Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Ésaïe 10:1-13

Malheur à ceux qui prononcent des sentences iniques, et aux écrivains qui transcrivent l'injustice, pour débouter du jugement les pauvres, et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple, pour faire des veuves leur proie, et des orphelins leur pillage ! Et que ferez-vous au jour du châtiment et du ravage qui arrive du lointain ? Vers qui fuirez-vous pour trouver secours, et où laisserez-vous votre magnificence ? Celui qui ne fléchira pas sous le faix parmi les captifs, tombera parmi les morts. Malgré tout cela, sa colère ne cesse pas, et sa main est toujours étendue. Malheur à l'Assyrien ! Il est la verge et le bâton de ma colère, et mes vengeances sont entre ses mains. Contre une nation sacrilège je l'ai envoyé, et contre le peuple objet de mon courroux je lui ai donné mission, pour faire du pillage et enlever du butin, et pour le fouler aux pieds comme la boue des rues. Mais telle n'est point son idée, telle n'est point la pensée de son cœur ; mais en son âme il veut détruire et exterminer les peuples en foule. Car il dit : « Mes princes ne sont-ils pas tous autant de rois ? N'en fut-il pas de Calno comme de Carchemis, de Hamath comme d'Arpad, de Samarie comme de Damas ? De même que ma main a atteint les empires des idoles, dont les images étaient supérieures à celles de Jérusalem et de Samarie, ne saurai-je pas traiter Jérusalem et ses images, comme j'ai traité Samarie et ses idoles ? » Mais, quand le Seigneur aura achevé toute son œuvre sur la montagne de Sion et à Jérusalem, je sévirai contre le fruit du cœur orgueilleux du Roi d'Assyrie, et contre l'arrogance de ses yeux hautains. Car il dit : « Par la force de mon bras je l'ai fait, et par ma sagesse, car je suis intelligent ; j'ai déplacé les bornes des peuples, et pillé leurs trésors, et comme un héros j'en ai précipité de leurs trônes,

Première lecture

Deutéronome 11

Aime donc l'Éternel, ton Dieu, et observe ce qu'il veut qu'on observe, et ses statuts et ses lois et ses commandements, dans tous les temps. Reconnaissez maintenant (car ce n'est pas à vos fils que je parle, ils sont dans l'ignorance et n'ont pas été témoins des leçons de l'Éternel, votre Dieu), sa grandeur, et sa main forte, et son bras étendu, et ses signes et ses actes qu'il accomplit au sein de l'Egypte, sur Pharaon, roi d'Egypte, et sur tout son pays, et ce qu'il a fait à l'armée d'Egypte, à ses chevaux et à ses chars qu'il submergea par les eaux de la Mer aux algues, lorsqu'ils vous poursuivaient, et qu'il a anéantis jusqu'à ce jour ; et ce qu'il vous a fait dans le désert jusqu'à votre arrivée en ce lieu, et ce qu'il a fait à Dathan et à Abiram, fils d'Eliab, fils de Ruben, lorsque la terre s'entr'ouvrit et les engloutit avec leurs maisons et leurs tentes et tout leur train qui les suivait, au milieu de tout Israël. Car vos yeux ont vu tous les grands faits accomplis par l'Éternel. Et gardez tous les commandements que je vous prescris en ce jour, pour vous affermir afin que vous parveniez à conquérir le pays où vous allez entrer pour en faire la conquête, et afin que vous ayez de longs jours sur le sol que l'Éternel a juré à vos pères de leur donner, à eux et à leur race, pays découlant de lait et de miel. Car le pays où tu arrives pour en faire la conquête, n'est point comme le pays d'Egypte d'où vous êtes sortis, et où tu semais tes semences, et où tu devais arroser à l'aide de ton pied, comme un jardin de légumes. Le pays où vous allez entrer pour le conquérir, est un pays de montagnes et de vallées ; il boit l'eau de la pluie du ciel, c'est un pays que hante l'Éternel, ton Dieu ; toujours les yeux de l'Éternel, ton Dieu, sont fixés sur lui du commencement de l'année jusqu'à sa fin. Et si vous obéissez à mes commandements que je vous prescris en ce jour, en aimant l'Éternel, votre Dieu, et en le servant de tout votre cœur et de toute votre âme, j'enverrai en leur saison les pluies propres à votre pays, celle de l'automne et celle du printemps, afin que tu récoltes ton blé, ton moût et ton huile, et je fournirai à ton bétail de l'herbe dans tes champs, afin que tu manges à rassasiement. Veillez sur vous-mêmes de peur que votre cœur ne soit séduit et que vous ne fassiez défection et que vous ne serviez d'autres dieux et ne les adoriez ; car alors la colère de l'Éternel s'allumera contre vous, et Il fermera les Cieux et il n'y aura point de pluie, et le sol ne rendra pas son produit, et bientôt vous serez exterminés du beau pays que vous donne l'Éternel. Mais déposez dans vos cœurs et dans vos âmes ces paroles que je vous dis, et liez-les sur vos mains comme des signes et portez-les comme bandelettes entre vos yeux ; et enseignez-les à vos fils, leur en parlant et assis dans ta maison et cheminant en voyage et à ton coucher et à ton lever, et inscris-les sur les piliers de ta maison et à tes portes, afin que vos jours et les jours de vos fils se multiplient sur la terre, que l'Éternel a juré à tes pères de leur donner, aussi longtemps que le soleil luira sur la terre. Car, si vous gardez tous ces commandements que je vous prescris, pour les pratiquer en aimant l'Éternel, votre Dieu, et en marchant dans toutes ses voies et en restant attachés à lui, l'Éternel chassera devant vous tous ces peuples, et vous vous soumettrez des peuples plus grands et plus forts que vous ; tout lieu où vous marquerez la plante de vos pieds sera à vous ; votre frontière ira du Désert au Liban, du Fleuve de l'Euphrate à la Mer occidentale ; nul ne vous tiendra tête ; l'Éternel, votre Dieu, vous fera précéder de la terreur et de l'effroi que vous inspirerez, par tout le pays où vous allez marcher, comme Il vous l'a promis. Voici, je mets devant vous en ce jour bénédiction et malédiction ; la bénédiction pour le cas où vous obéirez aux commandements de l'Éternel, votre Dieu, que je vous prescris en ce jour ; et la malédiction pour le cas où vous n'obéirez pas aux commandements de l'Éternel, votre Dieu, et où vous quitterez la voie que je vous prescris en ce jour, pour servir d'autres dieux que vous ne connaissez pas. Et lorsque l'Éternel, ton Dieu, t'aura introduit dans le pays dont tu viens faire la conquête, tu prononceras la bénédiction du haut du mont Garizim et la malédiction du haut du mont Ebal. Voici, ils se trouvent en deçà du Jourdain, derrière la route, vers le couchant, dans le pays des Cananéens habitants de la plaine, vis-à-vis de Gilgal, près des Térébinthes de Moreh. Car vous allez passer le Jourdain pour marcher à la conquête du pays que l'Éternel, votre Dieu, vous donne, et vous en ferez la conquête et vous y établirez. Veillez donc à pratiquer tous les statuts et les lois que je vous mets en ce jour devant les yeux.

