Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Puissiez-vous tolérer en moi un peu de déraison ; mais, au fait, vous me tolérez, car j'ai pour vous une jalousie semblable à celle de Dieu ; je vous ai en effet fiancés à un seul mari, qui est Christ, pour lui présenter une vierge chaste ; mais je crains que, de même que le serpent trompa Ève par son astuce, vos pensées ne soient corrompues et détournées de la fidélité et de la chasteté qui sont dues à Christ ; car si le premier venu prêche un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un esprit différent de celui que vous avez reçu, ou un Évangile différent de celui que vous avez accepté, vous vous y prêtez admirablement. Or j'estime que je n'ai été inférieur en rien aux, apôtres de la plus haute volée, mais, quoique je sois étranger à l'éloquence, je ne le suis pas à la connaissance, au contraire nous l'avons mise en évidence parmi vous en tous points sur toutes choses. Ou bien ai-je commis un péché, m'abaissant moi-même afin que vous fussiez élevés, parce que je vous ai gratuitement annoncé l'évangile de Dieu ? J'ai dépouillé d'autres églises en recevant d'elles un salaire pour vous servir, et pendant ma présence parmi vous, quoique dans le dénuement, je n'ai été à charge à personne, car ce sont les frères venus de Macédoine qui ont subvenu à mon dénuement, et sous tous les rapports je me suis gardé et je me garderai de vous être à charge. Une vérité dont Christ m'assure, c'est que ce motif de m'enorgueillir ne me sera point interdit dans les contrées de l'Achaïe. Pourquoi ? Est-ce que je ne vous aime point ? Dieu le sait !
Première lecture
Au commencement du règne de Jéhojakim, fils de Josias, roi de Juda, cette parole fut adressée à Jérémie par l'Éternel, disant : Ainsi m'a parlé l'Éternel : Fais-toi des chaînes et des jougs, et mets-les à ton col ; puis envoie-les au roi d'Édom, et au roi de Moab, et au roi des fils d'Ammon, et au roi de Tyr, et au roi de Sidon, par l'intermédiaire des députés venus à Jérusalem auprès de Sédécias, roi de Juda ; et donne-leur mes ordres pour leurs maîtres en ces termes : Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Ainsi parlerez-vous à vos maîtres : C'est moi qui ai fait la terre, et l'homme et les animaux qui sont sur la terre, par ma grande puissance et par mon bras étendu, et je les donne à qui bon me semble ; et maintenant je remets tous ces pays entre les mains de Nébucadnézar, roi de Babel, mon serviteur ; et je lui donne aussi les bêtes des champs pour lui être assujetties, et tous les peuples lui seront assujettis, à lui et à son fils, et au fils de son fils, jusqu'à ce que le temps de son pays arrive aussi, et que des peuples nombreux et de grands rois l'asservissent. Et le peuple et le royaume qui ne se soumettra pas à lui, à Nébucadnézar, roi de Babel, et celui qui ne présentera pas son col au joug du roi de Babel, ce peuple-là, je le châtierai de l'épée, et de la famine, et de la peste, dit l'Éternel, jusqu'à ce que je l'aie exterminé par sa main. Et vous, n'écoutez pas vos prophètes, ni vos devins, ni vos songes, ni vos magiciens, ni vos enchanteurs qui en vous parlant vous disent : Vous ne serez pas asservis au roi de Babel ; car c'est le mensonge qu'ils vous prophétisent, afin de vous bannir de votre pays, et afin que je vous chasse et que vous périssiez. Mais le peuple qui passera son col dans le joug du roi de Babel, et se soumettra à lui, je le laisserai sur son sol, dit l'Éternel, pour qu'il le cultive et y demeure. Et je parlai à Sédécias, roi de Juda, en ces mêmes termes, disant : Passez vos cols dans le joug du roi de Babel, et soumettez-vous à lui et à son peuple, afin que vous viviez. Pourquoi voudriez-vous, toi et ton peuple, mourir par l'épée, la famine et la peste, comme l'Éternel en a menacé le peuple qui ne se soumettra pas au roi de Babel ? Et n'écoutez pas les discours des prophètes qui vous disent : Vous ne serez pas asservis au roi de Babel ; car c'est le mensonge qu'ils vous prophétisent. Car je ne les ai pas envoyés, dit l'Éternel, et ils prophétisent en mon nom le mensonge, pour que je vous chasse, et que vous périssiez, vous et les prophètes qui vous prophétisent. Et je parlai aux sacrificateurs et à tout ce peuple, disant : Ainsi parle l'Éternel : N'écoutez pas les discours de vos prophètes qui vous prophétisent disant : Voici, maintenant les meubles de la maison de l'Éternel seront bientôt rapportés de Babel ! car c'est un mensonge qu'ils vous prophétisent. Ne les écoutez pas, soumettez-vous au roi de Babel, et vous vivrez ; pourquoi cette ville serait-elle dévastée ? Que s'ils sont des prophètes, et si la parole de l'Éternel est avec eux, qu'ils demandent à l'Éternel des armées, que les meubles restés dans la maison de l'Éternel, et dans la maison du roi de Juda, et à Jérusalem, n'aillent point à Babel ; car ainsi prononce l'Éternel des armées sur les colonnes, et sur la mer, et sur les piédestaux, et sur les meubles restés dans cette ville, que n'a point enlevés Nébucadnézar, roi de Babel, en emmenant captifs de Jérusalem à Babel Jéchonias, fils de Jéhojakim, roi de Juda, et tous les Grands de Juda et de Jérusalem – car ainsi prononce l'Éternel des armées, Dieu d'Israël, sur les meubles qui restent dans la maison de l'Éternel, et dans la maison du roi de Juda et à Jérusalem : ils iront à Babel, et y demeureront, jusqu'au jour où je m'aviserai d'eux, dit l'Éternel, et où je les ferai remonter et revenir en ce lieu-ci.
Première lecture
Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Que faites-vous de répéter ce proverbe dans le pays d'Israël, en disant : Les pères mangent le verjus, et ce sont les fils qui en ont les dents attaquées ? Par ma vie, dit le Seigneur, l'Éternel, vous n'aurez plus lieu de dire ce proverbe en Israël ! Voici, toutes les âmes sont à moi ; et l'âme du père et l'âme du fils, toutes deux sont à moi ; c'est l'âme qui pèche qui mourra. Si un homme est juste et pratique les lois et la justice, si sur les montagnes il n'assiste point aux banquets, et ne lève point les yeux vers les idoles de la maison d'Israël, et ne déshonore point la femme de son prochain, et ne s'approche point d'une femme pendant sa souillure ; s'il n'opprime personne, rend au débiteur son gage, n'exerce point de rapines, donne son pain à celui qui a faim, et couvre de vêtements celui qui est nu ; s'il ne prête point à usure et ne reçoit point d'intérêt, et s'abstient de faire tort, et prononce selon la vérité entre un homme et un autre, s'il suit mes ordonnances et garde mes lois en agissant avec droiture, un tel homme est juste ; il vivra, dit le Seigneur, l'Éternel.
