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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

1 Corinthiens 3:18-23

Que personne ne s'abuse lui-même ; si quelqu'un pense être sage parmi vous au jugement de ce siècle-ci, qu'il devienne fou pour devenir sage ; en effet la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu, car il est écrit : « C'est Lui qui prend les sages dans leur propre finesse, » et : « Le Seigneur sait que les pensées des sages sont vaines. » Que personne donc ne mette son orgueil dans des hommes, car tout est à vous, soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit les choses présentes, soit les choses à venir, tout est à nous, mais nous, nous sommes à Christ, et Christ est à Dieu.

Première lecture

Ésaïe 34

Approchez, peuples, pour entendre, et vous, nations, écoutez ! Que la terre écoute et tout ce qu'elle enserre, le monde et toutes ses productions ! Car l'Éternel est irrité contre toutes les nations, et courroucé contre toute leur armée ; Il les dévoue et Il les livre au carnage. Leurs morts sont jetés, et de leurs cadavres s'exhale la puanteur, et les montagnes ruissellent de leur sang. Toute l'armée des Cieux se dissout, et comme un volume les Cieux sont roulés, et toute leur armée tombe, comme du cep la feuille flétrie, comme du figuier la dépouille flétrie. Car mon épée s'est enivrée dans les Cieux : voici, elle va fondre sur Edom et sur le peuple que j'ai dévoué, pour le jugement. L'épée de l'Éternel est pleine de sang, engraissée de la graisse du sang des agneaux et des boucs, de la graisse du dos des béliers. Car il y a en Botsra un sacrifice de l'Éternel, et une grande boucherie dans le pays d'Edom. Et avec eux y tombent les buffles et les taureaux avec les bœufs, et leur pays s'abreuve de sang, et leur sol aura la graisse pour engrais. Car l'Éternel aura une journée de vengeance, une année de représailles pour venger Sion. Et ses rivières seront changées en poix, et son sol en soufre, et son pays deviendra une poix brûlante : ni nuit ni jour elle ne s'éteindra, éternellement sa fumée montera ; d'âge en âge elle sera désolée ; jamais dans aucun temps il n'y aura de passants. Elle sera occupée par le pélican et le hérisson, le héron et le corbeau l'habiteront ; on y étendra le cordeau du ravage et le niveau de la désolation. Ses grands ! il n'y en a plus pour proclamer un roi, et c'en est fait de tous ses princes. Et les épines grimpent dans ses palais, les orties et les ronces dans ses forts ; et elle est un gîte pour les chacals, un parc pour les autruches : c'est le rendez-vous des bêtes du désert et des loups, et les satyres y viennent au-devant l'un de l'autre, elle n'est le séjour que du spectre de la nuit qui y trouve son lieu de repos. Là niche le serpent-dard, et il y pond : il fait éclore et couve ses petits à son ombre ; des vautours seuls s'y réunissent l'un avec l'autre. Cherchez dans le livre de l'Éternel et lisez ! aucun d'eux n'y manquera, l'un ne regrettera point l'absence de l'autre ; car c'est ma bouche qui l'ordonne et mon esprit qui les réunira. Et Il tire au sort pour eux, et sa main leur partage ce pays au cordeau ; éternellement ils l'occuperont et d'âge en âge y feront leur séjour.

Première lecture

2 Rois 18:1-12

La troisième année d'Hosée, fils d'Éla, roi d'Israël, Ezéchias, fils d'Achaz, roi de Juda, devint roi. Il avait vingt-cinq ans à son avènement et il régna vingt-neuf ans à Jérusalem. Or le nom de sa mère était Abi, fille de Zacharie. Et il fit ce qui est droit aux yeux de l'Éternel, en tout point comme David, son père, avait fait. Lui il abolit les tertres, et brisa les colonnes et extirpa les Aschères, et mit en pièces le serpent d'airain qu'avait fait Moïse ; car jusqu'à cette époque les enfants d'Israël l'avaient encensé, et on l'appelait Nehustan (serpent d'airain). C'est dans l'Éternel, Dieu d'Israël, qu'il mit sa confiance et après lui il n'y eut pas son pareil entre tous les rois de Juda, non plus que parmi ses prédécesseurs. Et il fut attaché à l'Éternel : il ne Le déserta point, et il garda ses commandements, que l'Éternel avait prescrits à Moïse. Et l'Éternel fut avec lui : il réussit dans toutes ses expéditions. Et il rompit avec le roi d'Assyrie et ne fut point dans sa dépendance. Il battit les Philistins jusqu'à Gaza et [ravagea] leur territoire depuis la tour d'observation aux villes fortes. Et la quatrième année du roi Ezéchias, qui est la septième année d'Hosée, fils d'Éla, roi d'Israël, Salmanassar, roi d'Assyrie, s'avança contre Samarie et l'assiégea, et s'en empara au bout de trois ans : ce fut la sixième année d'Ezéchias, c'est-à-dire, la neuvième année d'Hosée, roi d'Israël, que Samarie fut prise. Et et roi d'Assyrie déporta les Israélites en Assyrie et les établit à Halah et au Chabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes, parce qu'ils n'avaient pas écouté la voix de l'Éternel, leur Dieu, et qu'ils avaient transgressé son alliance : tout ce qu'avait prescrit Moïse, serviteur de l'Éternel, ils ne l'avaient ni écouté, ni fait.

