Lectures du jour
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Première lecture
Et le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, se rassembla autour d'Aaron et lui dit : Allons ! fais-nous un Dieu qui marche devant nous, car nous ne savons ce qu'est devenu ce Moïse, l'homme qui nous a fait sortir du pays d'Egypte. Et Aaron leur dit : Enlevez les anneaux d'or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. Et tous ils s'ôtèrent les anneaux d'or qu'ils avaient aux oreilles et les apportèrent à Aaron. Alors Aaron les ayant reçus de leurs mains, les jeta au moule dans l'atelier et il en fit un veau de fonte ; alors ils dirent : Israël, voilà ton Dieu qui t'a tiré du pays d'Egypte. Et Aaron voyant cela dressa un autel devant lui et fit publier : Demain c'est fête en l'honneur de l'Éternel. Et à leur lever le lendemain, ils sacrifièrent des holocaustes et ils offrirent des sacrifices pacifiques ; et le peuple s'assit pour manger et boire, puis ils se mirent à danser. Alors l'Éternel parla à Moïse : Va, descends, car il forfait ton peuple que tu as tiré du pays d'Egypte : ils se sont promptement écartés de la voie que je leur ai prescrite : ils se sont fabriqué un veau de fonte et l'ont adoré, et lui ont fait des sacrifices et ont dit : Israël, c'est là ton Dieu qui t'a tiré du pays d'Egypte. Et l'Éternel dit à Moïse : Je regarde ce peuple, et voici, c'est un peuple au col roide ; or maintenant donc laisse-moi agir ; il faut que ma colère s'allume contre eux et que je les détruise, mais de toi je ferai une grande nation. Et Moïse chercha à apaiser l'Éternel, son Dieu, et dit : Éternel, pourquoi ta colère s'allumerait-elle contre ton peuple que tu as tiré du pays d'Egypte par une grande force et d'une main puissante ? Pourquoi les Égyptiens diraient-ils : C'est pour leur perte qu'il les a fait partir, afin de les tuer dans les montagnes et de les exterminer de la face de la terre ? Reviens de ton courroux qui s'enflamme, et repens-toi de la menace que tu as faite à ton peuple. Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, tes serviteurs, auxquels tu as juré par toi-même et auxquels tu as dit : Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, et tout ce pays que j'ai promis, je le donnerai à vos descendants en propriété éternelle. Alors l'Éternel se repentit de la menace qu'il avait dit vouloir exécuter sur son peuple. Et Moïse se tourna et descendit de la montagne, portant à la main les Deux Tables du Témoignage, tables écrites des deux côtés ; elles étaient écrites aussi bien d'un côté que de l'autre. Et les tables étaient l'ouvrage de Dieu, et l'écriture était l'écriture de Dieu gravée sur les tables. Alors Josué entendit les cris du peuple qui vociférait, et dit à Moïse : C'est le cri de guerre dans le camp. Et Moïse répondit : Ce ne sont ni les cris de gens qui chantent victoire, ni les cris de gens qui déplorent une défaite ; j'entends les voix de gens qui chantent. Et lorsqu'il fut près du camp et qu'il aperçut le veau et les chœurs, Moïse fut enflammé de colère et il jeta d'entre ses mains les tables et les brisa au pied de la montagne. Puis il prit le veau qu'ils avaient fait et le brûla au feu, et le broya jusqu'à le réduire en une poudre, qu'il répandit sur l'eau qu'il fit boire aux enfants d'Israël. Et Moïse dit à Aaron : Que t'a fait ce peuple pour le charger d'un grand péché ? Et Aaron dit : Que la colère de mon seigneur ne s'allume pas ! Tu connais ce peuple et sa perversité ; ils m'ont dit : Fais-nous un Dieu qui marche à notre tête ; car ce Moïse, l'homme qui nous a fait sortir du pays d'Egypte, nous ne savons ce qu'il est devenu. C'est alors que je leur ai dit : Que tous ceux qui portent de l'or l'enlèvent. Et ils me l'ont remis, et je l'ai exposé au feu, et il en est résulté ce veau. Et lorsque Moïse vit que le peuple était sans frein, Aaron lui ayant lâché la bride, et deviendrait le jouet de ses ennemis, Moïse se plaça à la porte du camp et dit : A moi tous ceux qui sont à l'Éternel ! Et tous les fils de Lévi se réunirent auprès de lui. Et il leur dit : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : Mettez chacun l'épée au côté, passez et repassez d'une porte du camp à l'autre porte, et tuez chacun votre frère et chacun votre ami et chacun votre prochain. Et les fils de Lévi exécutèrent l'ordre de Moïse, et en ce jour dans le peuple il tomba environ trois mille hommes. Et Moïse dit : Accomplissez aujourd'hui votre consécration à l'Éternel, même au prix de votre fils et de votre frère, et cela pour attirer sur vous aujourd'hui une bénédiction. Et le lendemain Moïse dit au peuple : Vous avez commis un grand péché ; or je vais monter vers l'Éternel ; peut-être pourrai-je expier votre péché. Moïse retourna donc auprès de l'Éternel et dit : Hélas ! ce peuple s'est rendu coupable d'un grand péché, et ils se sont fait un dieu d'or. Puisses-tu maintenant pardonner leur péché ! sinon, oh ! efface-moi de ton livre écrit par toi. Et l'Éternel dit à Moïse : Ce sont ceux qui ont péché contre moi que j'effacerai de mon livre, va maintenant et mène le peuple où je t'ai dit : Voici, mon ange te précédera ; mais au jour de mes châtiments je les châtierai de leur péché. Ainsi l'Éternel frappa le peuple pour avoir fait le veau exécuté par Aaron.
