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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Job 1:1-12

Il y avait un homme dans le pays de Uz ; Job était son nom, et cet homme était intègre et droit et craignant Dieu et fuyant le mal. Et il lui était né sept fils et trois filles. Et son bétail consistait en sept mille brebis, et trois mille chameaux, et cinq cents paires de bœufs, et cinq cents ânesses, et il avait un domestique nombreux, et cet homme était plus grand que tous les enfants de l'Orient. Or ses fils avaient la coutume de faire un festin dans leur maison chacun son jour ; et ils envoyaient et invitaient leurs trois sœurs à manger et boire avec eux. Et, quand le tour des jours du festin était terminé, Job les envoyait chercher, et les purifiait, et se levant matin, il offrait des holocaustes selon le nombre d'eux tous ; car, disait Job, peut-être mes fils ont-ils péché et renié Dieu en leur cœur. Ainsi faisait Job en tout temps. Et il arriva, un jour où les Fils de Dieu vinrent se présenter devant l'Éternel, que Satan vint aussi parmi eux. Et l'Éternel dit à Satan : « D'où viens-tu ? » Et Satan répondit à l'Éternel et dit : « De parcourir la terre, et de m'y promener. » Et l'Éternel dit à Satan : « As-tu pris garde à mon serviteur Job ? Car nul n'est comme lui, sur la terre, intègre et droit et craignant Dieu et fuyant le mal. » Et Satan répondit à l'Éternel et dit : « Est-ce sans intérêt que Job craint Dieu ? Ne l'as-tu pas protégé lui et sa maison, et tout ce qui est à lui, de toutes parts ? Tu as béni le travail de ses mains, et ses troupeaux se sont répandus dans le pays. Mais étends donc ta main, et touche tout ce qu'il a, et tu verras s'il ne te renie pas en face. » Et l'Éternel dit à Satan : « Voici, que tout ce qu'il a, soit en ta main ; seulement ne mets point la main sur lui. » Et Satan sortit de la présence de l'Éternel.

Première lecture

Deutéronome 24

Un homme prend une femme et devient son mari, mais il arrive qu'elle n'entre pas en grâce auprès de lui, parce qu'il a découvert en elle quelque chose de repoussant, il écrit pour elle une lettre de divorce, la lui remet en main et la renvoie de sa maison ; elle quitte sa maison et part ; puis elle devient la femme d'un autre mari ; ce dernier mari la prend en haine, et écrit pour elle une lettre de divorce, et la lui remet en main et la renvoie de sa maison ; ou bien l'homme qui l'avait épousée en dernier lieu, vient à mourir ; dans ce cas le premier mari qui l'a répudiée, ne pourra la reprendre pour femme après qu'elle se sera souillée, car c'est l'abomination de l'Éternel, et tu ne dois pas entacher de péché le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en propriété. Un nouveau marié ne fera point la campagne avec l'armée ; on ne lui imposera aucune charge quelconque ; il sera exempté pendant un an pour sa maison, afin qu'il puisse réjouir la femme qu'il a épousée. L'on ne se nantira pas du moulin et de la meule ; car ce serait se nantir de la vie même. Si quelqu'un est surpris volant un homme, l'un de ses frères, l'un des enfants d'Israël, et l'employant comme esclave et le vendant, ce voleur-là mourra. Ote ainsi le mal du milieu de toi. Prends garde à l'affection de la lèpre, afin d'être bien attentif à faire tout ce que vous enjoindront les Prêtres, les Lévites. Ayez soin de vous conformer à ce que je leur ai prescrit. Rappelle-toi ce que l'Éternel, ton Dieu, a fait à Marie, pendant la route lors de votre sortie de l'Egypte. Lorsque tu feras à ton frère un prêt quelconque, tu n'entreras point dans sa maison, pour t'y saisir d'un gage ; tu resteras dehors, et celui à qui tu fais le prêt, t'apportera le gage dehors. Et si c'est un homme pauvre, tu ne te coucheras pas ayant encore son gage. Tu lui rendras le gage au coucher du soleil, afin qu'il ait son manteau pour se coucher, et qu'il te bénisse ; et cela te sera compté comme justice devant l'Éternel, ton Dieu. Ne frustre pas le mercenaire pauvre et indigent, d'entre tes frères ou les étrangers qui seront dans ton pays, dans tes Portes. Donne-lui son salaire à son jour, et que le soleil ne se couche pas sans qu'il l'ait ; car il est pauvre, et c'est le souhait de son âme, de peur qu'il ne réclame contre toi auprès de l'Éternel, et que tu ne te charges d'un péché. Les pères ne seront pas mis à mort pour les fils, ni les fils pour les pères : chacun sera mis à mort pour son propre péché. Ne fais pas céder le droit de l'étranger, ni de l'orphelin, et ne prends pas en gage la robe de la veuve, te souvenant que tu as été esclave en Egypte, et que l'Éternel, ton Dieu, t'en a racheté ; c'est pourquoi je t'enjoins d'accomplir ce précepte. Lorsque tu moissonneras tes blés dans ton champ, si tu oublies une gerbe au champ, ne reviens pas la prendre ; qu'elle soit pour étranger, l'orphelin et la veuve, afin que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tout le travail de tes mains. Lorsque tu secoueras tes oliviers, ne fais pas après toi fouiller dans les rameaux ; que ce soit pour l'étranger, l'orphelin et la veuve. Lorsque tu vendangeras ta vigne, tu ne grappilleras pas derrière toi ; que ce soit pour l'étranger, l'orphelin et la veuve : souviens-toi que tu as été esclave dans le pays d'Egypte ; c'est pourquoi je t'enjoins d'accomplir ce précepte.

