Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Mais, tandis qu'alors, ne connaissant point Dieu, vous étiez esclaves de ceux qui, par leur nature, ne sont pas des Dieux, maintenant, que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus par Lui, comment vous tournez-vous derechef vers les faibles et pauvres rudiments, auxquels vous voulez recommencer à vous asservir tout de nouveau ? Vous observez les jours, et les mois, et les temps, et les années ! Je crains pour vous d'avoir inutilement travaillé parmi vous. Devenez comme moi, je vous en prie, frères, car moi-même je suis devenu comme vous.Vous ne m'avez point offensé ; mais vous savez que ce fut à cause d'une faiblesse de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé la bonne nouvelle, et que vous n'avez alors ni méprisé, ni rejeté avec dégoût l'épreuve où vous avez été mis par ma chair, mais que vous m'avez reçu au contraire comme un ange de Dieu, comme Christ Jésus. Qu'est-ce donc qui faisait votre béatitude ? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. En sorte que je suis devenu votre ennemi en vous disant la vérité ! Ce n'est pas avec un zèle louable qu'ils s'attachent à vous, mais ils veulent nous séparer, afin que vous vous attachiez avec zèle à eux. Mais c'est à ce qui est bien que vous devez vous attacher avec un zèle louable, en tout temps, et non pas seulement pendant que je me trouve parmi vous. Mes enfants, vous, pour qui je souffre derechef les douleurs de l'enfantement jusques à ce que Christ ait été formé en vous, je voudrais bien me trouver maintenant parmi vous et changer de ton, car je suis inquiet à votre sujet.
Première lecture
Et lorsque Jérémie eut achevé de dire à tout le peuple toutes les paroles de l'Éternel, leur Dieu, dont l'avait chargé l'Éternel, leur Dieu, pour eux, toutes ces paroles-là, alors prirent la parole Azarias, fils d'Osée, et Jochanan, fils de Karéah, et tous les hommes orgueilleux, lesquels dirent à Jérémie : Tu dis un mensonge ; l'Éternel, notre Dieu, ne t'a point chargé de nous dire : N'allez point en Egypte pour vous y fixer ; mais c'est Baruch, fils de Nérija, qui t'excite contre nous pour nous livrer aux mains des Chaldéens, afin qu'ils nous fassent mourir et nous déportent à Babel. Et Jochanan, fils de Karéah, et tous les chefs de l'armée, et tout le peuple n'obéirent point à l'ordre de l'Éternel, de rester dans le pays de Juda. Et Jochanan, fils de Karéah, et tous les chefs de l'armée prirent tous les survivants de Juda, qui étaient revenus du milieu de toutes les nations où ils étaient dispersés habiter le pays de Juda, les hommes, et les femmes, et les enfants, et les filles du roi, et toutes les personnes que Nébuzaradan, chef des satellites, avait laissées avec Gédalia, fils d'Achikam, fils de Schaphan, et Jérémie, le prophète, et Baruch, fils de Nérija ; et ils émigrèrent au pays d'Egypte, car ils n'obéirent pas à la voix de l'Éternel, et ils s'avancèrent jusqu'à Tachphanès. Et la parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie, à Tachphanès, en ces mots : Prends en ta main de grandes pierres, et les enfonce dans de l'argile à la tuilerie qui se trouve à la porte de la maison de Pharaon à Tachphanès, sous les yeux des Juifs, et dis-leur : Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Voici, j'envoie chercher Nébucadnézar, roi de Babel, mon serviteur, et je place son trône sur ces pierres, que j'ai enfoncées, et il étendra son brillant tapis sur elles ; et il viendra et frappera le pays d'Egypte ; et à la mort, celui qui est à la mort, et à la captivité celui qui est à la captivité, et à l'épée celui qui est à l'épée ! Et j'allumerai un feu dans les maisons des dieux de l'Egypte ; et il les incendiera, et les emmènera, et il s'enveloppera du pays d'Egypte, comme le berger s'enveloppe de son manteau, et il en sortira sain et sauf. Et il brisera les colonnes de Bethsémès au pays d'Egypte, et brûlera au feu les maisons des dieux de l'Egypte.
Première lecture
« Venez, retournons à l'Éternel, car Il a déchiré et Il nous guérira, Il a frappé et Il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours, et le troisième Il nous mettra debout, afin que nous vivions devant lui. Apprenons donc à connaître, appliquons-nous à connaître l'Éternel ! Tel que celui de l'aurore, son lever est certain ; Il viendra à nous comme la rosée, comme la seconde pluie qui arrose la terre. » Que te ferai-je, Éphraïm, que te ferai-je, Juda ? Car votre piété est comme les vapeurs du matin, et comme la rosée qui bientôt s'évanouit. Pour cela je les frappe par mes prophètes, je les tue par les paroles de ma bouche, et tes châtiments apparaîtront comme la lumière. Car j'aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les victimes.
Prière du matin — première lecture
Le roi Nébucadnézar à tous les peuples, aux nations et aux hommes de toute langue qui habitent sur toute la terre. A vous grande prospérité ! J'ai trouvé bon de publier les signes et les miracles que le Dieu suprême a opérés sur moi. Ses signes ! qu'ils sont grands ! et ses miracles ! qu'ils sont puissants ! Son empire est un empire éternel, et sa domination se perpétue à travers tous les âges. Moi, Nébucadnézar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais : j'eus un songe qui m'effraya, et les pensées que j'avais sur ma couche, et les visions de mon esprit me troublaient. Et de par moi ordre fut donné d'amener devant moi tous les sages de Babel, afin qu'ils m'expliquassent le sens du songe. Alors furent introduits les devins, les enchanteurs, les Chaldéens et les mages, et je leur dis le songe, mais ils ne m'en expliquèrent point le sens. Et enfin parut devant moi Daniel, nommé Beltsazar du nom de mon Dieu, et en qui est l'esprit des dieux saints, et je lui dis le songe : Beltsazar, chef des mages, en qui je sais que se trouve l'esprit des dieux saints, et pour qui aucun mystère n'est embarrassant, dis-moi les visions que j'ai vues en songe, et leur signification. Or voici les visions [qui se sont présentées] à mon esprit, pendant que j'étais couché : Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un grand arbre qui était très élevé ; l'arbre était grand et vigoureux, et sa hauteur atteignait au ciel, et il était aperçu jusqu'au bout de la terre. Son feuillage était beau, et ses fruits abondants, et il offrait une nourriture à tous : sous lui les bêtes des champs venaient chercher l'ombre, et les oiseaux du ciel habitaient ses branches, et il y avait une nourriture pour toute chair. Je contemplais durant les visions qui sur ma couche s'offraient à mon esprit, et voici, l'un des Saints qui veillent descendit du ciel. Il cria avec force, et parla ainsi : Coupez l'arbre, et tronçonnez ses branches, détachez ses feuilles, et dispersez ses fruits, que les animaux fuient son abri, et les oiseaux ses branches ! Cependant laissez en terre la souche de ses racines, mais dans des chaînes de fer et d'airain, au milieu de la verdure des campagnes, et qu'il soit trempé de la rosée du ciel, et qu'avec les animaux il entre en part de l'herbe de la terre ! Son cœur sera autre que celui d'un humain, et le cœur d'une brute lui sera donné, et le temps passera sept fois sur lui. L'arrêt en est délibéré par ceux qui veillent, et l'événement est dans la sentence des Saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut a la domination sur la royauté de l'homme, et qu'il la confère à qui Il veut, et qu'il y élève le plus abject des hommes. Tel est le songe que j'eus, moi, le roi Nébucadnézar ; et toi, Beltsazar, donnes-en l'interprétation, puisque tous les sages de mon empire sont incapables de m'en faire connaître le sens ; mais toi, tu le peux, car l'esprit des dieux saints est en toi. Alors Daniel, nommé Beltsazar, demeura un moment interdit, et ses pensées le troublaient. Le roi prit la parole et dit : Beltsazar, que le songe et l'interprétation ne te troublent pas ! Beltsazar répondit et dit : Mon Seigneur, que le songe s'applique à tes ennemis, et son interprétation à tes adversaires ! L'arbre que tu as vu, qui