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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Éphésiens 3:1-12

C'est pour cela que, moi Paul, je suis le prisonnier de Christ Jésus pour vous, les Gentils, si, en effet, vous avez ouï parler de la manière dont m'a été dispensée la grâce de Dieu qui m'a été donnée pour vous ; c'est par révélation que m'a été communiqué le mystère, tel que je l'ai ci-devant écrit en peu de mots ; d'après quoi vous pouvez, en me lisant, comprendre que je suis versé dans le mystère de Christ, lequel n'a pas été communiqué en d'autres générations aux fils des hommes, comme il a été maintenant révélé à Ses saints et à Ses prophètes par l'Esprit ; c'est à savoir, que les Gentils sont cohéritiers, et membres du même corps, et coparticipants de la promesse en Christ Jésus, par l'Évangile dont j'ai été fait ministre selon le don de la grâce de Dieu qui m'a été donnée, et selon l'efficace de Sa puissance. C'est à moi, le moindre de tous les saints, qu'a été donnée cette grâce d'annoncer aux Gentils la bonne nouvelle de la richesse impénétrable de Christ, et de les éclairer tous sur la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses, afin que, maintenant, la sagesse infiniment diverse de Dieu fût portée par l'Église à la connaissance des dominations et des autorités dans les lieux célestes, selon le dessein formé de tout temps qu'il a accompli en Christ Jésus notre seigneur, en qui nous possédons avec confiance la liberté et l'accès par la foi que nous avons en lui.

Première lecture

Ézéchiel 3

Et Il me dit : Fils de l'homme, mange ce que tu trouves devant toi ; mange ce volume, et t'en va parler à la maison d'Israël. Et j'ouvris la bouche, et Il me donna ce volume à manger. Et Il me dit : Fils de l'homme, nourris ton ventre et remplis tes entrailles de ce volume que je te présente. Et je le mangeai, et il avait dans ma bouche la douceur du miel. Et Il me dit : Fils de l'homme, marche et va vers la maison d'Israël, et parle-leur en prenant mes paroles ! Car ce n'est point vers un peuple au langage obscur, à la langue inintelligible, que tu es envoyé, c'est à la maison d'Israël ; ce n'est pas à des peuples nombreux au langage obscur, à la langue inintelligible, dont tu ne comprends pas les discours : assurément si je t'envoyais à eux, ils t'écouteraient. Mais la maison d'Israël ne voudra pas t'écouter, car ils n'ont pas la volonté de m'écouter. Car toute la maison d'Israël a le front insensible et le cœur endurci. Voici, j'ai endurci ton visage, pour faire face à leur visage, et j'ai endurci ton front, pour faire face à leur front. J'ai rendu ton front comme le diamant, plus dur que le roc. N'aie point peur d'eux, et ne tremble point devant eux, car ils sont une race réfractaire. Et Il me dit : Fils de l'homme, reçois dans ton cœur toutes mes paroles que je t'adresse, et écoute-les de tes oreilles. Ainsi, marche et va vers les captifs, vers les enfants de ton peuple, parle-leur et dis-leur : « Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : » qu'ils écoutent ou qu'ils s'y refusent. Et l'Esprit me souleva, et j'entendis derrière moi le bruit d'une grande rumeur : « Bénie soit la majesté de l'Éternel depuis sa demeure ! » et le bruit des ailes des animaux qui s'entre-heurtaient, et le bruit des roues à leurs côtés, et le bruit d'une grande rumeur. Et l'Esprit me souleva et m'emporta. Et je m'en allai irrité dans l'amertume de mon âme ; mais la main de l'Éternel agissait sur moi avec puissance. Et j'arrivai auprès des captifs à Thel-Abib, habitant près du fleuve Chébar, et je m'arrêtai où ils demeuraient, et je demeurai là sept jours, éperdu au milieu d'eux. Et au bout des sept jours, la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, je t'ai établi sentinelle sur la maison d'Israël, et de ma bouche tu entendras la parole, et tu les avertiras de par moi. Quand j'aurai dit à l'impie : Tu mourras ! et que tu ne l'avertisses pas, et ne parles pas pour détourner l'impie de sa voie impie, afin qu'il vive, cet impie mourra de son péché ; mais je te redemanderai son sang. Mais si tu as averti l'impie, et qu'il ne revienne pas de son impiété et de sa voie impie, il mourra de son péché : mais toi tu auras sauvé ton âme. Que si un juste se détourne de sa justice et fait le mal, alors je mettrai devant lui un piège qui le fera tomber, et il mourra. Si tu ne l'as pas averti, il mourra de son péché, et il ne sera tenu aucun compte de la justice qu'il a pratiquée ; mais je te redemanderai son sang. Mais si tu as averti le juste de ne pas pécher, et que ce juste ne pèche pas, il aura la vie, parce qu'il se sera laissé avertir, et toi, tu auras sauvé ton âme. Là encore la main de l'Éternel se posa sur moi et Il me dit : Lève-toi, sors et va dans la vallée, et là je te parlerai. Et m'étant levé je sortis et allai dans la vallée, et voici, la gloire de l'Éternel m'y apparut, telle que la gloire que j'avais vue près du fleuve Chébar, et je tombai la face contre terre. Et l'Esprit me pénétra et me dressa sur mes pieds. Puis Il me parla et me dit : Va et te renferme dans ta maison ! Quant à toi, fils de l'homme, voici, on te mettra des chaînes, et on t'en liera, et tu ne pourras te montrer parmi eux. Et j'attacherai ta langue à ton palais, et tu seras muet et ne seras point pour eux un censeur, car ils sont une race réfractaire. Mais quand je t'adresserai la parole, je t'ouvrirai la bouche, pour que tu leur dises : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel. Que celui qui voudra écouter, écoute, et que celui qui n'en voudra rien faire, n'en fasse rien ; car ils sont une race réfractaire.

Première lecture

Jonas 1:1-17

Et :la parole de l'Éternel fut adressée à Jonas, fils d'Amitthaï, en ces mots : Lève-toi, va à Ninive la grande ville, et prêche-lui, car sa méchanceté est parvenue jusqu'à moi. Mais Jonas se leva pour s'enfuir à Tarsis de devant la face de l'Éternel. Et il descendit à Joppe, et il trouva un navire partant pour Tarsis, et il paya son naulage, et s'embarqua pour aller avec eux à Tarsis, loin de la face de l'Éternel. Mais l'Éternel envoya un grand vent sur la mer, et il s'éleva une grande tempête sur la mer, et le navire risquait de naufrager. Alors les mariniers eurent peur, et ils invoquèrent chacun leur dieu, et ils jetèrent l'attirail qui était sur le vaisseau à la mer, pour l'alléger. Mais Jonas était descendu dans l'intérieur du vaisseau, et s'étant couché il s'était endormi Alors le maître du vaisseau s'approcha, de lui et lui dit : Que fais-tu de dormir ? lève-toi ! invoque ton Dieu ! peut-être Dieu se ressouviendra de nous, et nous ne périrons pas. Et ils se dirent l'un à l'autre : Venez et tirons au sort pour connaître lequel nous attire ce malheur ! Et ils tirèrent au sort, et le sort désigna Jonas. Alors ils lui dirent : Dis-nous qui nous attire ce malheur ? Quelles sont tes affaires et d'où viens-tu ? quel est ton pays et de quelle nation es-tu ? Et il leur dit : Je suis hébreu, et c'est l'Éternel, le Dieu des Cieux, que j'adore, Celui qui a fait la mer et la terre ferme. Et ces hommes furent saisis d'une grande crainte, et ils lui dirent : Pourquoi as-tu fait cela ? Car ces hommes savaient qu'il fuyait de devant la face de l'Éternel, parce qu'il le leur avait avoué. Et ils lui dirent : Que te ferons-nous pour que la mer se calme envers nous ? Car la mer devenait toujours plus orageuse. Et il leur dit : Prenez-moi, et jetez-moi à la mer, et la mer se calmera envers vous ; car je sais que c'est moi qui vous attire cette grande tempête. Et ces hommes ramèrent pour revenir à terre ; mais ils ne pouvaient, car la mer allait s'agitant toujours plus contre eux. Alors ils invoquèrent l'Éternel et dirent : Éternel, oh ! ne nous fais pas : périr à cause de l'âme de cet homme, et ne nous charge pas du sang innocent ; car tu es l'Éternel ; ce que tu trouves bon, tu le fais. Et ils prirent Jonas et le jetèrent à la mer, et la mer cessa d'être furieuse. Et ces hommes furent saisis d'une grande crainte envers l'Éternel, et ils sacrifièrent à l'Éternel des victimes, et ils vouèrent des vœux. Et l'Éternel envoya un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fut dans le corps du poisson trois jours et trois nuits.