Première lecture

1 Samuel 9:1-21

Et il y avait là un homme de Benjamin, nommé Kis, fils d'Abiel, fils de Teseror, fils de Bechorath, fils d'Aphia, fils d'un Benjaminite ; c'était un brave guerrier. Et il avait un fils, nommé Saül, homme d'élite et d'une belle figure ; et il n'y en avait pas de plus beau parmi les enfants d'Israël, et des épaules en haut il dépassait tout le peuple. Et les ânesses de Kis, père de Saül, se perdirent ; et Kis dit à Saül, son fils : Prends donc avec toi l'un des valets, et lève-toi et va à la recherche des ânesses. Et il franchit les monts d'Ephraïm et traversa la contrée de Salisa ils ne les trouvèrent pas ; et ils parcoururent la région de Saalim, et elles n'y étaient pas ; et ils passèrent par le pays de Benjamin et ils ne les trouvèrent pas. Ils arrivaient dans la contrée de Tsouph, lorsque Saül dit à son valet qui l'accompagnait : Viens et retournons, de peur que mon père, cessant de penser aux ânesses ne s'inquiète de nous ! Et le valet lui dit : Mais vois ! il y a dans cette ville un homme de Dieu, et cet homme est considéré ; tout ce qu'il annonce, arrive : dès-lors allons-y ! peut-être nous éclaircira-t-il sur le voyage où nous sommes engagés. Et Saül dit à son valet : Mais ! si nous allons, qu'offrirons-nous à l'homme [de Dieu] ? Car il n'y a plus de provisions dans nos valises, et nous n'avons point de présent à offrir à l'homme de Dieu. Qu'avons-nous d'ailleurs avec nous ? Et reprenant la parole le valet dit à Saül : Voilà, il se trouve que j'ai en main un quart de sicle d'argent, et je le donnerai à l'homme de Dieu, pour qu'il nous indique notre route. ( Jadis en Israël, quand on allait consulter Dieu on disait : Venez et allons au Voyant ; car autrefois on donnait au prophète d'aujourd'hui le nom de Voyant). Et Saül dit à son valet : Tu as raison, viens ! allons ! et ils gagnèrent la ville où était l'homme de Dieu. Ils montaient la montée de la ville, lorsqu'ils rencontrèrent des jeunes filles sorties pour puiser de l'eau, et ils leur dirent : Le Voyant est-il ici ? Et elles leur répondirent et dirent : Oui, voilà qu'il te devance ; hâtez-vous seulement, car aujourd'hui il est venu à la ville pour un sacrifice que le peuple fait sur le tertre. Aussitôt entrés dans la ville vous le trouverez avant qu'il monte au tertre pour le banquet ; car le peuple ne mangera pas avant qu'il soit venu, parce que c'est lui qui bénit le sacrifice ; après quoi les conviés se mettent à table. Montez donc, car aujourd'hui vous le trouverez. Et ils montèrent à la ville. Comme ils entraient dans l'intérieur de la ville, voilà que Samuel sortait au devant d'eux pour se rendre au tertre. Or, un jour avant l'arrivée de Saül, l'Éternel avait fait à Samuel cette révélation : A pareil moment demain je t'enverrai un homme du pays de Benjamin ; sacre-le par l'onction Prince de mon peuple d'Israël, et il sauvera mon peuple des mains des Philistins, parce que j'ai regardé mon peuple, car ses cris sont venus jusqu'à moi. Et lorsque Samuel aperçut Saül, l'Éternel prévint Samuel en disant : Voici l'homme duquel je t'ai dit : Il aura le commandement de mon peuple. Et Saül aborda Samuel dans l'intérieur de la Porte, et dit : Indique moi je te prie, où est la maison du Voyant ! Et Samuel répondit à Saül et dit : Je suis moi-même le Voyant ; précède-moi au tertre, et aujourd'hui vous prendrez part au banquet avec moi, et demain je te laisserai partir ; et je te découvrirai tout ce que tu as dans le cœur. Et quant aux ânesses perdues pour toi depuis trois jours, ne t'en inquiètes pas, car elles sont retrouvées. Et à qui sera tout ce qu'Israël a de cher, sinon à toi et à toute la maison de ton père ? Et Saül répondit et dit : Ne suis-je pas un Benjaminite, de l'une des plus petites des Tribus d'Israël, et ma famille n'est-elle pas la moindre des familles de la Tribu de Benjamin ? et pourquoi me tiens tu un pareil langage ?

Prière du matin — première lecture

2 Samuel 20

Et là se rencontra un homme mauvais, nommé Séba, fils de Bicheri, Benjaminite ; et il sonna de la trompette et dit : Nous ne sommes ni participants de David, ni tenanciers du fils d'Isaï : Chacun à sa tente, Israélites ! Alors tous les Israélites se détachèrent de David, pour suivre Séba, fils de Bicheri. Mais les hommes de Juda se serrèrent autour de leur Roi, du Jourdain à Jérusalem. Et David rentra dans sa maison à Jérusalem. Et le Roi prit les dix concubines qu'il avait laissées pour garder la maison, et les mit en lieu de détention, et pourvut à leur entretien ; mais il n'habita point avec elles, et elles furent recluses jusqu'au jour de leur mort, vivant en état de viduité. Et le Roi dit à Amasa : Convoque-moi les hommes de Juda dans l'espace de trois jours, puis reviens ici à ton poste ! Et Amasa se mit en route pour convoquer Juda, mais il tarda au delà du terme à lui fixé. Et David dit à Abisaï : Maintenant Séba, fils de Bicheri, nous nuira plus qu'Absalom. Toi donc, prends les serviteurs de ton Souverain, et mets-toi à sa poursuite, de peur qu'il n'occupe des places fortes, et ne se dérobe à notre vue. Alors sous sa conduite partirent les hommes de Joab et les satellites et les coureurs et tous les braves ; et ils sortirent de Jérusalem à la poursuite de Séba, fils de Bicheri. Ils étaient à la grande pierre près de Gabaon, lorsque Amasa parut en vue d'eux. Or Joab avait ceint une cotte d'armes sur son habit ; et par-dessus il était ceint de l'épée qui était attachée à ses reins dans le fourreau ; et comme elle en était sortie, il laissa retomber [sa main]. Et Joab dit à Amasa : Te va-t-il bien, mon frère ? Et de sa main droite Joab prit la barbe d'Amasa pour lui donner le baiser. Or Amasa n'avait pas pris garde à l'épée qui était dans la main de Joab, et celui-ci lui en porta un coup dans le ventre d'où ses entrailles se répandirent sur le terrain, et il ne réitéra pas, et Amasa mourut.Cependant Joab et Abisaï, son frère, poursuivirent Séba, fils de Bicheri. Et à côté d'Amasa était resté un homme d'entre les écuyers Joab et il disait : Que ceux qui sont du parti de Joab et pour David, suivent Joab ! Or Amasa roulait dans son sang au milieu du chemin, et quand l'homme vit que tout le monde s'arrêtait, il poussa Amasa de la route dans un champ et jeta sur lui un manteau, lorsqu'il vit que tous ceux qui arrivaient près de lui, s'arrêtaient. Lorsqu'il fut écarté de la route, chacun passa à la suite de Joab, à l'effet de poursuivre Séba, fils de Bicheri. Et il parcourut toutes les Tribus d'Israël jusqu'à Abéla et Beth-Maacha ; et tous les hommes d'élite s'étaient réunis et joints à lui. Et ils vinrent l'assiéger dans Abéla-Beth-Maacha ; et ils élevèrent une terrasse contre la place ; et il était posté sur le glacis, et comme toute la troupe que Joab avait avec lui sapait pour faire crouler la muraille, une femme bien avisée cria de la ville : Écoutez ! écoutez ! Dites donc à Joab : Approche jusqu'ici, que je te parle ! Et il vint à proximité et la femme lui dit : Est-ce toi qui es Joab ? Et il dit : Moi-même. Et elle lui dit : Écoute le langage de ta servante ! Et il dit : J'écoute. Et elle dit : Jadis on avait coutume de dire : Que l'on demande conseil dans Abéla, et ainsi, l'on viendra à bout. Je suis l'une des pacifiques, fidèles en Israël : tu cherches à tuer une ville, une cité mère en Israël ! pourquoi veux-tu abîmer une propriété de l'Éternel ? Et Joab répondit et dit : Loin, loin de moi la pensée d'abîmer et de détruire ! Telle n'est pas la question ; mais un homme de la Montagne d'Ephraïm, nommé Séba, fils de Bicheri, a levé sa main contre le Roi David ; livrez-le seul et je m'éloignerai de la place. Et la femme dit à Joab : Voici, sa tête va t'être jetée par-dessus la muraille. Alors la femme se présenta à tout le peuple avec son sage avis ; et on trancha la tête à Séba, fils de Bicheri, et on la jeta à Joab. Et il sonna de la trompette, et levant le siège de la place ils se disséminèrent tous gagnant chacun leurs tentes ; quant à Joab, il revint à Jérusalem auprès du Roi. Or Joab était préposé sur toute la milice d'Israël, et Benaïa, fils de Joïada, sur les satellites et les coureurs, et Adoram sur les corvées, et Josaphat, fils de Ahilud, était chancelier, et Séja, secrétaire, et Tsadoc et Abiathar, Prêtres ; et Ira de Jaïr était aussi ministre de David.

