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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Éphésiens 1:1-10

Paul, apôtre de Christ Jésus par la volonté de Dieu, aux saints qui sont aussi fidèles en Christ Jésus : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par le seigneur Jésus-Christ ! Béni soit le Dieu de notre seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis par toute ; espèce de bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ, selon qu'il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irrépréhensibles devant Lui, nous ayant prédestinés, dans Sa charité, à devenir, par Christ Jésus, Ses enfants d'adoption, suivant le bon plaisir de Sa volonté, à la louange de la gloire de Sa grâce, qu'il nous a gratuitement accordée par le bien-aimé en qui nous possédons la rédemption par son sang, le pardon de nos fautes, selon la richesse de Sa grâce, qu'Il a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence, en nous faisant connaître le mystère de Sa volonté, selon le libre dessein qu'il avait d'avance formé en Lui-même, pour l'exécuter lors de l'accomplissement des temps, de rassembler toutes choses en Christ, tant celles qui sont aux cieux, que celles qui sont sur la terre, en lui, dis-je,

Première lecture

Genèse 35

Et Dieu dit à Jacob : Lève-toi, monte à Béthel et y demeure et fais-y un autel au Dieu qui t'est apparu quand tu fuyais devant Esaü, ton frère. Alors Jacob dit à sa maison a et à tous ceux qui étaient avec lui : Éloignez les dieux étrangers qui sont parmi vous, et purifiez-vous et changez vos habits, puis nous partirons et monterons à Béthel, et là je ferai un autel au Dieu qui m'a exaucé au jour de ma détresse et a été avec moi durant le voyage que j'ai accompli. Alors ils livrèrent à Jacob tous les dieux étrangers qu'ils retenaient, et les boucles qui étaient à leurs oreilles, et Jacob les enfouit sous le chêne qui se trouvait près de Sichem. Et ils se mirent en marche. Et la terreur de Dieu gagna toutes les villes de leurs alentours, tellement qu'on ne poursuivit point les fils de Jacob. Et Jacob parvint à Luz, situé dans le pays de Canaan (c'est Béthel) lui et tout le monde qui était avec lui. Et là il édifia un autel et donna à l'endroit le nom de [Autel] du Dieu de Béthel, parce que c'était là que Dieu s'était révélé à lui, quand il fuyait devant son frère. Et alors mourut Debora, nourrice de Rebecca, et elle reçut la sépulture au-dessous de Béthel sous le chêne, auquel il donna le nom de Allon-Bachuth (chêne des pleurs). Et Dieu apparut encore à Jacob après son retour de Mésopotamie, et le bénit. Et Dieu lui dit : Ton nom est Jacob ; désormais ton nom ne sera plus Jacob, mais Israël sera ton nom. Et Il lui donna le nom d'Israël. Et Dieu lui dit : Je suis Dieu, le Tout-Puissant. Sois fécond et te multiplie ; un peuple et une masse de peuples naîtront de toi et des rois sortiront de tes reins. Et le pays que j'ai donné à Abraham et à Isaac, je veux te le donner et le donner à ta postérité après toi. Et Dieu remontant le quitta au lieu où Il avait parlé avec lui. Alors Jacob érigea un monument dans le lieu où Il avait parlé avec lui, un monument en pierre et y fit une libation et y versa de l'huile. Et Jacob donna au lieu où Dieu avait parlé avec lui le nom de Beth-El (maison de Dieu). Et ils partirent de Béthel. Et on avait encore à franchir une traite jusqu'à Ephrata, lorsque Rachel enfanta, et elle eut un enfantement laborieux. Et comme l'enfantement était laborieux, la sage-femme lui dit : Ne t'alarme pas, car c'est encore un fils qui te vient ! Et lorsque rendant l'âme, elle se mourait, elle nomma son nom Ben-Oni (mon fils de douleur) ; mais son père l'appela Benjamin (fils de la droite). Ainsi mourut Rachel, et elle reçut la sépulture sur le chemin d'Ephrata, qui est Bethléhem. Et Jacob érigea un cippe sur son tombeau, c'est le cippe de Rachel qu'on voit encore aujourd'hui. Et Israël partit et dressa sa tente au-delà de la Tour-aux-Troupeaux. Et pendant qu'Israël habitait cette contrée, Ruben prit son chemin, et coucha avec Bilha, concubine de son père. El Israël l'apprit.Et les fils de Jacob étaient au nombre de douze. Fils de Léa : le premier-né de Jacob, Ruben, et Siméon et Lévi, et Juda et Issaschar et Zabulon. Fils de Rachel : Joseph et Benjamin. Fils de Bilha, servante de Rachel : Dan et Nephthali. Fils de Zilpa, servante de Léa : Gad et Asser. Tels sont les fils de Jacob, qui lui naquirent en Mésopotamie. Et Jacob arriva chez Isaac, son père, à Mamré, Kiriath-Arba, qui est Hébron, où Abraham et Isaac avaient séjourné. Et les jours d'Isaac furent cent quatre-vingts ans ; alors Isaac expira et mourut, et il fut recueilli auprès de son peuple, vieux et rassasié de jours. Et Esaü et Jacob, ses fils, lui donnèrent la sépulture.

Première lecture

Exode 3:16-22

Va et assemble les Anciens d'Israël et dis-leur : L'Éternel, Dieu de vos pères, m'est apparu, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, et m'a dit : J'ai arrêté mes regards sur vous et sur ce qu'on vous fait en Egypte, et j'ai dit : Je vous retirerai des misères de l'Egypte pour vous amener dans le pays des Cananéens et des Héthiens et des Amoréens et des Phérisiens et des Hévites et des Jébusites, dans un pays découlant de lait et de miel. Et ils prêteront l'oreille à ta voix, et tu te rendras, toi et les Anciens d'Israël, auprès du roi d'Egypte et vous lui direz : L'Éternel, Dieu des Hébreux, nous est apparu ; ainsi, permets-nous maintenant de nous avancer à trois journées de marche dans le désert, et de faire des sacrifices à l'Éternel, notre Dieu. Or je sais que le roi d'Egypte ne vous permettra point de partir, sinon par la force. Et j'étendrai ma main et frapperai l'Egypte au moyen de tous mes miracles que je ferai dans son sein ; après quoi il renverra. Et je ferai trouver grâce à ce peuple aux yeux des Égyptiens, et quand vous partirez, vous ne partirez pas à vide. Et chaque femme demandera à sa voisine et à son hôtesse de la vaisselle d'argent et de la vaisselle d'or, et des vêtements que vous mettrez à vos fils et à vos filles, et ainsi vous dépouillerez les Égyptiens.

