Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
J'ai consigné dans mon premier écrit, ô Théophile, tout ce que Jésus avait commencé de faire et d'enseigner jusques au jour où, après avoir donné par l'esprit saint ses ordres aux apôtres qu'il avait choisis, il fut enlevé. Déjà, après sa passion, il leur avait fait voir par plusieurs indices qu'il était vivant, leur apparaissant pendant quarante jours, et leur parlant de ce qui concerne le royaume de Dieu. Et, pendant qu'il se trouvait avec eux, il leur ordonna de ne point s'éloigner de Jérusalem, mais d'y attendre la promesse du Père, « dont vous m'avez entendu parler ; car, si Jean a baptisé avec de l'eau, pour vous, vous serez baptisés avec l'esprit saint, dans peu de jours d'ici. » Se trouvant donc réunis, ils l'interrogèrent en disant : « Seigneur, est-ce en ce temps-là que tu dois rétablir le royaume d'Israël ? » Il leur dit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps ou les époques que le Père a fixés de Sa propre autorité, mais, quand le saint esprit sera venu sur vous, vous serez revêtus de puissance, et vous serez mes témoins, soit à Jérusalem, soit dans la Judée et la Samarie, et jusques à l'extrémité de la terre. »
Première lecture
Et si tu es docile à la voix de l'Éternel, ton Dieu, pour t'appliquer à pratiquer tous ses commandements que je te prescris en ce jour, l'Éternel, ton Dieu, te donnera la prééminence sur toutes les nations de la terre, et toutes ces bénédictions t'arriveront et viendront te trouver, pourvu que tu sois docile à la voix de l'Éternel, ton Dieu ; tu seras béni à la ville et tu seras béni aux champs ; tu seras béni dans la fécondité de tes flancs, dans la fécondité de ton sol, et dans la fécondité de ton bétail, la progéniture de tes vaches et les portées de tes brebis. La bénédiction remplira tes paniers et ta maie. Tu seras béni, quand tu sortiras, béni quand tu entreras. L'Éternel te livrera défaits tes ennemis levés contre toi ; par une seule route ils s'avanceront contre toi et par sept routes ils s'enfuiront devant toi. Au commandement de l'Éternel tu auras la bénédiction dans tes greniers, et dans toutes tes entreprises, et Il te bénira dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. L'Éternel te constituera son peuple saint, comme Il te l'a juré, si tu gardes les commandements de l'Éternel, ton Dieu, et si tu marches dans ses voies. Et tous les peuples de la terre verront que tu es appelé du nom de l'Éternel, et ils te craindront. Et l'Éternel te comblera de biens par la fécondité de tes flancs, et par la fécondité de ton bétail et par la fécondité de ton sol dans le pays que l'Éternel a juré à tes pères de te donner. L'Éternel t'ouvrira son trésor d'abondance, le Ciel, pour te donner à son époque la pluie propre à ton pays et bénir tout le travail de ta main ; et tu prêteras à beaucoup de nations, mais n'emprunteras pas toi-même. Et l'Éternel fera de toi la tête et non pas la queue, et tu ne seras qu'en haut et non point en bas, si tu obéis aux commandements de l'Éternel, ton Dieu, que je te prescris en ce jour, pour les garder et les pratiquer, et si tu ne t'écartes de tous les ordres que je vous intime en ce jour, ni à droite ni à gauche, pour suivre d'autres dieux et les servir. Mais si tu n'es pas docile à la voix de l'Éternel, ton Dieu, pour t'appliquer à la pratique de tous ses commandements et ses statuts que je te prescris en ce jour, toutes ces malédictions s'accompliront pour toi, et t'atteindront. Tu seras maudit dans la ville, et maudit dans les champs. Maudits seront tes paniers et ta maie. Maudit seras-tu quant à la fécondité de tes flancs, à la fécondité de ton sol, à la progéniture de tes vaches et aux portées de tes brebis ; maudit lorsque tu entreras, maudit lorsque tu sortiras. L'Éternel enverra contre toi la malédiction, l'alarme et la ruine à toutes tes entreprises que tu formeras, jusqu'à ce que tu sois détruit et promptement perdu, à cause de la méchanceté de tes actions, pour m'avoir abandonné. L'Éternel mettra la peste à ta poursuite, jusqu'à ce qu'il t'ait exterminé du pays dont tu viens faire la conquête. L'Éternel t'affligera de marasme et de fièvre, et d'inflammation, de sécheresse et de brûlure, de gangrène et de nielle, qui s'acharneront sur toi jusqu'à ce que tu périsses. Et le ciel qui est au-dessus de ta tête, sera d'airain, et la terre que tu as sous les pieds, de fer. Au lieu de pluie sur ton pays l'Éternel enverra de la poussière et du sable qui tomberont du ciel jusqu'à ce que tu sois détruit. L'Éternel te livrera défait à tes ennemis ; par une route unique tu t'avanceras contre eux, et par sept routes tu t'enfuiras devant eux, et tu seras en butte aux vexations de tous les royaumes, de la terre. Et ton cadavre sera la proie de tous les oiseaux des Cieux et de toutes les bêtes de la terre, que personne n'effarouchera. L'Éternel t'affligera de l'ulcère d'Egypte, et de tumeurs, et de dartres, et de gale, dont tu ne pourras guérir. L'Éternel t'affligera de délire et de cécité, et d'égarement d'esprit. Et tu iras à tâtons en plein midi, comme l'aveugle tâtonne dans l'obscurité, et tu ne trouveras pas le succès sur ta route ; tu ne seras qu'opprimé et pillé tous les jours, et tu n'auras aucun libérateur. Tu te fianceras à une femme et un autre homme entrera dans son lit ; tu bâtiras une maison et tu ne l'habiteras pas ; tu planteras une vigne et tu n'en goûteras pas les fruits. Ton bœuf sera égorgé sous tes yeux, et tu n'en mangeras pas ; ton âne sera enlevé à ta face, et ne te reviendra pas ; tes brebis seront livrées à tes ennemis, et tu n'auras aucun auxiliaire. Tes fils et tes filles seront donnés à un autre peuple, tes yeux le voyant et se