de tes oblations votives que tu voueras et de tes dons volontaires, ni les élévations de tes mains ; mais c'est devant l'Éternel, ton Dieu, que tu les mangeras dans le lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu, toi et ton fils et ta fille et ton serviteur et ta servante et le Lévite qui est dans tes Portes ; et tu te réjouiras en présence de l'Éternel, ton Dieu, de tout le travail de tes mains. Garde-toi de négliger le Lévite durant tout ton séjour dans ton pays. Lorsque l'Éternel, ton Dieu, aura étendu tes frontières, comme Il te l'a promis, et que tu diras : Je veux manger de la viande ; parce que ton désir sera d'en manger, tu pourras manger de la viande suivant tout le désir de ton âme. Si le lieu choisi par l'Éternel, ton Dieu, pour y fixer son nom, est trop éloigné de toi, tue une pièce du gros et du menu bétail que t'aura donné l'Éternel, ainsi que je te l'ai commandé, et manges-en dans tes Portes suivant tout le désir de ton âme ; seulement tu devras en user comme on use de la gazelle et du cerf ; on en mangera dans l'état de pureté et dans l'état d'impureté également. Seulement tiens ferme à ne pas manger le sang, car le sang est l'âme, et tu ne dois pas manger l'âme avec la chair ; tu ne le mangeras pas, tu le verseras sur la terre comme l'eau ; tu ne le mangeras pas, pour que tu sois heureux, toi et tes fils après toi, en faisant ce qui est droit aux yeux de l'Éternel. D'ailleurs, quant aux choses saintes et aux oblations votives que tu auras, prends-les et rends-toi au lieu qu'aura choisi l'Éternel, et sacrifie tes holocaustes, la chair et le sang, sur l'Autel, de l'Éternel, ton Dieu, et que le sang de tes victimes soit versé à l'Autel de l'Éternel, ton Dieu ; quant à la chair, mange-la. Garde et observe toutes ces choses que je te prescris, pour que tu sois heureux, toi et tes fils après toi, jusqu'à l'éternité, en faisant ce qui est bien et droit aux yeux de l'Éternel, ton Dieu. Lorsque l'Éternel, ton Dieu, aura extirpé les nations que tu viens chasser devant toi, et que tu les auras chassées, et que tu seras assis dans leur pays, garde-toi de te laisser prendre au piège de leur exemple, une fois qu'elles auront été détruites par toi, ni attirer vers leurs dieux, pour dire : Le culte que ces nations rendent à leurs dieux, je veux l'imiter, moi aussi ; n'agis pas ainsi envers l'Éternel, ton Dieu ; car elles faisaient pour leurs dieux tout ce qui est l'abomination de l'Éternel et qu'il déteste, allant jusqu'à brûler dans les flammes, à leurs dieux, leurs fils et leurs filles. Gardez pour les pratiquer tous les préceptes que je vous prescris, et n'y faites ni addition ni retranchement.
Première lecture
Or, voici les noms des tribus. Depuis l'extrémité au nord, à côté du chemin de Hethlon, jusqu'à Hamath, Hatsar-Enon, frontière de Damas, vers le nord près de Hamath, que cela lui appartienne de l'orient à l'occident : Dan, une tribu. Et aux confins de Dan, de l'orient à l'occident : Asser, une tribu. Et aux confins d'Asser, de l'orient à l'occident : Nephthali, une tribu. Et aux confins de Nephthali, de l'orient à l'occident : Manassé, une tribu. Et aux confins de Manassé, de l'orient à l'occident : Éphraïm, une tribu. Et aux confins d'Éphraïm, de l'orient à l'occident : Ruben, une tribu. Et aux confins de Ruben, de l'orient à l'occident : Juda, une tribu. Et à la frontière de Juda, de l'orient à l'occident, sera la portion que vous prélèverez, de vingt-cinq mille perches en largeur et en longueur, comme les autres lots, de l'orient à l'occident, et le sanctuaire sera à son centre. La portion que vous prélèverez pour l'Éternel aura vingt-cinq mille perches en longueur et dix mille en largeur. Et c'est aux prêtres qu'appartiendra cette portion sainte ayant au nord vingt-cinq mille perches, et à l'occident dix mille en largeur, et à l'orient dix mille en largeur, et au midi vingt-cinq mille en longueur. Et le sanctuaire de l'Éternel sera à son centre. Elle appartiendra aux prêtres consacrés, enfants de Tsadok, qui ont maintenu mon service, n'ont pas déserté, quand les enfants d'Israël désertèrent, comme les lévites ont déserté. Sur la portion du pays ils auront une portion très sainte, aux confins des lévites. Et les lévites recevront parallèlement à la limite des prêtres vingt-cinq mille perches en longueur, et dix mille en largeur ; totalité de la longueur, vingt-cinq mille, et de la largeur, dix mille. Ils n'en vendront et n'en échangeront rien ; et les prémices du pays ne seront point aliénées, car elles sont consacrées à l'Éternel. Et cinq mille perches qui restent en largeur, sur vingt-cinq mille [de longueur], formeront le terrain commun de la ville, pour les habitations et la banlieue, et la ville sera au centre. Et voici ses dimensions : le côté du nord quatre mille cinq cents, et le côté du midi quatre mille cinq cents, et le côté de l'orient quatre mille cinq cents, et le côté de l'occident quatre mille cinq cents. Et la ville aura une banlieue : au nord deux cent cinquante, et au midi deux cent cinquante, et à l'orient deux cent cinquante, et à l'occident deux cent cinquante. Et de ce qui restera en longueur, parallèlement à la portion sainte, dix mille perches à l'orient et dix mille à l'occident parallèlement à la portion sainte, son produit sera pour l'entretien des ouvriers de la ville ; et il