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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Actes 12:12-19

Après s'être reconnu, il vint à la maison de Marie mère de Jean surnommé Marc, où beaucoup de gens se trouvaient réunis en prière. Lorsqu'il eut heurté à la porte du porche, une servante, nommé Rhode, s'avança pour écouter, et, ayant reconnu la voix de Pierre, de la joie qu'elle en eut elle n'ouvrit pas le porche, et s'en vint tout courant raconter que Pierre était devant le porche. Mais on lui dit : « Tu es folle. » Mais elle affirmait qu'il en était ainsi, et on dit : « C'est son ange. » Cependant Pierre continuait à heurter, et ayant ouvert ils le virent et furent tout hors d'eux-mêmes ; mais lui, leur ayant de la main fait signe de se taire, leur raconta comment le Seigneur l'avait tiré de la prison et il dit : « Informez-en Jacques et les frères. » Puis étant sorti, il se rendit dans un autre lieu. Cependant, quand le jour fut venu, une grande agitation s'empara des soldats qui ne savaient ce que Pierre était devenu. Quant à Hérode, après l'avoir fait quérir sans pouvoir le trouver, il fit faire aux gardes leur procès et ordonna qu'on les suppliciât ; puis, ayant quitté la Judée, il séjournait à Césarée.

Première lecture

Ésaïe 17

Oracle contre Damas.Voici, Damas cesse d'être au nombre des villes, elle devient un monceau de ruines. Les villes d'Aroër sont abandonnées, livrées aux troupeaux qui s'y couchent, et que personne n'effarouche. C'en est fait de la forteresse d'Éphraïm, et de l'empire de Damas, et du reste de la Syrie : il en sera d'eux, comme de la gloire des enfants d'Israël, dit l'Éternel des armées. Et dans ce jour s'évanouira la gloire de Jacob, et l'embonpoint de son corps se changera en maigreur. Et il en sera comme quand le moissonneur récolte les blés, et que sa main tranche les épis, et comme quand on ramasse les épis dans la vallée de Rephaïm. Et il y restera une glanure comme à l'abattis des olives, deux, trois fruits au haut de la cime, quatre, cinq sur les rameaux de l'arbre fruitier, dit l'Éternel, Dieu d'Israël. En ce même jour, l'homme tournera ses regards vers son Créateur, et ses yeux regarderont vers le Saint d'Israël : et il ne tournera plus ses regards vers les autels, œuvre de ses mains, et il ne regardera plus ce que ses doigts ont façonné, ni les Aschères, ni les colonnes solaires. En ce jour, ses villes fortes seront comme les débris des forêts et des montagnes, que laissa l'ennemi en s'éloignant des enfants d'Israël : et ce sera un désert. Car tu oublias ton Dieu sauveur, et ne pensas point à ton rocher de refuge : c'est pourquoi tu fis de belles plantations, et tu les plantas de boutures étrangères. En les plantant tu y mis une clôture, et bientôt tu fis fleurir tes rejetons ; [mais] la récolte t'échappe au moment d'en jouir, et la douleur est mortelle. Ho ! Une rumeur de peuples nombreux ! ils grondent comme gronde la mer ! Et un fracas de nations ! c'est un tumulte pareil au tumulte des eaux puissantes. Les peuples grondent comme grondent les grosses eaux. Mais Il les tance, et ils fuient au loin, chassés, comme la balle des montagnes au souffle du vent, et comme le tourbillon devant la tempête. C'est le soir, et voici, ruine soudaine ! et avant le matin ils ne sont plus. Tel est le lot de nos spoliateurs, et le sort de nos ravisseurs.

Première lecture

1 Rois 8:41-61

L'étranger aussi qui n'est point de ton peuple d'Israël et vient d'un pays lointain pour l'amour de ton Nom, (car ils entendront parler de ton grand Nom et de ta main puissante et de ton bras étendu) et qui arrive et élève ses prières vers cette Maison, Toi, écoute-le des Cieux, ton lieu de résidence, et accomplis tout ce que l'étranger réclamera de toi, afin que tous les peuples de la terre connaissent ton Nom et te révèrent, comme ton peuple d'Israël, et sachent que ton Nom a été invoqué sur cette Maison que j'ai bâtie. Lorsque ton peuple ira en guerre contre son ennemi par la voie où tu l'auras engagé, et s'ils prient l'Éternel tournés vers la Ville que tu as choisie et vers la Maison que j'ai édifiée à ton Nom, écoute des Cieux leur prière et leur supplication, et leur fais droit, s'ils pèchent contre toi (car il n'est pas d'homme qui ne pèche), et que tu te courrouces contre eux, et que tu les livres à la merci de leur ennemi, et qu'ils soient emmenés captifs par leurs vainqueurs au pays de l'ennemi, lointain ou rapproché, et si rentrant en eux-mêmes dans le pays où ils seront captifs, ils reviennent à t'implorer dans le pays de leurs vainqueurs, disant : Nous avons péché, nous avons été pervers et méchants ; et s'ils reviennent à toi de tout leur cœur et de toute leur âme dans le pays de leurs ennemis qui les ont emmenés captifs, et qu'ils t'invoquent tournés vers leur pays que tu as donné à leurs pères, vers la Ville que tu as choisie et la Maison que j'ai édifiée à ton Nom, alors écoute des Cieux, ton lieu de résidence, leur prière et leur supplication, et leur fais droit et pardonne à ton peuple le péché commis par lui contre toi, et toutes les rébellions dont il sera coupable envers toi et fais-leur obtenir compassion de la part de leurs vainqueurs, afin qu'ils prennent pitié d'eux. Car ils sont ton peuple et ta propriété, que tu as retirée de l'Egypte, hors du creuset de fer, — afin que tu aies les yeux [et les oreilles] ouvertes à la requête de ton serviteur et à la prière de ton peuple d'Israël pour les exaucer en tout ce qu'ils réclameront de toi, car tu les as séparés comme ta propriété de tous les peuples de la terre, ainsi que tu l'as déclaré par l'organe de Moïse, ton serviteur, lorsque tu retiras nos pères de l'Egypte, ô Seigneur, Éternel ! Et lorsque Salomon eut achevé d'adresser à l'Éternel toute cette prière et cette oraison, il se leva de devant l'Autel de l'Éternel où il était agenouillé les mains étendues vers le ciel, et il s'avança et bénit toute l'Assemblée d'Israël d'une voix haute et dit : Béni soit l'Éternel qui a donné repos à son peuple d'Israël aux termes de toutes ses promesses ! Il n'a pas laissé tomber un mot de toute l'excellente parole qu'il a prononcée par l'organe de Moïse, son serviteur. Que l'Éternel, notre Dieu, soit avec nous, comme Il fut avec nos pères, qu'il ne nous abandonne et ne nous délaisse pas, afin d'incliner nos cœurs vers Lui pour que nous suivions toutes ses voies et gardions ses commandements et ses statuts et ses lois, qu'il prescrivit à nos pères ! Et que mes paroles, ces paroles de l'invocation que j'ai faite devant l'Éternel, demeurent jour et nuit près de l'Éternel, notre Dieu, afin qu'il fasse droit à son serviteur et droit à son peuple d'Israël, selon le besoin de chaque jour, à cet effet que tous les peuples de la terre comprennent que l'Éternel est Dieu et pas d'autre ! Et que votre cœur soit tout à l'Éternel, notre Dieu, pour suivre ses statuts et garder ses commandements comme aujourd'hui.