Prière du matin — première lecture

2 Rois 9

Cependant Elisée, le prophète, manda l'un des fils des prophètes et lui dit : Ceins tes reins et prends cette fiole d'huile dans ta main et pars pour Ramoth en Galaad. Et arrivé là enquiers-toi de Jéhu, fils de Josaphat, fils de Nimsi, puis entre, et fais-le lever du milieu de ses frères et conduis-le de chambre en chambre ; et tu prendras la fiole d'huile et la verseras sur sa tête et diras : Ainsi parle l'Éternel : Je t'oins roi d'Israël. Ensuite ouvre la porte et fuis sans attendre. Le jeune homme, valet du prophète, se rendit ainsi à Ramoth en Galaad. Et à son entrée, voilà que les chefs de l'armée étaient en séance. Et il dit : J'ai à te parler, Capitaine. Et Jéhu dit : Auquel de nous tous ? Et il répondit : A toi, Capitaine. Alors il se leva et entra dans l'intérieur de la maison, et le prophète versa l'huile sur sa tête, et lui dit : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : Je t'oins roi du peuple de l'Éternel, d'Israël. Et tu abattras la maison d'Achab, ton souverain, et je vengerai le meurtre de mes serviteurs, les prophètes, et le meurtre de tous les serviteurs de l'Éternel, sur Jézabel ; et toute la maison d'Achab périra, et j'exterminerai à Achab ceux qui pissent à la muraille, mineur et émancipé, en Israël. Et je réduirai la maison d'Achab à l'état de la maison de Jéroboam, fils de Nebat, et à l'état de la maison de Baësa, fils d'Ahia. Et Jézabel sera dévorée par les chiens dans le clos de Jizréel, et personne ne lui donnera la sépulture. Et il ouvrit la porte et s'enfuit. Et Jéhu sortit vers les serviteurs de son. Maître. Alors on lui dit : Est-ce bonne nouvelle ? Pourquoi ce frénétique est-il venu te trouver ? Et il leur dit : Vous connaissez l'homme et sa manie. Et ils lui dirent : Défaite ! Ouvre-toi donc à nous ! Et il dit : il m'a parlé dans tel et tel sens disant : Ainsi parle l'Éternel : Je t'oins roi d'Israël. Et aussitôt prenant chacun leurs habits ils les étendirent sous ses pieds sur les gradins mêmes et ils sonnèrent de la trompette et dirent : Jéhu est roi ! C'est ainsi que Jéhu, fils de Josaphat, fils de Nimsi, conspira contre Joram. (Or Joram défendait Ramoth en Galaad, lui et tous les Israélites, contre Hazaël, roi de Syrie ; et le roi Joram était revenu se rétablir à Jizréel des blessures qu'il avait reçues des Syriens lorsqu'il se battait contre Hazaël, roi de Syrie). Et Jéhu dit : Si c'est votre sentiment, aucun fugitif ne sortira, de la ville pour s'en aller avertir à Jizréel ; et Jéhu monta sur son char et gagna Jizréel, car Joram y était alité, et Achazia, roi de Juda, était descendu pour visiter Joram. Cependant la sentinelle se tenait, sur la tour à Jizréel et vit. arriver la troupe de Jéhu et dit : Je vois une troupe. Et Joram dit : Prends un cavalier et le dépêche à sa rencontre pour demander si c'est la paix. Et l'homme à cheval alla au-devant de lui et dit : Ainsi parle le roi : Est-ce la paix ? Et Jéhu dit : Que te fait la paix ? Passe à ma suite. Et la sentinelle fit rapport et dit : Le courrier est arrivé vers eux, mais pas revenu. Alors il dépêcha un second cavalier qui arriva vers, eux et dit : Ainsi parle le roi : Est-ce la paix ? Et Jéhu dit : Que te fait la paix ? Passe à ma suite. Et la sentinelle fit rapport et dit : il est arrivé vers eux, mais pas revenu. C'est un train, comme le train, de Jéhu, fils de Nimsi, qui toujours va d'un train furieux. Alors Joram dit : Attelle ! Et l'on attela son char. Et Joram, roi d'Israël, et Achazia, roi de Juda, sortirent chacun sur son char et s'avancèrent au-devant de Jéhu qu'ils trouvèrent au clos de Naboth de Jizréel. Et lorsque Joram vit Jéhu, il dit : Est-ce la paix, Jéhu ? Et celui-ci dit : Quoi ! la paix tant que durent les adultères de Jézabel, ta mère, et ses sortilèges multipliés ! Et Joram tourna bride et s'enfuit, et il dit à Achazia : Trahison ! Achazia ! Mais Jéhu arma sa main de l'arc et frappa Joram entre les épaules de telle sorte que le trait ressortit par le cœur, et il s'affaissa dans son char. Et Jéhu dit à Bidecar, son adjudant : Enlève-le et le jette dans le clos de Naboth de Jizréel. Car rappelle-toi comment nous chevauchions moi et toi de pair derrière Achab, son père, et que l'Éternel a prononcé contre lui cette menace : Certes j'ai vu hier le sang de Naboth et le sang de ses fils, déclare l'Éternel, et je te rendrai la pareille dans ce clos même, déclare l'Éternel. Enlève-le donc et le jette dans le clos selon la parole de l'Éternel. Et Achazia, roi de Juda, vit et s'enfuit vers le pavillon du jardin. Et Jéhu le poursuivit et dit : Frappez aussi celui-là sur son char ! Ce fut sur la hauteur de Gur près de Jibleam. Et il se réfugia à Megiddo où il mourut. Et ses serviteurs le transférèrent à Jérusalem, et lui donnèrent la sépulture dans son tombeau à côté de ses pères dans la ville de David. C'est la onzième année de Joram, fils d'Achab, que Achazia était devenu roi de Juda. Et Jéhu vint à Jizréel. A cette nouvelle Jézabel appliqua le fard à ses yeux et se para la tête, et se mit à la fenêtre. Et lorsque Jéhu arriva dans le portail, elle dit : Est-ce la paix, [nouveau] Zimri, assassin de son Maître ? Et il leva les yeux vers la fenêtre et dit : Qui tient mon parti ? qui ? Et deux ou trois eunuques se penchèrent vers lui en avant. Et il dit : Précipitez-la ! Et ils la précipitèrent, et il jaillit de son sang sur la muraille et sur les chevaux qui la foulèrent sous leurs pieds. Et il entra et mangea et but et dit : Prenez soin de cette maudite, et lui donnez la sépulture, car elle est fille de roi. Et ils se mirent en devoir de lui donner la sépulture ; mais ils ne retrouvèrent rien d'elle sauf le crâne et les pieds et les paumes des mains. Et ils revinrent l'informer ; et il dit : C'est la menace de l'Éternel qu'il a prononcée par l'organe de son serviteur, Élie de Thisbé, en ces termes : Dans le clos de Jizréel les chiens mangeront la chair de Jézabel, et le cadavre de Jézabel jonchera comme du fumier le clos de Jizréel de sorte qu'on ne puisse dire : C'est Jézabel.