Épître
car vous tolérez volontiers ceux qui manquent de raison, vous qui êtes raisonnables ! En effet, si quelqu'un vous asservit, si quelqu'un vous dévore, si quelqu'un s'empare de vous, si quelqu'un vous domine, si quelqu'un vous frappe au visage, vous le tolérez. Je dis à notre honte que, pour nous, nous avons été faibles ; toutefois tout ce que quelqu'un ose (je parle avec déraison) moi je l'ose aussi. Ils sont Hébreux ? Moi aussi. Ils sont Israélites ? Moi aussi. Ils sont la postérité d'Abraham ? Moi aussi. Ils sont ministres de Christ (je parle en insensé) ? Moi je le suis plus encore, par des travaux plus grands, par des emprisonnements plus nombreux, par des souffrances excessives, par de fréquents dangers de mort, (j'ai reçu cinq fois des Juifs quarante coups, moins un ; j'ai été trois fois battu de verges ; une fois j'ai été lapidé ; trois fois j'ai fait naufrage ; j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme), par de fréquents voyages, par des périls sur les fleuves, par des périls venus des brigands, par des périls venus de ma nation, par des périls venus des païens, par des périls dans les villes, par des périls dans les déserts, par des périls en mer, par des périls au milieu des faux frères, par le travail et la fatigue, par de fréquentes veilles, par la faim et la soif, par de fréquents jeûnes, par le froid et la nudité. Sans parler du reste, ma préoccupation journalière c'est le soin qu'il faut prendre de toutes les églises : Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui succombe à la tentation, que ce ne soit moi qui me consume ? S'il faut s'enorgueillir, je m'enorgueillirai de ce qui fait ma faiblesse. Dieu, qui est aussi le Père du seigneur Jésus, sait, Lui qui est béni à jamais, que je ne mens point. A Damas, le gouverneur pour le roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, afin de se saisir de moi, et je fus dévalé par une fenêtre dans une manne le long du mur, et j'échappai à ses mains. Faut-il s'enorgueillir ? Il est vrai que cela n'est pas utile, néanmoins j'en viendrai même aux visions et aux révélations du Seigneur : je connais un homme en Christ qui, il y a quatorze ans, que ce fût avec son corps, je l'ignore, que ce fût sans son corps, je l'ignore, Dieu le sait, un homme, dis-je, qui fut enlevé jusqu'au troisième ciel. Et je sais que ce même homme, que ce fût avec son corps, que ce fût sans son corps, Dieu le sait, fut enlevé dans le paradis, et entendit d'ineffables paroles qu'il n'est pas permis à un homme de proférer. C'est pour cet homme-là que je m'enorgueillirai, mais pour moi-même je ne m'enorgueillirai point, si ce n'est de mes faiblesses, (ce n'est pas que, si je voulais m'enorgueillir, j'eusse perdu la raison, car je dirais la vérité, mais je m'en abstiens, afin que personne ne m'attribue plus que ce qu'il me voit faire ou m'entend dire) et si ce n'est de l'excès de mes révélations. C'est pourquoi, afin que je ne m'exalte point, il m'a été donné, comme une épreuve pour la chair, un ange de Satan, afin qu'il me soufflette pour que je ne m'exalte point ; trois fois j'ai prié à son sujet le seigneur, afin qu'il s'éloignât de moi, et il m'a dit : « Ma grâce te suffit, car la puissance déploie tous ses effets dans la faiblesse. » Je m'enorgueillirai donc beaucoup plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.
Première lecture
Que dirons-nous donc ? Nous dirons que les Gentils, qui n'aspiraient pas à la justice, ont obtenu la justice, j'entends la justice qui vient de la foi, tandis qu'Israël, qui aspirait à une loi qui donnât la justice, n'y est pas parvenu. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas de la foi qu'il l'a attendue ; mais c'est en quelque sorte par les œuvres qu'ils ont heurté contre la pierre d'achoppement, selon qu'il est écrit : « Voici, je place en Sion une pierre d'achoppement et un roc de scandale, et celui qui fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir. »
Prière du matin — première lecture
Et un homme de Dieu vint trouver Eli et lui dit : Ainsi parle l'Éternel : Me suis-je bien révélé à la maison de ton père lorsqu'ils étaient en Egypte appartenant à la maison de Pharaon, et que je l'ai choisie à l'exclusion de toutes les Tribus d'Israël pour exercer de ma part le sacerdoce, pour monter à mon Autel, pour brûler l'encens, pour porter l'éphod devant moi, et que j'ai donné à la maison de ton père tous les sacrifices ignés des enfants d'Israël ? Pourquoi foulez-vous aux pieds mes sacrifices et mes offrandes que j'ai ordonnées dans ma Résidence ? Et tu estimes tes fils plus que moi, pour vous engraisser des prémices de toutes les offrandes d'Israël, mon peuple. C'est pourquoi l'Éternel, Dieu d'Israël, le déclare : J'ai dit ta maison et la maison de ton père fonctionneront devant moi éternellement. Mais à présent voici ce que l'Éternel prononce : Je ne veux plus qu'il en soit ainsi. Car j'honore ceux qui m'honorent, mais ceux qui me méprisent, seront avilis. Voici le temps arrivera où je trancherai ton bras et le bras de la maison de ton père de sorte qu'il n'y ait plus de vieillard dans ta maison. Et tu verras un rival dans la Résidence, tant que [l'Éternel] sera le bienfaiteur d'Israël ; et dans ta maison il n'y aura plus jamais de vieillard. Mais des alentours de mon autel je ne retrancherai pas l'un des tiens, afin de consumer tes yeux et de faire languir ton âme ; et tous les rejetons de ta maison mourront dans l'âge viril. Et tu auras pour signe ce qui arrivera à tes deux fils, Hophni et Phinées : ils mourront l'un et l'autre le même jour. Et je me susciterai, un Prêtre fidèle ; il se réglera d'après ce qui est dans mon cœur et dans mon âme, et je lui édifierai une maison durable et il marchera devant mon Oint à perpétuité. Et tout ce qui restera de ta maison viendra se prosterner devant lui pour obtenir une menue pièce d'argent et une galette de pain et dira : Attache-moi donc à l'un des sacerdoces pour que j'aie un morceau de pain à manger.