Première lecture

Juges 6:25-40

Et pendant la nuit même l'Éternel lui dit : Prends le jeune taureau de ton père, et un second taureau de sept ans, et démolis l'autel de Baal, qui est à ton père et coupe l'Aschère qui est auprès. Puis élève un autel à l'Éternel, ton Dieu, sur le sommet de ce rocher avec la pile du bûcher, et prends le second taureau, et offre un holocauste avec le bois de l'Aschère que tu auras coupée. Alors Gédéon prit dix hommes parmi ses serviteurs et exécuta ce que l'Éternel lui avait dit. Et comme il craignait de le faire de jour à la vue de la maison de son père et des gens de la ville, il le fit de nuit. Et lorsque les gens de la ville se levèrent le matin, voilà que l'autel de Baal était en ruine, et l'Aschère qui l'avoisinait, coupée, et le second taureau placé comme holocauste sur l'autel construit. Et ils se dirent l'un à l'autre : Qui a fait cela ? Et ils firent des recherches et des perquisitions et dirent : C'est Gédéon, fils de Joas, qui l'a fait. Alors les gens de la ville dirent à Joas : Livre ton fils et qu'il meure ! car il a détruit l'autel de Baal et coupé l'Aschère avoisinante. Et Joas dit à tous ceux qui l'entouraient : Voulez-vous prendre parti pour Baal ou voulez-vous le sauver ? Celui qui prendra parti pour Baal sera mis à mort d'ici à demain. S'il est dieu, il peut se venger lui-même de la destruction de son autel. Et ce jour-là on l'appela Jérubbaal, en disant : Que Baal le prenne à partie pour avoir démoli son autel. Cependant Madian entier, et Amalek, et les enfants de l'Orient, se réunirent tous et passèrent [le Jourdain] et campèrent dans la vallée de Jizréel. Et l'Esprit de l'Éternel revêtit Gédéon, et il sonna de la trompette et les Abi-Ezrites vinrent se mettre sous sa conduite. Et il dépêcha des messagers dans tout Manassé, et Manassé aussi vint se mettre sous sa conduite ; et il dépêcha des messagers dans Asser, dans Zabulon et dans Nephthali, et ils se mirent en marche à sa rencontre. Alors Gédéon dit à Dieu : Si tu veux délivrer Israël par mon bras, ainsi que tu l'as dit, voici j'étendrai la toison de laine sur l'aire ; si la toison seule reçoit la rosée, et que tout le sol d'alentour reste sec, alors je comprendrai que tu veux délivrer Israël par mon bras, ainsi que tu l'as dit. Et ainsi arriva. Et le lendemain à son lever il pressa la toison et il en exprima toute une jatte d'eau. Et Gédéon dit à Dieu : Que ta colère ne s'allume pas contre moi, de ce que je vais parler cette fois seulement : je voudrais encore une seule fois faire l'épreuve avec la toison. Que la toison seule donc reste sèche et que la rosée couvre tout le sol. Et la nuit même Dieu opéra la chose, et la toison seule resta sèche, tandis que la rosée couvrit tout le sol.

Prière du matin — première lecture

1 Samuel 25

Et Samuel mourut, et il y eut assemblée de tout Israël, et l'on célébra son deuil, et on lui donna la sépulture dans sa demeure à Rama. C'est alors que David fit un mouvement et descendit au désert de Paran. Or à Maon était un homme ayant des biens à faire valoir sur le Carmel, homme très considérable, et il possédait trois mille moutons et mille chèvres et il assistait à la tonte de ses troupeaux sur le Carmel. Or cet homme se nommait Nabal et sa femme, Abigaïl, et cette femme excellait par l'intelligence et avait une belle figure ; mais le mari était dur et méchant. Et c'était un descendant de Caleb. Et David apprit au désert que Nabal faisait la tonte de ses moutons. Et David dépêcha dix valets avec cette instruction : Montez au Carmel et présentez-vous chez Nabal et le saluez de ma part et lui tenez ce langage : Pour la vie ! salut à toi, et salut à toute ta maison et salut à tout ce qui tient à toi ! Maintenant, j'apprends que tu as des tondeurs ; or tes bergers ont été avec nous ; nous ne les avons point molestés, et ils n'ont éprouvé aucune perte quelconque pendant tout le temps de leur séjour au Carmel, – interroge-les, ils te renseigneront, – que donc mes valets trouvent grâce à tes yeux, car nous sommes venus pour un jour de fête ; veuille donner ce qui se trouvera sous ta main, à tes serviteurs et à ton fils David ! Les valets de David vinrent donc et de la part de David ils tinrent à Nabal ce langage, puis ils attendirent. Mais Nabal fit cette réponse aux serviteurs de David : Qui est David, et qui est le fils d'Isaï ? Aujourd hui il y a beaucoup de serviteurs qui rompent avec leurs maîtres ! Et faut-il que je prenne mon pain et mon eau et la chair des bêtes que j'ai tuées pour mes tondeurs et que je les donne à des gens desquels je ne sais d'où ils sont ? Et le valets de David rebroussant chemin s'en retournèrent à leur arrivée ils lui firent un rapport exact du tout. Alors David dit à ses hommes : Ceignez chacun votre épée ! Et ils ceignirent chacun son épée, et David ceignit aussi son épée, et ils se mirent en marche sous la conduite de David au nombre d'environ quatre cents, et deux cents restèrent auprès des bagages. Cependant Abigaïl, femme de Nabal, fut informée par l'un des valets, qui lui dit : Voilà que du désert David a envoyé des messagers pour saluer notre maître, mais celui-ci les a rebutés avec rudesse. Et ces hommes ont beaucoup de bonté pour nous ; et nous n'avons point été molestés, et n'avons éprouvé aucune perte quelconque pendant toute la saison où nous avons cheminé avec eux ; durant notre séjour aux champs ils ont été pour nous un rempart et la nuit et le jour tant que nous avons été à côté d'eux occupés à faire paître nos troupeaux. Maintenant examine et vois ce que tu as à faire, car la ruine de notre maître et de toute sa maison est résolue ; car c'est un méchant homme ; on ne peut lui parler. Alors Abigaïl fit diligence, et elle prit deux cents pains et deux outres de vin et cinq moutons apprêtés et cinq mesures de grain rôti et cent gâteaux de raisins secs et deux cents bols de figues, qu'elle chargea sur les ânes ; et elle dit à ses valets : Précédez-moi ! je vous suivrai. Or elle ne mit point Nabal, son mari, au fait. Et cheminant montée sur son âne, elle débouchait à une anfracture de la montagne, lorsque voilà qu'elle fit la rencontre de David descendant avec ses hommes ; et elle se trouva en face d'eux. Or David avait dit : C'est en pure perte que j'ai surveillé tout ce que cet homme-là a dans le désert, et empêché que rien ne fût soustrait de ce qui lui appartient : il m'a rendu le mal pour le bien. Qu'ainsi Dieu traite les ennemis de David, et plus mal encore, si jusqu'au point du jour je laisse subsister rien de ce qui lui appartient, fut-ce l'enfant qui pisse à la muraille ! Et à la vue de David, Abigaïl s'empressa de descendre de l'âne qu'elle montait, et en face de David, elle inclina sa tête et se prosterna jusqu'à terre ; et, se jetant à ses pieds elle dit : A moi la faute, mon Seigneur ! daigne permettre à ta servante de se faire entendre à tes oreilles, et écoute les explications de ta servante ! Veuille, mon Seigneur, ne pas t'inquiéter de cet homme de rien, de Nabal ; car il est ce que son nom indique : Nabal (fou) tel est son nom, et il y a chez lui folie ; quant à moi, ta servante, je n'ai point vu les valets de mon Seigneur, que tu as envoyés. Or, mon Seigneur, aussi vrai que l'Éternel vit, et que tu vis toi-même, aussi vrai est-il que l'Éternel t'a empêché de devenir coupable de meurtre et de te venger de ta propre main. Ainsi, ils auront beau être comme Nabal, tes ennemis et ceux qui cherchent à nuire à mon Seigneur !… Accepte donc ce présent qu'apporte à mon Seigneur ta servante, et le donne aux valets qui vont à la suite de mon Seigneur… Ah ! pardonne l'offense de ta servante ! Car l'Éternel veut créer à mon Seigneur une maison stable, car mon Seigneur soutient les guerres de l'Éternel, et le mal ne t'atteindra pas durant ta vie. Et si des hommes se lèvent pour te persécuter et attenter à ta vie, la vie de mon Seigneur sera serrée dans l'écrin de la vie auprès de l'Éternel, ton Dieu, tandis que la vie de tes ennemis sera agitée dans la paume de la fronde. Et lorsque l'Éternel accomplira pour mon Seigneur toutes les excellentes promesses qu'il t'a faites, et qu'il l'ordonnera souverain d'Israël, mon Seigneur n'aura ni remords, ni embarras de conscience pour avoir versé gratuitement le sang et s'être vengé lui-même. Mais lorsque mon Seigneur sera l'objet des bienfaits de l'Éternel, souviens-toi de ta servante. Et David dit à Abigaïl : Béni soit l'Éternel, Dieu d'Israël, qui m'a fait faire aujourd'hui ta rencontre. Et béni soit ton jugement ! et bénie sois-tu pour m'avoir empêché en ce jour de me rendre coupable de meurtre, et de me venger de ma propre main ! Sans cela, par la vie de l'Éternel, Dieu d'Israël, qui m'a empêché de te faire du mal, si tu ne t'étais empressée, et ne m'avais prévenu, il ne resterait d'ici au point du jour, rien de Nabal, fût-ce l'enfant qui pisse à la muraille. Et David reçut de sa main ce qu'elle lui présentait et il lui dit : Regagne en paix ta maison ! Voici, j'ai écouté ta voix, et eu égard à ta personne. Et lorsque Abigaïl entra chez Nabal, voilà qu'il avait un festin dans sa maison, comme le festin du Roi ; et le cœur de Nabal était en belle humeur, et il s'était enivré à l'excès. Et jusqu'au matin elle ne l'informa d'aucun détail, ni grand, ni petit. Et le matin l'ivresse de Nabal s'étant dissipée, sa femme lui raconta toutes ces choses et il en eut intérieurement la mort dans le cœur et il fut pétrifié. Et il se passa environ dix jours, et l'Éternel frappa Nabal, qui mourut. Et à la nouvelle de la mort de Nabal, David dit : Béni soit l'Éternel qui a tiré sur Nabal vengeance de mon outrage, et préservé du crime Son serviteur ! – C'est ainsi que l'Éternel fit retomber la méchanceté de Nabal sur sa propre tête. Et David, par une délégation, fit proposer à Abigaïl de l'épouser. Et les serviteurs de David arrivèrent chez Abigaïl au Carmel, et lui transmirent le message en ces termes : David nous a délégués auprès de toi afin de te prendre pour être sa femme. Alors Abigaïl se leva et s'inclina la face contre terre et dit : Voici ta servante pour faire le service de laver les pieds des serviteurs de mon Seigneur. Et Abigaïl avec empressement se leva, et elle prit l'âne pour monture avec cinq jeunes filles pour suivantes, et elle se mit en route à la suite des délégués de David, et elle devint sa femme. David épousa aussi Ahinoam de Jizréel, et l'une et l'autre elles furent ses femmes. Cependant Saül maria Michal, sa fille, femme de David, à Palti, fils de Laïs, de Gallim.

