Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Et Saraï, femme d'Abram, ne lui donnait point d'enfants ; mais elle avait une servante Egyptienne dont le nom était Agar. Et Saraï dit à Abram : Voici, l'Éternel met donc obstacle à ce que j'aie des enfants : approche-toi donc de ma servante, peut-être par elle fonderai-je ma maison. Et Abram prêta l'oreille à la voix de Saraï. Alors Saraï, femme d'Abram, prit l'Egyptienne Agar, sa servante, au bout de dix ans de séjour d'Abram dans le pays de Canaan, et la donna à Abram, son mari, pour femme. Et il s'approcha d'Agar qui devint enceinte, et quand elle se vit enceinte, sa maîtresse fut déconsidérée à ses yeux. Et Saraï dit à Abram : L'outrage que je reçois retombe sur toi ! J'ai mis ma servante entre tes bras, et comme elle se voit enceinte, je suis déconsidérée à ses yeux : que l'Éternel soit juge entre moi et toi ! Et Abram dit à Saraï : Voici, ta servante est en ton pouvoir, traite-la comme tu le trouveras bon. Alors Saraï lui fit des avanies, et Agar s'enfuit loin de sa présence. Et l'Ange de l'Éternel la trouva près de la source d'eau dans le désert, près de la source qui est sur le chemin de Sur. Et il dit : Agar, servante de Saraï, d'où viens-tu et où vas-tu ? Et elle dit : Loin de la présence de Saraï, ma maîtresse, je fuis. Et l'Ange de l'Éternel lui dit : Retourne chez ta maîtresse et laisse-toi humilier sous sa main. Et l'Ange de l'Éternel lui dit : Je multiplierai ta postérité tellement qu'on ne pourra la compter, tant elle sera nombreuse. Et l'Ange de l'Éternel lui dit : Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu le nommeras Ismaël, car Dieu a ouï ton affliction. Et il sera un onagre en fait d'homme, opposant sa main à tous et ayant contre lui la main de tous, et à l'orient de tous ses frères il habitera. Et elle appela l'Éternel qui avait parlé avec elle du nom de : Tu es le Dieu qui voit ! Car elle disait : Et ici n'ai-je pas aussi vu après avoir été vue ? C'est pourquoi l'on a appelé ce puits : Le Puits du Vivant qui me Voit ; voici, il est entre Kadès et Bered. Et Agar enfanta un fils à Abram, et Abram appela son fils, que Agar lui avait enfanté, du nom d'Ismaël. Or, Abram avait quatre-vingt-six ans, lorsque Agar enfanta Ismaël à Abram.
Première lecture
Au terme de sept années, tu feras relâche. Et voici le mode du relâche : Tout créancier se relâchera pour ce qu'il aura prêté à son prochain ; il n'usera pas de rigueur contre son prochain et son frère ; car on a proclamé relâche de par l'Éternel. Contre l'étranger tu pourras user de rigueur, mais tu te relâcheras pour ce que tu as chez ton frère. Cependant il ne doit plus y avoir de pauvres chez vous, car l'Éternel te comblera de bénédictions dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en propriété pour l'occuper, pourvu seulement que tu sois docile à la voix de l'Éternel, ton Dieu, pour t'appliquer à pratiquer la totalité de ce commandement que je te prescris en ce jour. Car l'Éternel, ton Dieu, te bénira comme Il te l'a promis, et tu prêteras sur gages à beaucoup de nations, sans emprunter toi-même, et tu tiendras sous ta dépendance beaucoup de nations, mais elles ne te tiendront pas sous la leur. S'il y a parmi vous quelque pauvre, lequel que ce soit de tes frères, à l'une de tes Portes, dans ton pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'endurciras pas ton cœur et ne fermeras point ta main pour ton frère indigent ; tu ouvriras au contraire ta main pour lui et lui prêteras sur gage, assez pour ses besoins, ce qui lui manque. Prends garde qu'en ton cœur ne s'élève la criminelle pensée qui te ferait dire : La septième année, l'année du relâche, approche ! et que tu ne regardes d'un œil malveillant ton frère, le pauvre, pour ne lui rien donner, et qu'il ne réclame contre toi auprès de l'Éternel, et que tu ne te charges d'un péché. Donne, donne-lui et n'aie pas le cœur chagrin en lui donnant, car c'est pour cela que l'Éternel, ton Dieu, te bénira dans tous tes travaux et toutes tes entreprises. Puisqu'il ne manquera pas de pauvre dans le pays, c'est pourquoi je te donne ce commandement : Ouvre ta main pour ton frère, tes indigents et tes pauvres dans ton pays. Si ton frère, Hébreu, ou femme de la nation des Hébreux, s'est vendu à toi et t'a servi six ans, la septième année tu le laisseras sortir libre de chez toi, et le laissant ainsi sortir libre de chez toi, tu ne le renverras pas à vide ; gratifie-le d'un don pris sur ton menu bétail, sur ton aire et à ton pressoir, c'est ce dont l'Éternel, ton Dieu, t'aura béni, que tu lui donneras. Et souviens-toi que tu fus esclave dans le pays d'Egypte, et que l'Éternel, ton Dieu, t'a racheté ; c'est pourquoi je te prescris aujourd'hui ce commandement. Mais s'il te dit : Je ne veux pas sortir de chez toi, car je t'aime toi et ta maison, parce qu'il se trouve bien chez toi, prends l'alêne et perce-lui-en l'oreille contre la porte ; et il sera ton esclave à perpétuité ; et pour ta servante tu procéderas de même. Et qu'il ne te semble pas dur de le laisser sortir libre de chez toi, car son service de six années chez toi vaut le double de la paie d'un mercenaire ; et l'Éternel, ton Dieu, te bénira dans tout ce que tu feras. Tu consacreras à l'Éternel, ton Dieu, tout premier-né qui naîtra dans ton gros et ton menu bétail, les mâles. Tu n'emploieras point à tes travaux le premier-né de ton bœuf, et ne tondras point le premier-né de tes brebis ; c'est devant l'Éternel, ton Dieu, que tu le mangeras chaque année, dans le lieu choisi par l'Éternel, toi et ta famille. Et s'il a quelque défaut, étant ou boiteux ou aveugle, s'il est taré en quelque manière, tu ne le sacrifieras point à l'Éternel, ton Dieu, tu le mangeras dans tes Portes, en état d'impureté ou en état de pureté, comme de la gazelle et du cerf. Seulement tu ne mangeras pas son sang, tu le verseras sur la terre comme de l'eau.