Prière du matin — première lecture

Exode 14

Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Dis aux enfants d'Israël qu'ils se replient et campent devant Pihachiroth entre Migdol et la mer, devant Baal-Tsephon ; c'est vis-à-vis que vous camperez près de la mer. Et Pharaon pensera des enfants d'Israël : Ils se sont perdus dans le pays ; le désert les enferme. Et j'endurcirai le cœur de Pharaon, afin qu'il les poursuive, et je serai glorifié dans Pharaon et dans toute son armée, et les Égyptiens comprendront que je suis l'Éternel. Et ils firent ainsi. Et lorsque le roi d'Egypte fut informé de la fuite du peuple, les sentiments de Pharaon et de ses serviteurs changèrent à l'égard du peuple et ils dirent : Qu'avons-nous fait de laisser Israël quitter notre service ? Alors il attela son char et prit son peuple avec lui ; et il prit six cents chars d'élite et tout ce qu'il y avait de chars en Egypte, tous montés de guerriers. Et l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon, roi d'Egypte, et il se mit à la poursuite des enfants d'Israël. Car les enfants d'Israël étaient partis haut la main. Les Égyptiens les poursuivirent donc et les atteignirent avec tous les chevaux et chars de Pharaon, et sa cavalerie et son armée, dans leur campement près de la mer, à Pihachiroth vis-à-vis de Baal-Tsephon. Et Pharaon s'approcha et les enfants d'Israël levèrent les yeux, et voilà que les Égyptiens arrivaient sur eux par derrière, et les enfants d'Israël furent très effrayés et crièrent à l'Éternel. Et ils dirent à Moïse : Est-ce faute de tombeaux en Egypte que tu nous as amenés mourir dans le désert ? Que nous as-tu fait en nous tirant de l'Egypte ? N'est-ce pas ce que nous te disions en Egypte : Ne t'occupe pas de nous, nous voulons servir les Égyptiens : car nous aimons mieux servir les Égyptiens que de mourir dans le désert. Alors Moïse dit au peuple : Ne vous effrayez pas ! restez en place et contemplez la délivrance que l'Éternel va opérer aujourd'hui pour vous ; car si vous voyez aujourd'hui les Égyptiens, désormais vous ne les reverrez plus jamais. L'Éternel combattra pour vous ; et vous, soyez tranquilles. Et l'Éternel dit à Moïse : Pourquoi pousses-tu tes cris vers moi ? Dis aux enfants d'Israël qu'ils lèvent le camp. Et toi, lève ton bâton, et étends ta main sur la mer, et fends-la, et les enfants d'Israël traverseront le milieu de la mer à sec. Et moi, voici, j'endurcirai le cœur des Égyptiens, et ils vous suivront, et je serai glorifié dans Pharaon et dans toute son armée, ses chars et sa cavalerie. Et les Égyptiens sauront que je suis l'Éternel, quand je serai glorifié dans Pharaon, ses chars et sa cavalerie. Alors l'ange de l'Éternel, qui marchait en tête de l'armée d'Israël, quitta sa place et marcha derrière, et la colonne de nuée qui la précédait quitta sa place et se posa derrière eux. Et elle vint entre l'armée d'Egypte et l'armée d'Israël ; et d'un côté c'était nuée et obscurité, et de l'autre elle illuminait la nuit ; et ils ne s'approchèrent pas les uns des autres durant toute la nuit. Et Moïse étendit sa main sur la mer, et l'Éternel refoula la mer par un fort vent d'est toute la nuit et changea la mer en terre sèche, et les eaux se fendirent. Et les enfants d'Israël traversèrent le milieu de la mer à sec, et les eaux furent pour eux une muraille à droite et à gauche. Et les Égyptiens chargèrent, et entrèrent dans la mer après eux avec tous les chevaux de Pharaon, ses chars et sa cavalerie. Et vers la veille du matin, l'Éternel porta ses regards de la colonne de feu et de nuée sur les Égyptiens, et Il mit en déroute l'armée d'Egypte ; et Il disloqua les roues de leurs chars et rendit leur marche difficile. Alors les Égyptiens dirent : Fuyons devant Israël, car l'Éternel combat pour lui contre l'Egypte. Et l'Éternel dit à Moïse : Étends ta main sur la mer, afin que les eaux reviennent couvrir les Égyptiens, leurs chars et leur cavalerie. Et Moïse étendit sa main sur la mer, et vers le matin la mer revint à son niveau ordinaire, et les Égyptiens fuirent à son approche, et l'Éternel précipita les Égyptiens au milieu de la mer. Et les eaux en revenant couvrirent les chars et la cavalerie de toute l'armée de Pharaon, entrés à leur suite dans la mer : il n'en survécut pas un seul. Mais les enfants d'Israël passèrent à sec par le milieu de la mer, et les eaux étaient pour eux une muraille à leur droite et à leur gauche. C'est ainsi que dans cette journée, l'Éternel sauva Israël des mains des Égyptiens, et Israël vit les Égyptiens morts sur le rivage de la mer. Et Israël fut témoin du grand coup dont l'Éternel frappa l'Egypte, et le peuple craignit l'Éternel et eut foi dans l'Éternel et dans Moïse, son serviteur.

Épître

Sirach 44:16-27;45:3-20

Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.

Enoch pleased the Lord, and was translated, Being an example of repentance to all generations. Noah was found perfect and righteous; In the season of wrath he was taken in exchange for the world; Therefore was there left a remnant to the earth, When the flood came. Everlasting covenants were made with him, That all flesh should no more be blotted out by a flood. Abraham was a great father of a multitude of nations; And there was none found like him in glory; Who kept the law of the Most High, And was taken into covenant with him: In his flesh he established the covenant; And when he was proved, he was found faithful. Therefore he assured him by an oath, That the nations should be blessed in his seed; That he would multiply him as the dust of the earth, And exalt his seed as the stars, And cause them to inherit from sea to sea, And from the River to the utmost part of the earth. In Isaac also did he establish likewise, for Abraham his father’s sake, The blessing of all men, and the covenant: And he made it rest upon the head of Jacob; He acknowledged him in his blessings, And gave to him by inheritance, And divided his portions; Among twelve tribes did he part them. By his words he caused the wonders to cease; He glorified him in the sight of kings; He gave him commandment for his people, And showed him part of his glory. He sanctified him in his faithfulness and meekness; He chose him out of all flesh. He made him to hear his voice, And led him into the thick darkness, And gave him commandments face to face, Even the law of life and knowledge, That he might teach Jacob the covenant, And Israel his judgments. He exalted Aaron, a holy man like to him, Even his brother, of the tribe of Levi. He established for him an everlasting covenant, And gave him the priesthood of the people; He beautified him with comely ornaments, And girded him about with a robe of glory. He clothed him with the perfection of exultation; And strengthened him with apparel of honor, The linen breeches, the long robe, and the ephod. And he compassed him with pomegranates of gold, And with many bells round about, To send forth a sound as he went, To make a sound that might be heard in the temple, For a memorial to the children of his people; With a holy garment, with gold and blue and purple, the work of the embroiderer, With an oracle of judgement, even with the Urim and Thummim; With twisted scarlet, the work of the craftsman; With precious stones graven like a signet, in a setting of gold, the work of the jeweller, For a memorial engraved in writing, after the number of the tribes of Israel; With a crown of gold upon the mitre, having graven on it, as on a signet, HOLINESS, An ornament of honor, a work of might, The desires of the eyes, goodly and beautiful. Before him there never have been any such; No stranger put them on, but his sons only, and his offspring perpertually. His sacrifices shall be wholly consumed Every day twice continually. Moses consecrated him, And anointed him with holy oil: It was to him for an everlasting covenant, And to his seed, all the days of heaven, To minister to him, and to execute also the priest’s office, And bless his people in his name. He chose him out of all living To offer sacrifice to the Lord, Incense, and a sweet savor, for a memorial, To make reconciliation for your people. He gave to him in his commandments, Yes, authority in the covenants of judgements, To teach Jacob the testimonies, And to enlighten Israel in his law. Strangers gathered themselves together against him, And envied him in the wilderness, Even Dathan and Abiram with their company, And the congregation of Korah, with wrath and anger. The Lord saw it, and it displeased him; And in the wrath of his anger they were destroyed: He did wonders upon them, To consume them with flaming fire. And he added glory to Aaron, And gave him a heritage: He divided to him the first fruits of the increase; And first did he prepare bread in abundance:

