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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Genèse 17:1-20

Et lorsque Abram eut quatre-vingt-dix-neuf ans, l'Éternel apparut à Abram et lui dit : Je suis Dieu, le Tout-puissant, marche en ma présence et sois irréprochable, et j'établirai mon alliance entre moi et toi, et je te donnerai un accroissement de plus en plus grand. Alors Abram tomba la face contre terre et Dieu lui parla en ces termes : Pour moi, voici, je tiens mon alliance avec toi, et tu deviendras père d'une multitude de peuples. Et désormais on ne t'appellera plus de ton nom d'Abram, mais ton nom sera Abraham, car je te constitue père d'une multitude de peuples. Et je te rendrai de plus en plus fécond, et je ferai de toi une souche de peuples et des rois proviendront de toi. Et j'érige mon alliance entre moi et toi et tes descendants après toi pour toutes leurs générations en alliance éternelle, savoir que je serai ton Dieu à toi et à ta postérité après toi. Et je te donne et à ta postérité après toi le pays de tes pèlerinages, le pays de Canaan, en propriété éternelle, et je serai leur Dieu. Et Dieu dit à Abraham : Pour toi, tu garderas mon alliance, toi et tes descendants après toi dans toutes leurs générations. Voici l'alliance que vous observerez entre moi et vous, et ta postérité après toi, c'est que tous vos mâles seront circoncis ; vous vous circoncirez la chair de votre prépuce, et ce sera un signe d'alliance entre moi et vous. Tout mâle sera circoncis par vous à l'âge de huit jours dans vos générations, le serf soit né à la maison, soit acquis à prix d'argent, chacun des fils de l'étranger qui ne sera pas de ta race ; vous aurez à circoncire le serf soit né à la maison, soit acquis à prix d'argent, et ainsi vous porterez en votre chair mon alliance, en alliance éternelle. Quant au mâle incirconcis dont la chair du prépuce n'aura pas subi la circoncision, un tel individu sera exterminé du milieu de son peuple ; il aura violé mon alliance. Et Dieu dit à Abraham : Saraï, ta femme, ne sera plus le appelée du nom de Saraï, mais son nom sera Sarah. Et je la bénis, et je te ferai aussi naître d'elle un fils ; je la bénis et elle deviendra une souche de peuples, et des rois proviendront d'elle. Alors Abraham tomba la face contre terre, et il rit et dit en son cœur : A un centenaire naîtrait-il un fils, et Sarah, nonagénaire, enfanterait-elle ? Et Abraham dit à Dieu : Puisse Ismaël vivre sous ton regard ! Et Dieu dit : Ce n'est pas cela ! Sarah, ta femme, t'enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom d'Isaac ; et j'érigerai mon alliance avec lui en alliance éternelle pour sa postérité après lui. Et je t'exauce quant à Ismaël : voici je le bénirai et le rendrai fécond, et lui donnerai un grand accroissement ; il engendrera douze princes et je le ferai devenir un grand peuple.

Première lecture

Deutéronome 17

Tu ne sacrifieras à l'Éternel, ton Dieu, ni bœuf, ni brebis qui ait un défaut, un vice quelconque, car c'est l'abomination de l'Éternel, ton Dieu. S'il se rencontre au milieu de vous dans l'une des villes que l'Éternel, ton Dieu, te donnera, un homme ou une femme qui fasse ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, en violant son alliance et en allant servir d'autres dieux, et les adorer, et le soleil ou la lune ou toute l'armée des cieux, ce qui est contre mon ordre ; et si l'on t'en fait rapport et que tu en sois informé, dresse une enquête exacte ; et si c'est la vérité et que le fait soit constaté et que cette abomination ait été commise en Israël, tu traduiras à tes Portes cet homme ou cette femme qui aura commis ce crime, l'homme ou la femme, et tu les lapideras à mort. Celui qui mérite la mort, sera mis à mort sur la déposition de deux ou de trois témoins ; il ne sera pas mis à mort sur la déposition d'un témoin unique. La main des témoins se lèvera la première contre lui pour le faire mourir, et la main de tout le peuple ensuite. Ainsi vous ôterez le mal du milieu de vous. Si à tes Portes tu as une question trop difficile à juger, entre meurtre et meurtre, entre grief et grief, entre coup et coup, dans des cas litigieux, lève-toi et monte au lieu qu'aura choisi l'Éternel, ton Dieu, et adresse-toi aux Prêtres, Lévites, et au Juge qu'il y aura à cette époque, et enquiers-toi, et ils t'exposeront le point de droit. Puis agis suivant le point de droit qu'ils t'auront exposé de ce lieu-là choisi par l'Éternel, et tu auras soin d'agir d'après tout ce qu'ils t'auront enseigné. Tu agiras d'après la loi qu'ils t'enseigneront, et la règle de droit, qu'ils te diront, tu ne t'écarteras du point de droit qu'ils t'exposeront, ni à droite ni à gauche. Et l'homme qui montrerait assez de présomption pour ne pas écouter le Prêtre qui est là en service devant l'Éternel, ton Dieu, ou auprès du Juge, cet homme-là mourra. Ote ainsi le mal du sein d'Israël, et tout le peuple entendra et craindra, et n'aura plus cette audace dans la suite. Lorsque tu seras entré dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, et que tu l'auras conquis, et y seras établi, et que tu diras : Je veux me donner un Roi à l'exemple de toutes les nations qui m'environnent, tu te donneras pour Roi celui que choisira l'Éternel, ton Dieu ; c'est parmi tes frères que tu prendras le Roi à préposer sur toi ; tu ne pourras préposer sur toi un homme du dehors qui ne soit pas ton frère. Seulement qu'il n'ait pas une multitude de chevaux et ne ramène pas le peuple en Egypte pour se procurer beaucoup de chevaux ; car l'Éternel vous a dit : Vous ne reprendrez plus ce chemin. Et qu'il n'ait pas un grand nombre de femmes, afin que son cœur ne se détourne pas, non plus qu'une très grande quantité d'or et d'argent. Et lorsqu'il sera assis sur le trône de son royaume, qu'il se copie un double de cette Loi-ci d'après l'exemplaire conservé par les Prêtres, les Lévites. Et qu'il l'ait avec lui, et y lise tout le temps de sa vie, dans le but d'apprendre à craindre l'Éternel, son Dieu, à garder, pour les pratiquer, toutes les paroles de cette Loi et ces statuts, afin que son cœur ne s'élève pas au-dessus de ses frères, et qu'il ne dévie du commandement ni à droite ni à gauche, afin que les jours de lui et de ses fils se prolongent au sein d'Israël.