Épître

Daniel 3:25;3:34-45

Il répliqua et dit : Voici, je vois quatre hommes marcher sans liens au milieu du feu, et on ne voit sur eux aucune lésion, et le quatrième par son air ressemble à un fils des dieux.

Première lecture

Ézéchiel 47

Ensuite il me ramena à la porte de la maison : et voici, de l'eau jaillissait sous le seuil de la maison du côté de l'orient, car la façade de la maison était tournée à l'orient ; et l'eau descendait par dessous le côté droit de la maison au midi de l'autel. Et il m'emmena par la porte du nord, et il me fit traverser en dehors jusqu'à la porte extérieure par le chemin qui avait la direction de l'orient, et voici, l'eau jaillissait du côté droit. Quand l'homme sortit du côté de l'orient, il avait un cordeau en sa main, et il mesura mille coudées, et il me fit traverser l'eau, et l'eau me mouillait les extrémités. Puis il mesura mille coudées et me fit traverser l'eau, et j'avais de l'eau jusqu'aux genoux. Ensuite il mesura mille coudées, et me fit traverser, et j'avais de l'eau jusqu'aux reins. Et il mesura encore mille coudées ; c'était une rivière que je ne pouvais traverser, car l'eau était profonde ; c'était une eau où l'on pouvait nager, un torrent que l'on ne pouvait passer. Et il me dit : As-tu vu, fils de l'homme ? et il me ramena au bord de la rivière. Y étant revenu, je vis sur le bord de la rivière des arbres en très grand nombre d'un côté et de l'autre. Et il me dit : Cette eau s'écoulera du côté du canton oriental, descendra dans la plaine et se jettera dans la mer : c'est dans la mer qu'elle se jettera, et les eaux de la mer seront rendues saines. Et toutes les espèces des êtres animés qui se meuvent, vivront partout où coulera la rivière ; et il y aura des poissons en très grand nombre ; car si cette eau arrive quelque part, tout sera sain et vivant partout où pénétrera la rivière : et des pêcheurs s'y tiendront, d'En-Gueddi à En-Eglaïm étendant leurs filets ; il y aura des poissons d'espèces diverses, pareils aux poissons de la grande mer et en très grand nombre. Ses marais et ses lagunes ne seront point assainis ; ils sont abandonnés au sel. Et sur la rivière, sur ses bords de part et d'autre, croîtront toutes sortes d'arbres fruitiers ; leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits ne s'épuiseront point ; tous les mois ils mûriront, parce que leurs eaux sortiront du sanctuaire ; et leurs fruits seront une nourriture, et leurs feuilles un médicament. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici les limites d'après lesquelles vous partagerez le pays entre les douze tribus d'Israël : pour Joseph, deux parts ; d'ailleurs vos lots seront égaux pour l'un comme pour l'autre. Car de ma main levée j'ai juré de le donner à vos pères, et ce pays vous est dévolu en héritage. Or, voici la frontière du pays : Au nord, depuis la grande mer, le chemin de Hethlon jusqu'à Tsédad, Hamath, Bérotha, Sibraïm située entre la frontière de Damas et la frontière de Hamath, et Hatser-Hattikon située aux confins de l'Hauran. Et la frontière sera depuis la mer à Hatsar-Enon, frontière de Damas, et le nord, au nord, et la frontière de Hamath. C'est là le côté du nord. Et le côté oriental est entre l'Hauran et Damas ; et le Jourdain entre Galaad et le pays d'Israël : de la frontière vous mesurerez jusqu'à la mer orientale. C'est là le côté de l'orient. Le côté méridional sera depuis Thamar, jusques aux Eaux de querelle, Kadès, jusqu'au torrent d'Egypte vers la grande mer. C'est le côté du midi. Et le côté occidental sera la grande mer, depuis la frontière jusque vis-à-vis de Hamath. C'est le côté occidental. C'est ce pays que vous diviserez entre vous selon les tribus d'Israël, et vous le partagerez au sort par héritages entre vous et les étrangers domiciliés parmi vous, qui auront engendré des fils parmi vous, et vous les regarderez comme indigènes, comme enfants d'Israël ; ils partageront au sort avec vous parmi les tribus d'Israël. C'est dans la tribu où l'étranger sera domicilié, que vous lui donnerez son lot, dit le Seigneur, l'Éternel.

