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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

2 Corinthiens 7:10-16

car la tristesse selon Dieu produit une repentance qui conduit à un salut qu'on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort. Car, voici, le fait même d'avoir été attristés selon Dieu vous a inspiré, non seulement de l'empressement, mais une justification, mais de l'indignation, mais de la crainte, mais une vive impatience, mais du zèle, mais une vengeance ; à tous égards vous avez montré que vous étiez vous-mêmes innocents dans l'affaire. Aussi, quoique je vous aie écrit, ce n'était pas à cause de l'offenseur, et pas davantage à cause de l'offensé, mais c'était pour que votre empressement pour nous fût manifesté parmi vous devant Dieu. C'est pourquoi nous avons été consolés. Mais, outre notre consolation, nous avons été encore beaucoup plus réjouis par la joie de Tite, dont l'esprit a été tranquillisé par vous tous, car, si je me suis un peu enorgueilli devant lui à propos de vous, je n'ai pas eu à en rougir ; mais, de même que nous vous avons parlé de tout avec vérité, de même aussi l'orgueil que nous avons témoigné à votre sujet devant Tite est devenu une vérité, et son cœur redouble d'affection pour vous, quand il se rappelle votre universelle obéissance, car c'est avec crainte et tremblement que vous l'avez reçu. Je me réjouis d'être à tous égards rassuré sur vous.

Première lecture

Jérémie 20

Et Paschur, fils d'Immer, le sacrificateur, qui était surintendant de la maison de l'Éternel, entendit Jérémie prononcer ces prophéties, et Paschur frappa Jérémie, le prophète, et le mit dans la prison qui était à la porte supérieure de Benjamin, dans la maison de l'Éternel. Mais, dès le lendemain, Paschur fit sortir Jérémie de prison. Alors Jérémie lui dit : Ce n'est plus Paschur (entouré de sécurité) que l'Éternel t'appelle, mais Magor Missabib (terreur de toute part). Car ainsi parle l'Éternel : Voici, je te livre à la terreur, toi et tous tes amis, et ils tomberont par l'épée de leurs ennemis, et tes yeux le verront ; et je livrerai tout Juda aux mains du roi de Babel, pour qu'il les emmène à Babel, et les frappe de l'épée. Et je livrerai toutes les richesses de cette ville, et tous ses gains, et tout ce qu'elle a de précieux, et tous les trésors des rois de Juda, je les livrerai aux mains de leurs ennemis qui les pilleront, les emporteront et les emmèneront à Babel. Et toi, Paschur, et tous les habitants de ta maison, vous irez en captivité, et tu arriveras à Babel, et là tu mourras, et là tu seras enterré, toi et tous tes amis pour lesquels tu as été un prophète menteur. « Tu m'as persuadé, Éternel, et je me suis laissé persuader ; tu m'as pressé, et tu l'as emporté. Je suis tous les jours tourné en dérision ; tous se moquent de moi ; car toutes les fois que je parle, je dois crier, annoncer la violence et la ruine ! Aussi la parole de l'Éternel m'est-elle à honte et à opprobre chaque jour, et j'ai dit : Je ne ferai plus mention de Lui, et ne parlerai plus en son nom ; mais j'ai eu dans mon cœur comme un feu allumé, enfermé dans mes os, et je me fatiguai à le contenir, et je n'ai pu. Aussi j'entends les blasphèmes de la foule, terreur de toute part ! : « Dénoncez-le, et nous le dénoncerons ! » Tous mes amis qui sont à mes côtés, disent : « Peut-être il sera séduit, alors nous serons maîtres de lui, et nous tirerons vengeance de lui. » Mais l'Éternel m'assiste, comme un héros redoutable ; c'est pourquoi mes persécuteurs succomberont, et ne seront pas les maîtres ; qu'ils soient honteux d'avoir échoué ! c'est un opprobre éternel qui ne sera pas oublié. Car l'Éternel des armées éprouve le juste, Il pénètre les reins et le cœur ; je verrai tes vengeances s'exercer sur eux, car c'est à toi que je me suis ouvert de mes griefs. Chantez l'Éternel ! louez l'Éternel, car Il a retiré l'âme de l'affligé de la main des méchants ! » « Maudit le jour auquel je suis né, le jour auquel ma mère m'enfanta ! qu'il ne soit pas béni ! Maudit l'homme qui en porta la nouvelle à mon père, et lui dit : « Il t'est né un fils ! » et le combla de joie ! Que cet homme soit assimilé aux villes que l'Éternel détruit sans regret ; qu'il entende des plaintes le matin, et des cris à midi, parce qu'on ne me tua pas avant ma naissance, en sorte que ma mère eût été mon tombeau, et que son sein fût resté dans un état de grossesse éternelle ! Pourquoi sortis-je du sein maternel pour être témoin de la misère et de la peine, et consumer mes jours dans la honte ? »

