Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Actes 14:1-7

Or, il advint qu'à Icône ils entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et qu'ils parlèrent de manière qu'une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent ; mais ceux des Juifs qui refusèrent de croire soulevèrent et aigrirent l'esprit des Gentils contre les frères. Aussi, après que, pendant un long espace de temps, ils eurent agi avec une pleine assurance, grâce au Seigneur qui rendait témoignage à la parole de Sa grâce en permettant que des miracles et des prodiges s'opérassent par leurs mains, la multitude de l'endroit se divisa, les uns tenant pour les Juifs et les autres pour les apôtres. Mais, s'étant aperçus que les Gentils et les Juifs avec leurs chefs étaient prêts à les outrager et à les lapider, ils se réfugièrent dans les villes de Lycaonie, Lystre et Derbe, et dans le pays circonvoisin ; et ils y prêchaient la bonne nouvelle.

Première lecture

Ésaïe 23

Oracle contre Tyr.Gémissez, navires de Tarsis ! car elle est détruite : plus de maisons ! personne n'y entre : la nouvelle leur en vient du pays de Cittim. Frissonnez, habitants de la côte que remplissaient les marchands de Sidon, qui parcourent les mers ! Sur les vastes eaux flottait le blé du fleuve noir, les moissons du Nil, son revenu ; et elle était le marché des nations. Sois honteuse, Sidon ! car la mer, le fort de la mer, tient ce langage : « Je n'eus point les douleurs, et n'enfantai point, je ne nourris point de jeunes hommes et n'élevai point de vierges. » Quand la nouvelle en viendra en Egypte, ils trembleront aux nouvelles de Tyr. Passez à Tarsis, gémissez, habitants de la côte ! Est-ce là votre ville joyeuse, dont l'origine remontait à l'antiquité ? Ses pieds la mènent demeurer au loin comme étrangère. Qui a porté cet arrêt contre Tyr, la distributrice des couronnes, dont les marchands étaient des princes, et les trafiquants les notables de la terre ? L'Éternel des armées a porté cet arrêt, pour profaner toute grandeur brillante, et couvrir de mépris tous les notables de la terre. Parcours librement ton pays, pareille au Nil, fille de Tarsis ! Il n'y a plus de chaînes ! Il étendit sa main sur la mer, ébranla les royaumes ; l'Éternel commanda à Canaan de détruire ses forts, et Il dit : Désormais tu ne te réjouiras plus, vierge déshonorée, fille de Sidon ! Lève-toi ! passe chez les Cittiens ! là non plus nul repos pour toi ! Vois le pays des Chaldéens ! Ce peuple [naguère] n'était pas ; l'Assyrien assigna ce pays aux habitants du désert : ils élèvent leurs vedettes, détruisent ses palais et les mettent en ruines. Gémissez, navires de Tarsis, car votre boulevard est détruit. Et en ce temps-là Tyr sera oubliée soixante-dix ans, le temps de la vie d'un roi ; mais au bout de soixante-dix ans, il en arrivera à Tyr selon la chanson de la courtisane : « Prends le luth, parcours la ville, courtisane oubliée, tire de beaux sons de la lyre, redouble tes chants, pour qu'on se souvienne de toi ! » Et au bout de soixante-dix ans, l'Éternel jettera les yeux sur Tyr, et ses gains impurs lui reviendront, et elle aura commerce avec tous les royaumes du monde sur la face de la terre. Mais ses profits et ses gains impurs seront consacrés à l'Éternel ; ils ne seront ni accumulés ni mis en réserve, mais ses profits seront la part de ceux qui habitent devant l'Éternel, pour les nourrir abondamment, et pour les vêtir avec magnificence.

Première lecture

1 Rois 18:1-19

Et longtemps après, la parole de l'Éternel fut adressée à Élie, la troisième année, en ces termes : Va et te présente à Achab, puis je laisserai la pluie descendre sur la face de la terre. Alors Élie alla se présenter à Achab. Or la famine était extrême dans Samarie ; et Achab manda Obadia, préfet du palais (or Obadia avait une très grande crainte de l'Éternel, et lorsque Jézabel extermina les prophètes de l'Éternel, Obadia recueillit cent prophètes et les cacha, cinquante hommes par grotte, et les fournit de pain et d'eau) ; et Achab dit à Obadia : Va dans le pays à toutes les sources et à tous les courants d'eau, peut-être se trouvera-t-il quelque herbe pour faire vivre nos chevaux et nos mulets, et n'avoir pas à nous défaire d'une partie du bétail. Et ils se distribuèrent entre eux le pays pour le parcourir ; Achab s'achemina par une voie seul, et Obadia s'achemina par l'autre voie, seul. Et comme Obadia était en route, voilà qu'Élie le rencontra ; et le reconnaissant, Obadia se jeta la face contre terre et dit : Est-ce toi, mon seigneur Élie ? Et il lui répondit : Moi-même. Va, dis à ton maître : Voici Élie ! Et il dit : En quoi ai-je péché que tu veuilles livrer ton serviteur aux mains d'Achab pour qu'il me fasse mourir ? Par la vie de l'Éternel, ton Dieu, il n'est ni peuple, ni royaume où mon maître ne t'ait envoyé chercher, et quand on disait : Il n'est pas ici, le roi faisait jurer au royaume et au peuple qu'on ne te trouvait pas. Et maintenant tu dis : Va, dis à ton maître : Voici Élie ! et si je te quitte et que l'Esprit de l'Éternel te transporte j'ignore où, et que je vienne donner l'avis à Achab, et qu'il ne te trouve pas, alors il me fera mourir, et pourtant ton serviteur a craint l'Éternel dès sa jeunesse. Mon seigneur n'a-t-il pas été informé de ce que j'ai fait lorsque Jézabel massacra les prophètes de l'Éternel, que je cachai cent hommes d'entre les prophètes de l'Éternel, cinquante par grotte, et les fournis de pain et d'eau ? Et maintenant tu dis : Va, dis à ton maître : Voici Élie ! Il me fera mourir. Mais Élie dit : Par la vie de l'Éternel des armées, aux ordres de qui je me tiens, aujourd'hui je me présenterai à lui. Alors Obadia alla au-devant d'Achab et lui fit rapport. Et Achab vint au-devant d'Élie. Et à la vue d'Élie, Achab lui dit : Est-ce toi, perturbateur d'Israël ? Et il répondit : Je ne suis point le perturbateur d'Israël, c'est toi au contraire et la maison de ton père, en désertant les commandements de l'Éternel, et quand tu as pris ton chemin après les Baals. Maintenant donc dépêche et convoque devant moi tout Israël au mont Carmel et les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes d'Astarté qui mangent à la table de Jézabel.