Épître

Actes 3:13-15;3:17-19

Le Dieu d'Abraham, et d'Isaac, et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié Son serviteur Jésus, que vous, vous avez livré et renié devant Pilate, lorsque celui-ci résolut de le relâcher ; mais c'est vous qui avez renié le saint et le juste, et qui avez demandé qu'on vous accordât la grâce d'un meurtrier, tandis que vous avez fait mourir le prince de la vie que Dieu a ressuscité des morts, ce dont nous sommes témoins. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, comme aussi vos chefs ; mais Dieu a accompli de la sorte ce qu'il avait prédit par la bouche de tous les prophètes, à savoir que Son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin qu'arrivent des époques de rafraîchissement de la part du Seigneur,

Première lecture

Daniel 12

Et dans ce temps-là Michel, le grand prince, qui tient le parti des fils de ton peuple, se lèvera, et il y aura un temps d'angoisse, tel qu'il n'y en a pas eu depuis l'existence d'un peuple jusqu'à cette époque-là ; mais dans le même temps ton peuple sera délivré, tous ceux qui sont inscrits dans le livre [de la vie]. Et plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre, se réveilleront, les uns pour une vie éternelle, et les autres pour l'opprobre et une ignominie éternelle. Mais les intelligents brilleront de l'éclat du firmament, et ceux qui auront conduit à la justice cette multitude, [brilleront] comme les étoiles éternellement, à jamais. Mais toi, Daniel, serre les paroles et scelle le livre jusqu'à l'époque de la fin. Plusieurs le parcourront, et la connaissance augmentera. Et moi Daniel, je regardai, et voici, deux autres personnages étaient là, l'un en deçà de la rive du fleuve, et l'autre au delà de la rive du fleuve. Et l'un dit à l'homme vêtu de lin qui se tenait en dessus des ondes du fleuve : A quand la fin de ces faits singuliers ? Et j'entendis l'homme vêtu de lin qui se tenait en dessus des ondes du fleuve, et levant la main droite et la main gauche vers le ciel, il fit ce serment par Celui dont la vie est éternelle : Encore un temps, [deux] temps et demi, et lorsque la dispersion d'une partie du peuple saint sera consommée, tout cela s'accomplira. Et j'entendais, mais je ne comprenais pas, et je dis : Mon Seigneur, quelle issue auront ces choses ? Et il me dit : Va, Daniel ; car les paroles resteront serrées et scellées jusqu'à l'époque de la fin. Plusieurs seront triés, blanchis et épurés, et les impies pratiqueront l'impiété, et aucun des impies n'y prendra garde, mais les intelligents y prendront garde. Cependant, depuis le temps de l'abolition du sacrifice perpétuel et du placement de l'abomination du dévastateur, il y a mille deux cent quatre-vingt-dix jours. Heureux celui qui attend, et atteint mille trois cent trente-cinq jours ! Mais toi, marche vers la fin, et tu te reposeras, et tu seras debout pour ton lot à la fin des jours.

