Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Et Dieu se souvint de Noé et de tous les animaux et de tout le bétail qui était avec lui dans l'arche, et Dieu fit passer un vent sur la terre et les eaux s'affaissèrent. Et les sources de l'abîme et les écluses des cieux se fermèrent, et la pluie fut arrêtée dans les cieux. Et les eaux quittaient la terre s'en allant et se retirant et les eaux diminuèrent au bout de cent cinquante jours. Et le septième mois, le dix-septième jour du mois l'arche s'arrêta sur les monts Ararat. Et les eaux s'en allèrent et décrurent jusqu'au dixième mois ; le dixième mois, le premier jour du mois, les cimes des monts furent visibles. Et au bout de quarante jours Noé ouvrit la fenêtre de l'arche qu'il avait faite. Et il mit en liberté le corbeau, lequel sortit, partant et revenant jusqu'à ce que les eaux eussent tari sur la terre. Et il mit en liberté la colombe pour voir si les eaux étaient disparues de la terre. Mais la colombe ne trouva pas une place où poser la plante de son pied, et elle revint à lui dans l'arche, parce que les eaux couvraient toute la face de la terre ; et il étendit la main et la prit et la retira à lui dans l'arche. Et il attendit encore sept autres jours, et de nouveau il laissa la colombe s'envoler de l'arche. Alors la colombe revint à lui au temps du soir ; et voilà qu'une feuille fraîche d'olivier était dans son bec ! et Noé comprit que les eaux étaient disparues de la terre. Puis il attendit encore sept autres jours, et il donna la liberté à la colombe ; mais elle ne revint plus à lui. Et l'année six cent et un, le premier mois, le premier jour du mois les eaux avaient laissé la terre à sec, et Noé enleva la couverture de l'arche, et il regarda, et voici, la face du sol se desséchait. Et le second mois, le dix-septième jour du mois, la terre était sèche. Et Dieu parla à Noé en ces termes : Sors de l'arche, toi et ta femme et tes fils et les femmes de tes fils avec toi. Tous les animaux de toute chair qui sont avec toi, oiseaux, bétail et tout reptile rampant sur la terre, fais-les sortir avec toi, et qu'ils pullulent sur la terre et soient féconds et se multiplient sur la terre. Et Noé sortit, et ses fils et sa femme et les femmes de ses fils avec lui. Tous les animaux, tous les reptiles et tous les oiseaux, tout ce qui se meut sur la terre, selon leurs familles sortirent de l'arche. Alors Noé édifia un autel à l'Éternel, et il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l'autel. Et l'Éternel odora le parfum suave, et l'Éternel dit en son cœur : Désormais je ne maudirai plus la terre à cause de l'homme ; car les imaginations du cœur de l'homme sont mauvaises dès sa jeunesse ; et désormais je ne frapperai plus tous les vivants comme j'ai fait. A l'avenir, tant que la terre sera, les semailles et la moisson, la froidure et la chaleur, l'été et l'hiver, le jour et la nuit ne chômeront point.
Première lecture
Ainsi Betsaléel et Oholiab et tous les experts en qui l'Éternel avait mis l'intelligence et le sens du savoir-faire, exécuteront toute l'œuvre du travail du Sanctuaire, tout ce qu'a prescrit l'Éternel. Alors Moïse appela Betsaléel et Oholiab et tous les experts en qui l'Éternel avait mis le sens de l'intelligence, tous ceux que leur cœur portait à entreprendre l'ouvrage pour l'exécuter. Et ils reçurent de Moïse toutes les offrandes apportées par les enfants d'Israël pour l'œuvre du travail du Sanctuaire qui devait être fait ; et tous les matins on lui apportait encore des dons volontaires. Cependant tous ces experts occupés à tout le travail du sanctuaire, quittant chacun l'ouvrage qu'ils faisaient, vinrent et, s'adressant à Moïse, lui dirent : Le peuple apporte beaucoup de choses, beaucoup plus qu'il n'en faut pour faire l'ouvrage que l'Éternel a commandé d'exécuter. Alors Moïse ordonna que dans tout le camp fût répandu cet avis : Que personne, ni homme ni femme, ne procure plus d'offrandes pour le Sanctuaire, et le peuple cessa d'en apporter. Car il y avait assez d'objets confectionnés pour tous les ouvrages à faire et même il y en avait de reste. En conséquence tous ces experts employés à l'œuvre formèrent la Résidence de dix tentures de lin retors, d'azur, de pourpre et de vermillon ; ils les firent portant des chérubins en ouvrage de broderie. Une tenture eut vingt-huit coudées de longueur et quatre coudées de largeur ; toutes les tentures furent de la même dimension. Et l'on fit des assemblages chacun de cinq tentures assemblées l'une avec l'autre ; et l'on ménagea des mailles d'azur au bord d'une tenture, celle du bout au point de jonction ; on fit la même opération au bord du tapis du bout dans le second assemblage. On ménagea cinquante mailles à une tenture, et de même au second assemblage cinquante mailles à l'extrémité d'un tapis au second assemblage, de sorte que les mailles coïncidaient l'une avec l'autre. Et l'on fit cinquante agrafes d'or, et assemblant les tentures l'une avec l'autre au moyen des agrafes, on obtint la Résidence formant un tout. Puis l'on fit des tapis de poil de chèvre pour en composer une tente qui protégeât la Résidence : on fit onze tapis. Un tapis eut trente coudées de longueur et quatre coudées de largeur par tapis, les onze tapis de la même dimension. Et l'on assembla cinq tapis d'une part et six tapis d'autre part. Et l'on ménagea cinquante mailles au bord du tapis du bout à la jonction et cinquante mailles au bord du tapis au second assemblage. Et l'on fit cinquante agrafes d'airain pour assembler la tente qui devint un tout. Et pour garantir la Tente, on fit une couverture de peaux de béliers teintes en rouge, et par-dessus encore une couverture de peaux de chiens de mer. Et l'on fit de bois d'acacia les ais pour la Résidence qui furent placés debout ; la longueur d'un ais fut de dix coudées et sa largeur d'une coudée et demie. A chaque ais on pratiqua deux tenons taillés l'un comme l'autre ; c'est ce qui fut fait pour tous les ais de la Résidence. Et l'on fit les ais de la Résidence au nombre de vingt pour le côté sud au midi et quarante soubassements d'argent pour supporter vingt ais, deux soubassements par ais pour en recevoir les deux tenons ; et pour le côté opposé de la Résidence, le côté du nord, vingt ais et quarante soubassements d'argent, deux soubassements par ais. Et pour le fond de la Résidence, à l'occident, on fit six ais, et pour les angles de la Résidence, au côté du fond, on fit deux ais, doubles dans le bas et doubles aussi dans le haut au premier anneau ; on les fit ainsi les deux aux deux angles ; il y eut donc huit ais et leurs soubassements d'argent, seize soubassements, deux soubassements sous l'un des ais et deux sous l'autre. Et l'on fit des traverses de bois d'acacia, cinq pour les ais de l'un des côtés de la Résidence, et cinq traverses pour les ais du second côté de la Résidence, et cinq traverses pour les ais du côté de la Résidence qui forma le fond à l'occident, et la traverse médiale au milieu des ais qu'elle traversa d'une extrémité à l'autre extrémité. Et l'on plaqua d'or les ais, et l'on fit d'or leurs anneaux destinés à recevoir les traverses qui furent aussi plaquées d'or. Et l'on fit le Rideau d'azur, de pourpre et de vermillon et de lin retors : ce fut un ouvrage de l'art du tisseur ainsi que les chérubins. Et pour le soutenir, on fit quatre colonnes d'acacia qui furent plaquées d'or, munies de clous d'or et pour lesquelles on fondit quatre soubassements d'argent. Et il fit le Rideau à la porte de la Tente en azur et pourpre et vermillon et en lin retors selon l'art du tisseur, et ses cinq colonnes, et ses clous, et plaqua leurs têtes et leurs tringles, et d'airain leurs cinq soubassements.