Prière du matin — première lecture

Ésaïe 6:1-11

L'année de la mort du roi Hosias, je vis le Seigneur assis sur un trône éminent et élevé, et les pans de son manteau remplissaient le temple. Des Séraphins debout l'entouraient ; ils avaient chacun d'eux six ailes : de deux ils se couvraient le visage, et de deux ils se couvraient les pieds, et de deux ils volaient. Et ils s'entre-répondaient disant : Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa magnificence ! Et les bases des seuils s'ébranlaient à la voix de ce chœur, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis : Malheur à moi ! je vais périr ! car je suis un homme aux lèvres souillées, et j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres souillées, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées ! Mais l'un des Séraphins vola jusqu'à moi, ayant dans sa main une pierre brûlante qu'avec une pince il avait prise sur l'autel. Et il en toucha ma bouche et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres, et ton crime est enlevé, et ton péché expié. Et j'entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Alors je dis : Me voici ! envoie-moi ! Et Il dit : Va, et dis à ce peuple : Écoutez, écoutez ! mais vous n'entendrez pas ! regardez ! regardez ! mais vous ne comprendrez pas ! Appesantis le cœur de ce peuple, et rends ses oreilles dures, et ses yeux aveugles ! de peur qu'il ne voie de ses yeux et n'entende de ses oreilles, et que son cœur ne comprenne, et qu'il ne se convertisse et ne soit guéri. Alors je dis : Jusques à quand ?… Seigneur ! Et il dit : Jusqu'à ce que s'écroulent leurs villes privées d'habitants, et leurs maisons privées d'hommes, et que leur pays soit désolé et désert.

Épître

Romains 11:33-36

O profondeur de la richesse, et de la sagesse, et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont incompréhensibles et Ses voies impénétrables ! Car qui est-ce qui a connu la pensée du Seigneur ; ou bien, qui est-ce qui a été Son conseiller ; ou bien, qui est-ce qui d'avance Lui a rien donné, et on l'en dédommagera ! Car c'est de Lui que procèdent, c'est par Lui et pour Lui que sont toutes choses. A lui soit rendue la gloire pour les siècles ! Amen !

Première lecture

Néhémie 4

Et lorsque Saneballat apprit que nous relevions les murs, il fut irrité et très chagrin, et il se moqua des Juifs. Et il parla devant ses frères et les puissants de Samarie en ces termes : Que font les Juifs impuissants ? les laissera-t-on faire ? Sacrifieront-ils ? achèveront-ils maintenant ? feront-ils renaître les pierres du sein des décombres poudreux, quand elles sont brûlées ? Et Tobie, l'Ammonite, se tenait à ses côtés et dit : Aussi bien qu'est-ce qu'ils bâtissent ? Quand un renard sauterait dessus, il ferait crouler leur mur de pierres ! — Entends, ô notre Dieu, que nous sommes méprisés, et fais retomber leurs outrages sur leur tête, et livre-les au pillage dans le pays de la captivité ! Ne couvre pas leur forfait, et que leur péché ne soit pas effacé devant toi, car ils t'ont provoqué en s'opposant aux réparateurs. — Cependant nous relevâmes le mur, et tout le mur fut achevé jusqu'à la moitié ; et le peuple avait cœur au travail. Et lorsque Saneballat et Tobie et les Arabes et les Ammonites et les Asdodites apprirent que le mur de Jérusalem était remis en état et que les brèches commençaient à se fermer, ils en eurent une colère extrême. Et ils se liguèrent tous entre eux pour venir attaquer Jérusalem et lui porter dommage. Alors nous priâmes notre Dieu, et nous fîmes le guet jour et nuit par précaution contre eux. Mais Juda dit : La vigueur des porteurs cède, et il y a trop de décombres : nous ne pouvons plus travailler au mur ! Et nos adversaires avaient cette idée : il faut qu'ils ne se doutent, ne s'aperçoivent de rien, jusqu'à ce que nous soyons arrivés au milieu d'eux, et que nous les massacrions, et fassions cesser l'ouvrage. Et comme il vint des Juifs qui habitaient près d'eux, et qu'ils nous le répétèrent bien dix fois, de tous les lieux d'où ils allaient et venaient chez nous, je posai des postes dans l'enfoncement à l'endroit qui est derrière le mur, dans les places exposées au soleil, et je postai le peuple par familles avec leurs épées, leurs lances et leurs arcs. Et j'examinai, puis je me levai et dis aux nobles et aux chefs et au reste du peuple : N'ayez pas peur d'eux ! Pensez au Seigneur, le Grand et le Redoutable, et combattez pour vos frères, vos fils et vos filles, vos femmes et vos maisons ! Et lorsque nos ennemis apprirent que nous étions informés, par là Dieu déjoua leur plan, et nous retournâmes tous au mur, chacun à sa besogne. Et à partir de ce jour, la moitié de mes écuyers travaillaient à l'ouvrage, et l'autre moitié restait sous les armes avec lances, boucliers, et arcs et cuirasses. Et les chefs se tenaient derrière toute la Maison de Juda. Ceux qui travaillaient au mur et ceux qui portaient et chargeaient les fardeaux, d'une main travaillaient à l'ouvrage et de l'autre tenaient leur armure. Les constructeurs avaient chacun son épée ceinte autour de ses reins, et travaillaient. Et celui qui sonnait de la trompette, était à mes côtés. Et je dis aux nobles et aux chefs et au reste du peuple : L'ouvrage est considérable et étendu, et nous sommes épars sur les murs, l'un à distance de l'autre : au lieu donc d'où vous entendrez partir le son de la trompette, réunissez-vous-y à nous ! Notre Dieu combattra pour nous. Et c'est ainsi que nous travaillions à l'ouvrage ; et une moitié des hommes tenaient la lance depuis le lever de l'aurore jusqu'à l'apparition des étoiles. Et dans le même temps je dis aussi au peuple : Que chacun avec son écuyer passe la nuit dans Jérusalem, et que la nuit il fasse le guet pour nous, et que le jour il soit à l'ouvrage. Ni moi, ni mes frères, ni mes écuyers, ni les hommes de la garde qui me suivaient, ne quittâmes nos habits ; pour bain — chacun avait son armure.

