Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
En effet, j'ai appliqué mon cœur à toutes ces choses, et cela pour éclaircir ce fait, que les justes et les sages et leurs travaux sont entre les mains de Dieu, l'homme ne sachant s'il est aimé ou haï : ils sont en face de la question tout entière. Tout arrive pareillement à tous ; mêmes événements au juste et à l'impie, à l'homme bon et pur et à l'impur, à celui qui sacrifie et à celui qui ne sacrifie pas ; il en est de l'homme de bien comme du pécheur, de celui qui jure, comme de celui qui craint de jurer. C'est ici un mal dans tout ce qui arrive sous le soleil, c'est que tous ont les mêmes destinées : dès lors aussi le cœur des enfants des hommes se remplit de malice, et la folie est dans leur cœur pendant leur vie, et après cela… chez les morts ! En effet, qui est excepté ? Tous ceux qui vivent, conservent l'espérance ; un chien vivant vaut mieux qu'un lion mort. Car les vivants savent qu'ils mourront ; mais les morts ne savent absolument rien, et il n'y a plus de rétribution pour eux, puisque leur mémoire est oubliée. C'en est fait dès longtemps et de leur amour, et de leur haine, et de leur ambition ; et pour l'éternité ils n'entrent plus en part de rien de ce qui se fait sous le soleil. Va, mange gaiement ton pain, et bois ton vin dans la joie de ton cœur, car dès longtemps Dieu prend plaisir à ce que tu fais. Porte en tout temps des vêtements blancs, et que sur ta tête jamais l'huile ne manque ! Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, durant tous les jours de ta vie de vanité, qu'il t'a donnés sous le soleil, durant tous les jours de ta vie de vanité ! Car c'est ta part dans la vie, et dans le labeur dont tu te fatigues sous le soleil. Emploie ta force à faire tout ce que ta main trouvera à faire ! Car il n'y a plus ni œuvre, ni prudence, ni science, ni sagesse dans les Enfers où tu vas. J'ai encore vu sous le soleil que la course n'est pas pour les agiles, ni la guerre pour les braves, non plus que le pain pour les sages, non plus que les richesses pour les habiles, non plus que la faveur pour ceux qui savent ; mais le temps et les événements leur viennent à la traverse à tous. Car le mortel ignore son heure, ainsi que les poissons qui se prennent au filet meurtrier, et comme les oiseaux qui se prennent dans les lacs : comme eux les enfants des hommes sont enlacés au jour du malheur, quand il fond sur eux tout-à-coup. Néanmoins j'ai vu de la sagesse sous le soleil, et elle m'apparut grande. Il existait une petite ville, où il ne se trouvait qu'un petit nombre d'hommes. Et un grand roi marcha contre elle, et il la cerna et éleva contre elle de grandes redoutes. Et il s'y trouvait un homme pauvre qui était sage ; et ce fut lui qui par sa sagesse sauva la ville ; mais personne ne garda le souvenir de cet homme pauvre. Et je dis : La sagesse vaut mieux que la bravoure, quoique la sagesse du pauvre soit dédaignée, et que ses discours ne soient pas écoutés. Les discours calmes des sages sont plus écoutés que la clameur du souverain qui est du nombre des fous. La sagesse vaut mieux que des armes de guerre ; mais un seul pécheur gâte beaucoup de bien.
Première lecture
Je me suis laissé aller à déraisonner ; c'est vous qui m'y avez contraint, car quant à moi j'aurais dû être recommandé par vous ; je n'ai en effet été inférieur en quoi que ce soit aux apôtres de la plus haute volée, quoique je ne sois rien. Les marques de l'apôtre se sont fait reconnaître parmi vous avec une pleine persévérance par des signes et des prodiges et des miracles. Car en quoi avez-vous été lésés par comparaison avec les autres églises, sauf en ce que moi-même je ne vous ai pas été à charge ? Pardonnez-moi cette injustice. Voici, pour la troisième fois je suis prêt à me rendre auprès de vous, et je ne vous serai pas à charge, car ce n'est pas ce qui est à vous que je recherche, mais c'est vous ; ce ne sont pas en effet les enfants qui doivent thésauriser pour leurs parents, mais les parents pour leurs enfants. Quant à moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même entièrement pour vos âmes, dussé-je, en vous aimant toujours plus, être toujours moins aimé. Eh bien ! soit ; je ne vous ai pas été personnellement à charge, mais, étant plein d'astuce, je me suis emparé de vous par ruse. Est-ce qu'aucun de ceux que je vous ai envoyés m'a servi à vous duper ? J'ai encouragé Tite, et avec lui j'ai envoyé le frère ; est-ce que Tite vous a dupés ? N'avons-nous pas marché dans le même esprit et suivi les mêmes traces ? Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions devant vous ; c'est devant Dieu que nous parlons en Christ, mais tout ce que nous disons, mes bien-aimés, c'est pour votre édification ; car je crains qu'à mon arrivée je ne vous trouve pas tels que je désirerais, et que moi-même je ne sois pas trouvé par vous tel que vous désireriez ; je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des emportements, des intrigues, des calomnies, des délations, des vanteries, des révoltes. Est-ce qu'à mon arrivée mon Dieu m'humiliera de nouveau par rapport à vous, et aurai-je à pleurer sur beaucoup de ceux qui ont ci-devant péché, et qui ne se seront pas repentis de l'impureté, de l'impudicité, du débordement auxquels ils se sont livrés ?