Première lecture
Et après cela parurent Moïse et Aaron, et ils dirent à Pharaon : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : Laisse mon peuple aller célébrer une fête en mon honneur au désert. Et Pharaon dit : Qui est l'Éternel pour que j'obéisse à sa voix en laissant partir Israël ? Je ne connais point l'Éternel et ne laisserai pas non plus partir Israël. Et ils dirent : Le Dieu des Hébreux nous est apparu, permets-nous donc de nous avancer à trois jours de marche dans le désert, et d'offrir un sacrifice à l'Éternel, notre Dieu, afin qu'il ne nous assaille pas avec la peste ou avec l'épée. Et le roi d'Egypte leur dit : Pourquoi, Moïse et Aaron, voulez-vous distraire le peuple de ses travaux ? Allez à vos corvées ! Et Pharaon dit : Voici, le peuple est déjà nombreux, et vous voulez encore lui faire suspendre ses corvées ! Et ce jour-là même Pharaon donna cet ordre aux exacteurs du peuple et à ses préposés : Désormais ne fournissez plus de paille au peuple pour faire des briques, comme ci-devant ; qu'ils aillent eux-mêmes se ramasser de la paille. Mais vous leur imposerez la même quantité de briques qu'ils faisaient ci-devant ; vous n'en rabattrez rien, car ils se relâchent ; c'est pourquoi ils crient et disent : Nous voudrions aller offrir un sacrifice à notre Dieu. Que l'ouvrage pèse sur ces hommes et les occupe, afin qu'ils ne se mettent pas en quête de propos mensongers. Sur cela les exacteurs du peuple et ses préposés sortirent et parlèrent au peuple en ces termes : Ainsi parle Pharaon : Je ne vous donne plus de paille, allez vous-mêmes vous procurer de la paille où vous en trouverez, car on ne rabat rien de la prestation que vous devez. Alors le peuple se répandit dans tout le pays d'Egypte afin de ramasser du chaume pour paille. Et les exacteurs pressaient et disaient : Achevez votre besogne, la tâche quotidienne, comme quand il y avait de la paille. Et l'on battait les préposés des enfants d'Israël établis sur eux par les exacteurs de Pharaon, en disant : Pourquoi n'avez-vous pas achevé hier et aujourd'hui, comme ci-devant, le nombre fixé de briques ? Alors les préposés des enfants d'Israël vinrent jeter des cris auprès de Pharaon, disant : Pourquoi traites-tu ainsi tes serviteurs ? On ne fournit point de paille à tes serviteurs ; et, faites des briques ! nous dit-on ; et voici tes serviteurs reçoivent des coups ; ton peuple pèche. Et il dit : Tous vous relâchez ! vous vous relâchez ! c'est pourquoi vous dites : nous voulons aller offrir un sacrifice à l'Éternel. Allez donc ! travaillez ! et l'on ne vous fournira point de paille, mais vous livrerez la même quantité de briques. Alors les préposés des enfants d'Israël se virent dans le fâcheux cas de dire : Vous ne rabattrez rien du nombre quotidien de vos briques. Et ayant abordé Moïse et Aaron qui se tenaient là pour les rencontrer quand ils sortiraient de chez Pharaon, ils leur dirent : Que l'Éternel ait l'œil sur vous et juge, car vous nous avez mis en mauvaise odeur auprès de Pharaon et auprès de ses serviteurs, armant leurs mains de l'épée pour nous tuer. Alors Moïse s'adressa de nouveau à l'Éternel et dit : Seigneur, pourquoi as-tu si fort maltraité ce peuple ? pourquoi donc m'as-tu envoyé ? Car depuis que je me suis présenté à Pharaon pour lui parler en ton nom, il fait pis à ce peuple et tu n'as point délivré ton peuple.
Première lecture
Éphraïm se repaît de vent, et poursuit le vent d'est, toujours il entasse mensonge et violence, avec l'Assyrie ils font alliance et l'huile est portée en Egypte. Aussi l'Éternel est en procès avec Juda, et va punir Jacob de sa conduite, selon ses œuvres Il le rétribuera. Dans le sein maternel Jacob saisit son frère au talon, et par sa force il lutta avec Dieu ; il lutta avec l'ange, et eut l'avantage ; il pleura et le supplia, à Béthel il le trouva, et là il nous parla. Et l'Éternel est le Dieu des armées, son nom est l'Éternel. Toi donc, reviens à ton Dieu, garde la piété et la justice, et espère dans ton Dieu constamment. Cananéen, dans sa main il a une balance fausse ; il aime à frauder. Ainsi parle Éphraïm : Oui, je me suis enrichi, j'ai acquis de l'opulence ! dans tous mes gains on ne trouvera rien d'inique, rien qui soit un péché. Mais moi, l'Éternel, ton Dieu depuis le pays d'Egypte, je te laisse encore habiter sous tes tentes comme aux jours de tes fêtes ; et je parle aux prophètes et je multiplie les révélations, et par les prophètes je propose des paraboles. A Galaad règne l'idolâtrie ; c'est méchanceté pure ; à Guilgal ils sacrifient des taureaux ; eux aussi ont autant d'autels qu'il y a de monceaux de pierres sur les sillons des champs. Et Jacob s'enfuit aux campagnes d'Aram, et Israël fut serviteur pour une femme, et pour une femme il fut gardien. Et par un prophète l'Éternel ramena Israël de l'Egypte, et par un prophète il fut gardé. Mais Éphraïm a fait [à l'Éternel] une offense amère ; aussi laissera-t-Il ses meurtres peser sur lui, et son Seigneur lui rendra l'opprobre qu'il a reçu de lui.
