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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Éphésiens 2:11-22

C'est pourquoi souvenez-vous que, naguère, vous, les païens par la chair, qui étiez appelés l'incirconcision par ce qui s'appelle la circoncision faite manuellement en la chair, que vous étiez, dis-je, en ce temps-là, sans Christ, étant en dehors de la société d'Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n'ayant point d'espérance, et étant sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Christ Jésus, vous qui étiez naguère éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ, car c'est lui qui est notre paix, lui, qui de l'un et de l'autre a fait un seul, et qui a détruit le mur qui formait la séparation, je veux dire la haine, en anéantissant par sa propre chair la loi des commandements donnés sous forme de décrets, afin de créer en lui, de tous les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier l'un et l'autre, en un seul et même corps, avec Dieu par la croix, en détruisant la haine par elle. Et il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez éloignés, et à ceux qui sont près, car c'est par lui que nous avons, les uns et les autres, en un seul et même esprit, l'accès auprès du Père. Ainsi donc vous n'êtes plus étrangers et sans droit de cité, mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, la pierre angulaire étant Christ Jésus même, en qui tout édifice, ayant ses parties bien ajustées, s'élève comme un sanctuaire sacré dans le seigneur, en qui, vous aussi, vous êtes tous édifiés ensemble pour devenir une habitation de Christ en esprit.

Première lecture

Genèse 39

Cependant Joseph fut emmené en Égypte, et Potiphar, eunuque de Pharaon, chef des satellites, Egyptien, l'acheta des Ismaélites qui l'avaient amené. Et l'Éternel fut avec Joseph, et il fut un homme qui réussit étant dans la maison de son maître, l'Egyptien. Et son maître voyant que l'Éternel était avec lui et faisait réussir entre ses mains tout ce qu'il entreprenait, Joseph trouva grâce à ses yeux, et fut à son service personnel, et son maître le fit intendant de sa maison et lui remit en main tout ce qu'il avait. Et dès qu'il lui eut confié l'intendance de sa maison et de tout ce qu'il avait, l'Éternel bénit la maison de l'Egyptien pour l'amour de Joseph, et il y eut bénédiction de l'Éternel sur tout ce qui lui appartenait au dedans et au dehors. Et il abandonna à Joseph le maniement de tout ce qu'il avait, et avec lui, il ne prenait plus souci de rien, sinon des aliments dont il se nourrissait. Or Joseph avait une belle taille et une belle figure. Et sur ces entrefaites il advint que la femme de son maître porta ses regards sur Joseph, et lui dit : Couche avec moi ! Et il s'y refusa et dit à la femme de son maître : Voici, mon maître ne revoit après moi quoi que ce soit dans la maison, et il m'a donné le maniement de tout ce qu'il a ; il n'a pas dans cette maison une plus haute position que moi, et il ne me tient à distance de rien, que de toi, parce que tu es sa femme : comment donc pour-rais-je commettre ce grand crime et pécher contre Dieu ? Et quoiqu'elle parlât à Joseph tous les jours, il ne voulait point l'écouter, pour coucher auprès d'elle et avoir commerce avec elle ; et il lui arriva dans ce temps, d'entrer dans la maison pour vaquer à son occupation, dans un moment où aucun des gens de la maison n'était au logis ; alors elle le saisit par son vêtement en disant : Couche avec moi ! Et il laissa son vêtement dans sa main, et s'enfuit et courut dehors. Et quand elle vit qu'il lui avait laissé son vêtement dans la main, et s'était enfui dehors, elle appela les gens de sa maison et leur dit : Voyez, il nous a amené un homme hébreu pour se jouer de nous. Il est entré chez moi pour coucher avec moi ; alors j'ai appelé à haute voix, et quand il m'a entendu élever la voix et appeler, il a laissé son vêtement à mes côtés et s'est enfui et a couru dehors ; et elle posa le vêtement à côté d'elle en attendant le retour de son seigneur au logis. Et elle lui parla dans ce sens en ces termes : L'esclave hébreu que tu nous as amené est entré chez moi pour se jouer de moi ; puis quand j'ai élevé la voix et appelé, il a laissé son vêtement à côté de moi et s'est enfui dehors. Et à l'ouïe des discours de sa femme qui lui avait parlé en ces termes : Ton esclave m'a traitée de la sorte, le maître de Joseph fut enflammé de colère, et il le prit et le mit dans la maison de force, dans le lieu où les prisonniers du roi étaient détenus ; et il fut là dans la maison de force. Mais l'Éternel fut avec Joseph et lui concilia de la bienveillance et lui fit trouver grâce aux yeux du commandant de la maison de force. Et le commandant de la maison de force plaça sous l'autorité de Joseph tous les prisonniers qui étaient dans la maison de force ; et tout ce qui s'y faisait se faisait par lui. Le commandant de la maison de force ne contrôlait rien de ce qu'il avait à manier, parce que l'Éternel était avec lui ; et l'Éternel faisait réussir ce qu'il entreprenait.