Épître

Galates 5:25-26;6:1-10

Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi selon l'esprit. Ne devenons pas glorieux, nous provoquant les uns les autres, nous enviant les uns les autres. Frères, quand même un homme est ouvertement surpris dans quelque faute, vous qui êtes spirituels, corrigez-le avec un esprit de douceur ; prenant garde à toi-même, de peur que, toi aussi, tu ne sois tenté. Portez les fardeaux les uns des autres, et ainsi vous accomplirez la loi de Christ ; car si quelqu'un s'imagine être quelque chose, quoiqu'il ne soit rien, il se déçoit lui-même ; mais qu'il examine ses propres œuvres, et alors c'est par rapport à lui-même seulement qu'il aura de quoi s'enorgueillir, et non par rapport à autrui, car chacun portera sa propre charge ; toutefois que celui auquel est enseignée la parole s'unisse à celui qui la lui enseigne pour tout ce qui est bien. Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu'un homme sème, c'est aussi ce qu'il moissonnera. En effet, celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la perdition, tandis que celui qui sème pour l'esprit moissonnera de l'esprit la vie éternelle. Mais ne nous décourageons point de faire le bien, car nous moissonnerons au temps voulu, si nous ne nous relâchons point. Ainsi donc, tant que nous en aurons l'occasion, faisons ce qui est bien envers tous, mais surtout envers ceux qui composent la famille de la foi.

Première lecture

Genèse 2

Et ainsi furent achevés les cieux et la terre et toute leur armée. Et Dieu acheva le septième jour son œuvre qu'il avait faite, et Il se reposa le septième jour de toute son œuvre qu'Il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour et le consacra, parce que ce jour-là Il se reposa de toute son œuvre qu'il avait créée en agissant. C'est ici l'histoire des cieux et de la terre lors de leur création, lorsque l'Éternel Dieu fit les cieux et la terre. Or, tous les arbustes des champs n'étaient point encore sur la terre, et toutes les plantes des champs n'avaient pas germé ; car l'Éternel Dieu n'avait pas encore fait pleuvoir sur la terre ; et il n'existait point d'homme pour travailler le sol. Mais un brouillard s'élevait de la terre et imbibait toute la surface du sol. Alors l'Éternel Dieu forma l'homme de la poudre de la terre, et Il souffla dans ses narines l'haleine de la vie, et l'homme devint une personne vivante. Et l'Éternel Dieu planta un jardin en Eden vers l'Orient, et Il y établit l'homme qu'il avait formé. Et l'Éternel Dieu fit germer du sol toutes sortes d'arbres agréables à la vue et bons pour la nourriture, et l'arbre de la vie au milieu du jardin et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Et un fleuve sortait d'Eden pour arroser le jardin ; et depuis là il se divisait et formait quatre bras. Le nom du premier est Pison : il entoure tout le pays de Havila, où est l'or ; et l'or de ce pays-là est bon : là se trouve le bdellium et la pierre d'onyx. Et le nom du second fleuve est Gihon : il entoure tout le pays de Cus. Et le nom du troisième fleuve est Hiddekel ; il coule à l'orient d'Assur. Et le quatrième fleuve c'est le Phrath. Et l'Éternel Dieu prit l'homme, et l'établit dans le jardin d'Eden pour le cultiver et pour le garder. Et l'Éternel Dieu imposa un commandement à l'homme en ces termes : Tu peux manger de tous les arbres du jardin ; mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas, car le jour où tu en mangeras, de mort tu mourras. Et l'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide qui lui corresponde. Puis l'Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux des cieux, et Il les amena à l'homme pour voir quel nom il leur donnerait, et tous les noms que l'homme leur donnerait, aux animaux vivants, devaient rester leurs noms. Et l'homme nomma de noms tous les bestiaux et tous les oiseaux des cieux, et toutes les bêtes des champs ; mais pour l'homme il ne trouva pas d'aide qui lui correspondît. Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit ; et Il prit l'une de ses côtes, et referma les chairs en son lieu. Et l'Etemel Dieu bâtit en femme la côte qu'il avait prise de l'homme, et Il l'amena à l'homme. Alors l'homme dit : Cette fois, c'est os de mes os, chair de ma chair ! On l'appellera femme-d'homme, parce qu'elle a été prise de l'homme. C'est pourquoi un homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et ils formeront une seule chair. Et ils étaient les deux nus, l'homme et sa femme, et ils n'en avaient point de honte.

Prière du matin — deuxième lecture

Matthieu 3

Or, en ce temps-là survient Jean le baptiste, prêchant dans le désert de Judée en disant : « Repentez-vous, car le royaume des cieux s'approche. » — Il est, en effet, celui dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. » — Quant à Jean lui-même, il avait son vêtement fait de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour de ses reins, tandis que sa nourriture consistait en sauterelles et en miel sauvage. Alors Jérusalem, ainsi que toute la Judée et toute la contrée voisine du Jourdain, se portait vers lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain, en confessant leurs péchés. Mais ayant vu plusieurs des pharisiens et des sadducéens qui venaient au baptême, il leur dit : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc un fruit digne de la repentance, et n'imaginez pas de dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut, de ces pierres-ci, susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. Pour moi, je vous baptise d'eau, en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main, et il nettoiera son aire, et il serrera son blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Alors Jésus vient de Galilée vers le Jourdain auprès de Jean, pour se faire baptiser par lui ; mais il l'en empêchait, en disant : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répliqua : « Pour le moment laisse faire, car c'est ainsi qu'il nous sied d'accomplir tout ce qui est juste. » Alors il le laisse faire. Or, après avoir été baptisé, Jésus sortit aussitôt de l'eau ; et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'esprit de Dieu, descendant comme une colombe, venir sur lui ; et voici, une voix sortant des cieux disait : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé, dans lequel J'ai pris plaisir. »

Psaume responsorial

Psaumes 93

L'Éternel règne, revêtu de majesté ; la force est son vêtement, sa ceinture : aussi le monde est ferme et ne chancelle pas. Ton trône est ferme dès les anciens jours, tu es depuis l'éternité. Les flots élèvent, ô Éternel, les flots élèvent leur voix, les flots élèvent leur murmure. Plus que les voix des eaux immenses, que les vagues magnifiques de la mer, l'Éternel est magnifique dans les hautes régions. Tes témoignages sont parfaitement sûrs. La sainteté sied à ta maison, ô Éternel, pour la durée des temps.