sera cultivé par les ouvriers de la ville, pris de toutes les tribus d'Israël. Toute la portion prélevée est de vingt-cinq mille [perches en longueur] sur vingt-cinq mille [en largeur] ; vous ferez de la portion sainte un carré séparé où sera comprise la propriété de la ville. Et au prince appartiendra ce qui reste des deux côtés de la portion sainte et de la propriété de la ville, le long des vingt-cinq mille perches de la portion sainte jusqu'à la limite orientale, et à l'occident le long des vingt-cinq mille sur la limite occidentale ; [cet espace] parallèle aux lots [des tribus] appartiendra au prince, et la portion sainte et le sanctuaire de la maison seront au milieu. Or, de la part des lévites et de la propriété de la ville (qui coupent la propriété du prince) ce qui est entre la limite de Juda et la limite de Benjamin, appartiendra au prince. Les autres tribus sont, de l'orient à l'occident : Benjamin, une tribu. Et aux confins de Benjamin, de l'orient à l'occident : Siméon, une tribu. Et aux confins de Siméon, de l'orient à l'occident : Issaschar, une tribu. Et aux confins d'Issaschar, de l'orient à l'occident : Zabulon, une tribu. Et aux confins de Zabulon, de l'orient à l'occident : Gad, une tribu. Et aux confins de Gad, du côté du midi, la frontière sera depuis Thamar aux Eaux de querelle, de Kadès jusqu'au fleuve, à la grande mer. Tel est le pays que vous devez partager au sort par héritages aux tribus d'Israël, et ce sont là leurs portions, dit le Seigneur, l'Éternel. Et voici les issues de la ville : Du côté du nord, sa dimension sera de quatre mille cinq cents [perches], et les portes de la ville auront le nom des tribus d'Israël ; il y en aura trois au nord : la porte de Ruben, une porte ; la porte de Juda, une porte ; la porte de Lévi, une porte. Et du côté de l'orient quatre mille cinq cents perches, et trois portes : la porte de Joseph, une porte ; la porte de Benjamin, une porte ; la porte de Dan, une porte. Et au midi quatre mille cinq cents perches de dimension, et trois portes : la porte de Siméon, une porte ; la porte d'Issaschar, une porte ; la porte de Zabulon, une porte. A l'occident, quatre mille cinq cents perches, leurs portes au nombre de trois : la porte de Gad, une porte ; la porte d'Asser, une porte ; la porte de Nephthali, une porte. Circonférence, dix-huit mille perches : et le nom de la ville sera désormais « l'Éternel est ici. »
Psaume responsorial
L'Éternel règne ; que la terre tressaille, que les îles nombreuses se réjouissent ! Les nuées et l'obscurité l'environnent, la justice et l'équité sont la base de son trône. Devant lui le feu s'avance, et consume ses ennemis de toutes parts. Ses éclairs illuminent le monde : la terre le voit, et tremble. Les montagnes, comme delà cire, fondent à l'aspect de l'Éternel, à l'aspect du Seigneur de toute la terre. Les Cieux proclament sa justice, et tous les peuples contemplent sa magnificence. Ils sont confondus tous ceux qui servent les idoles, qui font gloire des faux dieux : devant Lui tous les dieux se prosternent. Sion l'entend, et se réjouit, et les filles de Juda sont dans l'allégresse, à cause de tes jugements, ô Éternel. Car tu es, ô Éternel, le Très-haut qui domine la terre, tu es très élevé au-dessus de tous les dieux. Vous qui aimez l'Éternel, haïssez le mal ! Il garde les âmes de ses saints, et Il les sauve de la main des impies. La lumière se lève pour le juste, et la joie pour ceux qui ont le cœur droit. Justes, faites de l'Éternel votre joie, et louez son saint nom !
Psaume responsorial
Éternel, pourquoi te tiens-tu à l'écart, te caches-tu dans des temps de détresse ? Le malheureux pâtit de l'orgueil des impies, il se prend dans les trames qu'ils ourdissent, Car l'impie fait gloire de sa convoitise, et le ravisseur maudit, méprise l'Éternel. L'impie présomptueux est sans inquiétude : « Il n'y a point de Dieu ! » voilà toutes ses pensées. Le succès est sur sa route en tout temps ; il n'élève point ses regards jusques à tes jugements ; sur ses ennemis il souffle avec dédain. Il dit en son cœur : « Je suis inébranlable, d'âge en âge à l'abri des revers. » Sa bouche est pleine de parjure, de fraude et de malice, et sa langue recèle la violence et la ruine. Posté en embuscade près des hameaux, en guet-apens il tue les innocents, et dans l'ombre son œil épie le malheureux. Il guette de sa retraite, comme le lion de son repaire, il guette pour saisir le malheureux ; il saisit le malheureux, le tirant dans son filet. Il se tapit, il se baisse, et entre ses griffes tombe le malheureux. Il dit en son cœur : « Dieu oublie ! Il voile sa face, et ne regarde jamais ! » Debout ! Éternel ! ô Dieu, lève ta main ! N'oublie pas les malheureux ! Pourquoi l'impie a-t-il pour Dieu ce mépris, dit-il en son cœur : « Tu ne recherches pas » ? Tu as vu ! car tu as l'œil sur la douleur et la peine, et tu l'inscris sur ta main ; le malheureux s'en remet à toi ; pour l'orphelin tu fus toujours un aide. Brise le bras de l'impie, et du méchant recherche le crime, afin que tu ne le retrouves plus ! Le Seigneur est un Roi permanent, éternel ; de son pays les nations sont exterminées. Éternel, tu entends les vœux des misérables, tu fortifies leur cœur, tu inclines ton oreille, tu fais droit à l'orphelin et au pauvre, afin que de la terre désormais l'homme ne te brave plus.