Première lecture
Et à l'époque du régime des juges il survint une famine dans le pays. Et un homme de Bethléhem de Juda émigra pour établir son séjour en Moabie, lui, sa femme et ses deux fils. Or le nom de cet homme était Elimélech, et le nom de sa femme, Noomi, et le nom de ses deux fils, Mahlon et Chilion, Ephratites de Bethléhem de Juda. Et arrivés en Moabie, ils s'y fixèrent. Cependant Elimélech, mari de Noomi, vint à mourir, et elle resta avec ses deux fils. Et ils épousèrent des femmes Moabites qui se nommaient, l'une, Orpa, l'autre Ruth, et ils demeurèrent là près de dix ans. Puis Mahlon et Chilion moururent tous deux aussi, et la femme survécut à ses deux fils et à son mari. Alors elle se disposa avec ses deux brus à revenir de Moabie, parce qu'en Moabie elle avait appris que l'Éternel avait visité son peuple pour lui donner du pain. Elle quitta donc le lieu où elle avait vécu, et ses deux brus avec elle, et elles se mirent en chemin pour retourner au pays de Juda. Alors Noomi dit à ses deux brus : Allez, retournez chacune dans la maison de sa mère ! Que l'Éternel agisse envers vous avec amour, comme vous l'avez fait envers les décédés et envers moi ! Que l'Éternel vous donne de trouver le repos chacune dans la maison d'un époux ! Et elle les embrassa. Alors elles élevèrent leur voix et pleurèrent ; et elles lui dirent : Non ! nous irons avec toi rejoindre ton peuple. Et Noomi dit : Retournez donc, mes filles ! Pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir pour vous des époux ? Retournez, mes filles, allez ! Car je suis trop vieille pour être à un mari. Quand je penserais : Il y a lieu pour moi d'espérer ; quand cette nuit même je me trouverais mariée, bien plus, quand j'enfanterais des fils, voudriez-vous pour cela attendre qu'ils aient grandi, et vous séquestrer pour ne point vous marier ? Oh ! non ! mes filles ! j'ai plus d'amertumes que vous, car la main de l'Éternel a frappé sur moi. Et elles élevèrent leur voix et se remirent à pleurer. Alors Orpa donna le baiser à sa belle-mère, mais Ruth s'attacha à elle. Et [Noomi] dit : Voilà que ta belle-sœur est allée retrouver son peuple et son Dieu : suis ta belle-sœur et t'en retourne. Mais Ruth dit : Ne me presse pas de te quitter, de renoncer à te suivre ! non ! où tu iras, j'irai, où tu coucheras, je coucherai ; ton peuple est mon peuple, et ton Dieu mon Dieu : où tu mourras, je veux mourir, et là trouver ma sépulture ; si non, que l'Éternel m'inflige ceci et plus encore ! c'est la mort qui mettra une barrière entre moi et toi. Et la voyant fermement résolue à l'accompagner, Noomi renonça à la contrarier. Elles firent donc le voyage à elles deux jusqu'à leur arrivée à Bethléhem. Et à leur entrée dans Bethléhem, toute la ville s'émut à leur occasion, et les femmes disaient : Est-ce Noomi ? Et elle leur répondit : Ne m'appelez pas Noomi (ma suavité) ! appelez-moi Mara (amertume), car le Tout-Puissant m'a affligée de bien des amertumes. Pourvue je suis partie et l'Éternel me ramène dénuée. Pourquoi m'appeler Noomi, quand l'Éternel se prononce contre moi et que le Tout-Puissant m'a rendue malheureuse ? Ainsi revint Noomi accompagnée de Ruth, la Moabite, sa bru, qui avait quitté les champs de Moab ; or elles arrivaient à Bethléhem au début de la moisson des orges.
Prière du matin — première lecture
Comme elle est assise solitaire, la ville [jadis] grande et peuplée ! Elle est comme une veuve, celle qui fut grande parmi les nations, elle primait entre les États, et la voilà tributaire ! Elle pleure, elle pleure durant la nuit, et les larmes couvrent ses joues ; de tous ceux qu'elle aimait, aucun ne la console ; tous ses alliés l'ont trahie, et lui sont devenus hostiles. Juda émigré, fuyant l'oppression et un profond esclavage ; il va séjourner au milieu des nations, il n'y trouve aucun repos ; tous ses persécuteurs l'atteignent aux défilés. Les chemins de Sion sont dans le deuil, car personne ne se rend plus aux fêtes solennelles ; toutes ses Portes sont désertes ; ses sacrificateurs gémissent, ses vierges sont désolées, et elle est remplie d'amertume. Ses adversaires ont le dessus, ses ennemis sont heureux et tranquilles, car l'Éternel l'afflige à cause de ses nombreux forfaits ; ses enfants marchent prisonniers en tête des ennemis ; et la fille de Sion a perdu toute sa splendeur ; ses princes sont comme des cerfs qui ne trouvent point de pâture, et ils marchent débiles devant celui qui les chasse. Pendant ses jours de misère et de tribulation, Jérusalem repasse sur toutes ses prospérités qui aux jours d'autrefois étaient son partage, pendant que son peuple tombe sous la main de l'ennemi, et que personne ne lui est en aide ; les ennemis la regardent, et rient de ce qu'elle a cessé d'être. Jérusalem fut grandement coupable ; de là l'état hideux où elle est réduite ; tous ceux qui l'honoraient, la ravalent, parce qu'ils voient sa nudité ; et elle soupire aussi, et se détourne. Ses souillures sont [attachées] aux pans de sa robe. Elle n'a pas considéré sa fin ; c'est pourquoi elle est extraordinairement abaissée, personne ne la console ! « O Éternel, vois ma misère, comme l'ennemi est triomphant ! » L'ennemi porte la main sur tout ce qui lui est cher ; car elle voit pénétrer dans son sanctuaire des nations auxquelles Tu avais interdit d'entrer dans l'assemblée des tiens. Tout son peuple soupire, il cherche du pain ; il donne ses choses précieuses pour des aliments qui le rappellent à la vie. « O Éternel, vois, et regarde l'abjection où je suis descendue ! » « N'êtes-vous pas touchés, vous tous qui passez ? Regardez ! et voyez s'il est des douleurs égales aux douleurs qui me sont infligées, dont l'Éternel m'afflige au jour de son ardente colère ! D'en haut Il a envoyé un feu dans mes os, et il s'en est rendu maître ; Il a tendu un filet devant mes pieds, m'a fait tomber à la renverse ; Il m'a réduite à la solitude, à une langueur de tous les jours. C'est sa main qui a serré le joug formé par mes crimes ; ils s'entrelacent, ils pèsent sur mon col ; Il a fait fléchir ma vigueur ; le Seigneur m'a livrée aux mains de ceux à qui je ne puis tenir tête. Dans mon sein le Seigneur a dégradé mes héros ; Il a publié une coalition contre moi, afin de tailler en pièces mes jeunes hommes ; le Seigneur a foulé sous le pressoir la vierge, fille de Juda.