Prière du matin — première lecture
Et Roboam se rendit à Sichem, parce que tout Israël était venu à Sichem pour le faire roi. Et lorsque Jéroboam, fils de Nebat, qui se tenait encore en Egypte où il avait fui hors de la présence du Roi Salomon, apprit [la mort de Salomon], il revint d'Egypte. Alors on députa vers lui pour le mander, et Jéroboam arriva, et toute l'Assemblée d'Israël tint à Roboam ce langage : Ton père nous a chargés d'un joug onéreux, mais à présent, toi, allège le rigide service de ton père et le joug onéreux qu'il nous a imposé, et nous serons tes sujets. Et il leur dit : Retirez-vous pour trois jours encore, puis revenez auprès de moi. Et le peuple se retira. Alors Roboam conféra avec les vieillards qui avaient été au service de Salomon, son père, de son vivant, et il leur dit : Quelle réponse me conseillez-vous de rendre à ce peuple ? Et ils lui parlèrent en ces termes : Si aujourd'hui tu accordes ce service à ce peuple, et si tu lui cèdes et l'exauces, et si tu leur adresses des paroles de bonté, ils resteront toujours à ton service. Mais il négligea le conseil que lui donnaient les vieillards, et il conféra avec les jeunes gens qui avaient grandi avec lui et étaient ses ministres. Et il leur dit : Quelle réponse me conseillez-vous de rendre à ce peuple-là qui me tient ce langage : Allège le joug que ton père nous a imposé ? Et les jeunes gens qui avaient grandi avec lui, lui parlèrent en ces termes : Ainsi parle à ce peuple qui t'a tenu ce langage et t'a dit : Ton père nous a chargés d'un joug onéreux, mais toi rends-le plus léger pour nous ; ainsi parle-leur : Mon petit doigt est plus épais que la taille de mon père ; si donc mon père vous a fait porter un joug onéreux, moi j'ajouterai encore à votre joug ; si mon père vous a morigénés avec des lanières, moi je vous morigénerai avec des fouets à pointes. Et Jéroboam et tout le peuple se présentèrent à Roboam le troisième jour ensuite des paroles à eux adressées par le Roi : Revenez auprès de moi dans trois jours ! et le Roi répondit au peuple avec dureté, négligeant le conseil des vieillards, qui lui avait été donné par eux, et selon le conseil des jeunes il leur tint ce langage : Mon père vous a chargés d'un joug pesant, mais moi j'y ajouterai encore, mon père vous a morigénés avec des lanières, mais moi je vous morigénerai avec des fouets à pointes. Ainsi le Roi n'exauça point le peuple ; car ce fut une dispensation de l'Éternel pour la mise à effet de la parole que l'Éternel avait émise par l'organe d'Ahia, de Silo, à Jéroboam, fils de Nebat. Et lorsque tous les Israélites virent que le Roi ne les exauçait pas, le peuple rendit au Roi sa réponse en ces termes : En quoi sommes-nous participants de David ? Nous ne sommes point cohéritiers du fils d'Isaï. A tes tentes, Israël ! Désormais pourvois à ta maison, David ! Et les Israélites regagnèrent leurs tentes. Et quant aux Israélites domiciliés dans les villes de Juda, Roboam régna sur eux. Alors le Roi Roboam délégua Adoram, qui était préposé sur la corvée, mais il fut reçu à coups de pierres par tout Israël et il en mourut, et en toute hâte le Roi Roboam monta sur un char pour fuir à Jérusalem. C'est ainsi qu'Israël s'est détaché de la maison de David jusqu'à ce jour. Et à la nouvelle du retour de Jéroboam tous les Israélites par députation le mandèrent à l'Assemblée, et ils l'établirent Roi de tout Israël, et il n'y eut plus à la suite de la maison de David que la Tribu de Juda seule. Et Roboam rentré à Jérusalem convoqua toute la maison de Juda et la Tribu de Benjamin, cent quatre-vingt mille hommes d'élite portant les armes, pour attaquer la maison d'Israël afin de reconquérir le royaume à Roboam, fils de Salomon. Alors la parole de Dieu fut adressée à Semaïa, homme de Dieu, en ces termes : Parle à Roboam, fils de Salomon, Roi de Juda, et à toute la maison de Juda et de Benjamin et au reste du peuple en ces termes : Ainsi parle l'Éternel : Ne vous mettez point en campagne et n'attaquez point vos frères, les enfants d'Israël ! rentrez chacun chez vous, car cet événement a lieu de par Moi. Et ils obéirent à la parole de l'Éternel et ils s'en retournèrent conformément à la parole de l'Éternel. Et Jéroboam édifia Sichem sur la montagne d'Éphraïm et il y résida, puis il en sortit et édifia Pnuel. Et Jéroboam disait en son cœur : Maintenant le royaume retournera à la maison de David, si ce peuple s'en va offrir des sacrifices dans la Maison de l'Éternel à Jérusalem, et le cœur de ce peuple retournera à leur Souverain, à Roboam, Roi de Juda, et ils me feront mourir, et retourneront à Roboam, Roi de Juda. Alors le Roi se consulta, puis il fit deux veaux d'or, et il dit au peuple : Vous êtes assez montés à Jérusalem ! Israël, voici ton Dieu qui t'a retiré du pays d'Egypte. Et il les plaça, l'un à Béthel, l'autre à Dan. Et ce fait devint une cause de péché, et le peuple allait en pèlerinage vers l'un jusqu'à Dan. Il construisit aussi un temple sur les hauteurs, et créa des prêtres tirés de la masse du peuple et n'appartenant point à la descendance de Lévi. Et Jéroboam institua une fête au huitième mois, le quinzième jour du mois, comme la fête qui existait en Juda, et il offrit des sacrifices sur l'autel. Et à Béthel il s'y prit ainsi : il fit des sacrifices aux veaux qu'il avait fabriqués, et il établit à Béthel les prêtres des tertres qu'il avait élevés, et il monta à l'autel qu'il avait érigé à Béthel, le quinzième jour du huitième mois, jour qu'il avait imaginé en son cœur et auquel il fixa une fête pour les enfants d'Israël, et il monta à l'autel pour encenser.