Première lecture

Ruth 3:1-18

Et Noomi, sa belle-mère, lui dit : Ma fille, ne dois-je pas chercher pour toi un établissement qui te rende heureuse ? Eh bien ! Boaz dont tu as accompagné les filles, n'est-il pas notre parent ? Voici, il vanne cette nuit l'orge sur l'aire ; baigne-toi donc, oins-toi, et te couvre de ta mante, et descends à l'aire. Reste ignorée de lui jusqu'à ce qu'il ait fini de manger et de boire. Et lorsqu'il se couchera, remarque le lieu où il se couche ; puis va, relève la couverture de ses pieds, et couche-toi : or lui-même il t'indiquera ce que tu as à faire. Et elle lui répondit : Tout ce que tu m'as dit, je le ferai. Elle descendit donc à l'aire et s'y prit en tous points comme sa belle-mère l'avait prescrit. Et lorsque Boaz eut mangé et bu et qu'il eut le cœur gai, il vint se coucher au bout du monceau des gerbes. Alors elle arriva doucement, et elle releva la couverture de ses pieds, puis elle se coucha. Et à minuit il eut une frayeur, et il se pencha en avant, et voilà qu'une femme était couchée à ses pieds. Et il dit : Qui es-tu ? Et elle dit : Je suis Ruth, ta servante ; et étends ton aile sur ta servante, car tu as le droit et le devoir lignager. Et il dit : Sois bénie par l'Éternel, ma fille ! car tu montres mieux ton amour en dernier lieu que tu ne l'as déjà fait en premier lieu, car tu ne vises pas aux jeunes hommes, soit pauvres, soit riches. Dès lors, ma fille, sois sans crainte ! tout ce que tu as dit, je le ferai pour toi, car toute la Porte de mon peuple sait que tu es une femme de bien. Et maintenant, quoiqu'il soit vrai que je suis lié par le devoir lignager, tu as cependant un parent lignager plus proche que moi. Laisse passer la nuit ; et dès le matin, s'il veut user de son droit, bien, qu'il en use ; mais s'il ne se soucie pas de te réclamer, je te réclamerai, moi, Vive l'Éternel ! Reste couchée jusqu'au matin. Elle demeura donc couchée à ses pieds jusqu'au matin. Puis elle se leva avant que deux personnes pussent se reconnaître l'une l'autre. Et il dit : Il ne faut pas qu'on sache que la femme est venue sur l'aire. Et il dit : Donne le manteau que tu as sur toi et tiens-le. Et elle le tint et il mesura six boisseaux d'orge, et il l'en chargea puis il revint à la ville. Et lorsqu'elle arriva chez sa belle-mère, celle-ci dit : Qui es-tu, ma fille ? Et Ruth lui raconta tout ce que l'homme avait fait pour elle. Et elle dit : Il m'a donné ces six boisseaux d'orge ; car il disait : Tu ne dois pas te présenter sans rien chez ta belle-mère. Et celle-ci dit : Attends, ma fille, de voir l'issue qu'aura la chose. Car cet homme n'aura pas de repos qu'il n'ait terminé l'affaire aujourd'hui.

Prière du matin — première lecture

Lamentations 4:1-21

Comme l'or s'est terni, comme les superbes joyaux se sont altérés ! Les pierres sacrées jonchent tous les carrefours. Les fils de Sion, ses enfants chéris, qui avaient le prix de l'or fin, comme les voilà mis au taux de la vaisselle d'argile, ouvrage des mains du potier ! Les chacals mêmes présentent la mamelle à leurs petits qu'ils allaitent ; la fille de mon peuple est barbare, comme l'autruche de la steppe. La langue du nourrisson est collée par la soif à son palais ; les enfants demandent du pain, personne ne leur en distribue. Ceux qui mangeaient des mets délicats, souffrent le dénuement dans les rues ; ceux qui étaient portés sur la pourpre, prennent le fumier pour leur couche. Le châtiment de la fille de mon peuple est plus grand que la peine de Sodome qui fut bouleversée en un moment, sans être assaillie par des mains humaines. Ses princes avaient un éclat plus pur que la neige, plus brillant que le lait ; ils avaient un corps vermeil comme le corail, et la beauté du saphir ; leur aspect est devenu plus sombre que le noir ; ils ne sont plus reconnus dans les rues, leur peau s'attache à leurs os, elle a la sécheresse du bois. Les victimes de l'épée ont un meilleur sort que les victimes de la faim, qui dépérissent minées par la disette de ce que rendent les champs. Les mains de femmes aimantes font cuire leurs propres enfants ; ils servent à les nourrir dans le désastre de la fille de mon peuple. L'Éternel a achevé ses vengeances, versé le feu de sa colère ; dans Sion Il alluma un feu qui dévora ses fondements. Les rois de la terre, ni aucun des habitants du monde ne croyaient que l'ennemi et l'adversaire pénétrassent dans les portes de Jérusalem. Ce fut à cause des péchés de leurs prophètes, des crimes de leurs sacrificateurs qui dans son enceinte répandirent le sang des justes. Ils erraient dans les rues comme aveugles, souillés de sang, personne ne pouvant toucher leurs vêtements. « Loin de nous, impurs ! » leur criait-on, « loin de nous ! loin de nous, ne nous touchez pas ! » Ils sont maintenant en fuite, ils errent aussi ; on dit parmi les nations : « Ils n'auront plus leur demeure ! » L'aspect de l'Éternel les a dissipés, Il ne tourne plus ses regards vers eux ; on n'a point égard aux sacrificateurs ; on ne prend point pitié des vieillards. Nos yeux languissent encore après notre délivrance ; vanité ! De nos vedettes nous cherchons à découvrir un peuple ; il ne nous délivre pas ! Ils enlacent nos pas, pour nous empêcher de marcher dans nos rues ; notre fin approche, nos temps sont accomplis, oui, notre fin arrive. Ceux qui nous poursuivent, sont plus légers que les aigles du ciel ; sur les montagnes ils nous serrent de près, et en embuscade dans le désert ils nous épient. L'âme de notre vie, l'Oint de l'Éternel, a été pris dans leurs fosses, lui dont nous disions : Nous vivrons à son ombre au milieu des nations. Livre-toi à la joie et aux transports, fille d'Édom, habitante du pays de Uts ! Mais le calice te sera aussi passé ; tu seras enivrée et mise à nu.

Épître

Ésaïe 53:1-12

Qui ajoute foi à ce que nous annonçons, et pour qui le bras de l'Éternel a-t-il été manifeste ? Il croît devant Lui comme un rejeton, et comme une racine, d'un sol aride. Il n'a ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, ni apparence, pour exciter nos désirs. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et familiarisé avec la maladie, et méprisé comme celui qui se cache le visage devant nous, et nous ne fîmes aucun cas de lui. Cependant il porta nos maladies, et se chargea de nos douleurs, et nous le crûmes puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était percé pour nos péchés, brisé pour nos crimes, le châtiment qui nous sauve tombait sur lui, et c'est par ses plaies que nous sommes guéris. Tous nous errions comme des brebis, nous suivions chacun notre voie, mais l'Éternel fit peser sur lui le crime de nous tous. Il fut maltraité et il fut humilié, et n'ouvrit pas la bouche, tel que l'agneau mené à la boucherie et telle qu'une brebis muette devant ceux qui la tondent, et il n'ouvrit pas la bouche. A l'angoisse et au jugement il est arraché : et qui dira sa durée ? car il est retranché de la terre des vivants, pour le crime de mon peuple il a été frappé. On lui assigna son tombeau à côté des impies, mais dans sa mort il fut avec le riche, car il ne commit point de violences et dans sa bouche il n'y eut point de fraude. Et il plut à Dieu de le briser par la maladie. Mais après avoir donné sa vie en expiation, il verra une postérité et prolongera ses jours, et l'œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. Délivré des peines de son âme, il pourra rassasier ses regards ; par sa connaissance mon serviteur juste en justifiera plusieurs, et de leurs crimes il se chargera. Aussi je lui donnerai son lot parmi les puissants, et avec les braves il partagera le butin, parce qu'il dévoua son âme à la mort, et qu'il fut mis au nombre des malfaiteurs, pour avoir pris sur lui les péchés de plusieurs, et intercédé pour les criminels.