Prière du matin — deuxième lecture

Actes 21

Et, lorsque nous eûmes levé l'ancre, après nous être arrachés d'auprès d'eux, nous cinglâmes droit vers Cos, et le jour suivant vers Rhodes, et de là vers Patara. Et ayant trouvé un navire en partance pour la Phénicie, nous nous y embarquâmes, et nous partîmes. Ayant ensuite passé en vue de l'île de Chypre et l'ayant laissée sur notre gauche, nous poursuivîmes notre route vers la Syrie et nous abordâmes à Tyr ; car c'était en ce lieu-là que le navire devait décharger sa cargaison. Or nous demeurâmes là sept jours après avoir découvert les disciples, qui dirent à Paul, au nom de l'Esprit, de ne pas monter à Jérusalem. Mais, quand nous eûmes atteint le terme de notre séjour, nous partîmes pour nous mettre en route, accompagnés d'eux tous avec femmes et enfants, jusques au dehors de la ville, et, après nous être jetés à genoux sur le rivage et avoir prié, nous prîmes congé les uns des autres, et nous montâmes sur le navire, tandis qu'eux-mêmes retournèrent chez eux. Pour nous, après avoir achevé la traversée, nous arrivâmes de Tyr à Ptolemaïs, et, ayant salué les frères, nous demeurâmes un jour auprès d'eux. Le lendemain nous partîmes pour Césarée, et, étant entrés dans la maison de Philippe l'évangéliste, qui était un des sept, nous demeurâmes chez lui ; or il avait quatre filles vierges qui prophétisaient. Après que nous y fûmes demeurés plusieurs jours, un certain prophète, nommé Agabus, vint de Judée, et, s'étant rendu auprès de nous et ayant pris la ceinture de Paul, il s'en lia les pieds et les mains, et dit : « Voici ce que dit l'esprit saint : L'homme auquel appartient cette ceinture, les Juifs de Jérusalem le lieront de la même manière et le livreront aux mains des Gentils. » Or, lorsque nous eûmes entendu ces paroles, nous et les gens de l'endroit nous l'exhortâmes à ne pas monter à Jérusalem. Alors Paul répliqua : « A quoi bon verser des larmes et me briser le cœur ? Car, pour moi, je suis tout prêt, non seulement à être enchaîné, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du seigneur Jésus. » Et, comme il ne se laissait pas persuader, nous nous tînmes tranquilles, en disant : « Que la volonté du Seigneur se fasse ! » Or, au bout de ce temps-là, après avoir fait nos préparatifs, nous montâmes à Jérusalem, et quelques disciples de Césarée nous accompagnèrent et nous conduisirent chez un certain Mnasos de Chypre, ancien disciple, chez lequel nous devions loger. Or, quand nous fûmes arrivés à Jérusalem, les frères nous accueillirent avec joie, et le lendemain Paul se rendit avec nous auprès de Jacques, et tous les anciens s'y trouvèrent. Et, après les avoir salués, il racontait en détail ce que Dieu avait fait au milieu des Gentils par son ministère. Quant à eux, après l'avoir entendu, ils glorifiaient Dieu, et ils lui dirent : « Tu vois, frère, combien il y a parmi les Juifs de myriades de gens qui ont cru, et tous ils sont zélateurs de la loi ; or, ils ont été informés, en ce qui te concerne, que tu enseignes à tous les Juifs qui se trouvent parmi les Gentils à se détacher de Moïse, leur disant de ne point circoncire leurs enfants et de ne point se conformer aux coutumes ? Quel parti faut-il donc prendre ? On apprendra certainement que tu es arrivé. Fais donc ce que nous allons te dire. Nous avons quatre hommes qui se sont imposé un vœu ; prends-les avec toi et associe-toi à leur vœu, puis subviens à leur dépense, afin qu'ils puissent se faire raser la tête ; et tous connaîtront que ce dont ils ont été informés à ton sujet ne signifie rien, mais que, toi aussi, tu te comportes en observateur de la loi. Quant aux Gentils qui ont cru, nous avons fait savoir par des députés que nous avions décidé qu'ils devaient s'abstenir de viandes sacrifiées aux idoles, de sang, d'animaux étouffés et d'impudicité. » Alors Paul, ayant pris ces hommes avec lui, et s'étant associé à leur vœu, se rendit dès le lendemain avec eux au temple, pour dénoncer la durée des jours du vœu, au bout desquels l'offrande serait offerte pour chacun d'eux. Or, lorsque les sept jours étaient sur le point d'expirer, les Juifs venus d'Asie, l'ayant vu dans le temple, soulevèrent toute la foule et mirent les mains sur lui, en criant : « Israélites, au secours ! Voici l'homme qui, non content de prêcher partout et devant tous contre le peuple, la loi et ce lieu-ci, vient encore d'introduire des Grecs dans le temple et de souiller ce saint lieu. » En effet, ils avaient vu auparavant Trophime d'Éphèse dans la ville avec lui et ils croyaient que Paul l'avait fait entrer dans le temple. Et toute la ville fut en émoi, et il y eut un rassemblement populaire, et, s'étant saisis de Paul, ils le traînèrent hors du temple, dont les portes furent aussitôt fermées. Pendant qu'ils cherchaient à le mettre à mort, la nouvelle que toute la ville de Jérusalem était en confusion, parvint au commandant de la cohorte qui, prenant aussitôt des soldats et des centurions, descendit précipitamment vers eux ; mais, dès qu'ils virent le commandant et ses soldats, ils cessèrent de frapper Paul. Alors le commandant s'étant approché le fit saisir et ordonna qu'on le chargeât d'une double chaîne, puis il demandait qui il était et ce qu'il avait fait ; mais dans la foule les uns criaient une chose et les autres une autre, et, comme il ne pouvait rien apprendre de certain à cause du tumulte, il ordonna qu'on le conduisît au quartier. Mais, quand il fut sur les escaliers, il dut être porté par les soldats à cause de la violence delà foule, car la multitude du peuple suivait en criant : « A mort ! » Quand Paul fut sur le point d'entrer au quartier, il dit au commandant : « M'est-il permis de te dire quelque chose ? » L'autre lui dit : « Tu sais le grec ? Tu n'es donc pas cet Égyptien qui naguère s'est révolté et a conduit au désert les quatre mille sicaires. » Mais Paul dit : « Pour moi, je suis un Juif de Tarse, citoyen d'une ville de Cilicie qui n'est pas sans renom ; cependant, je te prie, permets-moi de parler au peuple. » Cette permission accordée, Paul, se levant debout sur les escaliers, fit signe de la main au peuple, et un profond silence s'étant établi, il prit la parole en langue hébraïque, en disant :

Psaume responsorial

Psaumes 29

Cantique de David.Fils de Dieu, rendez à l'Éternel, rendez à l'Éternel l'honneur et la gloire ! Rendez à l'Éternel l'honneur dû à son nom ! Adorez l'Éternel avec une pompe sainte ! La voix de l'Éternel retentit sur les eaux, le Dieu glorieux fait gronder le tonnerre ; on entend l'Éternel sur les grandes eaux. La voix de l'Éternel est puissante, la voix de l'Éternel est majestueuse ; la voix de l'Éternel brise les cèdres, l'Éternel brise les cèdres du Liban, et Il les fait bondir, comme les jeunes taureaux, et le Liban et le Sirion, comme les buffles. La voix de l'Éternel darde des flammes de feu ; la voix de l'Éternel ébranle le désert, l'Éternel ébranle le désert de Kadès. La voix de l'Éternel fait avorter les biches, elle dépouille les forêts ; et dans Son palais tout s'écrie : Gloire ! L'Éternel sur son trône présidait au déluge, et sur son trône l'Éternel régnera à jamais. L'Éternel donnera la force à son peuple ; l'Éternel bénira son peuple de la paix.

Évangile

Jean 21:1-14

Après cela Jésus se manifesta lui-même aux disciples près de la mer de Tibériade ; or voici comment il se manifesta : Ensemble étaient Simon Pierre, et Thomas qui est appelé Didymos, et Nathanaël de Cana en Galilée, et les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui disent : « Nous allons aussi avec toi. » Ils sortirent et montèrent dans la barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien. Or, quand le matin fut venu, Jésus se trouva debout sur le rivage ; cependant les disciples ne savaient pas que ce fût Jésus. Jésus leur dit donc : « Enfants ! N'avez-vous rien à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Mais il leur dit : « Jetez le filet sur la droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et ils ne purent plus le retirer à cause de la quantité des poissons. Le disciple que Jésus aimait dit donc à Pierre : « C'est le Seigneur. » Simon Pierre, ayant donc appris que c'était le Seigneur, ceignit son sarrau, car il était nu, et il se jeta dans la mer. Mais les autres disciples vinrent avec la barque, (car ils n'étaient éloignés de la terre que d'environ deux cents coudées), en entraînant le filet des poissons. Lors donc qu'ils furent descendus à terre, ils voient un brasier établi, et du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. » Simon Pierre monta donc, et il tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois gros poissons ; et, malgré ce grand nombre, le filet ne se déchira pas. Jésus leur dit : « Venez, faites collation. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » sachant bien que c'était le Seigneur. Jésus vient et prend le pain et le leur donne, et il fait de même des poissons. Ce fut là la troisième fois que Jésus apparut aux disciples, depuis qu'il fut ressuscité des morts.