Évangile
Cependant une foule nombreuse, où se trouvaient aussi ceux qui de ville en ville étaient venus à lui, s'étant rassemblée, il dit sous forme de parabole : « Le semeur sortit pour semer sa semence ; et pendant qu'il la semait, une partie tomba le long du chemin, et elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent toute. Et une autre tomba sur du roc, et ayant poussé elle sécha, parce qu'elle n'avait pas d'humidité. Et une autre tomba au milieu des épines, et les épines ayant poussé avec elle, l'étouffèrent. Et une autre tomba dans la bonne terre, et ayant poussé elle produisit du fruit au centuple. » En disant cela, il s'écriait : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! » Mais ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole ? Or il dit : « Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres c'est en paraboles, afin qu'en voyant ils ne voient pas, et qu'en entendant ils ne comprennent pas. Or voici ce que signifie cette parabole : La semence, c'est la parole de Dieu. Mais ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui ont entendu, puis survient le diable et il enlève la parole de leur cœur, afin qu'ils ne soient pas sauvés après avoir cru. Quant à ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils ont entendu, reçoivent avec joie la parole ; et ceux-ci n'ont pas de racine, ils croient temporairement, et au moment de la tentation ils font défection. Quant à ce qui est tombé sur les épines, ce sont ceux qui ont entendu, et qui en avançant sont étouffés par les soucis et la richesse et les plaisirs de la vie et ne produisent rien. Mais ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur noble et bon, retiennent la parole, et portent du fruit avec persévérance.
Psaume responsorial
Cantique de David. Pour souvenir.Éternel, en ton courroux ne me châtie pas ! et en ta colère ne me punis pas ! Car tes flèches sont tombées sur moi, et sur moi tu as fait main basse. Ta fureur n'a rien épargné en mon corps, et mon péché a enlevé toute santé à mes os. Car mes misères s'élèvent plus haut que ma tête, comme un lourd fardeau, par leur poids elles m'accablent. Mes plaies sont fétides et purulentes, par l'effet de ma folie. Je suis courbé, affaissé au dernier degré ; incessamment je vais menant deuil ; car un feu remplit mes entrailles, et il n'y a plus de santé dans mon corps. Je suis tout défaillant, tout brisé, un rugissement sort de mon cœur en tourmente… Seigneur, tu connais tous mes désirs, et mes soupirs ne te sont point cachés ; mon cœur palpite, ma force m'abandonne, et mes yeux mêmes me refusent la vue du jour. Mes amis et mes frères s'arrêtent à l'aspect de ma plaie, et mes proches se tiennent à distance. Ceux qui en veulent à ma vie, tendent leurs pièges, et ceux qui cherchent ma perte, parlent de ruine, et tout le jour ils songent à des ruses. Mais moi, tel qu'un sourd, je n'entends pas, et, tel qu'un muet, je n'ouvre pas la bouche ; je suis comme un homme privé de l'ouïe, et dans la bouche duquel il n'y a point de réplique. Car c'est en toi, Éternel, que j'espère ; tu m'exauceras, Seigneur, mon Dieu ! Car je dis : Ne permets pas que j'excite leur joie ! Dès que mon pied bronche, je vois leur triomphe. Car je suis toujours près de faillir, et mes regrets douloureux sont toujours là, devant moi ; car je confesse mes manquements, et mon péché me rend inquiet. Cependant mes ennemis sont vivants et forts, ils sont en nombre ceux qui me haïssent sans cause. Me rendant le mal pour le bien, ils me sont hostiles, parce que je cherche le bien. Ne m'abandonne pas, Éternel ! Mon Dieu, ne t'éloigne pas de moi ! Accours à mon aide, ô Dieu, mon Sauveur !
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Hymne de David.O Dieu ! prête l'oreille à ma prière, et ne te dérobe pas à ma supplication ! Fais attention à moi, et m'exauce ! J'erre en gémissant, et je suis troublé, à la voix de l'ennemi, sous l'oppression de l'impie ; car ils versent sur moi les maux, et me persécutent avec fureur. Mon cœur est tourmenté au dedans de moi, et des craintes de mort m'ont assailli ; la peur et le tremblement me pénètrent, et le frisson me parcourt. Aussi dis-je : Qu'on me donne l'aile de la colombe, je m'envolerai, et j'irai habiter en lieu sûr ! Voici, je fuirais au loin, je m'arrêterais au désert ; (Pause) je m'échapperais, plus prompt que le vent rapide, que l'ouragan ! Consume, Seigneur, confonds leurs langues ! Car je vois dans la ville la violence et les rixes, qui jour et nuit y font la ronde dans ses murs, et le mal et la gêne sont dans son enceinte ; la ruine est dans son enceinte, et la violence et la fraude ne quittent pas ses places. Ce n'est pas un ennemi qui m'outrage : je le supporterais ; un homme dont la haine se déclare, qui s'élève contre moi : je pourrais m'y soustraire ; mais c'est toi, homme qui avais mon estime, mon ami, l'un de mes familiers ; nous nous rendions l'un à l'autre l'intimité douce ; à la maison de Dieu nous allions avec la foule ! Que la mort les surprenne, qu'ils descendent vivants aux Enfers ! car la malice est dans leurs demeures, au milieu d'eux. Cependant, je crie à Dieu, et l'Éternel me sauvera. Le soir, et le matin, et à midi, je me plains et je gémis, et Il entendra ma voix. Il me tirera sain et sauf du combat qu'on me livre, car mes adversaires sont nombreux. Dieu veut m'exaucer, et les humilier, (car Il est toujours sur son trône) (Pause) ces hommes qui ne changent point, et n'ont de Dieu nulle crainte. Ils mettent la main sur leurs amis, et brisent leur pacte [d'union] ; leur bouche a plus de douceur que le lait, et leur cœur est hostile ; leurs paroles sont plus onctueuses que l'huile, et ce sont des épées nues. « Remets à l'Éternel le soin de ton sort, et Il te soutiendra, et ne permettra pas toujours qu'on ébranle le juste. » Et toi, ô Dieu, tu les précipiteras au fond de la fosse ; et ces hommes sanguinaires et trompeurs ne vivront pas la moitié de leurs jours ; mais moi, je mets en toi ma confiance.