Prière du matin — deuxième lecture

Apocalypse 1

Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à Ses esclaves ce qui doit arriver au plus tôt, et qu'il a fait connaître en l'envoyant, par Son ange Son esclave, à Jean qui a rendu témoignage à la parole de Dieu et au témoignage de Jésus-Christ en tout ce qu'il a vu. Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie et qui observent ce qui y est écrit, car le moment est proche ! Jean aux sept Églises qui sont en Asie : La grâce et la paix vous soient données par Celui qui est et qui était et qui doit venir, et par les sept esprits qui sont devant Son trône, et par Jésus-Christ, lui qui est le témoin fidèle, le premier-né des morts et le chef des rois de la terre ! A celui qui nous aime et qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et il a fait pour nous un royaume, des prêtres pour Dieu son Père, à lui soit la gloire et la puissance pour les siècles. Amen ! Voici, il vient avec les nuées, Et tout œil le verra, Et ceux entre autres qui l'ont transpercé. Et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui ! Amen ! « Je suis l'alpha et l'oméga », dit le Seigneur Dieu, Qui est et qui était et qui doit venir, Le Tout-Puissant. Moi, Jean, votre frère, qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la constance en Christ, je me suis trouvé dans l'île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je me trouvai inspiré dans la journée dominicale, et j'entendis derrière moi une voix forte comme d'une trompette qui disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, et à Smyrne, et à Pergame, et à Thyatire, et à Sardes, et à Philadelphie, et à Laodicée. » Et je me retournai pour voir la voix qui me parle, et après m'être retourné, je vis sept candélabres d'or, et au milieu des candélabres un être semblable à un fils d'homme, revêtu d'une longue robe, et ceint sur ses mamelles d'une ceinture d'or. Mais sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche comme neige ; et ses yeux étaient comme une flamme de feu ; et ses pieds étaient semblables à de l'airain brillant, comme dans le foyer d'une fournaise ; et sa voix était comme un bruit de grosses eaux ; et il y avait dans sa main droite sept étoiles ; et de sa bouche sortait un glaive acéré à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil quand il brille dans sa force. Et lorsque je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, et il posa sa main droite sur moi, en disant : « Ne crains point ; c'est moi qui suis le premier-né et le dernier, et le vivant ; et j'ai été mort, et voici, je suis vivant aux siècles des siècles ; et je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. Mets donc par écrit les choses que tu as vues et ce qu'elles sont, et celles qui doivent avoir lieu après celles-là, le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et les sept candélabres d'or : les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept candélabres sont les sept Églises. »

Psaume responsorial

Psaumes 90

Prière de Moïse, homme de Dieu.Éternel, tu as été notre refuge d'une génération à l'autre génération ; avant que les montagnes fussent enfantées, et que tu eusses engendré la terre et le monde, oui, de l'éternité à l'éternité tu es, ô Dieu. Tu fais rentrer l'homme dans la poudre, et tu dis : « Rentrez-y, enfants des hommes ! » Car mille ans sont à tes yeux comme le jour d'hier, quand il est passé, et comme une veille dans la nuit. Tu les emportes, ils sont un rêve ; le matin, comme l'herbe, l'homme lève ; le matin il fleurit et lève ; le soir il est tranché, et il sèche. Car nous sommes consumés par ta colère, et par ton courroux nous sommes terrassés. Tu produis nos péchés à ta vue, et nos secrets à la lumière de ta face. Car tous nos jours fuient devant ta fureur, nous perdons nos années, comme une pensée. Les jours de notre vie, ce sont soixante-dix années, et, pour les forts, quatre-vingts années ; et ce qui fait leur orgueil est peine et néant ; car il passe vite, et nous nous envolons. Qui connaît la puissance de ta colère, et mesure ton courroux sur la crainte qui t'est due ? Apprends-nous à faire un tel compte de nos jours, que nous acquérions un cœur sage ! Reviens, Éternel ! Jusques à quand ?… \ Et prends pitié de tes serviteurs ! Rassasie-nous bientôt de ta grâce, et nous serons triomphants et joyeux durant tous nos jours ! Donne-nous de la joie pour le temps que tu nous affligeas, pour les années où nous connûmes le malheur ! Rends ton action visible à tes serviteurs, et ta majesté à leurs enfants ! Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous ! Et consolide pour nous l'œuvre de nos mains, oui, consolide l'œuvre de nos mains !

Évangile

Matthieu 28:18-20

Et Jésus s'étant approché s'adressa à eux en disant : « Toute autorité m'a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc instruire toutes les nations, après les avoir baptisées au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, en leur enseignant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, moi, je suis avec vous tous les jours, jusques à la consommation du temps. »

Psaume responsorial

Psaumes 19

Au maître chantre. Cantique de David.Les Cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament proclame l'œuvre de ses mains. Le jour en transmet au jour le témoignage, et la nuit à la nuit en donne connaissance : ce n'est pas un discours, ce n'est pas un langage, dont la voix ne soit pas entendue. Sur toute la terre leurs accents se répandent, et leurs récits vont jusques au bout du monde, aux lieux où est dressée une tente au soleil ; il sort, comme un époux de sa chambre nuptiale, il se réjouit, comme un héros de courir dans la lice ; il part de l'extrémité du ciel, et sa carrière s'achève à ses extrémités : rien ne se dérobe à ses feux. La loi de l'Éternel est parfaite, elle restaure l'âme ; le témoignage de l'Éternel est sûr, il rend sage le simple ; les ordres de l'Éternel sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement de l'Éternel est pur, il éclaire les yeux ; la crainte de l'Éternel est pure, elle subsiste à jamais ; les préceptes de l'Éternel sont vrais, ils sont tous justes, ils ont plus de prix que l'or, que beaucoup d'or fin, plus de douceur que le miel, que le suc des rayons. Ton serviteur aussi en fut éclairé ; à les garder il y a un grand gain… Qui est-ce qui aperçoit [toutes] ses erreurs ? Absous-moi de celles que j'ignore ! Des orgueilleux aussi préserve ton serviteur ! Qu'ils ne prennent pas l'empire sur moi ! alors je serai sans reproche, et exempt d'un grand péché. Agrée les paroles de ma bouche, et accueille la méditation de mon cœur, ô Éternel, mon rocher, et mon libérateur !

Psaume responsorial

Psaumes 147

Louez l'Etemel ! car il est beau de chanter notre Dieu ; c'est une douceur, la louange est séante. L'Éternel relève Jérusalem ; Il rassemble les bannis d'Israël. Il guérit ceux dont le cœur est blessé, et Il adoucit leurs douleurs. Il fixe le nombre des étoiles, et à toutes Il donne leur nom. Notre Seigneur est grand, sa puissance est immense, et son intelligence sans mesure. L'Éternel restaure les affligés, et Il humilie les impies jusques à terre. Chantez l'Éternel en lui rendant grâces, célébrez notre Dieu avec la harpe ! Il couvre le ciel de nuages, prépare la pluie pour la terre, fait croître l'herbe sur les montagnes ; Il donne aux animaux leur pâture, aux petits du corbeau qui appellent. Ce n'est pas la force du coursier qui lui plaît, ni les jambes du piéton qui lui sont agréables ; l'Éternel se complaît dans ceux qui le craignent, dans ceux qui espèrent en sa grâce. Jérusalem, loue l'Éternel ! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Car Il affermit les verroux de tes Portes, et bénit tes fils dans ton enceinte. Il met la paix à tes frontières, Il te rassasie de la moelle du froment. Il envoie ses ordres à la terre, sa parole court avec célérité. Il fait tomber la pluie, comme de la laine, et Il répand le givre, comme de la cendre. Il précipite sa glace en parcelles menues ; qui pourra tenir devant ses frimas ? Il émet sa parole, et Il les fait fondre, Il fait souffler le vent, et les eaux sont fluides. Il a révélé sa parole à Jacob, ses statuts et ses lois à Israël. Il ne l'a pas fait pour tous les peuples, qui de ses lois n'ont point connaissance. Louez l'Éternel !