Psaume responsorial

Psaumes 109

Au maître chantre. Cantique de David.Dieu que je loue, ne reste pas muet ! Car ils ouvrent contre moi la bouche de l'impie, la bouche du trompeur, parlent avec une langue menteuse ; et ils m'entourent de paroles de haine, et me font gratuitement la guerre ! En échange de mon amour ils me sont hostiles, mais moi je ne fais que prier. Ils me rendent le mal pour le bien, et de la haine pour mon amour. Mets un tel homme sous le pouvoir de l'impie, et que l'accusateur se dresse à sa droite ! Que du jugement il sorte convaincu, et que sa prière soit comptée comme péché ! Qu'il ait des jours peu nombreux, qu'un autre s'empare de sa charge ! Que ses enfants soient orphelins, et sa femme veuve ! Que ses fils soient vagabonds et mendient, et qu'ils quêtent loin de leur maison en ruines ! Que l'usurier jette le réseau sur tout ce qu'il a, et que des étrangers pillent le fruit de son labeur ! Que personne ne lui garde une longue affection, et que nul n'ait pitié de ses orphelins ! Que sa postérité soit exterminée, et que dès l'âge suivant leur nom soit éteint ! Qu'il soit fait mention devant l'Éternel du crime de ses pères, et que le péché de sa mère ne soit point effacé ; mais qu'ils soient toujours présents à l'Éternel, et qu'il retranche sa mémoire de la terre ! parce qu'il ne pensa point à pratiquer la bonté, et qu'il persécuta l'homme misérable et pauvre et l'affligé, afin de lui ôter la vie. Il aimait la malédiction, qu'elle l'atteigne ! La bénédiction n'était pas son plaisir, qu'elle s'éloigne de lui ! Qu'il se couvre de la malédiction comme de son vêtement ; qu'elle pénètre au dedans de lui comme des eaux, et comme de l'huile, dans ses os ; qu'elle soit pour lui comme le manteau où il s'enveloppe et comme la ceinture dont il se ceint toujours ! Tel soit le salaire que donne l'Éternel à mon ennemi, et à ceux qui disent du mal contre moi ! Mais toi, Éternel, mon Dieu ! assiste-moi pour l'amour de ton nom, car ta grâce est bénigne ; sauve-moi ! car je suis misérable et pauvre, et mon cœur est percé au dedans de moi. Je m'en vais, comme l'ombre, quand elle s'allonge, je suis pourchassé comme la sauterelle. Mes genoux chancellent par l'effet de mes jeûnes, et l'embonpoint a disparu de mon corps amaigri. Je suis livré à leurs outrages ; ils me regardent, et secouent la tête. Assiste-moi, Éternel, mon Dieu ! Sauve-moi en vertu de ta miséricorde, afin qu'ils sachent que c'est ta main, que c'est toi, Éternel, qui l'auras fait ! Qu'ils maudissent ! toi, tu béniras. Qu'ils se dressent ! ils seront confondus, et ton serviteur se réjouira. Que la honte enveloppe mes adversaires, et que leur opprobre les couvre comme un manteau ! Alors de ma bouche je louerai hautement l'Éternel, et je te célébrerai au milieu de la foule, car Il se tient à la droite du pauvre, et le sauve de ceux qui le condamnent.

Psaume responsorial

Psaumes 114

Lorsque Israël quitta l'Egypte, et la maison de Jacob un peuple au langage étrange, Juda devint son Sanctuaire, et Israël, sa Souveraineté. A sa vue la mer s'enfuit, et le Jourdain retourna en arrière, les montagnes bondirent comme des béliers, les collines, comme de jeunes agneaux. Qu'as-tu, ô mer, que tu t'enfuis, ô Jourdain, que tu retournes en arrière, montagnes, que vous bondissez comme des béliers, vous, collines, comme de jeunes agneaux ? A l'aspect du Seigneur, tremble, ô terre, à l'aspect du Dieu de Jacob, qui transforme la roche en un amas d'eaux, et le dur caillou en source jaillissante !

Psaume responsorial

Psaumes 109

Au maître chantre. Cantique de David.Dieu que je loue, ne reste pas muet ! Car ils ouvrent contre moi la bouche de l'impie, la bouche du trompeur, parlent avec une langue menteuse ; et ils m'entourent de paroles de haine, et me font gratuitement la guerre ! En échange de mon amour ils me sont hostiles, mais moi je ne fais que prier. Ils me rendent le mal pour le bien, et de la haine pour mon amour. Mets un tel homme sous le pouvoir de l'impie, et que l'accusateur se dresse à sa droite ! Que du jugement il sorte convaincu, et que sa prière soit comptée comme péché ! Qu'il ait des jours peu nombreux, qu'un autre s'empare de sa charge ! Que ses enfants soient orphelins, et sa femme veuve ! Que ses fils soient vagabonds et mendient, et qu'ils quêtent loin de leur maison en ruines ! Que l'usurier jette le réseau sur tout ce qu'il a, et que des étrangers pillent le fruit de son labeur ! Que personne ne lui garde une longue affection, et que nul n'ait pitié de ses orphelins ! Que sa postérité soit exterminée, et que dès l'âge suivant leur nom soit éteint ! Qu'il soit fait mention devant l'Éternel du crime de ses pères, et que le péché de sa mère ne soit point effacé ; mais qu'ils soient toujours présents à l'Éternel, et qu'il retranche sa mémoire de la terre ! parce qu'il ne pensa point à pratiquer la bonté, et qu'il persécuta l'homme misérable et pauvre et l'affligé, afin de lui ôter la vie. Il aimait la malédiction, qu'elle l'atteigne ! La bénédiction n'était pas son plaisir, qu'elle s'éloigne de lui ! Qu'il se couvre de la malédiction comme de son vêtement ; qu'elle pénètre au dedans de lui comme des eaux, et comme de l'huile, dans ses os ; qu'elle soit pour lui comme le manteau où il s'enveloppe et comme la ceinture dont il se ceint toujours ! Tel soit le salaire que donne l'Éternel à mon ennemi, et à ceux qui disent du mal contre moi ! Mais toi, Éternel, mon Dieu ! assiste-moi pour l'amour de ton nom, car ta grâce est bénigne ; sauve-moi ! car je suis misérable et pauvre, et mon cœur est percé au dedans de moi. Je m'en vais, comme l'ombre, quand elle s'allonge, je suis pourchassé comme la sauterelle. Mes genoux chancellent par l'effet de mes jeûnes, et l'embonpoint a disparu de mon corps amaigri. Je suis livré à leurs outrages ; ils me regardent, et secouent la tête. Assiste-moi, Éternel, mon Dieu ! Sauve-moi en vertu de ta miséricorde, afin qu'ils sachent que c'est ta main, que c'est toi, Éternel, qui l'auras fait ! Qu'ils maudissent ! toi, tu béniras. Qu'ils se dressent ! ils seront confondus, et ton serviteur se réjouira. Que la honte enveloppe mes adversaires, et que leur opprobre les couvre comme un manteau ! Alors de ma bouche je louerai hautement l'Éternel, et je te célébrerai au milieu de la foule, car Il se tient à la droite du pauvre, et le sauve de ceux qui le condamnent.