Psaume responsorial
Prière d'un malheureux qui, plongé dans la douleur, épanche sa plainte devant l'Éternel.Éternel, écoute ma prière, et que ma complainte arrive jusqu'à toi ! Ne me cache pas ta face au jour de ma détresse ! Penche vers moi ton oreille, quand je t'invoque ! hâte-toi ! exauce-moi ! Car mes jours, comme une fumée, se sont évanouis, et mes os sont embrasés, comme un tison ardent. Frappé comme la plante, mon cœur s'est flétri ; car j'oublie de manger mon pain. Par l'effet des sanglots que j'exhale, mes os s'attachent à ma chair. Je ressemble au pélican du désert, je suis comme le chat-huant des masures. J'ai perdu le sommeil, et je suis tel que sur un toit l'oiseau solitaire. Tous les jours mes ennemis m'outragent ; follement animés contre moi, ils emploient mon nom pour maudire. Car je mange la cendre au lieu de pain, et je trempe mon breuvage de mes pleurs, à cause de ton courroux et de ta fureur ; car tu m'as soulevé, et m'as précipité. Mes jours sont comme les ombres allongées, et je sèche comme l'herbe. Mais toi, Seigneur, tu es éternellement sur ton trône, et ton nom demeure à travers tous les âges. Tu te lèveras, tu prendras pitié de Sion ; car il est temps de prendre pitié d'elle : le moment est venu. Car les vœux de tes serviteurs sont pour les pierres de Sion, et ils sont affectionnés à ses ruines… Alors les peuples révéreront le nom de l'Éternel, et tous les rois de la terre, ta majesté ! Oui, l'Éternel relèvera Sion, Il apparaîtra dans sa gloire. Il se tourne vers les pauvres qui prient, et Il ne dédaigne pas leur prière. Que ceci soit écrit pour l'âge futur, et que le peuple qui naîtra, loue l'Éternel ! Car Il regarde du lieu très haut de sa sainteté, l'Éternel abaisse des Cieux ses regards sur la terre, pour entendre les soupirs des captifs, pour libérer les enfants de la mort, afin qu'ils redisent en Sion le nom de l'Éternel, et ses louanges dans Jérusalem, lors du concours universel des peuples, et des royaumes qui viendront servir l'Éternel. Au milieu du voyage Il a brisé ma force, abrégé mes jours. Je dis : Mon Dieu, ne m'enlève pas à la moitié de mes jours ! A travers tous les âges tes années se perpétuent. Jadis tu fondas la terre, et les Cieux sont l'ouvrage de tes mains. Ils périront, mais tu subsisteras ; tout entiers ils s'useront comme un vêtement ; tu les changeras comme un habit, et ils changeront ; mais toi, tu demeures le même, et tes années n'ont point de terme. Les enfants de tes serviteurs auront leur séjour, et leur race subsistera devant toi.
Évangile
Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
Psaume responsorial
L'Éternel règne ; que la terre tressaille, que les îles nombreuses se réjouissent ! Les nuées et l'obscurité l'environnent, la justice et l'équité sont la base de son trône. Devant lui le feu s'avance, et consume ses ennemis de toutes parts. Ses éclairs illuminent le monde : la terre le voit, et tremble. Les montagnes, comme delà cire, fondent à l'aspect de l'Éternel, à l'aspect du Seigneur de toute la terre. Les Cieux proclament sa justice, et tous les peuples contemplent sa magnificence. Ils sont confondus tous ceux qui servent les idoles, qui font gloire des faux dieux : devant Lui tous les dieux se prosternent. Sion l'entend, et se réjouit, et les filles de Juda sont dans l'allégresse, à cause de tes jugements, ô Éternel. Car tu es, ô Éternel, le Très-haut qui domine la terre, tu es très élevé au-dessus de tous les dieux. Vous qui aimez l'Éternel, haïssez le mal ! Il garde les âmes de ses saints, et Il les sauve de la main des impies. La lumière se lève pour le juste, et la joie pour ceux qui ont le cœur droit. Justes, faites de l'Éternel votre joie, et louez son saint nom !
Prière du matin — deuxième lecture
Or Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, vint trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il trouvait quelques adhérents de la doctrine, hommes et femmes, il les ramenât chargés de chaînes à Jérusalem. Et, comme il était en chemin, il advint, lorsqu'il approchait de Damas, que, tout à coup, une lumière venue du ciel l'enveloppa comme un éclair, et qu'étant tombé à terre il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Mais il dit : « Qui es-tu, Seigneur ? » Et lui : « Je suis Jésus que tu persécutes ; mais lève-toi, et entre dans la ville, et l'on te dira ce qu'il faut que tu fasses. » Or les hommes qui faisaient route avec lui étaient demeurés muets ; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne. Cependant Paul se releva de terre, mais, les yeux ouverts, il ne voyait rien, et ce fut en le conduisant par la main qu'on le fit entrer à Damas. Il resta trois jours sans voir clair, et il ne mangeait ni ne buvait. Or il y avait à Damas un disciple nommé Ananias, et le seigneur lui dit, dans une vision : « Ananias ! » et il dit : « Me voici, Seigneur ! » Mais le Seigneur lui dit : « Lève-toi, et va dans la rue appelée droite et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse ; car, voici, il est en prière, et il a vu en vision un homme nommé Ananias, qui entrait et lui imposait les mains, afin qu'il recouvrât la vue. » Mais Ananias répliqua : « Seigneur, j'ai ouï parler à bien des gens de tous les maux que cet homme a fait souffrir à tes saints dans Jérusalem ; et il apporte ici une autorisation des grands prêtres pour charger de chaînes tous ceux qui invoquent ton nom. » Mais le seigneur lui dit : « Va, parce que cet homme est pour moi un instrument de choix destiné à porter mon nom devant les Gentils et devant des rois, et devant les fils d'Israël ; car je lui montrerai tout ce qu'il faut qu'il souffre pour mon nom. » Là-dessus Ananias s'en vint et entra dans la maison, et, lui ayant imposé les mains, il dit : « Saul, mon frère, c'est le Seigneur qui m'a envoyé, — Jésus qui t'est apparu sur la route par laquelle tu venais, — afin que tu recouvres la vue et que tu sois rempli d'esprit saint. » Et aussitôt il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue, et s'étant levé il fut baptisé, et ayant pris de la nourriture il se fortifia.Or il demeura quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas, et il prêchait immédiatement Jésus dans les synagogues en disant : « C'est lui qui est le fils de Dieu. » Mais tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement, et ils disaient : « N'est-ce pas cet homme qui maltraitait dans Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et qui était venu ici dans le but de les amener chargés de chaînes devant les grands prêtres ? » Quant à Saul, il prenait toujours plus de puissance, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas en démontrant cette vérité : « C'est lui qui est le Christ. » Mais, au bout d'un certain temps, les Juifs complotèrent de le faire périr ; mais leur projet