Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Et l'Éternel parla à Moïse et dit : Parle à Aaron et ses fils et à tous les enfants d'Israël et leur dis : Voici le commandement que l'Éternel a donné en disant : S'il est un individu quelconque de la maison d'Israël qui égorge dans le camp ou égorge hors du camp un bœuf ou un mouton ou une chèvre, sans l'amener à l'entrée de la Tente du Rendez-vous pour l'offrir en oblation à l'Éternel devant la Résidence de l'Éternel, effusion de sang sera imputée à cet homme-là ; il a versé du sang et cet homme-là sera éliminé du sein de son peuple, afin que les enfants d'Israël amènent leurs victimes qu'ils voudraient sacrifier en pleine campagne, qu'ils les amènent devant l'Éternel à l'entrée de la Tente du Rendez-vous au Prêtre, et qu'ils les offrent comme sacrifices pacifiques à l'Éternel. Et le Prêtre en répandra le sang à l'Autel de l'Éternel, à l'entrée de la Tente du Rendez-vous, et fera fumer la graisse en parfum agréable à l'Éternel. Et ils ne sacrifieront plus leurs victimes aux boucs après lesquels ils vont se prostituant. C'est une règle perpétuelle qu'ils suivront dans tous leurs âges. Tu leur diras encore : S'il est un individu quelconque dans la maison d'Israël ou parmi les étrangers en séjour chez eux qui offre un holocauste ou une victime sans l'amener à l'entrée de la Tente du Rendez-vous pour l'offrir en sacrifice à l'Éternel, cet homme-là sera éliminé du sein de son peuple. Et s'il est un individu quelconque dans la maison d'Israël ou parmi les étrangers en séjour chez eux, qui mange d'un sang quelconque, je tournerai ma face contre la personne qui mange le sang, et l'éliminerai du sein de son peuple. Car l'âme de la chair est dans le sang, et je vous l'ai accordé à l'Autel pour faire la propitiation en faveur de vos âmes, car c'est par l'âme que le sang opère la propitiation. C'est pourquoi je dis aux enfants d'Israël : Personne parmi vous ne mangera de sang, même l'étranger en séjour chez vous ne mangera pas de sang. Et s'il est un individu quelconque parmi les enfants d'Israël ou les étrangers en séjour chez eux qui prenne à la chasse du gibier ou quelque oiseau qui se mange, il en fera couler le sang qu'il couvrira de terre. Car l'âme de toute chair est son sang qui est uni à son âme : je dis donc aux enfants d'Israël : Vous ne mangerez du sang d'aucune chair, car l'âme de toute chair, c'est son sang : quiconque en mangera sera éliminé. Et toute personne parmi les indigènes ou les étrangers qui mangera d'une bête morte ou déchirée, lavera ses vêtements, se baignera dans l'eau et sera jusqu'au soir en état d'impureté : puis elle sera pure. Que si elle ne lave pas ses vêtements et ne se baigne pas le corps, elle sera sous le poids de sa faute.
Première lecture
Alors Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit : Soyez féconds et vous multipliez et remplissez la terre. Et soyez craints et redoutés de tous les animaux de la terre et de tous les oiseaux des cieux, de tout ce qui rampe sur le sol et de tous les poissons de la mer : ils sont mis dans vos mains. Tout ce qui se meut ayant vie, vous servira d'aliment ; aussi bien que la verdure des plantes, je vous donne tout. Ce n'est que la chair dans son âme, son sang, que vous ne mangerez point. Et c'est votre sang seul qu'en faveur de votre vie je redemanderai ; je le redemanderai à tous les animaux, et je redemanderai la vie de l'homme à l'homme, à son frère, quel qu'il soit. Quiconque versera le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé, car Dieu a fait l'homme à son image. Pour vous, soyez féconds et vous multipliez, et pullulez sur la terre et vous y multipliez. Et Dieu dit à Noé et à ses fils avec lui : Pour moi, voici, j'érige mon alliance avec vous et avec votre race après vous, et avec tous les êtres vivants qui sont à vos côtés, oiseaux, bétail et toute bête de la terre qui est à vos côtés, tous ceux qui sont sortis de l'arche avec vous, de tous les animaux de la terre. J'érige donc mon alliance avec vous à cet effet que dorénavant toute chair ne sera point exterminée par les eaux du déluge et que dorénavant il n'y aura plus de déluge pour détruire la terre. Et Dieu dit : Voici le signe de l'alliance que j'institue entre moi et vous et tous les êtres vivants qui sont à vos côtés, pour la suite des âges à jamais : je place mon arc dans la nuée pour qu'il devienne un signe d'alliance entre moi et la terre. Et lorsque je ferai surgir les nuées sur la terre, et que mon arc apparaîtra dans la nuée, alors je me rappellerai l'alliance qui existe entre moi et vous et tous les êtres vivant en toute chair, et [qui stipule] que les eaux ne deviendront plus un déluge pour détruire toute chair. Et l'arc étant dans la nuée, je le regarderai pour me rappeler l'alliance éternelle qui existe entre Dieu et tout être vivant en toute chair qui se trouve sur la terre. Et Dieu dit à Noé : Tel est le signe de l'alliance que j'érige entre moi et toute chair qui se trouve sur la terre. Et les fils de Noé qui sortirent de l'arche étaient Sem, Cham et Japheth ; or Cham était le père de Canaan. Ce sont là les trois fils de Noé, et c'est d'eux qu'est issue la population répandue sur toute la terre. Et Noé commença à être agriculteur et il planta de la vigne. Et il but du vin, et il se trouva ivre et il se découvrit au milieu de sa tente. Et Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et le redit à ses deux frères dehors. Alors Sem et Japheth prirent le manteau et le mirent les deux sur leurs épaules, et marchèrent à reculons et couvrirent la nudité de leur père ; mais leur visage était tourné, et ils ne virent point la nudité de leur père. Et lorsque Noé se réveilla de son ivresse, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet ; alors il dit :Maudit soit Canaan, Serviteur des serviteurs qu'il soit pour ses frères ! Puis il dit : Béni soit l'Éternel, Dieu de Sem, et que Canaan soit son serviteur ! Que Dieu donne de l'extension à Japheth, et qu'il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan devienne leur serviteur ! Et après le déluge Noé vécut trois cent cinquante ans ; et la totalité des jours de Noé fut neuf cent cinquante ans, puis il mourut.