Première lecture

Daniel 5

Le roi Belschazar donna un grand festin à ses mille grands, et il but du vin en présence de ces mille personnes. Belschazar, animé par le vin, dit qu'on apportât les vases d'or et d'argent que Nébucadnézar, son père, avait enlevés du temple de Jérusalem, pour que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines bussent dans ces vases. Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple de la maison de Dieu à Jérusalem, et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines burent dans ces vases. Ils burent du vin et chantèrent des louanges à leurs dieux d'or et d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre. Dans ce moment même les doigts d'une main d'homme s'avancèrent, et écrivirent, vis-à-vis du lustre, sur la chaux de la muraille du palais du roi, et le roi vit la main qui écrivait. Aussitôt le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent, et les nerfs de ses reins se détendirent, et ses genoux s'entre-heurtèrent. Le roi s'écria avec force qu'on mandât les devins, les Chaldéens et les mages. Le roi prit la parole et dit aux sages de Babel : Tout homme qui lira ces caractères, et m'en expliquera la signification, sera revêtu de la pourpre, et d'une chaîne d'or à son cou, et occupera la troisième place dans le gouvernement de mon empire. Puis tous les sages du roi furent introduits ; mais ils ne purent ni lire les caractères, ni en indiquer au roi la signification. Alors le roi Belschazar fut extrêmement troublé, et il changea de couleur, et ses grands furent interdits. Dans cette situation du roi et des grands, la reine parut dans la salle du festin. La reine prit la parole et dit : O roi ! puisses-tu vivre éternellement ! que tes pensées ne te troublent pas, et ne change pas de couleur ! Il est dans ton royaume un homme en qui est l'esprit des dieux saints, et du temps de ton père en lui s'est trouvée une lumière, une intelligence, une sagesse pareille à la sagesse des dieux ; et le roi Nébucadnézar, ton père, ton père, ô roi, l'a établi chef des devins, des enchanteurs, des Chaldéens, des mages, parce qu'un esprit éminent, et la connaissance et l'entente de l'interprétation des songes, et de l'explication des énigmes et de la solution des questions difficiles s'étaient rencontrées en lui, savoir, en Daniel, dont le roi avait changé le nom en celui de Beltsazar ; que Daniel soit donc mandé, et il te donnera l'explication. Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs Juifs que le roi, mon père, a amenés de Juda ? J'ai ouï dire de toi que l'esprit des dieux est en toi, et qu'on trouve en toi et lumière, et intelligence, et sagesse éminente. Or les sages et les devins ont été amenés devant moi pour lire ces caractères et m'en découvrir le sens, mais ils ne peuvent m'expliquer le sens de la chose. Mais j'ai ouï dire de toi que tu sais donner les explications, et résoudre les questions difficiles ; si donc tu peux lire ces caractères, et m'en faire connaître le sens, tu seras revêtu de la pourpre, et tu auras une chaîne d'or à ton cou, et tu occuperas la troisième place dans mon empire. Alors Daniel répondit et dit en présence du roi : Garde tes dons, et fais tes largesses à un autre ! Cependant je lirai les caractères au roi, et je lui en indiquerai le sens. O roi, le Dieu très haut accorda à Nébucadnézar, ton père, royauté et grandeur, et gloire et magnificence ; et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, les peuples, les nations et les hommes de toute langue étaient tous craintifs et tremblants devant lui ; il faisait mourir qui il voulait, et donnait la vie à qui il voulait, et il élevait qui il voulait, et il abaissait qui il voulait. Mais comme son cœur s'éleva, et que son esprit s'enorgueillit jusqu'à l'insolence, il fut précipité de son trône royal, et sa gloire lui fut ôtée ; et il fut chassé du milieu des enfants des hommes, et son cœur devint semblable à la brute, et il demeura avec les onagres, comme le bœuf il mangea de l'herbe, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il eût reconnu que le Dieu très haut a la domination sur la royauté de l'homme, et qu'il y élève qui Il veut. Mais toi, son fils Belschazar, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu saches toutes ces choses ; et tu t'es élevé contre le Maître du ciel, et les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et toi et tes grands, tes femmes et tes concubines, vous avez bu du vin dans ces vases, et tu as chanté des louanges aux dieux d'argent et d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient, ni n'entendent, ni ne savent rien, et le Dieu qui tient ton souffle dans sa main et qui préside à toutes tes destinées, tu ne l'as pas honoré. En conséquence, c'est de par lui qu'a été envoyée cette main qui a tracé ces caractères. Et voici les caractères qui ont été tracés : Compté ! Compté ! Pesé ! et Partage ! Voici le sens du mot Compté : Dieu a fait le compte de ton règne et y met fin. Pesé : Tu as été pesé à la balance et trouvé trop léger. Partage : Ton empire sera partagé et donné aux Mèdes et aux Perses. Alors, sur l'ordre de Belschazar on revêtit Daniel de la pourpre, et on lui mit au cou une chaîne d'or, et l'on publia devant lui qu'il occuperait la troisième place dans l'empire. Cette nuit même, Belschazar, roi des Chaldéens, fut tué. Et Darius le Mède reçut l'empire, étant âgé de soixante-deux ans.

Prière du matin — deuxième lecture

Jean 16:1-16

« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne trébuchiez pas. On vous mettra au ban de la synagogue ; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir s'imaginera rendre un culte à Dieu ; et ils agiront ainsi, parce qu'ils n'ont connu ni le Père, ni moi. Mais je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l'heure en sera venue, vous vous souveniez que je vous en ai parlé ; si je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, c'est que j'étais avec vous ; mais maintenant je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé, et nul de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Mais je vous dis la vérité : il vous convient que je parte ; car si je ne pars pas, le défenseur ne viendra certainement pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai ; et, quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m'en vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant ; mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de son chef, mais il parlera de tout ce qu'il entendra et il vous annoncera les choses qui doivent arriver. C'est lui qui me glorifiera, car il prendra du mien et vous l'annoncera ; tout ce que le Père possède est mien ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend du mien, et qu'il vous l'annoncera. Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. »

Psaume responsorial

Psaumes 19

Au maître chantre. Cantique de David.Les Cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament proclame l'œuvre de ses mains. Le jour en transmet au jour le témoignage, et la nuit à la nuit en donne connaissance : ce n'est pas un discours, ce n'est pas un langage, dont la voix ne soit pas entendue. Sur toute la terre leurs accents se répandent, et leurs récits vont jusques au bout du monde, aux lieux où est dressée une tente au soleil ; il sort, comme un époux de sa chambre nuptiale, il se réjouit, comme un héros de courir dans la lice ; il part de l'extrémité du ciel, et sa carrière s'achève à ses extrémités : rien ne se dérobe à ses feux. La loi de l'Éternel est parfaite, elle restaure l'âme ; le témoignage de l'Éternel est sûr, il rend sage le simple ; les ordres de l'Éternel sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement de l'Éternel est pur, il éclaire les yeux ; la crainte de l'Éternel est pure, elle subsiste à jamais ; les préceptes de l'Éternel sont vrais, ils sont tous justes, ils ont plus de prix que l'or, que beaucoup d'or fin, plus de douceur que le miel, que le suc des rayons. Ton serviteur aussi en fut éclairé ; à les garder il y a un grand gain… Qui est-ce qui aperçoit [toutes] ses erreurs ? Absous-moi de celles que j'ignore ! Des orgueilleux aussi préserve ton serviteur ! Qu'ils ne prennent pas l'empire sur moi ! alors je serai sans reproche, et exempt d'un grand péché. Agrée les paroles de ma bouche, et accueille la méditation de mon cœur, ô Éternel, mon rocher, et mon libérateur !