Première lecture

Cantique des Cantiques 4

Voici tu es belle, ma bien-aimée, voici, tu es belle ; tes yeux sont ceux de la Colombe derrière ton voile ; la chevelure est comme un troupeau des chèvres qui reposent au penchant du mont de Galaad ; tes dents sont comme un troupeau de brebis après la tonte, qui remontent du bain, toutes mères de jumeaux, et dont aucune n'est sans agneaux ; tes lèvres sont comme un fil de carmin, ton parler est gracieux ; tes joues sont comme des moitiés de grenade, derrière ton voile ; ton col est comme la tour de David, bâtie pour recevoir les armures ; mille boucliers y sont suspendus, tous pavois des héros ; tes deux mamelles sont comme les deux faons jumeaux d'une biche, broutant au milieu des lys. En attendant le frais du jour, et la fuite des ombres, j'irai à la montagne de la myrrhe, et au coteau de l'encens. Tu es d'une beauté parfaite, ma bien-aimée, et en toi il n'y a pas un défaut. Avec moi quitte le Liban, ma fiancée ! avec moi quitte le Liban ! regarde loin de la cime d'Amana, de la cime de Sénir et d'Hermon, des repaires des lions, des montagnes des léopards ! Tu m'ôtes le cœur, ma sœur, ma fiancée, tu m'ôtes le cœur par un seul regard de tes yeux, par un seul des colliers de ton col. Quel charme dans ton amour, ma sœur, ma fiancée ! Comme ton amour est plus exquis que le vin, et le parfum de tes huiles de senteur, plus exquis que tous les baumes ! Tes lèvres distillent du miel, ô ma fiancée ; ta langue repose sur le miel et le lait, et le parfum de tes habits égale le parfum du Liban. Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée, une source fermée, une fontaine scellée. Tes plants sont un bocage de grenadiers, avec des fruits exquis, des troènes unis au nard ; de nard et de safran, de roseau odorant et de cannelle, avec tous les arbres qui donnent l'encens ; de myrrhe et d'aloès, avec les premiers des aromates ; c'est une source pour des jardins, une fontaine d'eaux vives, et des ruisseaux qui viennent du Liban. – – Lève-toi, Aquilon, et accours, Autan, souffle dans mon jardin, et que les parfums s'en exhalent. Que mon bien-aimé pénètre dans son jardin, et en goûte les fruits délicieux. –

Prière du matin — deuxième lecture

Marc 4

Et il commença à enseigner près de la mer. Et une foule très nombreuse se rassemble autour de lui, en sorte qu'étant monté sur une barque il s'assit dans la mer, et toute la foule se tenait près de la mer sur le rivage. Et il leur enseignait beaucoup de choses sous forme de paraboles, et il leur disait dans son enseignement : « Écoutez, voici, le semeur sortit pour semer, et il advint, pendant qu'il semait, qu'une partie tomba le long du chemin, et les oiseaux vinrent et la mangèrent toute. Et une autre partie tomba sur le sol rocailleux et là où elle n'avait pas beaucoup de terre, et aussitôt elle leva parce qu'elle n'avait pas un sol profond ; et, quand le soleil se fut levé, elle fut brûlée, et, comme elle n'avait pas de racine, elle sécha. Et une autre partie tomba dans les épines, les épines montèrent et l'étouffèrent, et elle ne donna pas de fruit. Et une autre partie tomba dans la bonne terre, et elle donnait du fruit qui montait et grandissait, et elle rapportait à raison de trente, et à raison de soixante, et à raison de cent. » Et il disait : « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ! » Et lorsqu'il fut seul, ceux qui l'entouraient avec les douze l'interrogeaient sur les paraboles ; et il leur disait : « C'est à vous qu'a été donné le mystère du royaume de Dieu, mais pour ceux-là, qui sont du dehors, tout se passe en parabole, afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu'ils ne se convertissent et qu'il ne leur soit pardonné. » Et il leur dit : « Vous ignorez le sens de cette parabole, et comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? Le semeur sème la parole ; mais ceux qui se trouvent le long du chemin là où la parole est semée, sont ceux qui, lorsqu'ils l'ont entendue, aussitôt survient Satan, et il enlève la parole qui a été semée en eux. Et de même ceux qui sont semés sur les endroits rocailleux, sont ceux qui, lorsqu'ils ont entendu la parole, aussitôt la reçoivent avec joie, et ils n'ont pas de racine en eux-mêmes, mais ils sont sans persistance ; ensuite s'il est survenu une tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils trébuchent aussitôt. Et d'autres sont ceux qui sont semés dans les épines ; ce sont ceux qui ont écouté la parole, et les soucis du siècle et le faux attrait de la richesse et les autres genres de convoitises s'introduisent et se réunissent pour étouffer là parole, et elle devient stérile, Et ceux qui ont été semés sur la bonne terre, sont ceux qui entendent la parole et la reçoivent ; et ils donnent du fruit à raison de trente, et de soixante, et de cent. » Et il leur disait : « Est-ce que la lampe vient pour être placée sous le boisseau ou sous le lit ? N'est-ce pas pour être placée sous son support ? Car rien n'est caché, si ce n'est afin d'être manifesté, et rien n'a été tenu secret, qu'afin d'être manifesté. Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende. » Et il leur disait : « Prenez garde à ce que vous entendez ; avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré, et on vous ajoutera du surcroît ; car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. » Et il disait : « Il en est du royaume de Dieu, comme d'un homme qui aurait jeté la semence sur la terre, et, soit qu'il dorme, soit qu'il veille, nuit et jour, la semence germe et se développe, sans que lui-même sache comment ; d'elle-même la terre produit, d'abord de l'herbe, puis un épi ; puis il y a dans l'épi plénitude de blé ; or quand le fruit s'est montré, aussitôt on envoie la faucille, car la moisson est venue. Et il disait ; « Comment comparerons-nous le royaume de Dieu, ou dans quelle parabole le placerons-nous ? Il est comme un grain de moutarde, qui, lorsqu'il a été semé sur la terre, quoiqu'il soit plus petit que toutes les semences qui sont sur la terre, lors, dis-je, qu'il a été semé, monte et devient plus grand que toutes les plantes potagères, et pousse de grandes branches, en sorte que les oiseaux du ciel peuvent s'abriter sous son ombre. » Et c'était par beaucoup de paraboles de ce genre qu'il leur annonçait la parole, selon ce qu'ils pouvaient entendre. Et il ne leur parlait point sans parabole ; mais dans le particulier il expliquait tout à ses propres disciples. Et ce même jour le soir étant venu il leur dit : « Passons sur l'autre rive. » Et ayant quitté la foule, ils le prennent avec eux, tel qu'il était dans la barque ; et d'autres barques étaient avec lui. Et il se leva un grand tourbillon de vent, et les flots se jetaient dans la barque, en sorte que la barque en était déjà remplie. Quant à lui, il dormait à la poupe sur le coussin, et ils le réveillent et lui disent : « Maître, ne te soucies-tu point de ce que nous périssons ? » Et s'étant réveillé, il gourmanda le vent et dit à la mer : « Tais-toi, fais silence. » Et le vent tomba, et il se fit un grand calme. Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous effrayés ? N'avez-vous pas encore foi ? » Et ils furent saisis d'une grande terreur, et ils se disaient les uns aux autres : « Qui est donc celui-ci, que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Psaume responsorial