Prière du matin — deuxième lecture

Actes 8

Or Saul avait pris plaisir à son supplice.Or, ce jour-là, une grande persécution fut dirigée contre l'église qui était à Jérusalem ; mais tous se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie, sauf les apôtres. Toutefois des hommes pieux enterrèrent Etienne et le pleurèrent bruyamment. Saul, de son côté, ravageait l'église ; envahissant les maisons, il en arrachait hommes et femmes et les livrait pour être jetés en prison. Ceux donc qui s'étaient dispersés s'en allèrent de côté et d'autre annonçant la bonne nouvelle de la parole. Or Philippe, étant venu dans la ville de Samarie, leur prêchait le Christ. La foule s'accordait à prêter attention à ce que disait Philippe, parce qu'elle entendait parler et était témoin des miracles qu'il faisait ; en effet les esprits impurs sortirent de plusieurs de ceux qui en étaient possédés, en poussant de grands cris, tandis que plusieurs paralytiques et impotents furent guéris. Et ce fut une grande joie dans cette ville. Mais un homme nommé Simon, qui déjà auparavant habitait la ville, y exerçait la magie et tenait sous le charme la nation des Samaritains, en se disant un grand personnage. Tous, du petit au grand, lui prêtaient attention, et disaient : « Celui-ci est la puissance de Dieu, qui est appelée grande. » Et ils lui prêtaient attention, parce que pendant longtemps il les avait tenus sous le charme par ses sortilèges. Mais quand ils eurent cru Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se faisaient baptiser. Or Simon lui-même crut aussi, et après avoir été baptisé il s'attacha à Philippe ; la vue des miracles et des grands prodiges qui s'opéraient le tenait sous le charme. Or, les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie accueillait la parole de Dieu, leur envoyèrent Pierre et Jean, qui, lorsqu'ils furent arrivés, prièrent pour eux, afin qu'ils reçussent l'esprit saint ; car il n'était encore tombé sur aucun d'eux, mais ils avaient seulement été baptisés au nom du seigneur Jésus ; alors ils leur imposèrent les mains et ils recevaient l'esprit saint. Or Simon, ayant vu que l'esprit était donné par l'imposition des mains des apôtres, leur offrit de l'argent en disant : « Octroyez-moi aussi cette autorité, afin que celui à qui j'aurai imposé les mains reçoive l'esprit saint. » Mais Pierre lui dit : « Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru acquérir le don de Dieu avec de l'argent ; il n'y a pour toi ni portion ni lot dans cette affaire, car ton cœur n'est pas droit devant Dieu ; repens-toi donc de ta méchanceté dont tu viens de faire preuve, et prie le Seigneur, pour voir si le projet de ton cœur te sera pardonné ; car je vois que tu te trouves dans du fiel amer et dans les nœuds de l'injustice. » Et Simon répliqua : « Priez vous-mêmes pour moi le Seigneur, afin que rien de ce dont vous avez parlé ne m'arrive. » Pour eux donc, après avoir rendu témoignage et proclamé la parole du Seigneur, ils revinrent à Jérusalem, et ils annoncèrent la bonne nouvelle dans plusieurs villages des Samaritains. Or, un ange du Seigneur s'adressa à Philippe en disant : « Lève-toi, et va du côté du midi sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et s'étant levé il se mit en chemin ; et voici, un Éthiopien, principal eunuque de Candace, reine des Éthiopiens, et qui était son trésorier général, était venu à Jérusalem pour adorer. Or il s'en retournait, et, assis sur son char, il lisait le prophète Ésaïe ; or l'Esprit dit à Philippe : « Approche-toi et tiens-toi collé à ce char. » Et Philippe étant accouru l'entendit qui lisait Ésaïe le prophète, et il dit : « Est-ce que tu comprends bien ce que tu lis ? » Mais l'autre dit : « Eh, comment le pourrais-je, si personne ne me guide ? » Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir à côté de lui. Or voici quel était le contenu du texte qu'il lisait : « C'est comme une brebis qu'il a été conduit à la tuerie ; et, de même qu'un agneau est muet devant celui qui le tond, de même il n'ouvre point la bouche ; c'est dans l'humiliation que s'est consommé son jugement. Qui dépeindra les hommes de sa génération ? Car sa vie est enlevée de dessus la terre. » L'eunuque s'adressant à Philippe : « Je te prie, dit-il, de qui le prophète parle-t-il ainsi ? Est-ce de lui-même, ou de quelque autre ? » Là-dessus Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce texte-là, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. Or, comme ils cheminaient le long de la route, ils arrivèrent vers de l'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau ; qu'est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? » Et il fit arrêter son char, et ils descendirent l'un et l'autre dans l'eau, Philippe et l'eunuque, et il le baptisa. Mais, quand ils furent ressortis de l'eau, l'esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus, car tandis qu'il continuait sa route plein de joie, Philippe se trouva dans Azot. Et il s'en allait de côté et d'autre, évangélisant toutes les villes jusques à ce qu'il arrivât à Césarée.

Psaume responsorial

Psaumes 9

Au maître chantre. Avec voix de jeunes filles. Sur bénites. Cantique de David. Je loue l'Éternel de tout mon cœur ; je vais dire toutes tes merveilles, l'allégresse et la joie que je trouve en toi, chanter ton nom, ô Très-haut ! Car mes ennemis se retirent en arrière, chancellent et disparaissent à ta vue ! Car tu défends ma cause et mon droit, tu sièges sur ton trône en juste juge. Tu tances les peuples, détruis les impies, effaces leur nom pour toujours, à jamais. Mes ennemis sont perdus, ruines éternelles ! Tu as détruit leurs villes, leur mémoire a péri ! Oui, l'Éternel règne à perpétuité, Il a pour le jugement disposé son trône, et Il juge le monde avec justice, et rend aux peuples des sentences équitables. Et l'Éternel est un refuge pour le pauvre, un refuge dans les temps de détresse. Ils se confient en toi ceux qui connaissent ton nom ; car tu ne délaisses pas ceux qui te cherchent, Éternel. Chantez l'Éternel, qui réside en Sion, racontez aux nations ses hauts faits ! Car, vengeur du sang, Il se souvient d'eux, Il n'oublie pas le cri des malheureux. Sois-moi propice, Éternel ! Vois la misère où mes ennemis me réduisent ; retire-moi des portes de la mort, afin que je publie toute ta louange aux Portes de la fille de Sion, me réjouissant de ton secours ! Les nations enfoncent dans la fosse qu'elles ont creusée ; leur pied se prend au filet qu'elles ont caché. L'Éternel s'est montré ; Il a fait justice, en enlaçant l'impie dans l'ouvrage même de ses mains. (Harpes. Pause) Les impies vont dans les Enfers, et de même tous les peuples qui ont oublié Dieu. Car toujours le pauvre ne sera pas oublié, et l'espoir des malheureux n'est pas à jamais perdu. Lève-toi, Éternel, afin que l'homme ne s'élève pas, afin que les nations soient jugées devant toi ! Mets, Éternel, ta terreur sur elles ! que les peuples sentent qu'ils ne sont que des hommes. (Pause)

Évangile

Luc 7:36-50

Or un des pharisiens l'invitait à manger avec lui, et étant entré dans la maison du pharisien, il se mit à table. Et voici, il y avait une femme qui menait dans la ville une mauvaise vie, et ayant appris qu'il était à table dans la maison du pharisien, elle apporta une fiole d'albâtre pleine de parfum, et se tenant derrière lui et à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à mouiller ses pieds de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête, et elle baisait tendrement ses pieds, et elle les oignait de son parfum. Mais le pharisien qui l'avait invité s'en étant aperçu, il se dit en lui-même : « Si celui-ci était le prophète, il saurait qui, et de quelle espèce, est la femme qui le touche, et que c'est une personne de mauvaise vie. » Et Jésus s'adressant à lui, lui dit : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. » Et l'autre reprit : « Maître, parle. » « Un certain créancier avait deux débiteurs : L'un lui devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante ; comme ils n'avaient pas de quoi payer, il remit la dette à l'un et à l'autre. Lequel donc d'entre eux l'aimera davantage ? » Simon répliqua : « Je pense que c'est celui auquel il a remis davantage. » Or il lui dit : « Tu as bien jugé. » Et s'étant tourné vers la femme, il dit à Simon : « Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu n'as pas versé d'eau sur mes pieds, tandis que celle-ci a mouillé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux ; tu ne m'as point donné de baiser, tandis que celle-ci depuis que je suis entré n'a pas cessé de me baiser tendrement les pieds ; tu n'as pas oint ma tête d'huile, tandis que celle-ci a oint mes pieds de parfum. C'est pourquoi je te le déclare, ses péchés qui étaient nombreux ont été pardonnés, car elle a beaucoup aimé, tandis que celui à qui on pardonne peu, aime peu aussi. » Mais il lui dit à elle : « Tes péchés ont été pardonnés. » Et les convives commencèrent à dire en eux-mêmes : « Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? » Mais il dit à la femme : « Ta foi t'a sauvée, va-t-en en paix. »