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Hymne de David.O Dieu ! prête l'oreille à ma prière, et ne te dérobe pas à ma supplication ! Fais attention à moi, et m'exauce ! J'erre en gémissant, et je suis troublé, à la voix de l'ennemi, sous l'oppression de l'impie ; car ils versent sur moi les maux, et me persécutent avec fureur. Mon cœur est tourmenté au dedans de moi, et des craintes de mort m'ont assailli ; la peur et le tremblement me pénètrent, et le frisson me parcourt. Aussi dis-je : Qu'on me donne l'aile de la colombe, je m'envolerai, et j'irai habiter en lieu sûr ! Voici, je fuirais au loin, je m'arrêterais au désert ; (Pause) je m'échapperais, plus prompt que le vent rapide, que l'ouragan ! Consume, Seigneur, confonds leurs langues ! Car je vois dans la ville la violence et les rixes, qui jour et nuit y font la ronde dans ses murs, et le mal et la gêne sont dans son enceinte ; la ruine est dans son enceinte, et la violence et la fraude ne quittent pas ses places. Ce n'est pas un ennemi qui m'outrage : je le supporterais ; un homme dont la haine se déclare, qui s'élève contre moi : je pourrais m'y soustraire ; mais c'est toi, homme qui avais mon estime, mon ami, l'un de mes familiers ; nous nous rendions l'un à l'autre l'intimité douce ; à la maison de Dieu nous allions avec la foule ! Que la mort les surprenne, qu'ils descendent vivants aux Enfers ! car la malice est dans leurs demeures, au milieu d'eux. Cependant, je crie à Dieu, et l'Éternel me sauvera. Le soir, et le matin, et à midi, je me plains et je gémis, et Il entendra ma voix. Il me tirera sain et sauf du combat qu'on me livre, car mes adversaires sont nombreux. Dieu veut m'exaucer, et les humilier, (car Il est toujours sur son trône) (Pause) ces hommes qui ne changent point, et n'ont de Dieu nulle crainte. Ils mettent la main sur leurs amis, et brisent leur pacte [d'union] ; leur bouche a plus de douceur que le lait, et leur cœur est hostile ; leurs paroles sont plus onctueuses que l'huile, et ce sont des épées nues. « Remets à l'Éternel le soin de ton sort, et Il te soutiendra, et ne permettra pas toujours qu'on ébranle le juste. » Et toi, ô Dieu, tu les précipiteras au fond de la fosse ; et ces hommes sanguinaires et trompeurs ne vivront pas la moitié de leurs jours ; mais moi, je mets en toi ma confiance.
Psaume responsorial
L'Éternel règne, revêtu de majesté ; la force est son vêtement, sa ceinture : aussi le monde est ferme et ne chancelle pas. Ton trône est ferme dès les anciens jours, tu es depuis l'éternité. Les flots élèvent, ô Éternel, les flots élèvent leur voix, les flots élèvent leur murmure. Plus que les voix des eaux immenses, que les vagues magnifiques de la mer, l'Éternel est magnifique dans les hautes régions. Tes témoignages sont parfaitement sûrs. La sainteté sied à ta maison, ô Éternel, pour la durée des temps.
Deuxième lecture
Mais nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que la grandeur de la puissance soit attribuée à Dieu, et ne paraisse pas venir de nous ; nous, qui de toutes manières sommes pressés, mais non pas réduits à l'extrémité ; embarrassés, mais non pas désespérés ; persécutés, mais non pas délaissés ; renversés, mais non pas tués ; portant constamment en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps ; car nous qui vivons nous sommes toujours livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle ; en sorte que c'est la mort qui agit en nous, tandis que c'est la vie qui agit en vous. Mais ayant le même esprit de foi, selon qu'il est écrit : « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, » nous aussi nous croyons ; et c'est aussi pour cela que nous parlons, sachant que Celui qui a ressuscité Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus et nous fera comparaître avec vous ; car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce, en se multipliant, fasse abonder, par la bouche du plus grand nombre, pour la gloire de Dieu, les actions de grâces. C'est pourquoi nous ne perdons point courage, mais, lors même que notre homme extérieur dépérit, notre homme intérieur au contraire se renouvelle de jour en jour ; car la légère tribulation d'un moment nous procure avec abondance et surabondamment un poids éternel de gloire, si du moins nous n'arrêtons pas nos regards sur les choses visibles, mais sur les invisibles ; car les choses visibles sont passagères, tandis que les invisibles sont éternelles.