Psaumes 54

Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Hymne de David, lorsque les Siphéens vinrent, et dirent à Saül : Voici, David est caché parmi nous.Dieu, sois par ton nom mon sauveur, et par ta puissance, mon défenseur ! O Dieu, écoute ma prière, prête l'oreille aux paroles de ma bouche ! Car des étrangers s'élèvent contre moi, et des furieux attentent à ma vie ; ils ne mettent point Dieu en vue de leurs regards. (Pause) Voici, Dieu m'est secourable, le Seigneur est le soutien de ma vie : Il fera retomber sur mes ennemis leur méchanceté. Selon ta fidélité anéantis-les ! D'un cœur empressé je te ferai des sacrifices, je célébrerai ton nom, Éternel, car il est bon, car il m'a délivré de toute adversité, et mes ennemis réjouissent mes regards.

Évangile

Matthieu 25:14-23

De même en effet qu'un homme partant pour un voyage appela ses esclaves, et leur remit ses biens, et qu'à l'un il donna cinq talents, et à un autre deux, et à un troisième un, à chacun selon sa capacité particulière, et qu'il partit pour son voyage ; aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres. De même aussi celui qui avait reçu les deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla faire un creux en terre, et y cacha l'argent de son maître. Or, après un long espace de temps, le maître de ces esclaves revient et leur fait rendre compte. Et celui qui avait reçu les cinq talents s'étant approché apporta cinq autres talents, en disant : « Seigneur, tu m'as remis cinq talents, regarde, j'ai gagné cinq autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Celui qui avait reçu les deux talents s'étant aussi approché dit : « Seigneur, tu m'as remis deux talents, regarde, j'ai gagné deux autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. »

Psaume responsorial

Psaumes 84

Au maître chantre. En githith. Cantique des fils de Coré.Que tes demeures sont aimables, Éternel des armées ! Mon cœur se pâme, il languit après les parvis de l'Éternel ; mon âme et ma chair crient au Dieu vivant. Le passereau même se trouve une demeure, et l'hirondelle un nid, où ils déposent leur couvée, près de tes autels, Éternel des armées, mon Roi et mon Dieu ! Heureux les habitants de ta maison ! Ils te louent encore. (Pause) Heureux l'homme dont tu es le soutien, et que son cœur porte à s'acheminer vers toi ! Traversant la vallée des pleurs, il la trouve pour lui arrosée de fontaines, et la pluie d'automne la couvre d'abondance. Il chemine, et ses forces augmentent : il se présente enfin devant Dieu en Sion. Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière ! Prête l'oreille, Dieu de Jacob ! (Pause) O notre bouclier, regarde, ô Dieu, abaisse un regard sur la face de ton Oint ! Car mieux vaut un jour dans tes parvis, que mille autres ; j'aime mieux me tenir au seuil de la maison de mon Dieu, que d'habiter les tentes de l'impiété. Car l'Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l'Éternel donne grâce et magnificence, ne refuse aucun bien à qui suit la droiture. Éternel des armées, heureux l'homme qui se confie en toi !

Psaume responsorial

Psaumes 35

De David.Sois l'adversaire, ô Éternel, de mes adversaires ! Combats ceux qui me combattent ! Saisis le bouclier et la rondache, et lève-toi pour m'assister ! Tire ta lance et ta hache contre mes persécuteurs ! Crie-moi : Je suis ton aide ! Que la honte et l'opprobre couvrent ceux qui demandent ma vie ! qu'ils reculent confondus ceux qui méditent ma ruine ! Qu'ils soient comme la balle au vent, chassés par l'ange de l'Éternel ! Que leur route soit sombre et glissante, et que l'ange de l'Éternel les poursuive ! Car sans cause ils ont caché la fosse et le filet sous mes pas, sans cause ils ont miné pour m'ôter la vie. Que la ruine fonde sur eux imprévue ! qu'ils soient pris dans le filet qu'ils ont tendu ! que pour y périr ils y tombent ! Alors mon âme sera ravie de l'Éternel, et se réjouira de son secours. Tous mes os diront : Éternel ! qui, comme toi, sauve le malheureux de plus forts que lui, le malheureux et le pauvre de ses spoliateurs ? Des témoins iniques se lèvent ; pour ce que j'ignore, ils me prennent à partie. On me rend le mal pour le bien, je suis abandonné. Mais moi, dans leurs maladies, je pris le cilice, je me macérai par des jeûnes, et je priai, la tête penchée sur la poitrine ; à ma démarche on eût dit que j'avais perdu mon frère, mon ami ; comme en deuil d'une mère, triste j'étais courbé. Mais ma chute les réjouit ; ils se liguent, ils se liguent contre moi, médisant, et j'ignore tout ; ils me déchirent, et ne se taisent pas. Avec les profanes bouffons des festins, ils grincent contre moi les dents. Seigneur, jusques à quand seras-tu spectateur ? Délivre ma vie de leur fléau, et mon âme des lions ! Je te rendrai grâces dans la grande assemblée, et je te louerai au sein d'un peuple nombreux. Ne permets pas que mes perfides ennemis triomphent à ma vue, et que, dans leur haine gratuite, ils clignent les yeux ! Car ils ne parlent pas de paix, et contre les débonnaires du pays ils méditent l'astuce. Ils ouvrent contre moi leur bouche, et disent : « Ah ! ah ! nos yeux voient. » Tu vois aussi, Éternel ! ne te tais pas ! Seigneur, ne t'éloigne pas de moi ! Lève-toi, réveille-toi, pour me faire justice, mon Seigneur, mon Dieu, pour défendre ma cause ! Fais-moi droit, selon ta justice, Éternel, mon Dieu, et que je ne sois pas un triomphe pour eux ! Qu'ils ne disent pas en leur cœur : « Bien ! c'étaient nos vœux ! Qu'ils ne disent pas : « Nous l'avons perdu ! » Fais rougir et confonds tous ceux que réjouissent mes maux ! Couvre de honte et d'ignominie mes superbes adversaires ! Alors ils chanteront et seront ravis ceux qui aiment ma juste cause ; ils diront incessamment : « Grand est l'Éternel, qui se plaît au bien de son serviteur ! » Et ma langue dira ta justice, et te louera tous les jours.