était grand et vigoureux, et dont la hauteur atteignait au ciel, et qui était vu sur toute la terre, et dont le feuillage était beau et les fruits abondants, et qui avait une nourriture pour tous, sous lequel s'abritaient les animaux des campagnes, et dont les oiseaux du ciel habitaient les branches, c'est toi, ô roi qui es grand et puissant, et dont la grandeur est immense et atteint au ciel, et dont l'empire s'étend jusqu'au bout de la terre. Et si le roi a vu l'un des Saints vigilants descendu du ciel et disant : Coupez l'arbre, et abîmez-le, cependant laissez en terre la souche de ses racines, mais dans des chaînes de fer et d'airain, au milieu de la verdure des campagnes, et qu'il soit trempé de la rosée du ciel, et qu'il entre en part avec les bêtes des champs, jusqu'à ce que le temps ait passé sept fois sur lui, voici ce que cela signifie, ô roi, et c'est ici l'arrêt du Très-Haut qui s'adresse au roi, mon Seigneur : On te chassera du milieu des hommes, et tu demeureras avec les bêtes des champs, et on te donnera, comme au bœuf, de l'herbe à manger, et tu seras trempé de la rosée du ciel, et le temps passera sept fois sur toi, jusqu'à ce que tu reconnaisses que le Très-Haut a la domination sur la royauté de l'homme, et qu'il la confère à qui Il veut. Ce qui a été dit de laisser la souche des racines de l'arbre, c'est que ta royauté te sera restituée dès que tu auras reconnu qu'il règne dans le ciel. Aussi, ô roi, que mon conseil soit agréé de toi, et rachète tes péchés par la justice, et ton iniquité par la compassion envers les pauvres, si peut-être ta prospérité se prolonge. Tout cela est arrivé au roi Nébucadnézar. Au bout de douze mois il se promenait dans son palais royal à Babel : le roi prit la parole et dit : N'est-ce pas là cette vaste Babel que j'ai bâtie, pour être une résidence royale, par ma grande puissance, et à la gloire de ma majesté ? Le mot était encore dans la bouche du roi, qu'une voix descendit du ciel : Il t'est dit, ô roi Nébucadnézar : La royauté t'est ôtée ! et on te chassera du milieu des hommes, et tu demeureras avec les bêtes des champs, on te donnera, comme au bœuf, de l'herbe à manger, et le temps passera sept fois sur toi, jusqu'à ce que tu reconnaisses que le Très-Haut a la domination sur la royauté de l'homme, et qu'il la confère à qui Il veut. Au même instant la parole s'accomplit sur Nébucadnézar, et il fut chassé du milieu des hommes, et on lui donna, comme au bœuf, de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce que ses cheveux crussent, comme aux aigles, et ses ongles, comme aux oiseaux. Mais à l'expiration du temps, moi Nébucadnézar, j'élevai mes yeux vers le ciel, et la connaissance me revint, et je bénis le Très-Haut, et je louai et magnifiai Celui qui vit éternellement, dont l'empire est un empire éternel, et dont la royauté dure à travers tous les âges. Auprès de lui tous les habitants de la terre sont réputés néant, et Il en agit à son gré avec l'armée du ciel et les habitants de la terre, et il n'en est aucun qui puisse retenir sa main et lui dire : Que fais-tu ? Dans ce temps-là, la connaissance me revint, et à la gloire de mon empire, de ma majesté et de ma splendeur elle me revint, et mes conseillers et mes grands vinrent me chercher, et je fus rétabli sur mon trône, et j'obtins un grand accroissement de grandeur. Maintenant, moi Nébucadnézar, je loue et j'exalte et je magnifie le Roi du ciel, car toute son action est vérité, et ses voies, justice, et Il peut abaisser ceux qui suivent la voie de l'orgueil.
Épître
Une femme forte ! qui pourra la trouver ? Elle a plus de valeur que les perles. En elle s'assure le cœur de son mari, et les profits ne lui manqueront pas. Elle lui fait du bien, et jamais de mal, tous les jours de sa vie. Elle met en œuvre la laine et le lin, et fait avec plaisir le travail de ses mains. Semblable aux navires des marchands, elle fait venir de loin ses denrées. Elle se lève, quand il est nuit encore ; et distribue la nourriture à sa maison, et une tâche à ses servantes. Elle pense à un champ, et elle l'acquiert ; du fruit de son travail elle plante une vigne. Elle met à ses reins une ceinture de force, et fortifie ses bras. Elle goûte les bons effets de son industrie ! la nuit sa lampe ne s'éteint point. Elle porte la main à la quenouille, et ses doigts prennent le fuseau. Elle ouvre sa main au pauvre, et tend la main au misérable. Pour sa maison elle ne redoute point la neige ; car toute sa maison est pourvue d'étoffes précieuses ; elle se fait des couvertures, et le lin et la pourpre l'habillent. Son mari est considéré aux Portes, quand il siège avec les Anciens du pays. Elle fait des tuniques, et les vend, et livre des ceintures au Cananéen. Elle est revêtue de force et de dignité, et elle se rit du lendemain. Elle ouvre la bouche avec sagesse, et sa langue instruit avec grâce. Elle observe le mouvement de sa maison, et ne mange pas le pain d'oisiveté. Ses fils se lèvent, et la disent heureuse, son mari {[}se lève{]}, et lui donne des louanges : « Plusieurs femmes sont des femmes fortes, mais tu les surpasses toutes. » La grâce est illusion, et la beauté, vanité ; c'est la femme craignant Dieu qu'on doit louer. Faites-la jouir du fruit de son travail ! Qu'aux Portes ses œuvres la louent !
Première lecture
Et Job reprit et dit : Assurément je sais qu'il en est ainsi ; et comment un mortel serait-il juste devant Dieu ? s'il voulait contester avec Lui, il ne répondrait pas à une chose sur mille. Pour l'intelligence, Il est sage, et pour la force, Il est puissant ; qui pourrait Le braver, et rester sain et sauf ? Il déplace soudain les montagnes qu'il bouleverse dans sa colère ; Il ébranle la terre sur sa base, et ses colonnes tremblent ; Il commande au soleil de ne point se lever, et Il met un sceau sur les étoiles ; Il incline les cieux à Lui seul, et s'avance sur les sommités des flots ; Il fit l'Ourse, Orion, les Pléiades, et les retraites lointaines du Midi, Il fait des choses grandes, qu'on ne peut sonder, et des merveilles qu'on ne peut compter. Voici, Il m'assaille, et je ne le vois pas, Il attaque, et je ne l'aperçois pas. Voici, Il emporte : qui le fera revenir ? Qui lui dira : Que fais-tu ? Dieu ne calme pas son courroux ; sous lui plient les appuis de l'orgueil ; et je pourrais lui répondre, et choisir les paroles à lui dire ! Eussé-je raison, je ne répondrais pas, de mon Juge j'invoquerais la clémence. Quand Il répondrait à mon appel, je ne croirais pas qu'il ait ouï ma voix ; car Il m'assaille par la tempête, et Il multiplie mes plaies sans motif ; Il ne me laisse pas reprendre haleine, car Il me rassasie d'amertumes. En appelle-t-on à la vigueur du fort : « Me voici ! » [dit-Il] au droit : « Qui M'assignera ? » Eussé-je raison, ma bouche devrait me condamner ; fussé-je innocent, Il me trouverait pervers. Je suis innocent, et ne fais nul cas de la vie. je dédaigne de vivre. C'est tout un ! Aussi dis-je : Il détruit innocent et coupable. Quand sa verge donne soudain la mort, Il se rit de l'épreuve de l'innocent : la terre est livrée aux mains de l'impie, Il ôte la vue aux yeux de ses juges. Si ce n'est pas lui, qui est-ce donc ? Mes jours s'en vont plus rapides que le coureur, ils fuient sans voir le bonheur, ils passent comme des nacelles de roseau, comme l'aigle qui fond sur sa proie. Si je dis : Je veux oublier ma plainte, quitter mon air triste, redevenir serein ; je m'épouvante de tous mes maux, je sais que Tu ne m'absoudras pas. Je dois être coupable ; pourquoi prendre une peine inutile ? Quand je me laverais dans l'eau de neige, quand avec la lessive je rendrais mes mains nettes, même alors tu me plongerais dans la fosse, et mes habits mêmes me trouveraient repoussant. Car Il n'est pas homme comme moi, pour que je réplique, pour que nous paraissions en jugement ensemble. Entre nous il n'y a point d'arbitre qui interpose sa main entre nous. Qu'il éloigne de moi sa verge, et que ses terreurs ne m'effraient plus ! alors je parlerai, et serai sans crainte : car ainsi, je ne suis pas à moi-même.