Première lecture
Dans ce temps-là, dit l'Éternel, je serai le Dieu de toutes les tribus d'Israël, et eux ils seront mon peuple. Ainsi parle l'Éternel : Il a trouvé grâce dans le désert, le peuple de ceux qui échappèrent à l'épée ; je marche pour le conduire au repos, lui Israël. « De loin [dira-t-il] l'Éternel se montre à moi. » Je t'aimai d'un amour éternel ; c'est pourquoi je t'ai conservé ma faveur. Je te relèverai encore, et tu seras relevée, Vierge d'Israël ; tu te pareras encore de tes cymbales, et tu t'avanceras dans les chœurs des danseurs ; tu planteras encore des vignes sur les coteaux de Samarie ; les planteurs les planteront et en jouiront ; car il y aura un jour auquel les sentinelles s'écrieront sur les montagnes d'Éphraïm : Allons ! montons à Sion, vers l'Éternel, notre Dieu ! Car ainsi parle l'Éternel : Élevez sur Jacob des chants de triomphe, et des acclamations sur le chef des peuples ! proclamez, exaltez et dites : Éternel, sauve ton peuple, le reste d'Israël ! Voici, Je les ramène de la région du Nord, et les recueille des extrémités de la terre ; l'aveugle et le boiteux, la femme enceinte et l'accouchée y seront avec eux ; en grande foule ils reviendront ici. Ils arrivent pleurant [de joie], et je les ramène élevant leurs prières ; je les conduis aux courants des eaux par un chemin uni où ils ne trébucheront pas ; car je suis pour Israël un père, et Éphraïm est mon premier-né. Nations, écoutez la parole de l'Éternel, et publiez-la dans les îles lointaines, et dites : Celui qui dispersa Israël le recueille, et Il le garde, comme un berger son troupeau. Car l'Éternel a racheté Jacob, et l'a retiré des mains d'un plus fort que lui. Et ils viendront, et feront éclater leur joie sur les hauteurs de Sion, et ils accourront vers les biens de l'Éternel, vers le blé et le vin, et l'huile, et le menu bétail, et le gros bétail ; et leur âme sera comme un jardin arrosé, et désormais ils n'auront plus de soucis. Alors la jeune fille se plaira aux danses, et les jeunes et les vieux tous ensemble ; je changerai leur deuil en allégresse, et je les consolerai, et je les réjouirai après leur chagrin ; j'inonderai de moelle le cœur des sacrificateurs, et mon peuple aura de mes biens à rassasiement, dit l'Éternel. Ainsi parle l'Éternel : Une voix retentit en Rama, c'est une complainte, ce sont des larmes amères ; Rachel pleure ses fils, elle ne veut pas être consolée de ses fils, parce qu'ils ne sont plus. Ainsi parle l'Éternel : Cesse de mêler des pleurs à ta voix, et de baigner tes yeux de larmes ; car il est un salaire pour ton labeur, dit l'Éternel, et ils reviennent du pays de l'ennemi ; et il est un espoir pour ton avenir, dit l'Éternel, et tes fils rentreront dans leurs frontières. J'entends, j'entends gémir Éphraïm : « Tu m'as châtié, et je fus châtié, comme le jeune taureau indocile ; convertis-moi, et je serai converti, car, ô Éternel, c'est toi qui es mon Dieu ! Car après m'être converti, je fais pénitence, et après m'être reconnu, je me frappe les flancs ; je suis confus et honteux, car je porte l'opprobre de ma jeunesse. » Éphraïm est-il donc pour moi un fils si cher, un enfant si tendrement aimé ? Car dès que je parle de lui, son souvenir se renouvelle toujours en moi. C'est ainsi que mon cœur s'émeut pour lui : oui, j'aurai compassion de lui, dit l'Éternel. Dresse des cippes, élève des poteaux-guides ; observe la route, le chemin par où tu t'en vas !…. reviens, Vierge d'Israël, reviens dans ces villes qui sont les tiennes ! Jusques à quand seras-tu vagabonde, fille rebelle ? Car l'Éternel va faire une nouveauté dans le pays ; c'est la femme qui veillera à la sûreté de l'homme. Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Voici le langage qu'on tiendra désormais dans le pays de Juda et dans ses villes, quand j'aurai ramené leurs captifs : « Que l'Éternel te bénisse, résidence de la justice, montagne sainte ! » Et là sera le séjour de Juda avec toutes ses villes, des laboureurs et de ceux qui voyagent avec leurs troupeaux ; car Je restaurerai les cœurs épuisés, et aux cœurs inquiets Je donnerai l'abondance. Puis je me réveillerai, et je regarderai, et mon sommeil aura été doux pour moi. Voici, des jours viennent, dit l'Éternel, où j'ensemencerai la maison d'Israël et la maison de Juda d'une semence d'hommes et d'une semence de bestiaux. Et comme j'ai veillé sur eux pour extirper, et pour ruiner, et pour détruire, et pour perdre, et pour nuire, de même je veillerai sur eux, pour édifier et pour planter, dit l'Éternel. Dans ces jours-là on ne dira plus : « Les pères ont mangé du verjus, et les dents de leurs fils en furent attaquées ; » mais chacun mourra pour son propre péché, et c'est celui qui mangera du verjus, dont les dents seront attaquées. Voici, des jours viennent, dit l'Éternel, où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l'alliance que je fis avec leurs pères le jour où je les pris par la main pour les tirer du pays d'Egypte : ils rompirent mon alliance, et j'étais leur Souverain, dit l'Éternel ! mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël après ces jours-là, dit l'Éternel : Je mettrai ma loi au dedans d'eux, et je l'écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ; et l'on n'aura plus à enseigner son prochain ou son frère en disant : Apprenez à connaître l'Éternel ! Car tous ils me connaîtront, du petit au grand, dit l'Éternel ; car je pardonnerai leur iniquité, et ne me souviendrai plus de leur péché. Ainsi parle l'Éternel qui a fait le soleil pour être la lumière du jour, les phases de la lune et des astres pour éclairer la nuit, qui soulève la mer, et ses vagues grondent ; l'Éternel des armées est son nom : Si toutes ces lois font défaut devant moi, dit l'Éternel, la race d'Israël cessera aussi d'être un peuple devant moi à perpétuité. Ainsi parle l'Éternel : Quand on mesurera la hauteur du ciel, et qu'on sondera la profondeur des bases de la terre, alors aussi je rejetterai toute la race d'Israël pour tout ce qu'ils ont fait, dit l'Éternel. Voici, des jours viennent, dit l'Éternel, où la ville sera relevée à la gloire de l'Éternel, depuis la tour de Hananéel jusqu'à la Porte de l'Angle, et le cordeau s'étendra encore vis-à-vis jusqu'à la colline de Gareb, puis tournera vers Goath. Et toute la vallée des cadavres et de la cendre, et tous les champs jusqu'au torrent de Cédron, jusqu'à l'angle de la Porte des chevaux à l'orient, seront consacrés à l'Éternel, et ne seront plus jamais ni dévastés, ni détruits.
Première lecture
La main de l'Éternel se fit sentir à moi, et l'Éternel m'emmena en esprit, et me déposa dans le milieu de la vallée. Or elle était remplie d'ossements ; et Il m'en fit faire le tour, tout le tour, et voici, il y en avait beaucoup sur le sol de la vallée, et voici, ils étaient extrêmement secs. Et Il me dit : Fils de l'homme, ces ossements reprendront-ils vie ? Et je dis : Seigneur Éternel, c'est toi qui le sais ! Et Il me dit : Prophétise sur ces ossements et dis-leur : Ossements desséchés, entendez la parole de l'Éternel ! Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel, à ces ossements : Voici, j'introduirai en vous un esprit, afin que vous repreniez vie ; et je vous donnerai des nerfs, et ferai croître sur vous de la chair, et vous recouvrirai de peau, et je mettrai en vous un esprit, afin que vous repreniez vie, et que vous sachiez que je suis l'Éternel. Et je prophétisai suivant l'ordre qui m'en était donné. Et pendant que je prophétisais, voici, il se fit un bruissement et une rumeur, et les os s'assemblèrent, os avec os. Et je regardai, et voici, il leur vint des nerfs, la chair crût, et une peau les recouvrit par dessus, mais un esprit ne les pénétrait pas. Et Il me dit : Adresse la prophétie à l'esprit ; prophétise, fils de l'homme, et dis à l'esprit : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Esprit, arrive des quatre vents, et pénètre ces morts, afin qu'ils reprennent vie ! Et je prophétisai selon l'ordre qui m'était donné, et l'esprit les pénétra et ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds ; c'était une grande, très grande multitude. Et Il me dit : Fils de l'homme, ces ossements, c'est toute la maison d'Israël. Voici, ils disent : « Nos ossements sont desséchés, et notre espoir s'est évanoui, nous sommes anéantis ! » Prophétise donc et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, j'ouvrirai vos tombeaux et vous ferai sortir de vos tombeaux, ô mon peuple, et je vous ramènerai au pays d'Israël ; et vous reconnaîtrez que je suis l'Éternel, quand j'ouvrirai vos tombeaux, et que je vous ferai, ô mon peuple, sortir de vos tombeaux ; et je mettrai mon esprit en vous, afin que vous repreniez vie, et je vous établirai dans votre pays, afin que vous reconnaissiez que c'est moi, l'Éternel, qui l'aurai dit et fait, dit l'Éternel.
Épître
Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.