Prière du matin — première lecture

Job 8

Et Bildad de Such prit la parole et dit : Jusques à quand tiendras-tu ces discours ? Les paroles de ta bouche ont la violence de l'ouragan. Dieu fera-t-Il plier la loi, et le Tout-puissant, plier la justice ? Si tes fils ont péché contre Lui, Il les a mis à la merci de leur crime. Mais si tu veux chercher Dieu, et du Tout-puissant implorer la clémence, si tu es pur et droit, oh ! alors Il veillera sur toi, et donnera le bonheur à la maison d'un juste, et tes commencements auront été petits, tant ton avenir aura de grandeur. Interroge en effet l'âge qui précède, et fais attention aux recherches de ses pères : (car nous sommes d'hier, et nous ne savons pas, car nos jours sont une ombre sur la terre). Ne t'instruiront-ils pas ? ne te diront-ils pas, et de leur cœur ces mots ne sortiront-ils pas ? Le papyrus grandit-il où il n'y a pas de marais ? le roseau prospère-t-il où il n'y a pas d'eau ? il en est encore à son premier jet, on ne le fauche pas, cependant il sèche avant toutes les herbes. Tel est le chemin de quiconque oublie Dieu, et l'espoir de l'impie s'évanouit, son assurance est brisée, en une toile d'araignée il met sa confiance ; il s'appuie sur sa maison, et elle ne tient pas, il s'y cramponne, et elle ne reste pas debout. Il est plein de sève aux rayons mêmes du soleil, et ses jets s'étendent au delà de son enclos, dans des monceaux de cailloux ses racines s'insinuent, il affronte un sol pierreux ; qu'on l'arrache de sa place, elle le renie : « Je ne t'ai jamais vu ! » Telles sont les délices de ses voies, et de la poussière il en croîtra d'autres. Voici, Dieu ne rejette pas l'innocent, mais Il ne prend point les pécheurs par la main : si bien qu'il remplira ta bouche d'allégresse, et tes lèvres, de jubilation. Ceux qui te haïssent, seront couverts de honte, et la tente des impies cessera d'être,

Épître

1 Jean 3:13-18

Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. Pour nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères ; celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide, et vous savez que nul homicide n'a en lui d'une manière durable la vie éternelle. Voici à quoi nous avons connu l'amour, c'est que celui-là a donné sa vie pour nous, et nous aussi nous devons donner notre vie pour nos frères. Aussi, celui qui possédant de quoi vivre en ce monde voit son frère dans le besoin, et lui aura fermé ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui ? Petits enfants, n'aimons pas en paroles ni avec la langue, mais en fait et en vérité ;

Première lecture

Proverbes 7

Mon fils, conserve mes paroles, et serre mes préceptes dans ton cœur ! Conserve mes préceptes, pour avoir la vie, et mes leçons, comme la prunelle de tes yeux : attache-les à tes doigts, écris-les sur les tablettes de ton cœur ! Dis à la sagesse : Tu es ma sœur ! et appelle la prudence ton amie intime ! pour qu'elle te garde de la femme d'autrui, de l'étrangère dont la langue est flatteuse. Car, étant à la fenêtre de ma maison, je regardais à travers mes jalousies : et je vis parmi les inconsidérés, je remarquai entre les fils un jeune homme sans raison. Il passait dans la rue près de l'angle où elle se tenait. et il prenait le chemin de sa demeure : c'était au crépuscule, au déclin du jour, quand la nuit est noire et obscure. Et voici, une femme vint au devant de lui ayant la mise d'une courtisane, et possédant son cœur, elle était agitée, et sans frein ; ses pieds ne se tenaient point dans sa maison ; tantôt dans la rue, tantôt dans les places, elle était aux aguets près de tous les angles. Et elle le saisit et l'embrassa, et d'un air effronté lui dit : « Je devais un sacrifice d'actions de grâces, aujourd'hui j'ai acquitté mon vœu. C'est pourquoi je suis sortie au devant de toi, pour chercher ton visage, et je t'ai trouvé. Sur mon lit j'ai étendu des couvertures, des tapis diaprés de lin d'Egypte ; j'ai répandu sur ma couche la myrrhe, l'aloès et le cinnamome. Viens, enivrons-nous d'amour jusqu'au matin, et délectons-nous par des caresses ! Car mon mari n'est pas au logis, il voyage au loin ; il a pris avec lui la bourse de l'argent ; il revient à la maison le jour de la pleine lune ! » Elle le séduisit par tous ses discours, et l'entraîna par le doux langage de ses lèvres. Il la suit soudain, comme le bœuf va à la tuerie, comme les chaînes {[}que traîne{]} le fou qu'on châtie, jusqu'à ce qu'une flèche lui perce le foie ; comme l'oiseau qui se précipite dans les lacs, ignorant qu'ils menacent sa vie. Or maintenant, mes fils, écoutez-moi, et soyez attentifs aux paroles de ma bouche ! Ne laisse pas ton cœur incliner vers sa voie, et ne t'égare pas dans ses sentiers ! Car elle en a percé et fait tomber plusieurs, et ils sont nombreux tous ceux qu'elle a tués. Sa maison est la route des Enfers, elle fait descendre au séjour de la mort.