Première lecture
Cieux, écoutez ! et je parlerai, et que la terre entende les paroles de ma bouche ! Que mes leçons s'épanchent comme la pluie, que ma parole coule comme la rosée, comme l'ondée sur la verdure, et comme les gouttes menues sur la plante. Car je proclame le Nom de l'Éternel : magnifiez notre Dieu ! Il est le Rocher ! son œuvre est parfaite ; car toutes ses voies sont équité ; Dieu fidèle et sans fraude, Il est juste, Il est droit. Elle a forfait envers Lui, perdu par ses vices le rang de ses enfants, la race pervertie et trompeuse. Payez-vous ainsi l'Éternel de retour, peuple insensé et dénué de sagesse ? N'est-Il pas ton père, ton créateur ? Il t'a formé, et t'a consolidé. Rappelle-toi les jours d'autrefois, étudiez les années de tous les âges ! Interroge ton père et il t'instruira, tes Anciens, et ils te parleront. Quand le Très-Haut assignait leurs lots aux nations, et quand Il séparait les fils d'Adam, alors Il plaça les bornes des Tribus d'après le nombre des fils d'Israël. Car le lot de l'Éternel, c'est son peuple, et Jacob est sa portion d'héritage. Il le trouva sur le sol de la steppe, au désert des hurlements et de la solitude ; alors Il l'entoura et s'occupa de lui, et le garda comme la prunelle de Ses yeux. Tel l'aigle fait lever sa couvée, plane autour de ses aiglons, déploie ses ailes et les prend, et les porte sur ses fortes pennes, ainsi l'Éternel seul le conduisit : Il n'avait pas avec lui de Dieu étranger ; Il lui fit franchir les hauteurs du pays, et il eut pour aliments les fruits des campagnes ; Il l'allaita du miel de la roche, et de l'huile qui vient sur la grève rocailleuse, de la crème des génisses, du lait des brebis, avec la graisse des agneaux, et des béliers élevés en Basan, et des boucs, avec la moelle intérieure du froment ; et tu bus le vin pur, sang du raisin.
Première lecture
Et il fit l'Autel des holocaustes de bois d'acacia, de cinq coudées de longueur et de cinq coudées de largeur, carré, et de trois coudées de hauteur. Et il fit ses cornes à ses quatre angles où elles furent adaptées ; et il le plaqua d'airain. Et il fit tous les ustensiles de l'Autel, les vases et les pelles et les patères et les fourchettes et les brasiers ; il employa l'airain pour tous ses ustensiles. Et il fit à l'Autel un treillis en réseau d'airain au-dessous de la corniche de l'Autel jusqu'à la moitié de l'Autel à partir du bas. Et il fixa au réseau d'airain quatre anneaux aux quatre angles pour recevoir les barres. Et il fit les barres de bois d'acacia et les plaqua d'airain, et il passa les barres dans les anneaux aux côtés de l'Autel pour servir à le transporter ; il le fit creux et formé d'ais. Et il fit le Bassin d'airain et son support d'airain, y employant les miroirs des femmes qui à tour de rôle venaient faire leur service à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. Et il disposa le Parvis ; au côté du midi au sud, il tendit sur une longueur de cent coudées les toiles du Parvis, de lin retors, au moyen de vingt colonnes fixées sur vingt soubassements d'airain et munies de clous et de tringles d'argent ; de même au côté du nord cent coudées de toiles avec leurs vingt colonnes et leurs vingt soubassements d'airain et leurs clous et leurs tringles d'argent ; et au côté de l'occident cinquante coudées de toiles avec leurs dix colonnes et leurs dix soubassements, leurs clous et leurs tringles d'argent ; et au côté oriental, au levant, de cinquante coudées, quinze coudées de toiles d'une part avec leurs trois colonnes et leurs trois soubassements, et d'autre part des deux côtés de la porte du Parvis quinze coudées de toiles avec leurs trois colonnes et leurs trois soubassements, toutes les toiles de pourtour du Parvis étant de lin retors, et les soubassements des colonnes, d'airain, leurs clous et leurs tringles, d'argent, leurs têtes plaquées d'argent, les tringles de toutes les colonnes du Parvis étant d'argent ; il fit aussi le Rideau à la porte du Parvis en ouvrage de brocart d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin retors, de vingt coudées en longueur, de cinq coudées en hauteur et largeur, exactement comme les toiles du Parvis ; et ses quatre colonnes et leurs quatre soubassements d'airain, leurs clous d'argent, et leurs têtes et leurs tringles plaquées d'argent ; tous les piliers formant l'enceinte de la Résidence et du Parvis étant