Première lecture

Exode 7:1-25

Et l'Éternel dit à Moïse : Vois, je te fais Dieu pour Pharaon, et Aaron, ton frère, sera ton prophète. Tu diras tout ce que je te prescris, et Aaron, ton frère, le redira à Pharaon, afin qu'il laisse sortir de son pays les enfants d'Israël. Et moi, j'endurcirai le cœur de Pharaon et je multiplierai mes signes et mes miracles dans le pays d'Egypte. Et Pharaon ne vous écoutera pas ; et je mettrai la main sur l'Egypte, et je ferai par de grands jugements sortir du pays d'Egypte ma milice, mon peuple, les enfants d'Israël. Et les Égyptiens sentiront que je suis l'Éternel, lorsque j'étendrai ma main sur l'Egypte et que je tirerai du milieu d'eux les enfants d'Israël. Et Moïse et Aaron firent ainsi que l'Éternel le leur ordonnait ; ainsi firent-ils. Or Moïse était âgé de quatre-vingts ans, et Aaron de quatre-vingt-trois ans, lorsqu'ils s'adressèrent à Pharaon. Et l'Éternel parla à Moïse et à Aaron en ces termes : Si Pharaon vous parle et vous dit : Opérez un miracle, dis à Aaron : Prends ton bâton et le jette devant Pharaon ; qu'il devienne serpent ! Et Moïse et Aaron étant venus chez Pharaon firent ce que l'Éternel avait ordonné ; et Aaron jeta son bâton devant Pharaon et devant ses serviteurs, et il devint serpent. Et Pharaon de son côté manda les sages et les enchanteurs, et eux aussi, les hiérogrammates de l'Egypte, en firent autant par leurs charmes. Et ils jetèrent chacun son bâton, et les bâtons devinrent des serpents ; mais le bâton d'Aaron engloutit les leurs. Et le cœur de Pharaon s'endurcit, et il ne les écouta point, ainsi que l'avait annoncé l'Éternel. Alors l'Éternel dit à Moïse : Le cœur de Pharaon s'obstine, il refuse de laisser partir le peuple. Va trouver Pharaon le matin ; voici, il ira à la rivière, et présente-toi à sa rencontre sur le bord du Nil ; et prends en ta main le bâton qui a été changé en serpent, et dis-lui : L'Éternel, Dieu des Hébreux, m'a envoyé auprès de toi pour te dire : Laisse partir mon peuple pour me servir dans le désert ; mais voici, jusqu'à présent tu n'as point écouté. Ainsi parle l'Éternel : A ceci tu connaîtras que je suis ]'Éternel : voici, du bâton qui est dans ma main, je vais frapper les eaux du Nil et elles seront changées en sang ; et les poissons qui sont dans le Nil périront ; et le Nil sera fétide, et les Égyptiens auront peine à boire l'eau du Nil. Et l'Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Prends ton bâton et étends ta main sur les eaux de l'Egypte, sur ses courants, sur ses canaux et sur ses lacs et sur tous ses amas d'eaux ; et qu'elles deviennent du sang ; et il y aura du sang dans tout le pays d'Egypte, dans le bois et dans la pierre. Et Moïse et Aaron exécutèrent ce que leur commandait l'Éternel ; et il leva son bâton et frappa les eaux du Nil sous les yeux de Pharaon et sous les yeux de ses serviteurs, et toute l'eau du fleuve fut changée en sang. Et les poissons du Nil périrent, et le Nil devint fétide, et les Égyptiens ne pouvaient plus boire l'eau du Nil, et il y eut du sang dans tout le pays d'Egypte. Mais les hiérogrammates d'Egypte en firent autant par leurs charmes ; et le cœur de Pharaon s'endurcit, et il ne les écouta point, ainsi que l'Éternel l'avait annoncé. Et Pharaon se tourna et rentra dans sa demeure et cela même ne le fit point réfléchir. Et tous les Égyptiens creusaient aux alentours du fleuve pour trouver de l'eau à boire ; car ils ne pouvaient boire, l'eau du Nil. Et sept jours s'écoulèrent après que l'Éternel eut frappé le fleuve.

Prière du matin — première lecture

Exode 22

Lorsque quelqu'un aura volé un bœuf ou un mouton, soit pour l'égorger, soit pour le vendre, il restituera cinq bœufs pour un bœuf et quatre moutons pour un mouton. Si le voleur est surpris faisant effraction et qu'il reçoive des coups dont il meure, il n'y a pas meurtre ; mais si le soleil l'a éclairé, il y aura meurtre. Il restituera ; s'il n'a rien, il sera vendu pour la valeur de son vol. Si la chose volée, bœuf, âne ou mouton vivant, est trouvée entre ses mains, il restituera le double. Lorsque quelqu'un aura fait brouter un champ ou une vigne par son bétail qu'il aura introduit et laissé pâturer dans le champ d'autrui, il donnera pour le dommage le meilleur produit de son champ et de sa vigne. Lorsque du feu échappé atteindra des épines et qu'une pile de gerbes, où une moisson, ou une plantation en sera ravagée, le dommage sera réparé par celui qui a été l'occasion de l'incendie. Lorsque quelqu'un aura commis de l'argent ou de la vaisselle à la garde de son prochain de la maison duquel ce dépôt sera enlevé, si le voleur est découvert, il restituera le double. Si le voleur ne se découvre pas, le maître de la maison paraîtra devant Dieu pour dire s'il n'a point mis la main sur la propriété de son prochain. Pour tous les cas de fraude au sujet d'un bœuf, d'un âne, d'un mouton, d'un manteau et de tout objet perdu, duquel on dit : ce l'est, les deux parties porteront l'affaire devant Dieu ; celui que Dieu condamnera restituera le double à son prochain. Lorsque quelqu'un aura commis à la garde de son prochain un âne ou un bœuf ou une brebis ou une pièce de bétail quelconque, qui périsse, se fracture ou soit enlevée en l'absence de témoins, le serment à l'Éternel interviendra entre les deux parties pour constater s'il n'a point mis la main sur la propriété de son prochain, et le propriétaire l'acceptera et le [dépositaire] ne paiera rien. Que si l'animal a été volé dans la maison du dépositaire, le propriétaire sera dédommagé ; s'il a été déchiré, il sera produit en preuve ; ce qui a été déchiré ne sera point restitué. Lorsque quelqu'un aura emprunté de son prochain [une bête de somme], si elle se fracture ou périt n'étant pas accompagnée de son maître, c'est le cas de dédommager. Si son maître l'accompagne, il n'y a pas lieu de dédommager ; si elle a été prise à louage, cela rentre dans son prix de louage. Si un homme séduit une vierge qui n'est pas fiancée, et qu'il habite avec elle, il la prendra pour femme en payant le prix de l'épouse. Si le père refuse de la lui accorder, il paiera un prix égal au prix des vierges [qu'on marie]. Tu ne laisseras point la vie à la magicienne. Quiconque se livre à la bestialité sera mis à mort. Celui qui sacrifie aux dieux et non à l'Éternel seul, sera frappé d'anathème. Tu ne maltraiteras point l'étranger et ne l'opprimeras point ; car vous fûtes étrangers dans le pays d'Egypte. Tu n'affligeras point la veuve et l'orphelin. Si tu les affliges, sache que s'ils élèvent vers moi leurs cris, j'écouterai, écouterai leurs cris, et ma colère s'allumera, et je vous ferai périr par l'épée, et vos femmes deviendront veuves et vos fils orphelins. Si tu prêtes de l'argent à mon peuple, au pauvre qui vit avec toi, ne sois point pour lui un usurier ; tu ne lui imposeras point d'intérêts. Si tu prends comme gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil ; car c'est sa seule couverture, le manteau qu'il a pour son corps ; sur quoi coucherait-il ? Que s'il élève vers moi ses cris, j'écouterai, car je suis miséricordieux. Tu ne parleras point de Dieu avec mépris, ni avec des malédictions d'un prince de ton peuple. Offre sans délai les prémices de ton aire, et de la liqueur de ton pressoir. Tu me donneras tes fils premiers-nés. Ainsi tu feras pour ton gros bétail et ton menu bétail ; sept jours il restera auprès de sa mère, et le huitième tu m'en feras don. Et soyez pour moi des hommes saints ; et ne mangez point la chair déchirée dans les champs ; c'est aux chiens que vous la jetterez.

Épître

Sirach 31:8-11

Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.