Prière du matin — deuxième lecture

Marc 8

En ces jours-là une foule nombreuse se trouvant de nouveau réunie, et n'ayant rien à manger, il appela à lui ses disciples et leur dit : J'ai compassion de cette foule, car voilà déjà trois jours qu'ils persistent, et ils n'ont rien à manger ; et si je les renvoie à jeun dans leurs demeures, ils défailleront en chemin ; et quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. » Et ses disciples lui répliquèrent : « Comment quelqu'un pourra-t-il les rassasier de pains, ici, dans un désert ? » Et il leur demandait : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils disent : « Sept. » Et il invite la foule à s'asseoir sur la terre, et ayant pris les sept pains, après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait à ses disciples afin qu'ils les offrissent, et ils les offrirent à la foule ; et ils avaient quelques petits poissons, et après les avoir bénis, il dit qu'on les offrît aussi. Et ils mangèrent et ils furent rassasiés, et on emporta les restes des morceaux dans sept paniers. Or ils étaient environ quatre mille ; et il les congédia. Et aussitôt étant monté lui-même dans la barque avec ses disciples il vint dans le territoire de Dalmanountha. Et les pharisiens sortirent, et se mirent à discuter avec lui, réclamant de lui un signe qui vînt du ciel, afin de le mettre à l'épreuve. Et ayant profondément gémi en son esprit, il dit : « Pourquoi cette génération réclame-t-elle un signe ? En vérité je déclare qu'aucun signe ne sera donné à cette génération. » Et les ayant quittés, il se rembarqua et passa sur l'autre rive. Et ils oublièrent de prendre des pains, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Et il les exhortait fortement en disant : « Ayez soin d'être en garde contre le levain des pharisiens et contre le levain d'Hérode. » Et ils réfléchissaient entre eux sur ce qu'ils n'avaient pas de pains. Et s'en étant aperçu, il leur dit : « Pourquoi réfléchissez-vous sur ce que vous n'avez pas de pains ? Ne comprenez-vous pas encore, et êtes-vous sans intelligence ? Avez-vous le cœur endurci ? Ayant des yeux ne voyez-vous pas ? Et ayant des oreilles n'entendez-vous pas ? Et ne vous souvenez-vous pas ? Quand je rompis les cinq pains pour les cinq mille, combien de corbeilles pleines de morceaux emportâtes-vous ? » Ils lui disent : « Douze. » « Quand les sept pour les quatre mille, combien de paniers remplis de morceaux emportâtes-vous ? » Et ils lui disent : « Sept. » Et il leur disait : « Comment ne comprenez-vous pas ? » Et ils arrivent à Bethsaïda. Et on lui amène un aveugle, et on le sollicitait afin qu'il le touchât. Et ayant pris la main de l'aveugle, il l'emmena hors du village, et ayant craché sur ses yeux, il lui demandait, après lui avoir imposé les mains, s'il voyait quelque chose. Et ayant regardé, il disait : « Je vois les hommes ; car je vois comme des arbres qui marchent. » Ensuite il plaça derechef les mains sur ses yeux, et il vit clair, et il fut guéri et il apercevait nettement toutes choses. Et il le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre pas même dans le village. » Et Jésus sortit pour se rendre, ainsi que ses disciples, dans les villages de Césarée de Philippe, et chemin faisant il interrogeait ses disciples, en leur disant : « Qui disent les gens que je suis ? » Et eux lui dirent : « Jean le baptiste, et d'autres, Elie, et d'autres, l'un des prophètes. » Et il leur demandait : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Pierre lui réplique : « Tu es le Christ. » Et il leur fit des remontrances, afin qu'ils ne parlassent de lui à personne. Et il commença à leur enseigner qu'il fallait que le fils de l'homme souffrît beaucoup, et qu'il fût réprouvé par les anciens et les grands prêtres et les scribes, et qu'il fût mis à mort, et qu'au bout de trois jours il ressuscitât. Et il proférait ce discours avec assurance. Et Pierre, l'ayant pris à part, se mit à lui faire des remontrances. Mais lui, s'étant retourné, et ayant vu ses disciples, adressa des remontrances à Pierre, et dit : « Va-t-en arrière de moi, Satan, car tu ne penses pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. » Et ayant appelé à lui la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera ; en effet, que sert-il à un homme d'avoir gagné le monde entier et perdu sa vie ? Car que donnerait l'homme pour racheter sa vie ? En effet, celui qui aura eu honte de moi et de mes paroles parmi cette génération adultère et pécheresse, le fils de l'homme aura aussi honte de lui, quand il sera venu entouré de la gloire de son Père avec les saints anges. »

Psaume responsorial

Psaumes 107

Louez l'Éternel, car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle ! Qu'ainsi parlent les rachetés de l'Éternel, qu'il a rachetés des mains de l'ennemi, et recueillis de tout pays, du Levant et du Couchant, du Septentrion et de la mer. Ils furent errants au désert, dans une voie solitaire, et ils ne trouvaient pas une ville où habiter ; ils éprouvaient la faim et la soif ; leur âme en eux était défaillante. Et ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, et leur fit prendre la voie directe pour arriver à une ville où pouvoir habiter. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a satisfait l'âme altérée, et comblé de biens l'âme affamée. Ceux qui habitaient les ténèbres et l'ombre de la mort, prisonniers de la misère et des fers… Car ils résistèrent aux paroles de Dieu, et méprisèrent les décrets du Très-haut. Aussi courba-t-Il leur cœur sous la peine ; ils succombèrent, et ne furent point assistés. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il les tira des ténèbres et de l'ombre de la mort, et rompit leurs fers. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a brisé les portes d'airain, et mis en pièces les verrous de fer. Les insensés qui suivaient la voie de la révolte, et à cause de leurs crimes se virent humiliés… Toute nourriture excitait leur dégoût, et ils arrivaient aux portes de la mort. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il émit sa parole, et les guérit, et les retira de leurs tombeaux. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils Lui offrent les sacrifices de la reconnaissance, et publient ses hauts faits avec des cris de joie ! Ceux qui se mirent en mer sur des navires, et firent la manœuvre sur les grandes eaux, furent témoins des œuvres de Dieu, et des merveilles qu'il opère dans les flots. Il dit, et excita un vent de tempête, qui souleva les vagues de la mer ; elles montèrent vers le ciel, descendirent dans l'abîme, leur âme dans le danger était éperdue ; saisis du vertige, ils chancelaient, comme étant ivres, et toute leur sagesse était évanouie. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, Il fit cesser la tourmente qui devint silencieuse, et les vagues se turent ; et ils furent joyeux, quand elles se calmèrent, et Il les conduisit au port désiré. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils L'exaltent dans l'assemblée du peuple, et Le louent dans la séance des anciens ! Il change les fleuves en désert, et les sources des eaux en sol aride, la plaine fertile en steppe salée, à cause de la méchanceté de ses habitants. Il change le désert en une masse d'eaux, et la terre desséchée en sources d'eaux, et Il y établit ceux qui sont affamés, et là ils fondent des villes, pour les habiter. Ils ensemencent des champs, et plantent des vignes qui donnent leurs fruits pour revenu. Et Il les bénit, et ils deviennent très nombreux, et Il n'amoindrit pas leurs bestiaux. Or ils étaient amoindris et accablés par l'oppression, le malheur et les peines ; c'est lui qui verse le mépris sur les princes, et Il les fait errer dans un désert sans chemin ; mais Il relève le pauvre de sa misère, et rend les familles égales à des troupeaux. C'est ce que voient les hommes droits, et ils se réjouissent, et tous les méchants ont la bouche fermée. Que tout homme sage prenne garde à ceci, et soit attentif aux grâces de l'Éternel !