d'airain. Suivent les comptes de la Résidence, Résidence du Témoignage, rendus sur l'ordre de Moïse par les soins des Lévites, par l'organe d'Ithamar, fils du Prêtre Aaron. Car Betsaléel, fils de Ouri, fils de Hur, de la tribu de Juda, exécuta tout ce que l'Éternel avait prescrit à Moïse, et avec lui Oholiab, fils de Ahisamach, de la tribu de Dan, ouvrier en fer et en bois et en brocart d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin. Tout l'or mis en œuvre en tout genre de travail pour le Sanctuaire était l'or provenant des offrandes, savoir vingt-neuf talents et sept cent trente sicles, en sicles du Sanctuaire. Et l'argent de ceux de l'assemblée qui avaient passé à la revue, fut de cent talents et mille sept cent soixante-quinze sicles, en sicles du Sanctuaire, à raison de demi-sicle par tête, la moitié d'un sicle, en sicles du Sanctuaire, par chacun des hommes de vingt ans et au-dessus passant à la revue, dont il y eut six cent trois mille cinq cent cinquante. Et cent talents d'argent furent employés à couler les soubassements du Sanctuaire, et les soubassements du Rideau, cent talents pour cent soubassements, un talent par soubassement. Et avec les mille sept cent soixante-quinze [sicles] il fit les clous des colonnes dont il plaqua les têtes, et fit les tringles. Et l'airain des offrandes fut de soixante-dix talents et deux mille quatre cents sicles. Il l'employa aux soubassements de la porte de la Tente du Rendez-vous, à l'Autel d'airain, au réseau d'airain qui y était, et à tous les ustensiles de l'Autel, et aux soubassements du Parvis dans son pourtour, et aux soubassements de la porte du Parvis et à tous les piliers de la Résidence et à tous les piliers du Parvis dans son pourtour.
Épître
Et les enfants d'Israël, l'Assemblée entière, arrivèrent au désert de Tsin dans le premier mois et le peuple s'arrêta à Cadès, et là mourut Marie, et elle y reçut la sépulture. Et le peuple querella Moïse ; et ils tenaient ces discours : Si au moins nous avions péri, comme périrent nos frères devant l'Éternel ! Alors Moïse et Aaron quittant l'Assemblée vinrent à l'entrée de la Tente du Rendez-vous, et se jetèrent la face contre terre, et la Gloire de l'Éternel leur apparut. Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Prends le bâton et convoque l'Assemblée, toi et Aaron, ton frère, et parlez au rocher en leur présence, pour qu'il vous donne son eau, et ainsi, fais-leur jaillir de l'eau du rocher et abreuve l'Assemblée et ses bestiaux. Et Moïse prit le bâton de devant l'Éternel, comme Il le lui avait commandé. Et Moïse et Aaron convoquèrent l'Assemblée en face du rocher, et il leur dit : Écoutez donc, réfractaires ! de ce rocher vous ferons-nous bien jaillir de l'eau ? Et Moïse leva la main et frappa le rocher avec son bâton, à deux reprises ; et l'eau jaillit avec abondance, et l'Assemblée et son bétail se désaltérèrent. Mais l'Éternel dit à Moïse et Aaron : Parce que vous n'avez pas eu foi en moi pour manifester ma Sainteté aux yeux des enfants d'Israël, pour cette raison-là vous n'introduirez pas cette Assemblée dans le pays que je veux lui donner. Ce sont les eaux de la querelle, pour lesquelles les enfants d'Israël querellèrent l'Éternel qui leur manifesta sa Sainteté.
Psaume responsorial
Au maître chantre. De David.Éternel, je t'invoque : accours à mon aide ! Entends ma voix, quand je t'invoque ! Que ma prière, comme l'encens, arrive jusqu'à toi, et l'élévation de mes mains, comme l'offrande du soir ! Mets, ô Éternel, une garde devant ma bouche, et surveille la porte de mes lèvres ! Ne laisse pas mon cœur pencher vers le mal, pour commettre des forfaits par impiété, avec les hommes artisans de crime, et pour que je ne goûte pas leurs friandises ! Que le Juste me frappe, c'est amour ; qu'il me châtie, c'est de l'huile sur ma tête ; que ma tête ne se refuse pas, si ses coups se répètent ! Mais par mes prières je m'élève contre leur malice. Si du rocher leurs princes sont précipités, alors on ouïra comme mes paroles seront douces. Tels les éclats et les copeaux qui jonchent le sol, ainsi nos os furent semés à la bouche des Enfers. Oui, Éternel, Seigneur, mes yeux se lèvent vers toi ; j'ai recours à toi : ne laisse pas ma vie se perdre ! Préserve-moi des pièges qu'ils me tendent, et des filets des méchants ! Fais tomber les méchants dans leurs propres filets, et qu'en même temps j'échappe !