Blessed is the rich that is found without blemish, And that goes not after gold. Who is he? and we will call him blessed: For wonderful things has he done among his people. Who has been tried thereby, and found perfect? Then let him glory. Who has had the power to transgress, and has not transgressed? And to do evil, and has not done it? His goods shall be made sure, And the congregation shall declare his alms.

Première lecture

Cantique des Cantiques 8

O ! que n'es-tu pour moi, comme un frère allaité à la mamelle de ma mère ? Te rencontrant dehors je pourrais l'embrasser, sans encourir le mépris. Je veux te conduire, l'amener à la maison de ma mère ; tu m'instruiras : je te donnerai pour breuvage le vin parfumé, le moût de mes grenades. Que sa main gauche se pose sous ma tête, et que sa droite m'embrasse ! – – Je vous adjure, filles ne Jérusalem, n'éveillez pas, ne réveillez pas mon amour, plus tôt qu'elle ne voudrait ! Qui est celle qui monte ici du désert, appuyée sur son bien-aimé ? – – C'est sous le pommier que j'éveillai ton amour ; c'est là que ta mère te donna naissance, là que te donna naissance celle qui t'enfanta. Tiens-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ta main ! Car l'amour est fort comme la mort, et la jalousie inflexible comme les Enfers ; ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de Dieu. De grandes eaux ne sauraient éteindre l'amour, ni les torrents, le submerger. Quand un homme offrirait tous les trésors de sa maison en échange de l'amour, on le repousserait avec dédain. – Nous avons une petite sœur, qui n'a pas encore ses mamelles ; que ferons-nous de noire sœur, lorsqu'il sera question d'elle ? Si elle est un mur, nous bâtirons sur elle un château d'argent. Si elle est une porte, nous la garantirons avec des battants de cèdre. – – Je serai un mur, et mes mamelles comme des tours, alors je serai à ses yeux comme celle qui trouve paix. Salomon avait une vigne à Baal-Hamon ; il remit la vigne à des tenanciers ; ils payaient chacun mille sicles pour sa récolte. Je surveille moi-même ma vigne. Que les mille sicles te restent, Salomon, et les deux cents à ceux qui serrent sa récolte ! Habitante des jardins ! des amis écoutent ta voix ; fais-la moi entendre ! – – Fuis, mon bien-aimé, à l'égal de la gazelle ou du faon de la biche, par dessus les monts des aromates !

Prière du matin — deuxième lecture

Marc 8

En ces jours-là une foule nombreuse se trouvant de nouveau réunie, et n'ayant rien à manger, il appela à lui ses disciples et leur dit : J'ai compassion de cette foule, car voilà déjà trois jours qu'ils persistent, et ils n'ont rien à manger ; et si je les renvoie à jeun dans leurs demeures, ils défailleront en chemin ; et quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. » Et ses disciples lui répliquèrent : « Comment quelqu'un pourra-t-il les rassasier de pains, ici, dans un désert ? » Et il leur demandait : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils disent : « Sept. » Et il invite la foule à s'asseoir sur la terre, et ayant pris les sept pains, après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait à ses disciples afin qu'ils les offrissent, et ils les offrirent à la foule ; et ils avaient quelques petits poissons, et après les avoir bénis, il dit qu'on les offrît aussi. Et ils mangèrent et ils furent rassasiés, et on emporta les restes des morceaux dans sept paniers. Or ils étaient environ quatre mille ; et il les congédia. Et aussitôt étant monté lui-même dans la barque avec ses disciples il vint dans le territoire de Dalmanountha. Et les pharisiens sortirent, et se mirent à discuter avec lui, réclamant de lui un signe qui vînt du ciel, afin de le mettre à l'épreuve. Et ayant profondément gémi en son esprit, il dit : « Pourquoi cette génération réclame-t-elle un signe ? En vérité je déclare qu'aucun signe ne sera donné à cette génération. » Et les ayant quittés, il se rembarqua et passa sur l'autre rive. Et ils oublièrent de prendre des pains, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Et il les exhortait fortement en disant : « Ayez soin d'être en garde contre le levain des pharisiens et contre le levain d'Hérode. » Et ils réfléchissaient entre eux sur ce qu'ils n'avaient pas de pains. Et s'en étant aperçu, il leur dit : « Pourquoi réfléchissez-vous sur ce que vous n'avez pas de pains ? Ne comprenez-vous pas encore, et êtes-vous sans intelligence ? Avez-vous le cœur endurci ? Ayant des yeux ne voyez-vous pas ? Et ayant des oreilles n'entendez-vous pas ? Et ne vous souvenez-vous pas ? Quand je rompis les cinq pains pour les cinq mille, combien de corbeilles pleines de morceaux emportâtes-vous ? » Ils lui disent : « Douze. » « Quand les sept pour les quatre mille, combien de paniers remplis de morceaux emportâtes-vous ? » Et ils lui disent : « Sept. » Et il leur disait : « Comment ne comprenez-vous pas ? » Et ils arrivent à Bethsaïda. Et on lui amène un aveugle, et on le sollicitait afin qu'il le touchât. Et ayant pris la main de l'aveugle, il l'emmena hors du village, et ayant craché sur ses yeux, il lui demandait, après lui avoir imposé les mains, s'il voyait quelque chose. Et ayant regardé, il disait : « Je vois les hommes ; car je vois comme des arbres qui marchent. » Ensuite il plaça derechef les mains sur ses yeux, et il vit clair, et il fut guéri et il apercevait nettement toutes choses. Et il le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre pas même dans le village. » Et Jésus sortit pour se rendre, ainsi que ses disciples, dans les villages de Césarée de Philippe, et chemin faisant il interrogeait ses disciples, en leur disant : « Qui disent les gens que je suis ? » Et eux lui dirent : « Jean le baptiste, et d'autres, Elie, et d'autres, l'un des prophètes. » Et il leur demandait : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Pierre lui réplique : « Tu es le Christ. » Et il leur fit des remontrances, afin qu'ils ne parlassent de lui à personne. Et il commença à leur enseigner qu'il fallait que le fils de l'homme souffrît beaucoup, et qu'il fût réprouvé par les anciens et les grands prêtres et les scribes, et qu'il fût mis à mort, et qu'au bout de trois jours il ressuscitât. Et il proférait ce discours avec assurance. Et Pierre, l'ayant pris à part, se mit à lui faire des remontrances. Mais lui, s'étant retourné, et ayant vu ses disciples, adressa des remontrances à Pierre, et dit : « Va-t-en arrière de moi, Satan, car tu ne penses pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. » Et ayant appelé à lui la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera ; en effet, que sert-il à un homme d'avoir gagné le monde entier et perdu sa vie ? Car que donnerait l'homme pour racheter sa vie ? En effet, celui qui aura eu honte de moi et de mes paroles parmi cette génération adultère et pécheresse, le fils de l'homme aura aussi honte de lui, quand il sera venu entouré de la gloire de son Père avec les saints anges. »