Prière du soir — première lecture

2 Samuel 21

Et au temps de David il y eut famine durant trois années consécutives. Et David chercha la face de l'Éternel et l'Éternel dit : Sur Saül et sa maison pèse le sang versé, parce qu'il a fait périr les Gabaonites. Alors le Roi manda les Gabaonites et leur parla. Or les Gabaonites ne font point partie des enfants d'Israël, mais d'un reste des Amoréens, et les enfants d'Israël s'étaient liés envers eux par un serment ; mais Saül cherchait à s'en défaire, dans son : zèle pour les enfants d'Israël et de Juda. Et David dit aux Gabaonites : Que puis-je faire pour vous, et par quelle expiation vous donnerai-je lieu de bénir l'héritage de l'Éternel ? Et les Gabaonites lui dirent : Il n'est pas question pour nous de réclamer argent et or de Saül et de sa maison, et ce n'est pas à nous de faire mourir personne en Israël. Et il dit : Que dites-vous que je dois faire pour vous ? Et ils dirent au Roi : [Nous en voulons à] l'homme qui nous a perdus et a formé le projet de nous exterminer et de nous empêcher d'exister dans tout le territoire d'Israël ; qu'on nous livre sept hommes d'entre ses fils, et nous les pendrons devant l'Éternel dans Gibea de Saül, l'élu de l'Éternel. Et le Roi dit : Je les livrerai. Or le Roi épargna Mephiboseth, fils de Jonathan, fils de Saül, à cause du serment prêté devant l'Éternel et intervenu entre eux, entre David et Jonathan, fils de Saül. Et le Roi prit les deux fils de Ritspa, fille d'Aïa, qu'elle avait enfantés à Saül, Armoni et Mephiboseth, et les cinq fils de Merab, fille de Saül, qu'elle avait enfantés à Adriel, fils de Barzillaï, de Mehola, et il les livra aux mains des Gabaonites qui les pendirent sur la montagne devant l'Éternel. Ainsi périrent-ils les sept à la fois ; or ils subirent la mort dans les premiers jours de la moisson, au début de la moisson des orges. Alors Ritspa, fille d'Aïa, prit le cilice, et l'étendit sous elle sur le rocher depuis le début de la moisson jusqu'au moment où la pluie du ciel tomba sur les cadavres, et elle ne permettait pas aux oiseaux du ciel de se poser sur les corps pendant le jour, et la nuit elle en écartait les bêtes des champs. Et l'on informa David de ce qu'avait fait Ritspa, fille d'Aïa, concubine de Saül. Alors David alla reprendre les os de Saül et les os de Jonathan, son fils, aux maîtres de Jabès en Galaad, qui les avaient dérobés de la place de Bethséan où les Philistins les avaient suspendus le jour où les Philistins avaient battu Saül sur Gilboa. Et il transféra de là les os de Saül et les os de Jonathan, son fils, et ils recueillirent aussi les os des pendus, et ils donnèrent la sépulture aux os de Saül et de Jonathan, son fils, dans le pays de Benjamin à Tsela, dans le tombeau de Kis, son père, et ils exécutèrent tous les ordres du Roi. Et là-dessus Dieu se laissa fléchir en faveur du pays. Et les Philistins furent encore en guerre avec Israël. Alors David descendit et ses serviteurs avec lui, et ils engagèrent le combat avec les Philistins. Et David éprouvait de la fatigue. Et Jesbibenob, l'un des descendants du Géant (le poids du fer de sa lance était de trois cents sicles d'airain, et il portait à la ceinture une [épée] neuve), parlait de faire tomber David sous ses coups. Mais Abisaï, fils de Tseruïa, lui vint en aide et battit le Philistin et le tua. Alors les hommes de David l'adjurèrent en ces termes : Il ne faut plus que tu marches au combat avec nous, car tu ne dois pas éteindre le flambeau d'Israël. Et sur ces entrefaites il y eut encore combat à Gob avec les Philistins. Alors Sibchaï, de Husa, battit Saph, qui était l'un des descendants du Géant. Et il y eut encore combat à Gob avec les Philistins. Alors Elchanan, fils de Jaarei-Orgim, de Bethléhem, battit Goliath, de Gath, et la hampe de sa lance était comme une ensouple de tisserand. Et il y eut encore combat à Gath. Là était un homme de haute taille, et il avait six doigts aux mains et six orteils aux pieds, vingt-quatre en somme, et lui aussi était un descendant du Géant. Et il outragea Israël, mais fut battu par Jonathan, fils de Siméa, frère de David. Ces quatre étaient nés au Géant à Gath et ils périrent par la main de David et par la main de ses serviteurs.

Deuxième lecture

Éphésiens 6

Enfants, obéissez à vos parents ; car cela est juste. « Honore ton père et ta mère ; » c'est le premier commandement qui soit accompagné d'une promesse : « afin que tu sois heureux, et que tu vives longtemps sur la terre. » Et vous, pères, n'irritez pas vos. enfants, mais élevez-les dans la discipline et l'admonition du Seigneur. Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ, non point avec une soumission extérieure comme pour plaire aux hommes, mais comme des esclaves de Christ qui font de cœur la volonté de Dieu, vous asservissant avec empressement, comme au seigneur et non à un homme, sachant que ce que chacun aura fait de bon, il en recevra la rétribution de la part du Seigneur, que ce soit un esclave ou un homme libre. Et vous, maîtres, agissez de même envers eux, mettant de côté la menace, sachant que leur Maître et le vôtre est dans les cieux, et qu'il n'y a pas devant Lui acception de personnes. Au reste, fortifiez-vous dans le seigneur et par la puissance de sa force ; revêtez-vous de toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister aux manœuvres du diable ; car ce n'est pas contre le sang et la chair que vous avez à lutter, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C'est pourquoi saisissez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le jour mauvais, et, après avoir tout mis en œuvre, tenir ferme. Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de la vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice, et ayant pris pour chaussure de vos pieds le zèle qu'inspire l'Évangile de paix, saisissant en toute circonstance le bouclier de la foi, au moyen duquel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du malin ; et munissez-vous du casque du salut et de l'épée de l'esprit, qui est la parole de Dieu ; adressant en toute occasion toute sorte de prières et d'intercessions par l'esprit, et veillant à cela avec une entière persévérance, priant pour tous les saints et pour moi, afin qu'il me soit donné, en ouvrant la bouche, de parler avec liberté, pour faire connaître le mystère pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, afin que je l'expose avec la liberté avec laquelle je dois parler. Mais, afin que, vous aussi, vous sachiez ce qui me concerne, et l'état où je suis, vous serez informés de tout par Tychique, le frère bien-aimé et le fidèle ministre dans le seigneur, que je vous ai envoyé, précisément afin que vous fussiez instruits de l'état de nos affaires, et qu'il consolât vos cœurs. Que la paix soit avec les frères, ainsi que la charité unie à la foi, de la part de Dieu le Père et du seigneur Jésus-Christ ! Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre seigneur Jésus-Christ d'une manière incorruptible !

Deuxième lecture

1 Jean 1

Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, relativement à la parole de vie, — et la vie a été manifestée, et ce que nous avons vu, nous vous l'attestons et nous vous l'annonçons, à savoir la vie éternelle qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, — ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous ; or notre communion est avec le Père et avec Son fils Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. Et voici la nouvelle que nous avons apprise de lui et que nous vous annonçons : c'est que Dieu est lumière, et qu'il n'y a en Lui aucunes ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec Lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne pratiquons pas la vérité ; mais si nous marchons dans la lumière comme Il est Lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, Son fils, nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous ; si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés, et pour nous purifier de toute injustice. Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous faisons de Lui un menteur, et Sa parole n'est point en nous.