Prière du matin — deuxième lecture
Or il advint, pendant qu'Apollos était à Corinthe, que Paul, après avoir parcouru le haut pays, arriva à Éphèse et y trouva quelques disciples auxquels il dit : « Avez-vous reçu le saint esprit, après avoir cru ? » Mais ils lui dirent : « Nous n'avons pas même ouï dire qu'il existât un esprit saint. » Et il dit : « De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? » Et ils dirent : « Du baptême de Jean. » Mais Paul dit : « Jean a baptisé d'un baptême de repentance, en disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c'est-à-dire en Jésus. » Ce qu'ayant ouï, ils furent baptisés au nom du seigneur Jésus, et, après que Paul leur eut imposé les mains, l'esprit saint vint sur eux, et ils parlaient en langues, et ils prophétisaient. Or ils étaient en tout environ douze hommes. Cependant, après être entré dans la synagogue, il y parla librement durant trois mois, discutant avec persuasion sur le royaume de Dieu ; mais comme quelques-uns se montraient endurcis et incrédules, et calomniaient la doctrine en présence de la multitude, il s'éloigna d'eux, sépara les disciples, et discourait chaque jour dans l'école de Tyrannus. Or ceci dura deux ans, en sorte que tous ceux qui habitaient l'Asie entendirent la parole du seigneur, tant Juifs que Grecs. Et Dieu faisait par l'entremise de Paul des miracles qui n'étaient pas ordinaires ; c'est ainsi qu'on plaçait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché sa peau, et les maladies les quittaient et les esprits malins sortaient. Mais quelques-uns aussi des exorcistes juifs ambulants essayèrent d'invoquer sur ceux qui avaient des esprits malins le nom du seigneur Jésus en disant : « Je vous conjure par Jésus que Paul prêche ! » (Ceux qui faisaient cela étaient sept fils d'un certain Scévas grand prêtre juif.) Mais l'esprit malin leur répliqua : » Je connais bien Jésus, et je sais qui est Paul ; mais vous, qui êtes-vous ? » Et l'homme dans lequel se trouvait l'esprit malin, sautant sur eux, s'empara de l'un et de l'autre, et les maltraita de telle sorte qu'ils s'enfuirent de cette maison-là nus et blessés. Or, ce fait vint à la connaissance de tous les Juifs et Grecs qui habitaient Ephèse, et tous furent saisis de crainte, et le nom du seigneur Jésus était magnifié, et plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et dénoncer leurs actions. Or, un très grand nombre de ceux qui avaient pratiqué les arts curieux ayant apporté leurs livres, les brûlaient en présence de tous ; et ils en supputèrent le prix, et ils trouvèrent qu'il se montait à cinquante mille drachmes d'argent. C'est ainsi que, par la puissance du Seigneur, la parole croissait et prévalait. Mais, après que ces choses eurent eu lieu, Paul mit dans son esprit de se rendre à Jérusalem, après avoir traversé la Macédoine et l'Achaïe, disant : « Après que j'aurai été là, il faut aussi que je voie Rome. » Or, ayant dépêché en Macédoine deux de ses auxiliaires, Timothée et Éraste, il prolongea lui-même son séjour en Asie. Ce fut à cette époque que survint un tumulte assez grave à propos de la doctrine. En effet un nommé Démétrius, orfèvre, procurait aux artistes, par la fabrication de sanctuaires de Diane, un profit considérable ; les ayant rassemblés, ainsi que les ouvriers employés dans ce genre d'industrie, il dit : « O hommes, vous savez que de ce profit découle notre bien-être, et vous voyez et entendez que non seulement à Éphèse, mais dans presque toute l'Asie, ce Paul a débauché par persuasion une foule considérable, en disant : « Ce ne sont pas des dieux, ceux qui se font à la main. » Or, ce n'est pas seulement cette branche de travail que nous sommes menacés de voir tomber en discrédit, mais c'est encore le temple de la grande déesse Diane qui risque d'être tenu pour rien, et d'être bientôt dépouillé de la majesté de celle que vénère toute l'Asie et la terre entière. » En entendant ces paroles, ils furent remplis de courroux, et ils s'écriaient : « Grande est la Diane des Éphésiens ! » Et la ville fut remplie de confusion, et ils se portèrent tous ensemble vers le théâtre, en entraînant Gaïus et Aristarque, Macédoniens, compagnons de voyage de Paul. Mais, comme Paul voulait se présenter devant le peuple, les disciples ne le lui permirent pas, et quelques-uns des Asiarques, qui étaient de ses amis, le firent aussi prier de ne pas se rendre dans le théâtre. Cependant, tandis que les uns criaient une chose et les autres une autre, (car l'assemblée était en confusion, et la plupart ne savaient pas pourquoi ils s'étaient réunis), on tira du milieu de la foule Alexandre que les Juifs mettaient en avant ; et Alexandre ayant fait signe de la main voulait adresser au peuple une apologie ; mais, lorsqu'on eut appris qu'il était Juif, tous, d'une seule voix, crièrent pendant environ deux heures : « Grande est la Diane des Éphésiens ! Grande est la Diane des Éphésiens ! » Cependant le secrétaire ayant apaisé la multitude, dit : « Éphésiens ! quel est l'homme qui ignore que la ville des Éphésiens est la néocore de la grande Diane et de son simulacre tombé du ciel ? Puis donc que ces choses sont incontestables, il faut que vous vous apaisiez et que vous n'agissiez pas à l'étourdie ; car vous avez traduit ici ces hommes qui ne sont coupables, ni d'avoir pillé le temple, ni d'avoir blasphémé notre déesse ; si donc Démétrius et les artistes qu'il emploie ont quelque plainte à faire contre quelqu'un, les assises se tiennent et des proconsuls sont présents ; qu'ils débattent contradictoirement leur accusation. Mais, s'il s'agit pour vous d'une question d'un autre ordre, elle se résoudra dans l'assemblée légale ; nous risquons en effet d'être accusés de sédition pour ce qui se passe aujourd'hui, car il n'existe aucun motif qui nous permette de rendre compte de ce rassemblement. » Après avoir ainsi parlé il congédia l'assemblée.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.Que Dieu se lève, ses ennemis se dissipent, et ses adversaires fuient sa présence. Tu les balaies, comme une fumée chassée ; de même que la cire fond au feu, ainsi disparaissent les impies devant Dieu. Et les justes sont transportés, ravis devant Dieu, et tressaillent d'allégresse. Chantez Dieu, célébrez son nom ! Ouvrez-lui les chemins, Il s'avance au désert ! L'Éternel est son nom ; réjouissez-vous à son aspect ! Père des orphelins et défenseur des veuves, tel est notre Dieu dans sa demeure sainte ; Il donne aux bannis une habitation, Il élargit les captifs pour les rendre heureux ; seuls les rebelles habitent une terre aride. O Dieu, quand tu sortis à la tête de ton peuple, quand tu t'avançais traversant le désert, (Pause) la terre trembla, et les Cieux ruisselèrent en présence de Dieu ; ce Sinaï trembla devant Dieu, le Dieu d'Israël. Tu fis tomber, ô Dieu, une rosée bienfaisante, et tu restauras ton héritage épuisé. Ton peuple s'établit en ce lieu ; tu l'avais, ô Dieu, préparé dans ta bonté pour les malheureux ! Dieu