Prière du matin — première lecture

Genèse 11:1-10

Et une seule langue et un seul langage existait sur toute la terre. Et il arriva que dans leurs migrations à l'Orient ils rencontrèrent une plaine au pays de Sinear, et ils s'y fixèrent. Et ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! fabriquons des briques, et nous les ferons cuire. Et les briques leur tinrent lieu de pierres, et l'asphalte leur tint lieu de mortier. Et ils dirent : Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont la cime touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. Alors l'Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l' Éternel dit : Voici, c'est un seul peuple et une seule langue pour eux tous, et c'est le commencement de leur entreprise, et maintenant ils ne seraient entravés dans rien de ce qu'ils projettent d'exécuter. Allons ! descendons et confondons là leur langage, afin que l'un n'entende plus le langage de l'autre. Et l'Éternel les dispersa ainsi de là sur la face de toute la terre, et ils discontinuèrent de bâtir la ville. C'est pour cela qu'on l'appela du nom de Babel ; car c'est là que l'Éternel confondit le langage de toute la terre, et c'est de là que l'Éternel les dispersa sur la face de toute la terre. C'est ici l'histoire de Sem. – Sem était âgé de cent ans lorsqu'il engendra Arphachsad, deux ans après le déluge.

Épître

Actes 10:34;10:42-48

Et Pierre, ouvrant la bouche, dit : « Je comprends véritablement que Dieu ne fait pas acception de personnes, et il nous a ordonné de prêcher au peuple et d'attester que c'est lui qui a été désigné par Dieu comme juge des vivants et des morts. C'est de lui que tous les prophètes attestent que quiconque croit en lui reçoit par son nom la rémission des péchés. » Pendant que Pierre prononçait encore ces mots, l'esprit saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et les fidèles circoncis qui avaient accompagné Pierre étaient surpris que le don de l'esprit saint fût également répandu sur les Gentils ; car ils les entendaient parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre reprit : « Est-ce que quelqu'un peut retenir l'eau, afin que le baptême ne soit pas administré à ces hommes qui ont reçu l'esprit saint aussi bien que nous ? » Et il ordonna qu'ils fussent baptisés au nom de Jésus-Christ. Alors ils le prièrent de séjourner quelques jours.

Première lecture

Exode 38

Et il fit l'Autel des holocaustes de bois d'acacia, de cinq coudées de longueur et de cinq coudées de largeur, carré, et de trois coudées de hauteur. Et il fit ses cornes à ses quatre angles où elles furent adaptées ; et il le plaqua d'airain. Et il fit tous les ustensiles de l'Autel, les vases et les pelles et les patères et les fourchettes et les brasiers ; il employa l'airain pour tous ses ustensiles. Et il fit à l'Autel un treillis en réseau d'airain au-dessous de la corniche de l'Autel jusqu'à la moitié de l'Autel à partir du bas. Et il fixa au réseau d'airain quatre anneaux aux quatre angles pour recevoir les barres. Et il fit les barres de bois d'acacia et les plaqua d'airain, et il passa les barres dans les anneaux aux côtés de l'Autel pour servir à le transporter ; il le fit creux et formé d'ais. Et il fit le Bassin d'airain et son support d'airain, y employant les miroirs des femmes qui à tour de rôle venaient faire leur service à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. Et il disposa le Parvis ; au côté du midi au sud, il tendit sur une longueur de cent coudées les toiles du Parvis, de lin retors, au moyen de vingt colonnes fixées sur vingt soubassements d'airain et munies de clous et de tringles d'argent ; de même au côté du nord cent coudées de toiles avec leurs vingt colonnes et leurs vingt soubassements d'airain et leurs clous et leurs tringles d'argent ; et au côté de l'occident cinquante coudées de toiles avec leurs dix colonnes et leurs dix soubassements, leurs clous et leurs tringles d'argent ; et au côté oriental, au levant, de cinquante coudées, quinze coudées de toiles d'une part avec leurs trois colonnes et leurs trois soubassements, et d'autre part des deux côtés de la porte du Parvis quinze coudées de toiles avec leurs trois colonnes et leurs trois soubassements, toutes les toiles de pourtour du Parvis étant de lin retors, et les soubassements des colonnes, d'airain, leurs clous et leurs tringles, d'argent, leurs têtes plaquées d'argent, les tringles de toutes les colonnes du Parvis étant d'argent ; il fit aussi le Rideau à la porte du Parvis en ouvrage de brocart d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin retors, de vingt coudées en longueur, de cinq coudées en hauteur et largeur, exactement comme les toiles du Parvis ; et ses quatre colonnes et leurs quatre soubassements d'airain, leurs clous d'argent, et leurs têtes et leurs tringles plaquées d'argent ; tous les piliers formant l'enceinte de la Résidence et du Parvis étant d'airain. Suivent les comptes de la Résidence, Résidence du Témoignage, rendus sur l'ordre de Moïse par les soins des Lévites, par l'organe d'Ithamar, fils du Prêtre Aaron. Car Betsaléel, fils de Ouri, fils de Hur, de la tribu de Juda, exécuta tout ce que l'Éternel avait prescrit à Moïse, et avec lui Oholiab, fils de Ahisamach, de la tribu de Dan, ouvrier en fer et en bois et en brocart d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin. Tout l'or mis en œuvre en tout genre de travail pour le Sanctuaire était l'or provenant des offrandes, savoir vingt-neuf talents et sept cent trente sicles, en sicles du Sanctuaire. Et l'argent de ceux de l'assemblée qui avaient passé à la revue, fut de cent talents et mille sept cent soixante-quinze sicles, en sicles du Sanctuaire, à raison de demi-sicle par tête, la moitié d'un sicle, en sicles du Sanctuaire, par chacun des hommes de vingt ans et au-dessus passant à la revue, dont il y eut six cent trois mille cinq cent cinquante. Et cent talents d'argent furent employés à couler les soubassements du Sanctuaire, et les soubassements du Rideau, cent talents pour cent soubassements, un talent par soubassement. Et avec les mille sept cent soixante-quinze [sicles] il fit les clous des colonnes dont il plaqua les têtes, et fit les tringles. Et l'airain des offrandes fut de soixante-dix talents et deux mille quatre cents sicles. Il l'employa aux soubassements de la porte de la Tente du Rendez-vous, à l'Autel d'airain, au réseau d'airain qui y était, et à tous les ustensiles de l'Autel, et aux soubassements du Parvis dans son pourtour, et aux soubassements de la porte du Parvis et à tous les piliers de la Résidence et à tous les piliers du Parvis dans son pourtour.