Évangile

Luc 7:11-16

Et il advint ensuite qu'il se rendit dans une ville appelée Naïn, et ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui. Mais quand il approcha de la porte de la ville, voici, on emportait un mort, fils unique de sa mère ; et celle-ci était veuve, et une foule considérable de la ville était avec elle. Et le Seigneur l'ayant vue fut ému de compassion envers elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Et s'étant approché, il toucha le cercueil ; or les porteurs s'arrêtèrent, et il dit : « Jeune homme, je te dis : lève-toi ! » Et le mort s'assit, et commença à parler ; et il le rendit à sa mère. Mais tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : « Un grand prophète s'est élevé parmi nous, » et : « Dieu a visité Son peuple. »

Psaume responsorial

Psaumes 89

Hymne de Ethan Esrahite.Je veux chanter à jamais les grâces de l'Éternel, et d'âge en âge de ma bouche publier Ta fidélité ! Car je me dis : La grâce est édifiée pour jamais, le ciel est la base que Tu donnes à ta fidélité. « J'ai fait une alliance en faveur de mon élu, je l'ai juré à David, mon serviteur : J'affermirai ta race à jamais, et je fonderai ton trône pour tous les âges. » (Pause) « Et les Cieux, Éternel, célèbrent tes merveilles, et disent ta fidélité dans l'assemblée des Saints. Car, dans les lieux éthérés, qui s'égale à l'Éternel ? qui ressemble à l'Éternel, parmi les Fils de Dieu, à ce Dieu, redouté dans la vaste société des Saints, et plus formidable que tous ceux qui L'entourent ? Éternel, Dieu des armées, qui est comme toi puissant, ô Dieu ? Et ta fidélité t'environne. Tu domines l'orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, tu les apaises. Tu as écrasé l'Egypte d'un coup mortel, et de ton bras puissant dissipé tes ennemis. A toi sont les Cieux, et à toi la terre ; c'est toi qui as fondé le monde et ce qu'il enserre. Tu as créé l'Aquilon et le Midi ; le Thabor et l'Hermon se réjouissent à ton nom. Tu as un bras armé de vigueur, ta main est forte, ta droite élevée. La justice et l'équité sont la base de ton trône, la grâce et la vérité marchent devant ta face. Heureux le peuple qui connaît l'appel de la trompette ! Éternel, il marche à la clarté de ta face ; à ton nom il se réjouit toujours, et il se glorifie de ta justice. Car tu es sa glorieuse parure ; et par ta faveur tu nous fais porter la tête levée. Car c'est de l'Éternel que vient notre bouclier, et du Saint d'Israël que vient notre Roi. Alors tu parlas en vision à ton bien-aimé, et tu dis : « J'ai prêté secours à un héros, et suscité un adolescent du milieu du peuple. J'ai trouvé David, mon serviteur, et je l'ai oint de mon huile sainte. Ma main lui est assurée, et mon bras le soutiendra. L'ennemi ne le surprendra pas, et le méchant ne l'humiliera point. Je déferai devant lui ses adversaires, et je battrai ses ennemis. Et ma fidélité et ma grâce seront avec lui, et à mon nom il lèvera la tête ; et je mettrai sa main sur la mer, et sa droite sur les fleuves. Il m'invoquera ainsi : « Tu es mon père, mon Dieu, et mon rocher sauveur ! » – Bien plus, je l'instituerai mon premier-né, le plus éminent des rois de la terre, Je lui garderai ma grâce éternellement, et mon alliance pour lui sera perpétuelle. Je rendrai sa race éternelle, et je donnerai à son trône la durée des Cieux. Si ses fils abandonnent ma loi, et ne se dirigent pas selon mes jugements, s'ils violent mes commandements, et n'observent pas mes préceptes ; Je punirai de la verge leur désobéissance, et de fléaux, leur crime ; mais je ne lui retirerai point ma faveur, et ne démentirai point ma fidélité ; je ne violerai point mon alliance, et ne changerai point la parole émise par mes lèvres. Je l'ai juré une fois par ma sainteté : Jamais envers David je ne serai menteur ! sa race subsistera éternellement, et son trône, comme le soleil, subsistera devant moi ; comme la lune, pour jamais il est consolidé ; et le témoin qui est dans la nue, est véridique. » Et Tu nous as rejetés, nous as répudiés, tu t'es irrité contre ton Oint ; tu as méprisé l'alliance faite avec ton serviteur ; tu as souillé, fait tomber son diadème en terre ; tu as abattu toutes ses murailles, mis ses boulevards en ruines. Tous les passants le pillent, il est l'opprobre de ses voisins. Tu as exalté la droite de ses oppresseurs, réjoui tous ses ennemis ; et tu as fait céder le tranchant de son glaive, et tu ne l'as pas soutenu dans le combat. Tu as réduit sa splendeur, et précipité son trône sur la terre ; tu as abrégé les jours de sa jeunesse, tu l'as couvert d'ignominie. (Pause) Éternel, jusques à quand te cacheras-tu toujours, et ton courroux sera-t-il enflammé comme un feu ? Pense à moi ! qu'est-ce que la vie ? Pour quel néant tu as créé les enfants des humains ! Quel homme vit, et ne voit pas la mort ? dégage son âme de la main des Enfers ? (Pause) Où sont tes grâces premières, Seigneur, qu'en ta fidélité tu promis par serment à David ? Souviens-toi, Seigneur, de l'opprobre de tes serviteurs ; songe que je porte en mon cœur tous ces peuples nombreux, que tes ennemis insultent, Éternel, insultent aux pas de ton Oint ! \csp{ Béni soit l'Éternel a jamais ! Ainsi soit-il ! Oui ! Ainsi soit-il !}

Psaume responsorial

Psaumes 95

Venez, élevons nos chants à l'Éternel, et nos cris d'allégresse à notre rocher sauveur ! Présentons-nous à lui avec des louanges, offrons-lui nos joyeux cantiques. Car l'Éternel est un grand Dieu, et un Roi grand par dessus tous les dieux ; Il tient en sa main l'intérieur de la terre, et les trésors des montagnes sont à lui ; la mer est à lui, Il l'a faite, et ses mains ont formé les continents. Venez, adorons et nous prosternons, et nous agenouillons devant l'Éternel, notre créateur ! Car Il est notre Dieu, et nous le peuple dont Il est le pasteur, le troupeau conduit par sa main.Puissiez-vous aujourd'hui écouter sa voix ! « N'endurcissez pas votre cœur, comme aux Eaux de la querelle, et dans les jours de la Tentation au désert, où vos pères me tentèrent, et me mirent à l'épreuve, quoiqu'ils vissent mes hauts faits. Quarante années j'eus cette race en dégoût, et je dis : « C'est un peuple qui a le cœur égaré, et qui ne connaît pas mes voies. » Là je fis serment dans ma colère qu'ils n'entreraient point dans mon repos. »

Psaume responsorial

Psaumes 94

Dieu des vengeances, Éternel, Dieu des vengeances, apparais ! Lève-toi, juge de la terre, rends aux orgueilleux un salaire ! Jusques à quand les impies, Éternel, jusques à quand les impies seront-ils triomphants ? Ils profèrent, ils vomissent des discours violents, et tous les méchants se glorifient. Éternel, ils écrasent ton peuple, et humilient ton héritage ; ils égorgent la veuve et l'étranger, et mettent à mort les orphelins ; puis ils disent : « L'Éternel ne le voit pas, et le Dieu de Jacoh n'y prend pas garde. » Prenez-y garde, vous, les plus stupides des hommes ! et vous, insensés, quand aurez-vous la sagesse ? Celui qui a planté l'oreille, n'entendrait-Il pas ? Celui qui a formé l'œil, ne verrait-Il pas ? Celui qui fait la leçon aux peuples, ne punirait-Il pas, lui qui instruit l'intelligence de l'homme ? L'Éternel connaît les pensées des hommes ; Il sait qu'elles sont un néant. Heureux l'homme que tu instruis, Éternel, et que tu enseignes par tes leçons, pour le calmer en face des jours mauvais, jusqu'à ce que la fosse soit creusée à l'impie ! Car l'Éternel ne délaisse point son peuple, et n'abandonne point son héritage ; car les jugements rentreront dans la justice, et tous ceux qui ont le cœur droit, la suivront. Qui est-ce qui prend mon parti contre les méchants ? Qui est-ce qui m'assiste contre les artisans du mal ? Si Dieu n'était mon aide, bientôt mon âme habiterait le séjour du silence. Si je dis : Mon pied chancelle ; alors ta grâce, Éternel, vient me soutenir. Dans les mille anxiétés de mon cœur, tes consolations restaurent mon âme. Te ferais-tu l'allié d'une tyrannie funeste qui complote la ruine en dépit de la loi ? Ils se liguent contre la vie du juste, et ils condamnent le sang innocent. Mais l'Éternel est mon rempart, et mon Dieu, mon rocher de refuge. Il leur paiera le salaire de leur crime, et par leur malice même Il les détruira, Il les détruira, l'Éternel, notre Dieu.