Psaume responsorial

Psaumes 63

Cantique de David, lorsqu'il était dans le désert de Juda.O Dieu ! tu es mon Dieu, c'est toi que je cherche ; mon âme a soif de toi, ma chair languit après toi, comme une terre aride, altérée, privée d'eau. Ainsi, mes regards te suivent dans le Sanctuaire, pour contempler ta gloire et ta magnificence ; car ta grâce est meilleure que la vie : mes lèvres te glorifient. Ainsi, je te loue durant ma vie. c'est en ton nom que j'élève mes mains. Mon âme est rassasiée comme de moelle et de graisse, et d'une voix d'allégresse ma bouche te célèbre. Quand ta pensée me revient sur ma couche, c'est sur toi que je médite durant les veilles. Car tu es mon secours, et je me réjouis à l'ombre de tes ailes ; mon âme s'attache à toi, ta droite me soutient. Mais ceux qui, pour me perdre, attentent à ma vie, tomberont dans les profondeurs de la terre. Ils seront livrés à l'épée, et deviendront la proie des chacals. Et le Roi aura en Dieu une cause d'allégresse, et quiconque jure par Lui, fera éclater sa joie, quand les menteurs auront la bouche fermée.

Évangile

Luc 12:35-40

« Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées, et soyez vous-mêmes semblables à des hommes qui attendent le moment où leur maître reviendra des noces, afin que, lorsqu'il sera arrivé et qu'il aura heurté, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces esclaves-là que le maître à son arrivée trouvera veillant ! En vérité je vous déclare qu'il se ceindra, et les fera mettre à table, et qu'il viendra les servir. Et, soit qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, et qu'il les trouve en cet état, bien heureux sont-ils ! Mais sachez ceci, c'est que si le chef de famille savait à quelle heure le voleur devait venir, il aurait veillé, et n'aurait pas laissé forcer sa maison. Vous aussi soyez prêts, car le fils de l'homme doit venir à l'heure dont vous ne vous doutez pas. ».

Psaume responsorial

Psaumes 88

Cantique des fils de Coré. Au maître chantre. A chanter avec les luths. Hymne de Héman Esrahite.Éternel, mon Dieu sauveur, je crie à toi et le jour et la nuit : qu'à toi parvienne ma prière ; prête l'oreille à ma supplication ! Car mon âme est rassasiée de malheur, et ma vie penche vers les Enfers. Je suis assimilé à ceux qui descendent dans la fosse, je suis comme un homme sans force ; ma couche est entre les morts, je suis tel que les morts gisants dans le tombeau, auxquels tu ne penses plus, et qui ne sont plus à portée de ta main. Tu m'as jeté dans une fosse profonde, dans des ténèbres, dans des abîmes. Ton courroux pèse sur moi, et de tous tes flots tu m'as accablé. (Pause) Tu as éloigné de moi ceux que je connais, tu m'as rendu pour eux un objet d'horreur ; enveloppé, je ne trouve point d'issue. Mes yeux fondent par l'effet du malheur ; Éternel, je t'invoque chaque jour, et je tends mes mains vers toi. Pour les morts feras-tu des miracles ? Les ombres se lèveront-elles pour te louer ? (Pause) Dans le tombeau parle-t-on de ta grâce, et de ta fidélité, dans le séjour de la mort ? Dans les ténèbres tes miracles sont-ils remarqués, et ta justice, dans la région de l'oubli ? Je t'implore donc, Éternel, et dès le matin ma prière te prévient. Éternel, pourquoi me rejettes-tu, et me caches-tu ta face ? Je suis malheureux et mourant dès ma jeunesse, je subis les terreurs et je suis éperdu. Ton courroux m'assaille, tes frayeurs m'anéantissent, m'enveloppent, comme des eaux, tout le jour, me cernent toutes à la fois. Tu as éloigné de moi amis et compagnons, et ceux que je connais, me sont invisibles.

Psaume responsorial

Psaumes 39

Au maître chantre des Jéduthunites. Cantique de David.J'avais dit : « Je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par la langue ; j'aurai soin de mettre un frein à ma bouche, tant que les impies seront en ma présence. » Je fus muet, silencieux, évitant même de parler du bonheur. Mais ma douleur s'irritait, mon cœur s'enflammait dans mon sein, où mes pensées allumèrent un feu, et ma langue parla. Éternel, montre-moi le terme de ma vie, et quelle est la durée de mes jours ! O ! que je sache combien je suis fragile ! Voici, tu as donné à mes jours l'espace d'une palme, et ma durée est comme un néant devant toi ; oui, tout homme a la consistance d'un souffle. (Pause) Oui, comme une ombre le mortel se promène ; oui, il s'agite avec bruit pour ce qui passe ; il amasse, et il ne sait qui recueillera. Et maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ? Mon espoir est en toi. Sauve-moi de tous mes péchés, ne m'expose pas aux outrages de l'impie ! Mais je me tais, je n'ouvre pas la bouche, car c'est toi qui agis. Eloigne de moi tes plaies ! Je péris sous ta main irritée. Quand par des peines tu châties l'homme d'une faute, semblable à la teigne, tu détruis son bien le plus cher. Oui, tout mortel est un souffle. (Pause) Ecoute ma prière, Éternel, et prête l'oreille à mes cris ! Ne sois point sourd à mes larmes, car je suis un étranger chez toi, un hôte, comme tous mes pères ! Ne tiens plus tes yeux attachés sur moi, afin que je retrouve la sérénité, avant que je m'en aille, et que je ne sois plus !

Psaume responsorial

Psaumes 39

Au maître chantre des Jéduthunites. Cantique de David.J'avais dit : « Je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par la langue ; j'aurai soin de mettre un frein à ma bouche, tant que les impies seront en ma présence. » Je fus muet, silencieux, évitant même de parler du bonheur. Mais ma douleur s'irritait, mon cœur s'enflammait dans mon sein, où mes pensées allumèrent un feu, et ma langue parla. Éternel, montre-moi le terme de ma vie, et quelle est la durée de mes jours ! O ! que je sache combien je suis fragile ! Voici, tu as donné à mes jours l'espace d'une palme, et ma durée est comme un néant devant toi ; oui, tout homme a la consistance d'un souffle. (Pause) Oui, comme une ombre le mortel se promène ; oui, il s'agite avec bruit pour ce qui passe ; il amasse, et il ne sait qui recueillera. Et maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ? Mon espoir est en toi. Sauve-moi de tous mes péchés, ne m'expose pas aux outrages de l'impie ! Mais je me tais, je n'ouvre pas la bouche, car c'est toi qui agis. Eloigne de moi tes plaies ! Je péris sous ta main irritée. Quand par des peines tu châties l'homme d'une faute, semblable à la teigne, tu détruis son bien le plus cher. Oui, tout mortel est un souffle. (Pause) Ecoute ma prière, Éternel, et prête l'oreille à mes cris ! Ne sois point sourd à mes larmes, car je suis un étranger chez toi, un hôte, comme tous mes pères ! Ne tiens plus tes yeux attachés sur moi, afin que je retrouve la sérénité, avant que je m'en aille, et que je ne sois plus !