Psaume responsorial

Psaumes 84

Au maître chantre. En githith. Cantique des fils de Coré.Que tes demeures sont aimables, Éternel des armées ! Mon cœur se pâme, il languit après les parvis de l'Éternel ; mon âme et ma chair crient au Dieu vivant. Le passereau même se trouve une demeure, et l'hirondelle un nid, où ils déposent leur couvée, près de tes autels, Éternel des armées, mon Roi et mon Dieu ! Heureux les habitants de ta maison ! Ils te louent encore. (Pause) Heureux l'homme dont tu es le soutien, et que son cœur porte à s'acheminer vers toi ! Traversant la vallée des pleurs, il la trouve pour lui arrosée de fontaines, et la pluie d'automne la couvre d'abondance. Il chemine, et ses forces augmentent : il se présente enfin devant Dieu en Sion. Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière ! Prête l'oreille, Dieu de Jacob ! (Pause) O notre bouclier, regarde, ô Dieu, abaisse un regard sur la face de ton Oint ! Car mieux vaut un jour dans tes parvis, que mille autres ; j'aime mieux me tenir au seuil de la maison de mon Dieu, que d'habiter les tentes de l'impiété. Car l'Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l'Éternel donne grâce et magnificence, ne refuse aucun bien à qui suit la droiture. Éternel des armées, heureux l'homme qui se confie en toi !

Psaume responsorial

Psaumes 101

Cantique de David.Je vais chanter la bonté et la droiture ; c'est toi, Éternel, que je célébrerai. Je m'appliquerai à suivre une voie innocente : ô puissé-je y parvenir ! J'agirai dans l'innocence du cœur au sein de ma maison. Je ne mettrai devant mes yeux aucune chose indigne ; je hais la conduite des transgresseurs, sur moi elle n'aura pas de prise. Que le cœur pervers se tienne loin de moi, je ne veux pas connaître le méchant. Je détruirai celui qui en secret calomnie son ami ; je ne supporte pas celui dont l'œil est altier et le cœur enflé. Mes yeux se porteront vers les hommes sûrs du pays, pour les faire habiter avec moi ; ceux qui suivent une voie innocente, seront mes serviteurs. Il ne s'assiéra pas dans ma maison celui qui fait des fraudes ; celui qui ment ne pourra demeurer sous mes yeux. Chaque jour je veillerai à arracher les impies du pays, à bannir de la cité de l'Éternel tous ceux qui font le mal.

Psaume responsorial

Psaumes 96

Chantez à l'Éternel un cantique nouveau, chantez à l'Éternel, vous toutes les contrées ! Chantez à l'Éternel, bénissez son nom, annoncez son salut de jour en jour ! Racontez sa gloire parmi les nations, et ses merveilles parmi tous les peuples ! Car Dieu est grand et digne d'une grande louange ; Il est plus redoutable que tous les dieux ; car tous les dieux des peuples sont des idoles, et l'Éternel a fait les Cieux. Devant sa face c'est splendeur et majesté, gloire et magnificence, dans son Sanctuaire. Tribus des peuples, rendez à l'Éternel, rendez à l'Éternel l'honneur et la louange ! Rendez à l'Éternel l'honneur dû à son nom ! d Apportez des offrandes, et entrez dans ses parvis ! Adorez l'Éternel avec une pompe sainte ! Tremblez devant lui, vous toutes les contrées ! Dites parmi les peuples : « L'Éternel règne ; aussi le monde est ferme et ne chancelle point. Il juge les nations avec justice. » Que les Cieux se réjouissent, et que la terre tressaille ; que la mer s'émeuve avec tout ce qu'elle enserre ; que les campagnes s'égaient avec tout ce qui les couvre ; qu'ainsi les arbres des forêts frémissent tous d'allégresse au devant de l'Éternel ! Car Il vient, car il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice, et les peuples, selon sa vérité.

Prière du soir — première lecture

1 Samuel 26

Et les Ziphites vinrent trouver Saül à Gibea et dirent : Voici David se tient caché sur la colline de Hachila à l'Orient du désert. Et Saül se mit en mesure et descendit au désert de Ziph accompagné de trois mille hommes de l'élite d'Israël pour aller à la recherche de David dans le désert de Ziph. Et Saül campa près de la colline de Hachila qui est à l'orient du désert sur la route, et David s'était fixé au désert, et ayant découvert que Saül était à sa poursuite dans le désert, David envoya des éclaireurs, et il sut que l'arrivée de Saül était positive. Aussitôt David se leva et vint à l'endroit où Saül campait, et David observa le lieu où couchait Saül ainsi que Abner, fils de Ner, général de son armée ; or Saül couchait au quartier des chars, et les troupes étaient campées à l'entour. Et David prenant la parole s'adressa à Ahimélech, le Héthien, et à Abisaï, fils de Tseruia, et frère de Joab, et il dit : Qui fait avec moi une descente jusqu'à Saül dans son camp ? Et Abisaï dit : C'est moi qui la ferai avec toi. David et Abisaï pénétrèrent donc de nuit vers l'armée, et voilà que Saül était couché endormi dans le quartier des chars, et sa pique était fichée en terre à son chevet et Abner et la troupe étaient couchés tout autour de lui. Et Abisaï dit à David : Aujourd'hui Dieu a livré ton ennemi entre tes mains : et maintenant laisse-moi le percer avec la pique de part en part, jusqu'au sol, du premier coup que je n'aurai pas à lui réitérer. Mais David dit à Abisaï : Ne le détruis pas ! car qui porterait la main sur l'Oint de l'Éternel impunément ? David dit : Par la vie de l'Éternel ! Si l'Éternel le frappe et que, ou bien son jour arrivé il meure, ou bien que descendu sur le champ de bataille il soit emporté, eh bien !… Que l'Éternel me garde de porter la main sur Son Oint ! Cependant prends la pique qui est à son chevet et l'aiguière, et allons-nous-en ! David emporta donc la pique et l'aiguière que Saül avait à son chevet, et ils s'en allèrent sans que personne s'aperçût, se doutât de rien et fût réveillé ; car tous ils étaient endormis parce qu'un profond sommeil les accablait de par l'Éternel. Et David passa de l'autre côté, et se porta sur la cime d'un mont à distance ; grand était l'espace qui les séparait. Et David cria à la troupe et à Abner, fils de Ner, et dit : Ne réponds-tu pas, Abner ? Et Abner répondit et dit : Qui es-tu, toi qui assailles le Roi de tes clameurs ? Et David dit à Abner : N'es-tu pas homme ? et qui est ton pareil en Israël ? Pourquoi n'as-tu pas veillé sur le Roi, ton maître ? Car un homme du peuple s'est introduit pour tuer le Roi, ton Maître. Tu n'as pas fait là un bel acte, par la vie de l'Éternel ! Car vous êtes des enfants de la mort pour n'avoir pas veillé sur votre Maître, l'Oint de l'Éternel Eh bien ! vois donc où est la pique du Roi et l'aiguière qui étaient à son chevet ! Alors Saül reconnut la voix de David et dit : Est-ce là ta voix, mon fils David ! Et David dit : C'est ma voix, ô Roi, mon Maître. Et il dit : Pourquoi donc mon Maître poursuit-il son serviteur ; car qu'ai-je fait ? quel crime a laissé [sa tache] dans ma main ? Et maintenant daigne mon Seigneur le Roi écouter les paroles de son serviteur. Si c'est l'Éternel qui t'excite contre moi, qu'il reçoive le parfum d'une offrande ! mais si ce sont des hommes, qu'ils soient maudits devant l'Éternel, pour m'avoir chassé aujourd'hui, détaché de l'héritage de l'Éternel en disant : Va-t'en ! sers d'autres dieux ! Et maintenant que mon sang ne tombe pas en terre loin de la face de l'Éternel, quand le Roi d'Israël s'est mis en campagne à la recherche d'une puce, comme on chasse la perdrix dans les montagnes. Alors Saül dit : J'ai péché ; reviens, mon fils David ! Car je ne te maltraiterai plus, puisque en ce jour ma vie a été précieuse à tes yeux. Voici, j'ai été dans l'égarement et ai grandement manqué ! Et David répondit et dit : Voici la pique du Roi ! que l'un des écuyers vienne la chercher ! Or l'Éternel donnera à chaque homme le réciproque de sa justice et de sa fidélité ; car aujourd'hui l'Éternel t'a livré à ma discrétion et je n'ai pas voulu porter la main sur l'Oint de l'Éternel. Et voici, de même que aujourd'hui ta vie a été précieuse à mes yeux, de même ma vie aura une grande valeur aux yeux de l'Éternel qui me tirera de toutes les perplexités. Et Saül dit à David : Sois béni, mon fils David ! tu entreprendras, et tu viendras à bout. Et David poursuivit sa route, mais Saül regagna son lieu.