Épître
Le Seigneur, l'Éternel, m'a ouvert les oreilles, et je n'ai point résisté, ni reculé : j'ai livré mon dos aux coups et mes joues aux épilateurs, et je n'ai dérobé mon visage ni aux outrages, ni aux crachements. Mais le Seigneur, l'Éternel, est mon aide ; c'est pourquoi je n'eus point honte, c'est pourquoi je pris un visage pareil au caillou, sachant que je ne serais point confondu. Celui qui me justifie est près : qui disputerait contre moi ? Comparaissons ensemble ! Qui est ma partie ? qu'il s'approche de moi ! Voici, le Seigneur, l'Éternel est mon aide, qui est-ce qui me condamnera ? Voici, tous ils tombent en lambeaux comme un vêtement, la teigne les ronge. Quiconque parmi vous craint l'Éternel, qu'il soit docile à la voix de son serviteur ! Quiconque marche dans l'obscurité, sans clarté, qu'il se confie dans le nom de l'Éternel, et s'appuie sur son Dieu !
Première lecture
Le roi Nébucadnézar fit une statue d'or, qui avait soixante coudées de hauteur, et six coudées d'épaisseur ; il l'éleva dans la plaine de Doura, dans la province de Babel. Et le roi Nébucadnézar envoya l'ordre de convoquer les satrapes, les préfets et les gouverneurs, les grands-juges, les trésoriers, les légistes, les jurisconsultes, et tous les magistrats des provinces, afin qu'ils vinssent à l'inauguration de la statue qu'avait élevée le roi Nébucadnézar. Alors se rassemblèrent les satrapes, les préfets et les gouverneurs, les grands-juges, les trésoriers, les légistes, les jurisconsultes, et tous les magistrats des provinces, pour l'inauguration de la statue qu'avait élevée le roi Nébucadnézar, et ils se placèrent debout devant la statue qu'avait élevée Nébucadnézar. Et le héraut cria avec force : Avis vous est donné, peuples, nations et hommes de toutes langues ! Au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes les sortes d'instruments, vous aurez à vous prosterner et à adorer la statue d'or qu'a élevée le roi Nébucadnézar : et quiconque ne se prosternera pas et n'adorera pas, sera au même instant jeté dans la fournaise ardente qui est allumée. En conséquence, à l'instant où tous les peuples entendirent le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion et de toutes les sortes d'instruments, tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues se prosternèrent devant la statue d'or qu'avait élevée le roi Nébucadnézar. Ensuite de cela, au moment même des hommes Chaldéens s'approchèrent, et accusèrent les Juifs, en prenant la parole, et en disant au roi Nébucadnézar : O roi, puisses-tu vivre éternellement ! O roi, tu as émis un décret portant que chacun, à l'ouïe du son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion et de la cornemuse, et de toutes les sortes d'instruments, eût à se prosterner et à adorer la statue d'or ; et que quiconque ne se prosternerait pas et n'adorerait pas, serait jeté dans la fournaise ardente qui est allumée. Or, il y a des hommes Juifs que tu as préposés à l'administration de la province de Babel, Sadrach, Mésach et Abednégo, ces hommes ne tiennent aucun compte de toi, ô roi ; ils ne rendent aucun culte à tes dieux, et ils n'adorent point la statue d'or que tu as élevée. Alors Nébucadnézar irrité et courroucé dit qu'on amenât Sadrach, Mésach et Abednégo. En conséquence, ces hommes furent amenés devant le roi. Nébucadnézar prit la parole et leur dit : Était-ce dessein prémédité, Sadrach, Mésach et Abednégo ? Vous ne rendez pas un culte à mon dieu, et vous n'adorez pas la statue d'or que j'ai élevée ? Maintenant donc, si au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion, et de la cornemuse et de toutes les sortes d'instruments, vous vous prosternez et adorez la statue que j'ai faite, [c'est bien] ; mais si vous n'adorez pas, vous serez au moment même jetés dans la fournaise ardente qui est allumée ; et quel est le Dieu qui vous délivrera de ma main ? Sadrach, Mésach et Abednégo répondirent et dirent au roi Nébucadnézar : Il n'est pas besoin que nous te répondions rien là-dessus. Si notre Dieu que nous servons a le pouvoir de nous délivrer de la fournaise ardente qui est allumée, Il nous délivrera aussi de ta main, ô roi. Sinon, sache néanmoins, ô roi, que nous ne servons point tes dieux et que nous n'adorons point la statue d'or que tu as élevée. Alors Nébucadnézar fut rempli de colère, et tourna vers Sadrach, Mésach et Abednégo un visage altéré. Puis prenant la parole il commanda de chauffer la fournaise sept fois plus qu'on n'avait trouvé bon de la chauffer. Et il ordonna à des hommes, aux hommes les plus vigoureux de son armée, de lier Sadrach, Mésach et Abednégo, et de les jeter dans la fournaise ardente qui était allumée. Alors ces hommes furent attachés dans leurs caleçons, leurs tuniques et leurs manteaux et leurs vêtements, puis jetés dans la fournaise ardente qui était allumée. Ensuite de ce que l'ordre du roi avait été sévère, et que la fournaise était extraordinairement chauffée, les hommes qui avaient hissé Sadrach, Mésach et Abednégo, périrent par l'effet du feu. Cependant ces trois hommes, Sadrach, Mésach et Abednégo, tombèrent tout liés dans la fournaise ardente qui brûlait. Alors le roi Nébucadnézar fut stupéfait, et se leva précipitamment. Il prit la parole et dit à ses conseillers : N'avons-nous pas jeté trois hommes liés dans les flammes ? Ils répondirent et dirent au roi : Certainement, ô roi ! Il répliqua et dit : Voici, je vois quatre hommes marcher sans liens au milieu du feu, et on ne voit sur eux aucune lésion, et le quatrième par son air ressemble à un fils des dieux. Alors Nébucadnézar s'approcha de la porte de la fournaise ardente qui était allumée. Il prit la parole et dit : Sadrach, Mésach et Abednégo, serviteurs du Dieu suprême, sortez et venez ! Alors Sadrach, Mésach et Abednégo sortirent du milieu des flammes. Et les satrapes, les préfets et les gouverneurs et les conseillers du roi se rassemblèrent ; ils virent sur ces hommes que le feu n'avait eu aucune prise sur leurs corps, et que les cheveux de leurs têtes n'avaient pas été brûlés, et que même la partie inférieure de leur habillement n'avait éprouvé aucune altération, et que l'odeur du feu ne les avait point pénétrés. Nébucadnézar prit la parole et dit : Béni soit le Dieu de Sadrach, Mésach et Abednégo, lequel a envoyé son ange, et sauvé ses serviteurs qui se confiaient en lui, et qui ont transgressé l'ordre du roi et livré leurs corps, pour ne point servir et ne point adorer un autre Dieu que leur Dieu ! Et de par moi ordre est donné que tout peuple, toute nation et homme de toute langue qui blasphémera le Dieu de Sadrach, Mésach et Abednégo, soit coupé par morceaux, et que sa maison soit changée en un tas de fumier, parce qu'il n'y a pas d'autre Dieu qui puisse délivrer de la sorte. Dès lors le roi rendit Sadrach, Mésach et Abednégo puissants dans la province de Babel.