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique des fils de Coré.Tu as été, Éternel, propice à ton pays, tu as ramené les captifs de Jacob, pardonné les crimes de ton peuple, effacé tous ses péchés ; (Pause) tu as déposé toute la colère, éteint le feu de ton courroux ; rétablis-nous, ô notre Dieu sauveur, et fais cesser ta fureur envers nous ! Seras-tu donc toujours irrité contre nous, feras-tu durer ta colère d'âge en âge ? Ne veux-tu pas nous redonner la vie, pour que tu sois la joie de ton peuple ? Fais-nous, ô Éternel, jouir de ta faveur, et nous accorde ton salut. Je veux écouter ce que dit Dieu, l'Éternel. Oui, Il parle de salut à son peuple, à ses bien-aimés ; mais qu'ils ne retournent pas à la folie ! Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, la gloire reviendra habiter notre terre. L'amour et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s'embrassent ; la fidélité germe de la terre, et la justice regarde des Cieux. L'Éternel donne aussi les biens, et notre terre rend ses récoltes. La justice marche en sa présence, et maintient ses pas dans la voie.
Évangile
Il arriva donc dans une ville de Samarie nommée Sichar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph son fils ; or là se trouvait la source de Jacob. Jésus donc fatigué du voyage s'était tout simplement assis près de la source ; c'était environ la sixième heure ; survient une femme samaritaine pour puiser de l'eau ; Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Car ses disciples étaient allés à la ville afin d'acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit donc : « Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? » — Les Juifs en effet ne frayent pas avec les Samaritains. Jésus lui répliqua : « Si tu connaissais le don de Dieu, et quel est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui l'aurais sollicité, et il t'aurait donné de l'eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; d'où as-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui lui-même en a bu, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? » Jésus lui répliqua : « Quiconque boit de cette eau-là aura de nouveau soif ; tandis que celui qui aura bu de l'eau que je lui donnerai n'aura certainement plus jamais soif, mais l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissante jusque dans la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. » Il lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens ici. » La femme lui répliqua : « Je n'ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as eu raison de dire : je n'ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. » La femme lui dit: « Seigneur, je vois que tu es un prophète ; nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer. » Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l'heure vient où vous n'adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Pour vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs ; mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; ce sont en effet de tels adorateurs que demande aussi le Père ; Dieu est Esprit, et il faut que ses adorateurs L'adorent en esprit et en vérité. » La femme lui dit : « Je sais que le Messie doit venir, celui qui est appelé Christ ; lorsque celui-là sera venu, il nous apprendra toutes choses. » « Jésus lui dit: « C'est moi qui le suis, moi qui te parle. » Et là-dessus survinrent ses disciples, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme. Nul cependant ne dit : « Que demandes-tu ? » ou, « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme laissa donc sa cruche et s'en fut à la ville, et elle dit aux gens : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait ; n'est-ce point lui qui est le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui. Dans l'intervalle les disciples le sollicitaient en disant : « Rabbi, mange. » Mais il leur dit : « J'ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient donc les uns aux autres : « Est-ce que quelqu'un lui a apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé et d'achever Son œuvre. Ne dites-vous pas vous-mêmes : Encore quatre mois et la moisson arrive ? Voici, je vous dis : Levez vos yeux, et voyez comme les campagnes blanchissent déjà pour la moisson. Le moissonneur reçoit un salaire, et il serre sa récolte pour la vie éternelle, afin que le semeur se réjouisse aussi bien que le moissonneur ; car c'est ici que s'applique avec vérité la parole qui dit : « Autre est le semeur, et autre le moissonneur. » C'est moi qui vous ai envoyés moissonner ce que vous n'avez pas travaillé ; d'autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leur travail. » Or de cette ville-là il y eut plusieurs Samaritains qui crurent en lui, à cause de cette déclaration de la femme : « Il m'a dit tout ce que j'ai fait. » Lors donc que les Samaritains furent venus vers lui, ils le sollicitaient de demeurer auprès d'eux ; et il demeura là deux jours. Et un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa prédication, et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus à cause de tes discours, que nous croyons, car nous avons ouï nous-mêmes, et nous savons que celui-ci est vraiment le sauveur du monde, le Christ. »