Prière du soir — première lecture

Exode 23

Tu ne répéteras pas de faux bruits ; tu ne donneras point la main à l'impie pour être témoin inique. Tu ne suivras point la foule dans le mal, et dans un procès tu ne déposeras point en déviant à la suite de la foule pour faire fléchir [la loi]. Pour le pauvre même tu ne seras point partial, quand il est en cause. Si tu rencontres le bœuf de ton ennemi ou son âne égaré, ramène-le-lui. Si tu vois l'âne de ton ennemi succombant sous le faix et que tu répugnes à l'en dégager, joins-toi à lui pour le dégager. Ne fais pas plier le droit de ton indigent quand il plaide. Tiens-toi loin d'une cause inique, et ne sois le meurtrier ni de l'innocent ni du juste ; car je n'absous point l'impie. N'accepte pas de présent ; car les présents aveuglent les clairvoyants et ruinent la cause des justes. N'opprime pas l'étranger, car vous savez ce que l'étranger a dans l'âme, ayant été vous-mêmes étrangers dans le pays d'Egypte. Six années tu ensemenceras ton sol, et en récolteras le produit ; mais la septième, tu le laisseras en repos et en jachère, afin que les indigents de ton peuple en jouissent, et ce qu'ils laisseront servira de pâturage aux bêtes des champs. Ainsi feras-tu avec tes vignes et tes olivaies. Pendant six jours tu vaqueras à tes affaires, et le septième, tu chômeras afin que ton bœuf et ton âne aient du relâche et que le fils de ta servante et l'étranger puissent respirer. Et vous prendrez, garde à tout ce que je vous ai dit, et vous ne mentionnerez pas le nom d'autres dieux, qu'on ne l'entende pas sortir de votre bouche. Trois fois dans l'année tu célébreras une fête en mon honneur : Tu observeras la fête des azymes ; sept jours tu mangeras des pains non levés, ainsi que je te l'ai commandé, à l'époque du mois des épis ; car c'est alors que tu es sorti d'Egypte ; et tu ne te présenteras pas devant moi les mains vides ; et la fête de la moisson, des prémices de tes cultures, de ce que tu auras semé dans les champs ; et la fête de la rentrée des fruits vers la fin de l'année, quand tu fais rentrer des champs tes récoltes. Trois fois l'année tous tes mâles se présenteront devant le Seigneur, l'Éternel. Tu n'offriras pas sur du levain le sacrifice du sang de ma victime ; et la graisse de ma fête ne sera pas gardée jusqu'au lendemain. Tu apporteras à la maison de l'Éternel, ton Dieu, la fleur des prémices de ton sol.Ne fais point cuire un chevreau au lait de sa mère. Voici, j'envoie un ange devant toi pour te garder en chemin et t'amener au lieu que j'ai préparé ; prends garde à toi devant lui et écoute sa voix, et ne lui résiste pas, car il ne pardonnera point vos désobéissances, parce que mon nom est en lui. Car si tu es docile à sa voix, et si tu fais tout ce que je prescris, je serai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires. Car mon ange te précédera et t'introduira chez les Amoréens et les Héthiens et les Phérisiens et les Cananéens et les Hévites et les Jébusites, et je les exterminerai. Tu n'adoreras point leurs dieux et ne te laisseras point aller à les servir, tu n'imiteras pas non plus leur conduite, mais tu les détruiras et mettras leurs statues en pièces. Et vous servirez l'Éternel, votre Dieu, qui alors bénira ton pain et ton eau, et je bannirai les maladies du milieu de vous. Dans ton pays il n'y aura ni femme qui enfante avant terme, ni épouse stérile, et je te laisserai accomplir le nombre de tes jours. Je te ferai précéder par ma terreur, et je troublerai tous les peuples chez qui tu pénétreras, et je te montrerai le dos de tes ennemis. Et je te ferai précéder par les frelons qui chasseront devant toi les Hévites et les Cananéens et les Héthiens. Je ne les chasserai pas devant toi en une seule année, de peur que le pays ne devienne inculte et que tu n'aies contre toi les bêtes des champs multipliées. Je les chasserai peu à peu devant toi jusqu'à ce que tu te sois propagé et rendu maître du pays. Et je fixe tes limites de la Mer aux algues à la mer de Philistie, et du désert au Fleuve, car je veux livrer entre vos mains les habitants du pays, et tu les chasseras devant toi. Tu ne leur accorderas point d'alliance, ni à eux ni à leurs dieux ; ils ne demeureront point dans ton pays de peur qu'ils ne te portent à pécher contre moi, car le culte que tu rendrais à leurs dieux te tournerait à piège.