consumant à regarder tout le jour du côté où ils sont ; et tu n'auras pas la force en main. Le produit de ton sol et de tout ton labeur sera consommé par un peuple non connu de toi, et tu ne seras qu'opprimé et écrasé tous les jours. Tu tomberas en démence à l'aspect de ce que tu verras de tes yeux. L'Éternel t'affligera aux genoux et aux jambes d'ulcères malins et incurables, de la plante des pieds au sommet de la tête. L'Éternel te chassera toi et ton roi que tu auras préposé sur toi, chez une nation inconnue à toi et à tes pères ; et là, tu serviras d'autres dieux, du bois et de la pierre. Et tu exciteras la stupeur, tu passeras en proverbe et donneras lieu aux sarcasmes chez tous les peuples où l'Éternel te mènera. Tu ensemenceras abondamment le terrain et tu récolteras peu ; car la sauterelle le broutera. Tu planteras et cultiveras des vignes, mais tu ne boiras ni ne récolteras de vin, car les vers les consumeront. Tu auras des oliviers dans tout ton territoire, mais tu ne t'oindras pas d'huile, car tes oliviers se dépouilleront. Tu engendreras des fils et des filles, mais ils ne seront pas à toi, car ils iront en captivité. De tous tes arbres, et des fruits de ton sol le grillon s'emparera. L'étranger qui sera parmi vous s'élèvera au-dessus de toi toujours plus haut, et toi, tu descendras toujours plus bas. C'est lui qui te prêtera, et toi, tu ne lui prêteras pas ; il deviendra la tête et tu deviendras la queue. Et toutes ces malédictions s'accompliront sur toi et te poursuivront et t'atteindront jusqu'à ce que tu sois détruit, pour n'avoir pas obéi à la voix de l'Éternel, ton Dieu, en gardant ses commandements et ses statuts qu'il t'a prescrits, et elles resteront sur toi et sur ta postérité comme un signe et un exemple éternellement. Pour n'avoir pas servi l'Éternel, ton Dieu, avec joie et de bon cœur au milieu de l'abondance de toutes choses, tu serviras tes ennemis que l'Éternel enverra contre toi, souffrant de la faim, de la soif, du dénuement et de la disette de toutes choses, et il chargera ton col d'un joug de fer jusqu'à ce qu'il t'ait détruit. L'Éternel fera lever contre toi un peuple lointain, de l'extrémité de la terre, rapide comme l'aigle qui vole, un peuple dont tu n'entendras pas la langue, peuple au visage farouche, sans respect pour le vieillard, sans pitié pour le jeune homme. Il dévorera la progéniture de tes bestiaux et les fruits de ton sol jusqu'à ce que tu sois détruit, ne te laissant ni blé, ni moût, ni huile, ni la progéniture de tes vaches ni les portées de tes brebis jusqu'à ce qu'il t'ait fait périr : il t'assiégera dans toutes tes Portes jusqu'à la chute de tes hautes et fortes murailles sur lesquelles tu te fies, dans tout ton pays, et il t'assiégera dans toutes tes Portes, dans tout ton pays que t'a donné l'Éternel, ton Dieu. Et, dans la détresse et l'angoisse où te réduiront tes ennemis, tu te nourriras du fruit de tes entrailles, de la chair de tes fils et de tes filles que t'aura donnés l'Éternel, ton Dieu. Le plus amolli de tes hommes, et le plus délicat regardera de mauvais œil son frère et la femme qui est entre ses bras, et ceux de ses fils qui auront survécu, pour ne pas partager avec l'un d'eux la chair de ses fils dont il se nourrira, parce qu'on ne lui aura rien laissé dans la détresse et l'angoisse où t'auront réduit tes ennemis dans toutes tes Portes. La plus amollie de tes femmes et la plus délicate qui ne tentait pas de poser la plante de son pied sur la terre par excès de délicatesse et de mollesse, regardera de mauvais œil le mari qui est entre ses bras, et son fils et sa fille, pour ne point partager le placenta sorti d'entre ses pieds, et les enfants dont elle est accouchée ; car elle les mangera par disette de toutes choses en secret, dans la détresse et l'angoisse où l'auront réduite tes ennemis dans tes Portes. Si tu ne t'appliques à pratiquer tous les préceptes de cette Loi transcrits dans ce livre, pour craindre ce magnifique et redoutable Nom, l'Éternel, ton Dieu, l'Éternel vous frappera de fléaux extraordinaires, toi et ta postérité, de fléaux grands et soutenus, et de maladies malignes et persistantes ; et Il ramènera sur toi toutes les infirmités de l'Egypte qui te font peur, afin qu'elles s'attachent à toi. Toutes les maladies et toutes les plaies aussi, non consignées dans le volume de cette Loi, l'Éternel les attirera sur toi, jusqu'à ce que tu sois détruit. Et vous survivrez en petit nombre, au lieu d'être comme maintenant aussi nombreux que les étoiles du ciel, parce que tu n'auras pas obéi à la voix de l'Éternel, ton Dieu. Et de même que l'Éternel mettait sa joie à votre égard à vous faire du bien et à vous agrandir, de même l'Éternel mettra sa joie à votre égard à vous perdre et à vous détruire, et vous serez arrachés du pays dont tu viens faire la conquête. Et l'Éternel te disséminera parmi tous les peuples d'un bout de la terre à l'autre, et là tu serviras d'autres dieux inconnus à toi et à tes pères, du bois et de la pierre. Et parmi ces peuples tu ne seras pas tranquille, tu n'auras pas où reposer la plante de tes pieds, et l'Éternel t'y donnera un cœur inquiet, des yeux qui s'éteignent, une âme qui se consume. Et devant toi ta vie sera toujours en suspens, tu seras alarmé la nuit et le jour, et ne seras pas sûr de vivre. Le matin tu diras : Ah ! si le soir était là ! et le soir tu diras : Ah ! si le matin était là ! par l'effet des alarmes qui alarmeront ton cœur, et du spectacle que tu verras de tes yeux. Et l'Éternel te ramènera en Egypte sur des navires, par le chemin duquel je te disais : tu ne le reverras plus, et là vous vous vendrez à vos ennemis comme esclaves et comme servantes ; et il n'y aura point d'acheteurs.