Psaume responsorial
Éternel, je me réfugie vers toi : que je ne sois jamais confondu ! Par ta justice sauve et délivre-moi ! Penche vers moi ton oreille, et sois-moi secourable ! Sois pour moi un rocher où je trouve un asile, pour que je m'y retire en tout temps ! Tu as résolu de me sauver, car tu es ma citadelle et mon fort. Mon Dieu, sauve-moi de la main de l'impie, du bras du méchant et de l'oppresseur ! Car tu es mon espérance, Seigneur, Éternel, dès mon jeune âge en toi je me confie ; sur toi je m'appuie dès le sein de ma mère, et c'est toi qui m'as tiré de ses flancs ; tu es toujours l'objet de mes louanges. Je suis comme un miracle pour plusieurs : c'est que tu es mon puissant recours. Ma bouche est remplie de tes louanges, tous les jours je te glorifie ! Ne me rejette pas au temps de ma vieillesse ! Quand ma force dépérit, ne me délaisse pas ! Car mes ennemis parlent de moi, et ceux qui épient mon âme, se concertent ensemble, disant : « Dieu l'a délaissé, poursuivez, saisissez-le ; car il est sans libérateur ! » O Dieu, ne sois pas loin de moi ! Mon Dieu, accours à mon aide ! Qu'ils soient confondus, exterminés, les ennemis de mon âme, couverts de honte et d'opprobre, ceux qui cherchent ma perte ! Mais j'aurai toujours espérance, et je pourrai ajouter encore à toutes tes louanges. Ma bouche dira ta justice, chaque jour ton salut, car je ne saurais compter [tous tes bienfaits]. Je viendrai chantant tes hauts faits, Seigneur ; Éternel, c'est ta justice seule que je célébrerai. O Dieu, tu m'as instruit dès mon jeune âge, et jusques aujourd'hui je publie tes merveilles. Mais, toi aussi, jusqu'à la vieillesse, aux cheveux blancs, ô Dieu, ne me délaisse pas ! afin que j'annonce tes faits aux hommes d'à présent, et à tous ceux qui naîtront, ta puissance. Aussi bien ta justice, ô Dieu, atteint au ciel. Tu as fait de grandes choses, ô Dieu ; qui est pareil à toi ? Tu nous fis voir beaucoup d'angoisses et de maux : de nouveau tu nous donneras la vie, et tu nous tireras encore des abîmes de la terre. Daigne augmenter ma grandeur, te tourner vers moi, et me consoler ! Et au son du luth je te louerai, dirai la fidélité, mon Dieu, je te chanterai avec la harpe, Saint d'Israël ! La joie sera sur mes lèvres, car c'est toi que je chanterai, et dans mon âme, car tu l'as délivrée ; ma langue aussi toujours dira ta justice ; car ils sont couverts de honte et d'opprobre ceux qui cherchent ma perte.
Psaume responsorial
Cantique des fils de Coré. Au maître chantre. A chanter avec les luths. Hymne de Héman Esrahite.Éternel, mon Dieu sauveur, je crie à toi et le jour et la nuit : qu'à toi parvienne ma prière ; prête l'oreille à ma supplication ! Car mon âme est rassasiée de malheur, et ma vie penche vers les Enfers. Je suis assimilé à ceux qui descendent dans la fosse, je suis comme un homme sans force ; ma couche est entre les morts, je suis tel que les morts gisants dans le tombeau, auxquels tu ne penses plus, et qui ne sont plus à portée de ta main. Tu m'as jeté dans une fosse profonde, dans des ténèbres, dans des abîmes. Ton courroux pèse sur moi, et de tous tes flots tu m'as accablé. (Pause) Tu as éloigné de moi ceux que je connais, tu m'as rendu pour eux un objet d'horreur ; enveloppé, je ne trouve point d'issue. Mes yeux fondent par l'effet du malheur ; Éternel, je t'invoque chaque jour, et je tends mes mains vers toi. Pour les morts feras-tu des miracles ? Les ombres se lèveront-elles pour te louer ? (Pause) Dans le tombeau parle-t-on de ta grâce, et de ta fidélité, dans le séjour de la mort ? Dans les ténèbres tes miracles sont-ils remarqués, et ta justice, dans la région de l'oubli ? Je t'implore donc, Éternel, et dès le matin ma prière te prévient. Éternel, pourquoi me rejettes-tu, et me caches-tu ta face ? Je suis malheureux et mourant dès ma jeunesse, je subis les terreurs et je suis éperdu. Ton courroux m'assaille, tes frayeurs m'anéantissent, m'enveloppent, comme des eaux, tout le jour, me cernent toutes à la fois. Tu as éloigné de moi amis et compagnons, et ceux que je connais, me sont invisibles.
Deuxième lecture
Voici, j'enverrai mon ange, et il préparera le chemin devant moi, et soudain arrivera dans son temple le Seigneur que vous cherchez et l'ange de l'alliance que vous désirez : le voici venir, dit l'Éternel des armées. Mais qui soutiendra le jour de sa venue ? et qui restera debout, quand il paraîtra ? Car il est pareil au feu du fondeur et à la lessive des foulons. Et il sera assis fondant et purifiant l'argent, et il purifiera les enfants de Lévi et les mettra au creuset comme l'or et l'argent, et ils appartiendront à l'Éternel, lui apportant des offrandes avec justice. Alors l'offrande de Juda et de Jérusalem sera agréée de l'Éternel, comme aux jours d'autrefois et dans les années de jadis. Et je m'approcherai de vous pour le jugement, et je viendrai promptement témoigner contré les enchanteurs et les adultères et les parjures, et contre ceux qui dépouillent le mercenaire de son salaire et la veuve et l'orphelin et déboutent les étrangers et ne me craignent point, dit l'Éternel des armées. Car je suis l'Éternel, je ne change point, et vous, enfants de Jacob, vous ne périrez point.