Prière du matin — deuxième lecture

1 Corinthiens 12:1-14

Mais en ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance. Vous savez comment, lorsque vous étiez des gentils, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes ; c'est pourquoi je vous informe que personne, quand il parle par l'esprit de Dieu, ne dit : « Maudit est Jésus, » et que personne ne peut dire : « Jésus est seigneur, » que par l'esprit saint. Il y a cependant des diversités dans les dons, mais c'est le même Esprit ; Il y a aussi des diversités dans les emplois, et le même seigneur ; il y a aussi des diversités dans les opérations, et c'est le même Dieu qui les opère toutes en tous. Mais la manifestation de l'Esprit est donnée à chacun, en vue de ce qui est utile : en effet, à l'un est donnée par l'Esprit un discours de sagesse, tandis qu'à un autre c'est un discours de connaissance, conformément au même Esprit ; à un autre est donnée la foi, grâce au même Esprit, tandis qu'à un autre ce sont des dons de guérisons, grâce au seul et unique Esprit ; mais à un autre ce sont des opérations miraculeuses, à un autre une prophétie, à un autre des jugements d'esprits, à un autre des variétés de langues. Mais c'est le seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, les dispensant en particulier à chacun comme il veut. En effet, de même que le corps forme un seul tout et possède plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, bien qu'ils soient plusieurs, forment un seul corps, de même en est-il aussi de Christ ; car c'est dans un seul Esprit que tous nous avons été baptisés pour ne former qu'un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit. En effet le corps aussi n'est pas formé d'un seul membre, mais de plusieurs.

Psaume responsorial

Psaumes 78

Hymne d'Asaph. Mon peuple, écoute mes leçons ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche ! Je vais ouvrir la bouche par des chants, et du passé faire jaillir des sentences. Ce que nous avons entendu et appris, et que nos pères nous ont raconté, nous ne le cèlerons point à leurs enfants, redisant à la race future les louanges de l'Éternel, et sa puissance, et les miracles qu'il fit. Il érigea un témoignage en Jacob, et Il déposa une loi en Israël, qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants, pour qu'elle fût connue de l'âge qui suivrait, des enfants qui naîtraient, grandiraient pour la redire à leurs enfants ; afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, et n'oubliassent point les œuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements, et ne fussent pas, comme leurs pères, une race réfractaire et rebelle, une race qui n'avait pas un cœur constant, et dont l'âme ne Lui était pas fidèle. Les enfants d'Ephraïm furent des tireurs armés de l'arc, qui tournent le dos au jour du combat. Ils ne gardèrent point l'alliance de Dieu, et refusèrent de suivre ses lois ; et ils oublièrent ses hauts faits et ses miracles, dont Il les rendit témoins. Sous les yeux de leurs pères, Il fit des miracles, dans le pays d'Egypte, aux campagnes de Zoan. Il entrouvrit la mer et les fit passer, et Il fit tenir les eaux comme une digue ; et Il les guidait le jour par la nuée, et toute la nuit, à la clarté de la flamme ; Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme de flots abondants, et Il fit sortir des ruisseaux du rocher, et couler les eaux comme des torrents. Mais ils continuèrent encore à pécher contre Lui, à être rebelles au Très-haut dans le désert. Et ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant d'être nourris selon leur fantaisie ; et ils parlèrent contre Dieu, ils dirent : « Dieu pourra-t-Il dresser une table au désert ? Voici, Il frappa le rocher, et l'eau a ruisselé, et les fleuves ont coulé ; pourra-t-Il aussi donner du pain et fournir de la viande à son peuple ? » Et à l'ouïe de ces propos, l'Éternel s'irrita, et un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils n'avaient pas foi en Dieu, et ne comptaient pas sur son secours. Cependant Il commanda aux nuées d'en haut, et Il ouvrit les portes des Cieux ; et Il fit pleuvoir sur eux la manne pour les nourrir, et Il leur donna le froment céleste ; ils mangèrent chacun le pain des princes ; Il leur envoya de quoi se nourrir à rassasiement. Il fit lever dans le ciel le vent d'Orient, et amena par sa puissance le vent du Midi, et Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et des oiseaux ailés, comme le sable des mers, et Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs habitations. Alors ils mangèrent et se rassasièrent pleinement, Il avait ainsi satisfait leur désir. Ils ne s'étaient pas encore dépris de leur désir, ils avaient encore leur aliment dans leur bouche, que la colère de Dieu s'éleva contre eux, et qu'il fit un massacre parmi leurs hommes forts, et qu'il coucha par terre la jeunesse d'Israël. Néanmoins ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses miracles. Et d'un souffle Il consuma leurs jours, et leurs années par une ruine soudaine. Lorsqu'il les tuait, ils s'enquéraient de Lui, et revenaient, et cherchaient Dieu, et se rappelaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais leurs bouches le trompaient, et leurs langues lui mentaient, et leur cœur ne Lui fut pas fermement uni, et ils ne furent pas fidèles à son alliance. Toutefois, dans sa clémence, Il pardonna le crime et ne les détruisit pas ; et souvent Il contint son courroux, et ne donna pas cours à toute sa colère. Il se souvint donc qu'ils étaient des mortels, un souffle qui s'en va, et ne revient plus. Que de fois ils Lui furent rebelles au désert, et ils L'irritèrent dans la solitude ! Et de nouveau ils tentèrent le Seigneur, et provoquèrent le Saint d'Israël. Ils ne pensaient plus à ce qu'avait fait son bras, le jour où Il les délivra de l'ennemi, lorsque en Egypte Il opéra des prodiges, et des miracles dans les campagnes de Zoan. Il changea ses fleuves en sang, et de leurs eaux ils ne purent plus boire. Parmi eux Il envoya des moucherons qui les dévorèrent, et des grenouilles qui furent leur fléau ; et Il livra leur récolte à l'insecte vorace, et le fruit de leur labeur à la sauterelle. Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les fourmis, et Il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il lança contre eux le feu de sa colère, le courroux, la fureur et l'angoisse, une cohorte d'anges des malheurs. Il donna carrière à son courroux, ne refusa point leur âme à la mort, mais livra leur vie en proie à la peste, et frappa tous les premiers-nés en Egypte, et les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham. Il fit ainsi partir son peuple comme des brebis, et le guida comme un troupeau dans le désert, et le mena sûrement, et ils furent sans crainte, et la mer recouvrit leurs adversaires. Et Il les fit arriver dans ses limites saintes, à cette montagne que sa droite conquit ; et devant eux Il chassa les nations, et les leur fit échoir en portion d'héritage, et Il établit dans leurs tentes les tribus d'Israël. Mais, rebelles ils tentèrent Dieu, le Très-haut, et ne gardèrent point ses commandements ; ils furent déserteurs et perfides, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur ; ils excitèrent sa colère par leurs hauts-lieux, et sa jalousie par leurs idoles. Dieu l'entendit, et fut irrité, et conçut pour Israël une grande aversion. Alors Il quitta la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes, et Il laissa sa gloire s'en aller captive, et sa majesté tomber aux mains de l'ennemi, et Il livra son peuple à l'épée, et contre son héritage Il fut irrité ; le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent plus chantées ; ses prêtres succombèrent à l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas. Alors, comme celui qui a dormi, le Seigneur s'éveilla, tel que le héros dont le vin avait triomphé ; et Il repoussa ses ennemis, et les chargea d'une honte éternelle. Cependant Il répudia la tente de Joseph, et n'élut point la tribu d'Ephraïm ; et Il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aimait. Et Il affermit son sanctuaire à l'égal des Cieux, à l'égal de la terre, dont Il posa les fondements éternels ; et Il élut David, son serviteur, et le tira des parcs des troupeaux ; Il lui fit quitter les brebis qui allaitent, pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d'Israël, son héritage. Et il en fut le pasteur avec un cœur pur, et d'une main prudente il le conduisit.