Psaume responsorial

Psaumes 35

De David.Sois l'adversaire, ô Éternel, de mes adversaires ! Combats ceux qui me combattent ! Saisis le bouclier et la rondache, et lève-toi pour m'assister ! Tire ta lance et ta hache contre mes persécuteurs ! Crie-moi : Je suis ton aide ! Que la honte et l'opprobre couvrent ceux qui demandent ma vie ! qu'ils reculent confondus ceux qui méditent ma ruine ! Qu'ils soient comme la balle au vent, chassés par l'ange de l'Éternel ! Que leur route soit sombre et glissante, et que l'ange de l'Éternel les poursuive ! Car sans cause ils ont caché la fosse et le filet sous mes pas, sans cause ils ont miné pour m'ôter la vie. Que la ruine fonde sur eux imprévue ! qu'ils soient pris dans le filet qu'ils ont tendu ! que pour y périr ils y tombent ! Alors mon âme sera ravie de l'Éternel, et se réjouira de son secours. Tous mes os diront : Éternel ! qui, comme toi, sauve le malheureux de plus forts que lui, le malheureux et le pauvre de ses spoliateurs ? Des témoins iniques se lèvent ; pour ce que j'ignore, ils me prennent à partie. On me rend le mal pour le bien, je suis abandonné. Mais moi, dans leurs maladies, je pris le cilice, je me macérai par des jeûnes, et je priai, la tête penchée sur la poitrine ; à ma démarche on eût dit que j'avais perdu mon frère, mon ami ; comme en deuil d'une mère, triste j'étais courbé. Mais ma chute les réjouit ; ils se liguent, ils se liguent contre moi, médisant, et j'ignore tout ; ils me déchirent, et ne se taisent pas. Avec les profanes bouffons des festins, ils grincent contre moi les dents. Seigneur, jusques à quand seras-tu spectateur ? Délivre ma vie de leur fléau, et mon âme des lions ! Je te rendrai grâces dans la grande assemblée, et je te louerai au sein d'un peuple nombreux. Ne permets pas que mes perfides ennemis triomphent à ma vue, et que, dans leur haine gratuite, ils clignent les yeux ! Car ils ne parlent pas de paix, et contre les débonnaires du pays ils méditent l'astuce. Ils ouvrent contre moi leur bouche, et disent : « Ah ! ah ! nos yeux voient. » Tu vois aussi, Éternel ! ne te tais pas ! Seigneur, ne t'éloigne pas de moi ! Lève-toi, réveille-toi, pour me faire justice, mon Seigneur, mon Dieu, pour défendre ma cause ! Fais-moi droit, selon ta justice, Éternel, mon Dieu, et que je ne sois pas un triomphe pour eux ! Qu'ils ne disent pas en leur cœur : « Bien ! c'étaient nos vœux ! Qu'ils ne disent pas : « Nous l'avons perdu ! » Fais rougir et confonds tous ceux que réjouissent mes maux ! Couvre de honte et d'ignominie mes superbes adversaires ! Alors ils chanteront et seront ravis ceux qui aiment ma juste cause ; ils diront incessamment : « Grand est l'Éternel, qui se plaît au bien de son serviteur ! » Et ma langue dira ta justice, et te louera tous les jours.

Prière du soir — première lecture

Exode 15

Alors Moïse et les enfants d'Israël chantèrent un hymne à l'Éternel et ils dirent :Je chante l'Éternel qui a paru dans sa grandeur ; Il a jeté dans la mer le cheval et son cavalier. Que l'Éternel soit ma gloire et l'objet de mes chants, car Il a été mon sauveur. C'est lui qui est mon Dieu, je le célèbre, le Dieu de mon père, je l'exalte. L'Éternel est un guerrier, son nom est l'Éternel. Il a jeté dans la mer les chars de Pharaon, et son armée ; ses champions d'élite sont plongés dans la Mer des algues ; les flots les ont couverts : ils ont enfoncé dans l'abîme comme la pierre. Ta droite, O Éternel, que la puissance illustre, ta droite, ô Éternel, met tes ennemis en pièces. Par ta souveraine majesté tu abats ceux qui te résistent, tu donnes cours à ta colère ; et elle les consume comme la balle. Au souffle de tes narines les eaux s'accumulèrent, comme une digue les courants s'arrêtèrent, les flots se contractèrent au sein de la mer. L'ennemi disait : Je vais poursuivre, atteindre, partager le butin, mon âme s'assouvira sur eux, je tirerai l'épée, ma main les détruira ; tu exhalas ton souffle, la mer les couvrit, comme le plomb ils s'abîmèrent dans les ondes puissantes. Qui t'égale parmi les dieux, Éternel ? Lequel est comme toi illustre en sainteté, auguste en gloire, auteur de merveilles ? Tu étendis ta main, la terre les engloutit. Tu conduis par ta grâce le peuple que tu as sauvé, tu le mènes par ta puissance au séjour de ta sainteté. A cette nouvelle les peuples tremblent, l'effroi saisit les habitants de la Philistie ; alors les princes d'Édom sont éperdus, la terreur s'empare des héros de Moab, les habitants de Canaan s'épouvantent ; la frayeur et l'alarme fond sur eux, la grandeur de ton bras les rend muets comme la pierre, jusqu'à ce que ton peuple soit passé, Éternel, jusqu'à ce que soit passé le peuple que tu t'es acquis. Tu les fais arriver et tu les plantes sur la montagne qui est ton héritage, dans le séjour dont tu as fait ta résidence, Éternel, dans le sanctuaire, Seigneur, qu'ont préparé tes mains. L'Éternel est roi, éternellement, à jamais ; car les coursiers de Pharaon avec ses chars et sa cavalerie s'avancèrent dans la mer, et l'Éternel ramena sur eux les flots de la mer, et les enfants d'Israël passèrent à sec au milieu de la mer. Alors Marie, la prophétesse, sœur d'Aaron, prit dans sa main le tambourin, et toutes les femmes sortirent à sa suite avec des tambourins et en formant des chœurs. Et Marie leur répondait : Chantez l'Éternel, car Il a montré sa grandeur, Il a jeté dans la mer les chevaux et les chars. Et Moïse fit partir les Israélites de la Mer aux algues, et ils s'avancèrent dans le désert de Sur et ils marchèrent trois journées dans le désert sans trouver d'eau. Et ils parvinrent à Mara, mais ils ne purent boire les eaux de Mara, car elles étaient amères ; c'est pourquoi on appelle ce lieu Mara (amertume). Alors le peuple murmura contre Moïse et dit : Que boirons-nous ? Et il éleva ses cris vers l'Éternel, et l'Éternel lui indiqua un bois qu'il jeta dans l'eau ; et l'eau devint douce. Là Il leur prescrivit des statuts et des lois, et là Il les mit à l'épreuve. Et Il dit : Si tu es docile à la voix de l'Éternel, ton Dieu, et que tu fasses ce qui est droit à ses yeux, et que tu écoutes ses ordres, et que tu observes tous ses statuts, je ne te ferai subir aucune des maladies que j'ai fait subir aux Égyptiens ; car je suis l'Éternel, ton médecin. Et ils arrivèrent à Elim, et là il y avait douze fontaines et soixante-dix palmiers, et ils y campèrent près des eaux.