Évangile

Luc 14:16-24

Mais il lui dit : « Un homme donnait un grand repas, et il invita plusieurs personnes, et il envoya son esclave à l'heure du repas dire aux conviés : « Venez, car c'est déjà prêt. » Et tous, d'un même accord, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : « J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le visiter ; je te prie, veuille m'excuser. » Et un autre dit : « J'ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer ; je te prie, veuille m'excuser. » Et un autre dit : « J'ai pris femme, et à cause de cela je ne puis pas aller. » Et l'esclave vint rapporter cela à son maître. Alors le chef de famille irrité dit à son esclave : « Va promptement dans les rues et les ruelles de la ville, et amène ici les pauvres, et les estropiés, et les aveugles et les boiteux. » Et l'esclave dit : « Seigneur, ce que tu as ordonné est fait, et il y a encore de la place. » Et le maître dit à l'esclave : « Va le long des chemins et des clôtures, et contrains d'entrer afin que la maison soit pleine ; je vous déclare en effet qu'aucun de ces hommes que j'avais conviés ne goûtera de mon repas. »

Psaume responsorial

Psaumes 2

Pourquoi cette rumeur dans les nations, et chez les peuples, ces complots inutiles, cette levée des rois de la terre, et ces princes en conseil assemblés contre l'Éternel et contre son Oint ? « Rompons leurs fers, et secouons leurs chaînes ! » [disent-ils.] Sur son trône dans les Cieux Il se rit, le Seigneur se raille d'eux ; puis Il leur parle dans sa colère, et par son courroux Il les épouvante : « Moi-même j'ai oint mon Roi sur Sion, ma montagne sainte ! » – « Que je redise le décret ! L'Éternel m'a dit : Tu es mon fils, en ce jour je t'ai engendré. Demande-moi, et je te donnerai les nations en héritage, et en propriété les extrémités de la terre ; tu les briseras d'un sceptre de fer, comme un vase de potier, tu les mettras en pièces. » Maintenant, ô rois, devenez sages, soyez avertis, juges de la terre ! Soumettez-vous à l'Éternel avec crainte, soyez alarmés et tremblez ! Embrassez le Fils, de peur qu'il ne s'irrite, et que vous ne vous perdiez en suivant votre voie. Car un instant encore, et sa colère s'allume. Heureux tous ceux qui mettent en lui leur confiance !

Psaume responsorial

Psaumes 8

Au maître chantre. En githith. Cantique de David.Éternel, notre Seigneur, Que ton nom est magnifique sur toute la terre ! Elle élève ta gloire jusques aux Cieux. Par la bouche des enfants et de ceux qu'on allaite, tu fondes ta louange, à cause de tes adversaires, pour faire taire ton ennemi et les agresseurs. Quand je contemple ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu y as fixées : Qu'est-ce que l'homme, [pensé-je,] pour que tu songes à lui ? et l'enfant d'Adam, pour que tu regardes à lui ? Et peu s'en faut que de lui tu n'aies fait un Dieu, et de gloire et de grandeur tu l'as couronné ; tu l'as fait roi des œuvres de tes mains, tu as mis toutes choses à ses pieds, à la fois la brebis et le bœuf, et les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui parcourt les sentiers des mers. Éternel, notre Seigneur, que ton nom est magnifique sur toute la terre !

Psaume responsorial

Psaumes 7

Complainte de David, qu'il chanta à l'Éternel à propos de Cus, Benjamite.Éternel, mon Dieu, à toi j'ai mon recours : sauve-moi de tous mes persécuteurs, et me délivre ! de peur que, comme un lion, ils ne me déchirent, m'écrasant, faute de libérateur. Éternel, mon Dieu ! si c'est ici ce que j'ai fait, s'il y a de l'iniquité dans mes mains, si j'ai payé mon ami par le mal, dépouillé celui qui me haïssait sans cause ; que l'ennemi poursuive ma vie, qu'il m'atteigne et me foule contre terre, et traîne ma gloire dans la poussière ! (Pause) Lève-toi, Éternel, dans ta colère ! élève-toi contre les fureurs de mes ennemis ! Sus ! à moi ! apprête le jugement ! Que l'assemblée des peuples t'environne ! au-dessus d'elle monte sur un lieu élevé ! L'Éternel juge les peuples : Éternel, fais-moi justice ! que selon ma justice et mon innocence il me soit fait ! Mets donc fin à la malice des impies, et fortifie le juste ! toi qui sondes les cœurs et les reins, Dieu juste ! Mon bouclier est par-devers Dieu, qui est en aide à ceux dont le cœur est droit. Dieu est un juste juge, un Dieu prêt à s'irriter en tout temps. S'il ne s'arrête, Il aiguise son épée, Il bande son arc et l'ajuste, et dirige sur lui des traits mortels, des traits qu'il enflamme. Voici, il avait conçu le mal, et portait la malice dans son sein ; mais il a enfanté une déception. Il a fait une fosse, il l'a creusée, mais il est tombé dans le creux par lui préparé. Sa malice retombe sur sa tête, et sa violence redescend sur son front. J'exalterai l'Éternel selon sa justice, et je chanterai le nom de l'Éternel, du Très-haut.

Prière du soir — première lecture

Job 9

Et Job reprit et dit : Assurément je sais qu'il en est ainsi ; et comment un mortel serait-il juste devant Dieu ? s'il voulait contester avec Lui, il ne répondrait pas à une chose sur mille. Pour l'intelligence, Il est sage, et pour la force, Il est puissant ; qui pourrait Le braver, et rester sain et sauf ? Il déplace soudain les montagnes qu'il bouleverse dans sa colère ; Il ébranle la terre sur sa base, et ses colonnes tremblent ; Il commande au soleil de ne point se lever, et Il met un sceau sur les étoiles ; Il incline les cieux à Lui seul, et s'avance sur les sommités des flots ; Il fit l'Ourse, Orion, les Pléiades, et les retraites lointaines du Midi, Il fait des choses grandes, qu'on ne peut sonder, et des merveilles qu'on ne peut compter. Voici, Il m'assaille, et je ne le vois pas, Il attaque, et je ne l'aperçois pas. Voici, Il emporte : qui le fera revenir ? Qui lui dira : Que fais-tu ? Dieu ne calme pas son courroux ; sous lui plient les appuis de l'orgueil ; et je pourrais lui répondre, et choisir les paroles à lui dire ! Eussé-je raison, je ne répondrais pas, de mon Juge j'invoquerais la clémence. Quand Il répondrait à mon appel, je ne croirais pas qu'il ait ouï ma voix ; car Il m'assaille par la tempête, et Il multiplie mes plaies sans motif ; Il ne me laisse pas reprendre haleine, car Il me rassasie d'amertumes. En appelle-t-on à la vigueur du fort : « Me voici ! » [dit-Il] au droit : « Qui M'assignera ? » Eussé-je raison, ma bouche devrait me condamner ; fussé-je innocent, Il me trouverait pervers. Je suis innocent, et ne fais nul cas de la vie. je dédaigne de vivre. C'est tout un ! Aussi dis-je : Il détruit innocent et coupable. Quand sa verge donne soudain la mort, Il se rit de l'épreuve de l'innocent : la terre est livrée aux mains de l'impie, Il ôte la vue aux yeux de ses juges. Si ce n'est pas lui, qui est-ce donc ? Mes jours s'en vont plus rapides que le coureur, ils fuient sans voir le bonheur, ils passent comme des nacelles de roseau, comme l'aigle qui fond sur sa proie. Si je dis : Je veux oublier ma plainte, quitter mon air triste, redevenir serein ; je m'épouvante de tous mes maux, je sais que Tu ne m'absoudras pas. Je dois être coupable ; pourquoi prendre une peine inutile ? Quand je me laverais dans l'eau de neige, quand avec la lessive je rendrais mes mains nettes, même alors tu me plongerais dans la fosse, et mes habits mêmes me trouveraient repoussant. Car Il n'est pas homme comme moi, pour que je réplique, pour que nous paraissions en jugement ensemble. Entre nous il n'y a point d'arbitre qui interpose sa main entre nous. Qu'il éloigne de moi sa verge, et que ses terreurs ne m'effraient plus ! alors je parlerai, et serai sans crainte : car ainsi, je ne suis pas à moi-même.