Première lecture
Car ce commandement que je te prescris en ce jour, ne passe point ta portée, et n'est pas à grande distance ; il n'est pas au ciel pour que tu dises : Qui montera pour nous au ciel et nous l'en rapportera, et nous l'exposera pour que nous l'accomplissions ? Il n'est pas au delà de la mer, pour que tu dises : Qui traversera pour nous la mer et nous l'en rapportera, et nous l'exposera pour que nous l'accomplissions ? Mais cette parole est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu l'accomplisses. Vois ! j'ai mis aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal, en te prescrivant aujourd'hui d'aimer l'Éternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies et de garder ses commandements et ses statuts et ses lois, afin que tu vives et t'accroisses et que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans le pays dont tu viens faire la conquête. Mais si ton cœur se détourne et si tu désobéis, et si tu te laisses aller à adorer d'autres dieux et à les servir, je vous déclare aujourd'hui que vous êtes perdus ; vous n'aurez pas de longs jours dans le pays dont après le passage du Jourdain tu viens faire la conquête. J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous les Cieux et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ; choisis donc la vie afin que tu vives, toi et ta race, en aimant l'Éternel, ton Dieu, en obéissant à sa voix, en t'attachant à lui (car Il est ta vie et prolongera tes jours), en demeurant dans le pays que l'Éternel a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob, de leur donner.
Prière du matin — première lecture
Et de Dan à Beerséba et au pays de Galaad tous les enfants d'Israël se mirent en mouvement comme un seul homme, et l'Assemblée se réunit devant l'Éternel à Mitspa. Et dans l'Assemblée du peuple de Dieu parurent les chefs de tout le peuple, toutes les Tribus d'Israël, quatre cent mille hommes de pied, tirant l'épée. Et les enfants de Benjamin apprirent que les enfants d'Israël étaient montés à Mitspa. Et les enfants d'Israël dirent : Exposez la manière en laquelle ce forfait a été commis. Alors le Lévite, mari de la femme qu'on avait tuée, prit la parole et dit : J'entrai à Gibea en Benjamin, moi et ma concubine, pour y passer la nuit. Et les citoyens de Gibea firent une émeute contre moi, et à cause de moi pendant la nuit ils cernèrent la maison. Ils pensaient à me tuer, et ils ont si indignement abusé de ma concubine qu'elle en est morte. Alors j'ai pris ma concubine et je l'ai coupée en pièces dont j'ai fait des envois dans toutes les terres de l'héritage d'Israël, parce qu'on a commis un forfait et une action infâme en Israël. Voilà que vous êtes tous ici, enfants d'Israël ; ici même délibérez et décidez. Alors tout le peuple se leva comme un seul homme et dit : Tous tant que nous sommes, nous ne voulons ni retourner à nos tentes ni rentrer dans nos maisons. Et maintenant voici comment nous traiterons Gibea : le sort désignera ceux de nous qui marcheront contre elle. Et nous lèverons dix hommes sur cent dans toutes les Tribus d'Israël et cent sur mille et mille sur dix mille, pour procurer des vivres à la troupe afin que s'étant mise en marche, elle traite Gibea de Benjamin en raison exacte de l'action infâme commise en Israël. Tous les hommes d'Israël se rassemblèrent donc près de la ville unis comme un seul homme. Et les Tribus d'Israël députèrent à toutes les familles de Benjamin, pour dire : Qu'est-ce que ce crime qui s'est commis chez vous ? Et maintenant livrez-nous les hommes dépravés de Gibea afin que nous les fassions mourir et que nous exterminions le crime du sein d'Israël. Mais les Benjaminites ne voulurent pas écouter la voix de leurs frères, les enfants d'Israël. Et les enfants de Benjamin vinrent de leurs villes se réunir à Gibea pour marcher au combat contre les enfants d'Israël. Et l'on fit ce jour-là passer à la revue vingt-six mille Benjaminites tirant l'épée sortis des villes, non compris les habitants de Gibea qui passèrent à la revue au nombre de sept cents hommes d'élite. Sur toute cette milice il y avait sept cents hommes d'élite inhabiles de la main droite ; tous ils lançaient une pierre avec la fronde et ne manquaient pas le but d'un cheveu. Et les Israélites qui passèrent à la revue, étaient, sans Benjamin, quatre cent mille hommes tirant l'épée, tous gens de guerre. Et s'étant mis en marche ils montèrent à Béthel et consultèrent Dieu. Et les enfants d'Israël demandèrent : Lequel de nous marchera le premier au combat contre les enfants de Benjamin ? Et l'Éternel dit : Juda marchera le premier. Là-dessus les enfants d'Israël se mirent en campagne le matin, et ils vinrent camper devant Gibea. Et les hommes d'Israël sortirent pour livrer bataille aux Benjaminites, et ils se rangèrent en bataille contre eux devant Gibea. Alors les Benjaminites firent une sortie de Gibea, et en ce jour tuèrent aux Israélites vingt-deux mille hommes qui jonchèrent le sol. Mais l'armée, les hommes d'Israël, prirent courage et reformèrent leur ligne dans le lieu même où le premier jour ils l'avaient formée. Et les enfants d'Israël montèrent [à Béthel] et pleurèrent devant l'Éternel jusqu'au soir, et ils consultèrent l'Éternel en disant : Dois-je engager de nouveau le combat avec les enfants de Benjamin, mon frère ? Et l'Éternel dit : Attaque-les ! Les enfants d'Israël s'avancèrent donc contre les enfants de Benjamin, le deuxième jour. Mais Benjamin sortit de Gibea à leur rencontre, le deuxième jour, et fit encore mordre la poussière à dix-huit mille hommes des enfants d'Israël, tous tirant l'épée. Alors tous les enfants d'Israël et tout le peuple montèrent et vinrent à Béthel, et pleurant ils s'assirent là devant l'Éternel, et ils jeûnèrent ce jour-là jusqu'au soir et offrirent à l'Éternel des holocaustes et des sacrifices pacifiques. Et les enfants d'Israël consultèrent l'Éternel (or à cette époque l'Arche de l'Alliance de Dieu était là ; et Phinées, fils d'Eléazar, fils d'Aaron, était en charge devant Lui à cette époque) en disant : Dois-je derechef marcher au combat contre les enfants de Benjamin, mon frère, ou bien me désisterai-je ? Et l'Éternel dit : Marchez, car demain je les livrerai entre vos mains. Alors Israël dressa une embuscade contre Gibea de tous les côtés. Et les enfants d'Israël marchèrent contre ceux de Benjamin le troisième jour, et ils prirent position devant Gibea cette fois comme les autres fois. Ensuite les enfants de Benjamin firent une sortie contre cette armée, et ils se laissèrent entraîner loin de la ville, et cette fois comme les autres fois ils se mirent à frapper et à tuer dans les rangs du peuple, sur les routes dont l'une mène à Béthel et l'autre à Gibea par la campagne, environ trente hommes d'Israël. Et les enfants de Benjamin disaient : Ils sont battus par nous, comme au début. Mais les enfants d'Israël disaient : Fuyons, afin de les attirer loin de la ville sur ces routes. Et tous les hommes d'Israël quittant leur position formèrent leur ligne à Baal-Thamar, et les Israélites embusqués s'élancèrent hors de leur retraite, de la steppe de Gibea. Et de devant Gibea s'avancèrent dix mille hommes d'élite de tout Israël, et l'action devint sérieuse. Or [les Benjaminites] ne se doutaient pas du désastre qu'ils allaient essuyer. Et l'Éternel battit Benjamin devant Israël ; et les enfants d'Israël, dans cette journée, tuèrent à Benjamin vingt-cinq mille et cent hommes tous tirant l'épée. Les enfants de Benjamin voyaient déjà en déroute les enfants d'Israël qui cédaient le terrain aux Benjaminites, comptant