Première lecture
Et les Philistins rassemblèrent leurs armées pour faire la guerre, et ils se réunirent à Socho qui appartient à Juda, et ils campèrent entre Socho et Azeka vers Ephès-Dammim. Saül et les hommes d'Israël se rassemblèrent et campèrent dans la Vallée des Térébinthes, et formèrent leur ordre de bataille contre les Philistins. Or les Philistins s'appuyaient à une montagne d'un côté, et les Israélites s'appuyaient à une montagne de l'autre côté, et la vallée les séparait. Alors le champion duelliste sortit des rangs des Philistins ; il se nommait Goliath, était de Gath et avait une taille de cinq coudées et un empan. Sa tête était couverte d'un casque d'airain et il portait une cotte de mailles, et cette cuirasse pesait cinq mille sicles d'airain. Et il avait aux pieds des bottes d'airain, et une pique d'airain entre ses épaules. Et la hampe de sa lance était comme l'ensouple du tisserand, et la pointe de sa lance pesait six cent sicles de fer, et le porte-bouclier le précédait. Et s'arrêtant il adressa aux lignes d'Israël ces paroles ? Pourquoi faites-vous une sortie pour vous ranger en bataille ? Ne suis-je pas le Philistin, et vous les esclaves de Saül ? Choisissez un homme qui descende contre moi ! S'il est de force à lutter avec moi et qu'il me batte, nous vous serons asservis ; mais si j'ai le dessus et que je le batte, vous serez nos esclaves, et vous nous serez asservis. Et le Philistin dit : Aujourd'hui j'ai jeté un défi aux rangs d'Israël ! Donnez-moi un homme pour que nous nous mesurions ensemble. Et Saül et tous les Israélites entendirent ces discours du Philistin, et ils furent effrayés et saisis d'une grande peur. Or David était le fils de cet Ephratite de Bethléem de Juda, nommé Isaï qui avait huit fils ; et cet homme au temps de Saül était vieux, avancé en âge. Et les trois fils aînés d'Isaï avaient suivi Saül à la guerre ; or les noms de ses trois fils qui marchaient comme soldats, étaient : Eliab, le premier-né, et Abinadab, son puîné, et Samma le troisième, et David était le cadet. Et lorsque les trois aînés eurent suivi Saül, David allait et revenait de chez Saül pour garder les troupeaux de son père à Bethléem. Cependant le Philistin s'avançait matin et soir, et il se présenta durant quarante jours. Et Isaï dit à David : Prends donc pour tes frères cet épha de grain rôti et ces dix pains, et cours les porter à tes frères au camp. Et ces dix tranches de caillé porte-les aux chefs de mille, et visite tes frères pour voir comment ils se trouvent, et t'informer de leurs désirs ; or Saül et eux et tous les Israélites sont dans la vallée des Térébinthes en guerre avec les Philistins. Alors David se leva le matin, et laissant les troupeaux à un gardien, il prit son fardeau et partit comme Isaï le lui avait commandé, et il arriva à la circonvallation, et l'armée qui se formait en ligne poussait le cri de guerre. Et les Israélites et les Philistins se rangèrent ligne contre ligne de bataille. Et David laissa les valises qu'il portait aux soins du garde des bagages et courut à la ligne de bataille, et en arrivant il demanda à ses frères comment ils se trouvaient. Et comme il parlait avec eux, voilà que le duelliste, le Philistin de Gath, nommé Goliath, sortit des rangs des Philistins et tint les mêmes discours, et David les entendit. Et à la vue de cet homme tous les Israélites s'enfuirent devant lui, et eurent une grande peur. Et les Israélites disaient : Avez-vous vu cet homme qui s'avance ? C'est pour jeter à Israël un défi qu'il s'avance. Et celui qui le vaincra, le Roi l'enrichira d'une grande opulence et il lui donnera sa fille et il affranchira la maison de son père en Israël. Et David s'adressant aux hommes qui l'accompagnaient, dit : Qu'est-ce qui sera fait à celui qui vaincra ce Philistin-là et préservera Israël de l'opprobre ? En effet qui est ce Philistin, cet incirconcis, pour jeter un défi aux bataillons du Dieu Vivant ? Et le peuple lui tint le même langage et dit : Ainsi sera-t-il fait à l'homme qui le vaincra. Et Eliab, son frère aîné, entendit son entretien avec ces hommes, et Eliab fut enflammé de colère contre David et dit : Pourquoi donc es-tu descendu ici, et à qui tu laissé ce peu de brebis dans le désert ? Je connais ta présomption et la malice de ton cœur ; car c'est pour voir la bataille que tu es descendu. Et David dit : Qu'ai-je donc fait ? Ce n'est qu'une parole. Et David se détourna de lui et s'adressant à un autre il parla dans les mêmes termes et le peuple lui fit la première réponse.
Prière du matin — première lecture
Et Coré, fils de Jitsehar, fils de Kahath, fils de Lévi, forma un parti avec Dathan et Abiram, fils d'Eliab, et On, fils de Peleth, ceux-ci fils de Ruben ; et ils se soulevèrent contre Moïse avec deux cent cinquante hommes des enfants d'Israël, Princes de l'Assemblée, appelés au Conseil, personnages notables, et ils se réunirent contre Moïse et Aaron, et ils leur dirent : Vous en faites trop ! Car cette Assemblée ! c'est tout autant d'hommes consacrés, et l'Éternel est au milieu d'eux ; pourquoi donc vous élevez-vous au-dessus de l'Assemblée de l'Éternel ? A l'ouïe de ces propos Moïse se jeta la face contre terre, et s'adressant à Coré et à toute sa faction il leur dit : Demain l'Éternel fera connaître qui est à Lui et qui est consacré pour lui donner accès auprès de Lui ; et celui qu'il choisira, Il lui donnera accès auprès de Lui. Faites ceci : Prenez des encensoirs, Coré et tout son parti, et mettez-y du feu et jetez-y de l'encens devant l'Éternel, demain, et c'est l'homme que choisira l'Éternel, qui sera le consacré. Vous en faites trop, enfants de Lévi ! Et Moïse dit à Coré : Écoutez donc, enfants de Lévi ! Est-ce trop peu pour vous que le Dieu d'Israël vous ait triés dans l'Assemblée d'Israël pour vous donner accès auprès de Lui pour faire le service de la Résidence de l'Éternel, et pour paraître devant l'Assemblée officiant pour elle ? A toi et à tous tes frères, enfants de Lévi avec toi, Il donne accès auprès de Lui, et vous prétendez encore au Sacerdoce ! C'est pour cela que vous vous liguez toi et tout ton parti contre l'Éternel ; Aaron en effet, qui est-il pour que vous murmuriez contre lui ? Et Moïse envoya mander Dathan et Abiram, fils d'Eliab. Mais ils dirent : Nous n'irons point. N'est-ce pas assez de nous avoir tirés d'un pays découlant de lait et de miel pour nous faire périr dans le désert, que tu t'ériges en dominateur au-dessus de nous ? Tu ne nous as point non plus conduits dans un pays découlant de lait et de miel, ni mis en possession de champs et de vignes. Veux-tu arracher les yeux à ces hommes ? Nous n'irons point. Alors Moïse fut fort irrité et il dit à l'Éternel : Ne regarde pas leur offrande ! Je ne leur ai pas enlevé un âne, et n'ai pas fait tort à un d'eux. Et Moïse dit à Coré : Demain paraissez, toi et tout ton parti, devant l'Éternel, toi et eux avec Aaron, et prenez chacun votre encensoir, et y mettez de l'encens, et apportez devant l'Éternel chacun votre encensoir, deux cent cinquante encensoirs ; et toi et Aaron vous viendrez aussi chacun avec son encensoir. Ils prirent donc chacun leur encensoir, et y mirent du feu et y jetèrent de l'encens, et ils parurent à la porte de la Tente du Rendez-vous, ainsi que Moïse et Aaron. Et Coré en opposition avec eux convoqua toute l'Assemblée à la porte de la Tente du Rendez-vous. Alors la gloire de l'Éternel apparut à toute l'Assemblée. Et l'Éternel parla à Moïse et Aaron en ces termes : Séparez-vous de ce parti-là : je vais l'exterminer à l'instant. Et ils se jetèrent face contre terre, et dirent : O Dieu, Dieu des esprits de toute chair, un homme seul a péché : t'irriteras-tu contre toute l'Assemblée ? Et l'Éternel dit à Moïse : Parle à l'Assemblée en ces termes : Retirez-vous de tous les côtés à distance de la demeure de Coré, de Dathan et d'Abiram. Alors Moïse se leva et se rendit chez Dathan et Abiram, et il fut suivi par les Anciens d'Israël. Et il dit à l'Assemblée : Éloignez-vous des tentes de ces sacrilèges, et ne touchez rien de ce qui est à eux, afin que vous ne soyez pas emportés par tous leurs péchés. Et ils s'éloignèrent de tous les côtés à distance de la demeure de Coré, et de Dathan et d'Abiram. Et Dathan et Abiram sortirent et se placèrent à la porte de leurs tentes avec leurs femmes, leurs fils, et leurs enfants. Et Moïse dit : A ceci vous reconnaîtrez que l'Éternel m'a donné la mission de faire tout ce qui a été fait, et que je n'ai pas agi de mon chef : Si ces gens meurent de la mort commune à tous les hommes, et subissent la dispensation commune à tous les hommes, ce n'est pas l'Éternel qui m'a envoyé ; mais si l'Éternel crée un fait inouï, et si la terre s'entr'ouvre et les engloutit eux et tout ce qui est à eux, et qu'ils descendent vivants aux Enfers, vous reconnaîtrez que ces gens-là ont répudié l'Éternel. Et lorsqu'il eut achevé de prononcer toutes ces paroles, le sol qui était sous leurs pieds se fendit, et la terre s'entr'ouvrit et les engloutit eux et leurs maisons, et tous les hommes qui tenaient à Coré, et tout leur avoir, et ils descendirent avec tout ce qu'ils possédaient, vivants dans les Enfers, et la terre les recouvrit et ils furent exterminés du milieu de l'Assemblée. Et à leurs cris tous les Israélites qui les entouraient s'enfuirent ; car ils disaient : Nous craignons que la terre ne nous engloutisse. Et un feu envoyé par l'Éternel consuma les deux cent cinquante hommes qui avaient offert l'encens. Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes :
Épître
car tout ce qui est né de Dieu remporte la victoire sur le monde ; et la victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. Or, quel est celui qui remporte la victoire sur le monde, sinon celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu ? C'est ce Jésus-Christ qui est venu avec de l'eau et du sang, non pas avec l'eau seule, mais avec l'eau et avec le sang ; et l'Esprit est celui qui témoigne, parce que l'Esprit est la vérité ; car ils sont trois ceux qui témoignent : l'Esprit, et l'eau, et le sang, et les trois s'accordent. Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c'est le témoignage de Dieu, puisqu'il a rendu témoignage à Son fils. Celui qui croit au fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage ; celui qui ne croit pas Dieu en fait un menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à Son fils.
Première lecture
Tires-tu le Léviathan avec l'hameçon, fais-tu passer la ligne au travers de sa langue ? Attaches-tu la corde à son naseau, et perces-tu sa mâchoire pour y mettre l'anneau ? Va-t-il t'adresser beaucoup de prières, et te parler d'une voix adoucie ? Va-t-il faire un pacte avec toi, pour s'engager à te servir toujours ? Vas-tu jouer avec lui comme avec un oiseau, et le mettre à l'attache pour tes jeunes filles ? Entre-t-il dans le trafic de la confrérie, et le répartit-elle entre les marchands ? Couvres-tu sa peau de dards, et sa tête de harpons ? Tentes-tu de mettre la main sur lui ; tu ne t'aviseras plus de l'attaquer. Voici, l'espoir de l'agresseur est bientôt déçu ; n'est-il pas terrassé à son seul aspect ? Nul n'a l'audace de le provoquer : et qui pourrait Me prendre à partie ? Qui m'a prévenu, pour que j'aie à lui rendre ? Sous le ciel entier tout est ma propriété. Je ne tairai point sa structure, ni la nature de sa force, ni la beauté de son armure. Qui a pu soulever le recouvrement de sa robe, et pénétrer entre sa double mâchoire ? Qui entr'ouvrit les portes de sa face ? Tout autour sont ses dents effroyables. Des sillons sont tracés entre les boucliers de sa croupe, retenus par un sceau qui les presse ; ils sont soudés l'un à l'autre, et l'air ne s'insinue pas dans leurs intervalles ; entre eux ils sont adhérents, et forment un masse solide, inséparable. Son éternuement produit une gerbe lumineuse, et ses yeux sont comme les paupières de l'aurore. De sa gueule sortent des torches, et des étincelles enflammées s'échappent. Une fumée jaillit de ses narines, comme d'un vaisseau qui bout, et d'une chaudière. Son haleine allume les charbons, et des flammes partent de sa bouche. La force réside dans son encolure, et devant lui la détresse tressaille. Les fanons de sa chair sont adhérents, coulés sur son corps, immobiles. Son cœur a la densité de la pierre, et la densité de la meule inférieure. Se lève-t-il, les héros s'épouvantent, et la peur les déroute. Le coup qu'on lui porte, demeure sans effet ; il brave la lance, le dard et la cuirasse. Pour lui le fer est autant que de la paille, et l'airain, que du bois vermoulu. La flèche décochée ne le met pas en fuite, et sur lui les pierres de la fronde font l'effet de la balle. Pour lui la massue est autant que du chaume, et il se rit du frémissement des traits. Son ventre est muni de têts acérés ; on dirait que sur le limon où il couche, un traîneau à fouler a laissé son empreinte. Il fait comme une chaudière bouillonner l'onde, et donne à la mer l'aspect d'un vaisseau où l'on broie les parfums. Il laisse après lui un sillage lumineux ; on prendrait la mer pour une blanche chevelure. Sur la terre il n'a pas de maître ; il fut créé pour être intrépide ; il ose regarder toute taille élevée, il est Roi au-dessus de tous les fiers animaux.