Deuxième lecture

1 Jean 4

Bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit ; mais examinez les esprits pour voir s'ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes ont fait irruption dans le monde. Voici à quoi vous reconnaissez l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, et tel est celui de l'antechrist, dont vous avez ouï dire qu'il doit venir, et maintenant il est déjà dans le monde. Pour vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. Pour eux, ils sont du monde ; c'est pourquoi ils parlent d'après le monde, et le monde les écoute. Pour nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute point : c'est à cela que nous reconnaissons l'esprit de vérité et l'esprit d'égarement. Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, parce que l'amour vient de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu ; « celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l'amour de Dieu a été manifesté envers nous : c'est que Dieu a envoyé Son fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Voici en quoi consiste cet amour : c'est que ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais que c'est Lui qui nous a aimés et qui a envoyé son fils comme victime expiatoire pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous aussi nous devons nous aimer les uns les autres. Personne n'a jamais contemplé Dieu ; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et Son amour est accompli en nous. Voici à quoi nous connaissons que nous demeurons en Lui et Lui en nous : c'est qu'il nous a donné de Son Esprit. Et nous-mêmes nous avons vu, et nous l'attestons, que le Père a envoyé Son fils comme sauveur du monde. Quiconque aura confessé que Jésus-Christ est le fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous-mêmes nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru ; Dieu est amour, et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. Voici comment l'amour est accompli en nous, afin que nous ayons une ferme assurance lors du jour du jugement : c'est que tel qu'est celui-là, tels nous sommes aussi dans ce monde. Il n'y a pas de crainte dans l'amour, mais l'amour accompli chasse la crainte ; car la crainte suppose le châtiment, et celui qui craint n'est pas accompli dans l'amour. Pour nous, nous devons aimer, parce qu'il nous a aimés le premier. Si quelqu'un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur ; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas. Et voici le commandement que nous tenons de Lui : c'est que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

Deuxième lecture

2 Corinthiens 3

Recommençons-nous à nous recommander nous-mêmes ? Ou bien avons-nous peut-être besoin, comme quelques personnes, de lettres de recommandation qui vous soient adressées, ou qui viennent de vous ? Notre lettre c'est vous, elle est écrite dans nos cœurs, connue et lue par tous les hommes, vous en qui l'on voit avec évidence que vous êtes une lettre de Christ remise à nos soins, et écrite, non avec de l'encre, mais avec l'esprit du Dieu vivant, non sur des tablettes de pierre, mais sur des tablettes qui sont des cœurs de chair. Or cette confiance-là, c'est par Christ que nous l'avons relativement à Dieu ; non pas que par nous-mêmes nous soyons capables de penser comme de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu, qui nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l'esprit ; car la lettre tue, tandis que l'esprit vivifie. Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été accompagné d'une gloire telle que les fils d'Israël ne pouvaient fixer leurs regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, toute périssable qu'elle était, le ministère de l'esprit sera entouré de bien plus de gloire. Car, si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice l'emporte bien davantage en gloire ; car même ce qui a été glorieux est, à cet égard, privé de gloire, à cause de la gloire supérieure ; en effet, si ce qui est périssable est accompagné de gloire, ce qui est permanent est bien plus glorieux. Ayant donc un tel espoir, nous sommes animés d'une grande assurance, et nous ne faisons pas comme Moïse qui plaçait un voile sur son visage, pour que les fils d'Israël ne fixassent pas leurs regards sur la disparition de ce qui était périssable ; mais leurs esprits ont été endurcis, car jusques au jour d'aujourd'hui le même voile recouvre la lecture de l'ancienne alliance, sans qu'il soit dévoilé que c'est par Christ qu'elle est abolie ; mais jusques à aujourd'hui, lorsqu'on lit Moïse, un voile reste étendu sur leur cœur, mais lorsqu'il s'est tourné vers le seigneur ce voile est enlevé ; or le seigneur c'est l'esprit, et là où est l'esprit du seigneur, il y a liberté. Or nous tous qui, le visage découvert, contemplons dans un miroir la gloire du seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme cela doit se faire par le seigneur de l'esprit.

Deuxième lecture

1 Corinthiens 4:1-13

Ainsi l'on doit nous regarder comme des employés de Christ et des administrateurs des mystères de Dieu. Ici, du reste, ce que l'on demande des administrateurs, c'est que chacun soit trouvé fidèle ; mais il est pour moi tout à fait indifférent d'être jugé par vous ou par un tribunal humain, bien plus, je ne me juge pas même moi-même, car je ne me reproche rien, quoique ce ne soit pas par là que je suis justifié ; mais celui qui me juge, c'est le Seigneur. Ainsi ne portez aucun jugement avant le temps, jusques à ce que le Seigneur soit venu, qui mettra aussi en lumière ce que cachent les ténèbres et qui manifestera les desseins du cœur ; et alors la louange sera accordée à chacun de la part de Dieu. J'ai figurément rapporté ce qui précède à moi-même et à Apollos, à cause de vous, pour que, d'après nous, vous appreniez le précepte : « Pas au-dessus de ce qui est écrit ; » afin que vous ne vous éleviez pas par orgueil en faveur de l'un contre l'autre. Car qui est-ce qui te distingue ? Et que possèdes-tu, que tu n'aies reçu ? Mais si, en effet, tu l'as reçu, pourquoi t'enorgueillis-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ? Vous êtes déjà rassasiés ; vous êtes déjà enrichis ; c'est sans nous que vous avez été mis en possession du royaume ; et puissiez-vous réellement avoir été mis en possession du royaume, afin que nous-mêmes aussi nous le soyons avec vous ! Car il me semble que Dieu nous a placés, nous autres apôtres, au dernier rang des hommes, comme des condamnés à mort, car nous sommes devenus un spectacle pour le monde, pour les anges et les hommes. Quant à nous, nous sommes fous à cause de Christ, mais vous, vous êtes prudents en Christ ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts ; vous êtes couverts de gloire, mais nous d'ignominie ; jusques à l'heure présente nous souffrons et de la faim, et de la soif, et de la nudité ; et nous sommes frappés de coups ; et nous menons une vie errante ; et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; insultés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; calomniés, nous intercédons ; nous sommes devenus comme les immondices du monde, le rebut de tous jusques à présent.