Épître
Frères, j'attire votre attention sur l'évangile que je vous ai annoncé, que de votre côté vous avez reçu, auquel en outre vous êtes fermement attachés, et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous vous tenez aux paroles par lesquelles je vous l'ai annoncé, à moins que ce ne soit inutilement que vous avez cru ! Je vous ai en effet transmis, avant tout, ce que de mon côté j'avais reçu, c'est que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures, et qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les écritures, et qu'il a été vu par Céphas, puis par les douze ; ensuite il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart vivent encore maintenant, mais dont quelques-uns sont morts ; ensuite il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres, enfin, après eux tous, il a été vu aussi par moi, qui suis comme l'avorton, car je suis le moindre des apôtres, moi qui ne mérite pas de porter le nom d'apôtre, parce que j'ai persécuté l'église de Dieu. Mais c'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et la grâce qu'il m'a faite n'a pas été vaine, mais j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi, toutefois, mais la grâce de Dieu avec moi.
Première lecture
Ne sois point pressé d'ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte point de proférer une parole en la présence de Dieu ! Car Dieu est dans le Ciel, et toi sur la terre ; c'est pourquoi use de peu de paroles. Car si beaucoup d'affaires donnent lieu à des rêves, beaucoup de paroles donnent lieu à des propos insensés. Quand tu fais à Dieu un vœu, ne tarde pas de l'accomplir ! Car Il ne prend aucun plaisir aux insensés ; accomplis ce dont tu as fait vœu. Il vaut mieux ne faire aucun vœu, que de faire un vœu, et ne pas l'accomplir. Ne permets pas à ta bouche de faire pécher ta chair, et ne dis pas en présence de l'envoyé [de Dieu] : Ç'a été une méprise ! Pourquoi Dieu devrait-Il s'irriter pour un propos de ta part, et te faire perdre le travail de tes mains ? Car si dans beaucoup de rêves il y a des vanités, [il y en a aussi] dans beaucoup de paroles ; oui crains Dieu ! – Si tu vois dans une province le pauvre opprimé, la justice et le droit déniés, n'en sois pas éperdu. Car celui qui est élevé, est surveillé par un autre plus élevé encore, et tous ils ont au-dessus d'eux un être suprême. Mais un avantage pour un pays à tous égards, c'est un roi que le pays honore. – Celui qui aime l'argent, ne sera pas rassasié par l'argent, et celui qui aime la richesse, n'en retire pas du profit. C'est aussi là une vanité. Quand le bien devient plus grand, ceux qui le consomment, deviennent aussi plus nombreux. Et qu'y gagne son possesseur, qu'un spectacle pour ses yeux ? Le sommeil du travailleur est doux, qu'il mange peu ou beaucoup ; mais le rassasiement du riche ne le laisse pas dormir. Il est un mal douloureux que j'ai vu sous le soleil : des richesses gardées par leur maître pour son propre malheur. Car ces richesses se perdent par un événement fâcheux, et le fils qu'il aura engendré, n'en aura rien entre les mains. Comme il est sorti nu du sein maternel, il s'en ira tel qu'il était venu, et pour sa peine il ne prélèvera rien qu'il emporte dans ses mains. Et c'est aussi là un mal douloureux. Tout comme il était venu, ainsi il s'en va. Et que lui reste-t-il après s'être peiné pour du vent ? De plus, toute sa vie il mange dans les ténèbres, et il a beaucoup de chagrin, et du malaise, et de l'aigreur. Voici ce que j'ai vu : c'est une chose bonne et en même temps belle que de manger et boire, et goûter du bien-être à côté de tout le labeur dont l'homme se travaille sous le soleil, pendant le petit nombre des jours de vie que Dieu lui a donnés ; car c'est là son lot. De même, quand Dieu a accordé à quelque homme des biens et des richesses, et lui a permis d'en jouir, et d'en prélever sa part, et d'avoir de la joie de son travail, c'est là un don de Dieu. Et en effet, il ne repasse pas beaucoup sur les jours de sa vie, parce que Dieu le préoccupe de la joie de son cœur. Non, il n'est sur la terre pas un homme juste qui fasse le bien et ne pèche point.
Prière du matin — deuxième lecture
Or Pierre et Jean montaient au temple pour la prière de la neuvième heure, et l'on transportait un homme qui était boiteux de naissance et que l'on plaçait chaque jour près de la porte du temple dite la Belle, pour demander l'aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, ayant vu Pierre et Jean sur le point d'entrer dans le temple, s'adressa à eux pour recevoir une aumône. Mais Pierre, après avoir fixé sur lui ses regards, ainsi que Jean, dit : « Regarde-nous. » Et il les regardait attentivement s'attendant à recevoir d'eux quelque chose. Mais Pierre dit : « Je n'ai ni argent ni or, mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazoréen, marche ! » Et l'ayant pris par la main droite, il le fit lever ; aussitôt la plante de ses pieds et ses chevilles se consolidèrent, et il se tenait debout en sautant, et il marchait, et il entra avec eux dans le temple, marchant et sautant, et louant Dieu. Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu, mais ils le reconnurent pour celui qui était assis, pour demander l'aumône, près de la belle porte du temple, et ils furent remplis de stupeur et de surprise à propos de ce qui lui était arrivé. Or, comme il s'attachait à Pierre et à Jean, le peuple entier accourut vers eux tout stupéfait dans le portique dit de Salomon ; ce que Pierre ayant vu, il répliqua au peuple : « Israélites, pourquoi vous étonnez-vous au sujet de cet homme ? Ou pourquoi nous regardez-vous fixement, comme si, par notre propre puissance ou notre piété, nous l'avions fait marcher ? Le Dieu d'Abraham, et d'Isaac, et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié Son serviteur Jésus, que vous, vous avez livré et renié devant Pilate, lorsque celui-ci résolut de le relâcher ; mais c'est vous qui avez renié le saint et le juste, et qui avez demandé qu'on vous accordât la grâce d'un meurtrier, tandis que vous avez fait mourir le prince de la vie que Dieu a ressuscité des morts, ce dont nous sommes témoins. Eh bien, c'est par la foi en son nom que son nom a rétabli cet homme que vous voyez et connaissez, et c'est la foi qui vient de lui qui lui a procuré cette complète guérison en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, comme aussi vos chefs ; mais Dieu a accompli de la sorte ce qu'il avait prédit par la bouche de tous les prophètes, à savoir que Son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin qu'arrivent des époques de rafraîchissement de la part du Seigneur, et qu'il envoie celui qui vous a été destiné, Christ Jésus que le ciel doit retenir jusques aux temps de restauration universelle, dont Dieu a parlé par la bouche de Ses saints prophètes, de toute ancienneté. D'un côté Moïse a dit : « Le Seigneur Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi ; vous l'écouterez dans tout ce qu'il pourra vous dire, mais il arrivera que quiconque n'écoutera pas ce prophète-là sera exterminé du milieu du peuple. » Et, d'un autre côté, tous les prophètes qui ont parlé, depuis Samuel et ceux qui l'ont suivi, ont aussi annoncé ces jours-là. Pour vous, vous êtes les fils des prophètes et de l'alliance que Dieu a conclue avec vos pères, en disant à Abraham : « Et dans ta postérité seront bénies toutes les lignées de la terre. C'est à vous, d'abord que Dieu, après avoir suscité Son serviteur Jésus, l'a envoyé pour vous bénir en détournant chacun de ses méfaits. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.J'attendis fermement l'Éternel ; et se penchant vers moi, Il écouta ma plainte. Et Il me retira de l'horreur de la fosse, de la fange du bourbier ; et Il fit poser mon pied sur le roc, affermissant mes pas ; et Il mit dans ma bouche un cantique nouveau, les louanges de notre Dieu. Témoins de ces choses, plusieurs craindront, et auront confiance dans l'Éternel. Heureux l'homme qui choisit l'Éternel pour placer en lui sa confiance, et ne s'adresse pas aux présomptueux, aux menteurs ! Il est grand, Éternel, mon Dieu, le nombre des miracles et des décrets que tu fis pour nous ; rien n'est comparable à toi : je voudrais les raconter et les dire, il y en a trop pour les énumérer. Ce n'est ni la victime, ni l'offrande que tu aimes, (tu as ouvert mes oreilles à cette instruction) l'holocauste et l'expiation, ce n'est pas ce que tu demandes. Aussi j'ai dit : « Voici, je viens ; c'est ce que me prescrit le livre de la loi. Faire ta volonté, mon Dieu, c'est mon désir, et ta loi est dans mon cœur. » Je proclame [ta] justice dans la grande assemblée ; voici, je ne tiens point mes lèvres fermées : Éternel, tu le sais ! Je ne cèle point ta justice au dedans de mon cœur ; je dis ta fidélité et ton secours, je ne dissimule point ta grâce et ta fidélité à la grande assemblée. Et toi, Éternel, ne retiens pas non plus ta miséricorde envers moi ! Que ta grâce et ta fidélité me gardent toujours ! Car je suis entouré de maux sans nombre ; de mes péchés je reçois des atteintes, je ne puis les voir, ils sont plus nombreux que les cheveux de ma tête, et mon cœur m'abandonne. O Éternel, daigne me sauver ! Éternel, accours à mon aide ! Qu'ils soient tous ensemble couverts de honte et d'affronts ceux qui attentent à ma vie, pour me la ravir ! Qu'ils reculent confondus ceux qui veulent mon malheur ! Qu'ils soient stupéfaits de leur propre ignominie ceux qui disent : Le voilà ! Le voilà ! Ainsi tu feras le ravissement et la joie de tous ceux qui te cherchent ; ils diront sans cesse : « Grand est l'Éternel ! » ceux qui désirent ton secours. Je suis un pauvre et un indigent, mais le Seigneur pense à moi. Tu es mon aide et mon libérateur ! Mon Dieu, ne tarde pas !
Évangile
Et étant ressorti du territoire de Tyr, il vint, en traversant Sidon, vers la mer de Galilée, par le milieu du territoire de la Décapole. Et on lui amène un sourd dont la voix était confuse, et on le sollicite afin qu'il pose la main sur lui. Et l'ayant emmené à l'écart loin de la foule, il mit ses doigts dans ses oreilles, et ayant craché, il toucha sa langue ; puis, ayant levé les yeux vers le ciel, il soupira, et lui dit : « Ephphatha, » ce qui signifie : « Ouvre-toi. » Et ses oreilles s'ouvrirent, et le lien de sa langue se délia, et il parlait régulièrement. Et il leur enjoignit de n'en parler à personne ; mais plus il le leur interdisait, d'autant plus s'empressaient-ils de le proclamer ; et ils étaient dans une stupéfaction extrême, et disaient : « Il a tout fait d'une manière admirable, puisqu'il fait même ouïr les sourds et parler ceux qui sont sans voix. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. De David.Ecoute, ô Dieu, ma plainte, sois attentif à ma prière ! Du bout de la terre je t'invoque, le cœur assombri : conduis-moi sur le rocher où je ne saurais monter ! Car tu es mon refuge, ma forte tour en face de l'ennemi. Laisse-moi faire de ta tente mon séjour éternel, et chercher mon asile sous l'abri de tes ailes. (Pause) Car, ô Dieu, tu exauces mes vœux, et tu remets en possession ceux qui craignent ton nom. Ajoute des jours aux jours du Roi ! Que ses ans soient comme un âge ajouté à des âges ! Qu'il reste sur le trône éternellement devant Dieu ! Dispense-lui la grâce et la fidélité, qui le gardent ! Alors je chanterai ton nom à jamais, en accomplissant mes vœux tous les jours.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Cantique.Que Dieu nous soit favorable et nous bénisse ! Qu'il fasse luire sa face sur nous ! (Pause) afin que la voie que Tu suis, soit connue sur la terre, et parmi les nations, le secours que Tu donnes. Les peuples te louent, ô Dieu, tous les peuples te louent. Que les nations se réjouissent, et qu'elles chantent ! car tu juges les nations avec équité, et tu es le guide des nations sur la terre. Que les peuples te louent, ô Dieu ! que tous les peuples te louent ! La terre a donné ses récoltes. Que Dieu, notre Dieu, nous bénisse ! Que Dieu nous bénisse, et qu'il soit craint de toutes les extrémités de la terre !
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique.Terre, élève à Dieu de toutes parts tes acclamations ! Chantez son nom glorieux, que vos hymnes le glorifient ! Dites à Dieu : « Que tes œuvres sont admirables ! Aux effets de ta grande puissance tes ennemis dissimulent devant toi ; toute la terre t'adore et te célèbre ; célèbre ton nom ! » (Pause) Venez et contemplez les œuvres de Dieu, admirable en ce qu'il opère pour les enfants des hommes ! Il transforma la mer en terre sèche ; au travers du fleuve ils passèrent à pied, et Il excita nos transports. Il exerce par son pouvoir un empire éternel, ses yeux observent les peuples : que les rebelles ne s'insurgent pas ! (Pause) Peuples, bénissez notre Dieu, et proclamez sa louange ! Il redonna la vie à nos âmes, et ne laissa pas nos pieds trébucher. Car tu nous as éprouvés, ô Dieu, purifiés, comme l'on purifie l'argent. Tu nous enlaças dans le filet, et tu mis un faix sur nos reins ; tu donnas à des hommes nos têtes pour monture, nous passâmes par le feu et les eaux ; mais tu nous en as tirés pour nous combler de biens. Je viens dans ta maison avec des holocaustes ; je veux m'acquitter envers toi de mes vœux exprimés par mes lèvres, prononcés par ma bouche dans ma détresse. Je t'offrirai des holocaustes et des brebis engraissées, et ferai fumer la graisse des béliers ; je te sacrifierai des taureaux et des boucs. (Pause) Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, je veux raconter ce qu'il fit pour mon âme. De ma bouche je l'invoquai ; et sa louange est maintenant sur ma langue. Si dans mon cœur j'avais eu le mal en vue, le Seigneur ne m'eût pas exaucé ; mais Dieu m'a exaucé, Il a été attentif aux accents de ma prière. Béni soit Dieu, qui n'a pas rebuté ma prière, et ne m'a pas refusé sa grâce !