Prière du matin — deuxième lecture
« Que votre cœur ne se trouble point : croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père il y a plusieurs demeures ; sinon, vous dirais-je que je vais vous préparer une place ? Et si je vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi ; et là où je vais, vous en savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons où tu vas, comment en savons-nous le chemin ? » Jésus lui dit : « Je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; personne ne vient au Père que par moi ; si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; dès maintenant vous Le connaissez et vous L'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. » Jésus lui dit : « Depuis si longtemps je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne croiras-tu point que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous adresse, je ne les profère pas de mon chef ; mais le Père qui demeure en moi fait Ses propres œuvres ; croyez-moi, quand je dis que je suis dans le Père et que le Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause de Ses œuvres. En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui croit en moi, les œuvres que je fais, lui aussi les fera, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais vers le Père ; et, quoi que ce soit qu'on demande en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils ; si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements,
Psaume responsorial
Ecrit de David.Garde-moi, ô Dieu, car je me retire vers toi ! J'ai dit à l'Éternel : Tu es le Seigneur, en toi j'ai mon souverain bien. Les saints, qui sont dans le pays, sont les nobles en qui je prends tout mon plaisir. Nombreux sont les maux de ceux qui courent ailleurs ; je n'offre point leurs libations de sang, et leurs noms ne sont jamais sur mes lèvres. L'Éternel est mon lot, et la coupe qui est ma part ; c'est toi qui m'assures mon héritage. Mon domaine m'est échu dans de beaux lieux, et mon patrimoine est aussi mon délice. Je bénis l'Éternel qui a été mon conseil ; et, les nuits même, mon cœur me donne ses avis. Je me suis proposé l'Éternel devant moi constamment ; car s'Il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé. Aussi la joie est dans mon cœur, et l'allégresse dans mon âme, et ma chair aussi repose sûrement ; car tu n'abandonneras pas mon âme aux Enfers, et tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie le tombeau. Tu me montreras les sentiers de la vie. En ta présence on trouve plénitude de joie, et dans ta droite, des plaisirs pour toujours.
Évangile
Jésus donc, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie, où était Lazare que Jésus avait ressuscité des morts. Ils lui préparèrent donc là un repas, et Marthe servait, tandis que Lazare était l'un de ceux qui étaient à table avec lui. Marie donc, ayant pris une livre d'un parfum de véritable nard, très précieux, oignit les pieds de Jésus, et elle essuya ses pieds avec ses cheveux ; et toute la maison fut remplie de l'odeur du parfum. Mais Judas l'Iscariote, l'un de ses disciples, celui qui devait le livrer, dit : « Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers, et donné aux pauvres ? » Or il dit cela, non pas qu'il eût souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur, et que tenant la bourse il portait ce qu'on y mettait. Jésus dit donc : « Laisse-la en paix, afin qu'elle le garde pour le jour de ma sépulture ; car vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais vous ne devez pas m'avoir toujours. » La foule nombreuse des Juifs apprit donc qu'il était là, et ils vinrent, non à cause de Jésus seulement, mais afin de voir aussi Lazare qu'il avait ressuscité des morts.
Psaume responsorial
Cantique des fils de Coré. Au maître chantre. A chanter avec les luths. Hymne de Héman Esrahite.Éternel, mon Dieu sauveur, je crie à toi et le jour et la nuit : qu'à toi parvienne ma prière ; prête l'oreille à ma supplication ! Car mon âme est rassasiée de malheur, et ma vie penche vers les Enfers. Je suis assimilé à ceux qui descendent dans la fosse, je suis comme un homme sans force ; ma couche est entre les morts, je suis tel que les morts gisants dans le tombeau, auxquels tu ne penses plus, et qui ne sont plus à portée de ta main. Tu m'as jeté dans une fosse profonde, dans des ténèbres, dans des abîmes. Ton courroux pèse sur moi, et de tous tes flots tu m'as accablé. (Pause) Tu as éloigné de moi ceux que je connais, tu m'as rendu pour eux un objet d'horreur ; enveloppé, je ne trouve point d'issue. Mes yeux fondent par l'effet du malheur ; Éternel, je t'invoque chaque jour, et je tends mes mains vers toi. Pour les morts feras-tu des miracles ? Les ombres se lèveront-elles pour te louer ? (Pause) Dans le tombeau parle-t-on de ta grâce, et de ta fidélité, dans le séjour de la mort ? Dans les ténèbres tes miracles sont-ils remarqués, et ta justice, dans la région de l'oubli ? Je t'implore donc, Éternel, et dès le matin ma prière te prévient. Éternel, pourquoi me rejettes-tu, et me caches-tu ta face ? Je suis malheureux et mourant dès ma jeunesse, je subis les terreurs et je suis éperdu. Ton courroux m'assaille, tes frayeurs m'anéantissent, m'enveloppent, comme des eaux, tout le jour, me cernent toutes à la fois. Tu as éloigné de moi amis et compagnons, et ceux que je connais, me sont invisibles.