sur l'embuscade qu'ils avaient dressée contre Gibea. Mais ces gens embusqués par un prompt mouvement assaillirent Gibea et l'occupèrent et frappèrent toute la ville avec le tranchant de l'épée. Or les hommes d'Israël étaient convenus avec les gens embusqués de ceci : « Faites en sorte qu'il s'élève de la ville un gros nuage de fumée. » C'est alors que dans la bataille les Israélites firent leur conversion, Benjamin commençant à tuer environ trente hommes à Israël et disant : Nul doute ! ils sont battus par nous comme dans la première bataille. Cependant de la ville commençait à s'élever le nuage, une colonne de fumée ; et les Benjaminites regardèrent derrière eux, et voilà que toute la ville en feu s'élevait vers le ciel. Et les Israélites ayant fait leur conversion, les hommes de Benjamin furent éperdus, car ils se voyaient sous le coup du désastre. Et tournant le dos aux Israélites ils prirent le chemin du désert ; mais les combattants s'acharnèrent sur leurs traces, et massacrant ceux des villes dans les villes, cernant et poursuivant Benjamin, l'écrasant quand il s'arrêtait, et cela jusque vis-à-vis de Gibea du côté du soleil levant. Et ainsi périrent dix-huit mille hommes de Benjamin, tous braves guerriers. Et ayant tourné le dos, ils s'enfuirent dans le désert au rocher de Rimmon ; mais les Israélites firent sur les routes une glanure de cinq mille hommes, et les poursuivirent jusqu'à Gédéon, et ils en tuèrent deux mille. Et la totalité des Benjaminites tués dans cette journée fut de vingt-cinq mille hommes tirant l'épée et tous braves guerriers. Et il y eut six cents hommes qui ayant tourné le dos s'enfuirent dans le désert au rocher de Rimmon et ils y demeurèrent quatre mois. Et les Israélites revinrent aux Benjaminites [restants], et ils les frappèrent avec le tranchant de l'épée depuis les hommes des villes jusqu'au bétail et à tout ce qui se trouva, ils incendièrent aussi toutes les villes qu'ils rencontrèrent.
Épître
Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent au pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. Tu ne seras point meurtrier. Tu ne seras point adultère. Tu ne seras point larron. Tu ne seras point faux témoin contre ton prochain. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain. Et tout le peuple fut témoin des tonnerres, et des flammes et du bruit des trompettes et de la fumée qui sortait de la montagne, et à cet aspect le peuple s'enfuit et se tint à distance, et il dit à Moïse : Parle-nous, toi, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourions. Alors Moïse dit au peuple : Ne vous effrayez pas ! car c'est pour vous mettre à l'épreuve que Dieu est venu, et c'est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux, afin que vous ne péchiez point. Le peuple se tint donc à distance, et Moïse s'approcha de la sombre nuée où était Dieu. Alors l'Éternel dit à Moïse : Ainsi parleras-tu aux enfants d'Israël : Vous avez vu que je vous ai parlé depuis le ciel. Vous ne vous ferez point de dieux d'argent pour me les associer, et vous ne vous ferez point de dieux d'or. Tu me dresseras un autel de terre, et tu y sacrifieras tes holocaustes et tes hosties pacifiques, tes brebis et tes bœufs ; partout où je mettrai la mémoire de mon nom, je viendrai à toi et te bénirai.
Première lecture
Ainsi parle l'Éternel : Le ciel est mon trône et la terre mon marchepied ; où est la maison que vous me bâtiriez, et où le lieu où je m'établirais ? Eh ! tout cela, ma main l'a fait ; et tout cela reçut l'être, dit l'Éternel. Mais sur celui-ci je fixe mes regards, sur le pauvre, et sur celui qui a l'esprit abattu et qui craint ma parole. Qui sacrifie un bœuf, tue un homme ; qui immole une brebis, égorge un chien ; qui présente une offrande, offre du sang de porc ; qui brûle de l'encens, adore des idoles. Si eux ils ont choisi leurs voies, et si leur âme se complaît dans leurs abominations, moi aussi je choisirai leur ruine, et ferai fondre sur eux ce qu'ils craignent ; car j'ai appelé et personne ne répondit ; j'ai parlé, et ils n'écoutèrent point et firent ce qui est mal à mes yeux, et choisirent ce que je n'approuve pas. Entendez la parole de l'Éternel, vous qui craignez sa parole. Vos frères qui vous haïssent et vous repoussent à cause de mon nom, disent : « Que l'Éternel se montre dans sa gloire pour que nous voyions votre joie ! » Mais ils seront confondus ! une voix de tumulte part de la ville, une voix part du temple, la voix de l'Éternel qui apporte le salaire à ses ennemis. Avant de sentir les douleurs, elle a enfanté ; avant que lui viennent les angoisses, elle est délivrée d'un fils. Qui jamais entendit choses pareilles ? qui en vit de semblables ? Un pays est-il enfanté d'un jour, ou un peuple naît-il tout d'un coup, qu'après une douleur Sion aussitôt mette au jour ses enfants ? Pourrais-je ouvrir les portes de la vie, et ne pas laisser enfanter ? dit l'Éternel ; ou, laissant enfanter, les fermerais-je ? dit ton Dieu. Réjouissez-vous avec Jérusalem, et qu'elle excite votre allégresse, ô vous tous qui l'aimez ! Soyez heureux avec elle de son bonheur, vous tous qui êtes en deuil d'elle, afin d'être allaités et rassasiés du lait qui la console, pour vous abreuver avec délices au flux radieux de sa gloire ! Car ainsi parle l'Éternel : Voici, je dirige vers elle la paix comme un fleuve, et comme un torrent débordé la gloire des nations : et vous serez allaités, sur les bras vous serez portés, et caressés sur les genoux. Tel un homme que console sa mère, ainsi je vous consolerai, et en Jérusalem vous serez consolés. Vous le verrez, et votre cœur en sera joyeux, et vos os d'un gazon frais auront la vigueur, et la main de l'Éternel sera manifeste à ses serviteurs ; mais Il est irrité contre ses ennemis. Car voici, l'Éternel arrive dans un feu, et ses chars sont comme l'ouragan, pour vomir sa colère en fureur et son courroux en flammes de feu. Car l'Éternel châtie par le feu, et toute chair par son épée, et nombreux sont les morts de l'Éternel. Ceux qui dans une enceinte font des lustrations et des purifications pour se rendre dans les bocages à la suite d'un [prêtre], qui mangent la chair du porc, et des choses abominables et des souris, ensemble ils périront, dit l'Éternel. Me voici, en présence de leurs œuvres et de leurs pensées !… Le moment est venu de rassembler toutes les nations et toutes les langues, et elles viendront et contempleront ma gloire. Je mettrai en eux un signe, et du milieu d'eux j'enverrai des réchappés aux nations, à Tarsis, à Phul et à Lud qui bandent l'arc, à Thubal et à Javan, aux îles lointaines qui jamais n'ouïrent parler de moi et ne virent ma gloire, et ils publieront ma gloire parmi les nations. Et elles amèneront tous vos frères du milieu de tous les peuples en offrande à l'Éternel, sur des chevaux, et sur des chars, et en litière, et sur des mulets, et sur des dromadaires, à ma sainte montagne, à Jérusalem, dit l'Éternel, comme les enfants d'Israël apportent leurs offrandes dans des vases purs à la maison de l'Éternel. Et de ceux-ci aussi j'en prendrai pour Sacrificateurs et Lévites, dit l'Éternel. Car, de même que les nouveaux Cieux et la nouvelle terre que je crée, subsistent devant moi, dit l'Éternel, ainsi subsisteront devant moi votre race et votre nom. Et de nouvelle lune en nouvelle lune, et de sabbat en sabbat, toute chair viendra se prosterner devant ma face, dit l'Éternel. Et ils sortiront et verront les cadavres des hommes qui se rebellèrent contre moi, car leur ver ne mourra point, et leur feu ne s'éteindra point, et ils seront en horreur à toute chair.