Première lecture

Jérémie 38:1-13

Et Sephatia, fils de Mathan, et Gédalia, fils de Paschur, et Jouchal, fils de Sélémia, et Paschur, fils de Malchija, entendirent les discours que Jérémie tenait à tout le peuple, en disant : Ainsi parle l'Éternel : Qui restera dans cette ville, mourra par l'épée, par la famine et par la peste, et qui se rendra aux Chaldéens vivra, et il aura sa vie pour butin, de sorte qu'il vivra. Ainsi parle l'Éternel : Cette ville sera livrée aux mains de l'armée du roi de Babel qui s'en emparera. Alors les princes dirent au roi : Que cet homme soit donc mis à mort ! car ainsi, il énerve les mains des hommes de guerre, restés dans cette ville, et les mains de tout le peuple, quand il leur parle de la sorte ; car cet homme ne cherche point le bien de ce peuple, mais son mal. Et le roi Sédécias dit : Voici, il est entre vos mains, car le roi ne peut rien contre vous. Alors ils prirent Jérémie, et le jetèrent dans la fosse de Malchija, fils de Hammélech, laquelle se trouve dans le vestibule de la prison, et ils y dévalèrent Jérémie avec des cordes, et dans la fosse il n'y avait point d'eau, mais de la fange, et Jérémie enfonçait dans la fange. Et Ebedmélech, l'Éthiopien, eunuque qui était dans la maison du roi, apprit qu'on avait jeté Jérémie dans la fosse. Or le roi était assis à la porte de Benjamin. Alors Ebedmélech sortit de la maison du roi, et vint parler au roi en ces termes : Seigneur roi, ces hommes ont mal agi dans tout ce qu'ils ont fait à Jérémie, le prophète, qu'ils ont jeté dans la fosse, et il se meurt de faim sur la place, car il n'y a plus de pain dans la ville. Et le roi donna cet ordre à Ebedmélech, l'Éthiopien : Prends avec toi d'ici trente hommes, et retire Jérémie, le prophète, de la fosse, avant qu'il meure. Et Ebedmélech prit les hommes avec lui, et vint à la maison du roi sous le Trésor, et y prit des lambeaux d'habits usés, et des haillons de vieilles hardes, et les dévala à Jérémie dans la fosse avec des cordes. Et Ebedmélech, l'Éthiopien, dit à Jérémie : Mets ces haillons et ces lambeaux sous les articulations de tes mains, sous les cordes. Et Jérémie fit ainsi. Et ils tirèrent Jérémie avec des cordes en haut hors de la fosse ; et Jérémie resta dans le vestibule de la prison.

Prière du matin — première lecture

1 Rois 10:1-25

Et la Reine de Séba, au bruit de la renommée de Salomon, du Nom de l'Éternel, vint pour l'éprouver par des problèmes énigmatiques. Et elle fit son entrée à Jérusalem avec très grand train, avec des chameaux portant des aromates et de l'or en très grande quantité et des pierres précieuses, et elle entra chez Salomon et lui exposa tout ce qu'elle avait dans la pensée. Et Salomon lui résolut toutes ses questions ; il n'y eut pour le Roi rien de trop difficile qu'il ne pût résoudre. Et comme la Reine de Séba contemplait toute la sagesse de Salomon, et le palais qu'il avait bâti, et les mets de sa table, et les appartements de ses serviteurs, et les loges de ses valets, et leurs costumes, et ses celliers et ses holocaustes qu'il offrait dans la Maison de l'Éternel, elle était toute hors d'haleine, et elle dit au Roi : Il étaient vrais les rapports que j'entendais faire dans mon pays de tes dits et faits et de ta sagesse, et je n'ajoutais pas foi à ces rapports jusqu'à ce qu'étant venue j'ai vu de mes yeux, et voilà qu'on ne m'a pas dit la moitié ; tu surpasses en sagesse et en prospérité ta renommée parvenue jusqu'à moi. Heureux ton monde ! heureux tes serviteurs que voilà en permanence debout devant toi, auditeurs de ta sagesse ! Que béni soit l'Éternel, ton Dieu, qui t'a fait la faveur de te placer sur le trône d'Israël ! C'est parce que le Seigneur a pour Israël un éternel amour qu'il t'a établi Roi pour que tu fasses droit et justice. Et elle donna au Roi cent vingt talents d'or et des aromates en immense quantité et des pierres précieuses : il ne vint plus une quantité d'aromates égale au don que la Reine de Séba fît au Roi Salomon. (La flotte d'Hiram qui rapportait l'or d'Ophir, ramenait aussi d'Ophir du bois de sandal en très grande quantité et des pierres précieuses. Et avec le bois de sandal le Roi Salomon fit une balustrade au Temple de l'Éternel et au palais royal et des luths et des harpes pour les chantres ; il n'était pas encore venu tant de bois de sandal et jusqu'aujourd'hui on n'en a pas vu au tant.) Et le Roi Salomon donna à la Reine de Séba tout ce qui fut à son gré et qu'elle demanda, outre les présents qu'il lui fit à la manière du Roi Salomon. Puis elle s'en retourna et regagna son pays, elle et sa suite. Et le poids de l'or qui formait le revenu annuel de Salomon, était de six cent soixante-six talents d'or, non compris ce qu'il retirait des marchands et du trafic des commerçants, et de tous les rois des étrangers et gouverneurs du pays. Et le Roi Salomon fit deux cents boucliers d'or laminé, plaquant chaque bouclier de six cents sicles d'or, et trois cents rondaches d'or laminé, plaquant chaque rondache de trois mines d'or ; et le Roi les plaça dans la Maison de la Forêt du Liban. Et le Roi fit un grand trône d'ivoire et il le recouvrit d'or affiné. Le trône avait six marches, et le haut du dossier en était arrondi, et au siège étaient les bras d'un côté et de l'autre, et deux lions debout à côté des bras, et douze lions debout se trouvaient là sur les six marches de part et d'autre : il n'en fut fait de pareil en aucun royaume ; et toutes les coupes du Roi Salomon étaient d'or et toute la vaisselle de la Maison de la Forêt du Liban était d'or fin : point d'argent ; au temps de Salomon, on n'en faisait aucun cas. Car le Roi avait en mer une flotte de Tharsis de conserve avec la flotte d'Hiram ; une fois, en trois ans arrivait la flotte de Tharsis, apportant de l'or et de l'argent, de l'ivoire et des singes et des paons. Et le Roi Salomon devint plus grand que tous les rois de la terre en opulence et en sagesse. Et tout le monde recherchait la présence de Salomon pour ouïr sa sagesse, de laquelle Dieu avait doué son cœur. Et chacun apportait son présent, de la vaisselle d'argent et de la vaisselle d'or, et des vêtements et des armes et des aromates, des chevaux et des mules, chaque année le contingent de l'année.