Deuxième lecture

2 Corinthiens 6

Mais, puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons aussi à ne pas recevoir inutilement la grâce de Dieu, (car il est dit : « Au temps favorable Je t'ai exaucé, et au jour du salut Je t'ai secouru ; » voici, c'est maintenant le temps particulièrement favorable ; voici, c'est maintenant le jour du salut), nous qui ne donnons prise sur aucun point, afin que le ministère ne soit pas critiqué, mais qui nous rendons recommandables à tous égards, comme il convient à des serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience au milieu des tribulations, au milieu des calamités, au milieu des détresses, au milieu des coups, au milieu des prisons, au milieu des troubles, au milieu des fatigues, au milieu des veilles, au milieu des jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bienveillance, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de la vérité, par la puissance de Dieu ; employant les armes offensives et défensives de la justice, tirant parti de la gloire et de l'infamie, de la mauvaise et de la bonne renommée ; tenus pour fourbes, quoiqu'étant véridiques ; tenus pour inconnus, quoiqu'étant bien connus ; tenus pour mourants, et voici, nous vivons ; tenus pour châtiés, quoique n'étant point mis à mort ; tenus pour désolés, mais étant toujours joyeux ; tenus pour pauvres, mais rendant riches bien des hommes ; tenus, pour ne rien avoir, quoique possédant toutes choses. Notre bouche s'est ouverte pour vous, Corinthiens, notre cœur s'est élargi ; vous n'êtes point à l'étroit au dedans de nous, tandis que vous êtes à l'étroit dans vos propres entrailles ; mais rendez-nous la pareille (je vous parle comme à mes enfants) en vous élargissant aussi. Ne portez pas, en vous unissant aux infidèles, un joug étranger ; car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'impiété, ou quelle communauté entre la lumière et les ténèbres ? Mais encore quelle harmonie y a-t-il entre Christ et Béliar, ou quelle relation entre un fidèle et un infidèle ? Mais enfin quel accord y a-t-il entre le sanctuaire de Dieu et les idoles ? Car c'est nous qui sommes le sanctuaire du Dieu vivant, selon que Dieu a dit : « J'habiterai et Je marcherai parmi eux, et Je serai leur Dieu, et eux seront Mon peuple ; c'est pourquoi sortez du milieu d'eux et tenez-vous à part, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur, et c'est Moi qui vous accueillerai, et Je serai pour vous un père, et vous, vous serez pour Moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant.  »

Deuxième lecture

Jacques 1

Jacques, esclave de Dieu et du seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion : Salut ! Estimez, mes frères, que vous avez toute raison de vous réjouir quand vous vous trouverez en butte à des tentations de diverse nature, sachant que l'épreuve à laquelle est mise votre foi produit la constance. Mais que cette constance ait une efficace parfaite, afin que vous soyez parfaits et entièrement accomplis, ne laissant rien à désirer sous aucun rapport. Toutefois si l'un de vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu qui donne à tous simplement et sans reproches, et elle lui sera donnée ; mais qu'il la demande avec foi, sans douter, car celui qui doute est semblable au flot de la mer soulevé et agité par le vent. Que cet homme-là ne pense pas en effet qu'il obtiendra quoi que ce soit du Seigneur ; homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies ! Or, que le frère d'humble condition se glorifie de son élévation, et le riche au contraire de son humiliation, car il passera comme la fleur de l'herbe ; en effet le soleil s'est levé avec son ardente chaleur et il a desséché l'herbe, et sa fleur est tombée, et la beauté de son aspect a disparu ; de la même manière aussi le riche se flétrira au milieu de ses poursuites. Heureux l'homme qui résiste avec constance à la tentation, car, lorsqu'il aura fait ses preuves, il recevra la couronne de vie qu'il a promise à ceux qui L'aiment. Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise : « C'est par Dieu que je suis tenté ; » car Dieu ne peut être tenté par le mal, et Il ne tente Lui-même personne ; mais chacun est tenté en se laissant entraîner et amorcer par sa propre convoitise ; puis, la convoitise ayant conçu, met au monde le péché, et le péché arrivé à son terme, enfante la mort. Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés : toute bonne libéralité et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez Lequel il n'y a aucune variation, ni aucune ombre produite par quelque changement. C'est volontairement qu'il nous a enfantés par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de Ses créatures ; vous le savez, mes frères bien-aimés ! car la colère de l'homme n'accomplit point la justice de Dieu. C'est pourquoi vous étant dépouillés de toute souillure, et de tout excès de malice, accueillez avec douceur la parole implantée qui peut sauver vos âmes. Mais soyez de ceux qui pratiquent, et non pas de ceux qui écoutent seulement la parole, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements ; car si quelqu'un écoute et ne pratique pas la parole, il ressemble à un homme qui étudie dans un miroir le visage qu'il tient de la nature ; en effet, après s'être étudié, il s'en est allé et aussitôt il a oublié quel il était ; tandis que celui qui aura plongé ses regards dans la loi parfaite, qui est celle de la liberté, et qui aura persévéré, en se montrant, non un auditeur oublieux, mais un observateur actif, celui-là sera heureux dans son activité. Si quelqu'un s'imagine être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son propre cœur, la religion de cet homme-là est vaine. La religion pure et immaculée aux yeux de Dieu notre Père, la voici : c'est de visiter les orphelins et les veuves dans leur tribulation, c'est de se conserver soi-même sans tache, en se préservant du monde.

Deuxième lecture

Colossiens 3:12-17

Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, des saints, des bien-aimés, d'entrailles compatissantes, de bonté, d'humilité, de mansuétude, de longanimité, vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant réciproquement, si l'un a quelque motif de se plaindre de l'autre ; de même que le seigneur vous a pardonné, faites-en autant vous-mêmes ; mais par-dessus tout cela revêtez-vous de la charité, ce qui est le lien de la perfection. Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été aussi appelés en corps, règne dans vos cœurs ; et devenez reconnaissants. Que la parole de Christ habite richement en vous ; vous instruisant et vous exhortant les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes et des chants spirituels, chantant en vos cœurs à Dieu sous l'influence de la grâce. Et, quoi que ce soit que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du seigneur Jésus, en rendant par lui à Dieu le Père des actions de grâces.