Prière du matin — deuxième lecture
« Que votre cœur ne se trouble point : croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père il y a plusieurs demeures ; sinon, vous dirais-je que je vais vous préparer une place ? Et si je vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi ; et là où je vais, vous en savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons où tu vas, comment en savons-nous le chemin ? » Jésus lui dit : « Je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; personne ne vient au Père que par moi ; si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; dès maintenant vous Le connaissez et vous L'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. » Jésus lui dit : « Depuis si longtemps je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne croiras-tu point que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous adresse, je ne les profère pas de mon chef ; mais le Père qui demeure en moi fait Ses propres œuvres ; croyez-moi, quand je dis que je suis dans le Père et que le Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause de Ses œuvres. En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui croit en moi, les œuvres que je fais, lui aussi les fera, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais vers le Père ; et, quoi que ce soit qu'on demande en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils ; si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements, et moi je prierai le Père, et Il vous donnera un autre défenseur, pour être éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit point, ni ne le connaît point ; pour vous, vous le connaissez, car il demeure près de vous, et il est en vous. Je ne vous laisserai point orphelins, je viens à vous ; encore un peu de temps, et le monde ne me voit plus, mais vous, vous me verrez, parce que je vis, et que vous aussi vous vivrez ; en ce jour-là vous connaîtrez que je suis en mon Père, et que vous êtes en moi, et que je suis en vous. Celui qui possède mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime ; celui qui m'aime sera aimé par mon Père, et moi aussi je l'aimerai et je me manifesterai moi-même à lui. » Judas, non pas l'Iscariote, lui dit : « Seigneur, que s'est-il passé pour que tu doives te manifester à nous, et non pas au monde ? » Jésus lui répliqua : « Si quelqu'un m'aime il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons vers lui et nous ferons un séjour chez lui ; celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles ; et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé. Je vous ai dit ces choses pendant que je demeurais près de vous, mais le défenseur, l'Esprit Saint qu'enverra le Père en mon nom, celui-là vous instruira de tout, et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit. Pour moi, je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n'est pas comme donne le monde, que je vous donne. Que votre cœur ne se trouble point et qu'il ne s'effarouche point. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m'en vais, et, je viens à vous ; si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais vers le Père, parce que le Père est plus grand que moi. Et maintenant, je vous l'ai dit avant que cela ait eu lieu, afin que, lorsque cela aura eu lieu, vous croyiez. Je ne parlerai plus de beaucoup de choses avec vous, car le chef du monde vient, et il ne me peut rien, mais, afin que le monde sache que j'aime le Père, et que j'agis conformément à l'ordre que le Père m'a donné, levez-vous, sortons d'ici. »
Psaume responsorial
De David. Je veux Te louer de tout mon cœur, et te célébrer en la présence de Dieu ; me prosterner dans ton saint temple, et louer ton nom, car tu es bon et fidèle ! Tu as donné à ta promesse des effets qui dépassent toute ta renommée. Quand je criai, tu m'exauças, tu m'enhardis, donnant force à mon âme. Éternel, tous les rois de la terre te loueront, à l'ouïe des promesses sorties de ta bouche ; et ils célébreront les voies de l'Etemel, car la gloire de l'Éternel est grande. L'Éternel est élevé, Il découvre l'humble, et de loin Il reconnaît le superbe. Si je chemine au milieu des angoisses, tu me redonnes la vie, tu opposes ta main à la fureur de mes ennemis, et ta droite me délivre. L'Éternel agira pour moi jusques au bout. Seigneur, ta miséricorde est éternelle, ne laisse pas tomber les œuvres de tes mains !
Évangile
Alors arrivent de Jérusalem vers Jésus des pharisiens et des scribes disant : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. » Jésus leur répliqua : « Pourquoi vous-mêmes transgressez-vous aussi le commandement de Dieu, en faveur de votre propre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort. Mais vous, vous dites : « Celui qui aura dit à son père ou à sa mère : Offrande est faite de ce dont je pourrais t'assister, n'honorera-t-il pas son père ? » Et vous avez abrogé la parole de Dieu en faveur de votre tradition. Hypocrites ! Comme Ésaïe a bien prophétisé sur votre compte, lorsqu'il dit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. » Et ayant appelé la foule à lui, il leur dit : « Écoutez et comprenez : Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. » Alors ses disciples s'étant approchés lui disent « Sais-tu que les pharisiens, en entendant cette parole, ont été scandalisés ? » Mais il répliqua : « Toute plante que n'a point plantée mon Père céleste sera déracinée. Laissez-les : ce sont des guides aveugles ; or, si un aveugle sert de guide à un aveugle, ils tomberont tous deux dans un fossé, » Mais Pierre lui répliqua : « Explique-nous la parabole. » Sur quoi il dit : « Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche s'en va dans le ventre, et est rejeté dans le retrait ? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme ; car c'est du cœur que sortent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les larcins, les faux témoignages, les calomnies ; ce sont ces choses-là qui souillent l'homme ; mais manger sans s'être lavé les mains ne souille pas l'homme. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. En schoschanim. De David.Sauve-moi, ô Dieu, car les eaux m'envahissent au péril de ma vie ! Je suis plongé dans un bourbier profond, où je ne puis prendre pied ; je suis enfoncé dans les eaux profondes, et les flots me submergent. Je suis las à force de crier, mon gosier est brûlant ; mes yeux se consument, dans l'attente de mon Dieu. Ceux qui me sont gratuitement hostiles, surpassent en nombre les cheveux de ma tête ; mes destructeurs, mes fourbes ennemis se sont renforcés ; je dois restituer ce que je n'ai point dérobé. O Dieu, tu connais ma folie, et mes délits ne te sont point cachés. Ne permets pas que je sois une cause de confusion pour ceux qui se confient en toi, Seigneur, Éternel des armées, ni une cause de honte pour tes adorateurs, Dieu d'Israël ! Car c'est à cause de toi que je souffre l'opprobre, et que la honte recouvre mon visage. Je suis devenu un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère. Car le zèle de ta maison me consume, et les outrages de ceux qui t'outragent, tombent sur moi. Et je pleure et je jeûne ; mais cela me tourne à opprobre ; et je prends pour habit le cilice, par là je donne lieu à leurs satires. Je suis l'entretien de ceux qui sont assis aux Portes, et ils disent contre moi les chansons des buveurs. Cependant ma prière s'élève à toi, Éternel ! Que le temps soit propice, ô Dieu, par ta grande bonté ! Exauce-moi par ta fidélité secourable ! Retire-moi du bourbier, et ne m'y laisse pas enfoncer ! Que je sois sauvé de mes ennemis, et du gouffre des eaux ! Ne me laisse pas submerger par les flots, ni engloutir par l'abîme ; et que le puits ne referme pas sa bouche sur moi ! Exauce-moi, Éternel, car ta grâce est excellente : en tes grandes compassions tourne les yeux vers moi, et ne cache pas ta face à ton serviteur ! Car je suis angoissé ; hâte-toi, réponds-moi ! Rapproche-toi de mon âme, rachète-là ! A cause de mes ennemis sauve-moi ! Tu connais mon opprobre, et ma honte, et mon ignominie, tu as sous les yeux tous mes adversaires. Les outrages ont brisé mon cœur, et je suis malade ; j'attends de la pitié, et il n'en est point pour moi, et des consolateurs, et je n'en trouve aucun. Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et pour calmer ma soif, ils m'abreuvent de vinaigre. Que leur propre table leur soit un piège, et un filet dans leur sécurité ! Que leurs yeux obscurcis cessent de voir ! et fais que leurs reins toujours soient mal affermis ! Verse sur eux ta colère, et que le feu de ton courroux les atteigne ! Que leurs campements soient désolés, et qu'en leurs tentes il n'y ait point d'habitants ! Car ils persécutent celui que tu as frappé, et ils narrent les douleurs de ceux que tu as percés. Fais qu'ils ajoutent crime à crime, et qu'ils n'arrivent pas à ta justice ! Qu'ils soient effacés du livre des vivants, et qu'avec les justes ils ne soient point inscrits ! Cependant je suis affligé et souffrant : ton secours, ô Dieu, me mettra en lieu sûr. Je louerai le nom de Dieu par des chants, et je le magnifierai par des actions de grâces : elles plairont plus à Dieu que des taureaux, que des taureaux ayant cornes et sabots. Les affligés le verront et seront réjouis. Que votre cœur revive, à vous qui cherchez Dieu ! Car l'Éternel écoute les pauvres, et Il ne dédaigne point ses captifs. Qu'il soit loué par le ciel et par la terre, par les mers, et tout ce qui se meut en elles ! Car Dieu sauvera Sion, et relèvera les villes de Juda, qui sera habitée, et qui sera recouvrée, et la race de ses serviteurs l'aura pour héritage, et ceux qui aiment son nom, l'auront pour demeure.