Évangile

Luc 22:39-71;23:1-53

Et étant sorti il s'achemina, selon sa coutume, vers la montagne des Oliviers ; or les disciples aussi le suivaient. Mais lorsqu'il fut arrivé en cet endroit, il leur dit : « Priez pour ne pas entrer en tentation. » Et lui-même s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si Tu le veux, fais passer cette coupe loin de moi ! Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui se fasse. » [ Or un ange venu du ciel lui apparut pour le fortifier, et étant entré en agonie, il priait avec plus d'instance ; mais sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.] Et s'étant levé après sa prière, il vint vers ses disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez afin que vous n'entriez pas en tentation. » Pendant qu'il parlait encore, voici venir une foule, et le nommé Judas, un des douze, la précédait, et il s'approcha de Jésus pour l'embrasser. Mais Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le fils de l'homme ! » Et ceux qui étaient avec lui voyant ce qui allait arriver dirent : « Seigneur, si nous frappions de l'épée ? » Et l'un d'entre eux frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite. Mais Jésus prenant la parole dit : « Attendez que ceci soit fait, » et lui ayant touché l'oreille, il le guérit. Or Jésus dit aux grands prêtres et aux chefs des gardes du temple et aux anciens qui s'étaient portés contre lui : « Vous êtes sortis, comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons. Pendant que j'étais chaque jour avec vous dans le temple, vous n'avez pas mis les mains sur moi ; mais c'est ici votre heure, et le règne des ténèbres. » Or l'ayant saisi, ils l'emmenèrent, et ils le conduisirent dans la maison du grand, prêtre. Mais Pierre le suivait de loin. Or après qu'ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu'ils se furent assis ensemble, Pierre se trouvait assis au milieu d'eux. Mais une servante l'ayant vu assis à la lueur du feu et l'ayant regardé fixement, dit : « Celui-ci aussi était avec lui. » Mais lui le nia en disant : « Je ne le connais point, femme ! » Et peu après un autre l'ayant vu, dit : « Toi aussi, tu en es. » Mais Pierre dit : « O homme, je n'en suis point ! » Et au bout d'environ une heure un autre insistait en disant : « Certainement celui-ci aussi était avec lui ; car il est aussi Galiléen. » Mais Pierre dit : « O homme, j'ignore ce dont tu parles. » Et tout à coup, comme il parlait encore, un coq chanta, et le seigneur s'étant retourné regarda Pierre, et Pierre se souvint de la parole du seigneur, qui lui avait dit : « Avant que le coq ait chanté aujourd'hui tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti il pleura amèrement. Et les hommes qui le tenaient le bafouaient après l'avoir frappé, et l'ayant couvert d'un voile, ils l'interrogeaient en disant : « Prophétise ! Quel est celui qui t'a frappé ? » Et ils disaient contre lui beaucoup d'autres injures. Et lorsque le jour fut venu, le corps des anciens du peuple se réunit ainsi que les grands prêtres et les scribes, et ils l'amenèrent devant leur propre tribunal, en disant : « Si tu es le Christ, dis-le nous. » Mais il leur dit : « Si je vous le disais, vous ne le croiriez certainement pas ; si, d'un autre côté, je vous interrogeais, vous ne répondriez certainement pas. Mais désormais le fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. «  Or ils dirent tous : « Tu es donc le fils de Dieu ? » Or il leur dit : « C'est vous-mêmes qui dites que je le suis. » Mais ils dirent : « Qu'avons-nous encore besoin de témoignage, puisque c'est nous-mêmes qui l'avons entendu de sa bouche ? » Et s'étant soulevés en foule ils le conduisirent devant Pilate. Or ils se mirent à l'accuser en disant : « Nous avons trouvé celui-ci occupé à soulever notre nation, et empêchant de payer des impôts à l'empereur, et disant qu'il est lui-même Christ roi. » Or Pilate l'interrogea en disant : « Tu es le roi de Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Or Pilate dit aux grands prêtres et à la foule : « Je ne trouve rien de coupable chez cet homme. » Mais ils insistaient, en disant : « Il agite le peuple, en enseignant dans toute la Judée, ayant même commencé par la Galilée jusques ici. » A ces mots Pilate demanda : « L'homme est-il Galiléen ? » Et ayant appris qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya devant Hérode, qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là. Or Hérode en voyant Jésus fut dans une grande joie, car dès longtemps il désirait le voir, à cause de ce qu'il avait ouï dire sur son compte, et il espérait voir quelque miracle opéré par lui. Or il lui faisait subir un long interrogatoire, mais il ne répondait rien, tandis que les grands prêtres et les scribes étaient là qui l'accusaient sans relâche. Or, après qu'Hérode l'eut insulté et bafoué avec ses soldats, il le revêtit d'un brillant costume et le renvoya à Pilate. Or Hérode et Pilate devinrent ce jour même mutuellement amis, car auparavant il existait entre eux une inimitié réciproque. Cependant Pilate, ayant convoqué les grands prêtres et les chefs, et le peuple, leur dit : « Vous m'avez amené cet homme comme soulevant le peuple, et voici, après l'avoir examiné en votre présence, je ne l'ai, pour mon compte, trouvé coupable d'aucune des choses dont vous l'accusez ; mais Hérode non plus, car il nous l'a renvoyé ; et voici, il n'a rien fait qui soit digne de mort. Après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » [ Il était obligé de leur relâcher lors d'une fête un prisonnier.] Mais ils s'écriaient en foule : « Fais périr celui-ci, mais relâche-nous Barabbas. » Cet homme avait été mis en prison à cause d'une sédition survenue dans la ville et d'un meurtre. Mais Pilate s'adressa derechef à eux, parce qu'il désirait relâcher Jésus ; mais ils répondaient par des cris en disant : « Crucifie, crucifie-le. » Or il leur dit pour la troisième fois : « Eh ! quel mal a fait cet homme ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort ; après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » Mais ils insistaient en demandant à grands cris qu'il le crucifiât, et leurs cris prenaient le dessus, et Pilate prononça que leur requête était accordée ; et il leur relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre, lequel ils réclamaient, tandis qu'il leur livra Jésus pour en faire ce qu'ils voulaient. Et comme ils l'emmenaient, ils se saisirent d'un certain Simon de Cyrène qui venait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. Or une nombreuse multitude de peuple le suivait, ainsi que beaucoup de femmes qui s'affligeaient et se lamentaient sur lui. Mais s'étant retourné vers elles, Jésus dit : « Filles, de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants, car voici, des jours viennent où l'on dira : Heureuses les stériles, et les ventres qui n'ont point enfanté, et les mamelles qui n'ont point nourri ! Alors on commencera à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! et aux coteaux : Cachez-nous ! Car si on fait ces choses à du bois vert, qu'adviendra-t-il à celui qui est sec ? » Or on emmenait aussi deux autres malfaiteurs pour être mis à mort avec lui. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit appelé Crâne, ils le crucifièrent là avec les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche. Or se partageant ses vêtements, ils tirèrent au sort. Et le peuple se tenait là à regarder ; mais les chefs aussi se moquaient en disant : « Il en a sauvé d'autres, qu'il se sauve lui-même, s'il est le Fils, le Christ élu de Dieu ! » Les soldats s'avançant le bafouèrent aussi, en lui offrant du vinaigre, et en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. » Et il y avait encore au-dessus de lui pour inscription : Celui-ci est le roi des Juifs. Or l'un des malfaiteurs pendus l'injuriait, en disant : « N'est-ce pas toi qui es le Christ ? Sauve-toi toi-même et nous aussi ! » Mais l'autre prenant la parole le réprimandait en disant : « Ne crains-tu point Dieu, car tu subis la même condamnation ? Et quant à nous, ce n'est que justice, car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons faites, tandis que celui-ci n'a rien fait de criminel. » Et il disait à Jésus : « Souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton royaume. » Et il lui dit : « En vérité je te le déclare, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » Et il était déjà environ la sixième heure, et des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure, car le soleil s'éclipsait ; et le rideau du sanctuaire se déchira par le milieu. Et Jésus parlant à haute voix, dit : « Père, c'est en Tes mains que je remets mon esprit ! » Or en disant cela, il expira. Mais le centurion, voyant ce qui était advenu, glorifiait Dieu en disant : « Cet homme-ci était réellement juste. » Et toute la foule qui était venue là pour ce spectacle, ayant vu ce qui s'était passé, s'en retournait en se frappant la poitrine. Mais tous ceux de sa connaissance se tenaient dans l'éloignement, ainsi que les femmes qui l'accompagnaient depuis la Galilée, et elles contemplaient ces choses. Et voici, un homme nommé Joseph, qui était sénateur, homme bon et juste, lequel n'avait point connivé à leur décision et à leur conduite, originaire d'Arimathée, ville des Juifs, qui attendait le royaume de Dieu… cet homme s'étant rendu auprès de Pilate réclama le corps de Jésus, et l'ayant descendu il l'enveloppa d'un linceul et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis.