Évangile

Jean 3:16-21

En effet Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle ; car Dieu n'a pas envoyé Son Fils dans le monde afin qu'il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. Celui qui croit en lui n'est point jugé ; celui qui ne croit pas a déjà été jugé parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Or voici en quoi consiste ce jugement, c'est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises ; car quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas vers la lumière, afin que ses œuvres ne soient pas dévoilées ; mais celui qui pratique la vérité vient vers la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées parce qu'elles sont faites en Dieu. »

Psaume responsorial

Psaumes 136

Louez l'Éternel ! car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle. Louez le Dieu des dieux ! car sa miséricorde est éternelle. Louez le Seigneur des Seigneurs ! car sa miséricorde est éternelle ; qui seul fait de grandes merveilles, car sa miséricorde est éternelle ; qui a fait les Cieux avec intelligence, car sa miséricorde est éternelle ; qui a étendu la terre sous les eaux, car sa miséricorde est éternelle ; qui a créé les grands luminaires, car sa miséricorde est éternelle ; le soleil, pour régner sur le jour, car sa miséricorde est éternelle ; la lune et les étoiles, pour régner sur la nuit, car sa miséricorde est éternelle ; qui frappa l'Egypte dans ses premiers-nés, car sa miséricorde est éternelle ; et en fit sortir Israël, car sa miséricorde est éternelle ; d'une main forte, et d'un bras étendu, car sa miséricorde est éternelle ; qui divisa la mer des algues en deux parts, car sa miséricorde est éternelle ; et fit passer Israël au milieu d'elle, car sa miséricorde est éternelle ; et poussa Pharaon et son armée dans la mer des algues, car sa miséricorde est éternelle ; qui conduisit son peuple à travers le désert, car sa miséricorde est éternelle ; qui frappa de grands rois, car sa miséricorde est éternelle ; et fit mourir des rois puissants, car sa miséricorde est éternelle ; Sihon, roi de l'Amoréen, car sa miséricorde est éternelle ; et Og, roi de Basan, car sa miséricorde est éternelle ; et donna leur pays en héritage, car sa miséricorde est éternelle ; en héritage à Israël, son serviteur, car sa miséricorde est éternelle ; qui dans notre abaissement eut souvenir de nous, car sa miséricorde est éternelle ; et nous délivra de nos oppresseurs, car sa miséricorde est éternelle ; qui donne une nourriture à toute chair, car sa miséricorde est éternelle. Louez le Dieu des Cieux ! car sa miséricorde est éternelle.

Psaume responsorial

Psaumes 141

Au maître chantre. De David.Éternel, je t'invoque : accours à mon aide ! Entends ma voix, quand je t'invoque ! Que ma prière, comme l'encens, arrive jusqu'à toi, et l'élévation de mes mains, comme l'offrande du soir ! Mets, ô Éternel, une garde devant ma bouche, et surveille la porte de mes lèvres ! Ne laisse pas mon cœur pencher vers le mal, pour commettre des forfaits par impiété, avec les hommes artisans de crime, et pour que je ne goûte pas leurs friandises ! Que le Juste me frappe, c'est amour ; qu'il me châtie, c'est de l'huile sur ma tête ; que ma tête ne se refuse pas, si ses coups se répètent ! Mais par mes prières je m'élève contre leur malice. Si du rocher leurs princes sont précipités, alors on ouïra comme mes paroles seront douces. Tels les éclats et les copeaux qui jonchent le sol, ainsi nos os furent semés à la bouche des Enfers. Oui, Éternel, Seigneur, mes yeux se lèvent vers toi ; j'ai recours à toi : ne laisse pas ma vie se perdre ! Préserve-moi des pièges qu'ils me tendent, et des filets des méchants ! Fais tomber les méchants dans leurs propres filets, et qu'en même temps j'échappe !

Psaume responsorial

Psaumes 139

Au maître chantre. Cantique de David. Éternel, tu me pénètres et me connais. Tu sais quand je m'assieds et quand je me lève, de loin tu découvres ma pensée. Tu me vois marcher et me reposer, et tu as connaissance de toutes mes voies. Car la parole n'est pas encore sur ma langue, que déjà, Éternel, tu la connais tout entière. Tu m'enserres par devant et par derrière, et tu tiens ta main sur moi. Cette science est une merveille pour moi ; elle est trop élevée, je ne puis la saisir. Où irai-je loin de ton Esprit, et où fuirai-je loin de ta face ? Si je monte aux Cieux, tu y es ; si je prends les Enfers pour ma couche, tu es là ! Si, me soulevant sur les ailes de l'aurore, j'allais me loger au bout de la mer, là aussi ta main me conduirait, et ta droite me saisirait. Et si je dis : Qu'autour de moi il n'y ait que ténèbres et que la clarté qui m'entoure se change en nuit ! les ténèbres mêmes ne seront pas sombres pour toi, et la nuit sera claire comme le jour, les ténèbres seront ce qu'est la lumière. C'est toi en effet qui as formé mes reins, m'as tissé dans le sein maternel. je te loue de la merveille de ma structure. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le reconnaît profondément. Mon corps n'était point caché à tes yeux, quand j'étais formé mystérieusement dans les entrailles de la terre, comme des fils qui s'entrelacent. Quand je n'étais qu'une matière informe, tes yeux me voyaient ; et dans ton livre étaient marqués tous ensemble mes jours déjà déterminés, lorsque aucun d'eux n'existait. Que tes pensées, ô Dieu, sont incompréhensibles pour moi ! que la somme en est immense ! Veux-je les compter, les grains de sable sont moins nombreux ; je m'éveille, et je suis encore avec toi. O Dieu, puisses-tu faire mourir l'impie ! Hommes de sang, éloignez-vous de moi ! Eux, qui parlent de toi en commettant le crime, disent ton nom pour mentir, ce sont tes ennemis. Ne haïrais-je pas, Éternel, ceux qui te haïssent, et n'aurais-je pas de l'horreur pour tes adversaires ? Je les hais d'une haine sans réserve ; ils sont des ennemis pour moi ! Sonde-moi, ô Dieu, et pénètre mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées ! Et vois si le chemin que je suis, est celui du crime, et conduis-moi sur la voie des anciens temps !