Psaume responsorial
Prière de David.Éternel, prête l'oreille, exauce-moi ! car je suis misérable et pauvre. Garde mon âme, car je suis fidèle ! Sois en aide, toi, mon Dieu, à ton serviteur qui se confie en toi ! Prends pitié de moi, Seigneur, car je t'implore tous les jours ! Réjouis l'âme de ton serviteur, car à toi, Seigneur, j'élève mon âme. Car, Seigneur, tu es bon et clément, et riche en amour pour tous ceux qui t'invoquent. Éternel, prête l'oreille à ma prière, sois attentif à mes supplications. Dans mon jour de détresse, je t'implore, parce que tu m'exauces. Entre les dieux nul n'est pareil à toi, Seigneur, et rien n'égale tes œuvres. Que tous les peuples que tu as faits, viennent se prosterner devant toi, Seigneur, et honorer ton nom ! Car tu es grand, tu opères des miracles, seul tu es Dieu. Éternel, montre-moi ta voie, pour que je marche dans ta vérité ! Concentre mon cœur dans la crainte de ton nom ! Je veux te louer, Seigneur, mon Dieu, de tout mon cœur, et honorer éternellement ton nom ! car ta miséricorde est grande envers moi ; tu arraches mon âme du fond des Enfers. O Dieu ! des superbes s'élèvent contre moi, et une bande de furieux attente à ma vie ; et ils n'ont pas les yeux tournés vers toi. Cependant, Seigneur, tu es un Dieu miséricordieux et bon lent à t'irriter, et riche en grâce et en fidélité. Tourne tes regards vers moi, et prends pitié de moi ! Accorde ta protection à ton serviteur, et sois en aide au fils de ta servante. Opère en ma faveur un signe pour me sauver ! Que mes ennemis le voient, et soient confondus ! car, Éternel, tu m'assistes et me consoles.
Psaume responsorial
Cantique d'Asaph.O Dieu, ne garde pas le silence, ne sois point sourd, ne te tiens pas en repos, ô Dieu ! Car voici, tes ennemis sont en rumeur, et ceux qui te haïssent, lèvent la tête ; ils trament contre ton peuple un astucieux complot, et se concertent contre tes protégés. Ils disent : « Sus ! exterminons-les du milieu des peuples, que le nom d'Israël ne soit plus rappelé désormais ! » Car ils se concertent d'un commun accord, ils font alliance contre toi : ce sont les tentes d'Edom et des Ismaëlites, Moab et les Hagariens, Gebal et Amman et Amalek, la Philistie avec les habitants de Tyr ; Assur aussi s'unit à eux, et prête son bras aux enfants de Lot. (Pause) Traite-les comme Madian, comme Sisera, comme Jabin au torrent de Kison, qui furent défaits à En-Dor, et fumèrent le sol ! Rends-les, rends leurs princes pareils à Horeb et à Zéeb, et tous leurs rois, à Zébah et Tsalmunah ; car ils disent : « Rendons-nous maîtres des demeures de Dieu ! » Mon Dieu, assimile-les au tourbillon, à la balle livrée au vent, au feu qui dévore la forêt, et à la flamme qui embrase la montagne ! Ainsi, poursuis-les de ta tempête, et terrifie-les par ton ouragan ! Couvre leur visage de honte, afin qu'ils s'enquièrent de ton nom, Éternel ! Qu'ils soient confondus et terrifiés pour toujours, et qu'ils périssent avec ignominie ! afin qu'ils sachent que ton nom, Etemel, ton nom seul est souverain sur toute la terre.
Prière du soir — première lecture
Or les hommes d'Israël avaient fait ce serment à Mitspa : Aucun de nous ne donnera sa fille en mariage à un Benjaminite. Et le peuple vint à Béthel où il resta jusqu'au soir en la présence de Dieu, et ils élevèrent leurs sanglots, et tout en pleurs firent une grande lamentation. Et ils disaient : Pourquoi faut-il, Éternel, Dieu d'Israël en Israël, qu'aujourd'hui toute une Tribu manque en Israël ? Et le lendemain dès le matin le peuple fut debout, et ils bâtirent là un autel et offrirent des holocaustes et des sacrifices pacifiques. Et les enfants d'Israël dirent : Qui est-ce qui dans toutes les Tribus d'Israël ne s'est pas rendu à l'Assemblée auprès de l'Éternel ? Car un grand serment a été prononcé contre celui qui ne se présenterait pas devant l'Éternel à Mitspa ; on a dit : Il sera mis à mort. Et les enfants d'Israël s'affligèrent au sujet de Benjamin, leur frère, et dirent : Aujourd'hui donc une Tribu a été retranchée d'Israël ! Que ferons-nous pour eux, les survivants, à l'égard des femmes ? Car nous avons juré par l'Éternel de ne point leur donner de nos filles en mariage. Et ils dirent : Quels sont les seuls dans les Tribus d'Israël qui n'aient point paru devant l'Éternel à Mitspa ? Et voici, de Jabès en Galaad personne ne s'était rendu à l'armée, à l'Assemblée. Et l'on fit passer le peuple à la revue, et voilà qu'il n'y avait aucun des habitants de Jabès en Galaad. Alors l'Assemblée y détacha douze mille hommes pris entre les braves, et on leur donna cet ordre : Allez et frappez les habitants de Jabès de Galaad avec le tranchant de l'épée, et les femmes et les enfants. Et voici comment vous les traiterez : vous dévouerez tous les mâles, et toute femme ayant connu la cohabitation d'un homme. Et ils trouvèrent parmi les habitants de Jabès en Galaad quatre cents jeunes filles vierges n'ayant pas connu la cohabitation d'un homme, et ils les amenèrent dans le camp à Silo qui est dans le pays de Canaan. Alors toute l'Assemblée s'adressa par députés aux Benjaminites retirés au rocher de Rimmon, et leur annonça la paix. Et dans ce temps les Benjaminites revinrent, et on leur donna les femmes qui avaient survécu aux femmes de Jabès en Galaad, mais ce nombre ne fut pas suffisant. Cependant le peuple s'affligeait au sujet de Benjamin, parce que l'Éternel avait fait une brèche dans les Tribus d'Israël. Et les Anciens de l'Assemblée dirent : Que pourrions-nous faire pour les survivants quant aux femmes ? Car les femmes ont été exterminées de Benjamin. Et ils dirent : Que la propriété dévolue aux réchappés soit maintenue à Benjamin, afin qu'une Tribu ne soit pas rayée d'Israël. Cependant nous ne pouvons leur donner de nos filles en mariage, puisque les enfants d'Israël ont fait ce serment : Maudit soit celui qui mariera une fille en Benjamin. Et ils dirent : Voici, toutes les années il y a une fête de l'Éternel à Silo qui est au nord de Béthel, à l'orient de la route qui monte de Béthel à Sichem et au midi de Lebona. Et ils donnèrent cette instruction aux Benjaminites : Venez et vous mettez en embuscade dans les vignes, et regardez ! et voici, lorsque les filles de Silo sortiront pour danser en chœur, sortez aussi des vignes, et ravissez chacun pour vous une femme parmi les filles de Silo, puis rentrez sur le territoire de Benjamin. Et si leurs pères ou leurs frères viennent nous prendre à partie, nous leur dirons : Accordez-les, à nous, de bon gré (car ils n'ont pas reçu chacun sa femme dans la guerre), puisque ce n'est pas vous qui les leur avez données ; dans ce dernier cas vous seriez en faute. Et ainsi firent les enfants de Benjamin, et ils enlevèrent un nombre de femmes égal au leur, parmi les danseuses dont ils furent les ravisseurs, puis ils partirent et regagnèrent leur domaine, et ils bâtirent les villes et s'y établirent. Et en ce temps les enfants d'Israël s'en allèrent de là chacun dans sa Tribu et dans sa famille, se rendant chacun dans sa propriété. En ce temps-là il n'y avait pas de roi en Israël et chacun faisait ce qui lui semblait bon.