Psaume responsorial

Psaumes 90

Prière de Moïse, homme de Dieu.Éternel, tu as été notre refuge d'une génération à l'autre génération ; avant que les montagnes fussent enfantées, et que tu eusses engendré la terre et le monde, oui, de l'éternité à l'éternité tu es, ô Dieu. Tu fais rentrer l'homme dans la poudre, et tu dis : « Rentrez-y, enfants des hommes ! » Car mille ans sont à tes yeux comme le jour d'hier, quand il est passé, et comme une veille dans la nuit. Tu les emportes, ils sont un rêve ; le matin, comme l'herbe, l'homme lève ; le matin il fleurit et lève ; le soir il est tranché, et il sèche. Car nous sommes consumés par ta colère, et par ton courroux nous sommes terrassés. Tu produis nos péchés à ta vue, et nos secrets à la lumière de ta face. Car tous nos jours fuient devant ta fureur, nous perdons nos années, comme une pensée. Les jours de notre vie, ce sont soixante-dix années, et, pour les forts, quatre-vingts années ; et ce qui fait leur orgueil est peine et néant ; car il passe vite, et nous nous envolons. Qui connaît la puissance de ta colère, et mesure ton courroux sur la crainte qui t'est due ? Apprends-nous à faire un tel compte de nos jours, que nous acquérions un cœur sage ! Reviens, Éternel ! Jusques à quand ?… \ Et prends pitié de tes serviteurs ! Rassasie-nous bientôt de ta grâce, et nous serons triomphants et joyeux durant tous nos jours ! Donne-nous de la joie pour le temps que tu nous affligeas, pour les années où nous connûmes le malheur ! Rends ton action visible à tes serviteurs, et ta majesté à leurs enfants ! Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous ! Et consolide pour nous l'œuvre de nos mains, oui, consolide l'œuvre de nos mains !

Psaume responsorial

Psaumes 107

Louez l'Éternel, car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle ! Qu'ainsi parlent les rachetés de l'Éternel, qu'il a rachetés des mains de l'ennemi, et recueillis de tout pays, du Levant et du Couchant, du Septentrion et de la mer. Ils furent errants au désert, dans une voie solitaire, et ils ne trouvaient pas une ville où habiter ; ils éprouvaient la faim et la soif ; leur âme en eux était défaillante. Et ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, et leur fit prendre la voie directe pour arriver à une ville où pouvoir habiter. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a satisfait l'âme altérée, et comblé de biens l'âme affamée. Ceux qui habitaient les ténèbres et l'ombre de la mort, prisonniers de la misère et des fers… Car ils résistèrent aux paroles de Dieu, et méprisèrent les décrets du Très-haut. Aussi courba-t-Il leur cœur sous la peine ; ils succombèrent, et ne furent point assistés. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il les tira des ténèbres et de l'ombre de la mort, et rompit leurs fers. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a brisé les portes d'airain, et mis en pièces les verrous de fer. Les insensés qui suivaient la voie de la révolte, et à cause de leurs crimes se virent humiliés… Toute nourriture excitait leur dégoût, et ils arrivaient aux portes de la mort. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il émit sa parole, et les guérit, et les retira de leurs tombeaux. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils Lui offrent les sacrifices de la reconnaissance, et publient ses hauts faits avec des cris de joie ! Ceux qui se mirent en mer sur des navires, et firent la manœuvre sur les grandes eaux, furent témoins des œuvres de Dieu, et des merveilles qu'il opère dans les flots. Il dit, et excita un vent de tempête, qui souleva les vagues de la mer ; elles montèrent vers le ciel, descendirent dans l'abîme, leur âme dans le danger était éperdue ; saisis du vertige, ils chancelaient, comme étant ivres, et toute leur sagesse était évanouie. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, Il fit cesser la tourmente qui devint silencieuse, et les vagues se turent ; et ils furent joyeux, quand elles se calmèrent, et Il les conduisit au port désiré. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils L'exaltent dans l'assemblée du peuple, et Le louent dans la séance des anciens ! Il change les fleuves en désert, et les sources des eaux en sol aride, la plaine fertile en steppe salée, à cause de la méchanceté de ses habitants. Il change le désert en une masse d'eaux, et la terre desséchée en sources d'eaux, et Il y établit ceux qui sont affamés, et là ils fondent des villes, pour les habiter. Ils ensemencent des champs, et plantent des vignes qui donnent leurs fruits pour revenu. Et Il les bénit, et ils deviennent très nombreux, et Il n'amoindrit pas leurs bestiaux. Or ils étaient amoindris et accablés par l'oppression, le malheur et les peines ; c'est lui qui verse le mépris sur les princes, et Il les fait errer dans un désert sans chemin ; mais Il relève le pauvre de sa misère, et rend les familles égales à des troupeaux. C'est ce que voient les hommes droits, et ils se réjouissent, et tous les méchants ont la bouche fermée. Que tout homme sage prenne garde à ceci, et soit attentif aux grâces de l'Éternel !

Psaume responsorial

Psaumes 102

Prière d'un malheureux qui, plongé dans la douleur, épanche sa plainte devant l'Éternel.Éternel, écoute ma prière, et que ma complainte arrive jusqu'à toi ! Ne me cache pas ta face au jour de ma détresse ! Penche vers moi ton oreille, quand je t'invoque ! hâte-toi ! exauce-moi ! Car mes jours, comme une fumée, se sont évanouis, et mes os sont embrasés, comme un tison ardent. Frappé comme la plante, mon cœur s'est flétri ; car j'oublie de manger mon pain. Par l'effet des sanglots que j'exhale, mes os s'attachent à ma chair. Je ressemble au pélican du désert, je suis comme le chat-huant des masures. J'ai perdu le sommeil, et je suis tel que sur un toit l'oiseau solitaire. Tous les jours mes ennemis m'outragent ; follement animés contre moi, ils emploient mon nom pour maudire. Car je mange la cendre au lieu de pain, et je trempe mon breuvage de mes pleurs, à cause de ton courroux et de ta fureur ; car tu m'as soulevé, et m'as précipité. Mes jours sont comme les ombres allongées, et je sèche comme l'herbe. Mais toi, Seigneur, tu es éternellement sur ton trône, et ton nom demeure à travers tous les âges. Tu te lèveras, tu prendras pitié de Sion ; car il est temps de prendre pitié d'elle : le moment est venu. Car les vœux de tes serviteurs sont pour les pierres de Sion, et ils sont affectionnés à ses ruines… Alors les peuples révéreront le nom de l'Éternel, et tous les rois de la terre, ta majesté ! Oui, l'Éternel relèvera Sion, Il apparaîtra dans sa gloire. Il se tourne vers les pauvres qui prient, et Il ne dédaigne pas leur prière. Que ceci soit écrit pour l'âge futur, et que le peuple qui naîtra, loue l'Éternel ! Car Il regarde du lieu très haut de sa sainteté, l'Éternel abaisse des Cieux ses regards sur la terre, pour entendre les soupirs des captifs, pour libérer les enfants de la mort, afin qu'ils redisent en Sion le nom de l'Éternel, et ses louanges dans Jérusalem, lors du concours universel des peuples, et des royaumes qui viendront servir l'Éternel. Au milieu du voyage Il a brisé ma force, abrégé mes jours. Je dis : Mon Dieu, ne m'enlève pas à la moitié de mes jours ! A travers tous les âges tes années se perpétuent. Jadis tu fondas la terre, et les Cieux sont l'ouvrage de tes mains. Ils périront, mais tu subsisteras ; tout entiers ils s'useront comme un vêtement ; tu les changeras comme un habit, et ils changeront ; mais toi, tu demeures le même, et tes années n'ont point de terme. Les enfants de tes serviteurs auront leur séjour, et leur race subsistera devant toi.