Prière du soir — première lecture

Nombres 11:16-31

Alors l'Éternel dit à Moïse : Choisis-moi soixante-dix hommes parmi les Anciens d'Israël que tu connais pour être Anciens du peuple et préposés sur lui, et amène-les à la Tente du Rendez-vous, et qu'ils s'y présentent avec toi. Et je descendrai et parlerai là avec toi, et je prendrai de l'esprit qui repose sur toi, et en mettrai sur eux, afin qu'ils portent avec toi le fardeau du peuple, et que tu n'en sois plus chargé seul. Et tu diras au peuple : Sanctifiez-vous pour demain et vous aurez de la chair à manger ; car vous avez pleuré aux oreilles de l'Éternel et dit : Qui nous donnera de la chair à manger, car nous étions bien en Egypte ? et l'Éternel vous donnera de la chair à manger. Ce ne sera ni un jour ni deux que vous en mangerez, ni cinq, ni dix, ni vingt jours, mais un mois de temps, jusqu'à ce qu'elle s'exhale par vos narines, et qu'elle vous dégoûte, parce que vous avez répudié l'Éternel qui est au milieu de vous, et pleuré devant lui et dit : Pourquoi donc avons-nous quitté l'Egypte ? Et Moïse dit : Il y a six cent mille hommes de pied dans ce peuple au milieu duquel je suis, et Tu dis : Je leur donnerai de la chair, de quoi manger un mois de temps. Égorgera-t-on pour eux du gros et du menu bétail jusqu'à leur suffisance ? réunira-t-on tous les poissons de la mer pour qu'ils aient assez ? Et l'Éternel dit à Moïse : La main de l'Éternel se raccourcit-elle ? Tu vas voir si ma parole s'exécutera ou non. Et Moïse sortit et redit au peuple les paroles de l'Éternel, et il choisit soixante-dix hommes parmi les Anciens du peuple et les plaça autour de la Tente. Et l'Éternel descendit dans la nue et lui parla, et Il prit de l'esprit qui reposait sur lui, et Il en mit sur les soixante-dix Anciens. Et lorsque l'esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent ; mais ils ne le firent plus de nouveau. Or deux hommes étaient restés dans le camp, l'un nommé Eldad, l'autre Medad ; et l'esprit vint reposer sur eux (ils étaient parmi les [soixante-dix] inscrits, quoiqu'ils n'eussent point paru à la Tente) et ils prophétisaient dans le camp. Aussitôt le jeune garçon courut en informer Moïse et lui dit : Eldad et Medad prophétisent dans le camp. Et Josué, fils de Nun, serviteur de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole et dit : Mon seigneur, Moïse, empêche-les. Mais Moïse lui dit : Veux-tu montrer du zèle pour moi ? Je voudrais que dans le peuple de l'Éternel tous fussent des prophètes, que l'Éternel mît son esprit sur eux. Et Moïse se retira dans le camp, lui et les Anciens d'Israël. Et un vent envoyé par l'Éternel amena des cailles à travers la mer et les abattit dans le camp sur un espace d'environ une journée de marche d'un côté et d'environ une journée de marche de l'autre autour du camp, à deux coudées environ au-dessus du sol.