Psaume responsorial
Louez l'Éternel, invoquez son nom ! Publiez ses exploits parmi les peuples ! Célébrez-le par vos chants et vos accords ! Chantez toutes ses merveilles ! Glorifiez-vous de son saint nom ! Que le cœur de ceux qui le cherchent, se réjouisse ! Méditez sur l'Éternel et sa puissance ! Cherchez sans cesse sa présence ! Pensez aux merveilles qu'il a faites, à ses prodiges et aux jugements émanés de sa bouche, vous, race d'Abraham, vous, ses serviteurs, enfants de Jacob, ses élus ! Lui, l'Éternel ! Il est notre Dieu, ses jugements embrassent toute la terre. Il garde un souvenir éternel de son alliance, de la parole qu'il promulgua pour mille générations, du traité qu'il conclut avec Abraham, du serment qu'il fit à Isaac, et érigea pour Jacob en statut, pour Israël en alliance éternelle, disant : « Je te donnerai la terre de Canaan pour votre lot d'héritage ; » tandis qu'ils étaient encore en petit nombre, peu considérables, et étrangers en elle. Et ils émigraient de nation en nation, d'un royaume chez un autre peuple. Il ne permettait à personne de les opprimer, et en leur faveur Il châtia des rois : « Ne touchez pas à mes oints, et ne maltraitez pas mes prophètes ! » Alors Il appela la famine sur le pays, et lui coupa toutes les subsistances. Il envoya devant eux un homme ; comme esclave Joseph fut vendu. Ils mirent les entraves à ses pieds, et il dut vivre dans les fers, jusqu'au temps où ce qu'il avait dit, arriva, et où la parole de l'Éternel fut son épreuve. Le Roi dépêcha et le fit élargir, le souverain des peuples, et le mit en liberté ; il l'établit seigneur sur sa maison, et souverain sur tous ses domaines, pour qu'il enchaînât ses princes à son gré, et qu'à ses vieillards il enseignât la sagesse. Alors Israël vint en Egypte, et Jacob fut comme hôte dans le pays de Cham. Et Il rendit son peuple très fécond, et plus fort que ses ennemis. Il changea leur cœur qui prit son peuple en haine, et ils traitèrent ses serviteurs avec perfidie. Il envoya Moïse, son serviteur, Aaron qu'il avait élu. Ils opérèrent au milieu d'eux ses prodiges, et ses miracles dans la terre de Cham. Il envoya les ténèbres, et produisit l'obscurité, et ils ne furent pas rebelles à sa parole. Il changea leurs eaux en sang, et fit périr leurs poissons. Leur pays fourmilla de grenouilles, jusques dans les appartements de leurs rois. Il dit, et vinrent les moucherons, les mouches dans tout leur territoire. Il fit tomber leur pluie en grêle, des flammes de feu sur leur pays. Et Il frappa leurs vignes et leurs figuiers, et fracassa les arbres de leur contrée. Il dit, et vinrent les sauterelles, et des insectes voraces sans nombre, qui dévorèrent toute l'herbe du pays, et dévorèrent les fruits de leurs champs. Et Il frappa tous les premiers-nés dans leur pays, toutes les prémices de leur vigueur. Et Il fit sortir [Israël] avec de l'argent et de l'or, et il n'y eut pas un homme las dans ses tribus. L'Egypte se réjouit de leur départ ; car la peur d'Israël l'avait saisie. Il déploya la nuée pour les mettre à couvert, et le feu pour illuminer la nuit. A leur demande Il fit arriver des cailles, et Il les rassasia avec le pain du ciel. Il entrouvrit le rocher, et des eaux jaillirent et coulèrent dans le désert par torrents. Car Il se rappelait sa sainte parole donnée à Abraham, son serviteur. Il fit que son peuple partit avec joie, et ses élus avec allégresse. Il leur donna les terres des nations, et ils s'emparèrent du travail des peuples : pour les porter à garder ses commandements, et à observer ses lois. Alléluia !
Psaume responsorial
Cantique de louange.Elevez à l'Éternel vos cris de joie, vous tous, habitants de la terre ! Servez l'Éternel avec allégresse, paraissez devant sa face avec des acclamations ! Sachez que l'Éternel est Dieu ! C'est lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes, nous sommes son peuple, et le troupeau de sa pâture. Entrez dans ses Portes en lui rendant grâces, et dans ses parvis, en le louant ! Rendez-lui grâces, célébrez son nom ! Car l'Éternel est bon, sa grâce demeure pour jamais, et sa fidélité, pour tous les âges.
Prière du soir — première lecture
Que te dire ? à quoi te comparer, fille de Jérusalem ? A quoi t'assimiler pour que je te console, Vierge, fille de Sion ? Car ta plaie est grande comme la mer : qui saurait te guérir ?