Prière du soir — première lecture

2 Rois 10:1-32

Cependant il y avait d'Achab à Samarie soixante-dix fils. Et Jéhu écrivit des lettres et les envoya à Samarie aux chefs de Jizréel, les Anciens, et à ceux par qui Achab faisait élever ses enfants, et elles disaient : … « lors donc que cette lettre vous parviendra, puisque vous avez à votre portée les fils de votre Souverain et les chars et les chevaux et une place forte et des armes, choisissez le plus probe et le plus apte des enfants de votre Souverain et placez-le sur le trône de son père, et combattez pour la maison de votre Souverain ! » Mais ils eurent une très grande peur et dirent : Voici, les deux rois ne lui ont pas tenu tête, comment donc lui tiendrions-nous tête, nous ? Et ils déléguèrent le préfet du palais et le préfet de la ville et les Anciens et les éducateurs vers Jéhu pour dire : Nous sommes tes serviteurs et nous ferons tout ce que tu nous diras ; nous ne ferons pas de roi ; agis comme il te semblera bon. Alors il leur écrivit une seconde lettre ainsi conçue : « Si vous êtes à moi et obéissez à ma voix, prenez les têtes des hommes, fils de votre Souverain, et venez auprès de moi demain à pareille heure à Jizréel. » (Or les fils du roi, soixante-dix hommes, étaient chez les Grands de la ville qui les avaient élevés.) Et à la réception de cette lettre ils prirent les fils du roi et les égorgèrent au nombre de soixante-dix hommes, et ils mirent leurs têtes dans des corbeilles et les lui envoyèrent à Jizréel. Puis entra le messager qui fit rapport en ces termes : Ils ont apporté les têtes des fils du roi. Et il dit : Mettez-les en deux tas dans l'avenue de la Porte jusqu'au matin. Et le matin il sortit et se présenta et dit à tout le peuple : Vous êtes justes ; voici, quant à moi, j'ai conspiré contre mon Souverain et l'ai tué ; et qui a frappé tous ceux-ci ? Sachez en effet qu'il ne tombe rien a terre de la menace de l'Éternel que l'Éternel a prononcée contre la maison d'Achab ; et l'Éternel a exécuté ce qu'il avait dit par l'organe de son serviteur Élie. Et Jéhu fit main basse sur tous les survivants de la maison d'Achab à Jizréel, et sur tous ses Grands, et sur tous ses familiers et sur tous ses prêtres, jusqu'à ne pas lui laisser un seul survivant. Et il se leva et partit et gagna Samarie. Jéhu se trouvait à la maison du Rendez-vous des bergers sur la route, lorsqu'il eut la rencontre des frères d'Achazia, roi de Juda, et il dit : Qui êtes-vous ? Et ils dirent : Nous sommes les frères d'Achazia, et nous descendons pour saluer les fils du roi et les fils de la reine. Et il dit : Saisissez-les tout vifs ! Et ils les saisirent tout vifs et les égorgèrent à la citerne de la maison du Rendez-vous, au nombre de quarante-deux hommes ; et il n'en laissa survivre aucun. Et étant parti de là il rencontra Jonadab, fils de Rechab, qui venait au-devant de lui, et il le salua et lui dit : Ton cœur est-il sincère, comme mon cœur est sincère pour le tien ? Et Jonadab dit : Il l'est. — S'il l'est, donne-moi ta main ! — Et il lui donna sa main. Et Jéhu le fit monter à ses côtés sur son char et dit : Accompagne-moi et sois témoin de mon zèle pour l'Éternel. Il le fit donc cheminer avec lui sur son char. Et arrivé à Samarie il fit main basse sur tous les survivants à Achab dans Samarie, jusqu'à ce qu'il en eût fini avec Achab, selon la parole de l'Éternel qu'il avait adressée à Élie. Et Jéhu assembla tout le peuple et il leur dit : Achab a un peu servi Baal, Jéhu le servira beaucoup. Maintenant donc convoquez vers moi tous les prophètes de Baal, et tous ses serviteurs et tous ses prêtres : que nul ne manque ! car j'ai à offrir un grand sacrifice à Baal : qui manquera, perdra la vie. Mais Jéhu employait l'artifice pour faire périr les serviteurs de Baal. Et Jéhu dit : Consacrez une fête : générale à Baal. Et elle fut proclamée. Et Jéhu fit faire le message dans tout Israël, et tous les serviteurs de Baal arrivèrent et il n'en resta pas un qui ne vînt, et ils entrèrent dans le : temple de Baal, et le temple de Baal fut rempli d'un bout à l'autre. Et il dit à l'intendant du vestiaire : Sors un habillement pour tous les Serviteurs de Baal. Et il sortit pour eux l'habillement. Alors Jéhu avec Jonadab, fils de Rechab, vint au temple de Baal et. il ; dit aux serviteurs de Baal : Cherchez et avisez, à ce qu'il n'y ait pas ici avec vous de serviteurs de l'Éternel, mais des serviteurs de Baal seuls. Et ils entrèrent pour sacrifier leurs victimes et leurs holocaustes.Cependant Jéhu avait, pour son but, posté à, l'extérieur quatre-vingts hommes et dit : Qui laissera échapper un seul des hommes, que j'ai mis à portée de vos mains, de sa vie payera la vie de l'autre. Et lorsque l'on eut achevé d'offrir les holocaustes, Jéhu dit aux coureurs et aux triaires : Entrez, frappez-les, que nul, ne ressorte ! Et ils les frappèrent avec le tranchant de l'épée. Et les coureurs et les triaires poussèrent en avant et gagnèrent la cité du temple de Baal, et ils tirèrent les colonnes hors du temple de Baal et les brûlèrent, et ils renversèrent la colonne de Baal, et renversèrent le temple de Baal et en firent un cloaque : ce qu'il est aujourd'hui. C'est ainsi que Jéhu extermina Baal du sein d'Israël. Seulement il ne se départit pas des péchés de Jéroboam, fils de Nebat, où celui-ci avait entraîné Israël, des veaux d'or de Béthel et de Dan. Et l'Éternel dit à Jéhu : Parce que tu as bien agi en faisant ce qui est droit à mes yeux, et traitant la maison d'Achab, tout à fait comme c'était dans ma volonté, tu auras des fils, de la quatrième génération assis au trône d'Israël. Mais Jéhu ne prit point garde de pratiquer la loi de l'Éternel, Dieu d'Israël, de tout son cœur, il ne se départit point des péchés de Jéroboam où celui-ci avait entraîné Israël. Dans ce temps-là l'Éternel commença à entamer Israël qu'Hazaël battit dans toutes les limites d'Israël