Deuxième lecture

Actes 21

Et, lorsque nous eûmes levé l'ancre, après nous être arrachés d'auprès d'eux, nous cinglâmes droit vers Cos, et le jour suivant vers Rhodes, et de là vers Patara. Et ayant trouvé un navire en partance pour la Phénicie, nous nous y embarquâmes, et nous partîmes. Ayant ensuite passé en vue de l'île de Chypre et l'ayant laissée sur notre gauche, nous poursuivîmes notre route vers la Syrie et nous abordâmes à Tyr ; car c'était en ce lieu-là que le navire devait décharger sa cargaison. Or nous demeurâmes là sept jours après avoir découvert les disciples, qui dirent à Paul, au nom de l'Esprit, de ne pas monter à Jérusalem. Mais, quand nous eûmes atteint le terme de notre séjour, nous partîmes pour nous mettre en route, accompagnés d'eux tous avec femmes et enfants, jusques au dehors de la ville, et, après nous être jetés à genoux sur le rivage et avoir prié, nous prîmes congé les uns des autres, et nous montâmes sur le navire, tandis qu'eux-mêmes retournèrent chez eux. Pour nous, après avoir achevé la traversée, nous arrivâmes de Tyr à Ptolemaïs, et, ayant salué les frères, nous demeurâmes un jour auprès d'eux. Le lendemain nous partîmes pour Césarée, et, étant entrés dans la maison de Philippe l'évangéliste, qui était un des sept, nous demeurâmes chez lui ; or il avait quatre filles vierges qui prophétisaient. Après que nous y fûmes demeurés plusieurs jours, un certain prophète, nommé Agabus, vint de Judée, et, s'étant rendu auprès de nous et ayant pris la ceinture de Paul, il s'en lia les pieds et les mains, et dit : « Voici ce que dit l'esprit saint : L'homme auquel appartient cette ceinture, les Juifs de Jérusalem le lieront de la même manière et le livreront aux mains des Gentils. » Or, lorsque nous eûmes entendu ces paroles, nous et les gens de l'endroit nous l'exhortâmes à ne pas monter à Jérusalem. Alors Paul répliqua : « A quoi bon verser des larmes et me briser le cœur ? Car, pour moi, je suis tout prêt, non seulement à être enchaîné, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du seigneur Jésus. » Et, comme il ne se laissait pas persuader, nous nous tînmes tranquilles, en disant : « Que la volonté du Seigneur se fasse ! » Or, au bout de ce temps-là, après avoir fait nos préparatifs, nous montâmes à Jérusalem, et quelques disciples de Césarée nous accompagnèrent et nous conduisirent chez un certain Mnasos de Chypre, ancien disciple, chez lequel nous devions loger. Or, quand nous fûmes arrivés à Jérusalem, les frères nous accueillirent avec joie, et le lendemain Paul se rendit avec nous auprès de Jacques, et tous les anciens s'y trouvèrent. Et, après les avoir salués, il racontait en détail ce que Dieu avait fait au milieu des Gentils par son ministère. Quant à eux, après l'avoir entendu, ils glorifiaient Dieu, et ils lui dirent : « Tu vois, frère, combien il y a parmi les Juifs de myriades de gens qui ont cru, et tous ils sont zélateurs de la loi ; or, ils ont été informés, en ce qui te concerne, que tu enseignes à tous les Juifs qui se trouvent parmi les Gentils à se détacher de Moïse, leur disant de ne point circoncire leurs enfants et de ne point se conformer aux coutumes ? Quel parti faut-il donc prendre ? On apprendra certainement que tu es arrivé. Fais donc ce que nous allons te dire. Nous avons quatre hommes qui se sont imposé un vœu ; prends-les avec toi et associe-toi à leur vœu, puis subviens à leur dépense, afin qu'ils puissent se faire raser la tête ; et tous connaîtront que ce dont ils ont été informés à ton sujet ne signifie rien, mais que, toi aussi, tu te comportes en observateur de la loi. Quant aux Gentils qui ont cru, nous avons fait savoir par des députés que nous avions décidé qu'ils devaient s'abstenir de viandes sacrifiées aux idoles, de sang, d'animaux étouffés et d'impudicité. » Alors Paul, ayant pris ces hommes avec lui, et s'étant associé à leur vœu, se rendit dès le lendemain avec eux au temple, pour dénoncer la durée des jours du vœu, au bout desquels l'offrande serait offerte pour chacun d'eux. Or, lorsque les sept jours étaient sur le point d'expirer, les Juifs venus d'Asie, l'ayant vu dans le temple, soulevèrent toute la foule et mirent les mains sur lui, en criant : « Israélites, au secours ! Voici l'homme qui, non content de prêcher partout et devant tous contre le peuple, la loi et ce lieu-ci, vient encore d'introduire des Grecs dans le temple et de souiller ce saint lieu. » En effet, ils avaient vu auparavant Trophime d'Éphèse dans la ville avec lui et ils croyaient que Paul l'avait fait entrer dans le temple. Et toute la ville fut en émoi, et il y eut un rassemblement populaire, et, s'étant saisis de Paul, ils le traînèrent hors du temple, dont les portes furent aussitôt fermées. Pendant qu'ils cherchaient à le mettre à mort, la nouvelle que toute la ville de Jérusalem était en confusion, parvint au commandant de la cohorte qui, prenant aussitôt des soldats et des centurions, descendit précipitamment vers eux ; mais, dès qu'ils virent le commandant et ses soldats, ils cessèrent de frapper Paul. Alors le commandant s'étant approché le fit saisir et ordonna qu'on le chargeât d'une double chaîne, puis il demandait qui il était et ce qu'il avait fait ; mais dans la foule les uns criaient une chose et les autres une autre, et, comme il ne pouvait rien apprendre de certain à cause du tumulte, il ordonna qu'on le conduisît au quartier. Mais, quand il fut sur les escaliers, il dut être porté par les soldats à cause de la violence delà foule, car la multitude du peuple suivait en criant : « A mort ! » Quand Paul fut sur le point d'entrer au quartier, il dit au commandant : « M'est-il permis de te dire quelque chose ? » L'autre lui dit : « Tu sais le grec ? Tu n'es donc pas cet Égyptien qui naguère s'est révolté et a conduit au désert les quatre mille sicaires. » Mais Paul dit : « Pour moi, je suis un Juif de Tarse, citoyen d'une ville de Cilicie qui n'est pas sans renom ; cependant, je te prie, permets-moi de parler au peuple. » Cette permission accordée, Paul, se levant debout sur les escaliers, fit signe de la main au peuple, et un profond silence s'étant établi, il prit la parole en langue hébraïque, en disant :

Deuxième lecture

Apocalypse 20

Et je vis un ange descendre du ciel, tenant la clef de l'abîme et une grande chaîne dans sa main. Et il se saisit du dragon, l'ancien serpent, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans ; et il le jeta dans l'abîme, et il l'enferma et le scella d'une manière permanente, afin qu'il n'égarât plus les nations, jusques à ce que les mille ans eussent été accomplis : après cela il faut qu'il soit délié pour un peu de temps. Et je vis des trônes ; et ils s'assirent dessus, et il leur fut donné d'exercer le jugement ; et je vis aussi les âmes de ceux auxquels on a fait la guerre à cause du témoignage de Jésus et de la parole de Dieu, et ceux entre autres qui n'ont point adoré la bête ni son image, et qui n'ont pas reçu sa marque sur leur front ni sur leur main ; et ils vécurent et ils régnèrent avec le Christ pendant mille ans. Les autres morts ne vécurent point jusques à ce que les mille ans eussent été accomplis. C'est là la première résurrection. Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection ! La seconde mort n'a aucune autorité sur eux, mais ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils règnent avec lui pendant mille ans. Et, quand les mille ans auront été accomplis, Satan sera élargi de sa prison, et il sortira pour égarer les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, pour les rassembler pour la guerre, eux dont le nombre est comme le sable de la mer. Et ils montèrent sur la largeur de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée, et du feu descendit du ciel et il les consuma ; et le diable qui les égare fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont aussi la bête et le faux prophète, et ils seront tourmentés jour et nuit aux siècles des siècles. Et je vis un grand trône blanc et Celui qui y était assis ; de devant la face duquel s'enfuirent la terre et le ciel, et pour eux on ne trouva pas de place. Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant debout devant le trône, et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert, qui est le livre de vie, et les morts furent jugés selon leurs œuvres d'après ce qui est écrit dans les livres ; et la mer rendit les morts qu'elle renferme, et la mort et le séjour des morts rendirent les morts qu'ils renferment, et ils furent jugés chacun selon leurs œuvres. Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est là la seconde mort, l'étang de feu. Et quiconque ne fut pas trouvé inscrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu.

Deuxième lecture

Hébreux 7:23-28

Et, tandis que les autres ont formé une pluralité de prêtres, parce que la mort empêche la permanence, pour lui, comme il demeure pour l'éternité, il possède la prêtrise indéfectible, en sorte qu'il peut aussi sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, car il est toujours vivant pour intercéder pour eux. C'est bien, en effet, un tel grand prêtre qui nous convenait : saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et qui est devenu plus élevé que les cieux ; il n'a pas journellement besoin, comme les grands prêtres, d'offrir des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, puis pour ceux du peuple ; car ceci il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même en sacrifice. En effet, tandis que la loi institue, pour grands prêtres, des hommes pleins de faiblesse, la parole du serment, prêté après la loi, institue un Fils qui est parvenu à la perfection pour l'éternité.