Prière du soir — première lecture

Daniel 9:20

Et je parlais et priais encore, et confessais mon péché et le péché de mon peuple d'Israël, et je laissais tomber mes prières devant l'Éternel, mon Dieu, en faveur de la sainte montagne de mon Dieu ;

Deuxième lecture

2 Corinthiens 12

Faut-il s'enorgueillir ? Il est vrai que cela n'est pas utile, néanmoins j'en viendrai même aux visions et aux révélations du Seigneur : je connais un homme en Christ qui, il y a quatorze ans, que ce fût avec son corps, je l'ignore, que ce fût sans son corps, je l'ignore, Dieu le sait, un homme, dis-je, qui fut enlevé jusqu'au troisième ciel. Et je sais que ce même homme, que ce fût avec son corps, que ce fût sans son corps, Dieu le sait, fut enlevé dans le paradis, et entendit d'ineffables paroles qu'il n'est pas permis à un homme de proférer. C'est pour cet homme-là que je m'enorgueillirai, mais pour moi-même je ne m'enorgueillirai point, si ce n'est de mes faiblesses, (ce n'est pas que, si je voulais m'enorgueillir, j'eusse perdu la raison, car je dirais la vérité, mais je m'en abstiens, afin que personne ne m'attribue plus que ce qu'il me voit faire ou m'entend dire) et si ce n'est de l'excès de mes révélations. C'est pourquoi, afin que je ne m'exalte point, il m'a été donné, comme une épreuve pour la chair, un ange de Satan, afin qu'il me soufflette pour que je ne m'exalte point ; trois fois j'ai prié à son sujet le seigneur, afin qu'il s'éloignât de moi, et il m'a dit : « Ma grâce te suffit, car la puissance déploie tous ses effets dans la faiblesse. » Je m'enorgueillirai donc beaucoup plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C'est pourquoi je prends plaisir aux faiblesses, aux injures, aux calamités, aux persécutions et aux détresses, à cause de Christ ; car quand je suis faible, alors je suis puissant. Je me suis laissé aller à déraisonner ; c'est vous qui m'y avez contraint, car quant à moi j'aurais dû être recommandé par vous ; je n'ai en effet été inférieur en quoi que ce soit aux apôtres de la plus haute volée, quoique je ne sois rien. Les marques de l'apôtre se sont fait reconnaître parmi vous avec une pleine persévérance par des signes et des prodiges et des miracles. Car en quoi avez-vous été lésés par comparaison avec les autres églises, sauf en ce que moi-même je ne vous ai pas été à charge ? Pardonnez-moi cette injustice. Voici, pour la troisième fois je suis prêt à me rendre auprès de vous, et je ne vous serai pas à charge, car ce n'est pas ce qui est à vous que je recherche, mais c'est vous ; ce ne sont pas en effet les enfants qui doivent thésauriser pour leurs parents, mais les parents pour leurs enfants. Quant à moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même entièrement pour vos âmes, dussé-je, en vous aimant toujours plus, être toujours moins aimé. Eh bien ! soit ; je ne vous ai pas été personnellement à charge, mais, étant plein d'astuce, je me suis emparé de vous par ruse. Est-ce qu'aucun de ceux que je vous ai envoyés m'a servi à vous duper ? J'ai encouragé Tite, et avec lui j'ai envoyé le frère ; est-ce que Tite vous a dupés ? N'avons-nous pas marché dans le même esprit et suivi les mêmes traces ? Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions devant vous ; c'est devant Dieu que nous parlons en Christ, mais tout ce que nous disons, mes bien-aimés, c'est pour votre édification ; car je crains qu'à mon arrivée je ne vous trouve pas tels que je désirerais, et que moi-même je ne sois pas trouvé par vous tel que vous désireriez ; je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des emportements, des intrigues, des calomnies, des délations, des vanteries, des révoltes. Est-ce qu'à mon arrivée mon Dieu m'humiliera de nouveau par rapport à vous, et aurai-je à pleurer sur beaucoup de ceux qui ont ci-devant péché, et qui ne se seront pas repentis de l'impureté, de l'impudicité, du débordement auxquels ils se sont livrés ?

Deuxième lecture

1 Pierre 2

Vous étant donc dépouillés de toute malice et de toute ruse, et de l'hypocrisie, et des meurtres, et de toute calomnie, comme des enfants nouveau-nés désirez avec ardeur le lait pur de la parole, afin que par son moyen vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le seigneur est bon. C'est en vous approchant de lui, la pierre vivante, que les hommes ont, il est vrai, rejetée, mais qui est devant Dieu choisie et honorée, que vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, maison spirituelle, pour former une prêtrise sainte, afin d'offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus-Christ ; en effet on trouve dans l'écriture : « Voici, Je place en Sion une pierre choisie, angulaire, honorée, et celui qui croit en elle n'aura certainement pas à en rougir. » C'est donc à vous qui croyez, qu'appartient l'honneur, tandis que pour les incrédules la pierre que les constructeurs ont rejetée, est celle qui est devenue le sommet de l'angle, et une pierre d'achoppement, et un roc de scandale, eux qui, par leur incrédulité, heurtent contre la parole ; ce à quoi aussi ils ont été destinés ; tandis que vous, vous êtes une race élue, une prêtrise royale, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous proclamiez les vertus de Celui qui, des ténèbres, vous a appelés à Son admirable lumière ; vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu, vous auxquels il n'avait pas été fait miséricorde, mais à qui maintenant il a été fait miséricorde. Bien-aimés ! Je vous exhorte comme des étrangers et des voyageurs, à préserver des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme votre bonne conduite parmi les Gentils, afin que, sur les points où ils vous accusent calomnieusement de mal faire, ils glorifient Dieu, au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres, en y regardant de plus près. Soyez soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur, soit au roi, comme au souverain, soit aux gouverneurs, comme à ceux qui sont délégués par lui pour châtier les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien ; car c'est ici la volonté de Dieu, qu'en faisant bien vous fermiez la bouche à l'ignorance des hommes dépourvus de sens. C'est comme étant libres, et non pas comme faisant de votre liberté un manteau pour votre malice, mais comme esclaves de Dieu, que vous devez honorer tous les hommes, aimer les frères, craindre Dieu, honorer le roi. Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et indulgents, mais encore à ceux de difficile humeur ; car c'est une grâce, que d'endurer des afflictions par motif de conscience envers Dieu, en souffrant injustement. Quelle gloire en effet vous reviendrait-il de supporter patiemment les coups que vous attirent vos péchés ? Mais si vous supportez patiemment les souffrances que vous attirent vos bonnes actions, ceci est une grâce devant Dieu ; car c'est à cela que vous avez été appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces, lui, qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, insulté, ne rendait pas l'insulte, qui, maltraité, ne menaçait pas, mais s'en remettait à Celui qui juge avec justice ; lui, qui a porté lui-même vos péchés en son corps sur le bois, afin qu'ayant rompu avec les péchés, nous vivions pour la justice ; lui, par la meurtrissure duquel vous avez été guéris ; vous erriez comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