Deuxième lecture
Or c'est moi-même Paul, qui vous exhorte, au nom de la mansuétude et de la clémence de Christ, moi qui parmi vous me montre sous d'humbles apparences, il est vrai, tandis qu'absent je prends envers vous un ton d'assurance ; mais je vous prie que je n'aie pas, en étant présent, à prendre ce même ton avec la hardiesse dont je me propose d'user contre certaines gens qui nous regardent comme marchant selon la chair. En effet, si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair ; car les armes de notre guerre ne sont pas charnelles, mais puissantes, grâces à Dieu, pour la destruction des ouvrages ennemis, en sorte que nous détruisons toute conception et tout rempart qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et que nous rendons toute pensée prisonnière de l'obéissance de Christ, et que nous sommes prêts à punir toute espèce de désobéissance, quand votre obéissance sera devenue parfaite. Est-ce aux apparences que vous vous arrêtez ? Si quelqu'un croit posséder l'assurance d'appartenir à Christ, qu'il réfléchisse aussi en lui-même que, de même qu'il appartient à Christ, nous aussi, nous lui appartenons ; car, quand même je me serais enorgueilli, un peu plus qu'il ne faut, de l'autorité que le Seigneur nous a donnée pour votre édification et non pour votre destruction, je n'aurai point à en rougir, afin que je ne paraisse pas chercher à vous effrayer par mes lettres. On dit en effet : « ses lettres sont, il est vrai, sévères et fortes, mais, quand il est présent, sa personne est faible et sa parole méprisée. » Que celui qui parle delà sorte réfléchisse que, tels nous sommes en paroles par nos lettres lorsque nous sommes absents, tels aussi nous sommes par le fait quand nous sommes présents ; car je n'ose point nous confondre ou nous comparer avec quelques-uns de ceux qui se recommandent eux-mêmes ; mais, en se mesurant eux-mêmes à eux-mêmes, et en se comparant eux-mêmes à eux-mêmes, ils se montrent sans intelligence ; mais, pour nous, nous ne nous enorgueillirons point hors de toute mesure, ce sera au contraire selon la mesure des limites au dedans desquelles Dieu nous a assigné notre lot, de manière à venir aussi jusques à vous. Est-ce qu'en effet, comme si nous ne venions pas à vous, nous dépassons nos limites ? Mais c'est bien aussi jusques à vous que nous sommes parvenus en prêchant l'évangile de Christ, loin de nous enorgueillir, hors de toute mesure, de travaux étrangers, mais ayant l'espérance, notre foi allant croissant, de grandir de plus en plus à vos yeux, sans sortir de nos limites, en portant la bonne nouvelle plus loin que vous, non en nous enorgueillissant, dans des limites étrangères, d'un travail déjà fait. Du reste, que celui qui s'enorgueillit s'enorgueillisse dans le Seigneur ; car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même dont on reconnaît le mérite, mais celui que recommande le Seigneur.
Deuxième lecture
Allons maintenant, les riches ! Pleurez en poussant des cris à cause des malheurs qui vont survenir : vos richesses sont putréfiées, et vos vêtements ont été rongés par les vers, votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille portera témoignage contre vous, et elle dévorera vos chairs comme le feu. C'est au moment des derniers jours que vous avez thésaurisé ! Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos campagnes, retenu par vous crie, et les clameurs des moissonneurs sont entrées dans les oreilles du Seigneur Sabaoth. Vous avez vécu sur la terre dans les délices et dans la débauche, vous avez repu vos cœurs en un jour de tuerie. Vous avez condamné, vous avez fait mourir le juste, il ne vous résiste pas. Prenez donc patience, frères, jusques à l'avènement du seigneur. Voici, l'agriculteur sait attendre le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard jusques à ce qu'il ait recueilli le précoce et le tardif. Vous aussi prenez patience, fortifiez vos cœurs, car l'avènement du Seigneur s'approche. Ne murmurez pas, frères, les uns contre les autres, afin que vous ne soyez pas jugés ; voici, le juge est à la porte. Frères, prenez pour modèle de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voici, nous proclamons bienheureux ceux qui ont tenu ferme ; vous avez ouï parler de la constance de Job, et vous avez vu l'issue donnée par le Seigneur, car le Seigneur a beaucoup d'entrailles, et Il est compatissant. Mais avant toutes choses, mes frères, ne jurez point, ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment ; mais que votre oui soit oui, et votre non, non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement. Quelqu'un souffre-t-il parmi vous ? qu'il prie ! Quelqu'un est-il content ? qu'il chante des cantiques ! Quelqu'un est-il malade parmi vous ? qu'il fasse venir les anciens de l'église, et qu'ils prient sur lui après avoir fait une onction d'huile en invoquant le nom ; et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera, et quand même il aurait commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez-vous donc réciproquement vos péchés, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris ; la prière active d'un juste peut beaucoup. Élie était un homme de même nature que vous, et il fit une prière pour qu'il ne plût pas, et il ne plut pas sur la terre pendant trois ans et six mois, puis il pria derechef, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit. Mes frères, si quelqu'un parmi vous s'est laissé égarer loin de la vérité, et que quelqu'un l'y ait ramené, sachez que celui qui aura ramené un pécheur du chemin où il s'égarait sauvera une âme de la mort même, et couvrira une multitude de péchés.
Deuxième lecture
Et c'est pourquoi, nous aussi, nous rendons sans cesse des actions de grâces à Dieu, de ce qu'ayant accueilli la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l'avez reçue, non comme une parole d'hommes, mais, ainsi qu'elle l'est vraiment, comme une parole de Dieu, laquelle aussi déploie son efficace en vous qui croyez. En effet, frères, vous êtes devenus les imitateurs des églises de Dieu qui sont en Christ Jésus dans la Judée, car, vous aussi, vous avez eu à souffrir, de la part de vos propres compatriotes, les mêmes souffrances qu'elles ont elles-mêmes endurées de la part des Juifs, qui, ayant aussi fait mourir le seigneur Jésus et les prophètes, et nous ayant persécutés, et déplaisant à Dieu, et étant hostiles à tous les hommes, nous empêchent de parler aux Gentils afin qu'ils soient sauvés, en sorte qu'ils mettent constamment le comble à leurs péchés. Mais la colère a fini par les atteindre. Pour nous, frères, après avoir été séparés un instant de vous, de visage et non de cœur, nous avons cherché, avec d'autant plus d'ardeur, à satisfaire notre vif désir de voir votre visage ; c'est pourquoi nous avons voulu, je parle de moi, Paul, nous rendre à deux reprises auprès de vous, et Satan nous en a empêché. Qui sera en effet notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de glorification, si vous ne l'êtes aussi devant notre seigneur Jésus lors de son avènement ? Car c'est vous qui êtes notre gloire et notre joie !