fit entendre les hymnes des femmes annonçant la victoire à la grande armée : « Les rois des nations fuient, ils fuient, et celle qui garde le logis, distribue le butin. Tandis que vous goûtez le repos parmi les bergeries, vous recevez des ailes de colombes recouvertes d'argent et leur plumage orné de l'or pâle. » Lorsque dans ce lieu le Tout-puissant dispersa les rois, le sol blanchit, comme le Salmon, quand il neige. Montagnes de Dieu, monts de Basan, monts aux cimes nombreuses, monts de Basan, pourquoi, cimes et montagnes, ces regards d'envie contre la montagne que Dieu choisit pour sa demeure ? Aussi bien Il l'habite pour jamais ! Les chars de Dieu sont deux fois dix mille, des milliers, et encore des milliers ; le Seigneur est au milieu ; Sinaï est dans le Sanctuaire ! Tu montes sur la hauteur, tu mènes des captifs ; tu reçois des hommes en don ; les rebelles aussi viennent habiter avec l'Éternel Dieu. Que le Seigneur soit béni chaque jour ! Nous charge-t-on d'un fardeau, Dieu est notre aide. (Pause) Ce Dieu est pour nous un Dieu secourable, et l'Éternel, le Seigneur, sait nous soustraire à la mort. Oui, Dieu frappera la tête de ses ennemis, le crâne chevelu de ceux qui suivent la voie de leur crime. Le Seigneur dit : « Je les ramènerai de Basan, les ramènerai du fond de la mer ; afin que tu remues tes pieds dans le sang, et que la langue des chiens ait part au sang de tes ennemis. » Ils contemplent ta marche, ô Dieu, la marche de mon Dieu, de mon Roi dans le Sanctuaire. En tête sont les chantres, après eux les musiciens, au milieu des vierges qui agitent les cymbales. « En chœur bénissez Dieu, le Seigneur, vous qui sortez de la source d'Israël ! » Là est Benjamin le jeune, et ses chefs, les princes de Juda, et sa multitude, les princes de Zabulon, les princes de Nephthali. [Israël !] ton Dieu a décrété ta puissance : montre-toi puissant, ô Dieu, qui as agi pour nous, de ton temple qui domine Jérusalem ! Que les rois t'apportent leurs offrandes ! Gourmande le monstre qui gîte dans les roseaux, la troupe des taureaux escortés des veaux des nations ! Les faisant venir à Ses pieds avec des pièces d'argent, Il dissipe les peuples qui se plaisent aux combats. Des Grands arrivent de l'Egypte, et l'Ethiopie accourt, les mains tendues vers Dieu. Royaumes de la terre, élevez à Dieu vos cantiques, par vos concerts célébrez le Seigneur, (Pause) qui s'avance dans les espaces des Cieux éternels : voici, de sa voix Il produit des éclats puissants. Rendez l'honneur à Dieu, dont la majesté protège Israël, et dont la puissance apparaît dans les nues ! De ton Sanctuaire, ô Dieu, tu es redoutable. C'est le Dieu d'Israël, qui donne force et puissance à son peuple. Béni soit Dieu !
Évangile
« Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans le champ, qu'un homme, après l'avoir trouvé, a caché, et dans sa joie il s'en va, et vend tout ce qu'il possède et achète ce champ-là. Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles ; or, ayant trouvé une perle de grand prix, il est allé vendre tout ce qu'il possédait, et il l'a achetée. Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer, et qui a ramené des poissons de toute espèce ; lorsqu'il a été rempli, après l'avoir tiré sur le rivage, et s'être assis, on a recueilli les bons dans des vases, et on a jeté dehors les pourris. Il en sera de même lors de la consommation du temps ; les anges sortiront et sépareront les méchants du milieu des justes, et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Avez-vous compris toutes ces choses ? » Ils lui dirent : « Oui. » Et lui leur dit : « C'est pour cela que tout scribe qui a été instruit pour le royaume des cieux est semblable à un chef de famille, qui tire de son trésor du neuf et du vieux. »
Psaume responsorial
Au maître chantre préposé aux Jeduthunites. Cantique d'Asaph.Ma voix s'élève à Dieu, et je prie ; ma voix s'élève à Dieu, ô qu'il m'écoute ! Dans mon jour d'angoisse je cherche le Seigneur ; la nuit mes mains sont tendues, et ne se lassent point ; mon âme repousse la consolation. Je pense à Dieu, et je gémis, je réfléchis, et mon esprit se voile. (Pause) Tu tiens mes paupières éveillées, je suis agité, et je ne puis parler. Je repasse les jours de jadis, les années d'autrefois, je me rappelle mes chants de la nuit, je réfléchis en mon cœur, et mon esprit cherche. Le Seigneur rejettera-t-Il à jamais, ne sera-t-Il plus désormais propice ? Pour toujours sa grâce a-t-elle cessé, en est-ce fait de la promesse à perpétuité ? Dieu a-t-Il oublié la pitié, et dans sa colère arrêté le cours de ses compassions ? (Pause) Et je dis : Voici ce qui me fait souffrir : la droite du Très-haut n'est plus la même… Je veux rappeler les actes de l'Éternel ; car je me rappelle tes miracles d'autrefois ; et je veux méditer sur toutes tes œuvres, et considérer tes hauts faits. O Dieu, ta voie est sainte ; quel Dieu est grand comme Dieu ? Tu es le Dieu qui fais des miracles ! Tu as manifesté ta puissance parmi les peuples. De ton bras tu délivras ton peuple, les enfants de Jacob et de Joseph. (Pause) Les eaux t'ont vu, ô Dieu, les eaux t'ont vu, et ont tremblé, et les flots ont été ébranlés. Les nuages ont épandu les eaux, et les nues ont fait entendre une voix, et tes flèches volèrent. Ton tonnerre éclata en roulements, les éclairs illuminèrent le monde. La terre s'émut et trembla. La mer fut ton chemin, et les grandes eaux, tes sentiers ; et l'on ne put reconnaître tes traces. Comme un troupeau tu conduisis ton peuple, par les mains de Moïse et d'Aaron.
Psaume responsorial
Cantique d'Asaph.O Dieu, ne garde pas le silence, ne sois point sourd, ne te tiens pas en repos, ô Dieu ! Car voici, tes ennemis sont en rumeur, et ceux qui te haïssent, lèvent la tête ; ils trament contre ton peuple un astucieux complot, et se concertent contre tes protégés. Ils disent : « Sus ! exterminons-les du milieu des peuples, que le nom d'Israël ne soit plus rappelé désormais ! » Car ils se concertent d'un commun accord, ils font alliance contre toi : ce sont les tentes d'Edom et des Ismaëlites, Moab et les Hagariens, Gebal et Amman et Amalek, la Philistie avec les habitants de Tyr ; Assur aussi s'unit à eux, et prête son bras aux enfants de Lot. (Pause) Traite-les comme Madian, comme Sisera, comme Jabin au torrent de Kison, qui furent défaits à En-Dor, et fumèrent le sol ! Rends-les, rends leurs princes pareils à Horeb et à Zéeb, et tous leurs rois, à Zébah et Tsalmunah ; car ils disent : « Rendons-nous maîtres des demeures de Dieu ! » Mon Dieu, assimile-les au tourbillon, à la balle livrée au vent, au feu qui dévore la forêt, et à la flamme qui embrase la montagne ! Ainsi, poursuis-les de ta tempête, et terrifie-les par ton ouragan ! Couvre leur visage de honte, afin qu'ils s'enquièrent de ton nom, Éternel ! Qu'ils soient confondus et terrifiés pour toujours, et qu'ils périssent avec ignominie ! afin qu'ils sachent que ton nom, Etemel, ton nom seul est souverain sur toute la terre.