I will give thanks to you, O Lord, O King, And will praise you, O God my Saviour: I do give thanks to your name: For you were my protector and helper, And did deliver my body out of destruction, And out of the snare of a slanderous tongue, From lips that forge lies, And was my helper before those who stood by; And did deliver me, according to the abundance of your mercy, and greatness of your name, From the gnashings of teeth ready to devour, Out of the hand of such as sought my life, Out of the manifold afflictions which I had; From the choking of a fire on every side, And out of the midst of fire which I kindled not; Out of the depth of the belly of the grave, And from an unclean tongue, And from lying words, The slander of an unrighteous tongue to the king. My soul drew near even to death, And my life was near to the grave beneath. They compassed me on every side, And there was none to help me. I was looking for the succour of men, And it was not. And I remembered your mercy, O Lord, And your working which has been from everlasting, How you deliver those who wait for you, And save them out of the hand of the enemies. For you saved me from destruction, And delivered me from the evil time: Therefore will I give thanks and praise to you, And bless the name of the Lord.
Prière du matin — deuxième lecture
Mais le grand prêtre dit : « Ces choses sont-elles exactes ? » — Et il dit :« Frères et pères, écoutez : Le Dieu de la gloire est apparu à notre père Abraham, pendant qu'il se trouvait en Mésopotamie, avant de s'établir à Charran, et Il lui a dit : « Sors de ton pays et de ta famille, et rends-toi dans le pays que Je t'indiquerai. » Alors étant sorti du pays des Chaldéens il s'établit à Charran. De là, après que son père fut mort, il se transféra dans ce pays-ci que vous habitez maintenant, et Il ne lui y donna point d'héritage, pas même de quoi poser son pied ; et Il lui promit qu'il l'en mettrait en possession, ainsi que sa postérité après lui, quoiqu'il n'eût pas d'enfant. Or voici comment Dieu s'exprima : « Sa postérité vivra en étrangère dans un pays étranger, et on l'asservira et on la maltraitera pendant quatre cents ans ; et la nation par laquelle ils auront été asservis, c'est Moi qui la jugerai, dit Dieu ; et après cela ils sortiront et Me rendront un culte dans ce lieu-ci. » Et Il lui donna l'alliance de la circoncision ; et c'est ainsi qu'il engendra Isaac et qu'il le circoncit le huitième jour, et Isaac Jacob, et Jacob les douze patriarches. Et les patriarches, jaloux de Joseph, le vendirent pour être emmené en Egypte ; et Dieu était avec lui, et Il le tira de toutes ses tribulations, et Il le dota de grâce et de sagesse en présence de Pharaon roi d'Egypte, et Il le plaça à la tête de l'Egypte et de toute cette maison. Or il survint une famine dans toute l'Egypte et dans Chanaan, et une grande tribulation, et nos pères ne trouvaient pas de quoi subsister. Mais Jacob, ayant appris qu'il y avait des vivres en Egypte, y envoya nos pères une première fois, et, au second voyage, Joseph fut reconnu par ses frères, et la race de Joseph devint manifeste pour Pharaon. Puis Joseph envoya chercher son père Jacob et toute sa famille, composée de soixante et quinze personnes. Or Jacob descendit, puis il mourut, lui et nos pères, » et ils furent transportés à Sichem, et déposés dans le sépulcre qu'Abraham avait acquis à prix d'argent des fils d'Emmor à Sichem. Mais, à mesure que s'approcha le temps de la promesse dont Dieu était convenu avec Abraham, le peuple s'accrut et se multiplia en Egypte, jusques à ce que surgit pour régner sur l'Egypte un autre roi qui ne savait rien de Joseph ; ce roi, usant de ruse avec notre race, maltraita nos pères, afin de leur faire exposer leurs enfants pour qu'ils ne restassent pas en vie. Ce fut alors que naquit Moïse, et il était beau aux yeux de Dieu ; il fut élevé pendant trois mois dans la maison de son père ; mais ayant été exposé, la fille de Pharaon s'en chargea et l'éleva pour elle-même comme un fils. Et Moïse fut instruit dans toutes les branches de la sagesse des Égyptiens, et il était puissant par ses paroles et par ses œuvres. Mais, quand il eut atteint l'âge de quarante ans, il lui vint dans le cœur de visiter ses frères, fils d'Israël ; et en ayant vu un qui était maltraité, il prit sa défense, et vengea celui qui était terrassé, en frappant l'Égyptien. Or il pensait que ses frères comprendraient que Dieu, par son moyen, leur procurait une délivrance ; mais ils ne le comprirent pas. Et le jour suivant il se montra à eux comme ils se battaient, et il cherchait à les réconcilier pour qu'ils fissent la paix, en disant : « Vous êtes frères, pourquoi vous maltraitez-vous réciproquement ? » Mais celui qui maltraitait son prochain le repoussa en disant : « Qui est-ce qui t'a établi chef et juge sur nous ? Veux-tu me tuer comme tu as tué hier l'Égyptien ? » Mais Moïse s'enfuit à ces mots et il vécut en étranger dans le pays de Madiam, où il engendra deux fils. Et, au bout de quarante ans, un ange lui apparut dans le désert du mont Sina dans la flamme d'un buisson en feu, Et Moïse l'ayant vu fut étonné de cette apparition, et comme il s'approchait pour examiner, une voix du Seigneur se fit entendre : « C'est Moi qui suis le Dieu de tes pères, le Dieu d'Abraham, et d'Isaac, et de Jacob ! » Mais Moïse, saisi d'effroi, n'osait plus examiner. Et le Seigneur lui dit : « Détache la chaussure de tes pieds, car le lieu où tu te trouves est une terre sainte ; J'ai vu de Mes yeux l'oppression de Mon peuple en Egypte, et J'ai entendu ses gémissements, et Je suis descendu pour le délivrer ; et maintenant va, Je t'enverrai en Egypte. » Ce Moïse, qu'ils avaient renié en disant : « Qui est-ce qui t'a établi chef et juge ? » c'est lui que Dieu envoya comme chef et comme libérateur avec l'assistance de l'ange qui lui était apparu dans le buisson ; c'est lui qui les fit sortir, en opérant des prodiges et des miracles en Egypte, et dans la mer Rouge, et dans le désert, pendant quarante ans. C'est ce Moïse qui a dit aux fils d'Israël : « Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi ; » c'est lui qui, dans l'assemblée au désert, a eu affaire avec l'ange qui lui parlait sur le mont Sina, et avec nos pères, lui qui avait été choisi pour vous donner de vivants oracles ; c'est à lui que nos pères refusèrent d'obéir, mais ils le repoussèrent et ils tournèrent leurs cœurs vers l'Egypte, en disant à Aaron : « Fais-nous des dieux qui marcheront devant nous ; car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d'Egypte, nous ne savons ce qui lui est advenu. » Et ce fut alors qu'ils fabriquèrent un veau, et qu'ils offrirent un sacrifice à l'idole, et qu'ils se réjouissaient des œuvres de leurs mains. Mais Dieu se détourna, et Il les livra au culte de l'armée du ciel, comme il est écrit dans le livre des prophètes : « Ne M'avez-vous pas offert des sacrifices et des offrandes dans le désert pendant quarante ans, ô maison d''Israël, en même temps que vous transportiez le tabernacle de Moloch et l'étoile du dieu Rompha, ces images que vous aviez faites pour les adorer ? Eh bien, Je vous