Deuxième lecture

1 Thessaloniciens 4:1-12

Au reste, frères, nous vous prions et nous vous exhortons dans le Seigneur Jésus, que, conformément à ce que vous avez appris de nous sur la manière dont il faut vous conduire et plaire à Dieu, comme en effet vous le faites, nous vous exhortons, dis-je, que vous le fassiez toujours plus. Vous savez en effet quels ordres nous vous avons donnés au nom du Seigneur Jésus ; car ce que Dieu veut, c'est votre sanctification ; c'est que vous vous absteniez de l'impudicité ; c'est que chacun de vous sache jouir de son propre vase dans la sanctification et l'honnêteté, et non avec une convoitise passionnée, comme les Gentils qui ne connaissent pas Dieu ; c'est qu'il ne commette point de transgressions, ni ne fasse tort à son frère sur ce point ; car le Seigneur punit toutes ces choses, comme nous vous en avons aussi prévenus, et comme nous vous l'avons attesté. En effet, ce n'est pas à l'impureté que Dieu nous a appelés, mais à la sanctification ; par conséquent celui qui rejette ceci ne rejette pas un homme, mais Dieu qui vous donne Son esprit saint. Quant à l'amour fraternel, nous n'avions pas besoin de vous en écrire ; car vous êtes vous-mêmes instruits de Dieu à vous aimer les uns les autres, et c'est en effet ce que vous faites aussi pour tous les frères qui sont dans la Macédoine entière. Mais nous vous exhortons, frères, à le faire toujours plus, et à mettre votre amour-propre à demeurer en paix, et à faire vos propres affaires, et à travailler de vos mains comme nous vous l'avons commandé, afin que vous vous conduisiez convenablement à l'égard de ceux du dehors, et que vous n'ayez besoin de personne.

Deuxième lecture

Ésaïe 41:1-14

En silence, Îles, écoutez-moi ! et que les peuples raniment leur force ! qu'ils s'approchent et parlent ! ensemble nous allons engager le débat. Qui de l'Orient a fait surgir celui dont la justice accompagne les pas ? qui lui a livré les nations et assujetti des rois, de leur épée a fait comme une poussière, et de leur arc comme une balle emportée ? Il les poursuit et parcourt sain et sauf le chemin où son pied n'avait jamais marché. Qui l'a fait et exécuté ? Celui qui dès l'origine appela les générations, moi l'Éternel, qui suis le premier et qui demeure le même dans les derniers âges. Les Îles le voient, et sont craintives, les extrémités de la terre tremblent : ils s'approchent, ils viennent. Ils s'aident l'un l'autre ; chacun dit à son frère : « Courage ! » Le forgeron encourage le fondeur, l'ouvrier qui polit au marteau celui qui bat l'enclume ; il dit de la soudure : « Elle est bonne ! » et il le fixe avec des clous, de peur qu'il ne bouge. Mais toi, Israël, mon serviteur, Jacob dont j'ai fait choix, race d'Abraham mon ami, toi que j'ai été prendre au bout de la terre, et que j'ai appelé de son extrémité, à qui j'ai dit : Tu es mon serviteur ; je te choisis, et ne te rejette point ! Ne crains point, car je suis avec toi ! ne t'épouvante point, car je suis ton Dieu, je te fortifie, je te suis en aide, et te soutiens de mon bras sauveur. Voici, ils seront confus et honteux, tous tes furieux ennemis ; ils seront comme n'étant pas ; ils périront, les hommes animés contre toi ; tu les chercheras et ne les trouveras plus, ceux qui te cherchaient querelle ; ils seront comme rien et comme le néant, les hommes qui te livraient la guerre. Car c'est moi, l'Éternel, ton Dieu, qui te prends par la main, qui te dis : Ne crains point, je suis ton aide ! Ne crains point, vermisseau de Jacob, petit reste d'Israël ! je suis ton aide, dit l'Éternel, et le Saint d'Israël est ton vengeur.

Évangile

Jean 18

Après avoir dit ces choses Jésus sortit avec ses disciples pour se rendre, au delà du torrent des cèdres, en un lieu où se trouvait un jardin dans lequel il entra, lui et ses disciples. Or Judas, qui le livrait, connaissait aussi l'endroit, parce que souvent Jésus s'y était réuni à ses disciples. Judas donc, ayant pris la cohorte et des satellites que lui avaient donnés les grands prêtres et les pharisiens, arrive en ce lieu avec des torches, des lanternes et des armes. Jésus donc, qui savait tout ce qui allait lui arriver, sortit et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazoréen. » Il leur dit : « C'est moi qui suis Jésus. » Or Judas qui le livrait était aussi avec eux. Lors donc qu'il leur eut dit : « C'est moi qui le suis, » ils reculèrent en arrière et tombèrent par terre. Il leur demanda donc derechef : « Qui cherchez-vous ? » Et ils dirent : « Jésus le Nazoréen. » Jésus répondit : « Je vous ai dit que c'est moi qui le suis, si donc vous me cherchez, laissez aller ceux-ci. » — Afin que fût accomplie la parole qu'il avait dite : ceux que tu m'as donnés, je n'en ai perdu aucun. — Simon Pierre qui avait une épée la tira donc et frappa l'esclave du grand prêtre et lui coupa l'oreille droite ; or le nom de l'esclave était Malchus. Jésus dit donc à Pierre : « Remets l'épée dans le fourreau ; la coupe que le Père m'a donnée, ne la boirai-je pas ? » La cohorte, et le commandant, et les satellites des Juifs se saisirent donc de Jésus et le garrottèrent, et ils le conduisirent d'abord chez Annas ; il était en effet beau-père de Caïaphas, qui était grand prêtre cette année-là. — Or Caïaphas était celui qui avait donné aux Juifs le conseil : il convient qu'un seul homme meure pour le peuple. — Cependant Simon Pierre suivait Jésus, avec un autre disciple ; or ce disciple-ci était connu du grand prêtre, et il entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre, mais Pierre se tenait dehors près de la porte. L'autre disciple, celui qui était connu du grand prêtre, sortit donc, et parla à la portière, et il fit entrer Pierre. La servante qui faisait office de portière dit donc à Pierre : « N'es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme-là ? » Il lui dit : « Je n'en suis point. » Cependant les esclaves et les satellites se tenaient auprès d'un brasier qu'ils avaient allumé, car il faisait froid, et ils se chauffaient ; or Pierre se tenait aussi avec eux et se chauffait. Le grand prêtre interrogea donc Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. Jésus lui répondit : « Pour moi, c'est publiquement que j'ai parlé au monde ; j'ai constamment enseigné dans une synagogue et dans le temple où tous les Juifs se rassemblent, et je n'ai rien dit en cachette. Pourquoi m'interroges-tu ? Interroge ceux qui ont entendu ce dont je leur ai parlé ; voici, ce sont eux qui savent ce que j'ai dit. » Or quand il eut dit cela, un des satellites qui se trouvait là donna un soufflet à Jésus, en disant : « C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » Jésus lui répondit : « Si j'ai mal parlé, porte témoignage du mal que j'ai dit, mais si c'est bien, pourquoi me frappes-tu ? » Annas l'envoya donc garrotté à Caïaphas le grand prêtre. Cependant Simon Pierre était à se chauffer ; ils lui dirent donc : « N'es-tu pas, toi aussi, de ses disciples ? » Il le nia et dit : « Je n'en suis point. » Un des esclaves du grand prêtre, qui était parent de celui dont Pierre avait coupé l'oreille, dit : « Est-ce que je ne t'ai pas vu dans le jardin avec lui ? » Pierre donc nia derechef, et aussitôt un coq chanta. Ils conduisent donc Jésus de chez Caïaphas au prétoire ; or c'était le matin, et eux-mêmes n'entrèrent pas dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la pâque. Pilate donc sortit pour se rendre auprès d'eux et dit : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répliquèrent : « Si celui-ci n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. » Pilate leur dit donc : « Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort. » — Afin que fût accomplie la parole par laquelle Jésus avait indiqué de quelle mort il devait mourir. — Pilate entra donc derechef dans le prétoire, et il appela Jésus, et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou bien d'autres te l'ont-ils dit de moi ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif ? C'est ta nation et les grands prêtres qui t'ont livré à moi ; qu'as-tu fait ? » Jésus répondit : « Mon royaume n'est pas de ce monde ; si mon royaume était de ce monde, mes satellites auraient combattu afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est pas d'ici. » Pilate lui dit donc : « Tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis ; en effet je suis roi. C'est pour rendre témoignage à la vérité que je suis né et que je suis venu dans le monde ; quiconque est de la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité ? » Et en disant cela il sortit derechef pour se rendre auprès des Juifs, et il leur dit : « Pour moi, je ne trouve en lui aucun crime ; mais c'est votre coutume que je vous relâche quelqu'un à Pâque, voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » Ils s'écrièrent donc derechef : « Non pas celui-ci, mais Barabbas ! » Or Barabbas était un brigand.