Deuxième lecture

1 Pierre 2

Vous étant donc dépouillés de toute malice et de toute ruse, et de l'hypocrisie, et des meurtres, et de toute calomnie, comme des enfants nouveau-nés désirez avec ardeur le lait pur de la parole, afin que par son moyen vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le seigneur est bon. C'est en vous approchant de lui, la pierre vivante, que les hommes ont, il est vrai, rejetée, mais qui est devant Dieu choisie et honorée, que vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, maison spirituelle, pour former une prêtrise sainte, afin d'offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus-Christ ; en effet on trouve dans l'écriture : « Voici, Je place en Sion une pierre choisie, angulaire, honorée, et celui qui croit en elle n'aura certainement pas à en rougir. » C'est donc à vous qui croyez, qu'appartient l'honneur, tandis que pour les incrédules la pierre que les constructeurs ont rejetée, est celle qui est devenue le sommet de l'angle, et une pierre d'achoppement, et un roc de scandale, eux qui, par leur incrédulité, heurtent contre la parole ; ce à quoi aussi ils ont été destinés ; tandis que vous, vous êtes une race élue, une prêtrise royale, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous proclamiez les vertus de Celui qui, des ténèbres, vous a appelés à Son admirable lumière ; vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu, vous auxquels il n'avait pas été fait miséricorde, mais à qui maintenant il a été fait miséricorde. Bien-aimés ! Je vous exhorte comme des étrangers et des voyageurs, à préserver des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme votre bonne conduite parmi les Gentils, afin que, sur les points où ils vous accusent calomnieusement de mal faire, ils glorifient Dieu, au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres, en y regardant de plus près. Soyez soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur, soit au roi, comme au souverain, soit aux gouverneurs, comme à ceux qui sont délégués par lui pour châtier les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien ; car c'est ici la volonté de Dieu, qu'en faisant bien vous fermiez la bouche à l'ignorance des hommes dépourvus de sens. C'est comme étant libres, et non pas comme faisant de votre liberté un manteau pour votre malice, mais comme esclaves de Dieu, que vous devez honorer tous les hommes, aimer les frères, craindre Dieu, honorer le roi. Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et indulgents, mais encore à ceux de difficile humeur ; car c'est une grâce, que d'endurer des afflictions par motif de conscience envers Dieu, en souffrant injustement. Quelle gloire en effet vous reviendrait-il de supporter patiemment les coups que vous attirent vos péchés ? Mais si vous supportez patiemment les souffrances que vous attirent vos bonnes actions, ceci est une grâce devant Dieu ; car c'est à cela que vous avez été appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces, lui, qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, insulté, ne rendait pas l'insulte, qui, maltraité, ne menaçait pas, mais s'en remettait à Celui qui juge avec justice ; lui, qui a porté lui-même vos péchés en son corps sur le bois, afin qu'ayant rompu avec les péchés, nous vivions pour la justice ; lui, par la meurtrissure duquel vous avez été guéris ; vous erriez comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