Deuxième lecture

Tite 3:1-7

Mais invite-les à être soumis envers les puissances et les autorités, obéissants et prêts à toute bonne œuvre, à ne calomnier personne, à n'être point querelleurs, à se montrer équitables, à témoigner toute espèce de mansuétude à tous les hommes ; car nous aussi, nous étions naguère insensés, rebelles, égarés, asservis à des convoitises et à des voluptés de tout genre, vivant dans la malice et dans l'envie, dignes de haine et nous haïssant les uns les autres ; mais, quand la bonté et l'humanité de Dieu notre sauveur a été manifestée, ce n'est point en conséquence d'œuvres conformes à la justice que nous eussions faites nous-mêmes, mais en vertu de Sa propre miséricorde, qu'il nous a sauvés par l'ablution régénératrice, et par un renouvellement de l'esprit saint qu'il a richement répandu sur nous par Jésus-Christ notre sauveur, afin que, après avoir été justifiés par Sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de sa vie éternelle.

Évangile

Matthieu 14

En ce temps-là Hérode le tétrarque ouït parler de la renommée de Jésus, et il dit à ses serviteurs : « Cet homme est Jean le baptiste ; il est ressuscité des morts, et c'est pourquoi les miracles s'opèrent par lui. » Hérode, en effet, après avoir fait dans le temps arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodias, femme de Philippe son frère ; car Jean lui disait : « Il ne t'est pas permis de la posséder. » Et quoiqu'il eût désiré le faire mourir, il avait craint la foule, car on le regardait comme un prophète. Mais lors de la fête anniversaire de la naissance d'Hérode, la fille d'Hérodias dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode, en sorte qu'il s'engagea par serment à lui donner quoi que ce fût qu'elle demanderait. Or, ayant été endoctrinée par sa mère : « Donne-moi, » dit-elle, « ici, sur un plat, la tête de Jean le baptiste. » Et le roi attristé ordonna, à cause de son serment et des convives, qu'on la donnât, et il envoya décapiter Jean dans la prison. Et sa tête fut apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, et elle la porta à sa mère. Et ses disciples vinrent enlever le cadavre, et ils l'enterrèrent, et ils allèrent en informer Jésus. Or, Jésus l'ayant appris, partit de là sur une barque, pour se retirer à l'écart dans un lieu désert, et la foule l'ayant su le suivit à pied des différentes villes. Et étant sorti, il vit une foule nombreuse, et il fut ému de compassion envers elle, et il guérit leurs malades. Mais, le soir étant venu, les disciples s'approchèrent de lui en disant : « Ce lieu est désert, et l'heure est déjà avancée, renvoie la foule, afin qu'elle se rende dans les villages pour s'y acheter des vivres, » Or Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller, donnez-leur vous-mêmes à manger. » Mais ils lui disent : « Nous n'avons ici que cinq pains et deux poissons. » Et il dit : « Apportez-les-moi ici, et ordonnez à la foule de s'asseoir sur l'herbe. » Après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, il prononça, en levant les yeux vers le ciel, une bénédiction ; et après les avoir rompus, il donna les pains à ses disciples et les disciples à la foule. Et tous mangèrent et furent rassasiés ; et on emporta le surplus des morceaux dans douze corbeilles pleines. Or, ceux qui mangèrent étaient environ cinq mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants. Et aussitôt il contraignit ses disciples à monter dans une barque et à passer avant lui sur l'autre rive, jusques à ce qu'il eût renvoyé la foule. Et, après avoir renvoyé la foule, il monta sur la montagne pour prier à l'écart. Mais, le soir étant venu, il se trouva seul en cet endroit. Or, la barque était déjà éloignée de plusieurs stades de la terre, et elle était battue par les flots, car le vent était contraire. Mais à la quatrième veille de la nuit, il vint vers eux en marchant sur la mer. Or les disciples, en le voyant marcher sur la mer, furent tout troublés, et ils se disaient : « C'est un fantôme, » et dans leur peur ils se mirent à crier. Mais Jésus leur parla aussitôt, en disant : « Courage, c'est moi ; n'ayez pas peur. » Et Pierre lui répliqua : « Seigneur, si c'est toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Et il lui dit : « Viens. » Et Pierre, étant descendu de la barque, marcha sur les eaux et vint vers Jésus ; mais en voyant la violence du vent, il eut peur, et ayant commencé à s'enfoncer, il s'écria : « Seigneur, sauve-moi. » Et aussitôt Jésus ayant étendu la main le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et lorsqu'ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Mais ceux qui étaient dans la barque l'adorèrent, en disant : « Tu es vraiment le fils de Dieu. » Et ayant achevé leur traversée, ils touchèrent terre à Gennèsaret, et les gens de ce lieu-là l'ayant reconnu envoyèrent dans tout le pays circonvoisin, et on lui amena tous les malades, et ils le suppliaient de les laisser toucher seulement la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent guéris.

Prière du soir — deuxième lecture

1 Corinthiens 16

Quant à la collecte destinée aux saints, suivez, de votre côté, les prescriptions que j'ai données aux églises de la Galatie : Que le premier jour de la semaine chacun de vous mette à part chez lui les épargnes qu'il lui plaît de faire, afin qu'on n'attende pas que je sois arrivé pour commencer les collectes. Mais quand je serai arrivé, ceux que vous aurez choisis, je les enverrai avec une lettre porter votre offrande à Jérusalem, et s'il convenait que je m'y rendisse aussi, ils feront route avec moi. Je viendrai chez vous quand j'aurai traversé la Macédoine ; car je dois traverser la Macédoine, tandis que je séjournerai peut-être chez vous, ou même que j'y passerai l'hiver, afin que ce soit vous qui m'escortiez là où je me rendrai. Je ne veux pas en effet vous visiter maintenant en passant, car j'espère séjourner quelque temps parmi vous, si le Seigneur le permet ; mais je séjournerai à Éphèse, jusques à la Pentecôte, car une grande et puissante porte m'a été ouverte, et les adversaires sont nombreux. Cependant si Timothée arrive, veillez à ce qu'il soit sans inquiétude parmi vous, car il travaille à l'œuvre du seigneur comme moi ; que personne donc ne le méprise, mais escortez-le pacifiquement afin qu'il revienne vers moi, car je l'attends. Quant au frère Apollos, je l'ai souvent exhorté à se rendre auprès de vous avec les frères, mais la volonté de s'y rendre maintenant n'y était décidément pas ; cependant il partira dès qu'il en aura l'occasion. Veillez, soyez fermes dans la foi, comportez-vous virilement, fortifiez-vous ; que toutes vos affaires se fassent avec charité. Or je vous exhorte, frères,… vous savez que la famille de Stéphanas forme les prémices de l'Achaïe et qu'elle s'est elle-même consacrée au service des saints,… je vous exhorte, dis-je, à vous soumettre de votre côté à de tels ministres et à tous ceux qui agissent et travaillent avec eux. Pour moi, je me suis réjoui de l'arrivée de Stéphanas, de Fortounatus et d'Achaïcus, parce qu'ils ont suppléé à votre absence, car ils ont tranquillisé mon esprit et le vôtre ; reconnaissez donc le mérite de tels hommes ! Les églises d'Asie vous saluent. Aquilas et Prisca vous adressent de nombreuses salutations dans le seigneur, ainsi que l'église qui se trouve dans leur maison. Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. La salutation de la main de moi Paul : Si quelqu'un n'aime pas le seigneur, qu'il soit anathème ! Maranatha. Que la grâce du seigneur Jésus soit avec vous ! Ma charité est avec vous tous en Christ Jésus.