Psaume responsorial

Psaumes 145

Cantique de louanges. De David.Je l'exalterai, ô mon Dieu, ô mon Roi ! et je bénirai ton nom toujours, à jamais. Chaque jour je te bénirai, et je louerai ton nom éternellement, à jamais. L'Éternel est grand et très glorieux, et sa grandeur est incommensurable. Qu'un âge à l'autre âge annonce tes œuvres, et publie tes exploits ! C'est la glorieuse majesté de ta magnificence, ce sont tes merveilles que je veux méditer. Qu'on redise la puissance de tes exploits terribles, et je veux raconter ta grandeur ! Que l'on proclame la mémoire de ta grande bonté, et que l'on chante ta justice ! L'Éternel est miséricordieux et clément, lent à s'irriter, et riche en grâce. L'Éternel est bon envers tous, et sa miséricorde s'étend à toutes ses œuvres. Éternel, toutes tes œuvres te célèbrent, et tes saints te bénissent ; ils disent la gloire de ton empire, et publient ta puissance, pour annoncer ta puissance aux enfants des hommes, et le glorieux éclat de ton règne. Ton régne est un règne de tous les siècles, et ton empire se perpétue d'âge en âge. L'Éternel soutient tous ceux qui tombent, et Il redresse ceux qui sont affaissés. Les yeux de tous s'attendent à toi, et tu leur donnes leur nourriture en son temps. Tu ouvres ta main, et tu rassasies de faveurs tous les vivants. L'Éternel est juste en toutes ses voies, et miséricordieux en tout ce qu'il fait. L'Éternel est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent avec sincérité. Il accomplit les vœux de ceux qui le craignent, Il entend leur cri, et leur est secourable. L'Éternel garde tous ceux qui l'aiment, et Il détruit tous les impies. Que ma bouche redise la louange de l'Éternel, et que toute chair bénisse son saint nom, éternellement, à jamais !

Prière du soir — première lecture

Genèse 18

Et l'Éternel lui apparut sous les chênes de Mamré, comme il était assis à la porte de sa tente au temps chaud de la journée. Et ayant levé les yeux il regarda, et voici, trois hommes étaient debout devant lui. Et les ayant vus, il courut à leur rencontre depuis l'entrée de sa tente, et il s'inclina jusqu'à terre et dit : Seigneur, si je peux trouver grâce à tes yeux, ne passe donc pas outre devant ton serviteur. Permets qu'on apporte un peu d'eau pour laver vos pieds, et reposez-vous sous cet arbre. Et j'irai chercher un morceau de pain pour vous refaire le cœur ; après cela vous pourrez passer plus loin ; car c'est pour cela que vous passez près de votre serviteur. Et ils répondirent : Ainsi fais, comme tu as dit. Et vite Abraham entra dans la tente vers Sarah et dit : Prends vite trois mesures de fleur de farine que tu pétriras pour en faire des galettes. Puis Abraham courut à l'étable et prit un veau délicat et bon et le donna au valet qui se hâta de l'apprêter. Et il prit de la crème et du lait et le veau qu'il avait apprêté et il le leur servit ; mais il se tenait debout devant eux sous l'arbre, et ils mangèrent. Alors ils lui dirent : Où est Sarah, ta femme ? Et il répondit : La voici dans la tente. Et il dit : Je reviendrai chez toi à la renaissance de l'année ; et voici, Sarah, ta femme, aura un fils. Et Sarah était aux écoutes à l'entrée de la tente qui était derrière lui. Or Abraham et Sarah étaient vieux, avancés en âge ; et il y avait chez Sarah suppression de ce qui survient aux femmes. Et Sarah rit intérieurement disant : Maintenant que je suis passée, y aurait-il pour moi volupté ? et mon seigneur est vieux. Alors l'Éternel dit à Abraham : Pourquoi donc Sarah a-t-elle ri, et dit-elle : Est-ce en vérité que j'enfanterais toute vieille que je suis ? Pour l'Éternel est-il rien d'impossible ? A pareille époque je reviendrai chez toi à la renaissance de l'année, et Sarah aura un fils. Et Sarah nia et dit : Je n'ai pas ri ; car elle avait peur. Et il dit : Non ! tu as ri. Alors ces hommes se levèrent et partirent de là et se dirigèrent du côté de Sodome ; or Abraham s'achemina avec eux pour les accompagner. Et l'Éternel dit : Cèlerais-je à Abraham ce que je veux faire ? Mais Abraham deviendra un peuple grand et fort, et tous les peuples de la terre auront en lui leur bénédiction. Car je l'ai distingué, afin qu'il prescrive à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l'Éternel pour pratiquer le droit et la justice, afin que l'Éternel dispense à Abraham ce qu'il lui a promis. Et l'Éternel dit : Il est de fait que le décri de Sodome et de Gomorrhe est bien grand, et de fait que leur péché est très grave. Il faut donc que je descende et que je voie s'ils ont mis le comble à leur forfait d'accord avec le cri venu jusqu'à moi, et je veux savoir si ce n'est pas le cas. Alors les hommes partirent de là et prirent leur chemin vers Sodome ; mais Abraham resta encore en la présence de l'Éternel. Et Abraham s'approcha et dit : Irais-tu jusqu'à emporter le juste avec l'impie ? Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; veux-tu les emporter aussi et ne pardonneras-tu pas à ce lieu en considération des cinquante justes qui s'y trouvent ? Loin de toi la pensée d'agir ainsi et de donner la mort au juste en même temps qu'à l'impie, pour qu'il en soit du juste comme de l'impie ! loin de toi cette pensée ! Le Juge de la terre ne rendrait-Il pas justice ? Et l'Éternel dit : Si à Sodome je trouve cinquante justes dans la ville, je pardonnerai au lieu entier en considération d'eux. Et Abraham reprit et dit : Ah ! voici, je m'enhardis avec le Seigneur, tout poudre et cendre que je suis. Peut-être des cinquante justes il en manquera cinq : pour cinq détruiras-tu la ville entière ? Et Il dit : Je ne la détruirai pas, si j'y en trouve quarante-cinq. Et il continua encore l'entretien avec Lui et dit : Peut-être s'y en trouvera-t-il quarante. Et Il dit : En considération des quarante je m'abstiendrai. Et il dit : Ah ! que le Seigneur ne s'irrite pas si je parle ! Peut-être s'y en trouvera-t-il trente. Et Il dit : Je m'abstiendrai, si j'y en trouve trente. Et il dit : Ah ! voici, je m'enhardis à parler avec le Seigneur ! Peut-être s'y en trouvera-t-il vingt. Et Il dit : En considération des vingt je ne détruirai pas. Et il dit : Ah ! que le Seigneur ne s'irrite pas si je parle cette fois encore ! Peut-être s'y en trouvera-t-il dix. Et Il dit : En considération des dix je ne détruirai pas. Et l'Éternel se retira lorsqu Il eut fini son entretien avec Abraham, et Abraham regagna son lieu.