Prière du soir — deuxième lecture

Jean 16:16

Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. »

Évangile

Luc 1:26-38

Or, au sixième mois l'ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme nommé Joseph, qui appartenait à la famille de David, et le nom de la vierge était Marie. Et étant entré auprès d'elle, il lui dit : « Salut, toi qui es comblée de grâces, le Seigneur est avec toi ! » Mais elle fut troublée de cette parole, et elle réfléchissait sur ce que pouvait signifier une telle salutation. Et l'ange lui dit : « Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu ; et voici, tu concevras en ton sein et tu mettras au monde un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, et il sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père, et il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles, et son règne n'aura point de fin. » Mais Marie dit à l'ange : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? » Et l'ange lui répliqua : « L'Esprit saint descendra sur toi, et une puissance du Très-Haut te couvrira ; c'est pourquoi aussi l'être saint qui sera engendré sera appelé Fils de Dieu. Et voici, Élisabeth ta parente a, elle aussi, conçu un fils en sa vieillesse, et elle est maintenant dans son sixième mois, elle qui était appelée stérile ; car rien de ce qui vient de Dieu ne sera frappé d'impuissance. » Or Marie dit : « Voici la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole. » Et l'ange s'éloigna d'elle.

Évangile

Marc 8:1-10

En ces jours-là une foule nombreuse se trouvant de nouveau réunie, et n'ayant rien à manger, il appela à lui ses disciples et leur dit : J'ai compassion de cette foule, car voilà déjà trois jours qu'ils persistent, et ils n'ont rien à manger ; et si je les renvoie à jeun dans leurs demeures, ils défailleront en chemin ; et quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. » Et ses disciples lui répliquèrent : « Comment quelqu'un pourra-t-il les rassasier de pains, ici, dans un désert ? » Et il leur demandait : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils disent : « Sept. » Et il invite la foule à s'asseoir sur la terre, et ayant pris les sept pains, après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait à ses disciples afin qu'ils les offrissent, et ils les offrirent à la foule ; et ils avaient quelques petits poissons, et après les avoir bénis, il dit qu'on les offrît aussi. Et ils mangèrent et ils furent rassasiés, et on emporta les restes des morceaux dans sept paniers. Or ils étaient environ quatre mille ; et il les congédia. Et aussitôt étant monté lui-même dans la barque avec ses disciples il vint dans le territoire de Dalmanountha.

Évangile

Matthieu 2

Or, après que Jésus fut né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici, des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, disant : « Où est le roi des Juifs qui vient d'être mis au monde ? Car nous avons vu son astre en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer. » Mais le roi Hérode l'ayant appris, fut troublé et tout Jérusalem avec lui ; et, après avoir rassemblé tous les grands prêtres et les scribes du peuple, il s'informait d'eux où devait naître le Christ. Et ils lui dirent : « A Bethléem de Judée ; c'est ainsi en effet qu'il a été écrit par l'entremise du prophète : Et toi Bethléem, terre de Juda, tu n'es certes point la moindre parmi les chefs de Juda, car c'est de toi que sortira un souverain qui paîtra mon peuple d'Israël. » Alors Hérode, ayant secrètement mandé les mages, s'enquit avec soin auprès d'eux du temps depuis lequel l'astre se montrait, et les envoyant à Bethléem, il dit : « Allez, et prenez d'exactes informations sur le petit enfant ; mais, quand vous l'aurez découvert, faites-le-moi savoir, afin que moi aussi j'aille l'adorer. » Pour eux, après avoir ouï le roi, ils se mirent en route ; et voici, l'astre qu'ils avaient vu en Orient les précédait, jusqu'à ce qu'il s'arrêta dans sa marche au-dessus du lieu où était le petit enfant. Or à la vue de l'astre ils furent remplis d'une très grande joie ; et, étant entrés dans la maison, ils virent le petit enfant avec Marie sa mère, et s'étant prosternés ils l'adorèrent, et ayant ouvert leurs trésors ils lui offrirent en présent de l'or, et de l'encens et de la myrrhe. Et ayant été avertis dans un songe de ne point retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. Or, après qu'ils eurent regagné leur pays, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, disant : Éveille-toi, prends avec toi le petit enfant et sa mère, et fuis en Egypte, et demeures-y jusques à ce que je te le dise ; car Hérode va se mettre en quête du petit enfant pour le faire périr. » Or, s'étant éveillé, il prit avec lui le petit enfant et sa mère pendant la nuit, et il gagna l'Egypte, et il y séjourna jusqu'au trépas d'Hérode ; — afin que fût accompli ce dont le Seigneur a parlé par l'entremise du prophète lorsqu'il dit : « De l'Egypte j'ai rappelé Mon fils. » — Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, entra dans un grand courroux, et il envoya mettre à mort tous les enfants qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, âgés de deux ans et au-dessous, conformément à la date dont il s'était enquis avec soin auprès des mages. — Alors fut accompli ce dont il a été parlé par l'entremise de Jérémie le prophète, lorsqu'il dit : « Une voix a été entendue dans Rama, des pleurs et de nombreux gémissements ; c'est Rachel qui pleure ses enfants, et elle ne voulait pas être consolée, parce qu'ils ne sont plus. » Or, après qu'Hérode fut trépassé, voici, un ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Egypte, disant : « Éveille-toi, prends avec toi le petit enfant et sa mère, et mets-toi en route pour le pays d'Israël ; car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts. » Or, s'étant éveillé, il prit avec lui le petit enfant et sa mère, et il rentra dans le pays d'Israël. Mais, ayant appris qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il craignit de s'y rendre, et ayant été averti dans un songe il gagna le territoire de la Galilée, et, après y être arrivé, il s'établit dans une ville appelée Nazaret ; — afin que fût accompli ce qui a été dit par l'entremise des prophètes : « Il sera appelé Nazoréen. » —

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.