Évangile

Matthieu 15:1-20

Alors arrivent de Jérusalem vers Jésus des pharisiens et des scribes disant : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. » Jésus leur répliqua : « Pourquoi vous-mêmes transgressez-vous aussi le commandement de Dieu, en faveur de votre propre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort. Mais vous, vous dites : « Celui qui aura dit à son père ou à sa mère : Offrande est faite de ce dont je pourrais t'assister, n'honorera-t-il pas son père ? » Et vous avez abrogé la parole de Dieu en faveur de votre tradition. Hypocrites ! Comme Ésaïe a bien prophétisé sur votre compte, lorsqu'il dit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. » Et ayant appelé la foule à lui, il leur dit : « Écoutez et comprenez : Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. » Alors ses disciples s'étant approchés lui disent « Sais-tu que les pharisiens, en entendant cette parole, ont été scandalisés ? » Mais il répliqua : « Toute plante que n'a point plantée mon Père céleste sera déracinée. Laissez-les : ce sont des guides aveugles ; or, si un aveugle sert de guide à un aveugle, ils tomberont tous deux dans un fossé, » Mais Pierre lui répliqua : « Explique-nous la parabole. » Sur quoi il dit : « Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche s'en va dans le ventre, et est rejeté dans le retrait ? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme ; car c'est du cœur que sortent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les larcins, les faux témoignages, les calomnies ; ce sont ces choses-là qui souillent l'homme ; mais manger sans s'être lavé les mains ne souille pas l'homme. »

Évangile

Matthieu 21:1-11

Et quand ils approchèrent de Jérusalem, et qu'ils furent arrivés à Bethphagé, sur la montagne des Oliviers, alors Jésus dépêcha deux disciples, en leur disant : « Allez dans le village qui est en face de vous, et vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et un ânon avec elle ; détachez-les et amenez-les-moi. Et si quelqu'un vous dit quelque chose, vous direz : Le Seigneur en a besoin ; et aussitôt il les enverra. » — Or, tout cela est advenu, afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise du prophète, lorsqu'il dit : « Dites à la fille de Sion : Voici, ton roi vient à toi, doux et monté sur un âne et sur un ânon, fils d'une bête de somme. » — Or, les disciples s'en étant allés et ayant exécuté les ordres de Jésus ramenèrent l'ânesse et l'ânon, et ils placèrent sur eux leurs manteaux, et il s'assit dessus. Or, la plus grande partie de la foule étendit ses manteaux sur le chemin, tandis que d'autres coupaient des branches aux arbres et les étendaient sur le chemin. Mais la foule qui le précédait et celle qui le suivait s'écriait :« Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très-hauts ! » Et lorsqu'il fut entré dans Jérusalem toute la ville fut en émoi, et elle disait : « Qui est celui-ci ? » Or la foule disait : « Celui-ci, c'est le prophète Jésus, qui est de Nazareth en Galilée. »

Évangile

Jean 16

« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne trébuchiez pas. On vous mettra au ban de la synagogue ; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir s'imaginera rendre un culte à Dieu ; et ils agiront ainsi, parce qu'ils n'ont connu ni le Père, ni moi. Mais je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l'heure en sera venue, vous vous souveniez que je vous en ai parlé ; si je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, c'est que j'étais avec vous ; mais maintenant je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé, et nul de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Mais je vous dis la vérité : il vous convient que je parte ; car si je ne pars pas, le défenseur ne viendra certainement pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai ; et, quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m'en vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant ; mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de son chef, mais il parlera de tout ce qu'il entendra et il vous annoncera les choses qui doivent arriver. C'est lui qui me glorifiera, car il prendra du mien et vous l'annoncera ; tout ce que le Père possède est mien ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend du mien, et qu'il vous l'annoncera. Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. » Quelques-uns de ses disciples se dirent donc les uns aux autres : « Que signifie ce qu'il nous dit : Encore un peu de temps et vous ne me verrez pas, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez, et : Je m'en vais vers mon Père ? » Ils disaient donc : « Nous ne savons ce que signifie ce qu'il dit : encore un peu de temps. » Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger, et il leur dit : « Vous discutez entre vous sur ce que j'ai dit : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez pas, puis, derechef peu de temps, et vous me verrez. En vérité, en vérité, je vous déclare que pour vous, vous pleurerez et vous vous lamenterez, mais que le monde se réjouira ; vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se transformera en joie ; la femme, quand elle est près d'enfanter, éprouve de la tristesse parce que son heure est venue, mais, quand elle a mis le petit enfant au monde, elle ne se souvient plus de sa tribulation, à cause de sa joie, parce qu'un humain est né dans le monde. Vous donc aussi, vous avez maintenant, il est vrai, de la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira, et nul ne vous enlèvera votre joie ; et en ce jour-là vous ne m'interrogerez sur rien. En vérité, en vérité, je vous le déclare, si vous demandez quelque chose au Père, Il vous le donnera en mon nom ; jusques à présent vous n'avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. Je vous ai parlé de ces choses par figures ; l'heure vient où je ne vous parlerai plus par figures, mais où je vous entretiendrai ouvertement du Père ; en ce jour-là vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que c'est moi qui solliciterai le Père pour vous, car le Père Lui-même vous aime parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis issu du Père. Je suis issu du Père et je suis venu dans le monde ; je quitte derechef le monde et je vais vers le Père. » Ses disciples disent : « Voici, maintenant tu parles ouvertement et tu n'emploies aucune figure ; maintenant nous savons que tu sais tout, et que tu n'as pas besoin que personne t'interroge ; c'est pourquoi nous croyons que tu es issu de Dieu. » Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ; voici, l'heure vient, et elle est venue, où vous serez dispersés, chacun chez soi, et où vous me laisserez seul ; toutefois je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. Je vous ai dit ces choses afin qu'en moi vous ayez la paix ; vous devez avoir des tribulations dans le monde, mais ayez courage, c'est moi qui ai vaincu le monde. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.