Prière du matin — deuxième lecture
Frères, j'attire votre attention sur l'évangile que je vous ai annoncé, que de votre côté vous avez reçu, auquel en outre vous êtes fermement attachés, et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous vous tenez aux paroles par lesquelles je vous l'ai annoncé, à moins que ce ne soit inutilement que vous avez cru ! Je vous ai en effet transmis, avant tout, ce que de mon côté j'avais reçu, c'est que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures, et qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les écritures, et qu'il a été vu par Céphas, puis par les douze ; ensuite il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart vivent encore maintenant, mais dont quelques-uns sont morts ; ensuite il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres, enfin, après eux tous, il a été vu aussi par moi, qui suis comme l'avorton, car je suis le moindre des apôtres, moi qui ne mérite pas de porter le nom d'apôtre, parce que j'ai persécuté l'église de Dieu. Mais c'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et la grâce qu'il m'a faite n'a pas été vaine, mais j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi, toutefois, mais la grâce de Dieu avec moi. Ainsi donc, que ce soit moi, que ce soit eux, voilà ce que nous prêchons, et voilà ce que vous avez cru. Mais, si l'on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment y a-t-il parmi vous des gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection des morts ? Mais, s'il n'y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité ; or, si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, vaine aussi est votre foi, et il se trouve en outre que nous sommes de faux témoins à l'égard de Dieu, car nous avons témoigné contre Dieu qu'il a ressuscité Christ ; tandis qu'il ne l'a pas ressuscité, si, en effet, les morts ne ressuscitent pas ; car si les morts ne ressuscitent pas, Christ non plus n'est pas ressuscité ; or si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est chimérique, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ ont péri. Si c'est seulement pendant cette vie-ci, que nous espérons en Christ, nous sommes plus à plaindre que tout le reste des hommes. Mais maintenant Christ est ressuscité des morts, comme prémices de ceux qui sont morts ! En effet, comme la mort vient d'un homme, c'est d'un homme aussi que vient la résurrection des morts ; car, de même que c'est en Adam que meurent tous les hommes, de même aussi c'est en Christ que tous ils reprendront vie, mais chacun dans son propre rang : les prémices, c'est Christ, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement ; ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à Dieu son Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité, et toute puissance ; car il faut qu'il règne jusques à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds ; comme dernier ennemi est détruite la mort, car Il a tout placé sous ses pieds. Or quand il aura dit : « tout est soumis, » il est évident que c'est sauf Celui qui lui a soumis toutes choses ; mais quand toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils même sera soumis à Celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. Ou bien que feront ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi se font-ils encore baptiser pour eux ?
Psaume responsorial
Justes, chantez l'Éternel ! la louange sied aux hommes droits. Célébrez l'Éternel avec la harpe, touchez pour lui le luth à dix cordes ! Chantez-lui un cantique nouveau, joignez vos plus beaux accords au son des trompettes ! Car la parole de l'Éternel est juste, et toute son action fidèle ; Il aime le droit et la justice ; de la grâce de l'Éternel la terre est remplie. Par la parole de l'Éternel les Cieux ont été faits, et par le souffle de sa bouche toute leur armée. Il rassemble en une masse les eaux de la mer, et dépose ses flots dans des réservoirs. Que toute la terre craigne l'Éternel ! Que tous les habitants du monde le révèrent ! Car Il parle, et la chose est, Il commande, et elle existe. L'Éternel rompt les conseils des nations, Il déjoue les pensées des peuples. Les décrets de l'Éternel subsistent à jamais, et les pensées de son cœur demeurent dans tous les âges. Heureuse la nation dont l'Éternel est le Dieu, le peuple qu'il choisit pour son héritage ! Des Cieux l'Éternel regarde, Il voit tous les enfants des hommes. De sa résidence Il observe tous les habitants de la terre, lui qui, en même temps, forme le cœur de tous, et qui est attentif à toutes leurs œuvres. Nul roi ne triomphe par la grandeur de sa puissance, nul héros n'est sauvé par la grandeur de sa force ; le cheval n'est rien pour la victoire, et par la grandeur de ses moyens il ne fait pas échapper. Voici, l'Éternel a l'œil sur ses fidèles qui espèrent dans sa grâce, pour arracher leur âme à la mort, et les faire vivre durant la famine. Notre âme espère dans l'Éternel, Il est notre aide et notre bouclier. Car Il ravit notre cœur, parce qu'en son saint nom nous avons confiance. Que ta grâce, Éternel, soit sur nous, comme nous l'attendons de toi !
Évangile
Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
Psaume responsorial
Louez l'Éternel ! car Il est bon, car sa grâce demeure à jamais. Qu'Israël dise : Sa grâce demeure à jamais ! Que la maison d'Aaron dise : Sa grâce demeure à jamais ! Que ceux qui craignent l'Éternel disent : Sa grâce demeure à jamais ! Dans les angoisses j'invoquai l'Éternel ; l'Éternel m'exauça en me mettant au large. L'Éternel est pour moi, je suis sans crainte ; qu'est-ce que l'homme me ferait ? L'Éternel est mon aide, et mes ennemis réjouiront mes regards. Mieux vaut se réfugier auprès de l'Éternel, que de se confier dans les hommes ; mieux vaut se réfugier auprès de l'Éternel, que de se confier dans des princes. Tous les peuples m'ont assiégé ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. Ils m'ont assiégé, et encore assiégé ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. Ils m'ont assiégé comme des abeilles : ils s'éteignent comme un feu d'épines ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. par tes assauts tu voulais me terrasser, mais l'Éternel a été mon aide. Que l'Éternel soit le sujet de mes louanges et de mes chants ; Il a été mon salut. Ecoutez ! dans les tentes des justes retentissent des cris de joie et des chants de triomphe : « La droite de l'Éternel a montré sa puissance ; la droite de l'Éternel s'est levée, la droite de l'Éternel a montré sa puissance. » Je ne mourrai point, mais je vivrai, et je raconterai les actes de l'Éternel ! L'Éternel m'a châtié, mais Il ne m'a pas livré à la mort. Ouvrez-moi les Portes de la Justice je veux y entrer et louer l'Etemel ! Voici la Porte de l'Éternel, c'est par elle qu'entrent les justes. Je te rends grâces de m'avoir exaucé, et d'avoir été mon libérateur ! « La pierre rejetée par les architectes est devenue la pierre angulaire. De par l'Éternel il en est ainsi, c'est une merveille à nos yeux. C'est la journée que l'Éternel a faite ; soyez-en réjouis et transportés ! O ! exauce, Éternel, sauve ! O ! exauce, Éternel, donne la prospérité ! » « Béni soit celui qui arrive au nom de l'Éternel ! Nous vous bénissons de la maison de l'Éternel. L'Éternel est Dieu, et Il nous donne sa clarté. Liez la victime avec des cordes, {[}et l'amenez{]} jusqu'aux cornes de l'autel ! » Tu es mon Dieu, et je te loue ; mon Dieu, je t'exalte ! Louez l'Éternel, car Il est bon, car sa grâce demeure à jamais.