Deuxième lecture

1 Corinthiens 14

Poursuivez la charité, tout en ambitionnant les dons spirituels, mais surtout celui de prophétie. En effet celui qui parle en langue ne parle pas pour les hommes mais pour Dieu, car personne ne l'entend, mais c'est en esprit qu'il profère des mystères, tandis que celui qui prophétise parle aux hommes pour les édifier, et les exhorter, et les consoler. Celui qui parle en langue s'édifie lui-même, tandis que celui qui prophétise édifie l'église. Je veux bien que tous vous parliez en langues, mais plus encore que vous prophétisiez. Or celui qui prophétise l'emporte sur celui qui parle en langues, à moins qu'il n'interprète afin que l'église en reçoive de l'édification. Et maintenant, frères, si je venais auprès de vous pour vous parler en langues, en quoi vous serais-je utile, à moins que je ne vous parlasse sous forme de révélation, ou de connaissance, ou de prophétie, ou d'instruction ? Ainsi les objets inanimés qui rendent un son, une flûte par exemple, ou une harpe, s'ils n'expriment une diversité de ton, comment reconnaître ce que joue la flûte, ou ce que joue la harpe ? Et en effet, si une trompette rend un son indistinct, qui est-ce qui se prépare au combat ? De même aussi, si vous ne faites pas entendre avec la langue des paroles bien distinctes, comment reconnaîtra-t-on ce que vous dites, car vous parlerez en l'air ? Combien ne peut-il pas y avoir de variétés d'idiomes dans le monde ? et chacun est un langage ; si donc je ne connais pas la valeur de l'idiome, je serai un barbare aux yeux de celui qui le parle, et celui-ci sera un barbare à mes yeux. Ainsi, vous aussi, puisque vous êtes ambitieux des esprits, cherchez, pour l'édification de l'église, à en posséder le plus qu'il est possible ; c'est pourquoi, que celui qui parle en langue demande la grâce d'interpréter. Si je prie en langue, mon esprit prie, mais mon intelligence demeure stérile. Qu'y a-t-il donc à faire ? Je prierai par l'esprit, mais je prierai aussi avec l'intelligence ; je chanterai par l'esprit, je chanterai aussi avec l'intelligence. Autrement, si tu rends grâces par l'esprit, comment celui qui occupe la place du simple fidèle dira-t-il l'Amen après ton action de grâces, puisqu'il ne sait ce que tu dis ? En effet, tu rends, il est vrai, d'excellentes actions de grâces, mais l'autre n'est pas édifié. J'en rends grâces à Dieu : je parle en langues plus que vous tous, mais j'aimerais mieux proférer dans une assemblée d'église cinq paroles avec mon intelligence, afin d'instruire aussi d'autres personnes, que dix mille paroles en langue. Frères, ne devenez pas de petits enfants pour le jugement, mais pour la malice restez en bas âge, tandis que pour le jugement il vous faut devenir des hommes. Il est écrit dans la loi : « C'est avec des gens d'une autre langue et avec les lèvres d'autres nations que Je parlerai à ce peuple, et même sous cette forme ils ne M'écouteront pas, dit le Seigneur. » Ainsi donc les langues sont destinées à être un signe, non pour ceux qui croient, mais pour les incrédules, tandis que la prophétie s'adresse, non aux incrédules, mais à ceux qui croient. Si donc l'église se réunissait tout entière, et que tous parlassent en langues, les simples fidèles qui pourraient survenir ne diront-ils pas que vous êtes en délire ? Au contraire, si tous prophétisent, et qu'il survienne quelque incrédule ou un simple fidèle, il est censuré par tous, il est jugé par tous, les secrets de son cœur sont mis en lumière, de telle sorte que, tombant la face contre terre, il adorera Dieu, en proclamant que Dieu est réellement au milieu de vous. Qu'y a-t-il donc à faire, frères ? Quand vous vous assemblez, chacun a un psaume, a une instruction, a une révélation, a une langue, a une interprétation ; que tout se fasse en vue de l'édification. Quelqu'un parle-t-il en langue, qu'il n'y en ait que deux, ou tout au plus trois, qui le fassent, chacun à son tour, et qu'un seul interprète ; mais s'il ne se trouve pas d'interprète, qu'il se taise dans l'assemblée d'église et qu'il parle pour lui-même et pour Dieu. Quant aux prophètes, que deux ou trois prennent la parole et que les autres en jugent ; mais si l'un de ceux qui sont assis reçoit une révélation, que le premier se taise ; car vous pouvez tous prophétiser l'un après l'autre, afin que tous soient instruits, et que tous soient encouragés ; et les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes, car Dieu ne veut pas le désordre, mais la paix. Comme dans toutes les églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées d'église ; car il ne leur est pas permis de parler ; mais qu'elles demeurent soumises, comme le dit aussi la loi ; mais si elles veulent s'instruire sur quelque point, qu'elles interrogent chez elles leurs propres maris, car il est malséant pour une femme de parler dans une assemblée d'église. Ou bien est-ce de chez vous qu'est sortie la parole de Dieu ? Est-ce à vous seul qu'elle est parvenue ? Si quelqu'un s'imagine être prophète ou être en possession des dons spirituels, qu'il sache que ce que je vous écris est un commandement du seigneur ; mais si quelqu'un l'ignore, qu'il l'ignore ! Ainsi donc, mes frères, recherchez avec ardeur le don de prophétie, et n'empêchez pas qu'on parle en langues, mais que tout se fasse avec décence et avec ordre.

Deuxième lecture

2 Corinthiens 7

Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous nous-mêmes de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. Faites-nous une place : nous n'avons fait tort à personne, nous n'avons ruiné personne, nous n'avons dupé personne ; je ne parle pas dans un esprit de reproche, car je vous ai déjà dit que vous êtes dans nos cœurs pour mourir ou pour vivre avec nous ; j'ai une grande confiance en vous, j'ai grand sujet de m'enorgueillir de vous ; je suis rempli de consolation, je suis plus que comblé de joie au milieu de toute notre tribulation. En effet, lorsque nous fûmes arrivés en Macédoine, notre chair n'eut aucun repos, mais nous étions pressés de toutes parts : au dehors des combats, au dedans des terreurs ; mais Celui qui console les humbles, Dieu nous a consolés par l'arrivée de Tite, et non seulement par son arrivée, mais encore par la consolation qu'il ressentait lui-même à votre sujet, en nous racontant votre vive impatience, votre chagrin, votre zèle pour moi, en sorte que j'en ai éprouvé encore plus de joie. Car, lors même que je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette point ; mais quoique j'aie eu du regret, (je vois que cette lettre vous a attristés, bien que ce ne fût qu'un instant), maintenant je me réjouis, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que vous avez été attristés de manière à vous repentir ; en effet vous avez été attristés selon Dieu, afin que sur aucun point vous n'éprouviez quelque dommage de notre part ; car la tristesse selon Dieu produit une repentance qui conduit à un salut qu'on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort. Car, voici, le fait même d'avoir été attristés selon Dieu vous a inspiré, non seulement de l'empressement, mais une justification, mais de l'indignation, mais de la crainte, mais une vive impatience, mais du zèle, mais une vengeance ; à tous égards vous avez montré que vous étiez vous-mêmes innocents dans l'affaire. Aussi, quoique je vous aie écrit, ce n'était pas à cause de l'offenseur, et pas davantage à cause de l'offensé, mais c'était pour que votre empressement pour nous fût manifesté parmi vous devant Dieu. C'est pourquoi nous avons été consolés. Mais, outre notre consolation, nous avons été encore beaucoup plus réjouis par la joie de Tite, dont l'esprit a été tranquillisé par vous tous, car, si je me suis un peu enorgueilli devant lui à propos de vous, je n'ai pas eu à en rougir ; mais, de même que nous vous avons parlé de tout avec vérité, de même aussi l'orgueil que nous avons témoigné à votre sujet devant Tite est devenu une vérité, et son cœur redouble d'affection pour vous, quand il se rappelle votre universelle obéissance, car c'est avec crainte et tremblement que vous l'avez reçu. Je me réjouis d'être à tous égards rassuré sur vous.