Épître

1 Corinthiens 12:2-11

Vous savez comment, lorsque vous étiez des gentils, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes ; c'est pourquoi je vous informe que personne, quand il parle par l'esprit de Dieu, ne dit : « Maudit est Jésus, » et que personne ne peut dire : « Jésus est seigneur, » que par l'esprit saint. Il y a cependant des diversités dans les dons, mais c'est le même Esprit ; Il y a aussi des diversités dans les emplois, et le même seigneur ; il y a aussi des diversités dans les opérations, et c'est le même Dieu qui les opère toutes en tous. Mais la manifestation de l'Esprit est donnée à chacun, en vue de ce qui est utile : en effet, à l'un est donnée par l'Esprit un discours de sagesse, tandis qu'à un autre c'est un discours de connaissance, conformément au même Esprit ; à un autre est donnée la foi, grâce au même Esprit, tandis qu'à un autre ce sont des dons de guérisons, grâce au seul et unique Esprit ; mais à un autre ce sont des opérations miraculeuses, à un autre une prophétie, à un autre des jugements d'esprits, à un autre des variétés de langues. Mais c'est le seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, les dispensant en particulier à chacun comme il veut.

Première lecture

Proverbes 29

L'homme répréhensible qui se roidit, sera brisé soudain, et sans remède. Quand les justes se multiplient, le peuple se réjouit ; mais quand règne l'impie, le peuple gémit. L'homme, ami de la sagesse, réjouit son père, mais qui se plaît avec les courtisanes, perd son bien. Par la justice un roi consolide son Etat ; mais celui qui accepte des dons, le ruine. Un homme qui flatte son prochain, tend un filet sous ses pas. Un piège gît dans le crime du méchant ; mais le juste triomphe, et se réjouit. Le juste sait défendre les petits, mais l'impie ne comprend pas la science. Les moqueurs soufflent le feu dans la cité ; mais les sages calment l'irritation. Le juste qui est en dispute avec l'insensé, ni par la colère, ni par l'enjouement n'arrive à la paix. Les hommes sanguinaires haïssent l'innocent ; mais les justes cherchent à lui sauver la vie. L'insensé produit son âme tout entière ; mais le sage la tient en arrière. Qu'un prince écoute les mensonges, tous ses serviteurs sont méchants. Le pauvre et l'oppresseur se rencontrent ; l'Éternel fait luire la lumière aux yeux de tous deux. Du roi qui rend au pauvre fidèle justice, le trône subsiste éternellement. La verge et la correction donnent la sagesse ; mais l'enfant livré à lui-même fait honte à sa mère. Quand les impies croissent, le péché croît ; mais leur chute réjouira les regards des justes. Corrige ton fils, et il te donnera du repos, et procurera des délices à ton âme. Privé de révélation, un peuple est sans frein ; heureux, s'il garde la Loi ! Les discours ne corrigent point un serviteur ; quand même il comprend, il n'obéit point. Vois-tu cet homme prompt à parler ? Il y a plus à espérer d'un fou que de lui. Si l'on délicate son serviteur dès l'enfance, il finit par vouloir être fils. L'homme colère excite les querelles, et celui qui s'échauffe, fait bien des fautes. L'orgueil de l'homme l'abaisse ; mais l'humble parvient à la gloire. Qui entre en part avec le voleur, est son propre ennemi ; il a entendu la malédiction, et il ne dénonce pas ! La peur des hommes tend un piège ; mais qui se confie dans l'Éternel, est mis à couvert. Plusieurs cherchent les regards du souverain ; mais de l'Éternel émane le jugement des hommes. Le méchant est l'abomination du juste ; et celui qui marche droit, l'abomination de l'impie.

Prière du matin — deuxième lecture

Jean 17

Jésus proféra ces paroles, puis, après avoir levé les yeux vers le ciel, il dit : « Père, l'heure est venue ! Glorifie Ton Fils, afin que Ton fils Te glorifie, selon que Tu lui as donné autorité sur toute chair, afin qu'à tous ceux que Tu lui as donnés, il donne la vie éternelle. Or voici ce qu'est la vie éternelle, c'est qu'ils Te connaissent comme le seul véritable Dieu, et, comme Christ, Jésus que Tu as envoyé. Pour moi, je T'ai glorifié sur la terre, en achevant l'œuvre que Tu m'as donnée à faire ; et maintenant, à Ton tour, glorifie-moi, Père, auprès de Toi, par la gloire que je possédais auprès de Toi avant que le monde existât. J'ai manifesté Ton nom aux hommes que Tu m'as donnés du milieu du monde ; ils étaient tiens, et Tu me les as donnés, et ils ont gardé Ta parole. Maintenant ils ont connu que tout ce que Tu m'as donné vient de Toi, car je leur ai donné les paroles que Tu m'as données, et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis issu d'auprès de Toi, et ils ont cru que c'est Toi qui m'as envoyé. C'est moi qui prie pour eux ; je ne prie point pour le monde, mais pour ceux que Tu m'as donnés, parce qu'ils sont tiens, (et tout ce qui est mien est tien, et ce qui est tien est mien), et que j'ai été glorifié en eux. Et je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le monde, et moi je vais vers Toi. Père saint ! maintiens-les fidèles à Ton nom que Tu m'as donné, afin qu'ils soient un comme nous. Lorsque j'étais avec eux, je les maintenais fidèles à Ton nom que Tu m'as donné, et je les ai gardés, et nul d'entre eux ne s'est perdu, sauf le fils de perdition, afin que l'Écriture fût accomplie. Mais maintenant je vais à Toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu'ils possèdent en eux-mêmes ma joie complète. C'est moi qui leur ai donné Ta parole, et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. Je ne prie point pour que Tu les enlèves du monde, mais pour que Tu les garantisses du malin. Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde ; consacre-les à la vérité ; Ta parole est la vérité. De même que Tu m'as envoyé dans le monde, moi, de mon côté, je les ai envoyés dans le monde ; et c'est pour eux que je me consacre moi-même, afin qu'eux aussi soient consacrés à la vérité. Mais ce n'est pas seulement pour ceux-là que je prie, mais encore pour ceux qui, par leur parole, croient en moi, afin que tous soient un, comme Toi, Père, Tu es en moi, et moi en Toi, afin qu'eux aussi soient en nous, pour que le monde croie que c'est Toi qui m'as envoyé. Pour moi, je leur ai donné la gloire que Tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un ; je suis en eux, et Tu es en moi, afin qu'ils arrivent à une parfaite unité, pour que le monde connaisse que c'est Toi qui m'as envoyé, et que Tu les a aimés comme Tu m'as aimé. Père, ceux que Tu m'as donnés, je veux que là où je suis eux aussi y soient avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, que Tu m'as donnée parce que Tu m'as aimé avant la création du monde, Père juste ! Et le monde ne T'a pas connu, mais moi je T'ai connu, et ceux-ci ont connu que c'est Toi qui m'as envoyé ; et je leur ai fait connaître Ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont Tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux ! »