Prière du soir — première lecture
Et voilà qu'un homme de Dieu arriva de Juda à Béthel avec la parole de l'Éternel, comme Jéroboam était debout à l'autel pour offrir l'encens. Et apostrophant l'autel avec la parole de l'Éternel il dit : Autel ! Autel ! ainsi parle l'Éternel : Voici, il naîtra un fils à la maison de David, Josias sera son nom, et sur toi il immolera les prêtres des hauts lieux, qui sur toi offrent l'encens, et sur toi l'on brûlera des ossements humains. Et le même jour il donna un signe et dit : C'est le signe que l'Éternel a parlé : voici, l'autel sera détruit, et la graisse qui y est, se répandra. Et quand le Roi entendit la parole que l'homme de Dieu adressait à l'autel, à Béthel, Jéroboam étendit la main de dessus l'autel en disant : Arrêtez-le ! et la main qu'il étendait contre lui, sécha, et il ne pouvait la ramener à soi. Et l'autel fut mis en pièces, et la graisse coula de l'autel conformément au signe qu'avait donné l'homme de Dieu par ordre de l'Éternel. Alors le Roi prit la parole et dit à l'homme de Dieu : Apaise donc l'Éternel, ton Dieu, et intercède pour moi, afin que je recouvre ma main. Alors l'homme de Dieu apaisa l'Éternel, et la main du Roi put être ramenée et elle revint à son premier état. Et Le Roi parlant à l'homme de Dieu : Entre avec moi [dit-il] dans la maison pour te restaurer, et je te donnerai un présent. Mais l'homme de Dieu dit au Roi : Quand tu me donnerais la moitié de ta maison, je n'entrerais pas avec toi ; d'ailleurs je ne mangerai point de pain et ne boirai point d'eau en ce lieu-ci, car tel est l'ordre compris dans la parole de Dieu qui m'a été adressée : Tu ne mangeras point de pain et ne boiras point d'eau et pour ton retour tu ne prendras pas le chemin par lequel tu seras allé. Puis il partit par un autre chemin, et pour son retour il ne prit point le chemin par lequel il était venu à Béthel. Or à Béthel demeurait un prophète âgé ; et son fils vint lui raconter tout ce qu'avait fait à Béthel ce jour-là l'homme de Dieu, et les paroles qu'il avait adressées au Roi ; et comme [les fils] faisaient ce récit à leur père, celui-ci leur dit : Quel chemin a-t-il pris ? Et ses fils s'assurèrent du chemin pris par l'homme de Dieu venu de Juda. Et il dit à ses fils : Sellez-moi l'âne. Et ils lui sellèrent l'âne, et il le monta. Et il suivit l'homme de Dieu et il le trouva assis sous le Térébinthe, et il lui dit : Es-tu l'homme de Dieu venu de Juda ? Et il répondit : Je le suis. Et il lui dit : Viens avec moi au logis et tu mangeras le pain. Et il répondit : Je ne saurais retourner avec toi, ni entrer avec toi, ni manger du pain, ni boire de l'eau avec toi dans ce lieu, car dans la parole de l'Éternel il m'a été dit : Tu ne mangeras point de pain et ne boiras point d'eau là, et pour ton retour tu ne prendras pas le chemin par lequel tu seras allé. Et il lui dit : Moi aussi je suis prophète comme toi, et un ange m'a parlé avec la parole de l'Éternel, et dit : Ramène-le avec toi dans ta maison, pour qu'il mange du pain et boive de l'eau. Il lui mentait. Alors [le prophète de Juda] revint avec lui et mangea du pain dans sa maison et but de l'eau. Et comme ils étaient assis à table, la parole de l'Éternel fut adressée au prophète qui l'avait ramené, et qui cria à l'homme de Dieu venu de Juda ces mots : Ainsi parle l'Éternel : Puisque tu as désobéi à l'ordre de l'Éternel et n'as pas observé le commandement que t'avait prescrit l'Éternel, ton Dieu, et que tu as rebroussé et que tu as mangé du pain et bu de l'eau dans le lieu duquel Il t'avait dit : Tu n'y mangeras point de pain et n'y boiras point d'eau ; ton cadavre n'entrera point au tombeau de tes pères. Et après avoir mangé le pain et avoir bu, il sella l'âne au prophète qu'il avait ramené, et qui partit ; et il fut rencontré dans la route par un lion qui le tua. Et son cadavre était gisant sur le chemin et l'âne restait à ses côtés, et le lion restait à côté du cadavre. Et voilà que des gens passèrent et virent le cadavre gisant sur le chemin et le lion qui restait à côté du cadavre, et ils vinrent le redire dans la ville qu'habitait le vieux prophète. Ce qu'apprenant, le prophète qui lui avait fait rebrousser chemin, dit : C'est l'homme de Dieu qui a désobéi à l'ordre de l'Éternel ; aussi l'Éternel l'a-t-Il livré au lion qui l'a terrassé et tué selon la parole de l'Éternel qu'il lui avait adressée. Et parlant à ses fils il dit : Sellez-moi l'âne. Et ils le sellèrent. Puis il se mit en route et il trouva le cadavre gisant sur le chemin, et l'âne et le lion restés à côté du cadavre : le lion n'avait ni dévoré le cadavre, ni abattu l'âne. Alors le prophète leva le cadavre de l'homme de Dieu et le plaça sur l'âne et le ramena, et rentra en ville, lui le prophète âgé, pour son deuil et sa sépulture. Et il déposa le cadavre dans son tombeau, et on éleva sur lui la complainte : « Hélas ! mon frère. » Et après avoir vaqué à sa sépulture, il parla à ses fils en ces termes : A ma mort vous m'inhumerez dans le tombeau où l'homme de Dieu est inhumé, et vous déposerez mes os à côté de ses os. Car elle aura son effet, la menace qu'il a proclamée par ordre de l'Éternel contre l'autel de Béthel et contre tous les temples des hauteurs qui sont dans les villes de Samarie. Après ce fait Jéroboam ne quitta point sa mauvaise voie, mais de nouveau il créa des prêtres des tertres, tirés de la masse du peuple, et il instituait qui le voulait, pour en faire un prêtre des hauts lieux. Et par cette manière d'agir il devint la cause du péché de la maison de Jéroboam et de sa destruction et de son extermination de la face de la terre.