Deuxième lecture

Actes 27

Or, quand il eut été décidé que nous nous rendrions par mer en Italie, on remit Paul et quelques autres prisonniers à un centurion nommé Julius, de la cohorte Auguste ; puis nous étant embarqués sur un vaisseau d'Adramytte, qui devait faire escale dans les ports d'Asie, nous partîmes, ayant avec nous Aristarque, Macédonien de Thessalonique. Le jour suivant nous touchâmes à Sidon, et Julius, par bienveillance pour Paul, lui permit de se rendre auprès des amis pour profiter de leurs bons soins. Partis de là, nous rangeâmes la côte de Chypre parce que les vents étaient contraires, et, traversant la mer qui baigne la Cilicie et la Pamphylie, nous abordâmes à Myrrha en Lycie. Et là, le centurion ayant trouvé un vaisseau d'Alexandrie en partance pour l'Italie, il nous y embarqua. Mais, après plusieurs jours d'une lente navigation, nous arrivâmes à grand'peine à la hauteur de Cnide, et le vent ne nous ayant pas permis d'y aborder nous rangeâmes la côte de la Crète du côté de Salmone ; et, après l'avoir côtoyée avec peine, nous arrivâmes à un endroit appelé Beauxports, près duquel était la ville de Lasée. Cependant, un temps considérable s'étant écoulé et la navigation étant devenue dangereuse, car l'époque même du jeûne était déjà passée, Paul leur adressait des représentations en disant : « Je prévois que c'est au péril et au grand détriment, non seulement de la cargaison et du navire, mais encore de nos vies, que se fera la navigation. » Mais le centurion se fia au pilote et au patron plutôt qu'à ce que disait Paul. D'ailleurs le port étant impropre pour un hivernage, la plupart émirent l'avis de s'en éloigner et de chercher à atteindre, pour passer l'hiver, Phénix, port de Crète qui regardait le sud-ouest et le nord-ouest. Le vent du sud s'étant légèrement levé, ils s'imaginèrent réussir dans leur projet, et, ayant levé l'ancre, ils côtoyèrent la Crète de plus près. Mais bientôt, un vent impétueux, nommé Euraquilon, se déchaîna contre le rivage, et, comme le navire était entraîné sans pouvoir tenir contre le vent, nous nous voyions aller à la dérive. Et, ayant dépassé une petite île nommé Cauda, nous réussîmes avec peine à nous rendre maîtres du canot ; après l'avoir hissé, ils se servirent d'engins pour ceindre le navire. Puis, craignant d'être jetés sur la Syrte, ils descendirent les agrès et ils voguaient ainsi ; mais, comme nous étions violemment battus par la tempête, ils lancèrent le lendemain la cargaison à la mer, et le jour suivant ils y jetèrent de leurs propres mains le mobilier du navire. Privés, pendant plusieurs jours, de la vue du soleil et des étoiles, et constamment en butte à une violente tempête, tout espoir de salut nous était ravi. Et, comme on se livrait à une grande abstinence, Paul, s'étant alors levé au milieu d'eux, dit : « Il aurait fallu, sans doute, suivre le conseil que je vous avais donné de ne point quitter la Crète, et éviter ainsi cette détresse et cette perte ; toutefois, dans l'état des choses, je vous invite à prendre courage, car aucune de nos vies ne sera perdue, mais seulement le navire. En effet, cette nuit même, un ange du Dieu auquel j'appartiens et à qui je rends un culte, m'est apparu, en disant : « Ne crains point, Paul, il faut que tu comparaisses devant l'empereur, et voici, Dieu t'a octroyé tous ceux qui naviguent avec toi. » C'est pourquoi prenez courage, car j'ai cette foi en Dieu qu'il en sera comme il m'a été dit ; c'est sur quelque île que nous devons être jetés. » Or, la quatorzième nuit, comme nous étions ballottés sur l'Adriatique, vers le milieu de la nuit, les matelots se crurent dans le voisinage d'une terre, et, ayant jeté la sonde, ils trouvèrent vingt brasses, puis, s'étant un peu éloignés et l'ayant jetée de nouveau, ils trouvèrent quinze brasses. Craignant alors que nous ne fussions jetés sur des récifs, ils jetèrent quatre ancres de la poupe et implorèrent l'arrivée du jour. Mais, comme les matelots cherchaient à s'enfuir du navire, et qu'ils avaient mis le canot à la mer, sous prétexte de porter en avant des ancres de la proue, Paul dit au centurion et aux soldats : « Si ces gens-là ne restent pas dans le navire, vous ne pouvez être sauvés. » Alors les soldats coupèrent les cordes du canot et le laissèrent s'éloigner. Cependant, en attendant le jour, Paul exhortait tout le monde à prendre de la nourriture, en disant : « Voici aujourd'hui le quatorzième jour d'attente que vous passez dans l'abstinence sans rien prendre ; c'est pourquoi je vous invite aussi à prendre de la nourriture, car votre salut en dépend ; en effet il ne se perdra pas un cheveu de la tête d'aucun de vous. » Après avoir ainsi parlé, il prit du pain, et ayant rendu grâces à Dieu devant tous, il le rompit et se mit à manger ; et tous, reprenant courage, prirent aussi de la nourriture. Nous étions en tout dans le navire environ soixante-seize personnes. Quand ils se furent rassasiés de nourriture, ils allégèrent le navire en jetant les provisions à la mer. Mais, lorsque le jour fut venu, ils ne reconnaissaient pas la terre ; cependant ils aperçurent un golfe avec une plage sur laquelle ils résolurent, si cela leur était possible, de mettre le navire à l'abri ; puis, ayant coupé les ancres, ils les abandonnèrent à la mer ; en même temps, relâchant les attaches des gouvernails, et mettant la voile au vent, ils se dirigèrent vers la plage. Mais, ayant touché sur une langue de terre, ils firent échouer le navire, et, tandis que, d'un côté, la proue soulevée demeurait hors de l'eau, de l'autre, la poupe était fracassée par la violence du choc. Alors les soldats formèrent le projet de tuer les prisonniers, de peur que l'un d'eux ne s'échappât à la nage ; mais le centurion, qui voulait sauver Paul, les empêcha d'exécuter ce dessein, et il ordonna que ceux qui savaient nager se jetassent les premiers dans l'eau pour parvenir à terre, et, quant aux autres, qu'ils s'aidassent, ceux-ci de planches, et ceux-là de quelque pièce du navire. Et de cette manière il advint que tous arrivèrent à terre sains et saufs.