déporterai par delà Babylone. » Le tabernacle du témoignage était, pour nos pères dans le désert, tel que Celui qui parlait à Moïse lui avait prescrit de le construire, d'après le modèle qu'il avait vu ; nos pères, auxquels il fut transmis, l'introduisirent aussi avec Josué dans le pays conquis sur les nations que Dieu chassa de devant nos pères, jusques à l'époque de David, qui obtint grâce devant Dieu et demanda de trouver une demeure pour la maison de Jacob ; mais ce fut Salomon qui Lui bâtit une maison. Toutefois le Très-Haut n'habite point dans des édifices faits de main d'homme, comme dit le prophète : « Le ciel est Mon trône, et la terre le marchepied de Mes pieds ; quelle maison M'avez-vous bâtie, dit le Seigneur, ou quel est le lieu de Mon repos ? N'est-ce pas Ma main qui a fait toutes ces choses ? » Hommes de col roide, et incirconcis du cœur et des oreilles, vous aussi vous résistez toujours à l'esprit saint, comme vos pères. Quel prophète vos pères n'ont-ils pas persécuté ? Et ils ont fait mourir ceux qui d'avance annonçaient la venue de ce juste envers lequel vous vous êtes montrés naguère traîtres et meurtriers, vous qui avez reçu la loi comme des commandements d'anges, et qui ne l'avez pas observée ! » En entendant ces paroles ils devenaient furieux en leurs cœurs et grinçaient des dents contre lui. Mais, étant lui-même rempli d'esprit saint et fixant ses regards sur le ciel, il vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu, et il dit : « Voici, je vois les cieux ouverts et le fils de l'homme debout à la droite de Dieu. » Poussant alors de grands cris ils se bouchèrent les oreilles, puis ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, et, l'ayant jeté hors de la ville, ils le lapidaient. Et les témoins déposèrent leurs manteaux aux pieds d'un jeune homme appelé Saul, et ils lapidaient Etienne, qui disait dans son invocation : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! » Puis, s'étant mis à genoux, il s'écria à haute voix : « Seigneur, ne leur impute point ce péché ! » Et après ces mots il mourut.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Des fils de Coré. Cantique.Vous tous les peuples, battez des mains ! éclatez pour Dieu en acclamations ! Car l'Éternel, le Très-haut, est digne de crainte, Il est le grand Roi de toute la terre. Il a rangé des peuples sous nos lois, et mis des nations sous nos pieds ; Il nous a choisi lui-même notre héritage, orgueil de Jacob qu'il aime. (Pause) Dieu arrive avec des acclamations, et l'Éternel s'avance au son de la trompette. Chantez l'Éternel, chantez ! Chantez à notre Roi, chantez ! Car Dieu est Roi de toute la terre : chantez-lui des hymnes ! Dieu règne sur les peuples ; Dieu est assis sur son trône saint. Les princes des peuples se réunissent au peuple du Dieu d'Abraham ; car les boucliers de la terre sont à Dieu, Il est souverainement élevé.
Évangile
Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui aura perdu sa vie à cause de moi, la trouvera ; en effet, que servira-t-il à un homme d'avoir gagné le monde entier, mais perdu sa vie ? Ou bien que donnera un homme pour racheter sa vie ? Car le fils de l'homme doit venir entouré de la gloire de son Père, avec ses anges, et c'est alors qu'il rendra à chacun selon sa conduite.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.A toi confiance et louange, ô Dieu, en Sion ! et qu'en ton honneur des vœux soient accomplis ! O toi, qui exauces la prière ! toute chair s'adresse à toi. Les iniquités l'emportent sur moi, mais tu pardonneras nos péchés. Heureux celui que tu choisis, et admets à séjourner dans tes parvis ! Nous voulons être nourris du bonheur de ta maison, de ton saint temple ! Tu fais des prodiges pour nous exaucer, en nous donnant la grâce, ô notre Dieu sauveur, en qui se confient toutes les extrémités lointaines de la terre et de la mer ! Celui qui par sa force affermit les montagnes, est ceint de puissance. Il met fin au tumulte de la mer, au tumulte de ses flots, et à la rumeur des peuples ; les habitants de l'horizon s'effraient à ses miracles, et tu remplis d'allégresse les lieux d'où surgissent l'aube et le crépuscule. Tu visites la terre et tu lui donnes l'abondance, tu l'enrichis de mille dons ; les eaux remplissent le ruisseau de Dieu ; tu prépares le blé des hommes, quand tu la prépares en abreuvant ses sillons, en nivelant ses glèbes ; tu l'amollis par des rosées, et tu bénis ses germes. Tu couronnes l'année que ta bonté nous donne, et sous tes pas coule la fécondité ; ils fertilisent les pacages du désert, et les collines prennent une ceinture riante ; les prairies se couvrent de brebis, et les blés revêtent les vallées : les cris de joie et les chants retentissent.
Psaume responsorial
Éternel, je me réfugie vers toi : que je ne sois jamais confondu ! Par ta justice sauve et délivre-moi ! Penche vers moi ton oreille, et sois-moi secourable ! Sois pour moi un rocher où je trouve un asile, pour que je m'y retire en tout temps ! Tu as résolu de me sauver, car tu es ma citadelle et mon fort. Mon Dieu, sauve-moi de la main de l'impie, du bras du méchant et de l'oppresseur ! Car tu es mon espérance, Seigneur, Éternel, dès mon jeune âge en toi je me confie ; sur toi je m'appuie dès le sein de ma mère, et c'est toi qui m'as tiré de ses flancs ; tu es toujours l'objet de mes louanges. Je suis comme un miracle pour plusieurs : c'est que tu es mon puissant recours. Ma bouche est remplie de tes louanges, tous les jours je te glorifie ! Ne me rejette pas au temps de ma vieillesse ! Quand ma force dépérit, ne me délaisse pas ! Car mes ennemis parlent de moi, et ceux qui épient mon âme, se concertent ensemble, disant : « Dieu l'a délaissé, poursuivez, saisissez-le ; car il est sans libérateur ! » O Dieu, ne sois pas loin de moi ! Mon Dieu, accours à mon aide ! Qu'ils soient confondus, exterminés, les ennemis de mon âme, couverts de honte et d'opprobre, ceux qui cherchent ma perte ! Mais j'aurai toujours espérance, et je pourrai ajouter encore à toutes tes louanges. Ma bouche dira ta justice, chaque jour ton salut, car je ne saurais compter [tous tes bienfaits]. Je viendrai chantant tes hauts faits, Seigneur ; Éternel, c'est ta justice seule que je célébrerai. O Dieu, tu m'as instruit dès mon jeune âge, et jusques aujourd'hui je publie tes merveilles. Mais, toi aussi, jusqu'à la vieillesse, aux cheveux blancs, ô Dieu, ne me délaisse pas ! afin que j'annonce tes faits aux hommes d'à présent, et à tous ceux qui naîtront, ta puissance. Aussi bien ta justice, ô Dieu, atteint au ciel. Tu as fait de grandes choses, ô Dieu ; qui est pareil à toi ? Tu nous fis voir beaucoup d'angoisses et de maux : de nouveau tu nous donneras la vie, et tu nous tireras encore des abîmes de la terre. Daigne augmenter ma grandeur, te tourner vers moi, et me consoler ! Et au son du luth je te louerai, dirai la fidélité, mon Dieu, je te chanterai avec la harpe, Saint d'Israël ! La joie sera sur mes lèvres, car c'est toi que je chanterai, et dans mon âme, car tu l'as délivrée ; ma langue aussi toujours dira ta justice ; car ils sont couverts de honte et d'opprobre ceux qui cherchent ma perte.