vint à la connaissance de Saul. Or on faisait même la garde aux portes, jour et nuit, afin de le faire périr ; mais ses disciples le prirent de nuit, et le firent descendre par la muraille en le dévalant dans une corbeille. Cependant, quand il fut arrivé à Jérusalem, il tâchait de frayer avec les disciples, et tous le craignaient, ne croyant pas qu'il fût disciple. Mais Barnabas s'étant emparé de lui le conduisit auprès des apôtres, et il leur raconta comment sur la route il avait vu le seigneur, et que celui-ci lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché avec assurance au nom de Jésus. Et il était en rapport avec eux dans Jérusalem, prêchant avec assurance au nom du seigneur ; et il parlait et discutait avec les Hellénistes ; mais ceux-ci tâchaient de le faire périr. Ce que les frères ayant su, ils le conduisirent à Césarée, et l'envoyèrent à Tarse. Tandis que l'Église était donc en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s'édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et qu'elle s'accroissait par l'assistance du Saint Esprit, il advint que Pierre, qui faisait une tournée, arriva aussi auprès des frères qui habitaient Lydda, et il y trouva un homme nommé Énée couché depuis huit ans sur un grabat, et qui était paralytique ; et Pierre lui dit : « Énée, Jésus-Christ te guérit ; lève-toi, et fais-toi toi-même ton lit. » Et aussitôt il se leva, et tous ceux qui habitaient Lydda et la plaine de Saron le virent, lesquels se convertirent au seigneur. Or il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui, étant traduit, signifie Gazelle ; elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu'elle faisait ; mais il advint qu'en ce temps-là elle tomba malade et mourut ; après l'avoir lavée on la déposa dans une chambre haute ; mais, comme Lydda est près de Joppé, les disciples ayant appris que Pierre était dans cette ville, dépêchèrent auprès de lui deux hommes pour lui dire avec instances : « Ne tarde pas à venir jusques à nous. » Or Pierre s'étant levé revint avec eux. Dès qu'il fut arrivé, on le conduisit dans la chambre haute, et là se présentèrent à lui toutes les veuves en larmes, qui lui montraient toutes les tuniques et les manteaux auxquels Gazelle travaillait pendant qu'elle était avec elles. Mais Pierre fit sortir tout le monde, et, s'étant mis à genoux, il fit une prière, puis, s'étant tourné vers le corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Celle-ci ouvrit les yeux, et ayant vu Pierre, elle s'assit ; mais il lui donna la main, et la fit mettre debout, et, ayant appelé les saints et les veuves, il la leur présenta vivante. Cela fut connu de tout Joppé, et plusieurs crurent au seigneur. Or il resta plusieurs jours à Joppé chez un certain Simon corroyeur.
Deuxième lecture
Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous nous-mêmes de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. Faites-nous une place : nous n'avons fait tort à personne, nous n'avons ruiné personne, nous n'avons dupé personne ; je ne parle pas dans un esprit de reproche, car je vous ai déjà dit que vous êtes dans nos cœurs pour mourir ou pour vivre avec nous ; j'ai une grande confiance en vous, j'ai grand sujet de m'enorgueillir de vous ; je suis rempli de consolation, je suis plus que comblé de joie au milieu de toute notre tribulation. En effet, lorsque nous fûmes arrivés en Macédoine, notre chair n'eut aucun repos, mais nous étions pressés de toutes parts : au dehors des combats, au dedans des terreurs ; mais Celui qui console les humbles, Dieu nous a consolés par l'arrivée de Tite, et non seulement par son arrivée, mais encore par la consolation qu'il ressentait lui-même à votre sujet, en nous racontant votre vive impatience, votre chagrin, votre zèle pour moi, en sorte que j'en ai éprouvé encore plus de joie. Car, lors même que je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette point ; mais quoique j'aie eu du regret, (je vois que cette lettre vous a attristés, bien que ce ne fût qu'un instant), maintenant je me réjouis, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que vous avez été attristés de manière à vous repentir ; en effet vous avez été attristés selon Dieu, afin que sur aucun point vous n'éprouviez quelque dommage de notre part ; car la tristesse selon Dieu produit une repentance qui conduit à un salut qu'on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort. Car, voici, le fait même d'avoir été attristés selon Dieu vous a inspiré, non seulement de l'empressement, mais une justification, mais de l'indignation, mais de la crainte, mais une vive impatience, mais du zèle, mais une vengeance ; à tous égards vous avez montré que vous étiez vous-mêmes innocents dans l'affaire. Aussi, quoique je vous aie écrit, ce n'était pas à cause de l'offenseur, et pas davantage à cause de l'offensé, mais c'était pour que votre empressement pour nous fût manifesté parmi vous devant Dieu. C'est pourquoi nous avons été consolés. Mais, outre notre consolation, nous avons été encore beaucoup plus réjouis par la joie de Tite, dont l'esprit a été tranquillisé par vous tous, car, si je me suis un peu enorgueilli devant lui à propos de vous, je n'ai pas eu à en rougir ; mais, de même que nous vous avons parlé de tout avec vérité, de même aussi l'orgueil que nous avons témoigné à votre sujet devant Tite est devenu une vérité, et son cœur redouble d'affection pour vous, quand il se rappelle votre universelle obéissance, car c'est avec crainte et tremblement que vous l'avez reçu. Je me réjouis d'être à tous égards rassuré sur vous.
Deuxième lecture
L'ancien, à Gaïus le bien-aimé que j'aime véritablement ! Bien-aimé, je te souhaite qu'à tous égards tu prospères et sois en bonne santé, comme prospère ton âme ; car j'ai été très fort réjoui de l'arrivée des frères qui ont rendu témoignage à ta vérité, à la manière, dis-je, dont tu marches dans la vérité. Je n'ai pas de plus grande grâce que d'apprendre que mes enfants marchent dans la vérité. Bien-aimé, tu accomplis fidèlement tout ce que tu as à faire pour les frères, bien qu'ils soient étrangers ; lesquels ont rendu témoignage à ta charité à la face de l'église, et au voyage desquels tu feras bien de pourvoir d'une manière digne de Dieu ; car c'est pour le nom qu'ils sont partis sans rien recevoir des Gentils. Nous devons donc nous intéresser à eux, afin de coopérer avec eux pour la vérité. Tu as écrit quelques mots à l'église ; mais Diotrèphe, qui s'arroge parmi eux le premier rang, ne nous admet pas ; c'est pourquoi, si je viens, je signalerai les actes auxquels il se livre, lui qui se répand contre nous en de méchants propos et qui non content de cela, non seulement n'accueille pas lui-même les frères, mais s'oppose à ceux qui veulent le faire et les chasse de l'église.