Deuxième lecture
Paul, apôtre, non par le fait des hommes, ou par l'entremise d'un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père qui l'a ressuscité des morts, et tous les frères qui sont avec moi, aux églises de Galatie : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu le Père et par notre seigneur Jésus-Christ, qui s'est lui-même donné pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, auquel gloire soit rendue pour les siècles des siècles. Amen ! Je m'étonne que vous désertiez si vite Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; ce qui ne vient d'autre chose que de ce qu'il y a quelques personnes qui vous troublent, et qui veulent renverser l'évangile de Christ. Mais, à supposer que nous-mêmes, ou un ange venu du ciel vous prêchât un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Comme nous vous l'avons déjà dit, et comme je vous le redis maintenant : si quelqu'un vous prêche un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! Eh bien, maintenant, est-ce la faveur des hommes que j'ambitionne, ou celle de Dieu ? Ou bien, est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas un esclave de Christ ; car je vous fais savoir, frères, que l'évangile qui a été prêché par moi n'a rien d'humain, car, moi non plus, ce n'est pas par un homme que je l'ai reçu, ou que j'ai été instruit, mais par une révélation de Jésus-Christ. Vous avez en effet ouï parler de la conduite que j'ai tenue jadis dans le judaïsme, comment je poursuivais à outrance l'église de Dieu, et comment je la dévastais, et comment j'étais plus avancé dans le judaïsme que plusieurs de mes compatriotes de mon âge, étant animé d'un beaucoup plus grand zèle pour les traditions de mes pères. Mais, quand Celui qui m'a mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par Sa grâce, jugea bon de me révéler intérieurement Son fils, afin que j'en annonçasse la bonne nouvelle parmi les Gentils, aussitôt, sans prendre conseil de la chair et du sang, sans me rendre non plus à Jérusalem auprès des apôtres qui m'ont précédé, je me rendis au contraire en Arabie, puis je revins à Damas. Ensuite, au bout de trois ans, je retournai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je restai quinze jours auprès de lui ; mais je ne vis aucun autre des apôtres, sauf Jacques le frère du Seigneur. Ce que je vous écris là, voici, devant Dieu, je ne mens point. Ensuite je me rendis en Syrie et en Cilicie. Cependant j'étais inconnu de visage aux églises de la Judée qui sont en Christ, seulement elles entendaient dire : « Notre ancien persécuteur prêche maintenant la bonne nouvelle de la foi que jadis il dévastait ; » et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.
Deuxième lecture
Mais invite-les à être soumis envers les puissances et les autorités, obéissants et prêts à toute bonne œuvre, à ne calomnier personne, à n'être point querelleurs, à se montrer équitables, à témoigner toute espèce de mansuétude à tous les hommes ; car nous aussi, nous étions naguère insensés, rebelles, égarés, asservis à des convoitises et à des voluptés de tout genre, vivant dans la malice et dans l'envie, dignes de haine et nous haïssant les uns les autres ; mais, quand la bonté et l'humanité de Dieu notre sauveur a été manifestée, ce n'est point en conséquence d'œuvres conformes à la justice que nous eussions faites nous-mêmes, mais en vertu de Sa propre miséricorde, qu'il nous a sauvés par l'ablution régénératrice, et par un renouvellement de l'esprit saint qu'il a richement répandu sur nous par Jésus-Christ notre sauveur, afin que, après avoir été justifiés par Sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de sa vie éternelle. C'est une vérité certaine, et je veux que tu donnes ces choses pour assurées, afin que ceux qui ont cru en Dieu s'occupent à pratiquer de bonnes œuvres ; voilà ce qui est bon et utile aux hommes, tandis que tu dois éviter les discussions folles, les généalogies, les querelles, et les disputes relatives à la loi ; car elles sont inutiles et vaines. Abandonne l'homme hérétique après une ou deux admonestations, sachant que les gens de cette espèce sont pervertis, et qu'ils pèchent tout en se condamnant eux-mêmes. Lorsque je t'aurai envoyé Artémas ou Tychique, empresse toi de venir me rejoindre à Nicopolis, car c'est là que j'ai décidé de passer l'hiver. Préside avec soin au départ de Zénas le docteur de la loi, et d'Apollos, afin qu'il ne leur manque rien ; mais il faut que les nôtres aussi apprennent à pratiquer de bonnes œuvres, lorsqu'il s'agit de besoins pressants, afin de n'être pas sans porter de fruits.Tous ceux qui sont avec moi te saluent. Saluez ceux qui nous aiment dans la foi.Que la grâce soit avec vous tous !
Deuxième lecture
Au reste, fortifiez-vous dans le seigneur et par la puissance de sa force ; revêtez-vous de toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister aux manœuvres du diable ; car ce n'est pas contre le sang et la chair que vous avez à lutter, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C'est pourquoi saisissez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le jour mauvais, et, après avoir tout mis en œuvre, tenir ferme. Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de la vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice, et ayant pris pour chaussure de vos pieds le zèle qu'inspire l'Évangile de paix, saisissant en toute circonstance le bouclier de la foi, au moyen duquel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du malin ; et munissez-vous du casque du salut et de l'épée de l'esprit, qui est la parole de Dieu ; adressant en toute occasion toute sorte de prières et d'intercessions par l'esprit, et veillant à cela avec une entière persévérance, priant pour tous les saints et pour moi, afin qu'il me soit donné, en ouvrant la bouche, de parler avec liberté, pour faire connaître le mystère pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, afin que je l'expose avec la liberté avec laquelle je dois parler.