Deuxième lecture

Romains 2

C'est pourquoi tu es inexcusable, ô homme, qui que tu sois, qui t'ériges en juge, car en jugeant les autres tu te condamnes toi-même ; puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Or nous savons que le jugement de Dieu atteint infailliblement ceux qui commettent de telles choses. Mais penses-tu, ô homme, toi qui juges ceux qui commettent de telles choses et qui toi-même les pratiques, que tu échapperas pour ton compte au jugement de Dieu ? Ou bien méprises-tu la richesse de Sa bonté, et Sa patience, et Sa longanimité, ignorant que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? Mais, avec ton endurcissement et ton cœur impénitent, tu t'amasses une provision de colère pour le jour de la colère et de la révélation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres : d'un côté, la vie éternelle, à ceux qui cherchent, en persévérant dans les bonnes œuvres, la gloire, l'honneur et l'incorruptibilité ; mais pour les hommes d'intrigue, et qui, désobéissant à la vérité, obéissent à l'injustice, la colère et le courroux. Angoisse et tribulation pour l'âme de tout homme qui perpètre le mal, du Juif premièrement, puis du Grec ! Mais gloire, honneur et paix pour quiconque accomplit le bien, pour le Juif d'abord, puis pour le Grec ! Car il n'y a pas devant Dieu d'acception de personnes. En effet, tous ceux qui ont péché sans la loi, périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché sous la loi, seront jugés par la loi. Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui pratiquent la loi qui seront justifiés. En effet, quand les Gentils, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ces hommes-là qui n'ont pas la loi se servent de loi à eux-mêmes, et montrent ainsi que l'œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs ; leur propre conscience joignant son témoignage, et leurs pensées les accusant ou les excusant aussi tour à tour, dans la journée où, selon mon évangile, Dieu doit juger par Christ-Jésus ce que cachent les hommes. Mais si toi, tu portes le nom de Juif ; si tu te reposes sur la loi ; si tu t'enorgueillis de Dieu ; si tu connais Sa volonté ; si, instruit par la loi, tu approuves ce qui est excellent ; si tu as la confiance d'être le guide des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, l'instituteur des insensés, le docteur des ignorants, possédant dans la loi le type de la science et de la vérité… toi donc qui instruis les autres, comment ne t'instruis-tu pas toi-même ? Toi qui prêches qu'on ne doit pas dérober, tu dérobes ! Toi qui dis qu'on ne doit pas commettre d'adultère, tu commets l'adultère ! Toi qui as en abomination les idoles, tu pilles les temples ! Toi qui t'enorgueillis de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! Car « le nom de Dieu est blasphémé à cause de vous parmi les Gentils, » comme il est écrit. En effet, si la circoncision est utile dans le cas où tu pratiques la loi, au contraire quand tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision. Si donc l'incirconcis observe les décrets de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas comptée comme circoncision ? Et l'incirconcision naturelle qui accomplit la loi ne te jugera-t-elle pas, toi qui, tout en possédant la lettre et la circoncision, transgresses la loi ? Car ce n'est pas celui qui se montre tel extérieurement, qui est Juif, et ce n'est pas non plus la circoncision extérieure dans la chair, qui est la circoncision ; mais c'est celui qui l'est intérieurement, qui est Juif, et la circoncision du cœur se fait par l'esprit et non selon la lettre ; ce qui mérite une louange qui ne vient pas des hommes, mais de Dieu.

Deuxième lecture

Jacques 2

Mes frères, ne mêlez pas aux acceptions de personnes la foi en notre glorieux seigneur Jésus-Christ. En effet, s'il vient à entrer dans une de vos synagogues un homme à bagues d'or, en habit somptueux, tandis qu'il vient à entrer aussi un pauvre en méchant habit, mais que vous dirigiez vos regards sur celui qui porte l'habit somptueux et que vous disiez : « Toi, assieds-toi ici à ton aise, » et que vous disiez au pauvre : « Toi, tiens-toi debout, ou assieds-toi là sous mon marchepied, » vous avez douté en vous-mêmes, et vous êtes devenus des juges mal inspirés. Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n'a-t-Il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour être riches dans la foi et héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui L'aiment ? Mais vous, vous avez avili le pauvre ! Est-ce que ce ne sont pas les riches qui vous oppriment, et n'est-ce pas eux qui vous traînent devant les tribunaux ? N'est-ce pas eux qui calomnient le beau nom qui a été invoqué sur vous ? Cependant si vous accomplissez la loi royale, selon le texte de l'écriture : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, » vous faites bien ; mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, la loi vous convainquant d'être des transgresseurs ; car quiconque aura observé la loi tout entière, mais aura failli sur un seul point, devient coupable sur tous. En effet Celui qui a dit : « Ne commets point d'adultère, » a dit aussi : « Ne commets point d'homicide. » Or, si tu ne commets pas d'adultère, mais que tu commettes un homicide, tu deviens un transgresseur de la loi. Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté ; car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde brave le jugement ! A quoi sert, mes frères, que quelqu'un dise qu'il a de la foi, tandis qu'il n'a pas d'œuvres ? Est-ce que la foi peut le sauver ? Si un frère ou une sœur se trouvent nus et privés de leur nourriture quotidienne, et que l'un d'entre vous leur dise : « Allez en paix, réchauffez-vous et vous rassasiez, » mais que vous ne leur donniez point ce dont le corps a besoin, à quoi cela sert-il ? De même aussi la foi, si elle n'a pas d'œuvres, est morte en elle-même. Autrement quelqu'un dira : « Toi, tu as de la foi, et moi de mon côté j'ai des œuvres ; montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi de mon côté c'est par les œuvres que je te montrerai ma foi ; tu crois qu'il existe un seul Dieu, tu fais bien ; les démons aussi le croient, et ils en frémissent ; mais veux-tu apprendre, ô homme frivole, que la foi sans les œuvres est inutile ? Abraham notre père n'a-t-il pas été justifié par les œuvres pour avoir offert Isaac son fils sur l'autel ? Tu vois que la foi coopérait avec ses œuvres ; et c'est par les œuvres que la foi a été parfaite ; et ce texte de l'écriture a été accompli qui dit : Or, Abraham crut à Dieu, et cela lui fut compté pour justice ; et il a été appelé ami de Dieu. » Vous voyez que c'est par les œuvres que l'homme est justifié, et non par la foi seulement. Or, n'est-ce pas aussi de la même manière que Rahab l'impudique a été justifiée par les œuvres, pour avoir reçu les messagers et les avoir fait sortir par un autre chemin ? De même que le corps sans souffle est mort, de même aussi la foi sans œuvres est morte.