Prière du soir — première lecture
Et dans le même temps les Philistins rassemblèrent leurs troupes pour entrer en campagne, porter la guerre en Israël. Et Achis dit à David : Tu sais bien que tu dois faire la campagne dans mon corps, toi et tes hommes. Et David dit à Achis : Aussi tu verras comment ton serviteur se comportera. Et Achis dit à David : Aussi je te donnerai en permanence la garde de ma personne. (Or Samuel était mort et tout Israël avait célébré son deuil et on lui avait donné la sépulture à Rama, dans sa cité. Et Saül avait éloigné du pays les nécromanciens et les divinateurs). Les Philistins se rassemblèrent donc et ils vinrent camper à Sunem. Et Saül rassembla tous les Israélites, et ils campèrent sur Gilboa. Et à la vue du camp des Philistins, Saül eut peur, et son cœur fut fort alarmé. Et Saül interrogea l'Éternel, mais l'Éternel ne lui répondit point, ni par des songes, ni par l'Urim, ni par les prophètes. Alors Saül dit à ses serviteurs : Cherchez-moi une femme qui possède la nécromancie, et j'irai chez elle et la consulterai. Et ses serviteurs lui dirent : Voici, à Endor il y a une femme qui possède la nécromancie. Et Saül se travestit, et mit d'autres habits et partit accompagné de deux hommes, et ils arrivèrent chez la femme de nuit, et il dit : Opère pour moi une divination par la nécromancie, et évoque-moi celui que je te dirai. Et la femme lui dit : Voici, tu sais ce qu'a fait Saül, comment il a extirpé du pays les nécromanciens et les divinateurs ; et pourquoi tends-tu un piège pour attirer sur moi la peine de mort ? Alors Saül lui fit serment par l'Éternel en ces termes : Par la vie de l'Éternel, tu n'encourras aucune culpabilité dans ce cas-ci. Et la femme dit : Qui te ferais-je apparaître ? Et il dit : Evoque-moi Samuel. Et à l'aspect de Samuel elle jeta un grand cri, et s'adressant à Saül elle dit : Pourquoi m'as-tu trompée ? tu es Saül. Et le Roi lui dit : Sois sans crainte ! mais que vois-tu ? Et la femme dit à Saül : Je vois surgir de terre un dieu. Et il lui dit : Quelle figure est la sienne ? Et elle dit : C'est un vieillard qui surgit, et il est enveloppé d'un manteau. Alors Saül comprit que c'était Samuel, et il s'inclina le visage contre terre. Et Samuel dit à Saül : Pourquoi as-tu troublé mon repos en m'évoquant ? Et Saül dit : Je suis dans une grande détresse, car les Philistins m'attaquent, et Dieu s'est retiré de moi et ne me répond plus, ni par l'organe des prophètes, ni par des songes, c'est pourquoi je t'ai fait évoquer afin que tu m'apprennes ce que je dois faire. Et Samuel dit : Et pourquoi m'interroges-tu, puisque l'Éternel s'est retiré de toi et t'est devenu hostile ? Et l'Éternel a agi, comme Il l'avait annoncé par moi, et l'Éternel a arraché la royauté de ta main, et l'a transférée à ton prochain, à David. Comme tu n'as pas été docile à la voix de l'Éternel, et n'as pas fait subir à Amalek le feu de Ses vengeances, c'est pourquoi l'Éternel te traite en cette sorte aujourd'hui. Et l'Éternel livrera aussi Israël avec toi aux mains des Philistins ; et demain tu me rejoindras avec tes fils, et l'armée d'Israël aussi, l'Éternel la livrera aux mains des Philistins. Et soudain Saül tomba de toute sa longueur sur le sol, épouvanté qu'il était du discours de Samuel, et de plus il était exténué n'ayant pris aucun aliment de tout le jour et de toute la nuit. Et lorsque la femme entra chez Saül et le vit si fort consterné, elle lui dit : Voici, ta servante a obéi à ta voix, et j'ai mis ma vie au jeu et prêté l'oreille aux paroles que tu m'as dites. Eh bien ! de ton côté prête aussi l'oreille à la voix de ta servante, et laisse-moi te servir quelque peu de nourriture et mange pour avoir la force de continuer ta route. Mais il refusa et dit : Je ne mangerai point ! Alors ses serviteurs et la femme aussi le pressèrent, et il céda à leurs instances, et il se releva de terre et se plaça sur le divan. Et la femme avait dans la maison un veau gras qu'elle se hâta de tuer ; puis elle prit de la farine qu'elle pétrit et boulangea en azymes. Et elle servit ces mets à Saül et à ses serviteurs, qui mangèrent, puis se levèrent et partirent la nuit même.