Deuxième lecture
O Galates inintelligents ! Qui est-ce qui vous a fascinés, vous, devant les yeux desquels a été clairement peint Jésus-Christ crucifié ? Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit, ou par la prédication de la foi ? Etes-vous tellement inintelligents ? Ayant commencé par l'esprit, finirez-vous maintenant par la chair ? Avez-vous fait de si grandes expériences inutilement ? Si ce n'était encore qu'inutilement ! Celui donc qui vous dispense l'Esprit et qui développe en vous des forces miraculeuses, le fait-Il par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? C'est comme pour Abraham qui crut en Dieu, et auquel cela fut compté pour justice. Reconnaissez donc que ceux qui croient, ceux-là sont fils d'Abraham. Or l'Écriture, prévoyant que c'est par la foi que Dieu justifie les Gentils, a d'avance annoncé à Abraham cette bonne nouvelle : « Toutes les nations seront bénies en toi ; » en sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant ; car tous ceux qui s'en tiennent aux œuvres de la loi, sont placés sous une malédiction, parce qu'il est écrit : « Maudit soit quiconque n'adhère pas à toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi, pour les pratiquer. » Mais, que, sous la loi, personne ne soit justifié devant Dieu, c'est ce qui est évident, car c'est celui qui est juste par la foi qui vivra. Or la loi n'est pas de même nature que la foi, mais, au contraire, c'est celui qui les aura pratiqués qui vivra par eux. Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, en étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois »), afin que la bénédiction donnée à Abraham se réalisât en Jésus-Christ pour les Gentils, afin que nous reçussions par la foi l'Esprit qui a été promis. Frères, je dis, pour parler humainement, que personne n'annule ou n'altère une convention dûment sanctionnée, quoiqu'elle ne soit que l'œuvre d'un homme ; or, c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa postérité ; il n'est pas dit : « et aux postérités, » comme s'il y en avait plusieurs, mais comme n'y en ayant qu'une seule : « et à ta postérité, » qui est Christ. Or, voici ce que je dis : une convention que Dieu a antérieurement sanctionnée, la loi, survenue quatre cent trente ans plus tard, ne l'abroge pas de manière que la promesse soit mise à néant ; car, si l'héritage provient de la loi, ce n'est plus de la promesse : or, c'est par une promesse que Dieu en a gratuitement fait don à Abraham. — Qu'est-ce donc que la loi ? — C'est à cause des transgressions qu'elle a été ensuite instituée, (jusques à ce que fut venue la postérité à laquelle ont été faites les promesses), ayant été mise en vigueur par des anges au moyen d'un médiateur. — Mais le médiateur ne représente pas une seule partie, tandis que Dieu est un seul. — La loi est-elle donc contre les promesses ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si une loi eut été donnée, qui fût capable de procurer la vie, c'est réellement dans la loi qu'existerait la justice ; mais, au contraire, l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse se réalisât, par la foi en Jésus-Christ, pour ceux qui croient. Or, avant que vînt la foi, nous étions tous enfermés sous la garde de la loi, en attendant la foi qui devait être révélée ; en sorte que la loi a été le pédagogue qui nous a conduits à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. Mais une fois la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue ; car, tous, vous êtes fils de Dieu par la foi en Christ Jésus. Vous tous, en effet, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ ; il n'y a ici ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a point de mâle et point de femme, car tous vous êtes un seul être en Christ Jésus. Mais, si vous appartenez à Christ, vous êtes donc de la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.
Deuxième lecture
Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans la période finale des jours actuels, nous a parlé par le Fils, qu'il a fait héritier de toutes choses, par lequel Il a aussi créé l'univers, et qui, étant un rayonnement de Sa gloire et une empreinte de Sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, s'est assis, après avoir fait une purification des péchés, à la droite de la Majesté dans les hauts lieux, étant devenu d'autant supérieur aux anges, qu'il avait hérité un nom plus excellent qu'eux. Car auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ? » Et derechef : « Moi, Je serai pour lui un père, et lui sera pour Moi un fils ? » Puis encore, quand Il introduit le premier-né dans le monde, Il dit : « Et que tous les anges de Dieu l'adorent ! » Et, tandis qu'il dit aux anges : « Celui qui fait de Ses anges des vents et de Ses ministres une flamme de feu, » Il dit au contraire au Fils : « Ton trône, ô Dieu, subsiste pour l'éternité ; » et : « C'est le sceptre de rectitude que le sceptre de son royaume ; tu as aimé la justice, et tu as haï l'iniquité ; c'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint, plus que tes pairs, d'une huile d'allégresse ; » et : « C'est Toi, Seigneur, qui, au commencement, as fondé la terre, et les cieux sont des œuvres de Tes mains ; pour eux ils périront, tandis que Toi, Tu subsistes ; et tous ils vieilliront comme un vêtement, et Tu les replieras comme une couverture, comme un vêtement, et ils seront changés ; mais Toi, Tu es le même, et Tes années ne finiront point. » Enfin, auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie fait de tes ennemis un marchepied pour tes pieds ? » Est-ce qu'ils ne sont pas tous des esprits au service de Dieu, chargés de remplir un ministère pour ceux qui doivent hériter du salut ?