Deuxième lecture

2 Pierre 7:1-10

Évangile

Marc 3

Et il entra de nouveau dans une synagogue, et il se trouvait là un homme ayant la main desséchée. Et ils l'observaient pour voir si, le jour du sabbat, il le guérirait, afin de pouvoir l'accuser. Et il dit à l'homme qui avait la main sèche : « Lève-toi, et viens ici au milieu. » Et il leur dit : « Est-il permis le jour du sabbat de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou de la détruire ? » Mais eux se taisaient. Et ayant porté tout autour de lui ses regards sur eux avec colère, étant vivement attristé de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : « Étends la main. » Et il l'étendit et sa main fut guérie. Et les pharisiens étant sortis tenaient aussitôt conseil contre lui avec les Hérodiens, afin de le faire mourir. Et Jésus se retira, avec ses disciples vers la mer, et une multitude nombreuse venue de la Galilée le suivit. Et de la Judée, et de Jérusalem, et de l'Idumée, et d'au delà le Jourdain, et des environs de Tyr et de Sidon, une multitude nombreuse entendant parler de tout ce qu'il faisait, vint à lui. Et il dit à ses disciples de faire tenir près de lui des barques, à cause de la foule, afin qu'on ne se pressât pas contre lui ; en effet il avait guéri beaucoup de monde, en sorte que tous ceux qui avaient des infirmités se jetaient sur lui, afin de le toucher. Et les esprits impurs, quand ils le voyaient, se jetaient à ses pieds et s'écriaient : « Tu es le fils de Dieu. » Et il leur adressait beaucoup de remontrances, pour qu'ils ne le fissent pas connaître. Et il monte sur la montagne, et il appelle à lui ceux qu'il voulait ; et ils vinrent vers lui. Et il en désigna douze, qu'il nomma aussi apôtres, afin qu'ils fussent avec lui, et afin de les envoyer prêcher, en ayant l'autorité de chasser les démons. Et il désigna les douze, et il donna à Simon le nom de Pierre, et Jacques fils de Zébédée et Jean le frère de Jacques, et il leur donna le nom de Boanerges, qui signifie fils du tonnerre, et André, et Philippe, et Barthélémy, et Matthieu, et Thomas, et Jacques le fils d'Alphée, et Thaddée, et Simon le Cananéen, et Judas Iscarioth, lequel aussi le livra. Et il se rend à la maison, et la foule se réunit de nouveau, en sorte qu'ils ne pouvaient pas même prendre leur repas. Et ceux qui lui tenaient de près l'ayant appris sortirent pour se saisir de lui, car ils disaient : « Il a perdu l'esprit. » Et les scribes descendus de Jérusalem disaient : « Il a Béézéboul, » et : « C'est par le chef des démons qu'il chasse les démons. » Et les ayant appelés à lui, il leur disait sous forme de paraboles : « Comment Satan peut-il chasser Satan ? Et si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut pas subsister ; et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison-là ne pourra pas subsister ; et si Satan s'est soulevé contre lui-même et est divisé, il ne peut pas subsister, mais il prend fin. Mais personne ne peut, après être entré dans la maison de l'homme fort, piller ses biens, s'il n'a pas premièrement garrotté l'homme fort, et alors il pillera sa maison. En vérité je vous déclare que tous les péchés et les blasphèmes, qu'ils auront pu proférer, seront pardonnés aux fils des hommes ; mais celui qui aura blasphémé contre l'esprit saint n'a point de pardon à attendre pour l'éternité, mais il est coupable d'un péché éternel. » C'est qu'ils disaient : « Il a un esprit impur. » Et sa mère et ses frères viennent, et se tenant debout dehors ils envoyèrent vers lui pour l'appeler. Et la foule était-assise autour de lui, et on lui dit : « Voici, ta mère et tes frères sont dehors qui te cherchent. » Et il leur réplique : « Qui est ma mère et mes frères ? » Ayant porté ses regards tout alentour sur ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voilà ma mère et mes frères ; quiconque aura fait les volontés de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »

Prière du soir — deuxième lecture

1 Corinthiens 13

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas de charité, je suis un airain retentissant, ou une cymbale bruyante. Et quand j'aurais un don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la connaissance, et quand j'aurais toute la foi qui déplace les montagnes, si je n'ai pas de charité, je ne suis rien. Et quand j'emploierais en libéralités tout ce que je possède, et quand je livrerais mon corps afin d'en tirer gloire, si je n'ai pas de charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, la charité est bienveillante ; elle n'est pas jalouse, elle ne s'en croit point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle n'agit point avec indécence, elle ne recherche point ce qui ne lui appartient pas, elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal, elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit avec la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle surmonte tout. La charité ne périt jamais ; mais quant à la prophétie, elle sera détruite ; quant aux langues, elles cesseront ; quant à la connaissance, elle sera détruite ; car c'est partiellement que nous connaissons, et c'est partiellement que nous prophétisons ; mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera détruit. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu un homme, j'ai détruit ce qui était de l'enfant. Maintenant en effet nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors ce sera face à face ; maintenant je connais partiellement, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. Mais pour le moment ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité ; or la plus grande d'entre elles est la charité.

Évangile

Luc 11:14-28

Et il chassait un démon muet ; or il advint, lorsque le démon fut sorti, que le muet parla ; et la foule fut émerveillée. Mais quelques-uns d'entre eux dirent : « C'est grâce à Béézéboul, le chef des démons, qu'il chasse les démons. » Mais d'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui demandaient un signe qui vînt du ciel. Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et on y voit tomber maison sur maison ; or si Satan aussi s'est divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il ? Car vous dites que c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons ; mais si moi c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons, vos fils, grâce à qui les chassent-ils ? C'est pourquoi ce sont eux qui seront vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusqu'à vous. Lorsque l'homme fort, bien armé, garde sa propre cour, ce qu'il possède est en sûreté ; mais s'il arrive qu'un plus fort que lui survienne et le vainque, il s'empare de toutes les armes auxquelles il se confiait, et il distribue ses dépouilles. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit impur est sorti de l'homme, il parcourt les lieux arides, cherchant du repos, et n'en trouvant pas, il dit alors : « Je retournerai dans ma maison, d'où je suis sorti. » Et y revenant, il la trouve en paix, balayée et ornée. Alors il va et prend sept autres esprits plus méchants que lui-même, et après être entrés, ils y habitent ; et la nouvelle condition de cet homme devient pire que la première. » Or il advint, pendant qu'il disait ces choses, qu'une femme, élevant sa voix du milieu de la foule, lui dit : « Heureux le sein qui t'a porté et les mamelles qui t'ont allaité ! » Mais il dit : « Heureux bien plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent ! »