Deuxième lecture
Consolez, consolez mon peuple ! dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, et criez-lui que son service est fini, que son crime est acquitté, qu'elle a reçu de la main de l'Éternel au double de tous ses péchés ! Une voix crie : Dans le désert préparez le chemin de l'Éternel, aplanissez dans la steppe aride une route pour notre Dieu ! Que toute vallée soit exhaussée, et que toute montagne et toute colline soient abaissées ! que le sol raboteux devienne un sol uni, et toute aspérité un terrain aplani ! Et la gloire de l'Éternel se révélera, et toute chair dans le même instant verra que la bouche de l'Éternel a parlé. Une voix dit : « Proclame ! » Et l'on dit : « Que proclamerai-je ? » – « Toute chair est une herbe, et toute sa grâce comme la fleur des champs : l'herbe sèche, la fleur se fane, quand du souffle de l'Éternel elle est atteinte, (oui, le peuple est une herbe !) l'herbe sèche, la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure éternellement. » Monte sur une haute montagne, Sion, messagère de paix ! élève avec force ta voix, Jérusalem, messagère de paix ! élève-la, ne crains pas ! dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! » Voici, le Seigneur, l'Éternel arrive en héros, et son bras commande pour lui ; voici, ses récompenses l'accompagnent, et ses rétributions le précèdent. Comme un berger Il fera paître son troupeau, dans ses bras Il recueillera les agneaux, et dans son sein les portera ; Il conduira les mères qui allaitent.
Évangile
« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne trébuchiez pas. On vous mettra au ban de la synagogue ; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir s'imaginera rendre un culte à Dieu ; et ils agiront ainsi, parce qu'ils n'ont connu ni le Père, ni moi. Mais je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l'heure en sera venue, vous vous souveniez que je vous en ai parlé ; si je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, c'est que j'étais avec vous ; mais maintenant je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé, et nul de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Mais je vous dis la vérité : il vous convient que je parte ; car si je ne pars pas, le défenseur ne viendra certainement pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai ; et, quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m'en vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant ; mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de son chef, mais il parlera de tout ce qu'il entendra et il vous annoncera les choses qui doivent arriver. C'est lui qui me glorifiera, car il prendra du mien et vous l'annoncera ; tout ce que le Père possède est mien ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend du mien, et qu'il vous l'annoncera. Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. » Quelques-uns de ses disciples se dirent donc les uns aux autres : « Que signifie ce qu'il nous dit : Encore un peu de temps et vous ne me verrez pas, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez, et : Je m'en vais vers mon Père ? » Ils disaient donc : « Nous ne savons ce que signifie ce qu'il dit : encore un peu de temps. » Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger, et il leur dit : « Vous discutez entre vous sur ce que j'ai dit : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez pas, puis, derechef peu de temps, et vous me verrez. En vérité, en vérité, je vous déclare que pour vous, vous pleurerez et vous vous lamenterez, mais que le monde se réjouira ; vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se transformera en joie ; la femme, quand elle est près d'enfanter, éprouve de la tristesse parce que son heure est venue, mais, quand elle a mis le petit enfant au monde, elle ne se souvient plus de sa tribulation, à cause de sa joie, parce qu'un humain est né dans le monde. Vous donc aussi, vous avez maintenant, il est vrai, de la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira, et nul ne vous enlèvera votre joie ; et en ce jour-là vous ne m'interrogerez sur rien. En vérité, en vérité, je vous le déclare, si vous demandez quelque chose au Père, Il vous le donnera en mon nom ; jusques à présent vous n'avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. Je vous ai parlé de ces choses par figures ; l'heure vient où je ne vous parlerai plus par figures, mais où je vous entretiendrai ouvertement du Père ; en ce jour-là vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que c'est moi qui solliciterai le Père pour vous, car le Père Lui-même vous aime parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis issu du Père. Je suis issu du Père et je suis venu dans le monde ; je quitte derechef le monde et je vais vers le Père. » Ses disciples disent : « Voici, maintenant tu parles ouvertement et tu n'emploies aucune figure ; maintenant nous savons que tu sais tout, et que tu n'as pas besoin que personne t'interroge ; c'est pourquoi nous croyons que tu es issu de Dieu. » Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ; voici, l'heure vient, et elle est venue, où vous serez dispersés, chacun chez soi, et où vous me laisserez seul ; toutefois je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. Je vous ai dit ces choses afin qu'en moi vous ayez la paix ; vous devez avoir des tribulations dans le monde, mais ayez courage, c'est moi qui ai vaincu le monde. »
Prière du soir — deuxième lecture
Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements,
Évangile
Or étant ressuscité sur le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d'abord à Marie la Magdalène, de laquelle il avait chassé sept démons. Celle-ci s'en alla en informer ceux qui, ayant été avec lui, se trouvaient dans le deuil et les larmes. Et ceux-ci, en entendant dire qu'il vivait et qu'il avait été vu par elles, furent incrédules. Mais après cela il se manifesta sous une autre forme à deux d'entre eux qui étaient en marche pour se rendre aux champs ; et ceux-ci s'en allèrent en informer les autres, mais ils ne crurent pas non plus ceux-ci. Mais enfin il se manifesta aux onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table, et il leur fit honte de leur incrédulité et de leur dureté de cœur, pour n'avoir pas cru ceux qui l'avaient contemplé ressuscité des morts ; et il leur dit : « Allez dans le monde entier prêcher l'évangile à toute la création ; celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru sera condamné. Or voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents ; lors même qu'ils boiraient quelque breuvage mortel, il ne leur nuira certainement pas ; ils imposeront les mains aux malades, et ils guériront. » Ainsi donc, tandis que le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé dans le ciel et s'assit à la droite de Dieu, ceux-ci de leur côté s'en allèrent prêcher partout ; le Seigneur coopérant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient.]
Évangile
Or s'étant éloigné de là, il s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon, et étant entré dans une maison, il voulait que personne ne le sût. Et il ne put demeurer caché, mais aussitôt une femme dont la fille avait un esprit impur ayant ouï parler de lui, vint se jeter à ses pieds. Or cette femme était grecque, syrienne, phénicienne d'origine, et elle l'implorait afin qu'il chassât le démon hors de sa fille. Et il lui disait : « Laisse d'abord les enfants se rassasier ; car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle répliqua et lui dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi sous la table mangent une partie des miettes des petits enfants. » Et il lui dit : « A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. » Et s'en étant allée dans sa maison, elle trouva la petite fille couchée sur son lit, et le démon sorti.