Deuxième lecture
Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, ne prêtez-vous point l'oreille à la loi ? Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la servante, et un de la femme libre ; mais celui de la servante naquit selon la chair, tandis que celui de la femme libre naquit par l'effet de la promesse. Ce sont là des allégories ; car ces femmes représentent deux alliances : l'une qui vient de la montagne de Sina, et qui engendré pour la servitude, c'est Agar, (or le mot Agar désigne en Arabie le mont Sina) ; mais elle correspond à la Jérusalem actuelle, car celle-ci est dans la servitude avec ses enfants, tandis que la Jérusalem d'en haut est libre ; c'est elle qui est notre mère ; car il est écrit : « Réjouis-toi stérile, qui n'enfantes point ; éclate et crie, toi qui ne ressens pas les douleurs de l'enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que ceux de la femme qui a le mari. » Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse ; mais, de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'esprit, il en est encore ainsi maintenant. Mais que dit l'Écriture ? « Chasse la servante et son fils ; car le fils de la servante n'héritera certainement pas avec le fils de la femme libre. » C'est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants d'une servante, mais de la femme libre ;
Deuxième lecture
Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le seigneur, à vous conduire d'une manière digne de l'appel qui vous a été adressé, avec toute espèce d'humilité et de mansuétude, avec longanimité, vous supportant les uns les autres avec charité, vous efforçant de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme c'est à une seule espérance que se rapporte l'appel que vous avez reçu ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; il y a un seul Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, et, par tous, en tous. Or à chacun de vous a été donnée la grâce selon la mesure du don de Christ ; c'est pourquoi il est dit : « Après être monté en haut il a capturé des captifs, et il a donné des dons aux hommes. » Or l'expression « il est monté, » qu'emporte-t-elle, sinon qu'il est aussi descendu premièrement dans les parties plus basses de la terre ? Celui qui est descendu, c'est lui aussi qui est monté au-dessus de tous les deux, afin de remplir toutes choses ; et c'est lui qui a établi les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, ceux-ci comme évangélistes, ceux-là comme pasteurs et docteurs, afin d'accomplir, pour le perfectionnement des saints, l'œuvre du ministère, l'édification du corps de Christ, jusques à ce que, tous, nous soyons parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de l'âge de la plénitude de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, ballottés par les flots et emportés çà et là par tous les souffles de l'enseignement, grâce à la tricherie des hommes, à la fourberie qui favorise les manœuvres de l'erreur, mais que, proclamant la vérité avec charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ, par l'assistance duquel le corps entier, bien uni et bien compact, travaille à sa propre croissance, sous l'action multiple de cette assistance, avec une efficace proportionnée à chacune de ses parties, pour s'édifier lui-même dans la charité. Je dis donc, et j'en atteste le seigneur, que vous ne devez plus vous conduire comme les Gentils se conduisent dans l'inanité de leur intelligence, ayant l'entendement offusqué de ténèbres, étant étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur ; en sorte que, devenus insensibles, ils se sont livrés à la débauche, pour commettre avec excès toute espèce d'impureté. Mais, pour vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si, en effet, vous avez ouï parler de lui, et si c'est en lui que vous avez été instruits, selon que la vérité existe en Jésus, à dépouiller, en opposition à votre précédente conduite, le vieil homme qui se corrompt sous l'influence des convoitises que produit l'erreur, et à être renouvelés par l'Esprit dans votre intelligence, et à revêtir le nouvel homme, qui a été créé à l'image de Dieu avec la justice et la sainteté que produit la vérité. C'est pourquoi, ayant dépouillé, le mensonge, parlez avec vérité, chacun à votre prochain, car nous sommes membres les uns des autres. Soyez en colère, et toutefois ne péchez pas ; que le soleil ne se couche pas sur votre courroux, et ne donnez pas non plus de prise au diable. Que le larron ne dérobe plus, mais que plutôt il prenne de la peine en travaillant de ses mains à ce qui est bien, afin qu'il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. Qu'aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche, mais seulement celle qui peut être bonne pour l'édification selon le besoin, afin qu'elle soit un bienfait pour les auditeurs, n'attristez point l'esprit saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute espèce d'aigreur, et d'irritation, et de colère, et de cris, et de calomnie, soit enlevée du milieu de vous, ainsi que toute espèce de méchanceté. Devenez bons les uns pour les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement comme Dieu aussi nous a pardonné en Christ ;
Prière du soir — première lecture
Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel des armées : Va, rends-toi vers ce courtisan, vers Sebna préposé au palais !
Deuxième lecture
Ainsi donc, mes frères bien-aimés, après lesquels je soupire, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés ! J'exhorte Évodie, et j'exhorte Syntyche à être animées des mêmes sentiments dans le Seigneur. Et même je t'en prie aussi, toi, digne collègue, intéresse-toi à elles, car elles ont combattu avec moi pour l'Evangile, ainsi que Clément et mes autres coopérateurs, dont les noms se trouvent dans le livre de vie. Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je vous le répète : Réjouissez-vous. Que votre mansuétude se fasse connaître à tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais, qu'en toute chose, vos demandes se fassent connaître à Dieu par la prière et l'intercession, avec actions de grâces, et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, tiendra sous sa garde en Christ Jésus vos cœurs et vos pensées. Au reste, frères, que toutes les choses qui sont vraies, toutes celles qui sont honorables, toutes celles qui sont justes, toutes celles qui sont pures, toutes celles qui sont aimables, toutes celles qui sont approuvées, qu'en un mot toute vertu et toute louange fassent l'objet de vos pensées ; et ce que vous avez appris et reçu, ouï et vu de moi, pratiquez-le ; et le Dieu de paix sera avec vous. Quant à moi, je me suis grandement réjoui dans le Seigneur de ce que vous avez enfin repris de l'intérêt pour moi ; vous y pensiez bien, mais l'occasion vous manquait. Ce n'est pas que je parle par motif de dénuement ; car j'ai appris à me suffire à moi-même dans la position où je me trouve ; je sais vivre dans l'humiliation, et je sais aussi vivre dans l'abondance ; en toutes choses et en toutes circonstances, je suis initié, soit à être rassasié, soit à avoir faim, soit à vivre dans l'abondance, soit à vivre dans la disette ; je peux tout en Celui qui me rend fort. Néanmoins, vous avez bien fait de prendre part à ma tribulation ; d'ailleurs, vous aussi, Philippiens, vous savez que, au commencement de la prédication de l'Évangile, quand je quittai la Macédoine, aucune église n'ouvrit avec moi un compte réciproque de don et de recette, si ce n'est vous seuls, car, déjà à Thessalonique, vous m'avez envoyé, à deux reprises, de quoi subvenir à mes besoins. Ce n'est pas que je recherche les cadeaux, mais je recherche le fruit qui surabonde pour votre compte. D'ailleurs j'ai reçu tout ce qu'il me faut, et je suis dans l'abondance ; je suis comblé, depuis que j'ai reçu par Épaphrodite ce qui vient de vous, parfum d'agréable odeur, sacrifice agréé et approuvé de Dieu. Mais c'est mon Dieu qui, selon Sa richesse, satisfera pleinement tous vos besoins avec gloire en Christ Jésus. Qu'à Dieu notre Père soit rendue la gloire pour les siècles des siècles. Amen ! Saluez en Christ Jésus tous les saints. Les frères qui sont avec moi vous saluent. Tous les saints vous saluent, et principalement ceux de la maison de l'empereur. Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit !
Évangile
Et après être sorti du temple Jésus se remettait en chemin, et ses disciples s'approchèrent pour lui montrer les édifices du temple. Mais il leur répliqua : « Ne voyez-vous pas tout cela ? En vérité je vous le déclare : il ne sera certainement pas laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. » Or, pendant qu'il était assis sur la montagne des Oliviers, les disciples s'approchèrent de lui en particulier en disant : « Dis-nous, quand cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe de ton avènement et de la consommation du temps ? » Et Jésus leur répliqua : « Prenez garde que personne ne vous égare ; car beaucoup viendront en mon nom, disant : C'est moi qui suis le Christ, et ils en égareront plusieurs. Mais vous entendrez bientôt parler de guerres et de bruits de guerres ; n'ayez garde de vous en laisser troubler, car il faut que cela arrive ; mais ce n'est pas encore la fin. En effet, une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura ici et là des famines et des tremblements de terre. Or tout cela est le commencement des douleurs. Alors ils vous livreront pour être persécutés, et ils vous feront mourir, et vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom ; et alors plusieurs trébucheront, et ils se livreront les uns les autres, et ils se haïront les uns les autres. Et beaucoup de faux prophètes surgiront, et ils en égareront plusieurs. Et à cause de l'accroissement de l'iniquité, la charité du plus grand nombre se refroidira ; mais celui qui aura persévéré jusques à la fin, celui-là sera sauvé. Et cet évangile du royaume sera prêché dans la terre entière, pour servir de témoignage à toutes les nations, et alors viendra la fin.
Évangile
Et il sortit de là. Et le sabbat étant venu, il commença à enseigner dans la synagogue, et le plus grand nombre étaient stupéfaits en l'entendant, et ils disaient : « D'où viennent à celui-ci ces choses ? » et : « Qu'est-ce que cette sagesse qui lui a été donnée, et les miracles de cette espèce qui se font par ses mains ? Celui-ci n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques et de Josès et de Judas et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Et Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie, et parmi ses parents, et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne pouvait faire là aucun miracle, sauf qu'ayant imposé les mains à quelques infirmes, il les guérit ; et il s'émerveilla de leur incrédulité. Et il appelle à lui les douze, et il commença à les envoyer deux par deux, et il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur ordonna de ne rien prendre pour la route, sauf un bâton seulement, point de pain, ni de besace, ni de monnaie dans la ceinture, mais de chausser des sandales, et de ne pas revêtir deux tuniques. Et il leur disait : « Partout où vous serez entrés dans une maison, restez-y jusques à ce que vous sortiez de là ; et l'endroit qui ne vous aura pas reçus, et où l'on ne vous aura pas écoutés, secouez en sortant de là la poussière qui est sous vos pieds pour leur servir de témoignage. » Et étant partis ils prêchèrent qu'on eût à se repentir, et ils chassaient plusieurs démons, et ils oignaient d'huile plusieurs malades, et ils les guérissaient. Et le roi Hérode ouït parler de lui, car son nom était devenu célèbre, et on disait : « Jean le baptiseur est ressuscité des morts, et c'est pourquoi les miracles s'opèrent par lui ; » mais d'autres disaient : « C'est Élie ; » tandis que d'autres disaient : « C'est un prophète comme l'un des prophètes. » Mais Hérode en ayant ouï parler, disait : « Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui qui est ressuscité. » En effet Hérode lui-même avait envoyé saisir Jean, et l'avait fait enchaîner en prison à cause d'Hérodias femme de Philippe son frère ; car il l'avait épousée, et Jean disait à Hérode : « Il ne t'est pas permis de posséder la femme de ton frère. » Mais Hérodias lui en gardait rancune, et elle voulait le faire mourir, et elle ne le pouvait pas, car Hérode craignait Jean ; sachant que c'était un homme juste et saint, il le protégeait ; et après l'avoir entendu, il était souvent inquiet, et il l'écoutait volontiers. Et un jour propice étant survenu, auquel Hérode, pour la fête anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands et aux généraux, et aux principaux de la Galilée, et sa fille Hérodias étant entrée et ayant dansé, elle plut à Hérode et aux convives. Or le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Et il lui dit avec serment : « Quoi que ce soit que tu me demandes, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Et étant sortie, elle dit à sa mère : « Que demanderai-je ? » Et elle lui dit : « La tête de Jean le baptiseur. » Et étant aussitôt rentrée avec empressement auprès du roi, elle lui adressa sa demande en disant : « Je veux que tu me donnes immédiatement sur un plat la tête de Jean le baptiseur. » Et le roi devenu tout triste, ne voulut pas, à cause de ses serments et des convives, lui manquer de parole ; et aussitôt le roi expédia un de ses gardes, avec l'ordre de rapporter sa tête ; et étant parti il le décapita dans la prison, et rapporta sa tête sur un plat, et il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Et ses disciples l'ayant appris vinrent et enlevèrent son cadavre, et ils le placèrent dans un tombeau. Et les apôtres se réunirent auprès de Jésus, et ils lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné. Et il leur dit : « Venez, vous seuls, dans un lieu désert à l'écart, et reposez-vous un peu. » En effet les allants et venants étaient nombreux, et ils n'avaient pas même le loisir de manger. Et ils s'en allèrent sur la barque dans un lieu désert à l'écart. Et on les vit partir, et plusieurs les reconnurent, et ils accoururent là à pied de toutes les villes, et ils les devancèrent. Et lorsqu'il aborda, il vit une foule nombreuse, et il fut ému de compassion envers eux, car ils étaient comme des brebis qui n'ont point de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. Et comme l'heure était déjà fort avancée, ses disciples s'étant approchés de lui disaient : « Ce lieu est désert, et l'heure est déjà fort avancée, renvoie-les, afin qu'ils aillent dans les campagnes et les villages d'alentour s'acheter de quoi manger. » Mais il leur répliqua : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Et ils lui disent : « Allons acheter pour deux cents deniers de pains, et donnons-leur à manger ! » Mais il leur dit : « Combien avez-vous de pains ? Allez le voir. » Et après s'en être assurés, ils disent : « Cinq, et deux poissons. » Et il leur ordonna que tout le monde s'assît, groupes par groupes, sur l'herbe verte ; et ils s'étendirent bandes par bandes de cent et de cinquante. Et après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, il prononça, en levant les yeux vers le ciel, une bénédiction ; puis il rompit les pains, et il les donnait aux disciples, afin qu'ils les leur offrissent ; et il distribua à tous les deux poissons. Et tous mangèrent et furent rassasiés ; et on emporta des morceaux de quoi remplir douze corbeilles, ainsi que des poissons. Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes. Et aussitôt il contraignit ses disciples à monter dans la barque et à passer les premiers sur l'autre rive, vers Bethsaïda, jusques à ce que lui-même eût renvoyé la foule. Et après les avoir congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. Et le soir étant venu, la barque se trouvait au milieu de la mer, et lui-même était seul à terre. Et les ayant vus battus par les flots, pendant qu'ils ramaient, car le vent leur était contraire, il vient vers eux à la quatrième veille de la nuit, en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. Mais eux, en le voyant marcher sur la mer, s'imaginèrent que c'était un fantôme, et ils poussèrent des cris ; car tous le virent et furent troublés ; mais aussitôt il leur parla et leur dit : « Courage, c'est moi, n'ayez pas peur ? » Et il monta auprès d'eux dans la barque, et le vent tomba. Et ils ressentirent en eux-mêmes une grande stupéfaction ; car ils n'avaient pas compris l'affaire des pains, mais leur cœur était endurci. Et ayant achevé leur traversée, ils touchèrent terre à Gennèsareth, et ils abordèrent. Et lorsqu'ils furent sortis de la barque, aussitôt qu'on l'eut reconnu, on parcourut toute cette contrée-là, et on se mit à transporter les malades sur leurs couchettes, partout où on entendait dire qu'il se trouvait. Et partout où il entrait dans les villages, ou dans les villes, ou dans les campagnes, on déposait les malades dans les places publiques, et on le sollicitait afin qu'ils pussent toucher, ne fût-ce que la frange de son manteau, et tous ceux qui le touchèrent étaient guéris.
Évangile
Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdalène vient de bon matin, pendant qu'il faisait encore obscur, vers le sépulcre, et elle voit la pierre enlevée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : « Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l'ont mis. » Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple ; et ils se rendaient vers le sépulcre ; or ils couraient tous deux ensemble, et l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé il voit les bandelettes par terre ; cependant il n'entra pas. Arrive donc aussi Simon Pierre qui le suivait, et il entra dans le sépulcre. Et il voit les bandelettes par terre, et le linge qui avait été sur sa tête, non point par terre avec les bandelettes, mais roulé à part dans un coin. Alors donc entra aussi l'autre disciple qui, le premier, était arrivé au sépulcre, et il vit et il crut ; car ils n'avaient pas encore compris que, d'après l'Écriture, il fallait qu'il ressuscitât des morts. Les disciples s'en retournèrent donc chez eux. Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre en pleurant ; comme donc elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l'un à la tête, et l'autre aux pieds, là où avait été couché le corps de Jésus ; et ils lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Et elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis. » Après avoir dit cela elle se retourna en arrière, et elle voit Jésus debout, et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, s'imaginant que c'est le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'irai prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » S'étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie, Maître. Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie la Magdalène vient annoncer aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses. Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
Évangile
Or il dit : « Un homme avait deux fils ; le plus jeune d'entre eux dit à son père : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » Et il leur partagea le bien. Et, au bout de quelques jours, le plus jeune fils, ayant tout réalisé, partit pour un lointain pays, et là il dissipa sa fortune en vivant dans la débauche. Mais quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays-là, et lui-même commença à se trouver dans le dénuement ; et il s'en alla se mettre au service de l'un des citoyens de ce pays-là, et celui-ci l'envoya dans ses champs pour faire paître des pourceaux. Et il désirait se rassasier des gousses que mangeaient les pourceaux, et personne ne lui en donnait. Mais rentrant en lui-même il dit : Combien de mercenaires de mon père ont plus de pain qu'il ne leur en faut, tandis que moi je meurs ici de faim ; je m'en irai vers mon père et je lui dirai : « Père, j'ai péché contre le ciel et devant toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. » Et il s'en alla vers son père. Or, comme il était encore à distance, son père l'aperçut et fut touché de compassion, et étant accouru il se jeta à son col et lui donna un tendre baiser. Mais le fils lui dit : « Père, j'ai péché contre le ciel et devant toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. » Mais le père dit à ses esclaves : « Apportez vite une robe, la plus belle, et revêtez-le, et mettez un anneau à sa main, et des sandales à ses pieds, et amenez le veau gras ; tuez-le, et que nous nous réjouissions en le mangeant, car mon fils que voici était mort et il a vécu ; il était perdu et il a été retrouvé. » Et ils se mirent à se réjouir. Or son fils aîné était aux champs, et lorsqu'à son retour il approcha de la maison, il entendit de la musique et des danses, et ayant appelé un des serviteurs il s'informait de ce que c'était. L'autre lui dit : « Ton frère est arrivé, et ton père a fait tuer le veau gras, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé. » Mais il se mit en colère et ne voulait pas entrer. Cependant son père étant sorti le sollicitait ; mais il répliqua à son père : « Voici, il y a un si grand nombre d'années que je te sers, et je n'ai jamais transgressé aucun de tes ordres, et tu ne m'as jamais donné un chevreau, pour que je me réjouisse avec mes amis ; mais quand ton fils que voici, qui a mangé ton bien avec des courtisanes, est arrivé, tu as fait tuer pour lui le veau gras ! » Mais il lui dit : « Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi t'appartient ; mais il fallait se réjouir et s'égayer, parce que ton frère que voici était mort et il a vécu, il était perdu et il a été retrouvé. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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