Psaume responsorial
Louez l'Éternel ! car Il est bon, car sa grâce demeure à jamais. Qu'Israël dise : Sa grâce demeure à jamais ! Que la maison d'Aaron dise : Sa grâce demeure à jamais ! Que ceux qui craignent l'Éternel disent : Sa grâce demeure à jamais ! Dans les angoisses j'invoquai l'Éternel ; l'Éternel m'exauça en me mettant au large. L'Éternel est pour moi, je suis sans crainte ; qu'est-ce que l'homme me ferait ? L'Éternel est mon aide, et mes ennemis réjouiront mes regards. Mieux vaut se réfugier auprès de l'Éternel, que de se confier dans les hommes ; mieux vaut se réfugier auprès de l'Éternel, que de se confier dans des princes. Tous les peuples m'ont assiégé ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. Ils m'ont assiégé, et encore assiégé ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. Ils m'ont assiégé comme des abeilles : ils s'éteignent comme un feu d'épines ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. par tes assauts tu voulais me terrasser, mais l'Éternel a été mon aide. Que l'Éternel soit le sujet de mes louanges et de mes chants ; Il a été mon salut. Ecoutez ! dans les tentes des justes retentissent des cris de joie et des chants de triomphe : « La droite de l'Éternel a montré sa puissance ; la droite de l'Éternel s'est levée, la droite de l'Éternel a montré sa puissance. » Je ne mourrai point, mais je vivrai, et je raconterai les actes de l'Éternel ! L'Éternel m'a châtié, mais Il ne m'a pas livré à la mort. Ouvrez-moi les Portes de la Justice je veux y entrer et louer l'Etemel ! Voici la Porte de l'Éternel, c'est par elle qu'entrent les justes. Je te rends grâces de m'avoir exaucé, et d'avoir été mon libérateur ! « La pierre rejetée par les architectes est devenue la pierre angulaire. De par l'Éternel il en est ainsi, c'est une merveille à nos yeux. C'est la journée que l'Éternel a faite ; soyez-en réjouis et transportés ! O ! exauce, Éternel, sauve ! O ! exauce, Éternel, donne la prospérité ! » « Béni soit celui qui arrive au nom de l'Éternel ! Nous vous bénissons de la maison de l'Éternel. L'Éternel est Dieu, et Il nous donne sa clarté. Liez la victime avec des cordes, {[}et l'amenez{]} jusqu'aux cornes de l'autel ! » Tu es mon Dieu, et je te loue ; mon Dieu, je t'exalte ! Louez l'Éternel, car Il est bon, car sa grâce demeure à jamais.
Psaume responsorial
Alléluia ! Serviteurs de l'Éternel, louez, louez le nom de l'Éternel ! Béni soit le nom de l'Éternel dès maintenant à jamais ! Du soleil levant jusques au couchant, que le nom de l'Éternel soit loué ! L'Éternel s'élève par dessus tous les peuples, et sa gloire par dessus les Cieux. Qui est semblable à l'Éternel, notre Dieu, qui habite une sublime région, et qui se baisse pour voir les Cieux et la terre ? Il relève l'humble de la poudre, et Il tire le pauvre de la fange, pour le faire asseoir à côté des princes, à côté des princes de son peuple. Il donne dans la maison à l'épouse stérile la condition d'une mère que des fils réjouissent. Alléluia !
Prière du soir — première lecture
Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes :
Deuxième lecture
Ainsi donc, mes frères bien-aimés, après lesquels je soupire, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés ! J'exhorte Évodie, et j'exhorte Syntyche à être animées des mêmes sentiments dans le Seigneur. Et même je t'en prie aussi, toi, digne collègue, intéresse-toi à elles, car elles ont combattu avec moi pour l'Evangile, ainsi que Clément et mes autres coopérateurs, dont les noms se trouvent dans le livre de vie. Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je vous le répète : Réjouissez-vous. Que votre mansuétude se fasse connaître à tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais, qu'en toute chose, vos demandes se fassent connaître à Dieu par la prière et l'intercession, avec actions de grâces, et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, tiendra sous sa garde en Christ Jésus vos cœurs et vos pensées. Au reste, frères, que toutes les choses qui sont vraies, toutes celles qui sont honorables, toutes celles qui sont justes, toutes celles qui sont pures, toutes celles qui sont aimables, toutes celles qui sont approuvées, qu'en un mot toute vertu et toute louange fassent l'objet de vos pensées ; et ce que vous avez appris et reçu, ouï et vu de moi, pratiquez-le ; et le Dieu de paix sera avec vous. Quant à moi, je me suis grandement réjoui dans le Seigneur de ce que vous avez enfin repris de l'intérêt pour moi ; vous y pensiez bien, mais l'occasion vous manquait. Ce n'est pas que je parle par motif de dénuement ; car j'ai appris à me suffire à moi-même dans la position où je me trouve ; je sais vivre dans l'humiliation, et je sais aussi vivre dans l'abondance ; en toutes choses et en toutes circonstances, je suis initié, soit à être rassasié, soit à avoir faim, soit à vivre dans l'abondance, soit à vivre dans la disette ; je peux tout en Celui qui me rend fort. Néanmoins, vous avez bien fait de prendre part à ma tribulation ; d'ailleurs, vous aussi, Philippiens, vous savez que, au commencement de la prédication de l'Évangile, quand je quittai la Macédoine, aucune église n'ouvrit avec moi un compte réciproque de don et de recette, si ce n'est vous seuls, car, déjà à Thessalonique, vous m'avez envoyé, à deux reprises, de quoi subvenir à mes besoins. Ce n'est pas que je recherche les cadeaux, mais je recherche le fruit qui surabonde pour votre compte. D'ailleurs j'ai reçu tout ce qu'il me faut, et je suis dans l'abondance ; je suis comblé, depuis que j'ai reçu par Épaphrodite ce qui vient de vous, parfum d'agréable odeur, sacrifice agréé et approuvé de Dieu. Mais c'est mon Dieu qui, selon Sa richesse, satisfera pleinement tous vos besoins avec gloire en Christ Jésus. Qu'à Dieu notre Père soit rendue la gloire pour les siècles des siècles. Amen ! Saluez en Christ Jésus tous les saints. Les frères qui sont avec moi vous saluent. Tous les saints vous saluent, et principalement ceux de la maison de l'empereur. Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit !
Deuxième lecture
Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu, et quiconque aime Celui qui l'a fait naître, aime celui qui est né de Lui ; voici à quoi nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : c'est lorsque nous aimons Dieu et que nous pratiquons Ses commandements ; car voici en quoi consiste l'amour de Dieu : c'est que nous observions Ses commandements ; et Ses commandements ne sont point pénibles, car tout ce qui est né de Dieu remporte la victoire sur le monde ; et la victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. Or, quel est celui qui remporte la victoire sur le monde, sinon celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu ? C'est ce Jésus-Christ qui est venu avec de l'eau et du sang, non pas avec l'eau seule, mais avec l'eau et avec le sang ; et l'Esprit est celui qui témoigne, parce que l'Esprit est la vérité ; car ils sont trois ceux qui témoignent : l'Esprit, et l'eau, et le sang, et les trois s'accordent. Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c'est le témoignage de Dieu, puisqu'il a rendu témoignage à Son fils. Celui qui croit au fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage ; celui qui ne croit pas Dieu en fait un menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à Son fils. Et voici en quoi consiste ce témoignage : c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en Son fils ; celui qui possède le Fils possède la vie ; celui qui ne possède pas le fils de Dieu ne possède point la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous possédez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du fils de Dieu. Et voici la ferme assurance que nous avons en Lui : c'est que, si nous demandons quelque chose selon Sa volonté, Il nous écoute ; et si nous savons qu'il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que c'est de Lui que nous obtenons les demandes que nous avons faites. Si quelqu'un voit son frère commettre un péché qui n'entraîne pas la mort, il priera, et Il lui donnera la vie, s'il s'agit de péchés qui n'entraînent pas la mort ; il y a un péché qui entraîne la mort, ce n'est point pour celui-là que je dis qu'il intercède ; toute injustice est un péché, et il y a un péché qui n'entraîne pas la mort. Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point, mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le trouve pas. Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. Nous savons aussi que le fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence nécessaire pour connaître le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, en étant dans Son fils Jésus-Christ. Celui-ci est le véritable Dieu et la vie éternelle. Petits enfants, préservez-vous des idoles !
Deuxième lecture
C'est une vérité certaine que, si quelqu'un aspire à l'épiscopat, il désire une œuvre excellente ; il faut donc que l'évêque soit irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, modéré, rangé, hospitalier, capable d'enseigner, ni buveur, ni emporté, mais doux, n'aimant ni les querelles ni l'argent, gouvernant bien sa propre maison, tenant ses enfants dans la soumission avec un parfait respect ; (mais si quelqu'un ne sait pas gouverner sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'église de Dieu ?), n'étant pas un nouveau converti, de peur qu'enflé d'orgueil il ne donne prise au jugement du Diable, mais il faut qu'il reçoive aussi un bon témoignage de ceux du dehors, afin qu'il ne donne prise ni aux invectives, ni aux pièges du Diable. De même il faut que les diacres soient honnêtes, sans duplicité, point adonnés aux excès du vin, ni désireux d'un gain sordide, adhérant, avec une conscience pure, au mystère de la foi ; mais il faut qu'eux aussi soient examinés d'abord ; ensuite qu'on les admette comme diacres, s'ils sont irrépréhensibles. De même, il faut que les femmes soient honnêtes, point médisantes, sobres, et fidèles en toutes choses. Que les diacres soient maris d'une seule femme, qu'ils gouvernent bien leurs enfants et leurs propres maisons ; car ceux qui ont bien rempli cet office acquièrent pour eux-mêmes une bonne place, et une grande assurance fondée sur la foi en Christ Jésus.
Deuxième lecture
Pierre, apôtre de Jésus-Christ, aux voyageurs de la dispersion dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie, qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l'esprit, pour obéir, et pour recevoir l'aspersion du sang de Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! Béni soit Dieu, qui est aussi le Père de notre seigneur Jésus-Christ, Lui qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts pour une espérance vivante, pour un héritage incorruptible, immaculé, inaltérable, lequel est réservé dans les cieux pour vous, qui, grâce à la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi, en vue du salut prêt à être révélé dans l'époque dernière, dans laquelle vous devez tressaillir d'allégresse, après avoir été, pendant peu de temps encore, s'il le faut, attristés par des tentations de diverse nature, afin que l'épreuve à laquelle est mise votre foi, plus précieuse que l'or qui, tout périssable qu'il est, est cependant éprouvé par le feu, se tourne en louange, en gloire, et en honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ, que vous aimez sans l'avoir vu, à l'égard duquel, sans le voir encore, mais en croyant, vous êtes transportés d'une joie inexprimable et glorieuse, parce que vous obtenez, ce qui est le terme de la foi, le salut des âmes. C'est de ce salut que se sont informés et enquis les prophètes qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était destinée,
Évangile
Or, lorsqu'il fut descendu de la montagne, une foule nombreuse le suivit, et voici, un lépreux s'étant approché l'adorait en disant : « Seigneur, si tu le veux tu peux me guérir. » Et ayant étendu la main, il le toucha en disant : « Je le veux, sois guéri. » Et aussitôt sa lèpre fut guérie. Et Jésus lui dit : « Garde-toi d'en parler à personne ; mais va, montre-toi au prêtre et présente l'offrande qu'a prescrite Moïse, pour leur servir d'attestation. » Or, lorsqu'il fut entré à Capharnaoum, un centurion s'approcha de lui, en le sollicitant et en disant : « Seigneur, mon serviteur est au lit à la maison, atteint de paralysie et cruellement souffrant. » Il lui dit : « J'irai le guérir. » Mais le centurion répliqua : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Car moi aussi je suis un homme placé sous autorité, ayant des soldats sous mes ordres, et je dis à celui-ci : « Va, » et il va ; et à un autre : « Viens » et il vient ; et à mon esclave : « Fais cela » et il le fait. » Or, en l'entendant, Jésus fut émerveillé, et il dit à ceux qui suivaient : « En vérité je vous le déclare, je n'ai trouvé chez personne en Israël une si grande foi ; mais je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et du couchant et s'attableront avec Abraham et Isaac et Jacob dans le royaume des cieux, tandis que les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures ; là sera le pleur et le grincement de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Va, qu'il te soit fait comme tu as cru. » Et en ce moment-là le serviteur fut guéri. Et Jésus étant entré dans la maison de Pierre, vit sa belle-mère qui était