Deuxième lecture

Actes 18:1-17

S'étant après cela éloigné d'Athènes, il vint à Corinthe, et y ayant trouvé un certain Juif, nommé Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d'Italie avec Priscilla sa femme, à cause de l'injonction faite à tous les Juifs de quitter Rome, il s'associa à eux, et, comme ils exerçaient le même métier, il habita avec eux et ils travaillaient ensemble ; ils étaient en effet faiseurs de tentes de leur métier. Cependant il discourait dans la synagogue chaque sabbat, et il persuadait Juifs et Grecs. Or, quand Silas et Timothée arrivèrent de Macédoine, Paul était tout occupé de la parole, et attestait aux Juifs que Jésus était le Christ, mais comme ceux-ci lui résistaient et l'injuriaient, il secoua ses vêtements et leur dit : « Que votre sang retombe sur votre tête ; pour moi j'en suis net ; dès ce moment j'irai auprès des Gentils. » Et, sortant de là, il se rendit dans la maison d'un nommé Titius Justus, adorateur de Dieu, dont la maison était contiguë à la synagogue. Cependant Crispus, le chef de la synagogue, crut au seigneur avec toute sa famille ; et plusieurs Corinthiens qui aimaient l'entendre croyaient et recevaient le baptême. Or le Seigneur, dans une vision nocturne, dit à Paul : « Ne crains point, mais parle et ne te tais point, parce que je suis avec toi, et que personne ne se jettera sur toi pour te maltraiter, car je possède un peuple nombreux dans cette ville-ci. » Et il fit un séjour d'un an et six mois en enseignant parmi eux la parole de Dieu. Or, pendant que Gallion était proconsul de l'Achaïe, les Juifs se soulevèrent unanimement contre Paul, et ils l'amenèrent devant le tribunal, en disant : « Celui-ci persuade les hommes d'adorer Dieu contrairement à la loi. » Mais, au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion dit aux Juifs : « S'il s'agissait d'un crime ou d'un délit, ô Juifs, j'aurais naturellement accueilli votre plainte, mais, puisqu'il s'agit de questions relatives à une doctrine, à des noms propres, et à votre loi, vous aviserez vous-mêmes ; pour moi, je ne veux pas me constituer juge de ces choses-là. » Et il les chassa du tribunal. Mais, s'étant tous saisis de Sosthène le chef de la synagogue, ils le frappaient devant le tribunal ; et de tout cela Gallion ne prenait aucun souci.

Deuxième lecture

Hébreux 1:1-6

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans la période finale des jours actuels, nous a parlé par le Fils, qu'il a fait héritier de toutes choses, par lequel Il a aussi créé l'univers, et qui, étant un rayonnement de Sa gloire et une empreinte de Sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, s'est assis, après avoir fait une purification des péchés, à la droite de la Majesté dans les hauts lieux, étant devenu d'autant supérieur aux anges, qu'il avait hérité un nom plus excellent qu'eux. Car auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ? » Et derechef : « Moi, Je serai pour lui un père, et lui sera pour Moi un fils ? » Puis encore, quand Il introduit le premier-né dans le monde, Il dit : « Et que tous les anges de Dieu l'adorent ! »

Évangile

Luc 2

Or il advint en ce temps-là qu'un décret fut promulgué par l'empereur Auguste pour le recensement de toute la terre. Ce fut un premier recensement qui eut lieu pendant que Quirinius gouvernait la Syrie. Et tous allaient se faire enregistrer, chacun dans sa propre ville. Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, dans la ville de David qui est appelée Bethléem, parce qu'il était de la famille et de la branche de David, afin de se faire enregistrer avec Marie qui lui avait été fiancée, laquelle était enceinte. Or il advint, pendant qu'ils étaient là, que le moment où elle devait accoucher arriva, et elle mit au monde son fils premier-né, et elle l'emmaillota, et elle le coucha dans une crèche, parce qu'ils n'avaient pas de place dans l'hôtellerie. Et il y avait aux champs dans la même contrée des bergers qui passaient les veilles de la nuit à garder leur troupeau. Et un ange du Seigneur apparut au-dessus d'eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière, et ils furent saisis d'une très grande crainte. Et l'ange leur dit : « Ne craignez point ; car, voici, je vous apporte une bonne nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie : c'est qu'aujourd'hui vous est né, dans la ville de David, un sauveur, qui est Christ le Seigneur ; et ce qui en sera pour vous un signe, c'est que vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. » Et aussitôt se joignit à l'ange une multitude de l'armée du ciel, louant Dieu et disant : « Gloire à Dieu dans les lieux très-hauts ! Et paix sur la terre parmi les hommes de prédilection ! » Et il advint, lorsque les anges les eurent quittés pour regagner le ciel, que les bergers se disaient les uns aux autres : « Eh bien ! allons jusques à Bethléem, et voyons l'accomplissement de cette parole que le Seigneur nous a fait connaître. » Et ils vinrent en toute hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Or, après l'avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit touchant ce petit enfant. Et tous les auditeurs furent émerveillés de ce que leur disaient les bergers. Mais Marie retenait toutes ces paroles, en les méditant dans son cœur. Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils avaient ouï et vu conformément à ce qui leur avait été dit. Et, lorsque les huit jours au bout desquels on devait le circoncire furent accomplis, on lui donna aussi le nom de Jésus, qu'avait indiqué l'ange avant qu'il eût été conçu dans le sein de sa mère. Et, lorsque le temps de leur purification fut accompli selon la loi de Moïse, ils le conduisirent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, conformément à ce qui est écrit dans la loi du Seigneur, que tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, selon ce qui est prescrit dans la loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes. Et voici, il y avait à Jérusalem un homme dont le nom était Siméon ; et cet homme était juste et pieux, vivant dans l'attente de la consolation d'Israël ; et l'Esprit saint reposait sur lui. Et il avait été informé par l'Esprit saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Et il vint dans le temple par l'inspiration de l'Esprit ; et lorsque les parents amenèrent le petit enfant Jésus, pour accomplir à son égard les usages de la loi, ce fut lui qui le reçut dans ses bras, et il bénit Dieu et dit : « Maintenant, ô Souverain, Tu renvoies Ton esclave en paix, selon Ta parole ; car mes yeux ont vu Ton salut, que Tu as préparé à la face de tous les peuples, comme une lumière qui doit être révélée aux gentils, et comme la gloire de Ton peuple d'Israël. » Et son père et sa mère étaient émerveillés de ce qu'on disait de lui. Et Siméon les bénit, et dit à Marie sa mère : « Voici, celui-ci est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à être un signe qui sera contredit, (et une épée transpercera ta propre âme), afin que du fond de plusieurs cœurs des pensées soient mises au jour. » Et là se trouvait Anne, prophétesse, fille de Phanouel de la tribu d'Aser. Cette femme (fort avancée en âge, puisqu'après avoir vécu avec un mari sept ans depuis sa virginité, elle avait atteint dans son veuvage l'âge de quatre-vingt-quatre ans), cette femme qui ne bougeait du temple, où elle rendait à Dieu nuit et jour un culte par des jeûnes et des prières, et qui était survenue en ce moment même, adressait des actions de grâces à Dieu et parlait de Lui à tous ceux qui attendaient la rédemption de Jérusalem. Et lorsqu'ils eurent accompli tout ce qui était prescrit par la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée dans leur ville de Nazareth. Cependant le petit enfant grandissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse ; et la grâce de Dieu était sur lui. Et ses parents se rendaient, chaque année à Jérusalem lors de la fête de Pâque. Et quand il eut douze ans, comme ils étaient montés selon la coutume de la fête, et qu'après en avoir célébré les divers jours, ils s'en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem, et ses parents ne s'en aperçurent point ; mais croyant qu'il était dans la caravane, ils firent une journée de chemin et ils le cherchaient parmi leurs parents et connaissances ; et ne l'ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem à sa recherche. Et il advint qu'au bout de trois jours ils le trouvèrent dans le temple assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. Et tous étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. Et l'ayant vu, ils furent consternés, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi as-tu agi ainsi envers nous ? Voici, ton père et moi nous te cherchons avec angoisse. » Et il leur dit : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père ? » Et ils ne comprirent pas ce qu'il leur avait dit. Puis il descendit avec eux et vint à Nazareth ; et il leur était soumis. Et sa mère retenait toutes choses en son cœur. Et Jésus progressait en sagesse, et en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