Deuxième lecture

Ésaïe 32:1-8

Puis, voici, le Roi régnera selon la justice, et quant aux princes, ils gouverneront selon le bon droit ; et chacun d'eux sera comme un abri contre le vent, et un couvert contre l'orage, comme des ruisseaux dans la sécheresse, comme l'ombre d'un grand rocher dans une contrée aride ; et les yeux des Voyants ne seront plus aveugles, et les oreilles des auditeurs seront attentives ; et le cœur des hommes légers sera avisé pour comprendre, et la langue des bègues habile à parler nettement. L'impie ne sera plus appelé noble, ni le fourbe nommé magnanime ; car l'impie profère l'impiété et son cœur pratique le mal pour commettre l'impiété, et pour tenir contre l'Éternel le langage de l'erreur, pour laisser à vide l'âme de l'affamé, et manquer de breuvage celui qui est altéré ; et les armes du fourbe sont funestes, il médite la fraude pour perdre le misérable par des discours menteurs, quand bien même l'indigent expose son droit. Mais le noble pense à ce qui est noble, et dans ce qui est noble il se maintient.

Évangile

Jean 12

Jésus donc, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie, où était Lazare que Jésus avait ressuscité des morts. Ils lui préparèrent donc là un repas, et Marthe servait, tandis que Lazare était l'un de ceux qui étaient à table avec lui. Marie donc, ayant pris une livre d'un parfum de véritable nard, très précieux, oignit les pieds de Jésus, et elle essuya ses pieds avec ses cheveux ; et toute la maison fut remplie de l'odeur du parfum. Mais Judas l'Iscariote, l'un de ses disciples, celui qui devait le livrer, dit : « Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers, et donné aux pauvres ? » Or il dit cela, non pas qu'il eût souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur, et que tenant la bourse il portait ce qu'on y mettait. Jésus dit donc : « Laisse-la en paix, afin qu'elle le garde pour le jour de ma sépulture ; car vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais vous ne devez pas m'avoir toujours. » La foule nombreuse des Juifs apprit donc qu'il était là, et ils vinrent, non à cause de Jésus seulement, mais afin de voir aussi Lazare qu'il avait ressuscité des morts. Mais les grands prêtres délibérèrent aussi afin de faire mourir aussi Lazare, parce que, à cause de lui, plusieurs des Juifs s'y rendaient, et croyaient en Jésus. Le lendemain, la nombreuse foule qui était venue à la fête, ayant appris que Jésus arrivait à Jérusalem, prit les rameaux des palmiers et sortit à sa rencontre ; et ils criaient : « Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, et le roi d'Israël ! » Or Jésus ayant trouvé un ânon s'assit dessus, selon qu'il est écrit : « Ne crains point, fille de Sion, voici ton roi vient, assis sur le petit d'une ânesse. — Ses disciples ne comprirent pas cela d'abord, mais, lorsque Jésus eut été glorifié, alors ils se rappelèrent que cela avait été écrit de lui, et qu'on le lui avait fait. — La foule, qui était avec lui quand il avait évoqué Lazare du sépulcre et qu'il l'avait ressuscité des morts, rendait donc témoignage. La foule s'était portée à sa rencontre, parce qu'elle avait appris qu'il avait fait ce miracle. Les pharisiens se dirent donc les uns aux autres : « Vous voyez que vous n'avez rien gagné ; voici, le monde s'en est allé après lui. » Or il y avait là quelques Grecs du nombre de ceux qui montaient pour adorer pendant la fête. Ils abordèrent donc Philippe qui était de Bethsaïda en Galilée, et ils le sollicitaient en disant : « Seigneur, nous désirons voir Jésus. » Philippe vient le dire à André, André et Philippe viennent le dire à Jésus ; mais Jésus leur réplique : « L'heure est venue où le fils de l'homme doit être glorifié ; en vérité, en vérité je vous le déclare, si le grain de blé ne meurt après être tombé dans la terre, il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir qu'il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur ; si quelqu'un veut me servir, le Père l'honorera… Maintenant mon âme est troublée… Et que dirai-je ?… Père, délivre-moi de cette heure !… Mais c'est pour ceci que je suis parvenu jusqu'à cette heure. Père, glorifie mon nom ! » Une voix vint donc du ciel : « Déjà Je l'ai glorifié, et Je le glorifierai encore. » La foule qui était présente et qui avait ouï disait que c'était un tonnerre ; d'autres disaient : « Un ange lui a parlé. » Jésus répliqua : « Ce n'est pas à cause de moi que cette voix s'est fait entendre, mais à cause de vous. Maintenant il y a jugement sur ce monde ; maintenant le chef de ce monde sera jeté dehors, et moi, si je suis élevé de dessus la terre j'attirerai tous les hommes à moi. » — Or il parlait ainsi pour indiquer par quel genre de mort il devait mourir. — La foule lui répliqua donc : « Nous avons appris par la loi que le Christ demeure éternellement, et comment, toi, dis-tu qu'il faut que le fils de l'homme soit élevé ? Qui est ce fils de l'homme ? » Jésus leur dit donc : « Pour peu de temps encore la lumière est parmi vous ; marchez comme possédant la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point ; celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va. Comme vous possédez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous deveniez fils de la lumière. » Après avoir ainsi parlé, Jésus s'en alla et se cacha à eux. Mais quoiqu'il eût fait tant de miracles devant eux, ils ne croyaient pas en lui, afm que fût accomplie la parole qu'a proférée Ésaïe le prophète : « Seigneur, qui est-ce qui a cru à ce qu'il entend de nous ? Et le nom du Seigneur, à qui a-t-il été manifesté ? » Aussi ne pouvaient-ils croire, parce que Ésaïe a dit encore : « Il a aveuglé leurs yeux et endurci leur cœur, afin qu'ils ne vissent point avec les yeux et ne comprissent point avec le cœur, et qu'ils ne se convertissent point, et que Je ne les guérisse point. » Ésaïe a dit cela lorsqu'il vit sa gloire, et il a parlé de lui. Néanmoins il y en eut plusieurs, même d'entre les chefs, qui crurent en lui, mais à cause des pharisiens ils ne l'avouaient pas, afin de n'être pas mis au ban de la synagogue ; car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu. Jésus pourtant cria et dit : « Celui qui croit en moi ne croit pas en moi, mais en Celui qui m'a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m'a envoyé. Je suis venu dans le monde comme une lumière, afin que celui qui croit en moi ne demeure point dans les ténèbres. Et si quelqu'un a entendu mes paroles et ne les a point gardées, ce n'est pas moi qui le juge ; car je ne suis pas venu afin de juger le monde, mais afin de sauver le monde ; celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge, la parole que j'ai prêchée, voilà ce qui le jugera au dernier jour. Car pour moi je n'ai point parlé de mon chef, mais le Père qui m'a envoyé m'a lui-même prescrit ce que je devais dire et ce dont je devais parler ; et je sais que ce qu'il prescrit est la vie éternelle. Ainsi les choses que je dis, je les dis comme mon Père me les a dites. »