Deuxième lecture
Mes frères, ne mêlez pas aux acceptions de personnes la foi en notre glorieux seigneur Jésus-Christ. En effet, s'il vient à entrer dans une de vos synagogues un homme à bagues d'or, en habit somptueux, tandis qu'il vient à entrer aussi un pauvre en méchant habit, mais que vous dirigiez vos regards sur celui qui porte l'habit somptueux et que vous disiez : « Toi, assieds-toi ici à ton aise, » et que vous disiez au pauvre : « Toi, tiens-toi debout, ou assieds-toi là sous mon marchepied, » vous avez douté en vous-mêmes, et vous êtes devenus des juges mal inspirés. Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n'a-t-Il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour être riches dans la foi et héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui L'aiment ? Mais vous, vous avez avili le pauvre ! Est-ce que ce ne sont pas les riches qui vous oppriment, et n'est-ce pas eux qui vous traînent devant les tribunaux ? N'est-ce pas eux qui calomnient le beau nom qui a été invoqué sur vous ? Cependant si vous accomplissez la loi royale, selon le texte de l'écriture : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, » vous faites bien ; mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, la loi vous convainquant d'être des transgresseurs ; car quiconque aura observé la loi tout entière, mais aura failli sur un seul point, devient coupable sur tous. En effet Celui qui a dit : « Ne commets point d'adultère, » a dit aussi : « Ne commets point d'homicide. » Or, si tu ne commets pas d'adultère, mais que tu commettes un homicide, tu deviens un transgresseur de la loi. Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté ; car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde brave le jugement ! A quoi sert, mes frères, que quelqu'un dise qu'il a de la foi, tandis qu'il n'a pas d'œuvres ? Est-ce que la foi peut le sauver ? Si un frère ou une sœur se trouvent nus et privés de leur nourriture quotidienne, et que l'un d'entre vous leur dise : « Allez en paix, réchauffez-vous et vous rassasiez, » mais que vous ne leur donniez point ce dont le corps a besoin, à quoi cela sert-il ? De même aussi la foi, si elle n'a pas d'œuvres, est morte en elle-même. Autrement quelqu'un dira : « Toi, tu as de la foi, et moi de mon côté j'ai des œuvres ; montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi de mon côté c'est par les œuvres que je te montrerai ma foi ; tu crois qu'il existe un seul Dieu, tu fais bien ; les démons aussi le croient, et ils en frémissent ; mais veux-tu apprendre, ô homme frivole, que la foi sans les œuvres est inutile ? Abraham notre père n'a-t-il pas été justifié par les œuvres pour avoir offert Isaac son fils sur l'autel ? Tu vois que la foi coopérait avec ses œuvres ; et c'est par les œuvres que la foi a été parfaite ; et ce texte de l'écriture a été accompli qui dit : Or, Abraham crut à Dieu, et cela lui fut compté pour justice ; et il a été appelé ami de Dieu. » Vous voyez que c'est par les œuvres que l'homme est justifié, et non par la foi seulement. Or, n'est-ce pas aussi de la même manière que Rahab l'impudique a été justifiée par les œuvres, pour avoir reçu les messagers et les avoir fait sortir par un autre chemin ? De même que le corps sans souffle est mort, de même aussi la foi sans œuvres est morte.
Deuxième lecture
Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le seigneur. Maris, aimez vos femmes, et ne vous aigrissez pas contre elles. Enfants, obéissez à vos parents en tous points, car cela est bienséant dans le seigneur. Pères, ne tourmentez pas vos enfants, afin qu'ils ne se découragent point. Esclaves, obéissez en tous points à vos maîtres selon la chair, non avec une soumission extérieure comme pour plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur, craignant le seigneur ; quoi que ce soit que vous fassiez, travaillez de cœur, comme pour le Seigneur, non pour des hommes, sachant que c'est du seigneur que vous recevrez la rétribution de l'héritage ; asservissez-vous à Christ le Seigneur, car celui qui commet l'injustice en portera la peine, et il n'y a pas d'acception de personnes. Maîtres, accordez à vos esclaves ce qui est juste et équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître dans le ciel.
Évangile
« Jésus ayant fixé sur lui ses regards dit : « Tu es Simon fils de Jean, tu seras appelé Céphas » (ce qui se traduit par Pierre). « Le lendemain il voulut se rendre en Galilée, et il trouve Philippe, et Jésus lui dit : « Suis-moi. » Or Philippe était de Bethsaïda, de la ville d'André et de Pierre ; Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont Moïse a écrit dans la loi, ainsi que les prophètes, nous l'avons trouvé, c'est Jésus fils de Joseph, qui est de Nazareth. » « Nathanaël lui dit : « Est-ce que de Nazareth il peut venir quelque chose de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois, » Jésus vit Nathanaël venant à lui, et il dit de lui : « Voilà vraiment un Israélite dans lequel il n'y a pas de fraude. » Nathanaël lui dit : « D'où me connais-tu ? » Jésus lui répliqua : « Avant que Philippe t'appelât, pendant que tu étais sous le figuier je t'ai vu. » Nathanaël répliqua : « Rabbi, tu es le fils de Dieu, tu es le roi d'Israël. » Jésus lui répliqua : « Est-ce parce que je t'ai dit que je t'avais vu sous le figuier, que tu crois ? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci. » Et il lui dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et redescendre sur le fils de l'homme. »
Évangile
Et dès le matin, les grands prêtres ayant tenu conseil avec les anciens et les scribes, et le sanhédrin tout entier, après avoir enchaîné Jésus, l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Et Pilate lui demanda : « Es-tu le roi des Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Et les grands prêtres portaient contre lui de nombreuses accusations. Mais Pilate l'interrogeait de nouveau, en disant : « Est-ce que tu ne réponds pas ? Vois de combien de choses ils t'accusent. » Cependant Jésus ne répliqua plus rien, en sorte que Pilate était tout émerveillé. Or il leur accordait lors d'une fête l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'ils demandaient ; or le nommé Barabbas se trouvait enchaîné avec les séditieux qui, dans la sédition, avaient commis un meurtre. Et la foule étant montée, commença à réclamer ce qu'il faisait ordinairement pour eux ; et Pilate leur répliqua : « Voulez-vous que je vous élargisse le roi des Juifs ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Mais les grands prêtres soulevèrent la foule, afin qu'il leur élargît plutôt Barabbas. Or Pilate prenant de nouveau la parole leur disait : « Que ferai-je donc, dites-moi, du roi des Juifs ? » Et ils crièrent derechef : « Crucifie-le. » Mais Pilate leur disait : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux crièrent de plus belle : « Crucifie-le. » Or Pilate, voulant satisfaire la foule, leur, accorda l'élargissement de Barabbas, et livra Jésus après l'avoir fait flageller, afin qu'il fût crucifié. Cependant les soldats l'emmenèrent dans l'intérieur de la cour (c'est le prétoire), et ils convoquent toute la cohorte. Et ils le revêtent de pourpre ; et ils le ceignent, après l'avoir tressée, d'une couronne d'épines ; et ils se mirent à le saluer : « Salut, roi des Juifs ; » et ils lui frappaient la tête avec un roseau, et ils crachaient sur lui, et se mettant à genoux ils l'adoraient. Et lorsqu'ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent de la pourpre et le revêtirent de ses vêtements.