Deuxième lecture
Prononcé de la parole de l'Éternel à Israël par Malachie. Je vous ai aimés, dit l'Éternel. Et vous dites : « Où paraît ton amour pour nous ? » Ésaü n'est-il pas frère de Jacob ? dit l'Éternel ; cependant j'ai aimé Jacob, et j'ai haï Ésaü et changé ses monts en désert, et son héritage en demeures de solitude. Qu'Édom dise : Nous sommes détruits, mais nous relèverons les ruines ! Ainsi dit l'Éternel des armées : Qu'ils bâtissent, je démolirai, et leur nom sera Région de l'impiété, et Peuple livré au courroux de l'Éternel pour l'éternité. Et vos yeux le verront et vous direz : Grand est l'Éternel par delà les confins d'Israël. Un fils honore son père et un serviteur son seigneur. Or, si je suis père, où est l'honneur qui me vient, et si je suis Seigneur, où est la crainte qu'on a de moi ? dit l'Éternel des armées à vous, sacrificateurs, contempteurs de mon nom ! Vous dites : « En quoi sommes-nous contempteurs de ton nom ? » – En apportant sur mon autel un aliment profane. Et vous dites : « En quoi te profanons-nous ? » – En disant : « La table de l'Éternel est à mépriser ! » Et quand vous apportez pour victime un animal aveugle, il n'y a point de mal à cela ! Et quand vous en apportez un boiteux ou malade, il n'y a point de mal à cela ! Offrez-le donc à votre gouverneur ! vous agréera-t-il, ou aura-t-il égard à vous ? dit l'Éternel des armées. Et puis implorez donc Dieu, pour qu'il ait pitié de nous ! Tels sont vos faits, et Il aurait égard à l'un de vous dit l'Éternel des armées.
Évangile
Et ayant levé les yeux, il vit les riches qui jetaient dans le trésor leurs offrandes ; mais il vit une certaine veuve indigente qui y jetait deux pites, et il dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que personne, car tous ceux-là ont jeté de leur superflu dans les offrandes, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait pour sa subsistance. » Et quelques personnes disant à propos du temple, qu'il était orné de belles pierres et d'offrandes, il dit : « Ces choses que vous voyez…, des jours viendront où il ne sera laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. » Mais ils l'interrogèrent, en disant : « Maître, quand donc cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe qui indiquera que ces choses sont sur le point d'arriver ? » Or il dit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer ; car plusieurs viendront en mon nom, disant : « C'est moi qui le suis, et le moment approche ; » ne vous mettez pas à leur suite. Mais quand vous entendrez parler de guerres et de révolutions, ne vous en effrayez pas, car il faut que cela arrive premièrement, mais ce n'est pas tout aussitôt la fin. » Alors il leur disait : « Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; et il y aura de grands tremblements de terre, et place par place des pestes et des famines ; et il y aura des phénomènes effrayants et de grands signes qui viendront du ciel ; mais avant toutes ces choses ils mettront les mains sur vous, et ils vous persécuteront, vous livrant aux synagogues et vous jetant en prison, vous traînant devant des rois et des gouverneurs à cause de mon nom. Cela sera pour vous l'occasion d'un témoignage ; mettez donc en vos cœurs de ne pas songer d'avance à votre défense, car c'est moi qui vous donnerai une bouche et une sagesse, à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ni répliquer. Mais vous serez livrés même par vos parents, et par vos frères, et par des membres de votre famille, et par des amis, et ils en mettront à mort d'entre vous, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; et pas un cheveu de votre tête ne sera certainement perdu ; c'est par votre patience que vous vous mettrez en possession de vos âmes. « Mais quand vous aurez vu Jérusalem investie par les armées, alors sachez que sa dévastation est proche. Alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes, et que ceux qui sont au milieu de la ville se retirent, et que ceux qui sont dans les campagnes n'y rentrent pas ; car ce sont là des jours de châtiment, afin que tout ce qui a été écrit s'accomplisse. Malheur à celles qui sont enceintes et à celles qui allaitent en ces jours-là ! Car il y aura une grande calamité sur la terre et de la colère contre ce peuple, et ils tomberont par le fil de l'épée, et ils seront emmenés captifs chez toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les Gentils, tant que dureront les temps des Gentils et jusques à ce qu'ils soient accomplis. « Et il y aura des signes dans le soleil, la lune et les astres, et sur la terre de l'angoisse parmi les nations inquiètes du fracas de la mer et des flots, les hommes expirant de frayeur à l'attente de ce qui menace la terre, car les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors ils verront le fils de l'homme venant dans une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire. Mais quand ces choses commenceront à se réaliser, redressez-vous et levez la tête, car votre délivrance approche. » Et il leur dit une parabole : « Voyez le figuier et tous les arbres : quand ils ont commencé à pousser, vous savez d'après eux en les regardant que déjà l'été est proche. De même, vous aussi, quand vous aurez vu ces choses se réaliser, sachez que le royaume de Dieu est proche. En vérité je vous déclare que cette génération-ci ne disparaîtra certainement point, jusques à ce que tout se soit réalisé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point. Mais prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne s'appesantissent dans les excès, dans l'ivresse, et dans les soucis de la vie, et que ce jour-là ne vous surprenne tout à coup comme un filet ; car il surprendra tous ceux qui habitent la surface de toute la terre ; mais veillez, priant en tout temps, afin que vous puissiez échapper à toutes ces choses qui doivent survenir, et vous trouver debout en présence du fils de l'homme. » Or, pendant le jour, il enseignait dans le temple, mais tous les soirs il sortait pour passer la nuit sur la montagne appelée Bois d'oliviers ; et tout le peuple venait de bon matin vers lui dans le temple pour l'entendre.
Prière du soir — deuxième lecture
Paul, — esclave de Dieu, et apôtre de Christ Jésus pour la foi des élus de Dieu, et pour la connaissance de la vérité qui s'accorde avec la piété, lesquelles se fondent sur l'espérance de la vie éternelle, que Dieu, qui ne ment point, nous a promise avant les temps éternels, tandis qu'à l'époque convenable Il a manifesté Sa parole, par la prédication qui m'a été confiée selon le mandat de Dieu notre sauveur, — à Tite, mon enfant légitime par une foi commune : Grâce, miséricorde, paix de par Dieu le Père, et Christ Jésus notre sauveur ! Si je t'ai laissé eu Crète, c'est afin que tu presses les réformes qui restent à faire et que, dans chaque ville, tu établisses des anciens, aux conditions que je t'ai prescrites : être irréprochable, mari d'une seule femme, avoir des enfants croyants qui ne puissent être accusés de vivre dans la débauche, ou qui soient indisciplinés ; car il faut que l'évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu, qu'il ne soit ni insolent, ni colère, ni buveur, ni emporté, ni désireux d'un gain sordide, mais hospitalier, ami des gens de bien, sage, juste, pieux, tempérant, attaché à la parole qui est fidèlement conforme à la doctrine, afin qu'il soit capable, soit de consoler ceux qui sont en butte aux tribulations, soit de réfuter les objectants. En effet il y a beaucoup de gens indisciplinés, de discoureurs frivoles, et de séducteurs (surtout ceux de la circoncision), auxquels il faut fermer la bouche ; ce sont eux qui bouleversent des familles entières en enseignant ce qui ne convient pas, en vue d'un gain sordide. L'un d'entre eux, qui a été leur propre prophète, a dit : « Les Crétois sont toujours menteurs, de méchantes bêles, des ventres paresseux. » Ce témoignage est vrai. C'est pourquoi reprends-les vertement, afin qu'ils aient une foi saine, et qu'ils ne s'attachent point à des fables juives et à des commandements d'hommes qui se détournent de la vérité. Tout est pur pour ceux qui sont purs, mais, pour ceux qui sont souillés et infidèles, rien n'est pur ; or, leur intelligence et leur conscience sont souillées, ils professent de connaître Dieu, mais par leurs œuvres ils Le renient, étant abominables, rebelles, et incapables d'aucune bonne œuvre.