Deuxième lecture

1 Corinthiens 8:1-13

Quant aux viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que tous nous possédons la connaissance. — La connaissance inspire l'orgueil, tandis que la charité édifie ; si quelqu'un s'imagine avoir connu quelque chose, il n'a pas encore connu comme il faut connaître ; mais si quelqu'un aime Dieu, il est connu de Lui. — En ce qui concerne donc la manducation des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons qu'il n'existe point d'idoles dans le monde, et qu'il n'existe point de Dieu, qu'Un Seul. Et, en effet, quand bien même il existe de soi-disant dieux, soit au ciel, soit sur la terre, comme effectivement il existe plusieurs dieux et plusieurs seigneurs, pour nous, nous n'avons qu'un seul Dieu, le Père par lequel existent toutes choses, et nous-mêmes pour Lui, et un seul seigneur, Jésus-Christ, à cause duquel toutes choses existent, et nous-mêmes par lui. Or la connaissance n'est pas le partage de tous, mais quelques-uns, par l'habitude qu'ils ont encore de l'idole, croient manger une viande sacrifiée à une idole, et leur conscience qui est faible en est souillée. Mais ce n'est pas un aliment qui déterminera notre place devant Dieu : si nous ne mangeons pas, nous n'avons nul désavantage, et, si nous mangeons, nous n'avons nulle supériorité. Toutefois, prenez garde que cette liberté qui vous appartient ne devienne pas une cause d'achoppement pour ceux qui sont faibles. En effet, si l'un d'eux voit celui qui possède la connaissance à table dans un temple idolâtre, est-ce que sa conscience, puisqu'il est faible, n'en sera pas édifiée au point de lui faire manger les viandes sacrifiées aux idoles ? C'est en effet par la connaissance que périt celui qui est faible, le frère pour lequel Christ est mort. Mais en péchant ainsi contre vos frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ. C'est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai certainement jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

Deuxième lecture

Philémon 1:15-25

Peut-être, en effet, n'a-t-il été momentanément séparé de toi, qu'afin que tu le retrouves pour l'éternité, non plus comme un esclave, mais, bien plus qu'un esclave, comme un frère bien-aimé, de moi surtout, et à bien plus forte raison de toi, soit dans la chair, soit dans le seigneur. Si donc tu me regardes comme étant étroitement uni à toi, accueille-le comme moi-même, et s'il t'a fait quelque tort, ou s'il a contracté envers toi quelque dette, mets-les à mon compte. C'est moi, Paul, qui ai écrit de ma propre main ; c'est moi qui te rembourserai ; pour ne pas te rappeler que c'est aussi de ta propre personne que tu es encore mon débiteur. Oui, frère, c'est moi qui voudrais tirer de toi ce profit dans le Seigneur ; tranquillise mon cœur en Christ. C'est parce que je compte sur ton obéissance, que je t'ai écrit, sachant que tu feras encore au delà de ce que je demande ; mais en outre prépare-moi un logement, car j'espère que, grâce à vos prières, je vous serai rendu. Epaphras, mon compagnon de captivité, te salue en Christ Jésus, ainsi que Marc, Aristarque, Démas et Luc, mes coopérateurs. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit !

Évangile

Matthieu 18

Or, en ce moment-là, les disciples s'approchèrent de Jésus en disant : « Quel est donc le plus grand dans le royaume des cieux ? » Et ayant appelé un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux, et dit : « En vérité, je vous le déclare, si vous ne vous convertissez, et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez certainement pas dans le royaume des cieux. Quiconque donc s'humiliera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux ; et celui qui aura reçu en mon nom un seul petit enfant comme celui-là, il me reçoit ; mais celui qui aura scandalisé un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on suspendît autour de son col une meule de moulin à âne, et qu'on le précipitât dans les profondeurs de la mer. Malheur au monde à cause des scandales ; car il est nécessaire que les scandales arrivent ; néanmoins malheur à l'homme par qui le scandale arrive ! Mais si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de scandale, coupe-le et jette-le loin de toi ; il t'est bon d'entrer dans la vie estropié ou boiteux, plutôt que d'être jeté, en ayant deux mains ou deux pieds, dans le feu éternel. Et si ton œil est pour toi une occasion de scandale, arrache-le, et jette-le loin de toi ; il t'est bon d'entrer borgne dans la vie plutôt que d'être jeté, en ayant deux yeux, dans la géhenne du feu. Prenez garde de ne pas mépriser un seul de ces petits ; car je vous déclare que leurs anges contemplent constamment dans le ciel la face de mon Père qui est dans les cieux. [Car le fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.] Que vous en semble ? Si un homme avait cent brebis et qu'une d'elles se fût égarée, est-ce qu'il ne laissera pas les quatre-vingt-dix-neuf brebis sur les montagnes pour aller chercher celle qui s'est égarée ? Et s'il arrive qu'il la trouve, en vérité je vous déclare qu'il éprouve à son sujet plus de joie que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. De même, ce n'est pas la volonté de mon Père qui est dans les cieux, qu'un seul de ces petits se perde. Mais si ton frère vient à pécher, va, reprends-le entre toi et lui seul ; s'il t'écoute, tu as gagné ton frère ; mais s'il ne t'écoute pas, prends encore une ou deux personnes avec toi, afin que sur une déclaration de deux ou trois témoins toute affaire soit décidée. Mais, s'il refuse de les écouter, adresse-toi à l'église, et s'il refuse aussi d'écouter l'église, qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain. En vérité je vous le déclare, tout ce que vous aurez lié sur la terre, sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. En vérité je vous déclare encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour quoi que ce soit qu'ils aient à demander, cela leur sera accordé par mon Père qui est dans les cieux ; car là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux. » Alors Pierre s'étant approché, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi et lui pardonnerai-je ? Sera-ce jusques à sept fois ? » Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusques à sept fois, mais jusques à soixante-dix fois sept. C'est pourquoi le royaume des cieux ressemble à un roi qui voulut faire rendre compte à ses esclaves. Or, après qu'il eut commencé à faire rendre compte, on lui amena un débiteur de dix mille talents. Mais comme il n'avait pas de quoi payer, le maître ordonna qu'il fût vendu, ainsi que sa femme, ses enfants et tout son avoir, et que la dette fût payée. L'esclave s'étant donc prosterné l'adorait en disant : « Prends patience à mon égard, et je te paierai tout. » Et le maître de l'esclave ayant été touché de compassion, le relâcha et lui remit le prêt. Mais l'esclave, après qu'il fut sorti, trouva un autre esclave qui servait avec lui, et qui lui devait cent deniers, et l'ayant saisi il l'étranglait en disant : « Paie, puisque tu dois. » L'esclave qui servait avec lui s'étant donc prosterné, le sollicitait en disant : « Prends patience à mon égard, et je te paierai ; » mais lui ne voulait pas, et tout au contraire il s'en alla le faire jeter en prison jusques à ce qu'il eût payé ce qu'il devait. Les esclaves qui servaient avec lui, ayant donc vu ce qui s'était passé, furent dans une grande tristesse, et ils vinrent informer leur maître de tout ce qui s'était passé. Alors son maître l'ayant fait venir lui dit : « Méchant esclave, je t'ai remis toute cette dette-là parce que tu m'en as sollicité ; ne fallait-il pas que, toi aussi, tu eusses pitié de l'esclave qui sert avec toi, comme moi de mon côté j'ai eu pitié de toi ? » Et son maître irrité le livra aux bourreaux jusques à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste agira aussi envers vous, si vous ne pardonnez pas, chacun à son frère, du fond de vos cœurs. »