Évangile
Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde à son Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusques à la fin ; et, pendant le repas (le diable ayant déjà mis en son cœur que Judas Iscariote fils de Simon le livrât), quoiqu'il sût que le Père lui a tout remis dans les mains, et qu'il est issu de Dieu, et qu'il s'en va vers Dieu, il se lève du repas et se dépouille de son manteau, et ayant pris un linge il s'en ceignit lui-même ; puis il verse de l'eau dans le bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il s'était ceint. Il vient donc vers Simon Pierre, lequel lui dit : « Seigneur, est-ce à toi de me laver les pieds ? » Jésus lui répliqua : « Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le connaîtras ensuite. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras certainement jamais les pieds ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave, tu n'as rien de commun avec moi. » Pierre Simon lui dit : « Seigneur, non seulement mes pieds, mais encore les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Celui qui s'est baigné n'a pas besoin d'autre chose que de se laver les pieds, mais il est entièrement net ; et vous, vous êtes nets, mais pas tous. » — Il connaissait en effet celui qui le livrait ; c'est pourquoi il dit : « vous n'êtes pas tous nets. » — Lors donc qu'il eut lavé leurs pieds, et qu'il eut repris son manteau, et qu'il se fut de nouveau mis à table, il leur dit : « Savez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Maître et votre Seigneur, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que comme j'ai fait pour vous, vous fassiez aussi ; en vérité, en vérité je vous le déclare, un esclave n'est pas plus grand que son seigneur, ni un apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé. Si vous savez ces choses vous êtes heureux, à condition que vous les pratiquiez. Je ne parle pas de vous tous ; je sais quels sont ceux que j'ai choisis ; mais il faut que ce passage de l'Écriture s'accomplisse : « Celui qui mange mon pain a levé son talon contre moi. » Je vous le dis dès à présent avant que cela ait eu lieu, afin que, lorsque cela aura eu lieu, vous croyiez que je le suis. En vérité, en vérité je vous déclare que celui qui reçoit celui que j'aurai envoyé me reçoit, et que celui qui me reçoit reçoit Celui qui m'a envoyé. » Après avoir ainsi parlé Jésus fut troublé en son esprit, et il porta témoignage et dit : « En vérité, en vérité je vous déclare que l'un de vous me livrera ! » Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant duquel il parlait. L'un de ses disciples était couché sur le sein de Jésus, c'était celui qu'aimait Jésus ; Simon Pierre lui fait donc signe et lui dit : « Dis quel est celui dont il parle. » L'autre, qui était ainsi appuyé contre la poitrine de Jésus, lui dit : « Seigneur, lequel est-ce ? » Jésus donc répond : « C'est celui pour lequel je tremperai le morceau et auquel je le donnerai. » Ayant donc trempé un morceau, il le prend et le donne à Judas fils de Simon Iscariote. Et le morceau pris, Satan entra alors en lui. Jésus donc lui dit : « Fais au plus tôt ce que tu as à faire. » — Aucun des convives ne comprit à propos de quoi il lui disait cela ; car quelques-uns pensaient, parce que Judas tenait la bourse, que Jésus lui disait : « Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, » ou bien qu'il voulait qu'il donnât quelque chose aux pauvres. — Ayant donc pris le morceau, Judas sortit immédiatement ; or il faisait nuit. Lors donc qu'il fut sorti, Jésus dit : « Maintenant le fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui, et Dieu le glorifiera en Lui-même, et Il le glorifiera bientôt. Petits enfants, je suis encore pour peu de temps avec vous ; vous me chercherez, et, comme j'ai dit aux Juifs : là où je vais, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi à vous maintenant. Je vous donne un commandement nouveau, qui est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés pour que, vous aussi, vous vous aimiez les uns les autres ; c'est par là que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour entre vous. » Simon Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus répondit : « Là où je vais, tu ne peux maintenant me suivre, mais tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je te suivre maintenant ? Je sacrifierai ma vie pour toi. » Jésus répond : « Tu sacrifieras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité je te le déclare, certainement le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois.
Évangile
Mais le grand prêtre dit : « Ces choses sont-elles exactes ? » — Et il dit :« Frères et pères, écoutez : Le Dieu de la gloire est apparu à notre père Abraham, pendant qu'il se trouvait en Mésopotamie, avant de s'établir à Charran, et Il lui a dit : « Sors de ton pays et de ta famille, et rends-toi dans le pays que Je t'indiquerai. » Alors étant sorti du pays des Chaldéens il s'établit à Charran. De là, après que son père fut mort, il se transféra dans ce pays-ci que vous habitez maintenant, et Il ne lui y donna point d'héritage, pas même de quoi poser son pied ; et Il lui promit qu'il l'en mettrait en possession, ainsi que sa postérité après lui, quoiqu'il n'eût pas d'enfant. Or voici comment Dieu s'exprima : « Sa postérité vivra en étrangère dans un pays étranger, et on l'asservira et on la maltraitera pendant quatre cents ans ; et la nation par laquelle ils auront été asservis, c'est Moi qui la jugerai, dit Dieu ; et après cela ils sortiront et Me rendront un culte dans ce lieu-ci. » Et Il lui donna l'alliance de la circoncision ; et c'est ainsi qu'il engendra Isaac et qu'il le circoncit le huitième jour, et Isaac Jacob, et Jacob les douze patriarches. Et les patriarches, jaloux de Joseph, le vendirent pour être emmené en Egypte ; et Dieu était avec lui, et Il le tira de toutes ses tribulations, et Il le dota de grâce et de sagesse en présence de Pharaon roi d'Egypte, et Il le plaça à la tête de l'Egypte et de toute cette maison. Or il survint une famine dans toute l'Egypte et dans Chanaan, et une grande tribulation, et nos pères ne trouvaient pas de quoi subsister. Mais Jacob, ayant appris qu'il y avait des vivres en Egypte, y envoya nos pères une première fois, et, au second voyage, Joseph