Psaume responsorial

Psaumes 30

Cantique de David sur l'hymne de la dédicace de la maison.Je t'exalte, Éternel, car tu m'as délivré, refusant à mes ennemis la joie de ma perte. Éternel, mon Dieu ! j'ai crié à toi, et tu m'as guéri. Éternel, tu as retiré mon âme des Enfers, et m'as rendu la vie, entre ceux qui descendent au tombeau. Chantez l'Éternel, vous ses bien-aimés, et louez son saint nom ! Car il est un instant pour son courroux, mais toute la vie pour son amour : le soir, la tristesse est notre hôte, et au matin, c'est l'allégresse. Et moi, je disais dans ma sécurité : A jamais je suis inébranlable ! Éternel, en ta grâce tu avais affermi ma montagne ; mais tu cachas ta face, et je fus éperdu. Éternel, je criai à toi, et je fis au Seigneur ma supplication : « Qu'as-tu à faire de mon sang et de mon trépas ? La poudre peut-elle te louer, et dire ta fidélité ? Ecoute, Éternel, et prends pitié de moi ! Éternel, sois-moi secourable ! » Et tu changeas mon deuil en allégresse, tu délias mon cilice, et me donnas la joie pour ceinture, afin que mon cœur te loue, et ne reste point muet. Éternel, mon Dieu, je veux te louer à jamais !

Évangile

Luc 18:9-14

Or il dit aussi à quelques personnes qui possédaient pour elles-mêmes l'assurance d'être justes et qui méprisaient les autres, la parabole suivante : « Deux hommes montèrent au temple pour prier, l'un était pharisien, et l'autre publicain. Le pharisien, se tenant debout, faisait en lui-même cette prière : « O Dieu ! Je Te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres hommes qui sont spoliateurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain : je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. » Mais le publicain se tenant à distance ne se permettait pas même de lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : « O Dieu, aie compassion de moi qui suis pécheur ! » Je vous le déclare, celui-ci redescendit justifié dans sa maison à l'inverse de l'autre, car quiconque s'élève lui-même sera abaissé, tandis que celui qui s'abaisse lui-même sera élevé. »

Psaume responsorial

Psaumes 54

Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Hymne de David, lorsque les Siphéens vinrent, et dirent à Saül : Voici, David est caché parmi nous.Dieu, sois par ton nom mon sauveur, et par ta puissance, mon défenseur ! O Dieu, écoute ma prière, prête l'oreille aux paroles de ma bouche ! Car des étrangers s'élèvent contre moi, et des furieux attentent à ma vie ; ils ne mettent point Dieu en vue de leurs regards. (Pause) Voici, Dieu m'est secourable, le Seigneur est le soutien de ma vie : Il fera retomber sur mes ennemis leur méchanceté. Selon ta fidélité anéantis-les ! D'un cœur empressé je te ferai des sacrifices, je célébrerai ton nom, Éternel, car il est bon, car il m'a délivré de toute adversité, et mes ennemis réjouissent mes regards.

Psaume responsorial

Psaumes 60

Au maître chantre. Sur Schouschan-Edouth. Ecrit didactique de David, quand il faisait la guerre aux Syriens de Mésopotamie et aux Syriens de Zoba, et que Joab revint, et battit les Edomites dans la vallée du sel, au nombre de douze mille.O Dieu, tu nous as rejetés, nous as dispersés ; tu étais irrité : rends-nous ton amour ! Tu as ébranlé, déchiré le pays : guéris ses blessures, car il est chancelant ! Tu as fait sentir la rigueur à ton peuple, tu nous a fait boire le vin du vertige. Tu as donné à tes fidèles une bannière, afin qu'ils se lèvent au nom de la vérité. (Pause) Pour que tes bien-aimés soient sauvés, aide-les de ta droite, et nous exauce ! Dieu l'a promis par sa sainteté : je veux m'en réjouir ! « Je vous partagerai Sichem, et vous distribuerai la Vallée de Succoth ; Galaad est à moi, Manassé est à moi, Ephraïm est le rempart de ma tête, et Juda, mon sceptre royal ; Moab est le bassin où je me baigne, et sur Edom je jette ma chaussure ; pour moi, Philistie, élève tes acclamations ! » Qui me conduira dans la ville forte ? qui me mènera jusqu'en Edom ? N'est-ce pas toi, ô Dieu, toi qui nous rejetas, et ne marchas plus, ô Dieu, avec nos armées ? Donne-nous ton aide pour sortir de la gêne, puisque le secours de l'homme est une vanité ! Avec Dieu, nous serons vainqueurs, et c'est Lui qui foulera nos ennemis.