Deuxième lecture
Je veux cependant que vous sachiez, frères, que ma position a plutôt contribué aux progrès de l'Évangile, en sorte que, dans tout le prétoire et partout ailleurs, il est devenu manifeste que c'est pour Christ que je suis dans les chaînes, et la plupart des frères, prenant, grâce au Seigneur, confiance en mes chaînes, se sentent beaucoup plus enhardis à annoncer sans crainte la parole de Dieu. Quelques-uns, il est vrai, prêchent aussi Christ par un esprit d'envie et de dispute, tandis que quelques autres le font aussi par bienveillance : les uns agissent par charité, sachant que je suis chargé de la défense de l'Évangile ; les autres, agissant par intrigue, annoncent Christ sans pureté, avec l'intention de provoquer une tribulation pour mes chaînes. Qu'importe ? Car, de manière ou d'autre, avec ou sans arrière-pensée, Christ est annoncé, et c'est là ce dont je me réjouis, et ce dont je me réjouirai encore. Je sais d'ailleurs que cela me tournera à salut, grâce à vos prières et à l'assistance de l'Esprit de Jésus-Christ, selon ma vive attente et l'espoir où je suis que je n'aurai à rougir sur aucun point, mais que, maintenant comme toujours, Christ sera magnifié en mon corps avec une pleine franchise, soit par ma vie, soit par ma mort ; car pour moi la vie est Christ, et la mort est un gain. Mais si la vie dans la chair était utile pour mon œuvre ? En ce cas, je ne sais ce que je dois préférer ; mais je suis pressé de part et d'autre, ayant le désir de partir et d'être avec Christ, car cela est de beaucoup le meilleur, mais toutefois le séjour en la chair est plus nécessaire à cause de vous. Et c'est parce que j'ai cette confiance, que je sais que je demeurerai, et que je resterai auprès de vous tous pour l'avancement et la joie de votre foi, afin que le motif de m'enorgueillir à votre sujet s'accroisse pour moi en Christ Jésus lors de mon retour parmi vous.
Évangile
Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdalène vient de bon matin, pendant qu'il faisait encore obscur, vers le sépulcre, et elle voit la pierre enlevée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : « Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l'ont mis. » Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple ; et ils se rendaient vers le sépulcre ; or ils couraient tous deux ensemble, et l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé il voit les bandelettes par terre ; cependant il n'entra pas. Arrive donc aussi Simon Pierre qui le suivait, et il entra dans le sépulcre. Et il voit les bandelettes par terre, et le linge qui avait été sur sa tête, non point par terre avec les bandelettes, mais roulé à part dans un coin. Alors donc entra aussi l'autre disciple qui, le premier, était arrivé au sépulcre, et il vit et il crut ; car ils n'avaient pas encore compris que, d'après l'Écriture, il fallait qu'il ressuscitât des morts. Les disciples s'en retournèrent donc chez eux. Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre en pleurant ; comme donc elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l'un à la tête, et l'autre aux pieds, là où avait été couché le corps de Jésus ; et ils lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Et elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis. » Après avoir dit cela elle se retourna en arrière, et elle voit Jésus debout, et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, s'imaginant que c'est le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'irai prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » S'étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie, Maître. Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie la Magdalène vient annoncer aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses. Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
Évangile
Et ils arrivent à Jéricho, et comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, se trouvait assis sur le bord du chemin. Et ayant ouï que c'était Jésus le Nazarénien, il se mit à s'écrier : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! » Et plusieurs lui faisaient des remontrances, afin de le faire taire, mais il criait beaucoup plus fort : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Et Jésus s'étant arrêté, dit : « Appelez-le. » Et ils appellent l'aveugle, en lui disant : « Prends courage, lève-toi, il t'appelle. » Et lui, ayant jeté son manteau, vint en sautant auprès de Jésus. Et Jésus prenant la parole lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Et l'aveugle lui dit : « Rabbouni, que je recouvre la vue ? » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a guéri. »
Évangile
Et lorsqu'il fut seul, ceux qui l'entouraient avec les douze l'interrogeaient sur les paraboles ; et il leur disait : « C'est à vous qu'a été donné le mystère du royaume de Dieu, mais pour ceux-là, qui sont du dehors, tout se passe en parabole, afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu'ils ne se convertissent et qu'il ne leur soit pardonné. » Et il leur dit : « Vous ignorez le sens de cette parabole, et comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? Le semeur sème la parole ; mais ceux qui se trouvent le long du chemin là où la parole est semée, sont ceux qui, lorsqu'ils l'ont entendue, aussitôt survient Satan, et il enlève la parole qui a été semée en eux. Et de même ceux qui sont semés sur les endroits rocailleux, sont ceux qui, lorsqu'ils ont entendu la parole, aussitôt la reçoivent avec joie, et ils n'ont pas de racine en eux-mêmes, mais ils sont sans persistance ; ensuite s'il est survenu une tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils trébuchent aussitôt. Et d'autres sont ceux qui sont semés dans les épines ; ce sont ceux qui ont écouté la parole, et les soucis du siècle et le faux attrait de la richesse et les autres genres de convoitises s'introduisent et se réunissent pour étouffer là parole, et elle devient stérile, Et ceux qui ont été semés sur la bonne terre, sont ceux qui entendent la parole et la reçoivent ; et ils donnent du fruit à raison de trente, et de soixante, et de cent. »
Évangile