Deuxième lecture
Le bruit est généralement répandu qu'il y a parmi vous de l'impudicité, et une impudicité telle qu'elle n'existe pas même chez les Gentils, car elle va jusques au point que l'un de vous possède la femme de son père ! Et vous êtes enflés d'orgueil ! Et vous n'êtes pas plutôt dans le deuil, afin que celui qui a commis cette action soit ôté du milieu de vous ? Car, pour moi, qui suis absent de corps, mais présent par l'esprit, j'ai déjà décidé, comme si j'étais présent, de livrer celui qui a commis cette action, après que mon esprit et vos personnes ont été rassemblés au nom de notre seigneur Jésus, de livrer, dis-je, un tel homme à Satan, par la puissance de notre Seigneur Jésus, pour détruire sa chair, afin que l'esprit soit sauvé dans la journée du seigneur. Votre orgueil est bien mal placé ! Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever la pâte tout entière ? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle ; aussi bien êtes-vous sans levain, car notre pâque aussi a été immolée, je veux dire Christ. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de perversité et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir commerce avec les impudiques, non pas absolument avec les impudiques de ce monde, ou les cupides et les ravisseurs, ou les idolâtres, puisque, dans ce cas, vous devriez sortir du monde ; mais, en fait, je vous ai écrit de ne pas avoir de commerce avec celui qui, portant le titre de frère, serait impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, et de ne pas même manger avec un tel homme. Car en quoi cela me regarde-t-il de juger ceux du dehors ? N'est-ce pas vous qui jugez ceux du dedans ; tandis que ceux du dehors, c'est Dieu qui les jugera ? Otez le méchant du milieu de vous.
Deuxième lecture
Paul, apôtre de Jésus-Christ, selon le mandat de Dieu notre sauveur, et de Christ Jésus notre espérance, à Timothée, mon enfant légitime en la foi : Grâce, miséricorde, paix, de par Dieu le Père, et Christ Jésus notre seigneur ! Conformément à l'exhortation que, en partant pour la Macédoine, je t'ai adressée de demeurer à Éphèse, afin d'enjoindre à certains hommes de ne pas enseigner d'autres doctrines, et de ne point s'attacher à des fables et à des généalogies sans fin, lesquelles favorisent les discussions plutôt que le plan de Dieu qui fait l'objet de la foi… Mais le but de cette injonction, c'est une charité issue d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sincère, toutes choses dont se sont éloignés, pour se jeter dans des chimères, certains hommes qui ont la prétention d'être des docteurs de la loi, bien qu'ils ne comprennent ni ce qu'ils disent, ni de quoi ils se tiennent pour assurés. Or nous savons que la loi est bonne, pourvu qu'on l'observe légalement, en sachant bien que ce n'est pas pour le juste qu'elle est faite, mais pour les criminels et les rebelles, les impies et les pécheurs, les sacrilèges et les profanes, les parricides, les meurtriers, les impudiques, les infâmes, les marchands d'hommes, les menteurs, les parjures, et pour toute autre infraction au salutaire enseignement, selon la bonne nouvelle de la gloire du Dieu bienheureux, que je suis chargé d'annoncer. Je rends grâce à celui qui m'a fortifié, Christ Jésus notre seigneur, de ce qu'il m'a jugé fidèle, puisqu'il m'a appelé au ministère, moi, qui auparavant étais un calomniateur, un persécuteur, et un oppresseur ; mais il m'a été fait miséricorde, parce que, dans mon incrédulité, j'avais agi par ignorance ; et la grâce de notre seigneur a surabondé avec la foi et la charité qui sont en Christ Jésus. C'est une vérité certaine et digne de toute créance, que Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier ; mais si, néanmoins, il m'a été fait miséricorde, c'est afin qu'en moi le premier Christ Jésus manifestât toute sa patience, pour que je servisse d'exemple à ceux qui devaient croire en lui pour la vie éternelle. Or, qu'au Roi des siècles, incorruptible, invisible, seul Dieu, soient rendus l'honneur et la gloire pour les siècles des siècles ! Amen ! L'injonction que je t'adresse, Timothée, mon enfant, conformément aux prophéties antérieurement faites à ton sujet, c'est de combattre, d'après elles, le bon combat, en retenant la foi et une bonne conscience, dont certains hommes s'étant débarrassés, ils ont fait naufrage quant à la foi, du nombre desquels sont Hyménée et Alexandre que j'ai livrés à Satan, afin qu'ils apprennent à ne plus blasphémer.
Deuxième lecture
Or Pierre et Jean montaient au temple pour la prière de la neuvième heure, et l'on transportait un homme qui était boiteux de naissance et que l'on plaçait chaque jour près de la porte du temple dite la Belle, pour demander l'aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, ayant vu Pierre et Jean sur le point d'entrer dans le temple, s'adressa à eux pour recevoir une aumône. Mais Pierre, après avoir fixé sur lui ses regards, ainsi que Jean, dit : « Regarde-nous. » Et il les regardait attentivement s'attendant à recevoir d'eux quelque chose. Mais Pierre dit : « Je n'ai ni argent ni or, mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazoréen, marche ! » Et l'ayant pris par la main droite, il le fit lever ; aussitôt la plante de ses pieds et ses chevilles se consolidèrent, et il se tenait debout en sautant, et il marchait, et il entra avec eux dans le temple, marchant et sautant, et louant Dieu. Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu, mais ils le reconnurent pour celui qui était assis, pour demander l'aumône, près de la belle porte du temple, et ils furent remplis de stupeur et de surprise à propos de ce qui lui était arrivé.
Deuxième lecture
Que les anciens qui président bien soient honorés d'une double rémunération, surtout ceux qui s'appliquent à la prédication et à l'enseignement, car l'Écriture dit : « Tu n'emmusèleras point le bœuf qui foule le grain, » et l'ouvrier est digne de son salaire. Ne reçois pas d'accusation contre un ancien, à moins qu'elle ne repose sur le témoignage de deux ou trois personnes ; mais ceux qui pèchent, réprimande-les devant tous les autres, afin que ces derniers aussi en conçoivent de la crainte. Je t'adjure devant Dieu, devant Christ Jésus, et devant les anges élus, d'observer cette règle sans prévention, et de ne rien faire par suggestion. N'impose précipitamment les mains à personne, et ne te rends pas complice des péchés des autres. Conserve-toi toi-même pur ; ne continue plus à ne boire que de l'eau, mais use d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes incommodités. Les péchés de certains hommes sont évidents, avant même tout jugement, tandis que chez d'autres ils ne se manifestent qu'ensuite ; de même aussi les bonnes actions sont évidentes, celles qui ne le sont pas d'abord ne peuvent rester secrètes.