Psaume responsorial
Au maître chantre. De David. En souvenir.>O Dieu, pour me délivrer, Éternel, accours à mon aide ! Qu'ils soient couverts de honte et d'opprobre ceux qui attentent à ma vie ! Qu'ils reculent confondus ceux qui veulent mon malheur ! Qu'ils fassent retraite par l'effet de leur honte ceux qui disent : « Le voilà ! le voilà ! » Alors tu feras la joie et l'allégresse de tous ceux qui te cherchent ; et ils diront toujours : « Dieu est grand ! » ceux qui désirent ton secours. Et moi, je suis misérable et dénué : ô Dieu ! accours vers moi ! Tu es mon aide et mon libérateur ! Éternel, ne tarde pas !
Deuxième lecture
Or il se faisait par les apôtres de nombreux miracles et de nombreux prodiges parmi le peuple ; et ils se tenaient tous ensemble dans le portique de Salomon ; toutefois aucun des autres n'osait s'attacher à eux, mais le peuple les exaltait. Cependant il s'agrégeait toujours plus de gens qui croyaient au Seigneur, des multitudes d'hommes et de femmes ; en sorte que l'on apportait les malades même dans les rues, et qu'on les plaçait sur des couchettes et des grabats, afin que, au passage de Pierre, son ombre tout au moins couvrît quelqu'un d'eux. Or la multitude des villes voisines accourait aussi à Jérusalem, apportant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs, qui tous étaient guéris. Mais le grand prêtre s'étant levé, ainsi que tous les adhérents qui formaient le parti des sadducéens, ils furent remplis de jalousie ; et ils mirent les mains sur les apôtres, et ils les jetèrent dans une prison publique. Mais un ange du Seigneur ouvrit de nuit les portes de la prison, et, les en ayant tirés, il dit : « Allez, et, vous tenant dans le temple, annoncez au temple toutes les paroles de cette vie. » Ce qu'ayant ouï, ils entrèrent au point du jour dans le temple, et ils enseignaient. Cependant le grand prêtre et ses adhérents s'étant réunis convoquèrent le sanhédrin et toute l'assemblée sénatorienne des fils d'Israël, et ils envoyèrent à la prison, pour qu'on les amenât. Mais, quand les satellites furent arrivés à la prison, ils ne les y trouvèrent point, et ils revinrent faire leur rapport, en disant : « Nous avons trouvé la prison fermée avec le plus grand soin, et les gardes debout devant les portes, mais, après avoir ouvert, nous n'avons trouvé dedans personne, » Quand le chef des gardes du temple et les grands prêtres eurent ouï ces paroles, ils étaient incertains, par rapport à eux, de ce que cela deviendrait. Mais quelqu'un étant survenu leur fit ce rapport : « Voici, les hommes que vous avez mis en prison sont dans le temple et ils enseignent le peuple. » Alors le chef des gardes étant parti avec ses satellites les ramena toutefois sans violence, car ils craignaient d'être lapidés par le peuple, et, les ayant amenés, ils les firent comparaître devant le sanhédrin. Et le grand prêtre les interrogea en disant : « Nous vous avons formellement défendu d'enseigner en ce nom-là, et voici, vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement, et vous voulez faire retomber sur nous le sang de cet homme-là. » Mais Pierre et les apôtres répliquèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus que vous aviez tué en le pendant au bois ; c'est lui que Dieu a élevé à Sa droite comme prince et sauveur, pour donner à Israël la repentance et la rémission des péchés ; et c'est en sa personne que nous avons été témoins de ce que nous venons de dire, et Dieu a donné l'esprit saint à ceux qui lui obéissent. » Ce qu'ayant ouï, ils en étaient furieux, et ils voulaient les faire périr. Mais un certain pharisien, nommé Gamaliel, docteur de la loi fort estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin et demanda qu'on fit sortir pour un instant ces hommes ; puis il leur dit : « Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire relativement à ces hommes-là. En effet, il y a quelque temps qu'a surgi Theudas, qui se donnait pour un personnage important et auquel s'étaient ralliés environ quatre cents hommes ; il a été tué, et tous ceux qui l'avaient suivi ont été mis en déroute et se sont réduits à rien. Après celui-là a surgi Judas le Galiléen, à l'époque du recensement, et il a entraîné du monde après lui ; lui aussi a péri, et tous ceux qui l'avaient suivi ont été dispersés. Et maintenant je vous dis : Renoncez à vous occuper de ces hommes-là, et laissez-les aller, — car si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle sera détruite, mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez les détruire, — de peur de vous montrer aussi les adversaires de Dieu. » Or ils se laissèrent persuader par lui, et ayant rappelé les apôtres, ils leur ordonnèrent, après les avoir fait fustiger, de ne point parler au nom de Jésus et ils les relâchèrent. Pour eux donc, ils se retiraient joyeux de devant le sanhédrin, parce qu'ils avaient été jugés dignes d'être traités avec ignominie pour le nom ; et ils ne cessaient, chaque jour, d'enseigner et d'annoncer la bonne nouvelle de Christ Jésus, dans le temple et dans les maisons.
Deuxième lecture
N'accable pas de reproches le vieillard, mais parle-lui comme à un père, aux jeunes gens comme à des frères, aux femmes âgées comme à des mères, aux jeunes femmes comme à des sœurs en toute pureté. Aie des égards pour les veuves, véritables veuves ; mais si une veuve a des enfants ou des descendants, qu'ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre maison, et à reconnaître les soins de leurs ascendants, car cela est agréable aux yeux de Dieu. Mais celle qui est véritablement veuve, et isolée, a mis son espérance en Dieu, et elle persévère dans les oraisons et les prières nuit et jour, tandis que celle qui s'adonne aux plaisirs est morte, quoique vivante ; voilà ce que tu dois aussi prescrire, afin qu'elles soient irréprochables. Mais si quelqu'un néglige les siens, et surtout ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu'un infidèle. Qu'une veuve ne soit portée sur le rôle, que si elle n'a pas moins de soixante ans, si elle n'a eu qu'un seul mari, si elle se recommande par de bonnes œuvres, comme d'avoir élevé ses enfants, exercé l'hospitalité, lavé les pieds des saints, assisté les malheureux, pratiqué toute bonne œuvre. Mais repousse les veuves plus jeunes, car, quand la volupté les détache de Christ, elles veulent se marier, et elles encourent ainsi le blâme d'avoir rompu leur premier engagement ; mais en outre elles apprennent encore, dans leur fainéantise, à courir les maisons, et elles ne sont pas seulement fainéantes, mais de plus bavardes et intrigantes, disant ce qui ne convient pas. Je veux donc que les plus jeunes se marient, aient des enfants, gouvernent leur maison, ne donnent point à l'adversaire l'occasion de les calomnier, car quelques-unes déjà ont déserté pour suivre Satan. Si une fidèle a des veuves, qu'elle les assiste, et que l'église n'en ait pas la charge afin qu'elle puisse assister les véritables veuves. Que les anciens qui président bien soient honorés d'une double rémunération, surtout ceux qui s'appliquent à la prédication et à l'enseignement, car l'Écriture dit : « Tu n'emmusèleras point le bœuf qui foule le grain, » et l'ouvrier est digne de son salaire. Ne reçois pas d'accusation contre un ancien, à moins qu'elle ne repose sur le témoignage de deux ou trois personnes ; mais ceux qui pèchent, réprimande-les devant tous les autres, afin que ces derniers aussi en conçoivent de la crainte. Je t'adjure devant Dieu, devant Christ Jésus, et devant les anges élus, d'observer cette règle sans prévention, et de ne rien faire par suggestion. N'impose précipitamment les mains à personne, et ne te rends pas complice des péchés des autres. Conserve-toi toi-même pur ; ne continue plus à ne boire que de l'eau, mais use d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes incommodités. Les péchés de certains hommes sont évidents, avant même tout jugement, tandis que chez d'autres ils ne se manifestent qu'ensuite ; de même aussi les bonnes actions sont évidentes, celles qui ne le sont pas d'abord ne peuvent rester secrètes.