Psaume responsorial
Cantique d'Asaph. Dieu prend séance dans l'assemblée divine, et au milieu des Dieux Il rend la justice. « Jusques à quand serez-vous des juges pervers, et tiendrez-vous le parti des impies ? (Pause) Faites droit aux petits et aux orphelins, rendez justice à l'affligé et au pauvre. Libérez les petits et les indigents, arrachez-les de la main des impies. Ils n'ont ni sagesse, ni intelligence, ils marchent dans les ténèbres ; toutes les bases de la terre sont ébranlées. J'ai dit : Vous êtes des Dieux, et tous, des fils du Très-haut. Cependant vous mourrez, comme des humains, et vous tomberez, aussi bien que tel d'entre les princes. » Lève-toi, ô Dieu, juge la terre, car tous les peuples sont ta propriété !
Prière du soir — première lecture
Le roi Belschazar donna un grand festin à ses mille grands, et il but du vin en présence de ces mille personnes. Belschazar, animé par le vin, dit qu'on apportât les vases d'or et d'argent que Nébucadnézar, son père, avait enlevés du temple de Jérusalem, pour que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines bussent dans ces vases. Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple de la maison de Dieu à Jérusalem, et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines burent dans ces vases. Ils burent du vin et chantèrent des louanges à leurs dieux d'or et d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre. Dans ce moment même les doigts d'une main d'homme s'avancèrent, et écrivirent, vis-à-vis du lustre, sur la chaux de la muraille du palais du roi, et le roi vit la main qui écrivait. Aussitôt le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent, et les nerfs de ses reins se détendirent, et ses genoux s'entre-heurtèrent. Le roi s'écria avec force qu'on mandât les devins, les Chaldéens et les mages. Le roi prit la parole et dit aux sages de Babel : Tout homme qui lira ces caractères, et m'en expliquera la signification, sera revêtu de la pourpre, et d'une chaîne d'or à son cou, et occupera la troisième place dans le gouvernement de mon empire. Puis tous les sages du roi furent introduits ; mais ils ne purent ni lire les caractères, ni en indiquer au roi la signification. Alors le roi Belschazar fut extrêmement troublé, et il changea de couleur, et ses grands furent interdits. Dans cette situation du roi et des grands, la reine parut dans la salle du festin. La reine prit la parole et dit : O roi ! puisses-tu vivre éternellement ! que tes pensées ne te troublent pas, et ne change pas de couleur ! Il est dans ton royaume un homme en qui est l'esprit des dieux saints, et du temps de ton père en lui s'est trouvée une lumière, une intelligence, une sagesse pareille à la sagesse des dieux ; et le roi Nébucadnézar, ton père, ton père, ô roi, l'a établi chef des devins, des enchanteurs, des Chaldéens, des mages, parce qu'un esprit éminent, et la connaissance et l'entente de l'interprétation des songes, et de l'explication des énigmes et de la solution des questions difficiles s'étaient rencontrées en lui, savoir, en Daniel, dont le roi avait changé le nom en celui de Beltsazar ; que Daniel soit donc mandé, et il te donnera l'explication. Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs Juifs que le roi, mon père, a amenés de Juda ? J'ai ouï dire de toi que l'esprit des dieux est en toi, et qu'on trouve en toi et lumière, et intelligence, et sagesse éminente. Or les sages et les devins ont été amenés devant moi pour lire ces caractères et m'en découvrir le sens, mais ils ne peuvent m'expliquer le sens de la chose. Mais j'ai ouï dire de toi que tu sais donner les explications, et résoudre les questions difficiles ; si donc tu peux lire ces caractères, et m'en faire connaître le sens, tu seras revêtu de la pourpre, et tu auras une chaîne d'or à ton cou, et tu occuperas la troisième place dans mon empire. Alors Daniel répondit et dit en présence du roi : Garde tes dons, et fais tes largesses à un autre ! Cependant je lirai les caractères au roi, et je lui en indiquerai le sens. O roi, le Dieu très haut accorda à Nébucadnézar, ton père, royauté et grandeur, et gloire et magnificence ; et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, les peuples, les nations et les hommes de toute langue étaient tous craintifs et tremblants devant lui ; il faisait mourir qui il voulait, et donnait la vie à qui il voulait, et il élevait qui il voulait, et il abaissait qui il voulait. Mais comme son cœur s'éleva, et que son esprit s'enorgueillit jusqu'à l'insolence, il fut précipité de son trône royal, et sa gloire lui fut ôtée ; et il fut chassé du milieu des enfants des hommes, et son cœur devint semblable à la brute, et il demeura avec les onagres, comme le bœuf il mangea de l'herbe, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il eût reconnu que le Dieu très haut a la domination sur la royauté de l'homme, et qu'il y élève qui Il veut. Mais toi, son fils Belschazar, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu saches toutes ces choses ; et tu t'es élevé contre le Maître du ciel, et les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et toi et tes grands, tes femmes et tes concubines, vous avez bu du vin dans ces vases, et tu as chanté des louanges aux dieux d'argent et d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient, ni n'entendent, ni ne savent rien, et le Dieu qui tient ton souffle dans sa main et qui préside à toutes tes destinées, tu ne l'as pas honoré. En conséquence, c'est de par lui qu'a été envoyée cette main qui a tracé ces caractères. Et voici les caractères qui ont été tracés : Compté ! Compté ! Pesé ! et Partage ! Voici le sens du mot Compté : Dieu a fait le compte de ton règne et y met fin. Pesé : Tu as été pesé à la balance et trouvé trop léger. Partage : Ton empire sera partagé et donné aux Mèdes et aux Perses. Alors, sur l'ordre de Belschazar on revêtit Daniel de la pourpre, et on lui mit au cou une chaîne d'or, et l'on publia devant lui qu'il occuperait la troisième place dans l'empire. Cette nuit même, Belschazar, roi des Chaldéens, fut tué. Et Darius le Mède reçut l'empire, étant âgé de soixante-deux ans.