Psaume responsorial

Psaumes 59

Au maître chantre. Sur « Ne détruis pas ». Ecrit de David, quand Saül envoya, et qu'ils gardèrent la maison, pour le faire mourir.Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu ! et mets-moi hors de l'atteinte de mes agresseurs ! Délivre-moi des hommes malfaisants, et sauve-moi des hommes sanguinaires ! Car voici, ils tendent des embûches à mon âme ; des violents se liguent contre moi, sans qu'il y ait en moi ni crime, ni péché, Éternel. Je ne suis pas coupable, et ils accourent et se campent : veille ! viens à moi, et regarde ! O toi, Éternel, Dieu des armées, Dieu d'Israël, réveille-toi pour châtier tous les peuples ! N'épargne aucun de ces traîtres méchants ! (Pause) Ils reviennent le soir, ils hurlent comme les chiens, et ils parcourent la ville. Voici, de leurs bouches ils vomissent leurs propos ; des glaives sont sur leurs lèvres ! « Car, qui est là pour entendre ? » Mais toi, Éternel, tu te ris d'eux, et tu te moques de toutes les nations. Ils sont forts !… Je regarde vers toi ; car l'Éternel est mon boulevard. Mon Dieu me prévient par sa grâce ; Dieu fait que mes ennemis réjouissent mes regards. Ne les tue point, de peur que mon peuple n'oublie !… \ Défais-les par ta puissance, et les précipite, ô toi, notre bouclier, Seigneur ! Il y a péché dans leur bouche à tous les propos de leurs lèvres : qu'ils soient donc pris au piège, pour leur orgueil, et pour les parjures et les mensonges qu'ils profèrent ! Détruis, détruis-les dans ton courroux, et qu'ils ne soient plus ! afin qu'ils apprennent que Dieu règne en Jacob, jusqu'aux extrémités de la terre. (Pause) Qu'ils reviennent le soir, hurlent comme les chiens, et qu'ils parcourent la ville ! Qu'ils rôdent cherchant une curée. ayant passé la nuit sans s'être rassasiés ! Mais moi, je chanterai ta puissance, et dès le matin je dirai les louanges de ta grâce ; car tu es mon boulevard, et mon refuge dans mon jour de détresse. O toi, qui es ma force, je veux te célébrer ! car Dieu, mon Dieu bon, est mon boulevard.

Prière du soir — première lecture

1 Rois 11:1-15

Et le Roi Salomon aima des femmes étrangères en grand nombre, et d'abord la fille de Pharaon, puis des Moabites, des Ammonites, des iduméennes, des Sidoniennes, des Héthiennes, appartenant aux peuples desquels l'Éternel avait dit aux enfants d'Israël : Vous n'entrerez point chez eux, et ils n'entreront point chez vous ; certainement ils tourneront votre cœur du côté de leurs dieux ; c'est à eux que Salomon s'attacha par l'amour. Et il avait en femmes sept cents princesses et trois cents concubines ; et ses femmes firent dévier son cœur. Et à l'époque de la vieillesse de Salomon ses femmes tournèrent son cœur du côté d'autres dieux, et son cœur ne fut pas sans partage avec l'Éternel, son Dieu, comme le cœur de David, son père. Et Salomon se mit à la suite d'Astarté, divinité des Sidoniens, et de Milcom, l'Abominable des Ammonites. Et Salomon fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, et il ne s'attacha point complètement à l'Éternel comme David, son père. Alors Salomon éleva un tertre à Camos, l'Abominable des Moabites, sur la montagne située devant Jérusalem, et à Moloch, l'Abominable des Ammonites. Et ainsi fit-il pour toutes ses femmes étrangères qui offraient de l'encens et des sacrifices à leurs dieux. Et l'Éternel se courrouça contre Salomon parce qu'il avait détourné son cœur de l'Éternel, Dieu d'Israël, qui lui était apparu deux fois, et lui avait donné sur ce point un ordre exprès en lui défendant de s'attacher à d'autres dieux ; mais Salomon n'observa point la défense de l'Éternel. Et l'Éternel dit à Salomon : Puisque tu t'es ainsi comporté, et que tu n'as pas gardé mon alliance et mes statuts que je t'avais prescrits, je t'arracherai le royaume et le donnerai à ton serviteur ; cependant je ne le ferai pas de ton vivant, pour l'amour de David, ton père ; c'est de la main de ton fils que je l'arracherai ; seulement ce n'est pas la totalité du royaume que je détacherai ; je laisserai une Tribu à ton fils pour l'amour de David, mon serviteur, et pour l'amour de Jérusalem que j'ai choisie. Et l'Éternel suscita un adversaire à Salomon, Hadad, l'Iduméen, de la race royale qui régnait en Edom. Et il arriva, David étant en Idumée, lorsque Joab, général de l'armée, eut gagné les hauteurs pour donner la sépulture aux morts, que celui-ci massacra tous les mâles de l'Idumée