Deuxième lecture

Romains 15

Mais nous devons, nous qui sommes forts, supporter les faiblesses des faibles et ne pas nous complaire en nous-mêmes. Que chacun de nous complaise à son prochain, pour lui être utile en contribuant à son édification. Car ce n'est pas non plus en lui-même que Christ s'est complu, mais, selon qu'il est écrit : « Les outrages de ceux qui T'outragent sont retombés sur moi. » En effet tout ce qui a été écrit, a tout été écrit pour notre instruction, afin que, par la persévérance et par la consolation qui viennent des Écritures, nous possédions l'espérance qui procure la consolation. Cependant, que Dieu, qui accorde la persévérance et la consolation, vous donne d'être animés entre vous de sentiments semblables, selon Christ-Jésus, afin que tous ensemble, d'une seule bouche, vous glorifiez Dieu, qui est aussi le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est pourquoi occupez-vous les uns des autres, comme Christ s'est aussi occupé de nous pour la gloire de Dieu. Je déclare en effet que Christ est devenu ministre de la circoncision pour maintenir la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites à nos pères, tandis que c'est pour avoir reçu miséricorde que les Gentils glorifient Dieu, selon qu'il est écrit : « C'est pourquoi je Te célébrerai parmi les nations et je chanterai Ton nom. » Et elle dit derechef : « Nations, réjouissez-vous avec Son peuple. » Et elle dit encore : « Vous, toutes les nations, louez le Seigneur, et que tous les peuples célèbrent Ses louanges. » Et Ésaïe dit encore : « La racine de Jessé apparaîtra ; et celui qui se lève pour commander aux nations, c'est en lui que les nations espéreront. » Eh bien, que Dieu, qui donne l'espérance, vous fasse trouver une pleine certitude, avec une joie et une paix complètes, dans la foi en cette espérance, par la puissance de l'Esprit saint ! Quoique je sois de mon côté convaincu, mes frères, en ce qui vous concerne, que vous êtes du vôtre remplis de bonnes dispositions, pleins de la connaissance parfaite, capables aussi de vous avertir les uns les autres, je vous ai cependant écrit sur certains points avec moins de ménagements, dans l'intention de réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m'a donnée pour être le ministre de Christ-Jésus, faisant fonction de sacrificateur pour l'évangile de Dieu, afin que l'offrande des Gentils fût bien reçue, étant sanctifiée par l'Esprit saint. C'est donc en Christ que je m'enorgueillis de ce qui regarde le service de Dieu ; car je n'ai pas l'audace de parler de choses que Christ n'ait pas opérées par ma prédication aux Gentils, soit en paroles soit en œuvres, grâce à la puissance des miracles et des prodiges par la puissance de l'Esprit ; en sorte que, depuis Jérusalem et tout alentour jusques en Illyrie, j'ai pleinement répandu l'évangile de Christ. Mais je me fais un point d'honneur de prêcher la bonne nouvelle de telle sorte, que ce ne soit pas là où le nom de Christ a été proclamé, afin de ne pas bâtir sur un fondement étranger, mais, selon qu'il est écrit : « Ils verront, ceux auxquels on n'en a pas parlé, et ceux qui n'en n'ont rien ouï dire comprendront. » C'est pourquoi aussi j'ai souvent rencontré des obstacles qui m'ont empêché d'aller jusques à vous ; mais maintenant n'ayant plus affaire dans ces pays-ci, et ayant depuis bien des années un vif désir d'aller jusques à vous lorsque je me rendrai en Espagne… J'espère en effet que je vous visiterai en passant, et que, après que je me serai imparfaitement rassasié de vous, vous me ferez faire escorte jusque-là. Mais pour le moment je me rends à Jérusalem pour le service des saints, parce que la Macédoine a bien voulu, ainsi que l'Achaïe, faire une collecte pour les pauvres d'entre les saints qui sont à Jérusalem ; ils l'ont bien voulu en effet, comme étant leurs débiteurs, car, puisque les Gentils ont partagé leurs biens spirituels, ils doivent aussi les assister avec les biens charnels. Après donc que j'aurai terminé cette affaire et que je me serai déchargé de cette recette, je partirai pour l'Espagne en passant par chez vous. Or, je sais qu'en venant à vous j'y viendrai avec une pleine et entière bénédiction de Christ. En attendant je vous invite, par notre seigneur Jésus-Christ et par la charité qu'inspire l'Esprit, à combattre avec moi dans les prières qui s'adressent pour moi à Dieu, afin que je sois délivré des récalcitrants qui sont en Judée, et que le don que je porte à Jérusalem soit bien reçu par les saints, afin que ce soit dans la joie que je vienne à vous par la volonté du Seigneur Jésus. Or, que le Dieu de paix soit avec vous tous ! Amen !

Deuxième lecture

Jacques 2:14-26

A quoi sert, mes frères, que quelqu'un dise qu'il a de la foi, tandis qu'il n'a pas d'œuvres ? Est-ce que la foi peut le sauver ? Si un frère ou une sœur se trouvent nus et privés de leur nourriture quotidienne, et que l'un d'entre vous leur dise : « Allez en paix, réchauffez-vous et vous rassasiez, » mais que vous ne leur donniez point ce dont le corps a besoin, à quoi cela sert-il ? De même aussi la foi, si elle n'a pas d'œuvres, est morte en elle-même. Autrement quelqu'un dira : « Toi, tu as de la foi, et moi de mon côté j'ai des œuvres ; montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi de mon côté c'est par les œuvres que je te montrerai ma foi ; tu crois qu'il existe un seul Dieu, tu fais bien ; les démons aussi le croient, et ils en frémissent ; mais veux-tu apprendre, ô homme frivole, que la foi sans les œuvres est inutile ? Abraham notre père n'a-t-il pas été justifié par les œuvres pour avoir offert Isaac son fils sur l'autel ? Tu vois que la foi coopérait avec ses œuvres ; et c'est par les œuvres que la foi a été parfaite ; et ce texte de l'écriture a été accompli qui dit : Or, Abraham crut à Dieu, et cela lui fut compté pour justice ; et il a été appelé ami de Dieu. » Vous voyez que c'est par les œuvres que l'homme est justifié, et non par la foi seulement. Or, n'est-ce pas aussi de la même manière que Rahab l'impudique a été justifiée par les œuvres, pour avoir reçu les messagers et les avoir fait sortir par un autre chemin ? De même que le corps sans souffle est mort, de même aussi la foi sans œuvres est morte.

Deuxième lecture

Philippiens 1:1-7

Paul et Timothée, esclaves de Christ Jésus, à tous les saints en Christ Jésus qui sont à Philippes, avec les évêques et les diacres : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père, et par le Seigneur Jésus-Christ ! Je rends de constantes actions de grâces à mon Dieu dans chacune de mes prières pour tout le souvenir que je conserve de vous ; Lui adressant avec joie ma prière pour vous tous, à cause de votre commun accord pour l'Évangile dès le premier jour jusques à maintenant, ayant la confiance positive que Celui qui a commencé en vous une œuvre excellente la consommera d'ici à la journée de Christ Jésus. Il est juste en effet que je pense ainsi sur vous tous, car je vous porte dans mon cœur, vous, qui tous, soit dans mes chaînes, soit dans la défense et la confirmation de l'Évangile, partagez avec moi la grâce qui m'est faite ;