Évangile

Jean 9:13-25

Ils le conduisent auprès des pharisiens, lui qui naguère était aveugle. Or c'était un jour de sabbat que celui où Jésus avait fait la boue et lui avait ouvert les yeux. Les pharisiens aussi lui demandaient donc derechef comment il avait recouvré la vue ; et il leur dit : « Il m'a appliqué de la boue sur les yeux, et je me suis lavé, et je vois. » Quelques-uns des pharisiens disaient donc : « Ce n'est pas de la part de Dieu que vient cet homme, car il n'observe pas le sabbat. » D'autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ? » Et il y eut dissentiment parmi eux. Ils disent donc derechef à l'aveugle : « Toi, que dis-tu de lui, pour t'avoir ouvert les yeux ? » Et il dit : « C'est un prophète. » Les Juifs donc ne crurent pas qu'il eût été aveugle et qu'il eût recouvré la vue, jusques à ce qu'ils eussent appelé les parents de celui-là même qui avait recouvré la vue, et ils leur demandèrent : « Celui-ci est-il votre fils que vous dites être né aveugle ? Comment donc voit-il maintenant ? » Ses parents répliquèrent donc : « Nous savons que celui-ci est notre fils, et qu'il est né aveugle ; mais comment il voit maintenant, nous ne le savons pas ; ou bien qui est-ce qui lui a ouvert les yeux, c'est quant à nous ce que nous ne savons pas ; interrogez-le lui-même, il a de l'âge, il parlera lui-même de ce qui le concerne. » Ses parents s'exprimèrent ainsi parce qu'ils craignaient les Juifs ; car déjà les Juifs s'étaient entendus afin que si quelqu'un le reconnaissait pour le Christ, il fût mis au ban de la synagogue. C'est pour cela que ses parents dirent : « il a de l'âge, interrogez-le lui-même. » Ils appelèrent donc une seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ; nous savons que cet homme-là est un pécheur. » L'autre répliqua donc : « Si c'est un pécheur, je n'en sais rien ; je sais une seule chose, c'est qu'ayant été aveugle, maintenant je vois. »

Évangile

Actes 2

Et, quand vint le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu, et il survint tout à coup du ciel un bruit semblable à celui d'un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis, et des langues séparées, qui semblaient de feu, leur apparurent, et il s'en posa une sur chacun d'eux, et ils furent tous remplis d'esprit saint, et ils commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'esprit leur donnait de s'exprimer. Or, se trouvaient établis à Jérusalem des Juifs pieux venus de chez toutes les nations qui habitent sous le ciel ; et, quand ce bruit eut eu lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans son propre idiome. Or tous étaient stupéfaits et ils disaient dans leur étonnement : « Voici, tous ces gens-là qui parlent ne sont-ils pas des Galiléens ? Et comment chacun de nous entend-il dans son idiome natal — Parthes et Mèdes et Élamites, et ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée et la Cappadoce, le Pont et l'Asie, la Phrygie et la Pamphylie, l'Egypte et les régions de la Libye voisine de Cyrène, et les voyageurs venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, — comment les entendons-nous parler dans nos propres langues des hauts faits de Dieu ? » Or tous étaient stupéfaits et incertains, se disant l'un à l'autre : « Que veut dire ceci ? » tandis que d'autres raillaient et disaient : « C'est qu'ils sont pleins de vin doux. » Mais Pierre s'étant avancé avec les onze éleva la voix et leur dit : « Juifs, et vous tous qui habitez Jérusalem, comprenez bien ceci et prêtez l'oreille à mes paroles, car ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, puisque c'est la troisième heure du jour, mais ce qui se passe est ce qui a été prédit par l'entremise du prophète Joël : « Et il arrivera après cela, dit Dieu, que Je répandrai de Mon esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront, et vos jeunes gens verront des visions, et vos vieillards auront des songes ; et certes en ces jours-là Je répandrai de Mon esprit sur Mes serviteurs et sur Mes servantes, et ils prophétiseront ; et J'opérerai des prodiges en haut dans le ciel, et des miracles en bas sur la terre, du sang et du feu et de la vapeur de fumée ; le soleil sera changé en ténèbres et la lune en sang, avant qu'arrive la grande et éclatante journée du Seigneur ; et il arrivera que quiconque aura invoqué le nom du Seigneur sera sauvé. » Israélites, écoutez mes paroles que voici : Jésus le Nazoréen, cet homme accrédité de Dieu auprès de vous par des miracles, des prodiges et des signes que Dieu a opérés par son moyen au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes, c'est lui que vous avez fait périr en le crucifiant par la main des impies, après qu'il eut été livré selon le dessein arrêté et la prescience de Dieu, et c'est lui que Dieu a ressuscité en dissipant les douleurs de la mort, en la puissance de laquelle il n'était, en effet, pas possible qu'il fût retenu ; car David dit à propos de lui : « J'ai toujours vu le Seigneur devant moi, parce qu'il se tient à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé, c'est pourquoi mon cœur a été dans la joie et ma langue dans l'allégresse ; ma chair aussi se reposera encore avec espérance, parce que Tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts et que Tu ne permettras point que celui qui T'est consacré voie la corruption. Tu m'as fais connaître les routes de la vie, Tu me combleras de joie par Ta présence. » Frères, il est permis de vous dire avec assurance, quant au patriarche David, qu'il est mort et qu'il a été enterré ; aussi bien son sépulcre subsiste-t-il parmi nous jusques à ce jour. Étant donc prophète, et sachant que Dieu lui avait juré avec serment qu'il ferait asseoir un fruit de ses reins sur son trône, c'est par prévision qu'il a parlé de la résurrection du Christ, car celui-ci n'a pas été abandonné dans le séjour des morts et sa chair n'a pas vu la corruption ; c'est ce Jésus que Dieu a ressuscité, ce dont, nous tous, nous sommes témoins. Ayant donc été élevé à la droite de Dieu, et ayant reçu du Père l'esprit saint qui avait été promis, il a répandu celui-ci comme vous-mêmes aussi vous le voyez et vous l'entendez. David, en effet, n'est point monté dans les cieux, mais il dit lui-même : « Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusqu'à ce que J'aie fait de tes ennemis un marchepied pour tes pieds. » Que toute la maison d'Israël sache donc avec certitude que Dieu l'a fait et seigneur, et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. » Ce qu'ayant ouï, ils furent piqués au cœur, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : « Frères, qu'avons-nous à faire ? » Sur quoi Pierre s'adressant à eux : « Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez le don du saint esprit ; car c'est pour vous qu'est la promesse, et pour vos enfants, et pour tous ceux au loin qu'aura appelés à Lui le Seigneur notre Dieu. » Et il rendait témoignage par plusieurs autres paroles, et il les exhortait en disant : « Sauvez-vous en quittant cette génération pervertie. » Ceux donc qui eurent à gré ses paroles se firent baptiser, et il y eut ce jour-là environ trois mille personnes qui furent agrégées. Cependant ils étaient assidus à l'enseignement des apôtres et aux réunions communes, à la fraction du pain et aux prières. Or chacun était dans la crainte ; mais il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Et tous ceux qui avaient cru avaient en un même lieu toutes choses en commun, et ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils les distribuaient à tous selon les besoins de chacun. Tous les jours ils étaient ensemble assidus dans le temple, et, rompant le pain dans les maisons, ils prenaient leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant faveur auprès de tout le peuple. Cependant le Seigneur agrégeait journellement au même corps ceux qui étaient sauvés.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.