Deuxième lecture

2 Thessaloniciens 3:6-18

Or, nous vous ordonnons, frères, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition que vous avez reçue de nous ; vous-mêmes vous savez, en effet, comment il faut nous imiter, car nous n'avons pas vécu parmi vous dans le désordre, et ce n'est pas gratuitement que nous avons mangé le pain de personne, mais au prix de fatigues et de labeurs, en travaillant nuit et jour, afin de n'être à charge à aucun de vous ; non, parce que nous n'en avons pas le droit, mais afin de nous donner nous-mêmes en exemple à vous, pour que vous nous imitiez ; car, lorsque nous étions parmi vous, nous vous donnions aussi cet ordre : si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. Nous apprenons, en effet, qu'il en est parmi vous qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent point, mais qui s'occupent de choses inutiles, c'est à ceux de cette espèce, que nous ordonnons et que nous recommandons, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de travailler avec tranquillité pour manger leur propre pain. Quant à vous, frères, ne vous découragez pas de bien faire ; mais si quelqu'un n'obéit pas à votre injonction, signalez-le par votre lettre ; n'ayez aucun rapport avec lui, afin qu'il se réforme ; et ne le traitez pas en ennemi, mais avertissez-le comme un frère. Or, que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps, de toute manière ! Que le Seigneur soit avec vous tous ! La salutation est de la main de moi, Paul, ce qui sert de signe dans toute lettre ; c'est ainsi que j'écris. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous !

Deuxième lecture

Matthieu 26:6-16

Or Jésus s'étant trouvé à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme s'approcha de lui tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de grand prix, et elle le versait sur sa tête pendant qu'il était à table. Ce que les disciples ayant vu ils s'en indignèrent en disant : « Pourquoi cette profusion ? Car il pouvait être vendu très cher, et être donné aux pauvres. » Mais Jésus l'ayant su, leur dit : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Car elle a accompli une bonne œuvre envers moi ; en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais moi, vous ne devez pas m'avoir toujours ; car celle-ci, en jetant ce parfum sur mon corps, l'a fait en vue de mes funérailles. Mais en vérité je vous le déclare : où que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, s'étant rendu auprès des grands prêtres, leur dit : « Que voulez-vous me donner, et de mon côté je vous le livrerai ? » Et ils lui pesèrent trente pièces d'argent. Et dès lors il cherchait une bonne occasion pour le livrer.

Évangile

Matthieu 4

Alors Jésus fut emmené dans le désert par l'Esprit pour être tenté par le diable. Et après qu'il eut jeûné pendant quarante jours et quarante nuits, il finit par avoir faim. Et, s'étant approché, le tentateur lui dit : « Si tu es fils de Dieu, dis que ces pierres-ci deviennent des pains. » Mais il répliqua : « Il est écrit : Ce n'est pas de pain seulement que l'homme vivra, mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu. » Alors le diable le transporte dans la ville sainte, et il le posa sur l'aile du temple, et il lui dit : « Si tu es fils de Dieu, jette-toi en bas ; en effet, il est écrit : Car Il donnera pour toi des ordres à Ses anges, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre. » Jésus lui dit : « Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu. » Le diable le transporte derechef sur une montagne fort élevée, et il lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire, et il lui dit : « Je te donnerai tout cela, si, te prosternant, tu m'adores. » Alors Jésus lui dit : « Va-t-en, Satan, car il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et c'est à Lui seul que tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte, et voici, des anges s'approchèrent, et ils le servaient. Or, ayant appris que Jean avait été livré, il regagna la Galilée et, ayant quitté Nazara, il vint s'établir à Capharnaoum, qui est située au bord de la mer, sur les confins de Zabulon et de Nephthalim ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Terre de Zabulon, et terre de Nephthalim, sur le chemin de la mer, au delà du Jourdain, dans la Galilée des Gentils ! Le peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et pour ceux qui étaient assis dans le pays et l'ombre de la mort, une lumière s'est levée pour eux. » C'est de ce moment que Jésus commença à prêcher, et à dire : « Repentez-vous, car le royaume des cieux s'approche. » Or, en se promenant le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient un filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs, et il leur dit : « Venez après moi, et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. » Et eux, ayant aussitôt quitté les filets, le suivirent. Et ayant de là continué sa route, il vit deux autres frères, Jacques fils de Zébédée et Jean son frère, qui, dans leur barque avec Zébédée leur père, arrangeaient leurs filets, et il les appela. Et eux, ayant aussitôt quitté la barque et leur père, le suivirent. Et il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, et prêchant l'évangile du royaume, et guérissant toute espèce de maladies et d'infirmités parmi le peuple. Et sa renommée se répandit dans toute la Syrie ; et on lui amena tous les infirmes, atteints de diverses maladies et de diverses souffrances, démoniaques, et lunatiques, et paralytiques ; et il les guérit. Et une foule nombreuse, venue de la Galilée, et de la Décapole, et de Jérusalem, et de Judée, et de par delà le Jourdain, le suivit.

Prière du soir — deuxième lecture

2 Pierre 3

Je vous écris déjà, bien-aimés, cette seconde lettre, dans laquelle, comme dans l'autre, je ranime par le ressouvenir la pureté de vos pensées, afin que vous vous rappeliez les paroles ci-devant proférées par les saints prophètes et le commandement du seigneur et sauveur transmis par vos apôtres, sachant avant tout que dans les derniers jours des railleurs viendront armés de raillerie, qui suivront leurs propres convoitises, et qui diront : « Que devient la promesse de son avènement ? Car depuis que les pères sont morts tout continue à subsister comme dès le commencement de la création. » En effet ils oublient volontairement que jadis ont existé des cieux, et une terre tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau par la parole de Dieu et qu'en cet état le monde d'alors, submergé par l'eau, a été détruit ; tandis que les cieux actuels et la terre sont conservés par la même parole, tenus en réserve pour le feu, étant gardés pour le jour du jugement et de la perdition des hommes impies. Mais il est une chose que vous ne devez pas oublier, bien-aimés : c'est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour ; le Seigneur ne tarde point dans l'accomplissement de la promesse, comme le pensent certaines gens, mais Il use de patience envers vous, ne voulant point que quelques-uns périssent, mais que tous viennent à résipiscence. Or, le jour du Seigneur viendra comme un voleur, et alors les cieux disparaîtront avec fracas, tandis que les éléments embrasés se dissoudront ainsi que la terre, et les œuvres qu'elle renferme seront découvertes. Puisque toutes ces choses doivent ainsi se dissoudre, quels ne faut-il pas être par la sainteté de la conduite et par la piété, attendant et hâtant l'avènement de la journée de Dieu, à cause de laquelle les cieux enflammés se dissoudront, et les éléments embrasés doivent se fondre ? Mais selon Sa promesse nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habite. C'est pourquoi, bien-aimés, efforcez-vous, dans cette attente, d'être trouvés par Lui sans tache et sans reproche dans la paix. Regardez aussi comme une occasion de salut la patience de notre Seigneur, selon que notre bien-aimé frère Paul, suivant la sagesse qui lui a été donnée, vous l'a aussi écrit comme dans toutes les autres lettres où il parle de ces choses, et où il se trouve quelques points difficiles à comprendre, que les ignorants et ceux qui ne sont pas affermis pervertissent pour leur propre perdition, comme le reste des écritures. Pour vous donc, bien-aimés, que vos prévisions vous mettent sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des pervers vous ne perdiez votre ferme assiette ; mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre seigneur et sauveur Jésus-Christ. Qu'à lui soit la gloire, et maintenant, et pour le jour d'éternité !