Deuxième lecture

Hébreux 13

Que l'amour fraternel subsiste. N'oubliez pas l'hospitalité, car c'est par elle que quelques-uns, sans s'en douter, ont hébergé des anges. Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous partagiez leurs chaînes, et de ceux qu'on maltraite, comme étant aussi vous-mêmes en possession d'un corps. Que le mariage soit respecté à tous égards, et la couche nuptiale exempte de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères. Que l'amour de l'argent vous soit étranger, vous contentant de ce que vous possédez, car Lui-même a dit : « Je ne t'abandonnerai certainement point, et Je ne te délaisserai certainement point non plus, en sorte que, pleins de confiance, nous disons : « Le Seigneur est mon aide, et je ne craindrai point ; que me fera l'homme ? » Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont prêché la parole de Dieu, et, puisque vous avez été témoins de l'issue de leur carrière, imitez leur foi. Jésus-Christ est le même hier et aujourd'hui et pour l'éternité ; ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères, car il convient que ce soit par la grâce que le cœur soit affermi, et non par des aliments qui n'ont servi de rien à ceux qui s'y attachent ; pour nous, nous avons un autel dont ceux qui rendent un culte dans le tabernacle n'ont point le droit de se nourrir, car les animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le grand prêtre, ont leur corps brûlé hors du camp ; c'est pourquoi aussi Jésus, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert la mort hors de la porte. Ainsi donc sortons pour aller à lui hors du camp, en portant son opprobre, car nous n'avons point ici de ville permanente, mais nous aspirons à celle qui est à venir. Offrons donc continuellement à Dieu par lui un sacrifice de louanges, c'est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent Son nom ; toutefois n'oubliez ni la bienfaisance, ni les libéralités, car ce sont à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir. Soyez obéissants et soumis à vos conducteurs, car ce sont eux qui veillent comme devant rendre compte de vos âmes, afin qu'ils le fassent avec joie et sans gémir ; car cela vous serait désavantageux. Priez pour nous ; car nous sommes sûrs d'avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire ; mais je vous exhorte d'autant plus vivement à le faire, que d'autant plus vite je vous serai rendu. Or, que le Dieu de la paix, qui a retiré du milieu des morts le grand berger des brebis, avec le sang d'une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre et de toute bonne parole afin que vous fassiez Sa volonté, en faisant pour Lui-même en vous ce qui est agréable à Ses yeux, par Jésus-Christ, auquel soit rendue la gloire pour les siècles des siècles ! Amen ! Je vous exhorte, frères, à bien accueillir ces paroles d'exhortation, car c'est brièvement que je vous ai écrit. Vous savez que notre frère Timothée a été relâché ; c'est avec lui, s'il vient assez tôt, que je vous visiterai. Saluez tous vos conducteurs et tous les saints. Ceux d'Italie vous saluent. La grâce soit avec vous tous ! Amen !

Deuxième lecture

1 Thessaloniciens 2

Vous-mêmes, en effet, vous savez, mes frères, que notre arrivée parmi vous n'a pas été sans efficace ; mais, après avoir auparavant souffert et avoir été maltraités à Philippes, comme vous le savez, nous avons pris assurance en notre Dieu pour vous annoncer, au milieu d'une grande lutte, l'évangile de Dieu. Notre prédication n'a, en effet, ni l'erreur ni l'impureté pour origine, ni la ruse pour objet, mais, comme Dieu nous a jugés dignes de nous confier l'Evangile, nous parlons en conséquence, non pour plaire aux hommes, mais à Dieu qui juge nos cœurs. Jamais, en effet, comme vous le savez, nous n'avons usé de paroles flatteuses, ni de prétextes intéressés, Dieu en est témoin ; nous n'avons pas davantage recherché une gloire d'origine humaine, ni auprès de vous, ni auprès de personne, quoique nous eussions pu nous imposer comme apôtres de Christ ; mais, au contraire, nous avons vécu en toute simplicité au milieu de vous. Comme une nourrice prend soin de ses propres enfants, de même, dans notre tendresse pour vous, nous voulions vous faire part non seulement de l'évangile de Dieu, mais encore de nos propres vies, parce que vous nous étiez devenus chers. Vous vous rappelez, en effet, frères, notre labeur et notre peine ; c'est en travaillant jour et nuit, afin de n'être à charge à aucun de vous, que nous avons prêché parmi vous l'évangile de Dieu. Vous êtes témoins, ainsi que Dieu, de la manière pieuse, juste, et irréprochable, dont nous avons agi envers vous qui croyez, puisque vous savez que, comme un père le fait pour ses propres enfants, nous avons exhorté, et encouragé, et conjuré chacun de vous de se conduire d'une manière digne de Dieu, qui vous appelle à entrer dans Son propre royaume et dans Sa gloire. Et c'est pourquoi, nous aussi, nous rendons sans cesse des actions de grâces à Dieu, de ce qu'ayant accueilli la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l'avez reçue, non comme une parole d'hommes, mais, ainsi qu'elle l'est vraiment, comme une parole de Dieu, laquelle aussi déploie son efficace en vous qui croyez. En effet, frères, vous êtes devenus les imitateurs des églises de Dieu qui sont en Christ Jésus dans la Judée, car, vous aussi, vous avez eu à souffrir, de la part de vos propres compatriotes, les mêmes souffrances qu'elles ont elles-mêmes endurées de la part des Juifs, qui, ayant aussi fait mourir le seigneur Jésus et les prophètes, et nous ayant persécutés, et déplaisant à Dieu, et étant hostiles à tous les hommes, nous empêchent de parler aux Gentils afin qu'ils soient sauvés, en sorte qu'ils mettent constamment le comble à leurs péchés. Mais la colère a fini par les atteindre. Pour nous, frères, après avoir été séparés un instant de vous, de visage et non de cœur, nous avons cherché, avec d'autant plus d'ardeur, à satisfaire notre vif désir de voir votre visage ; c'est pourquoi nous avons voulu, je parle de moi, Paul, nous rendre à deux reprises auprès de vous, et Satan nous en a empêché. Qui sera en effet notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de glorification, si vous ne l'êtes aussi devant notre seigneur Jésus lors de son avènement ? Car c'est vous qui êtes notre gloire et notre joie !