Évangile

Luc 4

Or Jésus rempli de l'Esprit saint revint d'auprès du Jourdain, et il était conduit par l'esprit dans le désert, étant pendant quarante jours tenté par le diable. Et il ne mangeait rien durant ces jours-là, et lorsqu'ils furent terminés il eut faim. Mais le diable lui dit : « Si tu es fils de Dieu, dis à cette pierre-ci qu'elle devienne du pain. » Et Jésus lui répliqua : « Il est écrit que ce n'est pas de pain seulement que l'homme vivra. » Et l'ayant emmené, il lui montra tous les royaumes de la terre en un seul instant ; et le diable lui dit : « Je te donnerai toute cette puissance et leur gloire, car elle m'a été remise, et je la donne à qui je veux ; si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. » Et Jésus lui répliqua : « Il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et c'est à Lui seul que tu rendras un culte. » Et il le conduisit à Jérusalem et il le posa sur l'aile du temple, et il lui dit : « Si tu es fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas, car il est écrit que Il donnera pour toi des ordres à Ses anges, afin qu'ils te protègent, et que ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre. » Et Jésus lui répliqua : « Il a été dit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu. » Et le diable ayant épuisé toute espèce de tentation s'éloigna de lui jusques à une autre occasion. Et Jésus, animé de la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, et sa renommée se répandit dans toute la contrée voisine. Et lui-même enseignait dans leurs synagogues, et il était loué de tous. Et il vint à Nazareth, où il avait été élevé, et il entra selon sa coutume le jour du sabbat dans la synagogue, et il se leva pour faire la lecture. Et on lui remit le livre du prophète Ésaïe, et ayant ouvert le livre il trouva le passage où il était écrit : « L'esprit du Seigneur est sur moi ; c'est pourquoi Il m'a oint afin d'annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m'a envoyé pour proclamer aux captifs l'élargissement, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer les blessés soulagés, pour proclamer une favorable année du Seigneur. » Et ayant replié le livre, il le rendit à l'employé, et s'assit ; et les regards de tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue étaient fixés sur lui. Et il commença à leur parler en ces termes : « Aujourd'hui ce passage s'est accompli à vos oreilles. » Et tous témoignaient en sa faveur, et s'émerveillaient des paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : « Celui-ci n'est-il pas le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sans doute vous m'appliquerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même ; fais aussi ici dans ta patrie tout ce que nous avons appris qui s'est fait à Capharnaoum. » Mais il ajouta : « En vérité je vous déclare qu'aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie ; mais c'est avec vérité que je vous dis que du temps d'Élie il y avait beaucoup de veuves en Israël, lorsque le ciel fut fermé pendant trois ans et six mois, en sorte qu'une grande famine eut lieu sur toute la terre, et Élie ne fut envoyé vers aucune d'elles, sauf auprès d'une veuve de Sarepta dans le pays de Sidon. Et il y avait beaucoup de lépreux en Israël du temps d'Elisée le prophète, et aucun d'eux ne fut nettoyé, sauf Naaman le syrien. » Et ils furent tous remplis de courroux dans la synagogue en entendant ces paroles, et s'étant levés, ils l'expulsèrent de la ville, et ils l'emmenèrent jusques au bord de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, de manière à le précipiter. Mais lui, étant passé au milieu d'eux, poursuivait sa route. Et il descendit à Capharnaoum, ville de Galilée, et il les enseignait le jour du sabbat ; et ils étaient stupéfaits de son enseignement, parce que sa parole était pleine d'autorité. Et dans la synagogue se trouvait un homme possédé de l'esprit d'un démon impur, et il s'écria à voix haute : « Ah ! qu'y a-t-il de commun entre nous et toi, Jésus Nazarénien ? Es-tu venu pour nous faire périr ? Je sais qui tu es : le saint de Dieu. » Et Jésus le réprimanda en disant : « Tais-toi, et sors de lui ! » Et le démon l'ayant jeté tout au milieu sortit de lui, sans lui avoir fait aucun mal. Et tous furent saisis d'épouvante, et ils se disaient les uns aux autres : « Quelle est cette parole ? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ? » Et le bruit de sa renommée se répandait dans tous les lieux d'alentour. Mais ayant quitté la synagogue il entra dans la maison de Simon ; or la belle-mère de Simon était prise d'une grosse fièvre, et ils le consultèrent à son sujet. Et s'étant placé au-dessus d'elle, il réprimanda la fièvre et elle la quitta ; or aussitôt s'étant levée, elle les servait. Or, comme le soleil se couchait, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses maladies les lui amenèrent ; et imposant les mains à chacun d'eux, il les guérit. Mais des démons sortaient aussi de plusieurs d'entre eux, en criant et en disant : « Tu es le fils de Dieu. » Et les réprimandant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ. Mais quand le jour eut paru, il sortit pour se rendre dans un lieu désert, et la foule le cherchait, et elle vint jusques à lui, et elle le retenait pour qu'il ne s'éloignât pas d'eux. Mais il leur dit : « Il faut que j'annonce aussi à d'autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. » Et il prêchait dans les synagogues de la Judée.

Prière du soir — deuxième lecture

2 Corinthiens 5

Nous savons en effet que, si la tente qui forme notre demeure terrestre vient à être détruite, nous possédons dans les cieux un édifice qui procède de Dieu, une demeure éternelle qui n'a pas été construite de main d'homme ; car nous gémissons déjà dans celle-ci, désireux que nous sommes de revêtir le domicile qui nous vient du ciel, si toutefois nous sommes effectivement trouvés vêtus et non pas nus ; car, dis-je, nous qui sommes dans cette tente, nous gémissons déjà dans l'angoisse, parce que nous ne voulons pas être dépouillés, mais être revêtus, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Or, celui qui nous a préparés pour cela même, c'est Dieu, qui nous en a donné l'Esprit pour gage. Étant donc toujours pleins de confiance, et sachant qu'en demeurant dans le corps nous habitons loin du seigneur, car c'est par la foi que nous marchons, non par la vue… nous sommes, dis-je, pleins de confiance, et nous préférons émigrer du corps et demeurer auprès du seigneur. C'est pourquoi nous nous appliquons aussi, soit que nous demeurions, soit que nous émigrions, à lui être agréables, car il faut que tous nous apparaissions tels que nous sommes devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive la rétribution de ce qu'il a fait en son corps, selon le bien ou le mal qu'il a commis. Sachant donc quelle est la crainte qu'on doit avoir du seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes, mais aux yeux de Dieu nous apparaissons tels que nous sommes ; j'espère toutefois que, tels aussi, nous apparaissons dans vos consciences. Nous ne nous recommandons pas derechef à vous, mais nous voulons nous donner une occasion de nous enorgueillir de vous, afin que vous vous en serviez contre ceux qui s'enorgueillissent des apparences et non du cœur. En effet, si nous sommes hors de sens, c'est pour Dieu ; si nous sommes de bon sens, c'est pour vous ; car l'amour de Christ nous subjugue, depuis que nous avons compris que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts, et qu'il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et qui est ressuscité pour eux ; en sorte que, quant à nous, désormais nous ne connaissons personne selon la chair ; quoique nous ayons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi. Ainsi donc, si quelqu'un est en Christ, c'est une nouvelle création ; les choses anciennes sont passées, voici, il s'en est fait de nouvelles. Or tout cela vient de Dieu qui nous a réconciliés avec Lui-même par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation ; parce qu'en effet Dieu réconciliait en Christ le monde avec Lui-même, en ne leur imputant point leurs fautes, et Il a mis en nous la parole de la réconciliation. C'est donc pour Christ que nous faisons fonction d'ambassadeurs ; c'est comme si Dieu exhortait par notre moyen ; nous vous en conjurons pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ; celui qui ne connut pas le péché, c'est pour nous qu'il l'a traité comme un pécheur, afin qu'en lui nous, possédions la justice de Dieu.