Évangile

Luc 3:21-38

Or il advint, pendant que tout le peuple se faisait baptiser, qu'après que Jésus eut aussi été baptisé, et tandis qu'il priait, le ciel s'ouvrit, et que l'Esprit saint descendit sur lui sous forme corporelle, comme une colombe, et qu'une voix vint du ciel : « Tu es Mon Fils bien-aimé, en toi J'ai pris plaisir. » Et Jésus lui-même avait, lorsqu'il commença, environ trente ans, étant fils, comme on le pensait, de Joseph fils d'Héli, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph, fils de Matthathias, fils d'Amos, fils de Nahoum, fils d'Esli, fils de Naggaï, fils de Maath, fils de Matthathias, fils de Sémin, fils de Josech, fils de Joda, fils de Joanam, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils de Er, fils de Josué, fils d'Élièzer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Éliakim, fils de Méléa, fils de Menna, fils de Metthatha, fils de Natham, fils de David, fils de Jessaï, fils de Jobel, fils de Boos, fils de Sala, fils de Naasson, fils d'Admin, fils d'Arni, fils d'Esron, fils de Pharès, fils de Juda, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nachor, fils de Serouch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d'Eber, fils de Sala, fils de Kaïnam, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils de Noë, fils de Lamech, fils de Matthousala, fils d'Enoch, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan, fils d'Enos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.

Évangile

Matthieu 26:6-16

Or Jésus s'étant trouvé à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme s'approcha de lui tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de grand prix, et elle le versait sur sa tête pendant qu'il était à table. Ce que les disciples ayant vu ils s'en indignèrent en disant : « Pourquoi cette profusion ? Car il pouvait être vendu très cher, et être donné aux pauvres. » Mais Jésus l'ayant su, leur dit : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Car elle a accompli une bonne œuvre envers moi ; en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais moi, vous ne devez pas m'avoir toujours ; car celle-ci, en jetant ce parfum sur mon corps, l'a fait en vue de mes funérailles. Mais en vérité je vous le déclare : où que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, s'étant rendu auprès des grands prêtres, leur dit : « Que voulez-vous me donner, et de mon côté je vous le livrerai ? » Et ils lui pesèrent trente pièces d'argent. Et dès lors il cherchait une bonne occasion pour le livrer.

Évangile

Matthieu 9

Et étant monté dans une barque, il passa sur l'autre rive, et il vint dans sa propre ville. Et voici, on lui amenait un paralytique couché sur un lit, et Jésus ayant vu leur foi dit au paralytique : « Courage ! mon enfant, tes péchés sont pardonnes. » Et voici, quelques-uns des scribes dirent en eux-mêmes : « Cet homme blasphème. » Et Jésus connaissant leurs pensées dit : « Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs ? Car lequel est le plus facile, de dire : Tes péchés sont pardonnés ; ou de dire : Lève-toi et marche ? Or, pour que vous sachiez que le fils de l'homme a sur la terre l'autorité de pardonner les péchés…. Lève-toi, » dit-il alors au paralytique, « prends ton lit et va-t-en dans ta maison. » Et s'étant levé, il s'en alla dans sa maison ; ce que la foule ayant vu elle fut effrayée, et elle glorifia Dieu qui avait donné une telle autorité aux hommes. Et s'éloignant de là Jésus vit un homme assis au bureau des péages, appelé Matthieu, et il lui dit : « Suis-moi ! » Et s'étant levé il le suivit. Et il advint, comme il était à table dans la maison, que, voici, beaucoup de publicains et de pécheurs survinrent, qui s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; ce que les pharisiens ayant vu, ils disaient à ses disciples : « Pourquoi est-ce avec les publicains et les pécheurs, que mange votre maître ? » Ce que lui ayant ouï, il dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants. Mais allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Alors les disciples de Jean s'approchent de lui, en disant : « Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point ? » Et Jésus leur dit : « Est-ce que les fils de la chambre nuptiale peuvent être dans le deuil tant que l'époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Personne ne met une pièce d'étoffe écrue à un vieil habit, car ce rapiécetage enlève une partie de l'habit, et il en résulte une déchirure pire. On ne met pas non plus du vin nouveau dans des outres vieilles, autrement les outres se rompent, et le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met du vin nouveau dans des outres neuves, et ils se conservent réciproquement. » Pendant qu'il leur parlait ainsi, voici, un chef s'étant approché l'adorait, en disant : « Ma fille vient de trépasser, mais viens poser ta main sur elle, et elle vivra. » Et Jésus s'étant levé le suivit, ainsi que ses disciples. Et voici, une femme, atteinte d'une perte de sang depuis douze ans, s'étant approchée par derrière toucha la frange de son manteau, car elle disait en elle-même : « Si seulement je touche son manteau, je serai guérie. » Mais Jésus s'étant retourné et l'ayant vue, dit : « Courage ! ma fille, ta foi t'a guérie. » Et dès ce moment-là cette femme fut guérie. Et Jésus étant arrivé dans la maison du chef, et ayant vu les joueurs de flûte et la foule bruyante, disait : « Retirez-vous, car la petite fille n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui. Mais, lorsque la foule eut été chassée, il entra, prit sa main, et la petite fille se leva. Et cette nouvelle se répandit dans toute cette contrée-là. Et comme Jésus s'éloignait de là, deux aveugles le suivirent, qui s'écriaient : « Aie pitié de nous, fils de David ! » Et lorsqu'il fut arrivé dans la maison, les aveugles s'approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je puisse faire cela ? » Ils lui disent : « Oui, Seigneur ! » Alors il toucha leurs yeux, en disant : « Qu'il vous soit fait selon votre foi. » Et leurs yeux furent ouverts, et Jésus les tança vertement en disant : « Prenez garde que personne ne le sache. » Mais, après qu'ils furent sortis, ils répandirent sa renommée dans toute cette contrée-là. Or, comme ils sortaient, voici, on lui amena un démoniaque muet ; et le démon ayant été chassé, le muet parla, et la foule étonnée disait : « Jamais chose semblable ne s'est vue en Israël. » Mais les pharisiens disaient : « C'est par le chef des démons qu'il chasse les démons. » Et Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, et prêchant l'évangile du royaume, et guérissant toute espèce de maladies et d'infirmités. Or, en voyant la foule, il fut ému de compassion envers elle, parce qu'elle était lasse et abattue, comme des brebis qui n'ont pas de berger. Alors il dit à ses disciples : « La moisson est considérable, il est vrai, mais les ouvriers sont en petit nombre ; priez donc le maître de la moisson, afin qu'il envoie des ouvriers dans Sa moisson. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.