Deuxième lecture

Romains 4

Que dirons-nous donc d'Abraham notre ancêtre selon la chair ? Car si Abraham a été justifié en conséquence des œuvres, il a de quoi s'enorgueillir, mais non pas relativement à Dieu. En effet que dit l'écriture ? « Or Abraham crut à Dieu, et cela lui fut compté pour justice. » Mais pour celui qui accomplit des œuvres, son salaire ne lui est pas compté à titre de grâce, mais de dette, tandis que pour celui qui n'accomplit pas d'œuvres, mais qui croit en Celui qui justifie l'impie, sa foi lui est comptée pour justice. C'est de même aussi que David parle de la béatitude de l'homme auquel Dieu attribue la justice sans les œuvres ; « Heureux ceux dont les crimes ont été pardonnés et dont les péchés ont été couverts ! Heureux l'homme auquel le Seigneur n'imputera certainement pas son péché ! » Est-ce que cette béatitude n'a donc trait qu'à la circoncision, ou bien également à l'incirconcision ? Nous disons en effet : La foi a été comptée à Abraham pour justice. Comment donc lui a-t-elle été comptée pour telle ? Est-ce quand il était circoncis ou incirconcis ? Ce n'est pas quand il eut été circoncis, mais lorsqu'il était incirconcis. Et il reçut le signe de la circoncision comme un sceau de la justice de la foi qu'il avait eue quand il était incirconcis, afin d'être le père de tous ceux qui croient, quoiqu'incirconcis, de sorte que la justice leur est attribuée ; et afin d'être aussi le père de la circoncision, pour ceux qui non seulement sont circoncis, mais qui marchent sur les traces de la foi qu'a eue, quand il était incirconcis, notre père Abraham. En effet, ce n'est pas par la loi qu'a été faite à Abraham ou à sa postérité, la promesse qu'il serait héritier du monde, mais c'est par la justice de la foi ; car, si ce sont ceux qui relèvent de la loi qui sont héritiers, la foi est mise à néant et la promesse abolie ; en effet la loi produit la colère, mais là où n'est pas là loi il n'y a pas non plus de transgression ; c'est pourquoi cela vient de la foi, afin que ce soit à titre de grâce, en sorte que la promesse est irréfragable pour toute la postérité, non seulement pour celle qui relève de la loi, mais encore pour celle qui se rattache à la foi d'Abraham qui est notre père à tous (selon qu'il est écrit : « Car J'ai fait de toi le père de plusieurs nations »), devant Celui auquel il a cru, le Dieu qui vivifie les morts, et qui évoque comme si elles existaient les choses qui n'existent point. Il a, contre toute espérance, cru avec espérance, en sorte qu'il est devenu le père de plusieurs nations, selon cette parole : Telle sera ta postérité, » et il a vu, sans faiblir dans sa foi, la caducité de son propre corps, âgé qu'il était d'environ cent ans, et celle des organes de Sarra ; mais, relativement à la promesse de Dieu, il n'hésita point par incrédulité ; il fut au contraire fortifié par la foi, rendant gloire à Dieu, et étant convaincu que ce qu'il promet, Il peut aussi l'accomplir. C'est pourquoi cela lui a été compté pour justice. Or ce n'est pas à cause de lui seul qu'il est écrit que « cela lui a été compté, » mais c'est aussi à cause de nous, auxquels cela doit être compté, pour autant que nous croyons en Celui qui a ressuscité d'entre les morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos fautes, et qui est ressuscité pour notre justification.

Deuxième lecture

Hébreux 11:1-16

Or, la foi est une persuasion de ce qu'on espère, une conviction de choses qu'on ne voit point. C'est parce qu'ils possédaient une telle foi que les anciens ont reçu un bon témoignage. C'est par la foi que nous reconnaissons que l'univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce n'est pas de choses visibles que ce qu'on voit a été fait. C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice préférable à celui de Caïn ; c'est par elle qu'il reçut le témoignage d'être juste, lui-même rendant témoignage à Dieu par ses offrandes ; c'est par elle que, quoique trépassé, il parle encore. C'est par la foi qu'Enoch fut enlevé afin qu'il ne vît pas la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l'avait enlevé ; en effet, avant cet enlèvement, il lui est rendu le témoignage d'avoir plu à Dieu ; or, sans la foi, il est impossible de Lui plaire, car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie qu'il existe, et qu'il devient le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. C'est par la foi que Noé, instruit par un oracle des choses qu'on ne voyait point encore, construisit avec une pieuse prévoyance une arche pour sauver sa famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et qu'il devint héritier de la justice que procure la foi. C'est par la foi que celui qui est appelé Abraham se soumit à émigrer dans le pays qu'il devait recevoir en héritage, et il émigra sans savoir où il allait ; c'est par la foi qu'il s'établit dans la terre qui lui était promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; car il attendait avec impatience la ville qui a les fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le fabricateur. C'est par la foi que Sara elle-même reçut, même au delà de l'âge ordinaire, la capacité de créer une postérité, parce qu'elle avait cru à la fidélité de Celui qui avait fait la promesse. De là vient encore que c'est d'un seul homme, et même d'un homme décrépit, qu'ils sont nés aussi nombreux que les étoiles du ciel et que le sable qui est sur le bord de la mer, lequel est innombrable. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir vu se réaliser pour eux les promesses, mais après en avoir de loin aperçu et salué la réalisation, et avoir confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils soupirent après leur patrie. Et, si c'eût été de celle qu'ils avaient quittée qu'ils faisaient mention, ils auraient eu le temps d'y retourner ; mais on voit bien que c'en est une meilleure qu'ils désirent, je veux dire la patrie céleste ; c'est pourquoi Dieu n'a point honte, en ce qui les concerne, d'être appelé « leur Dieu », car Il leur a préparé une ville.