Prière du soir — deuxième lecture

Hébreux 13

Que l'amour fraternel subsiste. N'oubliez pas l'hospitalité, car c'est par elle que quelques-uns, sans s'en douter, ont hébergé des anges. Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous partagiez leurs chaînes, et de ceux qu'on maltraite, comme étant aussi vous-mêmes en possession d'un corps. Que le mariage soit respecté à tous égards, et la couche nuptiale exempte de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères. Que l'amour de l'argent vous soit étranger, vous contentant de ce que vous possédez, car Lui-même a dit : « Je ne t'abandonnerai certainement point, et Je ne te délaisserai certainement point non plus, en sorte que, pleins de confiance, nous disons : « Le Seigneur est mon aide, et je ne craindrai point ; que me fera l'homme ? » Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont prêché la parole de Dieu, et, puisque vous avez été témoins de l'issue de leur carrière, imitez leur foi. Jésus-Christ est le même hier et aujourd'hui et pour l'éternité ; ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères, car il convient que ce soit par la grâce que le cœur soit affermi, et non par des aliments qui n'ont servi de rien à ceux qui s'y attachent ; pour nous, nous avons un autel dont ceux qui rendent un culte dans le tabernacle n'ont point le droit de se nourrir, car les animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le grand prêtre, ont leur corps brûlé hors du camp ; c'est pourquoi aussi Jésus, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert la mort hors de la porte. Ainsi donc sortons pour aller à lui hors du camp, en portant son opprobre, car nous n'avons point ici de ville permanente, mais nous aspirons à celle qui est à venir. Offrons donc continuellement à Dieu par lui un sacrifice de louanges, c'est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent Son nom ; toutefois n'oubliez ni la bienfaisance, ni les libéralités, car ce sont à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir. Soyez obéissants et soumis à vos conducteurs, car ce sont eux qui veillent comme devant rendre compte de vos âmes, afin qu'ils le fassent avec joie et sans gémir ; car cela vous serait désavantageux. Priez pour nous ; car nous sommes sûrs d'avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire ; mais je vous exhorte d'autant plus vivement à le faire, que d'autant plus vite je vous serai rendu. Or, que le Dieu de la paix, qui a retiré du milieu des morts le grand berger des brebis, avec le sang d'une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre et de toute bonne parole afin que vous fassiez Sa volonté, en faisant pour Lui-même en vous ce qui est agréable à Ses yeux, par Jésus-Christ, auquel soit rendue la gloire pour les siècles des siècles ! Amen ! Je vous exhorte, frères, à bien accueillir ces paroles d'exhortation, car c'est brièvement que je vous ai écrit. Vous savez que notre frère Timothée a été relâché ; c'est avec lui, s'il vient assez tôt, que je vous visiterai. Saluez tous vos conducteurs et tous les saints. Ceux d'Italie vous saluent. La grâce soit avec vous tous ! Amen !

Évangile

Marc 14:53-72

Et ils amenèrent Jésus auprès du grand prêtre ; et chez lui se réunissent tous les grands prêtres et les anciens et les scribes. Et Pierre l'avait suivi de loin jusques dans l'intérieur de la cour du grand prêtre, et il se tenait assis avec les valets, et il se chauffait auprès du feu. Or, les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mourir, et ils n'en trouvaient point. Car plusieurs rendaient contre lui de faux témoignages, et les témoignages n'étaient pas d'accord. Et quelques individus s'étant présentés rendaient contre lui un faux témoignage, en disant : « Nous l'avons entendu dire : Je détruirai ce sanctuaire fait de main d'homme, et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme. » Et même sur ce point-là leur témoignage n'était pas d'accord. Et le grand prêtre s'étant levé au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus en disant : « Ne réponds-tu rien ? Car ceux-ci témoignent contre toi. » Mais il gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l'interrogeait derechef et lui dit : « Es-tu le Christ, le fils de Celui qui est béni ? » Et Jésus dit : « Je le suis, et vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant avec les nuées du ciel. » Mais le grand prêtre ayant déchiré ses tuniques, dit : « Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Vous avez ouï le blasphème. Que vous en semble ? » Et ils jugèrent tous qu'il méritait la mort. Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, et à lui voiler le visage, et à le souffleter, et à lui dire : « Prophétise ; » et les valets le reçurent à coups de verges. Et pendant que Pierre était en bas dans la cour arrive une des servantes du grand prêtre, et ayant vu Pierre qui se chauffait, elle lui dit, après l'avoir regardé : « Toi aussi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. » Mais il le nia en disant : « Je ne sais, ni ne comprends ce dont tu parles. » Et il se retira au dehors dans le vestibule. Et la servante l'ayant vu dit aux assistants : « Celui-ci est des leurs. » Mais il le niait de nouveau. Et un instant après les assistants disaient derechef à Pierre : « Vraiment tu es des leurs, car tu es aussi Galiléen. » Mais il se mit à proférer des anathèmes et à dire avec serment : « Je ne connais point cet homme dont vous parlez, » Et aussitôt le coq chanta pour la seconde fois, et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Et cette pensée le faisait pleurer.

Évangile

Marc 6:45-56

Et aussitôt il contraignit ses disciples à monter dans la barque et à passer les premiers sur l'autre rive, vers Bethsaïda, jusques à ce que lui-même eût renvoyé la foule. Et après les avoir congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. Et le soir étant venu, la barque se trouvait au milieu de la mer, et lui-même était seul à terre. Et les ayant vus battus par les flots, pendant qu'ils ramaient, car le vent leur était contraire, il vient vers eux à la quatrième veille de la nuit, en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. Mais eux, en le voyant marcher sur la mer, s'imaginèrent que c'était un fantôme, et ils poussèrent des cris ; car tous le virent et furent troublés ; mais aussitôt il leur parla et leur dit : « Courage, c'est moi, n'ayez pas peur ? » Et il monta auprès d'eux dans la barque, et le vent tomba. Et ils ressentirent en eux-mêmes une grande stupéfaction ; car ils n'avaient pas compris l'affaire des pains, mais leur cœur était endurci. Et ayant achevé leur traversée, ils touchèrent terre à Gennèsareth, et ils abordèrent. Et lorsqu'ils furent sortis de la barque, aussitôt qu'on l'eut reconnu, on parcourut toute cette contrée-là, et on se mit à transporter les malades sur leurs couchettes, partout où on entendait dire qu'il se trouvait. Et partout où il entrait dans les villages, ou dans les villes, ou dans les campagnes, on déposait les malades dans les places publiques, et on le sollicitait afin qu'ils pussent toucher, ne fût-ce que la frange de son manteau, et tous ceux qui le touchèrent étaient guéris.

Évangile

Actes 6

Or en ce temps-là, comme le nombre des disciples s'augmentait, il y eut des plaintes des Hellénistes contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans le service journalier. Et les douze, ayant convoqué la multitude des disciples, dirent : « Il ne convient pas que nous abandonnions la parole de Dieu pour servir aux tables ; mais recherchons, frères, sept hommes d'entre vous, qui aient l'approbation générale et soient remplis d'esprit et de sagesse, auxquels nous remettrons cette besogne ; pour nous, nous vaquerons à la prière et au service de la parole. » Et la proposition trouva faveur auprès de toute la multitude, et ils élurent Etienne, homme rempli de foi et d'esprit saint, et Philippe, et Prochore, et Nicanor, et Timon, et Parménas, et Nicolas prosélyte d'Antioche, qu'ils présentèrent aux apôtres ; et, après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. Et la parole de Dieu prospérait, et le nombre des disciples s'accroissait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de prêtres embrassaient la foi. Cependant Etienne, rempli de grâce et de puissance, faisait de grands prodiges et de grands miracles parmi le peuple. Mais quelques membres de la synagogue dite des Affranchis, et de celles des Cyrénéens et des Alexandrins, et de Cilicie et d'Asie, entamèrent une discussion avec Etienne, et ils ne pouvaient résister à la sagesse et à l'esprit avec lesquels il parlait. Alors ils subornèrent des hommes qui dirent : « Nous l'avons entendu proférer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu ; » et ils émurent le peuple, ainsi que les anciens et les scribes, et s'étant jetés sur lui, ils l'entraînèrent et l'amenèrent dans le sanhédrin, et ils produisirent de faux témoins qui dirent : « Cet homme-ci ne cesse de proférer des paroles contre ce lieu saint et contre la loi ; car nous l'avons entendu dire que ce Jésus le Nazoréen détruira ce lieu, et changera les coutumes que nous a transmises Moïse. » Et ayant fixé leurs regards sur lui, tous ceux qui étaient assis dans le sanhédrin virent que son visage ressemblait au visage d'un ange.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

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