Deuxième lecture
Nous savons en effet que, si la tente qui forme notre demeure terrestre vient à être détruite, nous possédons dans les cieux un édifice qui procède de Dieu, une demeure éternelle qui n'a pas été construite de main d'homme ; car nous gémissons déjà dans celle-ci, désireux que nous sommes de revêtir le domicile qui nous vient du ciel, si toutefois nous sommes effectivement trouvés vêtus et non pas nus ; car, dis-je, nous qui sommes dans cette tente, nous gémissons déjà dans l'angoisse, parce que nous ne voulons pas être dépouillés, mais être revêtus, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Or, celui qui nous a préparés pour cela même, c'est Dieu, qui nous en a donné l'Esprit pour gage. Étant donc toujours pleins de confiance, et sachant qu'en demeurant dans le corps nous habitons loin du seigneur, car c'est par la foi que nous marchons, non par la vue… nous sommes, dis-je, pleins de confiance, et nous préférons émigrer du corps et demeurer auprès du seigneur. C'est pourquoi nous nous appliquons aussi, soit que nous demeurions, soit que nous émigrions, à lui être agréables, car il faut que tous nous apparaissions tels que nous sommes devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive la rétribution de ce qu'il a fait en son corps, selon le bien ou le mal qu'il a commis. Sachant donc quelle est la crainte qu'on doit avoir du seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes, mais aux yeux de Dieu nous apparaissons tels que nous sommes ; j'espère toutefois que, tels aussi, nous apparaissons dans vos consciences. Nous ne nous recommandons pas derechef à vous, mais nous voulons nous donner une occasion de nous enorgueillir de vous, afin que vous vous en serviez contre ceux qui s'enorgueillissent des apparences et non du cœur. En effet, si nous sommes hors de sens, c'est pour Dieu ; si nous sommes de bon sens, c'est pour vous ; car l'amour de Christ nous subjugue, depuis que nous avons compris que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts, et qu'il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et qui est ressuscité pour eux ; en sorte que, quant à nous, désormais nous ne connaissons personne selon la chair ; quoique nous ayons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi. Ainsi donc, si quelqu'un est en Christ, c'est une nouvelle création ; les choses anciennes sont passées, voici, il s'en est fait de nouvelles. Or tout cela vient de Dieu qui nous a réconciliés avec Lui-même par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation ; parce qu'en effet Dieu réconciliait en Christ le monde avec Lui-même, en ne leur imputant point leurs fautes, et Il a mis en nous la parole de la réconciliation. C'est donc pour Christ que nous faisons fonction d'ambassadeurs ; c'est comme si Dieu exhortait par notre moyen ; nous vous en conjurons pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ; celui qui ne connut pas le péché, c'est pour nous qu'il l'a traité comme un pécheur, afin qu'en lui nous, possédions la justice de Dieu.
Deuxième lecture
Ainsi donc, frères saints, vous auxquels est adressé un appel céleste, portez vos regards sur l'envoyé et le grand prêtre de notre confession, Jésus, qui est fidèle à Celui qui l'a créé, comme l'a été aussi Moïse, dans Sa maison. En effet il a été jugé d'autant plus digne d'une plus grande gloire que Moïse, que celui qui s'est construit une maison possède une plus grande gloire que la maison même ; car toute maison est construite par quelqu'un, mais celui qui a construit toutes choses, c'est Dieu ; et, tandis que Moïse a été fidèle dans toute Sa maison, comme un serviteur chargé de rendre témoignage à ce qui devait être proclamé, Christ l'est comme un fils à la tête de sa propre maison.C'est nous qui sommes sa maison, si nous persistons à être assurés et glorieux de notre espérance. C'est pourquoi, — selon ce que dit l'esprit saint : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la rébellion, le jour de la tentation dans le désert, où vos pères l'ont essayé par manière d'épreuve, et ils avaient vu Mes œuvres pendant quarante ans ! C'est pourquoi J'ai été courroucé contre cette génération, et J'ai dit : Toujours leur cœur s'égare. Mais ils n'ont point connu Mes voies ! Voici le serment que J'ai fait dans Ma colère : Jamais ils n'entreront dans Mon repos ! — Prenez garde, frères, qu'il n'y ait peut-être chez quelqu'un de vous un cœur gâté par l'incrédulité jusques à abandonner le Dieu vivant ; mais exhortez-vous réciproquement tous les jours, tant que l'on peut dire « aujourd'hui, » afin qu'aucun de vous ne soit endurci par la fourberie du péché ; car nous sommes devenus participants de Christ, si du moins nous persistons fermement jusques à la fin dans notre conviction première, selon qu'il est dit : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la rébellion. » Car quels sont ceux qui, après avoir entendu, se sont rebellés ? Est-ce que ce ne sont pas tous ceux que Moïse avait fait sortir d'Egypte ? Et contre lesquels fut-Il courroucé pendant quarante ans ? N'est-ce pas contre ceux qui avaient péché, et dont les membres jonchèrent le désert ? Et contre lesquels fit-Il le serment qu'ils n'entreraient jamais dans Son repos, si ce n'est contre ceux qui avaient désobéi ? Et nous voyons qu'ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.
Deuxième lecture
Or, ce fut en ce temps-là que le roi Hérode prit des mesures pour maltraiter quelques-uns des membres de l'Église. Il fit périr Jacques, le frère de Jean, par l'épée, et, voyant que cela plaisait aux Juifs, il fit en outre arrêter Pierre ; (or c'étaient les jours des pains sans levain) ; l'ayant aussi fait saisir il le jeta en prison, en chargeant de le garder quatre escouades de quatre soldats, avec l'intention de le faire comparaître après la Pâque devant le peuple. Pierre donc était gardé dans la prison, tandis que l'Église adressait pour lui d'incessantes prières. Mais, lorsque Hérode allait le faire comparaître, Pierre se trouvait, cette nuit-là, endormi entre deux soldats ; il avait été chargé d'une double chaîne, et des gardes placés devant la porte veillaient sur la prison. Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans le cachot, et ayant frappé Pierre sur le flanc il l'éveilla en disant : « Lève-toi promptement, » et les chaînes tombèrent de ses mains. Mais l'ange lui dit : « Ceins ta ceinture et chausse tes sandales ; » c'est ce qu'il fît ; puis il lui dit : « Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi, » et étant sorti il le suivit. Et il ignorait que ce qui s'était fait par l'ange fût vrai, mais il s'imaginait avoir une vision. Après qu'ils eurent traversé la première et la seconde porte, ils arrivèrent à la porte de fer qui conduisait dans la ville ; elle s'ouvrit d'elle-même devant eux, et étant sortis, ils s'avancèrent dans une rue, et aussitôt l'ange le quitta. Et Pierre étant revenu à lui, dit : « Maintenant je sais certainement que le Seigneur a envoyé Son ange, et qu'il m'a délivré des mains d'Hérode et de tout ce qu'attendait le peuple juif. » Après s'être reconnu, il vint à la maison de Marie mère de Jean surnommé Marc, où beaucoup de gens se trouvaient réunis en prière. Lorsqu'il eut heurté à la porte du porche, une servante, nommé Rhode, s'avança pour écouter, et, ayant reconnu la voix de Pierre, de la joie qu'elle en eut elle n'ouvrit pas le porche, et s'en vint tout courant raconter que Pierre était devant le porche. Mais on lui dit : « Tu es folle. » Mais elle affirmait qu'il en était ainsi, et on dit : « C'est son ange. » Cependant Pierre continuait à heurter, et ayant ouvert ils le virent et furent tout hors d'eux-mêmes ; mais lui, leur ayant de la main fait signe de se taire, leur raconta comment le Seigneur l'avait tiré de la prison et il dit : « Informez-en Jacques et les frères. » Puis étant sorti, il se rendit dans un autre lieu.
Deuxième lecture
Tâche de me rejoindre promptement, car Démas m'a abandonné par préférence pour le présent siècle, et il est parti pour Thessalonique, Crescens pour la Galatie, Tite pour la Dalmatie ; Lucas est seul avec moi. Prends Marc pour l'amener avec toi, car il m'est utile pour le ministère. Quant à Tychique, je l'ai envoyé à Éphèse. Apporte, quand tu viendras, le manteau que j'ai laissé à Troas chez Carpus, ainsi que les livres, surtout les parchemins. Alexandre le fondeur m'a témoigné beaucoup de malveillance (le seigneur lui rendra selon ses œuvres) ; tiens-toi aussi en garde contre lui, car il s'est fortement opposé à notre prédication. Dans ma première défense personne ne m'a assisté, mais tous m'ont abandonné ; que cela ne leur soit pas imputé. Mais c'est le Seigneur qui m'a assisté et qui m'a fortifié, afin que par moi la prédication eût une pleine efficace, que tous les Gentils l'entendissent, et que je fusse tiré de la gueule du lion. Le seigneur me garantira de toute mauvaise action, et il me sauvera pour m'introduire dans son céleste royaume. A lui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !
Évangile
Et il sortit de là. Et le sabbat étant venu, il commença à enseigner dans la synagogue, et le plus grand nombre étaient stupéfaits en l'entendant, et ils disaient : « D'où viennent à celui-ci ces choses ? » et : « Qu'est-ce que cette sagesse qui lui a été donnée, et les miracles de cette espèce qui se font par ses mains ? Celui-ci n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques et de Josès et de Judas et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Et Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie, et parmi ses parents, et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne pouvait faire là aucun miracle, sauf qu'ayant imposé les mains à quelques infirmes, il les guérit ; et il s'émerveilla de leur incrédulité. Et il appelle à lui les douze, et il commença à les envoyer deux par deux, et il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur ordonna de ne rien prendre pour la route, sauf un bâton seulement, point de pain, ni de besace, ni de monnaie dans la ceinture, mais de chausser des sandales, et de ne pas revêtir deux tuniques. Et il leur disait : « Partout où vous serez entrés dans une maison, restez-y jusques à ce que vous sortiez de là ; et l'endroit qui ne vous aura pas reçus, et où l'on ne vous aura pas écoutés, secouez en sortant de là la poussière qui est sous vos pieds pour leur servir de témoignage. » Et étant partis ils prêchèrent qu'on eût à se repentir, et ils chassaient plusieurs démons, et ils oignaient d'huile plusieurs malades, et ils les guérissaient. Et le roi Hérode ouït parler de lui, car son nom était devenu célèbre, et on disait : « Jean le baptiseur est ressuscité des morts, et c'est pourquoi les miracles s'opèrent par lui ; » mais d'autres disaient : « C'est Élie ; » tandis que d'autres disaient : « C'est un prophète comme l'un des prophètes. » Mais Hérode en ayant ouï parler, disait : « Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui qui est ressuscité. » En effet Hérode lui-même avait envoyé saisir Jean, et l'avait fait enchaîner en prison à cause d'Hérodias femme de Philippe son frère ; car il l'avait épousée, et Jean disait à Hérode : « Il ne t'est pas permis de posséder la femme de ton frère. » Mais Hérodias lui en gardait rancune, et elle voulait le faire mourir, et elle ne le pouvait pas, car Hérode craignait Jean ; sachant que c'était un homme juste et saint, il le protégeait ; et après l'avoir entendu, il était souvent inquiet, et il l'écoutait volontiers. Et un jour propice étant survenu, auquel Hérode, pour la fête anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands et aux généraux, et aux principaux de la Galilée, et sa fille Hérodias étant entrée et ayant dansé, elle plut à Hérode et aux convives. Or le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Et il lui dit avec serment : « Quoi que ce soit que tu me demandes, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Et étant sortie, elle dit à sa mère : « Que demanderai-je ? » Et elle lui dit : « La tête de Jean le baptiseur. » Et étant aussitôt rentrée avec empressement auprès du roi, elle lui adressa sa demande en disant : « Je veux que tu me donnes immédiatement sur un plat la tête de Jean le baptiseur. » Et le roi devenu tout triste, ne voulut pas, à cause de ses serments et des convives, lui manquer de parole ; et aussitôt le roi expédia un de ses gardes, avec l'ordre de rapporter sa tête ; et étant parti il le décapita dans la prison, et rapporta sa tête sur un plat, et il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Et ses disciples l'ayant appris vinrent et enlevèrent son cadavre, et ils le placèrent dans un tombeau. Et les apôtres se réunirent auprès de Jésus, et ils lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné. Et il leur dit : « Venez, vous seuls, dans un lieu désert à l'écart, et reposez-vous un peu. » En effet les allants et venants étaient nombreux, et ils n'avaient pas même le loisir de manger. Et ils s'en allèrent sur la barque dans un lieu désert à l'écart. Et on les vit partir, et plusieurs les reconnurent, et ils accoururent là à pied de toutes les villes, et ils les devancèrent. Et lorsqu'il aborda, il vit une foule nombreuse, et il fut ému de compassion envers eux, car ils étaient comme des brebis qui n'ont point de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. Et comme l'heure était déjà fort avancée, ses disciples s'étant approchés de lui disaient : « Ce lieu est désert, et l'heure est déjà fort avancée, renvoie-les, afin qu'ils aillent dans les campagnes et les villages d'alentour s'acheter de quoi manger. » Mais il leur répliqua : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Et ils lui disent : « Allons acheter pour deux cents deniers de pains, et donnons-leur à manger ! » Mais il leur dit : « Combien avez-vous de pains ? Allez le voir. » Et après s'en être assurés, ils disent : « Cinq, et deux poissons. » Et il leur ordonna que tout le monde s'assît, groupes par groupes, sur l'herbe verte ; et ils s'étendirent bandes par bandes de cent et de cinquante. Et après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, il prononça, en levant les yeux vers le ciel, une bénédiction ; puis il rompit les pains, et il les donnait aux disciples, afin qu'ils les leur offrissent ; et il distribua à tous les deux poissons. Et tous mangèrent et furent rassasiés ; et on emporta des morceaux de quoi remplir douze corbeilles, ainsi que des poissons. Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes. Et aussitôt il contraignit ses disciples à monter dans la barque et à passer les premiers sur l'autre rive, vers Bethsaïda, jusques à ce que lui-même eût renvoyé la foule. Et après les avoir congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. Et le soir étant venu, la barque se trouvait au milieu de la mer, et lui-même était seul à terre. Et les ayant vus battus par les flots, pendant qu'ils ramaient, car le vent leur était contraire, il vient vers eux à la quatrième veille de la nuit, en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. Mais eux, en le voyant marcher sur la mer, s'imaginèrent que c'était un fantôme, et ils poussèrent des cris ; car tous le virent et furent troublés ; mais aussitôt il leur parla et leur dit : « Courage, c'est moi, n'ayez pas peur ? » Et il monta auprès d'eux dans la barque, et le vent tomba. Et ils ressentirent en eux-mêmes une grande stupéfaction ; car ils n'avaient pas compris l'affaire des pains, mais leur cœur était endurci. Et ayant achevé leur traversée, ils touchèrent terre à Gennèsareth, et ils abordèrent. Et lorsqu'ils furent sortis de la barque, aussitôt qu'on l'eut reconnu, on parcourut toute cette contrée-là, et on se mit à transporter les malades sur leurs couchettes, partout où on entendait dire qu'il se trouvait. Et partout où il entrait dans les villages, ou dans les villes, ou dans les campagnes, on déposait les malades dans les places publiques, et on le sollicitait afin qu'ils pussent toucher, ne fût-ce que la frange de son manteau, et tous ceux qui le touchèrent étaient guéris.