Prière du soir — deuxième lecture

2 Corinthiens 4

C'est pourquoi, revêtus de ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons point courage, mais nous avons rejeté les secrètes manœuvres qui font rougir, ne nous conduisant point avec astuce, et ne falsifiant pas non plus la parole de Dieu, mais nous rendant nous-mêmes recommandables, par la manifestation de la vérité, à toute conscience humaine devant Dieu. Or si notre évangile est encore voilé, c'est parmi ceux qui périssent qu'il est voilé, parmi lesquels le dieu de ce siècle a aveuglé les esprits des incrédules, afin que pour, eux ne brillât point la lumière de l'évangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. Car ce n'est pas nous-mêmes, mais c'est Christ Jésus que nous proclamons comme seigneur, et nous-mêmes au contraire comme vos esclaves à cause de Jésus, parce que Dieu qui a dit : « La lumière brillera du sein des ténèbres, » est Celui qui l'a fait briller dans nos cœurs pour que nous enseignions à reconnaître la gloire de Dieu sur le visage de Christ. Mais nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que la grandeur de la puissance soit attribuée à Dieu, et ne paraisse pas venir de nous ; nous, qui de toutes manières sommes pressés, mais non pas réduits à l'extrémité ; embarrassés, mais non pas désespérés ; persécutés, mais non pas délaissés ; renversés, mais non pas tués ; portant constamment en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps ; car nous qui vivons nous sommes toujours livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle ; en sorte que c'est la mort qui agit en nous, tandis que c'est la vie qui agit en vous. Mais ayant le même esprit de foi, selon qu'il est écrit : « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, » nous aussi nous croyons ; et c'est aussi pour cela que nous parlons, sachant que Celui qui a ressuscité Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus et nous fera comparaître avec vous ; car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce, en se multipliant, fasse abonder, par la bouche du plus grand nombre, pour la gloire de Dieu, les actions de grâces. C'est pourquoi nous ne perdons point courage, mais, lors même que notre homme extérieur dépérit, notre homme intérieur au contraire se renouvelle de jour en jour ; car la légère tribulation d'un moment nous procure avec abondance et surabondamment un poids éternel de gloire, si du moins nous n'arrêtons pas nos regards sur les choses visibles, mais sur les invisibles ; car les choses visibles sont passagères, tandis que les invisibles sont éternelles.

Évangile

Matthieu 16:13-28

Or, lorsque Jésus fut arrivé sur le territoire de Césarée de Philippe, il interrogeait ses disciples, en disant : « Qui disent les gens qu'est le fils de l'homme ? » Et ils lui dirent : « Ceux-ci, Jean le baptiste ; ceux-là, Élie ; et d'autres, Jérémie ou l'un des prophètes. » Il leur dit : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Or Simon Pierre répliqua : « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant. » Et Jésus lui répliqua : « Heureux es-tu, Simon Barjona, car ce n'est pas la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux. Pour moi, je te déclare de mon côté que tu es Pierre, et que sur ce roc-là je bâtirai mon église, et que les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle ; je te donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors il fit des remontrances aux disciples, afin qu'ils ne dissent à personne : « C'est lui qui est le Christ. » Dès lors Jésus-Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait se rendre à Jérusalem, et beaucoup souffrir du fait des anciens et des grands prêtres et des scribes, et être mis à mort, et ressusciter le troisième jour. Et Pierre, l'ayant pris à part, lui dit en lui faisant des remontrances : « Miséricorde te soit faite, Seigneur, certainement cela ne t'arrivera point ! » Mais lui s'étant retourné dit à Pierre : « Va-t-en arrière de moi, Satan, tu m'es une pierre d'achoppement, car tu ne penses pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. » Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui aura perdu sa vie à cause de moi, la trouvera ; en effet, que servira-t-il à un homme d'avoir gagné le monde entier, mais perdu sa vie ? Ou bien que donnera un homme pour racheter sa vie ? Car le fils de l'homme doit venir entouré de la gloire de son Père, avec ses anges, et c'est alors qu'il rendra à chacun selon sa conduite. En vérité je vous déclare qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents qui ne goûteront certainement point la mort jusques à ce qu'ils aient vu le fils de l'homme venir avec son royaume. »

Évangile

Matthieu 21:28-32

Mais que vous en semble ? Un homme avait deux enfants, et s'étant approché du premier, il lui dit : « Mon enfant, va travailler aujourd'hui dans ma vigne. » Or celui-ci répliqua : « Oui, Seigneur, » et il n'y alla pas. Puis s'étant approché du second, il lui parla de même ; or celui-ci répliqua : « Je ne veux pas, » mais plus tard, s'étant repenti, il y alla. Lequel des deux a fait la volonté de son père ? » Ils disent : « Le dernier. » Jésus leur dit : « En vérité, je vous déclare que les publicains et les prostituées entrent avant vous dans le royaume de Dieu ; car Jean est venu à vous, enseignant la justice, et vous ne l'avez pas cru, tandis que les publicains et les prostituées l'ont cru. Mais vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas même repentis plus tard pour le croire !

Évangile

Jean 20

Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdalène vient de bon matin, pendant qu'il faisait encore obscur, vers le sépulcre, et elle voit la pierre enlevée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : « Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l'ont mis. » Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple ; et ils se rendaient vers le sépulcre ; or ils couraient tous deux ensemble, et l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé il voit les bandelettes par terre ; cependant il n'entra pas. Arrive donc aussi Simon Pierre qui le suivait, et il entra dans le sépulcre. Et il voit les bandelettes par terre, et le linge qui avait été sur sa tête, non point par terre avec les bandelettes, mais roulé à part dans un coin. Alors donc entra aussi l'autre disciple qui, le premier, était arrivé au sépulcre, et il vit et il crut ; car ils n'avaient pas encore compris que, d'après l'Écriture, il fallait qu'il ressuscitât des morts. Les disciples s'en retournèrent donc chez eux. Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre en pleurant ; comme donc elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l'un à la tête, et l'autre aux pieds, là où avait été couché le corps de Jésus ; et ils lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Et elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis. » Après avoir dit cela elle se retourna en arrière, et elle voit Jésus debout, et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, s'imaginant que c'est le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'irai prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » S'étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie, Maître. Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie la Magdalène vient annoncer aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses. Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.