Deuxième lecture
Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? Est-ce que je n'ai pas vu Jésus notre seigneur ? N'êtes-vous pas vous-mêmes mon œuvre dans le seigneur ? Si, pour d'autres, je ne suis pas un apôtre, en revanche du moins je le suis pour vous, car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le seigneur. Voilà la justification que j'oppose à ceux qui me critiquent. Est-ce que nous n'avons pas le droit de manger et de boire ? Est-ce que nous n'avons pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme le font aussi les autres apôtres, et les frères du seigneur, et Céphas ? Ou bien, moi seul et Barnabas n'avons-nous pas le droit de ne point travailler ? Qui est-ce qui fait le service militaire à ses propres dépens ? Qui est-ce qui plante une vigne, et n'en mange pas le fruit ? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait de ce troupeau ? Est-ce d'un point de vue humain que je parle ainsi, ou bien la loi aussi ne dit-elle pas les mêmes choses ? En effet il est écrit dans la loi de Moïse : « Tu n'emmusèleras pas le bœuf qui foule le grain. » Est-ce que Dieu prend souci des bœufs ? Ou bien parle-t-Il uniquement à cause de nous ? C'est à cause de nous en effet que cela a été écrit, car celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain avec l'espérance d'en avoir sa part. Si, pour vous nous avons semé les choses spirituelles, est-il extraordinaire que nous moissonnions vos biens charnels ? Si d'autres possèdent des droits sur vous, n'en possédons-nous pas nous-mêmes à plus forte raison ? Mais nous n'avons pas usé de ces droits ; au contraire nous endurons tout pour ne pas créer d'obstacle à l'évangile de Christ. Ne savez-vous pas que ceux qui vaquent aux sacrifices tirent leur nourriture du temple, et que ceux qui sont employés au service de l'autel entrent en partage avec l'autel ? De même aussi le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile. Pour moi je n'ai fait usage d'aucun de ces droits. Mais je n'écris pas ainsi afin que cela me soit appliqué, car mieux me vaudrait mourir ; ou plutôt, ce qui est pour moi un motif de m'enorgueillir, personne ne le détruira. En effet, ce n'est pas de prêcher la bonne nouvelle, qui est pour moi un motif de m'enorgueillir, car c'est une nécessité qui m'est imposée ; en effet, malheur à moi si je n'annonçais pas la bonne nouvelle ! Car, si c'est volontairement que j'agis ainsi, je reçois une récompense, mais si c'est involontairement, c'est une administration qui m'est confiée. Quelle est donc ma récompense ? C'est, en prêchant la bonne nouvelle, d'offrir gratuitement l'Évangile, afin de ne pas user de mes droits dans la prédication de l'Évangile. Car moi, qui suis indépendant de tous, je me suis asservi à tous, afin d'en gagner le plus grand nombre ; et j'ai été pour les Juifs comme un Juif, afin de gagner les Juifs ; pour ceux qui sont sous la loi comme étant moi-même sous la loi (quoique je ne sois point sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; pour ceux qui sont sans loi, comme étant moi-même sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu et que je vive au contraire dans la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi ; j'ai été faible pour les faibles, afin de gagner les faibles ; j'ai été tout pour tous, afin d'en sauver sûrement quelques-uns. Or je fais tout à cause de l'Évangile, afin d'en prendre aussi ma part. Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, il est vrai, mais qu'un seul remporte le prix ? Courez de manière à l'obtenir. Or tout athlète use d'une complète abstinence : ceux-là donc afin de remporter une couronne périssable, mais nous, une impérissable ; je cours donc, mais non sans savoir où je vais ; je lutte, mais de manière à ne pas battre l'air de mes coups ; mais je frappe mon propre corps et je le traite en esclave, de peur qu'après avoir servi de héraut pour les autres, je ne sois moi-même mis de côté.
Deuxième lecture
Enjoins aux riches dans le présent siècle de ne point s'enorgueillir, et de ne pas non plus fonder leur espoir sur l'incertitude de la richesse, mais sur Dieu qui nous procure richement toutes choses pour notre usage ; enjoins-leur de faire de bonnes actions, d'être riches en bonnes œuvres, d'être généreux, libéraux, s'amassant, pour l'avenir, un trésor établi sur un fondement solide, afin d'entrer en possession de la véritable vie. O Timothée, garde le dépôt, en évitant les bavardages profanes et la polémique de la fausse science, dont font profession certains hommes qui se sont ainsi éloignés de la foi.Que la grâce soit avec vous !
Évangile
Or, Jésus leur dit : « Ayez soin de vous tenir en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. » Mais ils réfléchissaient en eux-mêmes et se disaient : « C'est parce que nous n'avons pas pris de pains. » Mais Jésus s'en étant aperçu dit : « Pourquoi réfléchissez-vous en vous-mêmes, gens de peu de foi, sur ce que vous n'avez pas des pains ? Ne comprenez-vous pas encore, et ne vous rappelez-vous plus les cinq pains des cinq mille, et combien de corbeilles vous emportâtes, ni les sept pains des quatre mille, et combien de paniers vous emportâtes ? Comment ne comprenez-vous pas que ce n'est pas à propos de pains que je vous ai parlé ? Mais tenez-vous en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. » Alors ils comprirent qu'il ne leur avait pas dit de se tenir en garde contre le levain des pains, mais contre l'enseignement des sadducéens et des pharisiens.