Deuxième lecture

Apocalypse 22:1-7

Et il me montra un fleuve d'eau vive, clair comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau. Entre sa grande rue et le fleuve, d'ici et de là, est un arbre de vie qui porte douze récoltes, donnant chaque mois sa récolte, et les feuilles de l'arbre servent à la guérison des nations, et il n'y aura plus de malédiction. Et le trône de Dieu et de l'agneau sera au milieu d'elle ; et Ses esclaves L'adoreront et contempleront Sa face ; et Son nom sera sur leurs fronts. Et il n'y aura plus de nuit ; et ils n'auront besoin ni de la lumière de la lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera, et ils régneront aux siècles des siècles. Et il me dit : « Ces paroles sont dignes de foi et véritables, et le Seigneur, qui est le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé Son ange pour montrer à Ses esclaves ce qui doit arriver au plus tôt. Et voici, je viens bientôt. Heureux celui qui observe les paroles de la prophétie de ce livre. »

Deuxième lecture

1 Timothée 3:8-13

De même il faut que les diacres soient honnêtes, sans duplicité, point adonnés aux excès du vin, ni désireux d'un gain sordide, adhérant, avec une conscience pure, au mystère de la foi ; mais il faut qu'eux aussi soient examinés d'abord ; ensuite qu'on les admette comme diacres, s'ils sont irrépréhensibles. De même, il faut que les femmes soient honnêtes, point médisantes, sobres, et fidèles en toutes choses. Que les diacres soient maris d'une seule femme, qu'ils gouvernent bien leurs enfants et leurs propres maisons ; car ceux qui ont bien rempli cet office acquièrent pour eux-mêmes une bonne place, et une grande assurance fondée sur la foi en Christ Jésus.

Évangile

Matthieu 11

Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ses ordres à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes. Or, Jean, ayant ouï parler dans la prison des œuvres de Christ, députa ses disciples pour lui dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien avons-nous à en attendre un autre ? » Et Jésus leur répliqua : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez : des aveugles recouvrent la vue, et des boiteux marchent ; des lépreux sont guéris, et des sourds entendent, et des morts ressuscitent, et une bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; et il est heureux celui qui n'aura pas trébuché à propos de moi. » Or, comme ils se mettaient en route, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean : « Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ? Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu avec luxe ? Voici, ceux qui portent les vêtements de luxe habitent dans les demeures des rois. Mais pourquoi y êtes-vous allés ? Pour voir un prophète ? Oui, je vous le déclare, et bien plus qu'un prophète ; c'est celui dont il est écrit : « Voici, J'envoie Mon messager devant toi, lequel frayera ton chemin devant toi. » En vérité je vous le déclare, il ne s'est élevé parmi les enfants des femmes personne qui fût plus grand que Jean le baptiste ; cependant le moindre dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Or, depuis le temps de Jean le baptiste jusques à aujourd'hui le royaume des cieux est pris par violence et ce sont des violents qui s'en emparent ; car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusques à Jean ; et, si vous voulez l'apprendre, c'est lui qui est l'Élie qui doit venir. Que celui qui a des oreilles entende. Mais à qui comparerai-je cette génération ? Elle est semblable à de petits enfants assis dans les places publiques, qui, apostrophant les autres, disent : « Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé ; nous avons chanté des complaintes et vous n'avez donné nul signe de tristesse. En effet, Jean est venu, qui ne mangeait ni ne buvait, et ils disent : il a un démon. Le fils de l'homme est venu, qui mange et boit, et ils disent : Voici un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. Eh bien ! la sagesse a été justifiée par ses propres œuvres ! » Alors il se mit à censurer les villes où avaient été faits la plupart de ses miracles, de ce qu'elles ne s'étaient pas repenties : « Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi Bethsaïdan ! Car si c'était dans Tyr et dans Sidon qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits parmi vous, dès longtemps elles se seraient repenties en prenant le sac et la cendre. En attendant je vous le déclare, le sort de Tyr et de Sidon sera, au jour du jugement, plus supportable que le vôtre. Et toi, Capharnaoum ! Seras-tu élevée jusques au ciel ? Tu descendras jusques dans le séjour des morts, car si c'était dans Sodome qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits chez toi, elle aurait subsisté jusques à aujourd'hui. En attendant je vous déclare que le sort du pays de Sodome sera, au jour du jugement, plus supportable que le tien. » En ce moment-là Jésus reprenant la parole dit : « Je Te rends grâces, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que Tu les as révélées aux simples, oui, Père, de ce que cela s'est ainsi trouvé bon à Tes yeux. Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père, et personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils, et celui auquel le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et surchargés, et c'est moi qui vous soulagerai ; prenez mon joug sur vous et instruisez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du soulagement pour vos âmes, car mon joug est bienfaisant et mon fardeau est léger. »

Prière du soir — deuxième lecture

Hébreux 1

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans la période finale des jours actuels, nous a parlé par le Fils, qu'il a fait héritier de toutes choses, par lequel Il a aussi créé l'univers, et qui, étant un rayonnement de Sa gloire et une empreinte de Sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, s'est assis, après avoir fait une purification des péchés, à la droite de la Majesté dans les hauts lieux, étant devenu d'autant supérieur aux anges, qu'il avait hérité un nom plus excellent qu'eux. Car auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ? » Et derechef : « Moi, Je serai pour lui un père, et lui sera pour Moi un fils ? » Puis encore, quand Il introduit le premier-né dans le monde, Il dit : « Et que tous les anges de Dieu l'adorent ! » Et, tandis qu'il dit aux anges : « Celui qui fait de Ses anges des vents et de Ses ministres une flamme de feu, » Il dit au contraire au Fils : « Ton trône, ô Dieu, subsiste pour l'éternité ; » et : « C'est le sceptre de rectitude que le sceptre de son royaume ; tu as aimé la justice, et tu as haï l'iniquité ; c'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint, plus que tes pairs, d'une huile d'allégresse ; » et : « C'est Toi, Seigneur, qui, au commencement, as fondé la terre, et les cieux sont des œuvres de Tes mains ; pour eux ils périront, tandis que Toi, Tu subsistes ; et tous ils vieilliront comme un vêtement, et Tu les replieras comme une couverture, comme un vêtement, et ils seront changés ; mais Toi, Tu es le même, et Tes années ne finiront point. » Enfin, auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie fait de tes ennemis un marchepied pour tes pieds ? » Est-ce qu'ils ne sont pas tous des esprits au service de Dieu, chargés de remplir un ministère pour ceux qui doivent hériter du salut ?