Évangile
Et au moment où il se remettait en chemin, quelqu'un accourut, et se jetant à ses genoux il lui demandait : « Bon maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle ? » Mais Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon, si ce n'est un seul, Dieu. Tu connais les commandements : Ne tue point ; ne commets point d'adultère ; ne dérobe point ; ne fais point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » Et l'autre lui dit : « Maître, j'ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. » Or Jésus l'ayant regardé l'aima, et lui dit ; « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu possèdes, et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel, puis viens, suis-moi. » Mais-lui, chagriné de cette parole, s'en alla tout triste, car il avait de nombreuses propriétés. Et Jésus, ayant porté autour de lui ses regards, dit à ses disciples : « Avec quelle difficulté ceux qui possèdent les richesses entreront-ils dans le royaume de Dieu ! » Mais les disciples étaient terrifiés de son langage ; sur quoi Jésus, prenant derechef la parole leur dit : « Mes enfants, qu'il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile qu'un chameau entre par le trou de l'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Mais ils étaient encore plus stupéfaits, et ils lui disaient : « Et qui peut être sauvé ? » Jésus, ayant fixé sur eux ses regards, leur dit : « Quant aux hommes, cela est impossible, mais non quant à Dieu ; car tout est possible quant à Dieu. » Pierre se mit à lui dire : « Voici, pour nous, nous avons tout abandonné, et nous t'avons suivi. » Jésus lui dit : « En vérité je vous le déclare, il n'est personne qui, ayant abandonné maison, ou frères, ou sœurs, ou mère, ou père, ou enfants, ou champs, à cause de moi et de l'évangile, ne reçoive au centuple maintenant dans ce temps-ci maisons, et frères et sœurs, et mères, et enfants, et champs, avec des persécutions, et dans le siècle à venir la vie éternelle. Mais plusieurs seront des premiers, quoique des derniers, et les derniers, quoique des premiers. »
Évangile
Et sa mère et ses frères viennent, et se tenant debout dehors ils envoyèrent vers lui pour l'appeler. Et la foule était-assise autour de lui, et on lui dit : « Voici, ta mère et tes frères sont dehors qui te cherchent. » Et il leur réplique : « Qui est ma mère et mes frères ? » Ayant porté ses regards tout alentour sur ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voilà ma mère et mes frères ; quiconque aura fait les volontés de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Évangile
Après avoir dit ces choses Jésus sortit avec ses disciples pour se rendre, au delà du torrent des cèdres, en un lieu où se trouvait un jardin dans lequel il entra, lui et ses disciples. Or Judas, qui le livrait, connaissait aussi l'endroit, parce que souvent Jésus s'y était réuni à ses disciples. Judas donc, ayant pris la cohorte et des satellites que lui avaient donnés les grands prêtres et les pharisiens, arrive en ce lieu avec des torches, des lanternes et des armes. Jésus donc, qui savait tout ce qui allait lui arriver, sortit et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazoréen. » Il leur dit : « C'est moi qui suis Jésus. » Or Judas qui le livrait était aussi avec eux. Lors donc qu'il leur eut dit : « C'est moi qui le suis, » ils reculèrent en arrière et tombèrent par terre. Il leur demanda donc derechef : « Qui cherchez-vous ? » Et ils dirent : « Jésus le Nazoréen. » Jésus répondit : « Je vous ai dit que c'est moi qui le suis, si donc vous me cherchez, laissez aller ceux-ci. » — Afin que fût accomplie la parole qu'il avait dite : ceux que tu m'as donnés, je n'en ai perdu aucun. — Simon Pierre qui avait une épée la tira donc et frappa l'esclave du grand prêtre et lui coupa l'oreille droite ; or le nom de l'esclave était Malchus. Jésus dit donc à Pierre : « Remets l'épée dans le fourreau ; la coupe que le Père m'a donnée, ne la boirai-je pas ? » La cohorte, et le commandant, et les satellites des Juifs se saisirent donc de Jésus et le garrottèrent, et ils le conduisirent d'abord chez Annas ; il était en effet beau-père de Caïaphas, qui était grand prêtre cette année-là. — Or Caïaphas était celui qui avait donné aux Juifs le conseil : il convient qu'un seul homme meure pour le peuple. — Cependant Simon Pierre suivait Jésus, avec un autre disciple ; or ce disciple-ci était connu du grand prêtre, et il entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre, mais Pierre se tenait dehors près de la porte. L'autre disciple, celui qui était connu du grand prêtre, sortit donc, et parla à la portière, et il fit entrer Pierre. La servante qui faisait office de portière dit donc à Pierre : « N'es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme-là ? » Il lui dit : « Je n'en suis point. » Cependant les esclaves et les satellites se tenaient auprès d'un brasier qu'ils avaient allumé, car il faisait froid, et ils se chauffaient ; or Pierre se tenait aussi avec eux et se chauffait. Le grand prêtre interrogea donc Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. Jésus lui répondit : « Pour moi, c'est publiquement que j'ai parlé au monde ; j'ai constamment enseigné dans une synagogue et dans le temple où tous les Juifs se rassemblent, et je n'ai rien dit en cachette. Pourquoi m'interroges-tu ? Interroge ceux qui ont entendu ce dont je leur ai parlé ; voici, ce sont eux qui savent ce que j'ai dit. » Or quand il eut dit cela, un des satellites qui se trouvait là donna un soufflet à Jésus, en disant : « C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » Jésus lui répondit : « Si j'ai mal parlé, porte témoignage du mal que j'ai dit, mais si c'est bien, pourquoi me frappes-tu ? » Annas l'envoya donc garrotté à Caïaphas le grand prêtre. Cependant Simon Pierre était à se chauffer ; ils lui dirent donc : « N'es-tu pas, toi aussi, de ses disciples ? » Il le nia et dit : « Je n'en suis point. » Un des esclaves du grand prêtre, qui était parent de celui dont Pierre avait coupé l'oreille, dit : « Est-ce que je ne t'ai pas vu dans le jardin avec lui ? » Pierre donc nia derechef, et aussitôt un coq chanta. Ils conduisent donc Jésus de chez Caïaphas au prétoire ; or c'était le matin, et eux-mêmes n'entrèrent pas dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la pâque. Pilate donc sortit pour se rendre auprès d'eux et dit : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répliquèrent : « Si celui-ci n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. » Pilate leur dit donc : « Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort. » — Afin que fût accomplie la parole par laquelle Jésus avait indiqué de quelle mort il devait mourir. — Pilate entra donc derechef dans le prétoire, et il appela Jésus, et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou bien d'autres te l'ont-ils dit de moi ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif ? C'est ta nation et les grands prêtres qui t'ont livré à moi ; qu'as-tu fait ? » Jésus répondit : « Mon royaume n'est pas de ce monde ; si mon royaume était de ce monde, mes satellites auraient combattu afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est pas d'ici. » Pilate lui dit donc : « Tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis ; en effet je suis roi. C'est pour rendre témoignage à la vérité que je suis né et que je suis venu dans le monde ; quiconque est de la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité ? » Et en disant cela il sortit derechef pour se rendre auprès des Juifs, et il leur dit : « Pour moi, je ne trouve en lui aucun crime ; mais c'est votre coutume que je vous relâche quelqu'un à Pâque, voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » Ils s'écrièrent donc derechef : « Non pas celui-ci, mais Barabbas ! » Or Barabbas était un brigand.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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