Évangile
Et reprenant la parole, Jésus leur parla derechef en paraboles, en disant : « Le royaume des cieux ressemble à un roi qui fit des noces à son fils, et il dépêcha ses esclaves pour mander ceux qui avaient été invités aux noces, et ils ne voulaient pas venir. Il dépêcha derechef d'autres esclaves, en disant : « Dites aux invités : Voici, j'ai préparé mon festin ; mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués, et tout est prêt ; venez aux noces. » Mais eux n'en ayant tenu compte s'en allèrent, qui à son champ, et qui à son négoce, tandis que les autres ayant saisi les esclaves les maltraitèrent et les mirent à mort. Mais le roi en fut irrité, et ayant expédié ses armées il fit périr ces meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses esclaves : « Les noces sont bien prêtes, mais les invités n'en étaient pas dignes ; allez donc dans les carrefours des chemins, et tous ceux que vous trouverez, invitez-les aux noces. » Et ces esclaves s'en étant allés sur les chemins réunirent tous ceux qu'ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle nuptiale fut remplie de convives. Mais le roi étant entré pour voir les convives aperçut là un homme qui n'était pas revêtu d'un habit de noce, et il lui dit : « Camarade, comment es-tu entré ici, sans avoir un habit de noce ? » Et l'autre resta bouche close. Alors le roi dit à ses serviteurs : « Après lui avoir lié les pieds et les mains, jetez-le dans les ténèbres extérieures. » Là sera le pleur et le grincement des dents. Il y a en effet beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. » Alors les pharisiens s'en étant allés tinrent conseil afin de le faire tomber dans le piège par un mot, et ils lui députent leurs disciples avec les Hérodiens pour lui dire : « Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu enseignes avec vérité la voie et que tu ne fais pas acceptions de personnes, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes ; dis-nous donc, que t'en semble ? Est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur méchanceté, dit : « Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve ? Hypocrites ! Montrez-moi la monnaie de l'impôt. » Et ils lui présentèrent un denier. Et il leur dit : « De qui est cette effigie et cette légende ? » Ils disent : « De l'empereur. » Alors il leur dit : « Rendez donc à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Ce qu'ayant ouï, ils furent émerveillés, et l'ayant quitté ils s'en allèrent. Ce jour-là vinrent à lui des sadducéens disant qu'il n'y a pas de résurrection, et ils l'interrogèrent en disant : « Maître, Moïse a dit : Si quelqu'un vient à mourir sans avoir d'enfants, son frère épousera sa femme à titre de beau-frère et il suscitera une postérité à son frère. Or, il y avait parmi nous sept frères : et le premier, après s'être marié, mourut, et n'ayant pas de postérité il laissa sa femme à son frère ; il en fut de même du second, et du troisième, et de tous les sept ; après eux tous la femme mourut. Eh bien ! lors de la résurrection, duquel des sept sera-t-elle femme ? Car ils l'ont tous possédée. » Mais Jésus leur répliqua : « Vous vous égarez, parce que vous ne connaissez ni les écritures, ni la puissance de Dieu ; car, lors de la résurrection, ni les hommes ne prennent des femmes, ni les femmes des maris, mais ils sont comme des anges dans le ciel. Or, quant à la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce dont Dieu vous a parlé lorsqu'il dit : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. » Ce que la foule ayant ouï, elle était stupéfaite de son enseignement. Mais les pharisiens, ayant appris qu'il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent au même lieu, et l'un d'entre eux, un légiste, lui demanda pour le mettre à l'épreuve : « Maître, quel est le grand commandement dans la loi ? » Et il lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée ; celui-ci est le grand et le premier commandement ; le second, semblablement : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend la loi tout entière, ainsi que les prophètes. » Mais les pharisiens se trouvant réunis, Jésus leur demanda : « Que vous semble-t-il du Christ ? De qui est-il fils ? » Il lui disent : « De David. » Il leur dit : « Comment donc David étant inspiré l'appelle-t-il seigneur, lorsqu'il dit : « le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis sous tes pieds ? Si donc David l'appelle seigneur, comment est-il son fils ? » Et personne ne pouvait lui répondre un mot, et dès ce jour-là nul n'osa l'interroger.
Évangile
Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. » Quelques-uns de ses disciples se dirent donc les uns aux autres : « Que signifie ce qu'il nous dit : Encore un peu de temps et vous ne me verrez pas, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez, et : Je m'en vais vers mon Père ? » Ils disaient donc : « Nous ne savons ce que signifie ce qu'il dit : encore un peu de temps. » Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger, et il leur dit : « Vous discutez entre vous sur ce que j'ai dit : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez pas, puis, derechef peu de temps, et vous me verrez. En vérité, en vérité, je vous déclare que pour vous, vous pleurerez et vous vous lamenterez, mais que le monde se réjouira ; vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se transformera en joie ; la femme, quand elle est près d'enfanter, éprouve de la tristesse parce que son heure est venue, mais, quand elle a mis le petit enfant au monde, elle ne se souvient plus de sa tribulation, à cause de sa joie, parce qu'un humain est né dans le monde. Vous donc aussi, vous avez maintenant, il est vrai, de la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira, et nul ne vous enlèvera votre joie ; et en ce jour-là vous ne m'interrogerez sur rien. En vérité, en vérité, je vous le déclare, si vous demandez quelque chose au Père, Il vous le donnera en mon nom ; jusques à présent vous n'avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. Je vous ai parlé de ces choses par figures ; l'heure vient où je ne vous parlerai plus par figures, mais où je vous entretiendrai ouvertement du Père ; en ce jour-là vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que c'est moi qui solliciterai le Père pour vous, car le Père Lui-même vous aime parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis issu du Père. Je suis issu du Père et je suis venu dans le monde ; je quitte derechef le monde et je vais vers le Père. » Ses disciples disent : « Voici, maintenant tu parles ouvertement et tu n'emploies aucune figure ; maintenant nous savons que tu sais tout, et que tu n'as pas besoin que personne t'interroge ; c'est pourquoi nous croyons que tu es issu de Dieu. » Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ; voici, l'heure vient, et elle est venue, où vous serez dispersés, chacun chez soi, et où vous me laisserez seul ; toutefois je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. Je vous ai dit ces choses afin qu'en moi vous ayez la paix ; vous devez avoir des tribulations dans le monde, mais ayez courage, c'est moi qui ai vaincu le monde. »
Prière du soir — deuxième lecture
Ainsi donc, nous aussi, puisque nous avons autour de nous une si grande nuée de témoins, après nous être débarrassés de tout ce qui nous alourdit et du péché qui nous enlace si aisément, courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les yeux fixés sur Jésus le chef et le consommateur de la foi, lui qui, à cause de la joie qui lui était offerte, a supporté la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez en effet celui qui a supporté une telle opposition des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne perdiez pas courage en laissant défaillir vos âmes. Vous n'avez pas encore résisté jusques au sang en luttant contre le péché ; et avez-vous oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne te laisse pas non plus défaillir quand tu es repris par Lui, car celui que le Seigneur aime, Il le châtie, et Il fouette même tout fils qu'il reconnaît pour sien » ? Attendez-vous au châtiment ; c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils que son père ne châtie point ? Mais, si vous demeurez exempts du châtiment dont tous ont eu leur part, vous êtes donc des bâtards et non pas des fils. D'ailleurs, nous qui avons pour nous châtier les pères de notre chair, et qui les avons respectés, ne nous soumettrons-nous pas à bien plus forte raison au Père des esprits pour avoir la vie ? Les premiers, en effet, nous châtiaient pendant peu de temps comme bon leur semblait, tandis que Lui le fait pour notre bien, afin que nous participions à Sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment ne paraît pas, au premier moment, être un sujet de joie, mais de tristesse, tandis que plus tard il rapporte à ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. C'est pourquoi restaurez, les mains fatiguées et les genoux défaillants, et faites de droites ornières avec vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se détraque pas, mais bien plutôt se guérisse. Recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur, veillant à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu, à ce qu'aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que par elle le plus grand nombre ne soit souillé ; à ce que personne ne soit impudique, ou profane comme Ésaü qui vendit pour un simple aliment ses droits de premier-né ; vous savez en effet que, plus tard, lorsqu'il voulut recevoir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes, car il ne trouva plus l'occasion de se repentir. Ce n'est pas, en effet, d'un feu tangible et brûlant que vous vous êtes approchés, ni de l'obscurité, ni des ténèbres, ni de la tempête, ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles qui fît refuser par ceux qui l'entendirent qu'on leur en adressât une de plus, car ils ne supportaient pas cette déclaration : « Si même un animal touche la montagne, il sera lapidé ; » et l'apparition était si effrayante que Moïse dit : « Je suis effrayé et tout tremblant. » Ne vous êtes-vous pas, en effet, approchés de la montagne de Sion et de la ville du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste, et des myriades dont se compose le grand chœur des anges, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, et du juge qui est le Dieu de tous, et des esprits des justes qui ont été amenés à la perfection, et de Jésus qui est le médiateur d'une nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux qu'Abel ? Prenez garde de ne pas refuser d'écouter Celui qui parle ; car si ceux-là n'échappèrent pas, pour avoir refusé d'écouter Celui qui, sur la terre, rendait des oracles, à combien plus forte raison n'échapperons-nous pas si nous nous détournons de Celui qui en rend du haut des cieux, Lui, dont la voix ébranla alors la terre, tandis que maintenant Il a fait cette promesse : « Une fois encore Je ferai trembler non seulement la terre, mais aussi le ciel. » Or les mots « une fois encore » indiquent le changement des choses qui peuvent être ébranlées parce qu'elles ont été faites. C'est pourquoi, comme nous sommes mis en possession d'un royaume inébranlable, soyons pénétrés d'une reconnaissance qui nous fasse rendre à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec vénération et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant.