Deuxième lecture

1 Pierre 8:1-10

Évangile

Marc 9

Et il leur disait : « En vérité je vous déclare qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents, qui ne goûteront certainement point la mort jusques à ce qu'ils aient vu le royaume de Dieu inauguré avec puissance. » Et six jours après Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et il les conduit seuls à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré en leur présence, et ses vêtements devinrent éblouissants ; si blancs qu'il n'est pas sur la terre de foulon qui puisse ainsi blanchir. Et Élie leur apparut avec Moïse, et ils conversaient avec Jésus ; et Pierre prenant la parole dit à Jésus : « Rabbi, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; faisons trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas en effet ce qu'il devait dire, car ils avaient été saisis d'effroi. Et une nuée survint qui les couvrit, et de la nuée sortit une voix : « Celui-ci est Mon Fils bien-aimé ! Écoutez-le. » Et ayant sur-le-champ regardé autour d'eux, ils ne virent plus personne avec eux, sauf Jésus seul. Et pendant qu'ils descendaient de la montagne, il leur donna des ordres, afin qu'ils ne racontassent à personne ce qu'ils avaient vu, si ce n'est lorsque le fils de l'homme serait ressuscité des morts. Et ils s'attachèrent à cette parole se demandant entre eux : Que signifie : « ressusciter des morts ? » Et ils l'interrogeaient en disant : « Pourquoi les scribes disent-ils qu'il faut qu'Élie vienne premièrement ? » Mais il leur dit : « Il est vrai qu'Élie, après être premièrement venu, doit rétablir toutes choses. Et comment est-il écrit à propos du Fils de l'homme qu'il doit souffrir beaucoup et être compté pour rien ? Mais je vous déclare qu'Élie aussi est venu, et qu'ils lui ont fait tout ce qu'ils voulaient, selon qu'il est écrit à propos de lui. » Et quand ils furent arrivés vers les disciples ils virent autour d'eux une foule nombreuse et des scribes qui discutaient avec eux. Et aussitôt toute la foule l'ayant vu fut dans l'épouvante, et elle accourait pour le saluer. Et il leur demanda : « Sur quoi discutez-vous avec eux ? » Et quelqu'un de la foule lui répliqua : « Maître, je t'ai amené mon fils qui a un esprit muet ; et où que ce soit qu'il s'empare de lui, il le terrasse ; et il écume et grince les dents et devient tout roide ; et j'ai parlé à tes disciples afin qu'ils le chassassent, et ils n'ont pas pu. » Et lui leur réplique : « O génération incrédule, jusques à quand serai-je avec vous ? Amenez-le moi. » Et on le lui amena. Et quand il l'eut vu, l'esprit le jeta aussitôt en convulsion, et étant tombé à terre, il se roulait en écumant. Et il demanda au père : « Combien de temps y a-t-il que cela lui arrive ? » Et il dit : « Depuis son enfance ; et souvent il l'a jeté soit dans le feu soit dans les eaux, afin de le faire périr ; mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours par compassion pour nous. » Or Jésus lui dit : « Quant à ton : « Si tu peux, » toutes choses sont possibles pour celui qui croit. » Aussitôt le père du jeune enfant de s'écrier : « Je crois ; viens au secours de mon incrédulité. » Mais Jésus ayant vu accourir la multitude réprimanda l'esprit impur, en lui disant : « Esprit muet et sourd, c'est moi, c'est moi qui te l'ordonne, sors de lui et ne rentre plus en lui. » Et ayant poussé des cris et l'ayant jeté en de violentes convulsions, il sortit ; et il devint comme un cadavre, en sorte que la plupart disaient : « Il est mort. » Mais Jésus lui ayant pris les mains le fit lever, et il se tint debout. Et lorsqu'il fut rentré au logis, ses disciples lui demandaient en particulier : « Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser nous-mêmes ? » Et il leur dit : « Cette espèce-là ne peut sortir par aucun autre moyen que par la prière. » Et étant sortis de là ils cheminaient au travers de la Galilée, et il ne voulait pas que personne le sût ; car il instruisait ses disciples et disait : « Le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, et ils le feront mourir, et, quand il aura été mis à mort, au bout de trois jours il ressuscitera. » Mais eux ne comprenaient pas cette parole, et ils craignaient de l'interroger. Et ils arrivèrent à Capharnaoum. Et lorsqu'il fut dans la maison, il leur demandait : « Sur quoi discutiez-vous en chemin ? » Mais ils se taisaient ; car ils avaient discuté entre eux en chemin quel était le plus grand. Et s'étant assis, il appela les douze, et il leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. » Et ayant pris un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux, et l'ayant serré dans ses bras, il leur dit : « Celui qui aura reçu en mon nom l'un de ces petits enfants-là, me reçoit, et celui qui me reçoit, ce n'est pas moi qu'il reçoit, mais Celui qui m'a envoyé. » Jean lui dit : « Maître, nous avons vu quelqu'un qui chassait des démons en ton nom, et nous l'en empêchions parce qu'il ne nous suivait pas. » Mais Jésus dit : « Ne l'en empêchez pas ; car il n'est personne qui fasse un miracle en mon nom, et qui puisse aussitôt après dire du mal de moi ; car quiconque n'est pas contre nous est pour nous. En effet celui qui vous aura donné à boire un verre d'eau, par la raison que vous êtes à Christ, en vérité je vous déclare qu'il ne perdra certainement pas sa récompense. Et celui qui aura scandalisé un seul de ces petits qui croient en moi, beaucoup mieux vaudrait pour lui qu'on passât autour de son col une meule de moulin à âne, et qu'on le jetât dans la mer. Et si ta main a été pour toi une occasion de scandale, coupe-la ; il est bon que tu entres estropié dans la vie, plutôt que d'aller, en ayant tes deux mains, dans la géhenne, dans le feu inextinguible ; [ là où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point.] Et si ton pied est pour toi une occasion de scandale, coupe-le ; il est bon que tu entres boiteux dans la vie, plutôt que d'être jeté, en ayant tes deux pieds, dans la géhenne ; [ là où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point.] Et si ton œil est pour toi une occasion de scandale, arrache-le ; il est bon que tu entres borgne dans le royaume de Dieu, plutôt que d'être jeté, en ayant deux yeux, dans la géhenne, là où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point ; car chacun sera salé de feu. Le sel est bon ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ?

Prière du soir — deuxième lecture

Éphésiens 4:17-32

Je dis donc, et j'en atteste le seigneur, que vous ne devez plus vous conduire comme les Gentils se conduisent dans l'inanité de leur intelligence, ayant l'entendement offusqué de ténèbres, étant étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur ; en sorte que, devenus insensibles, ils se sont livrés à la débauche, pour commettre avec excès toute espèce d'impureté. Mais, pour vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si, en effet, vous avez ouï parler de lui, et si c'est en lui que vous avez été instruits, selon que la vérité existe en Jésus, à dépouiller, en opposition à votre précédente conduite, le vieil homme qui se corrompt sous l'influence des convoitises que produit l'erreur, et à être renouvelés par l'Esprit dans votre intelligence, et à revêtir le nouvel homme, qui a été créé à l'image de Dieu avec la justice et la sainteté que produit la vérité. C'est pourquoi, ayant dépouillé, le mensonge, parlez avec vérité, chacun à votre prochain, car nous sommes membres les uns des autres. Soyez en colère, et toutefois ne péchez pas ; que le soleil ne se couche pas sur votre courroux, et ne donnez pas non plus de prise au diable. Que le larron ne dérobe plus, mais que plutôt il prenne de la peine en travaillant de ses mains à ce qui est bien, afin qu'il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. Qu'aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche, mais seulement celle qui peut être bonne pour l'édification selon le besoin, afin qu'elle soit un bienfait pour les auditeurs, n'attristez point l'esprit saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute espèce d'aigreur, et d'irritation, et de colère, et de cris, et de calomnie, soit enlevée du milieu de vous, ainsi que toute espèce de méchanceté. Devenez bons les uns pour les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement comme Dieu aussi nous a pardonné en Christ ;

Évangile

Luc 12:49-59

Je suis venu apporter du feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer si déjà il est allumé ? Mais il est un baptême dont je dois être baptisé ; et dans quelle angoisse ne suis-je pas, jusques à ce qu'il ait été accompli ! Vous imaginez-vous que je suis venu pour mettre la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais plutôt la discorde ; car désormais il y en aura cinq dans une maison qui seront en discorde, trois contre deux, et deux contre trois ; le père sera en discorde avec le fils et le fils avec le père, la mère avec la fille, et la fille avec la mère, la belle-mère avec sa bru, et la bru avec la belle-mère. » Or il disait aussi à la foule : « Quand vous voyez un nuage qui se lève au couchant, vous dites aussitôt : « la pluie va venir, » et c'est ce qui arrive ; et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites : « il y aura une grande chaleur, » et c'est ce qui arrive. Hypocrites ! vous savez discerner l'aspect de la terre et du ciel, mais comment ne savez-vous pas discerner le temps actuel ? Mais pourquoi ne jugez-vous pas non plus par vous-mêmes de ce qui est juste ? Car lorsque tu vas avec ton adversaire devant un magistrat, fais tes efforts pendant la route pour te réconcilier avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge ; et le juge te livrera au recors et le recors te jettera en prison. Je te déclare que tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé jusqu'à la dernière pite. »