fut reconnu par ses frères, et la race de Joseph devint manifeste pour Pharaon. Puis Joseph envoya chercher son père Jacob et toute sa famille, composée de soixante et quinze personnes. Or Jacob descendit, puis il mourut, lui et nos pères, » et ils furent transportés à Sichem, et déposés dans le sépulcre qu'Abraham avait acquis à prix d'argent des fils d'Emmor à Sichem. Mais, à mesure que s'approcha le temps de la promesse dont Dieu était convenu avec Abraham, le peuple s'accrut et se multiplia en Egypte, jusques à ce que surgit pour régner sur l'Egypte un autre roi qui ne savait rien de Joseph ; ce roi, usant de ruse avec notre race, maltraita nos pères, afin de leur faire exposer leurs enfants pour qu'ils ne restassent pas en vie. Ce fut alors que naquit Moïse, et il était beau aux yeux de Dieu ; il fut élevé pendant trois mois dans la maison de son père ; mais ayant été exposé, la fille de Pharaon s'en chargea et l'éleva pour elle-même comme un fils. Et Moïse fut instruit dans toutes les branches de la sagesse des Égyptiens, et il était puissant par ses paroles et par ses œuvres. Mais, quand il eut atteint l'âge de quarante ans, il lui vint dans le cœur de visiter ses frères, fils d'Israël ; et en ayant vu un qui était maltraité, il prit sa défense, et vengea celui qui était terrassé, en frappant l'Égyptien. Or il pensait que ses frères comprendraient que Dieu, par son moyen, leur procurait une délivrance ; mais ils ne le comprirent pas. Et le jour suivant il se montra à eux comme ils se battaient, et il cherchait à les réconcilier pour qu'ils fissent la paix, en disant : « Vous êtes frères, pourquoi vous maltraitez-vous réciproquement ? » Mais celui qui maltraitait son prochain le repoussa en disant : « Qui est-ce qui t'a établi chef et juge sur nous ? Veux-tu me tuer comme tu as tué hier l'Égyptien ? » Mais Moïse s'enfuit à ces mots et il vécut en étranger dans le pays de Madiam, où il engendra deux fils. Et, au bout de quarante ans, un ange lui apparut dans le désert du mont Sina dans la flamme d'un buisson en feu, Et Moïse l'ayant vu fut étonné de cette apparition, et comme il s'approchait pour examiner, une voix du Seigneur se fit entendre : « C'est Moi qui suis le Dieu de tes pères, le Dieu d'Abraham, et d'Isaac, et de Jacob ! » Mais Moïse, saisi d'effroi, n'osait plus examiner. Et le Seigneur lui dit : « Détache la chaussure de tes pieds, car le lieu où tu te trouves est une terre sainte ; J'ai vu de Mes yeux l'oppression de Mon peuple en Egypte, et J'ai entendu ses gémissements, et Je suis descendu pour le délivrer ; et maintenant va, Je t'enverrai en Egypte. » Ce Moïse, qu'ils avaient renié en disant : « Qui est-ce qui t'a établi chef et juge ? » c'est lui que Dieu envoya comme chef et comme libérateur avec l'assistance de l'ange qui lui était apparu dans le buisson ; c'est lui qui les fit sortir, en opérant des prodiges et des miracles en Egypte, et dans la mer Rouge, et dans le désert, pendant quarante ans. C'est ce Moïse qui a dit aux fils d'Israël : « Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi ; » c'est lui qui, dans l'assemblée au désert, a eu affaire avec l'ange qui lui parlait sur le mont Sina, et avec nos pères, lui qui avait été choisi pour vous donner de vivants oracles ; c'est à lui que nos pères refusèrent d'obéir, mais ils le repoussèrent et ils tournèrent leurs cœurs vers l'Egypte, en disant à Aaron : « Fais-nous des dieux qui marcheront devant nous ; car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d'Egypte, nous ne savons ce qui lui est advenu. » Et ce fut alors qu'ils fabriquèrent un veau, et qu'ils offrirent un sacrifice à l'idole, et qu'ils se réjouissaient des œuvres de leurs mains. Mais Dieu se détourna, et Il les livra au culte de l'armée du ciel, comme il est écrit dans le livre des prophètes : « Ne M'avez-vous pas offert des sacrifices et des offrandes dans le désert pendant quarante ans, ô maison d''Israël, en même temps que vous transportiez le tabernacle de Moloch et l'étoile du dieu Rompha, ces images que vous aviez faites pour les adorer ? Eh bien, Je vous déporterai par delà Babylone. » Le tabernacle du témoignage était, pour nos pères dans le désert, tel que Celui qui parlait à Moïse lui avait prescrit de le construire, d'après le modèle qu'il avait vu ; nos pères, auxquels il fut transmis, l'introduisirent aussi avec Josué dans le pays conquis sur les nations que Dieu chassa de devant nos pères, jusques à l'époque de David, qui obtint grâce devant Dieu et demanda de trouver une demeure pour la maison de Jacob ; mais ce fut Salomon qui Lui bâtit une maison. Toutefois le Très-Haut n'habite point dans des édifices faits de main d'homme, comme dit le prophète : « Le ciel est Mon trône, et la terre le marchepied de Mes pieds ; quelle maison M'avez-vous bâtie, dit le Seigneur, ou quel est le lieu de Mon repos ? N'est-ce pas Ma main qui a fait toutes ces choses ? » Hommes de col roide, et incirconcis du cœur et des oreilles, vous aussi vous résistez toujours à l'esprit saint, comme vos pères. Quel prophète vos pères n'ont-ils pas persécuté ? Et ils ont fait mourir ceux qui d'avance annonçaient la venue de ce juste envers lequel vous vous êtes montrés naguère traîtres et meurtriers, vous qui avez reçu la loi comme des commandements d'anges, et qui ne l'avez pas observée ! » En entendant ces paroles ils devenaient furieux en leurs cœurs et grinçaient des dents contre lui. Mais, étant lui-même rempli d'esprit saint et fixant ses regards sur le ciel, il vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu, et il dit : « Voici, je vois les cieux ouverts et le fils de l'homme debout à la droite de Dieu. » Poussant alors de grands cris ils se bouchèrent les oreilles, puis ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, et, l'ayant jeté hors de la ville, ils le lapidaient. Et les témoins déposèrent leurs manteaux aux pieds d'un jeune homme appelé Saul, et ils lapidaient Etienne, qui disait dans son invocation : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! » Puis, s'étant mis à genoux, il s'écria à haute voix : « Seigneur, ne leur impute point ce péché ! » Et après ces mots il mourut.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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