Évangile
Or, en ce moment-là, les disciples s'approchèrent de Jésus en disant : « Quel est donc le plus grand dans le royaume des cieux ? » Et ayant appelé un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux, et dit : « En vérité, je vous le déclare, si vous ne vous convertissez, et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez certainement pas dans le royaume des cieux. Quiconque donc s'humiliera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux ; et celui qui aura reçu en mon nom un seul petit enfant comme celui-là, il me reçoit ; mais celui qui aura scandalisé un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on suspendît autour de son col une meule de moulin à âne, et qu'on le précipitât dans les profondeurs de la mer. Malheur au monde à cause des scandales ; car il est nécessaire que les scandales arrivent ; néanmoins malheur à l'homme par qui le scandale arrive ! Mais si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de scandale, coupe-le et jette-le loin de toi ; il t'est bon d'entrer dans la vie estropié ou boiteux, plutôt que d'être jeté, en ayant deux mains ou deux pieds, dans le feu éternel. Et si ton œil est pour toi une occasion de scandale, arrache-le, et jette-le loin de toi ; il t'est bon d'entrer borgne dans la vie plutôt que d'être jeté, en ayant deux yeux, dans la géhenne du feu. Prenez garde de ne pas mépriser un seul de ces petits ; car je vous déclare que leurs anges contemplent constamment dans le ciel la face de mon Père qui est dans les cieux. [Car le fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.] Que vous en semble ? Si un homme avait cent brebis et qu'une d'elles se fût égarée, est-ce qu'il ne laissera pas les quatre-vingt-dix-neuf brebis sur les montagnes pour aller chercher celle qui s'est égarée ? Et s'il arrive qu'il la trouve, en vérité je vous déclare qu'il éprouve à son sujet plus de joie que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. De même, ce n'est pas la volonté de mon Père qui est dans les cieux, qu'un seul de ces petits se perde. Mais si ton frère vient à pécher, va, reprends-le entre toi et lui seul ; s'il t'écoute, tu as gagné ton frère ; mais s'il ne t'écoute pas, prends encore une ou deux personnes avec toi, afin que sur une déclaration de deux ou trois témoins toute affaire soit décidée. Mais, s'il refuse de les écouter, adresse-toi à l'église, et s'il refuse aussi d'écouter l'église, qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain. En vérité je vous le déclare, tout ce que vous aurez lié sur la terre, sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. En vérité je vous déclare encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour quoi que ce soit qu'ils aient à demander, cela leur sera accordé par mon Père qui est dans les cieux ; car là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux. » Alors Pierre s'étant approché, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi et lui pardonnerai-je ? Sera-ce jusques à sept fois ? » Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusques à sept fois, mais jusques à soixante-dix fois sept. C'est pourquoi le royaume des cieux ressemble à un roi qui voulut faire rendre compte à ses esclaves. Or, après qu'il eut commencé à faire rendre compte, on lui amena un débiteur de dix mille talents. Mais comme il n'avait pas de quoi payer, le maître ordonna qu'il fût vendu, ainsi que sa femme, ses enfants et tout son avoir, et que la dette fût payée. L'esclave s'étant donc prosterné l'adorait en disant : « Prends patience à mon égard, et je te paierai tout. » Et le maître de l'esclave ayant été touché de compassion, le relâcha et lui remit le prêt. Mais l'esclave, après qu'il fut sorti, trouva un autre esclave qui servait avec lui, et qui lui devait cent deniers, et l'ayant saisi il l'étranglait en disant : « Paie, puisque tu dois. » L'esclave qui servait avec lui s'étant donc prosterné, le sollicitait en disant : « Prends patience à mon égard, et je te paierai ; » mais lui ne voulait pas, et tout au contraire il s'en alla le faire jeter en prison jusques à ce qu'il eût payé ce qu'il devait. Les esclaves qui servaient avec lui, ayant donc vu ce qui s'était passé, furent dans une grande tristesse, et ils vinrent informer leur maître de tout ce qui s'était passé. Alors son maître l'ayant fait venir lui dit : « Méchant esclave, je t'ai remis toute cette dette-là parce que tu m'en as sollicité ; ne fallait-il pas que, toi aussi, tu eusses pitié de l'esclave qui sert avec toi, comme moi de mon côté j'ai eu pitié de toi ? » Et son maître irrité le livra aux bourreaux jusques à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste agira aussi envers vous, si vous ne pardonnez pas, chacun à son frère, du fond de vos cœurs. »
Prière du soir — deuxième lecture
Mais le point capital de ce que nous disons, c'est que nous possédons un grand prêtre tel, qu'il s'est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle qui a été dressé par le Seigneur, non par un homme. En effet tout grand prêtre est institué pour présenter des offrandes et des sacrifices, en sorte qu'il était nécessaire que celui-ci eût aussi quelque chose à présenter. Si donc il était sur la terre, il ne serait pas même prêtre, — puisque là se trouvent ceux qui présentent les offrandes selon la loi, lesquels rendent un culte à une copie et à une ombre des choses qui sont dans le ciel, selon l'oracle par lequel il fut répondu à Moïse, qui allait, construire le tabernacle : « Aie soin, dit-Il en effet, de tout exécuter selon le modèle qui t'a été montré sur la montagne ; » — mais maintenant il a obtenu un ministère bien supérieur, d'autant plus qu'il est médiateur d'une alliance encore plus excellente, et dont la loi repose sur de bien meilleures promesses. En effet, si cette première loi était irréprochable, il n'y avait pas à chercher la place d'une autre, tandis que c'est d'un ton de reproche qu'il leur dit : « Voici, des jours viennent, dit le Seigneur, où Je conclurai avec la maison d'Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle, non plus comme l'alliance que J'ai faite avec leurs pères dans le temps où Je les pris par la main pour les faire sortir de la terre d'Egypte, parce qu'ils n'ont pas persévéré dans Mon alliance, et que, de Mon côté, Je les ai négligés, dit le Seigneur. Car voici l'alliance que Je ferai avec la maison d'Israël, après ce temps-là, dit le Seigneur : Je mettrai Mes lois dans leur pensée, et Je les écrirai sur leurs cœurs, et Je serai leur Dieu, et ils seront Mon peuple ; et ils n'enseigneront plus chacun son concitoyen, et chacun son frère, en disant : Apprends à connaître le Seigneur, car tous Me connaîtront parmi eux, depuis le petit jusqu'au grand, parce que Je me montrerai miséricordieux pour leurs injustices, et que Je ne me souviendrai absolument plus de leurs péchés. » En disant : « une nouvelle, » Il a frappé la première de décrépitude ; or ce qui est décrépit et vieilli est près de disparaître.