Évangile

Jean 12:1-11

Jésus donc, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie, où était Lazare que Jésus avait ressuscité des morts. Ils lui préparèrent donc là un repas, et Marthe servait, tandis que Lazare était l'un de ceux qui étaient à table avec lui. Marie donc, ayant pris une livre d'un parfum de véritable nard, très précieux, oignit les pieds de Jésus, et elle essuya ses pieds avec ses cheveux ; et toute la maison fut remplie de l'odeur du parfum. Mais Judas l'Iscariote, l'un de ses disciples, celui qui devait le livrer, dit : « Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers, et donné aux pauvres ? » Or il dit cela, non pas qu'il eût souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur, et que tenant la bourse il portait ce qu'on y mettait. Jésus dit donc : « Laisse-la en paix, afin qu'elle le garde pour le jour de ma sépulture ; car vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais vous ne devez pas m'avoir toujours. » La foule nombreuse des Juifs apprit donc qu'il était là, et ils vinrent, non à cause de Jésus seulement, mais afin de voir aussi Lazare qu'il avait ressuscité des morts. Mais les grands prêtres délibérèrent aussi afin de faire mourir aussi Lazare, parce que, à cause de lui, plusieurs des Juifs s'y rendaient, et croyaient en Jésus.

Évangile

Matthieu 13:44-52

« Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans le champ, qu'un homme, après l'avoir trouvé, a caché, et dans sa joie il s'en va, et vend tout ce qu'il possède et achète ce champ-là. Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles ; or, ayant trouvé une perle de grand prix, il est allé vendre tout ce qu'il possédait, et il l'a achetée. Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer, et qui a ramené des poissons de toute espèce ; lorsqu'il a été rempli, après l'avoir tiré sur le rivage, et s'être assis, on a recueilli les bons dans des vases, et on a jeté dehors les pourris. Il en sera de même lors de la consommation du temps ; les anges sortiront et sépareront les méchants du milieu des justes, et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Avez-vous compris toutes ces choses ? » Ils lui dirent : « Oui. » Et lui leur dit : « C'est pour cela que tout scribe qui a été instruit pour le royaume des cieux est semblable à un chef de famille, qui tire de son trésor du neuf et du vieux. »

Évangile

Matthieu 5

Or, lorsqu'il vit cette foule, il monta sur la montagne, et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent, et ayant ouvert la bouche, il les instruisait en disant : « Heureux les pauvres d'esprit, car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux. Heureux les affligés, car c'est eux qui seront consolés. Heureux ceux qui sont doux, car c'est eux qui hériteront la terre. « Heureux ceux qui sont affamés et altérés de la justice, car c'est eux qui seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car c'est à eux qu'il sera fait miséricorde. Heureux ceux qui sont purs de cœur, car c'est eux qui verront Dieu. Heureux ceux qui procurent la paix, car c'est eux qui seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux. Vous êtes heureux quand on vous aura injuriés et persécutés, et qu'on aura dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense est considérable dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont vécu avant vous. « Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel s'est affadi, avec quoi le salera-t-on ? Il ne sert plus à rien, sinon, après avoir été jeté dehors, qu'à être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; on n'allume pas non plus une lampe pour la placer sous le boisseau, mais sur son support, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Que de même votre lumière brille devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. « Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; car en vérité je vous le déclare, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient disparu, un seul i ou un seul jambage ne disparaîtra point de la loi avant que tout n'ait été réalisé. En conséquence, celui qui aura enfreint un seul de ces moindres commandements et enseigné aux hommes à faire de même, sera renommé l'un des moindres dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera renommé grand dans le royaume des cieux. Car je vous déclare que si votre justice n'a pas surpassé de beaucoup celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez certainement pas dans le royaume des cieux. « Vous avez appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne tueras point ; mais celui qui aura tué sera justiciable du tribunal. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque s'irrite contre son frère, sera justiciable du tribunal ; et que celui qui aura dit à son frère : Raca, sera justiciable du sanhédrin ; et que celui qui lui aura dit : Insensé, sera justicié dans la géhénne du feu. « Si donc tu viens présenter ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque grief contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va-t-en d'abord te réconcilier avec ton frère, et alors reviens présenter ton offrande. Mets-toi promptement d'accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, de peur que ton adversaire ne te livre au juge, et le juge à l'huissier, et que tu ne sois jeté en prison. En vérité je te déclare, tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé le dernier quadrant. « Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu ne commettras point d'adultère. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle en son cœur. Mais si ton œil droit te fait trébucher, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est de ton intérêt qu'un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite te fait trébucher, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est de ton intérêt qu'un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n'aille pas dans la géhenne. Il a encore été dit : « Que celui qui aura répudié sa femme lui remette un acte de divorce. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d'impudicité, la pousse à commettre un adultère, et que celui qui aura épousé une femme répudiée commet un adultère. « Vous avez encore appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne te parjureras point, mais tu t'acquitteras envers le Seigneur de tes serments. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point jurer du tout, ni par le ciel parce que c'est le trône de Dieu, ni par la terre parce que c'est le marchepied de Ses pieds, ni par Jérusalem parce que c'est la ville du Grand Roi. Tu ne jureras pas non plus sur ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Mais votre parole sera : oui, oui ! non, non ! Ce qu'on y ajoute vient du malin. « Vous avez appris qu'il a été dit : « œil pour œil et dent pour dent. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point résister au méchant ; mais quiconque te soufflette sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre ; à celui qui veut t'intenter un procès et prendre ta tunique, abandonne-lui aussi le manteau ; et quiconque te mettra en réquisition pour un mille, fais-en deux avec lui. Donne à qui te demande, et ne repousse pas celui qui veut emprunter de toi. « Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. » Eh bien, moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour vos persécuteurs, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux, car Il fait lever Son soleil sur les méchants et sur les bons, et Il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense en avez-vous ? Est-ce que les publicains aussi ne font pas la même chose ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Est-ce que les païens aussi ne font pas la même chose ? Pour vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.