Évangile

Luc 17:20-37

Or ayant été interrogé par les pharisiens sur l'époque de la venue du royaume de Dieu, il leur répliqua : « Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à être épié, et l'on ne dira point : « Le voici ici, ou là. » Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. » Mais il dit aux disciples : « Des jours viendront, où vous désirerez voir un des jours du fils de l'homme, et vous ne le verrez pas ; et on vous dira : « Le voici ici, ou le voilà là ; » n'y courez pas, car, comme l'éclair flamboyant brille de l'une des extrémités du ciel jusques à l'autre extrémité du ciel, il en sera de même du fils de l'homme ; mais il faut d'abord qu'il souffre beaucoup, et qu'il soit rejeté par cette génération. Et comme il est advenu du temps de Noé, de même adviendra-t-il aussi du temps du fils de l'homme ; on mangeait, on buvait, les hommes prenaient des femmes et on donnait aux femmes des maris, jusques au jour où Noé entra dans l'arche ; et le déluge survint et les fit tous périr. De même, comme il advint du temps de Lot, on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait, mais le jour où Lot sortit de Sodome, il tomba du ciel une pluie de feu et de soufre et elle les fit tous périr, de même en sera-t-il le jour où le fils de l'homme sera révélé. En ce jour-là, que celui qui sera sur le toit, et dont les ustensiles sont dans la maison, ne descende point pour les prendre, et que celui qui est aux champs ne revienne pas non plus en arrière : souvenez-vous de la femme de Lot. Mais celui qui aura cherché à rester en possession de sa vie la perdra, tandis que celui qui l'aura perdue la conservera. Je vous le déclare, cette nuit-là deux personnes seront sur un lit, l'une sera prise et l'autre sera laissée. Deux femmes moudront ensemble, l'une sera prise, mais l'autre sera laissée. » [Deux hommes seront dans la campagne, l'un sera pris et l'autre sera laissé.] Et prenant la parole ils lui dirent : « Où, Seigneur ? » Mais il leur dit : « Là où est le corps, c'est là aussi que se rassembleront les aigles. »

Évangile

Matthieu 4:24-25

Et sa renommée se répandit dans toute la Syrie ; et on lui amena tous les infirmes, atteints de diverses maladies et de diverses souffrances, démoniaques, et lunatiques, et paralytiques ; et il les guérit. Et une foule nombreuse, venue de la Galilée, et de la Décapole, et de Jérusalem, et de Judée, et de par delà le Jourdain, le suivit.

Évangile

Matthieu 16

Et les pharisiens et les sadducéens étant survenus, lui demandèrent, pour le mettre à l'épreuve, de leur montrer un signe qui vînt du ciel. Mais il leur répliqua : [« Quand le soir est venu, vous dites : Beau temps, car le ciel est rouge. Et, le lendemain : Aujourd'hui, de l'orage, car le ciel est d'un rouge sombre. Vous savez bien discerner l'aspect du ciel, mais vous ne pouvez pas discerner les signes des temps.] Une génération méchante et adultère demande un signe ; et il ne lui sera point donné d'autre signe que le signe de Jonas. » Et les ayant quittés, il s'en alla. Et en passant sur l'autre rive les disciples oublièrent de prendre des pains. Or, Jésus leur dit : « Ayez soin de vous tenir en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. » Mais ils réfléchissaient en eux-mêmes et se disaient : « C'est parce que nous n'avons pas pris de pains. » Mais Jésus s'en étant aperçu dit : « Pourquoi réfléchissez-vous en vous-mêmes, gens de peu de foi, sur ce que vous n'avez pas des pains ? Ne comprenez-vous pas encore, et ne vous rappelez-vous plus les cinq pains des cinq mille, et combien de corbeilles vous emportâtes, ni les sept pains des quatre mille, et combien de paniers vous emportâtes ? Comment ne comprenez-vous pas que ce n'est pas à propos de pains que je vous ai parlé ? Mais tenez-vous en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. » Alors ils comprirent qu'il ne leur avait pas dit de se tenir en garde contre le levain des pains, mais contre l'enseignement des sadducéens et des pharisiens. Or, lorsque Jésus fut arrivé sur le territoire de Césarée de Philippe, il interrogeait ses disciples, en disant : « Qui disent les gens qu'est le fils de l'homme ? » Et ils lui dirent : « Ceux-ci, Jean le baptiste ; ceux-là, Élie ; et d'autres, Jérémie ou l'un des prophètes. » Il leur dit : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Or Simon Pierre répliqua : « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant. » Et Jésus lui répliqua : « Heureux es-tu, Simon Barjona, car ce n'est pas la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux. Pour moi, je te déclare de mon côté que tu es Pierre, et que sur ce roc-là je bâtirai mon église, et que les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle ; je te donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors il fit des remontrances aux disciples, afin qu'ils ne dissent à personne : « C'est lui qui est le Christ. » Dès lors Jésus-Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait se rendre à Jérusalem, et beaucoup souffrir du fait des anciens et des grands prêtres et des scribes, et être mis à mort, et ressusciter le troisième jour. Et Pierre, l'ayant pris à part, lui dit en lui faisant des remontrances : « Miséricorde te soit faite, Seigneur, certainement cela ne t'arrivera point ! » Mais lui s'étant retourné dit à Pierre : « Va-t-en arrière de moi, Satan, tu m'es une pierre d'achoppement, car tu ne penses pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. » Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui aura perdu sa vie à cause de moi, la trouvera ; en effet, que servira-t-il à un homme d'avoir gagné le monde entier, mais perdu sa vie ? Ou bien que donnera un homme pour racheter sa vie ? Car le fils de l'homme doit venir entouré de la gloire de son Père, avec ses anges, et c'est alors qu'il rendra à chacun selon sa conduite. En vérité je vous déclare qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents qui ne goûteront certainement point la mort jusques à ce qu'ils aient vu le fils de l'homme venir avec son royaume. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.