Évangile
Ce jour-là Jésus, après être sorti de la maison, se tenait assis près de la mer, et une foule nombreuse se rassembla auprès de lui, en sorte qu'étant monté sur une barque il s'y assit, et toute la foule se tenait debout sur le rivage. Et il leur parla de beaucoup de choses sous forme de paraboles, en disant : « Voici, le semeur sortit pour semer, et pendant qu'il semait, une partie tomba le long du chemin, et les oiseaux étant venus la mangèrent toute. Mais une autre partie tomba sur les endroits rocailleux où elle n'avait pas beaucoup de terre, et aussitôt elle leva parce qu'elle n'avait pas un sol profond ; mais, le soleil s'étant levé, elle fut brûlée, et, comme elle n'avait pas de racine, elle sécha. Mais une autre partie tomba sur les épines, et les épines montèrent et l'étouffèrent. Mais une autre partie tomba sur la bonne terre, et elle donnait du fruit à raison de cent, et de soixante, et de trente pour un. Que celui qui a des oreilles entende ! » Et les disciples s'étant approchés lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Mais il leur répliqua : « C'est qu'il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, tandis qu'à eux cela ne leur a pas été donné. Car quiconque a, il lui sera donné et il regorgera ; mais quiconque n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. Voici pourquoi je leur parle en paraboles ; c'est qu'en voyant ils ne voient pas, et qu'en entendant ils n'entendent ni ne comprennent ; et c'est pour eux que s'accomplit la prophétie d'Ésaïe, qui dit : Oyez par l'ouïe, et vous ne comprendrez certainement pas ; et en voyant vous verrez et vous n'apercevrez certainement pas : car le cœur de ce peuple s'est épaissi, et ils ont difficilement ouï avec les oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu'ils ne voient avec les yeux, et qu'ils n'entendent avec les oreilles, et qu'ils ne comprennent avec le cœur, et qu'ils ne se convertissent ; et Je les guérirai. Mais pour vous, vos yeux sont heureux parce qu'ils voient, et vos oreilles, parce qu'elles entendent. Car en vérité je vous déclare que beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, et entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu. Pour vous donc, écoutez la parabole du semeur : Quiconque entend la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin survient et enlève ce qui a été semé dans son cœur ; c'est celui qui a été semé le long du chemin. Quant à celui qui a été semé sur les endroits rocailleux, c'est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racine en lui-même, au contraire il est sans persistance, et s'il survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il trébuche aussitôt. Quant à celui qui a été semé dans les épines, c'est celui qui entend la parole, et les soucis du siècle et le faux attrait de la richesse se réunissent pour étouffer la parole et elle devient stérile. Mais celui qui a été semé sur la bonne terre, c'est celui qui entend et comprend la parole ; qui, par conséquent, donne du fruit et rapporte à raison de cent, de soixante et de trente pour un. » Il leur proposa une autre parabole en disant : « Le royaume des cieux ressemble à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ ; mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu, et il a encore semé de l'ivraie parmi le blé, et il s'en est allé. Or, quand l'herbe eut poussé et fructifié, alors apparut aussi l'ivraie. Mais les esclaves du chef de famille étant venus lui dirent : « Seigneur, n'est-ce pas une bonne semence que tu as semée dans ton champ ? D'où vient donc qu'il a de l'ivraie ? » Mais il leur dit : « C'est un ennemi qui a fait cela. » Sur quoi ils lui disent : « Veux-tu donc que nous allions la cueillir ? » Mais il dit : « Non, de peur qu'en cueillant l'ivraie vous n'arrachiez le blé avec elle ; laissez-les l'un et l'autre croître ensemble jusqu'à la moisson ; et au moment de la moisson je dirai aux moissonneurs : Cueillez premièrement l'ivraie et la liez en gerbes pour la brûler toute, mais, quant au blé, serrez-le dans mon grenier. » Il leur proposa une autre parabole en disant : « Le royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde, qu'un homme a pris et semé dans son champ ; cette semence est, il est vrai, plus petite que toutes les autres, mais quand elle a crû, elle est plus grande que les plantes potagères et elle devient un arbre, en sorte que les oiseaux du ciel viennent s'abriter dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des cieux est semblable à du levain qu'une femme a pris et pétri dans trois mesures de farine, jusques à ce que le tout fût levé. » Jésus dit toutes ces choses en paraboles à la foule, et il ne leur disait rien sans parabole ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise du prophète lorsqu'il dit : « J'ouvrirai ma bouche par des paraboles, je proférerai des choses cachées dès la création. » Alors ayant congédié la foule, il entra dans la maison, et ses disciples s'approchèrent de lui en disant : « Éclaircis-nous la parabole de l'ivraie du champ. » Or il répliqua : « Celui qui sème la bonne semence, c'est le fils de l'homme ; le champ, c'est le monde ; la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du malin ; l'ennemi, c'est le diable qui l'a semée ; la moisson, c'est la consommation du temps, et les moissonneurs, ce sont les anges. De même donc que l'on cueille l'ivraie et qu'on la brûle toute dans le feu, de même en sera-t-il lors de la consommation du temps ; le fils de l'homme enverra ses anges, et ils recueilleront, pour les ôter de son royaume, tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité, et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles entende ! « Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans le champ, qu'un homme, après l'avoir trouvé, a caché, et dans sa joie il s'en va, et vend tout ce qu'il possède et achète ce champ-là. Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles ; or, ayant trouvé une perle de grand prix, il est allé vendre tout ce qu'il possédait, et il l'a achetée. Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer, et qui a ramené des poissons de toute espèce ; lorsqu'il a été rempli, après l'avoir tiré sur le rivage, et s'être assis, on a recueilli les bons dans des vases, et on a jeté dehors les pourris. Il en sera de même lors de la consommation du temps ; les anges sortiront et sépareront les méchants du milieu des justes, et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Avez-vous compris toutes ces choses ? » Ils lui dirent : « Oui. » Et lui leur dit : « C'est pour cela que tout scribe qui a été instruit pour le royaume des cieux est semblable à un chef de famille, qui tire de son trésor du neuf et du vieux. » Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, qu'il s'éloigna de là, et s'étant rendu dans sa patrie, il les enseignait dans leur synagogue, en sorte qu'ils étaient stupéfaits, et qu'ils disaient : « D'où viennent à celui-ci cette sagesse et ces miracles ? Celui-ci n'est-il pas le fils du charpentier ? Est-ce que sa mère ne s'appelle pas Marie, et ses frères, Jacques et Joseph et Simon et Judas ? Et ses sœurs ne vivent-elles pas toutes parmi nous ? D'où lui viennent donc toutes ces choses ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Mais Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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