Prière du soir — deuxième lecture

Romains 3

Quelle est donc la prérogative du Juif ? Ou quelle est l'utilité de la circoncision ? Elle est grande de toute manière. Et d'abord, parce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. Qu'importe en effet que quelques-uns aient été infidèles ? Est-ce que leur infidélité anéantira la fidélité de Dieu ? Loin de nous cette pensée ! Mais au contraire ; que Dieu soit tenu pour véridique et tout homme pour menteur selon qu'il est écrit : « Afin que Tu sois justifié dans Tes paroles, et que Tu triomphes quand on Te juge. » Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons-nous ? Est-ce qu'en laissant agir Sa colère Dieu est injuste ? Je parle d'une manière tout humaine. Loin de nous cette pensée ! Car en ce cas comment Dieu juge-t-Il le monde, puisque, si la vérité de Dieu a par mon mensonge surabondé pour Sa gloire, pourquoi suis-je moi-même encore condamné comme pécheur ? Et que n'agissons-nous comme nous en sommes calomnieusement accusés, puisque quelques personnes prétendent que nous disons : Faisons le mal afin qu'il en résulte le bien ; ce qui est digne de condamnation ? Eh bien ! Avons-nous quelque chose à alléguer ? Absolument rien ; car nous avons déjà convaincu les Juifs et les Grecs d'être tous sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit : « Il n'existe point de juste, pas même un seul ; il n'existe point de sage, il n'existe personne qui cherche Dieu ; tous, ils se sont dévoyés, ils se sont tous ensemble pervertis ; il n'en existe point qui fasse le bien, fût-ce même un seul. C'est un sépulcre béant que leur gosier ; avec leurs langues ils ont rusé ; un venin d'aspics est sous leurs lèvres ; leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume ; leurs pieds sont rapides pour verser le sang ; l'oppression et la misère sont sur leur route, et ils n'ont pas connu le chemin de la paix ; la crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux. » Or nous savons que tout ce que dit la loi, elle l'adresse à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que le monde entier tombe sous le châtiment de Dieu, parce que personne ne sera justifié devant Lui par les œuvres de la loi ; car c'est par la loi que vient la connaissance du péché. Or, maintenant c'est sans la loi qu'est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, mais c'est la justice de Dieu par la foi en Christ pour tous ceux qui croient. En effet il n'y a point de différence, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, étant gratuitement justifiés par Sa grâce, par le moyen de la rédemption accomplie en Christ-Jésus, dont Dieu a fait une victime expiatoire, par la foi en son propre sang, afin de manifester Sa justice, parce qu'il n'avait pas été tenu compte des péchés antérieurs à cause de l'indulgence de Dieu, afin de manifester, dis-je, Sa justice dans les circonstances présentes, pour se montrer Lui-même juste et justifiant celui qui croit en Jésus. Que devient donc la raison de s'enorgueillir ? Elle a été exclue. Par quelle loi ? Celle des œuvres ? Non, mais par la loi de la foi. Nous pensons donc que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. Ou bien Dieu ne l'est-Il que des seuls Juifs ? Ne l'est-Il pas aussi des Gentils ? Oui, aussi des Gentils, puisqu'il n'y a qu'un seul Dieu qui justifiera la circoncision en conséquence de la foi, et l'incirconcision par le moyen de la foi. Anéantissons-nous donc la loi par la foi ? Loin de nous cette pensée, au contraire nous établissons la loi.

Évangile

Matthieu 7:21-29

Ce n'est pas quiconque me dit : « Seigneur, Seigneur ! » qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté, de mon Père qui est dans les cieux, Plusieurs me diront en ce jour-là : « Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, et en ton nom que nous avons chassé des démons, et en ton nom que nous avons fait plusieurs miracles ? » Et alors je leur ferai cette déclaration : Je ne vous ai jamais connus, éloignez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. Ainsi donc, quiconque entend ces miennes paroles et les pratique sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc ; et la pluie est tombée, et les fleuves sont venus, et les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison ; et elle n'est pas tombée, car elle avait été fondée sur le roc. Et quiconque entend ces miennes paroles et ne les pratique pas sera semblable à un homme étourdi qui a bâti sa maison sur le sable ; et la pluie est tombée, et les fleuves sont venus, et les vents ont soufflé et ont battu cette maison, et elle est tombée, et sa chute a été grande. » Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces discours, que la foule était stupéfaite de son enseignement ; car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.

Évangile

Matthieu 21:33-42

Écoutez une autre parabole : Il y avait un chef de famille qui planta une vigne, et qui l'entoura d'une clôture, et qui y creusa un pressoir, et qui construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Mais, lorsque le moment de la récolte approcha, il dépêcha ses esclaves auprès des vignerons pour prendre sa récolte. Et les vignerons s'étant saisis de ses esclaves battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il dépêcha derechef d'autres esclaves en plus grand nombre que les premiers, et ils les traitèrent de même. Mais à la fin, il leur dépêcha son fils, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais les vignerons, à la vue du fils, se dirent : Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et mettons-nous en possession de son héritage. Et s'étant saisis de lui, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le propriétaire de la vigne sera venu, que fera-t-il à ces vignerons-là ? » Ils lui dirent : « Il fera misérablement périr ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en remettront la récolte en sa saison. » Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable nos yeux ?

Évangile

Jean 2

Et le troisième jour il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus s'y trouvait. Or Jésus avait aussi été invité à la noce ainsi que ses disciples. Et le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont plus de vin ; » et Jésus lui dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Quoique ce soit qu'il vous dise, faites-le. » Or il y avait là six vases de pierre destinés aux ablutions en usage chez les Juifs, contenant chacun deux ou trois métrètes. Jésus leur dit : « Remplissez ces vases d'eau. » Et ils les remplirent jusques en haut. Et il leur dit : « Puisez maintenant, et portez au chef de la salle à manger. » Et ils portèrent. Mais quand le chef de la salle à manger eut goûté l'eau devenue du vin, (et il ne savait d'où il venait, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau), le chef de la salle à manger appelle l'époux et lui dit : « Tout le monde sert d'abord le bon vin, et quand on est ivre, le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusques à présent. » Jésus fit ainsi son premier miracle à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ; après cela il descendit à Capharnaoum, lui, et sa mère, et ses frères, et ses disciples, et ils y demeurèrent un petit nombre de jours. Et la Pâque des Juifs était proche ; et Jésus monta à Jérusalem, et il trouva dans le temple ceux qui vendaient des bœufs et des brebis et des colombes, ainsi que des changeurs sur leurs sièges ; et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les expulsa tous du temple ainsi que les brebis et les bœufs, et il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, et il dit à ceux qui vendaient les colombes : « Emportez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! » — Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : « Le zèle pour Ta maison me dévore. » — Les Juifs donc prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu pour agir de la sorte ? » Jésus leur répliqua : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs dirent donc : « Il a fallu quarante-six ans pour que ce sanctuaire fût construit et toi, tu le relèveras en trois jours ! » — Mais lui parlait du sanctuaire de son corps ; lors donc qu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole qu'avait dite Jésus. – Or, pendant qu'il était à Jérusalem, durant la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, en voyant les miracles qu'il opérait ; mais, quant à Jésus, il ne se fiait pas à eux, parce qu'il connaissait tout le monde, et qu'il n'avait pas besoin que personne rendît témoignage sur tel ou tel homme ; car lui-même savait ce qui était dans l'homme.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.