Évangile
Cependant, à Césarée, un homme nommé Cornélius, centurion de la cohorte qui est appelé Italienne, pieux et craignant Dieu ainsi que toute sa famille, lequel faisait de nombreuses aumônes au peuple et adressait à Dieu de constantes prières, vit clairement, dans une vision, environ vers la neuvième heure du jour, un ange de Dieu qui entrait vers lui et lui disait : « Cornélius ! » mais ce dernier, ayant fixé sur lui ses regards, et étant saisi de crainte, dit : « Qu'est-ce, Seigneur ? » Et il lui dit : « Tes prières et tes aumônes sont montées en témoignage devant Dieu ; et maintenant envoie des gens à Joppé et fais-en venir un certain Simon, qui est surnommé Pierre ; il loge chez un certain Simon corroyeur, dont la maison est proche de la mer. » Quand l'ange qui lui parlait fut parti, il appela deux de ses serviteurs et un soldat pieux d'entre ceux qui étaient attachés à sa personne, et, après leur avoir tout raconté, il les dépêcha à Joppé. Or, le lendemain, comme ils étaient en route et s'approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. Mais il eut faim, et il voulait manger ; or, pendant qu'on préparait le repas, il tomba en extase, et il vit le ciel s'ouvrir, et descendre un objet semblable à une grande toile, lequel par quatre coins était abaissé vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : « Lève-toi, Pierre, tue et mange. » Mais Pierre dit : « Point du tout, Seigneur, car jamais je n'ai mangé quoi que ce soit de souillé, ni d'impur. » Et derechef la voix s'adressant à lui pour la seconde fois : « Ce que Dieu a purifié, ce n'est pas à toi de le déclarer souillé. » Or ceci se répéta trois fois, et aussitôt l'objet fut remonté dans le ciel. Mais, comme Pierre était incertain en lui-même sur ce que pouvait signifier la vision qu'il avait vue, voici, les hommes dépêchés par Cornélius, après s'être enquis où était la maison de Simon, se présentèrent devant le porche, et, après avoir appelé, ils demandèrent : « Est-ce que Simon, surnommé Pierre, loge ici ? » Or, pendant que Pierre réfléchissait sur la vision, l'Esprit dit : « Voici, deux hommes te cherchent, mais lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c'est moi qui les ai envoyés. » Or, Pierre étant descendu dit à ces hommes : « Voici, c'est moi qui suis celui que vous cherchez ; quel est le motif qui vous amène ? » Et ils dirent : « Cornélius, centurion, homme juste et craignant Dieu, et auquel toute la nation des Juifs rend un bon témoignage, a été averti par un saint ange de te faire venir dans sa maison et d'écouter ce que tu diras. » Les ayant donc priés d'entrer, il les hébergea ; mais le lendemain, il se leva pour partir avec eux ; et quelques-uns des frères de Joppé l'accompagnèrent. Le lendemain il entra dans Césarée. Or Cornélius, qui les attendait, avait invité ses parents et ses intimes amis. Et, quand Pierre fut sur le point d'entrer, Cornélius allant à sa rencontre se jeta à ses pieds pour l'adorer ; mais Pierre le releva en disant : « Lève-toi ; moi-même aussi je suis un homme ; » et il entra en s'entretenant avec lui, et il trouva beaucoup de gens rassemblés, et il leur dit : « Vous savez à quel point il est interdit à un Juif de frayer ou de s'aboucher avec un étranger, eh bien, quant à moi, Dieu m'a appris à n'appeler aucun homme souillé ou impur ; c'est pourquoi je suis venu, sans même faire d'objections, sur l'invitation que j'ai reçue ; informez-moi donc du motif pour lequel vous m'avez fait venir. » Et Cornélius dit : « Il y a quatre jours, à cette heure-ci, que je faisais dans ma maison la prière de la neuvième heure, et voici, un homme se présenta devant moi en habit blanc, et dit : « Cornélius ! ta prière a été exaucée, et tes aumônes ont été remémorées devant Dieu ; envoie donc à Joppé, et fais-en venir Simon qui est surnommé Pierre ; il loge dans la maison de Simon corroyeur proche de la mer. » Aussitôt donc j'ai envoyé vers toi, et tu as bien fait de venir ; maintenant donc nous sommes tous présents devant Dieu, pour entendre tout ce qui t'est prescrit par le Seigneur. » Et Pierre, ouvrant la bouche, dit : « Je comprends véritablement que Dieu ne fait pas acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice Lui est agréable ; Il a envoyé la parole aux fils d'Israël en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ ; celui-ci est seigneur de tous. Vous savez ce qui s'est passé dans toute la Judée, à commencer par la Galilée après le baptême que Jean a prêché ; vous savez, en ce qui concerne Jésus de Nazareth, comment Dieu l'a oint d'esprit saint et de force, lui qui s'en est allé de côté et d'autre faisant du bien, et guérissant tous ceux qui étaient tyrannisés par le diable, car Dieu était avec lui, et c'est nous qui sommes les témoins de tout ce qu'il a fait, soit dans le pays des Juifs, soit à Jérusalem ; c'est lui qu'ils ont été jusqu'à mettre à mort en le pendant à une croix, et que Dieu a ressuscité au bout de trois jours ; et Il a permis qu'il apparût, non pas à tout le peuple, mais aux témoins que Dieu avait élus d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu'il fut ressuscité des morts ; et il nous a ordonné de prêcher au peuple et d'attester que c'est lui qui a été désigné par Dieu comme juge des vivants et des morts. C'est de lui que tous les prophètes attestent que quiconque croit en lui reçoit par son nom la rémission des péchés. » Pendant que Pierre prononçait encore ces mots, l'esprit saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et les fidèles circoncis qui avaient accompagné Pierre étaient surpris que le don de l'esprit saint fût également répandu sur les Gentils ; car ils les entendaient parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre reprit : « Est-ce que quelqu'un peut retenir l'eau, afin que le baptême ne soit pas administré à ces hommes qui ont reçu l'esprit saint aussi bien que nous ? » Et il ordonna qu'ils fussent baptisés au nom de Jésus-Christ. Alors ils le prièrent de séjourner quelques jours.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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