Évangile
Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements, et moi je prierai le Père, et Il vous donnera un autre défenseur, pour être éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit point, ni ne le connaît point ; pour vous, vous le connaissez, car il demeure près de vous, et il est en vous. Je ne vous laisserai point orphelins, je viens à vous ; encore un peu de temps, et le monde ne me voit plus, mais vous, vous me verrez, parce que je vis, et que vous aussi vous vivrez ; en ce jour-là vous connaîtrez que je suis en mon Père, et que vous êtes en moi, et que je suis en vous. Celui qui possède mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime ; celui qui m'aime sera aimé par mon Père, et moi aussi je l'aimerai et je me manifesterai moi-même à lui. » Judas, non pas l'Iscariote, lui dit : « Seigneur, que s'est-il passé pour que tu doives te manifester à nous, et non pas au monde ? » Jésus lui répliqua : « Si quelqu'un m'aime il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons vers lui et nous ferons un séjour chez lui ; celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles ; et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé. Je vous ai dit ces choses pendant que je demeurais près de vous, mais le défenseur, l'Esprit Saint qu'enverra le Père en mon nom, celui-là vous instruira de tout, et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit. Pour moi, je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n'est pas comme donne le monde, que je vous donne. Que votre cœur ne se trouble point et qu'il ne s'effarouche point. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m'en vais, et, je viens à vous ; si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais vers le Père, parce que le Père est plus grand que moi. Et maintenant, je vous l'ai dit avant que cela ait eu lieu, afin que, lorsque cela aura eu lieu, vous croyiez. Je ne parlerai plus de beaucoup de choses avec vous, car le chef du monde vient, et il ne me peut rien, mais, afin que le monde sache que j'aime le Père, et que j'agis conformément à l'ordre que le Père m'a donné, levez-vous, sortons d'ici. »
Évangile
et voici, une femme chananéenne venue de cette contrée-là s'écriait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David, ma fille est cruellement possédée du démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples étant survenus le pressaient en disant : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris. » Or il répliqua : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. » Elle cependant, revenant à la charge, l'adorait en disant : « Seigneur, secours-moi ! » Mais il répliqua : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » Sur quoi elle dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi mangent une partie des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Alors Jésus lui répliqua : « O femme ! ta foi est grande, qu'il te soit fait comme tu désires. » Et dès ce moment-là sa fille fut guérie.
Évangile
Et étant monté dans une barque, il passa sur l'autre rive, et il vint dans sa propre ville. Et voici, on lui amenait un paralytique couché sur un lit, et Jésus ayant vu leur foi dit au paralytique : « Courage ! mon enfant, tes péchés sont pardonnes. » Et voici, quelques-uns des scribes dirent en eux-mêmes : « Cet homme blasphème. » Et Jésus connaissant leurs pensées dit : « Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs ? Car lequel est le plus facile, de dire : Tes péchés sont pardonnés ; ou de dire : Lève-toi et marche ? Or, pour que vous sachiez que le fils de l'homme a sur la terre l'autorité de pardonner les péchés…. Lève-toi, » dit-il alors au paralytique, « prends ton lit et va-t-en dans ta maison. » Et s'étant levé, il s'en alla dans sa maison ; ce que la foule ayant vu elle fut effrayée, et elle glorifia Dieu qui avait donné une telle autorité aux hommes. Et s'éloignant de là Jésus vit un homme assis au bureau des péages, appelé Matthieu, et il lui dit : « Suis-moi ! » Et s'étant levé il le suivit. Et il advint, comme il était à table dans la maison, que, voici, beaucoup de publicains et de pécheurs survinrent, qui s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; ce que les pharisiens ayant vu, ils disaient à ses disciples : « Pourquoi est-ce avec les publicains et les pécheurs, que mange votre maître ? » Ce que lui ayant ouï, il dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants. Mais allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Alors les disciples de Jean s'approchent de lui, en disant : « Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point ? » Et Jésus leur dit : « Est-ce que les fils de la chambre nuptiale peuvent être dans le deuil tant que l'époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Personne ne met une pièce d'étoffe écrue à un vieil habit, car ce rapiécetage enlève une partie de l'habit, et il en résulte une déchirure pire. On ne met pas non plus du vin nouveau dans des outres vieilles, autrement les outres se rompent, et le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met du vin nouveau dans des outres neuves, et ils se conservent réciproquement. » Pendant qu'il leur parlait ainsi, voici, un chef s'étant approché l'adorait, en disant : « Ma fille vient de trépasser, mais viens poser ta main sur elle, et elle vivra. » Et Jésus s'étant levé le suivit, ainsi que ses disciples. Et voici, une femme, atteinte d'une perte de sang depuis douze ans, s'étant approchée par derrière toucha la frange de son manteau, car elle disait en elle-même : « Si seulement je touche son manteau, je serai guérie. » Mais Jésus s'étant retourné et l'ayant vue, dit : « Courage ! ma fille, ta foi t'a guérie. » Et dès ce moment-là cette femme fut guérie. Et Jésus étant arrivé dans la maison du chef, et ayant vu les joueurs de flûte et la foule bruyante, disait : « Retirez-vous, car la petite fille n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui. Mais, lorsque la foule eut été chassée, il entra, prit sa main, et la petite fille se leva. Et cette nouvelle se répandit dans toute cette contrée-là. Et comme Jésus s'éloignait de là, deux aveugles le suivirent, qui s'écriaient : « Aie pitié de nous, fils de David ! » Et lorsqu'il fut arrivé dans la maison, les aveugles s'approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je puisse faire cela ? » Ils lui disent : « Oui, Seigneur ! » Alors il toucha leurs yeux, en disant : « Qu'il vous soit fait selon votre foi. » Et leurs yeux furent ouverts, et Jésus les tança vertement en disant : « Prenez garde que personne ne le sache. » Mais, après qu'ils furent sortis, ils répandirent sa renommée dans toute cette contrée-là. Or, comme ils sortaient, voici, on lui amena un démoniaque muet ; et le démon ayant été chassé, le muet parla, et la foule étonnée disait : « Jamais chose semblable ne s'est vue en Israël. » Mais les pharisiens disaient : « C'est par le chef des démons qu'il chasse les démons. » Et Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, et prêchant l'évangile du royaume, et guérissant toute espèce de maladies et d'infirmités. Or, en voyant la foule, il fut ému de compassion envers elle, parce qu'elle était lasse et abattue, comme des brebis qui n'ont pas de berger. Alors il dit à ses disciples : « La moisson est considérable, il est vrai, mais les ouvriers sont en petit nombre ; priez donc le maître de la moisson, afin qu'il envoie des ouvriers dans Sa moisson. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.