Évangile

Jean 11:1-17

Or il y avait un malade, Lazare de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. — Or Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et qui essuya ses pieds avec ses cheveux ; c'était son frère Lazare qui était malade. — Les sœurs envoyèrent donc auprès de lui en lui faisant dire : « Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. » Ce que Jésus ayant ouï, il dit : « Cette maladie ne doit pas entraîner la mort, mais servir à la gloire de Dieu, afin que le fils de Dieu soit glorifié par elle. » Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. Lors donc qu'il eut appris qu'il était malade, il demeura, il est vrai, pour le moment pendant deux jours dans l'endroit où il se trouvait, puis ensuite il dit aux disciples : « Retournons en Judée. » Les disciples lui disent : Rabbi, naguère les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là derechef ! » Jésus répliqua : « Est-ce qu'il n'y a pas douze heures au jour ? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais si quelqu'un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n'est pas en lui. » Il parla ainsi, et après il leur dit : « Lazare notre ami s'est endormi, mais je vais pour l'éveiller. » Les disciples lui dirent donc : « Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. » — Mais Jésus avait parlé de sa mort ; tandis qu'eux s'imaginèrent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil. — Alors donc Jésus leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis à cause de vous, afin que vous croyiez, de ce que je n'étais pas là ; mais allons vers lui. » Thomas, qui est appelé Didymos, dit donc aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, afin que nous mourrions avec lui. » Jésus étant donc arrivé trouva qu'il était depuis déjà quatre jours dans le sépulcre.

Évangile

Actes 8

Or Saul avait pris plaisir à son supplice.Or, ce jour-là, une grande persécution fut dirigée contre l'église qui était à Jérusalem ; mais tous se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie, sauf les apôtres. Toutefois des hommes pieux enterrèrent Etienne et le pleurèrent bruyamment. Saul, de son côté, ravageait l'église ; envahissant les maisons, il en arrachait hommes et femmes et les livrait pour être jetés en prison. Ceux donc qui s'étaient dispersés s'en allèrent de côté et d'autre annonçant la bonne nouvelle de la parole. Or Philippe, étant venu dans la ville de Samarie, leur prêchait le Christ. La foule s'accordait à prêter attention à ce que disait Philippe, parce qu'elle entendait parler et était témoin des miracles qu'il faisait ; en effet les esprits impurs sortirent de plusieurs de ceux qui en étaient possédés, en poussant de grands cris, tandis que plusieurs paralytiques et impotents furent guéris. Et ce fut une grande joie dans cette ville. Mais un homme nommé Simon, qui déjà auparavant habitait la ville, y exerçait la magie et tenait sous le charme la nation des Samaritains, en se disant un grand personnage. Tous, du petit au grand, lui prêtaient attention, et disaient : « Celui-ci est la puissance de Dieu, qui est appelée grande. » Et ils lui prêtaient attention, parce que pendant longtemps il les avait tenus sous le charme par ses sortilèges. Mais quand ils eurent cru Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se faisaient baptiser. Or Simon lui-même crut aussi, et après avoir été baptisé il s'attacha à Philippe ; la vue des miracles et des grands prodiges qui s'opéraient le tenait sous le charme. Or, les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie accueillait la parole de Dieu, leur envoyèrent Pierre et Jean, qui, lorsqu'ils furent arrivés, prièrent pour eux, afin qu'ils reçussent l'esprit saint ; car il n'était encore tombé sur aucun d'eux, mais ils avaient seulement été baptisés au nom du seigneur Jésus ; alors ils leur imposèrent les mains et ils recevaient l'esprit saint. Or Simon, ayant vu que l'esprit était donné par l'imposition des mains des apôtres, leur offrit de l'argent en disant : « Octroyez-moi aussi cette autorité, afin que celui à qui j'aurai imposé les mains reçoive l'esprit saint. » Mais Pierre lui dit : « Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru acquérir le don de Dieu avec de l'argent ; il n'y a pour toi ni portion ni lot dans cette affaire, car ton cœur n'est pas droit devant Dieu ; repens-toi donc de ta méchanceté dont tu viens de faire preuve, et prie le Seigneur, pour voir si le projet de ton cœur te sera pardonné ; car je vois que tu te trouves dans du fiel amer et dans les nœuds de l'injustice. » Et Simon répliqua : « Priez vous-mêmes pour moi le Seigneur, afin que rien de ce dont vous avez parlé ne m'arrive. » Pour eux donc, après avoir rendu témoignage et proclamé la parole du Seigneur, ils revinrent à Jérusalem, et ils annoncèrent la bonne nouvelle dans plusieurs villages des Samaritains. Or, un ange du Seigneur s'adressa à Philippe en disant : « Lève-toi, et va du côté du midi sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et s'étant levé il se mit en chemin ; et voici, un Éthiopien, principal eunuque de Candace, reine des Éthiopiens, et qui était son trésorier général, était venu à Jérusalem pour adorer. Or il s'en retournait, et, assis sur son char, il lisait le prophète Ésaïe ; or l'Esprit dit à Philippe : « Approche-toi et tiens-toi collé à ce char. » Et Philippe étant accouru l'entendit qui lisait Ésaïe le prophète, et il dit : « Est-ce que tu comprends bien ce que tu lis ? » Mais l'autre dit : « Eh, comment le pourrais-je, si personne ne me guide ? » Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir à côté de lui. Or voici quel était le contenu du texte qu'il lisait : « C'est comme une brebis qu'il a été conduit à la tuerie ; et, de même qu'un agneau est muet devant celui qui le tond, de même il n'ouvre point la bouche ; c'est dans l'humiliation que s'est consommé son jugement. Qui dépeindra les hommes de sa génération ? Car sa vie est enlevée de dessus la terre. » L'eunuque s'adressant à Philippe : « Je te prie, dit-il, de qui le prophète parle-t-il ainsi ? Est-ce de lui-même, ou de quelque autre ? » Là-dessus Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce texte-là, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. Or, comme ils cheminaient le long de la route, ils arrivèrent vers de l'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau ; qu'est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? » Et il fit arrêter son char, et ils descendirent l'un et l'autre dans l'eau, Philippe et l'eunuque, et il le baptisa. Mais, quand ils furent ressortis de l'eau, l'esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus, car tandis qu'il continuait sa route plein de joie, Philippe se trouva dans Azot. Et il s'en allait de côté et d'autre, évangélisant toutes les villes jusques à ce qu'il arrivât à Césarée.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.