Et s'étant soulevés en foule ils le conduisirent devant Pilate. Or ils se mirent à l'accuser en disant : « Nous avons trouvé celui-ci occupé à soulever notre nation, et empêchant de payer des impôts à l'empereur, et disant qu'il est lui-même Christ roi. » Or Pilate l'interrogea en disant : « Tu es le roi de Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Or Pilate dit aux grands prêtres et à la foule : « Je ne trouve rien de coupable chez cet homme. » Mais ils insistaient, en disant : « Il agite le peuple, en enseignant dans toute la Judée, ayant même commencé par la Galilée jusques ici. » A ces mots Pilate demanda : « L'homme est-il Galiléen ? » Et ayant appris qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya devant Hérode, qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là. Or Hérode en voyant Jésus fut dans une grande joie, car dès longtemps il désirait le voir, à cause de ce qu'il avait ouï dire sur son compte, et il espérait voir quelque miracle opéré par lui. Or il lui faisait subir un long interrogatoire, mais il ne répondait rien, tandis que les grands prêtres et les scribes étaient là qui l'accusaient sans relâche. Or, après qu'Hérode l'eut insulté et bafoué avec ses soldats, il le revêtit d'un brillant costume et le renvoya à Pilate. Or Hérode et Pilate devinrent ce jour même mutuellement amis, car auparavant il existait entre eux une inimitié réciproque. Cependant Pilate, ayant convoqué les grands prêtres et les chefs, et le peuple, leur dit : « Vous m'avez amené cet homme comme soulevant le peuple, et voici, après l'avoir examiné en votre présence, je ne l'ai, pour mon compte, trouvé coupable d'aucune des choses dont vous l'accusez ; mais Hérode non plus, car il nous l'a renvoyé ; et voici, il n'a rien fait qui soit digne de mort. Après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » [ Il était obligé de leur relâcher lors d'une fête un prisonnier.] Mais ils s'écriaient en foule : « Fais périr celui-ci, mais relâche-nous Barabbas. » Cet homme avait été mis en prison à cause d'une sédition survenue dans la ville et d'un meurtre. Mais Pilate s'adressa derechef à eux, parce qu'il désirait relâcher Jésus ; mais ils répondaient par des cris en disant : « Crucifie, crucifie-le. » Or il leur dit pour la troisième fois : « Eh ! quel mal a fait cet homme ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort ; après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » Mais ils insistaient en demandant à grands cris qu'il le crucifiât, et leurs cris prenaient le dessus, et Pilate prononça que leur requête était accordée ; et il leur relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre, lequel ils réclamaient, tandis qu'il leur livra Jésus pour en faire ce qu'ils voulaient. Et comme ils l'emmenaient, ils se saisirent d'un certain Simon de Cyrène qui venait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. Or une nombreuse multitude de peuple le suivait, ainsi que beaucoup de femmes qui s'affligeaient et se lamentaient sur lui. Mais s'étant retourné vers elles, Jésus dit : « Filles, de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants, car voici, des jours viennent où l'on dira : Heureuses les stériles, et les ventres qui n'ont point enfanté, et les mamelles qui n'ont point nourri ! Alors on commencera à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! et aux coteaux : Cachez-nous ! Car si on fait ces choses à du bois vert, qu'adviendra-t-il à celui qui est sec ? » Or on emmenait aussi deux autres malfaiteurs pour être mis à mort avec lui. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit appelé Crâne, ils le crucifièrent là avec les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche. Or se partageant ses vêtements, ils tirèrent au sort. Et le peuple se tenait là à regarder ; mais les chefs aussi se moquaient en disant : « Il en a sauvé d'autres, qu'il se sauve lui-même, s'il est le Fils, le Christ élu de Dieu ! » Les soldats s'avançant le bafouèrent aussi, en lui offrant du vinaigre, et en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. » Et il y avait encore au-dessus de lui pour inscription : Celui-ci est le roi des Juifs. Or l'un des malfaiteurs pendus l'injuriait, en disant : « N'est-ce pas toi qui es le Christ ? Sauve-toi toi-même et nous aussi ! » Mais l'autre prenant la parole le réprimandait en disant : « Ne crains-tu point Dieu, car tu subis la même condamnation ? Et quant à nous, ce n'est que justice, car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons faites, tandis que celui-ci n'a rien fait de criminel. » Et il disait à Jésus : « Souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton royaume. » Et il lui dit : « En vérité je te le déclare, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » Et il était déjà environ la sixième heure, et des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure, car le soleil s'éclipsait ; et le rideau du sanctuaire se déchira par le milieu. Et Jésus parlant à haute voix, dit : « Père, c'est en Tes mains que je remets mon esprit ! » Or en disant cela, il expira. Mais le centurion, voyant ce qui était advenu, glorifiait Dieu en disant : « Cet homme-ci était réellement juste. » Et toute la foule qui était venue là pour ce spectacle, ayant vu ce qui s'était passé, s'en retournait en se frappant la poitrine. Mais tous ceux de sa connaissance se tenaient dans l'éloignement, ainsi que les femmes qui l'accompagnaient depuis la Galilée, et elles contemplaient ces choses. Et voici, un homme nommé Joseph, qui était sénateur, homme bon et juste, lequel n'avait point connivé à leur décision et à leur conduite, originaire d'Arimathée, ville des Juifs, qui attendait le royaume de Dieu… cet homme s'étant rendu auprès de Pilate réclama le corps de Jésus, et l'ayant descendu il l'enveloppa d'un linceul et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis. Et c'était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer. Or les femmes qui étaient venues avec lui de Galilée s'approchèrent pour regarder le sépulcre et la manière dont son corps y avait été déposé ; et s'en étant retournées elles préparèrent des aromates et des parfums. Et pendant le sabbat elles demeurèrent en repos, selon la loi,
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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