Prière du soir — deuxième lecture
Simon Pierre, esclave et apôtre de Jésus-Christ, à ceux auxquels est échue une foi de même prix qu'à nous, grâce à la justice de notre Dieu et sauveur Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre seigneur, dont la divine puissance nous donne gratuitement tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété, grâce à la connaissance de Celui qui nous a appelés par Sa gloire et Sa vertu, par lesquelles Il accomplit gratuitement pour nous les précieuses et suprêmes promesses, afin que par celles-ci vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. Or, c'est aussi précisément pour cela que vous devez, en y mettant tout votre zèle, ajouter à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la constance, à la constance la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité ; car la possession et l'abondance de ces choses ne vous rend ni paresseux ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui, en effet, qui ne les possède point, est un aveugle, un myope qui a oublié la purification de ses anciens péchés. C'est pourquoi, frères, faites d'autant plus d'efforts pour consolider votre vocation et votre élection, car en agissant ainsi vous ne broncherez certainement jamais ; c'est ainsi, en effet, que vous sera richement accordée l'entrée dans le royaume éternel de notre seigneur et sauveur Jésus-Christ. C'est pourquoi je devrai toujours vous remémorer ces choses, quoique vous les connaissiez, et que vous soyez affermis dans la vérité actuelle ; mais je crois de mon devoir, tant que je suis dans cette tente, de vous tenir en éveil par le ressouvenir, sachant que pour moi le dépouillement de cette tente doit être subit, selon que notre seigneur Jésus-Christ me l'a aussi fait savoir. Mais je ferai encore mes efforts pour qu'en tout temps vous puissiez, après mon départ, vous ressouvenir de ces choses. Car ce n'est pas en suivant des fables ingénieusement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ ; mais c'est pour avoir été témoins oculaires de sa majesté ; car, lorsqu'il reçut de Dieu son Père l'honneur et la gloire, une voix lui fut adressée en ces termes par la Gloire suprême : « Mon fils, Mon bien-aimé, c'est celui-ci en qui J'ai pris plaisir. » Et cette voix nous l'avons entendue venant du ciel, quand nous étions avec lui sur la sainte montagne, et nous en tenons pour plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusques à ce que le jour luise, et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs ; sachant avant tout qu'aucune prophétie de l'écriture n'est le résultat d'une interprétation privée ; car ce n'est pas de la volonté d'un homme qu'une prophétie est jamais sortie, mais c'est poussés par l'Esprit Saint, que des hommes ont parlé de la part de Dieu.
Évangile
Après cela Jésus se manifesta lui-même aux disciples près de la mer de Tibériade ; or voici comment il se manifesta : Ensemble étaient Simon Pierre, et Thomas qui est appelé Didymos, et Nathanaël de Cana en Galilée, et les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui disent : « Nous allons aussi avec toi. » Ils sortirent et montèrent dans la barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien. Or, quand le matin fut venu, Jésus se trouva debout sur le rivage ; cependant les disciples ne savaient pas que ce fût Jésus. Jésus leur dit donc : « Enfants ! N'avez-vous rien à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Mais il leur dit : « Jetez le filet sur la droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et ils ne purent plus le retirer à cause de la quantité des poissons. Le disciple que Jésus aimait dit donc à Pierre : « C'est le Seigneur. » Simon Pierre, ayant donc appris que c'était le Seigneur, ceignit son sarrau, car il était nu, et il se jeta dans la mer. Mais les autres disciples vinrent avec la barque, (car ils n'étaient éloignés de la terre que d'environ deux cents coudées), en entraînant le filet des poissons. Lors donc qu'ils furent descendus à terre, ils voient un brasier établi, et du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. » Simon Pierre monta donc, et il tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois gros poissons ; et, malgré ce grand nombre, le filet ne se déchira pas. Jésus leur dit : « Venez, faites collation. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » sachant bien que c'était le Seigneur. Jésus vient et prend le pain et le leur donne, et il fait de même des poissons. Ce fut là la troisième fois que Jésus apparut aux disciples, depuis qu'il fut ressuscité des morts.
Évangile
Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces discours, qu'il s'éloigna de la Galilée et passa dans le territoire de la Judée, par l'autre côté du Jourdain. Et une foule nombreuse le suivit, et il les guérit en cet endroit. Et des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve, en disant : « Est-il permis de répudier sa femme pour quelque motif que ce soit ? » Et il répliqua : « N'avez-vous pas lu que Celui qui les créa à l'origine les fit mâle et femelle, et qu'il dit : « à cause de cela l'homme quittera son père et sa mère, et il s'unira étroitement à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? » En sorte qu'ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ainsi donc que ce que Dieu à conjoint, l'homme ne le sépare pas. » Ils lui disent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de donner un acte de divorce et de la répudier ? » Il leur dit : « C'est à cause de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais à l'origine cela ne s'est pas passé ainsi. Pour moi, je vous le déclare : celui qui aura répudié sa femme, sauf pour cause d'impudicité, la pousse à commettre un adultère, et celui qui aura épousé une femme répudiée commet un adultère. » Les disciples lui disent : « Si telle est la relation de l'homme avec la la femme, il ne convient pas de se marier. » Mais il leur dit : « Tous n'acquiescent pas à cette parole, mais seulement ceux auxquels cela est accordé ; en effet, il y a des eunuques qui sont sortis tels du ventre de leur mère, et il y a des eunuques qui ont été mutilés par les hommes, et il y a des eunuques qui se sont mutilés eux-mêmes à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut acquiescer, acquiesce. »
Évangile
Alors le royaume des cieux ressemblera à dix vierges qui, après avoir pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Or cinq d'entre elles étaient étourdies, et cinq étaient prudentes. En effet les étourdies, après avoir pris leurs lampes, ne prirent pas d'huile avec elles, tandis que les prudentes prirent de l'huile dans leurs burettes avec leurs lampes. Mais comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent, et elles dormaient. Or, au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : « Voici l'époux ! sortez à sa rencontre ! » Alors toutes ces vierges s'éveillèrent et arrangèrent leurs lampes. Or les étourdies dirent aux prudentes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont éteintes ; » mais les prudentes répliquèrent : « Jamais il n'y en aura assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. » Or, pendant qu'elles allaient en acheter, survint l'époux, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui à la noce, et la porte fut fermée. Mais plus tard surviennent aussi les autres vierges disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais il leur répliqua : « En vérité je vous le déclare, je ne vous connais point. » Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l'heure. De même en effet qu'un homme partant pour un voyage appela ses esclaves, et leur remit ses biens, et qu'à l'un il donna cinq talents, et à un autre deux, et à un troisième un, à chacun selon sa capacité particulière, et qu'il partit pour son voyage ; aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres. De même aussi celui qui avait reçu les deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla faire un creux en terre, et y cacha l'argent de son maître. Or, après un long espace de temps, le maître de ces esclaves revient et leur fait rendre compte. Et celui qui avait reçu les cinq talents s'étant approché apporta cinq autres talents, en disant : « Seigneur, tu m'as remis cinq talents, regarde, j'ai gagné cinq autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Celui qui avait reçu les deux talents s'étant aussi approché dit : « Seigneur, tu m'as remis deux talents, regarde, j'ai gagné deux autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Mais celui qui avait reçu le seul talent s'étant aussi approché dit : « Seigneur, je te connaissais pour être un homme dur, moissonnant où tu n'as pas semé, et serrant le grain de là où tu n'as pas vanné, et tout craintif j'ai été cacher ton talent dans la terre, regarde, tu récupères ce qui est à toi. » Mais son maître lui répliqua : « Méchant et paresseux esclave, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé et que je serre le grain de là où je n'ai pas vanné ? Il te fallait donc porter mon argent aux banquiers, et à mon retour j'aurais retiré ce qui était à moi avec l'intérêt. Enlevez-lui donc le talent et donnez-le à celui ; qui a les dix talents. Car à quiconque a il sera donné, et il regorgera ; mais quant à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. Et jetez cet esclave inutile dans les ténèbres extérieures ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Or, quand le fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire, et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les unes d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les chevreaux, et il placera les brebis à sa droite et les chevreaux à sa gauche, Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; nu, et vous m'avez vêtu ; j'ai été malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. » Alors les justes lui répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous nourri ? Ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Mais quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ? Ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Et quand t'avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous venus auprès de toi ? » Et le roi leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous l'avez fait pour un seul de ces tout petits, vous l'avez fait pour moi. » Alors il dira aussi à ceux qui seront à gauche : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges ! Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; et j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. » Alors eux aussi répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim ou avoir soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas servi ? » Alors il leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous ne l'avez pas fait pour un seul de ces tout petits, vous ne l'avez pas non plus fait pour moi. » Et ceux-ci s'en iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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