au lit et avait la fièvre ; et il toucha sa main et la fièvre la quitta, et elle se leva, et elle le servait. Mais quand le soir fut venu on lui amena plusieurs démoniaques, et d'un mot il chassa les esprits et il guérit tous les malades ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « C'est lui qui a pris nos infirmités et qui a porté nos maladies. » Or, Jésus se voyant entouré de la foule ordonna de passer sur l'autre rive. Et un scribe s'étant approché lui dit : « Maître, je te suivrai où que ce soit que tu ailles. » Et Jésus lui dit : « Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel des abris ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. » Mais un autre des disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord, et d'enterrer mon père. » Mais Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. » Et lorsqu'il fut monté sur une barque, ses disciples le suivirent ; et voici une grande tourmente s'éleva sur la mer, en sorte que la barque était couverte par les vagues ; mais lui s'était endormi. Et s'étant approchés ils l'éveillèrent en disant : « Seigneur, au secours, nous sommes perdus. » Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous effrayés, gens de peu de foi ? » Alors s'étant levé, il gourmanda les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Or les gens émerveillés disaient : « Quel est celui-ci, que même les vents et la mer lui obéissent ? » Et quand il fut arrivé sur l'autre rive, dans le pays des Gadaréniens, vinrent à sa rencontre deux démoniaques sortis des tombeaux, et qui étaient si furieux que personne ne pouvait passer par ce chemin-là. Et voici, ils s'écrièrent : « Qu'y a-t-il de commun entre nous et toi, fils de Dieu ? Es-tu venu ici avant le temps pour nous torturer ? » Or, loin d'eux paissait un troupeau de nombreux pourceaux. Mais les démons le sollicitaient en disant : « Si tu nous chasses, envoie-nous dans le troupeau des pourceaux. » Et il leur dit : « Allez ! » Or étant sortis ils s'en allèrent dans les pourceaux, et voici, tout le troupeau se rua en bas du précipice dans la mer, et ils périrent dans les eaux. Mais les pâtres s'enfuirent, et s'en étant allés à la ville ils rapportèrent tout ce qui s'était passé et ce qui était advenu aux démoniaques. Et voici, toute la ville sortit à la rencontre de Jésus, et l'ayant vu ils le sollicitèrent de s'éloigner de leur territoire.
Prière du soir — deuxième lecture
Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ;
Évangile
Or il advint, pendant que la foule se pressait autour de lui et écoutait la parole de Dieu, et que lui-même se tenait debout auprès du lac de Gennèsareth, qu'il vit deux barques qui stationnaient au bord du lac ; mais les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Or étant monté dans l'une des barques, qui appartenait à Simon, il le pria de s'éloigner un peu de la terre, et s'étant assis, il enseignait la foule de dedans la barque. Mais, lorsqu'il eut cessé de parler, il dit à Simon : « Pousse au large, et jetez vos filets pour pêcher. » Et Simon lui répliqua : « Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais sur ta parole je jetterai les filets. » Et l'ayant fait, ils ramenèrent une grande quantité de poissons ; mais leurs filets se déchiraient, et ils firent signe à leurs camarades dans l'autre barque de venir les aider ; et ils vinrent, et les deux barques furent tellement remplies, qu'elles enfonçaient. Ce que Simon Pierre ayant vu, il se jeta aux genoux de Jésus en disant : « Éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur, seigneur. » Il était en effet saisi d'épouvante, ainsi que tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la capture des poissons qu'ils avaient pris. Or, il en était aussi de même de Jacques et de Jean fils de Zébédée, qui étaient associés de Simon. Et Jésus dit à Simon : « Ne crains point ; désormais tu seras un preneur d'hommes. » Et ayant ramené les barques vers la terre, ils quittèrent tout et ils le suivirent.
Évangile
Au commencement était la Parole, et la Parole était auprès de Dieu, et la Parole était Dieu ; c'est elle qui était au commencement auprès de Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et sans elle pas même une seule des choses qui ont été faites n'a été faite. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas reçue. Il y eut un homme, envoyé de Dieu, dont le nom était Jean ; cet homme vint pour servir de témoin, afin de rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par son moyen. Ce n'est pas lui qui était la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière ; la lumière véritable qui illumine tous les hommes était venue dans le monde. La Parole était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a point connue ; elle est venue chez elle, et les siens ne l'ont pas accueillie ; mais à tous ceux qui l'ont reçue, elle a donné, parce qu'ils croient en son nom, le droit de devenir enfants de Dieu, eux qui ne sont nés ni du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire telle que doit être celle du Fils unique qui est né du Père ; — Jean lui rend témoignage, et il s'écrie : « C'était de lui que j'ai dit : Celui qui vient après moi a été avant moi, car il existait plus tôt que moi ; » — c'est en effet de sa plénitude que tous nous avons reçu grâce après grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.
Évangile
Ce jour-là Jésus, après être sorti de la maison, se tenait assis près de la mer, et une foule nombreuse se rassembla auprès de lui, en sorte qu'étant monté sur une barque il s'y assit, et toute la foule se tenait debout sur le rivage. Et il leur parla de beaucoup de choses sous forme de paraboles, en disant : « Voici, le semeur sortit pour semer, et pendant qu'il semait, une partie tomba le long du chemin, et les oiseaux étant venus la mangèrent toute. Mais une autre partie tomba sur les endroits rocailleux où elle n'avait pas beaucoup de terre, et aussitôt elle leva parce qu'elle n'avait pas un sol profond ; mais, le soleil s'étant levé, elle fut brûlée, et, comme elle n'avait pas de racine, elle sécha. Mais une autre partie tomba sur les épines, et les épines montèrent et l'étouffèrent. Mais une autre partie tomba sur la bonne terre, et elle donnait du fruit à raison de cent, et de soixante, et de trente pour un. Que celui qui a des oreilles entende ! » Et les disciples s'étant approchés lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Mais il leur répliqua : « C'est qu'il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, tandis qu'à eux cela ne leur a pas été donné. Car quiconque a, il lui sera donné et il regorgera ; mais quiconque n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. Voici pourquoi je leur parle en paraboles ; c'est qu'en voyant ils ne voient pas, et qu'en entendant ils n'entendent ni ne comprennent ; et c'est pour eux que s'accomplit la prophétie d'Ésaïe, qui dit : Oyez par l'ouïe, et vous ne comprendrez certainement pas ; et en voyant vous verrez et vous n'apercevrez certainement pas : car le cœur de ce peuple s'est épaissi, et ils ont difficilement ouï avec les oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu'ils ne voient avec les yeux, et qu'ils n'entendent avec les oreilles, et qu'ils ne comprennent avec le cœur, et qu'ils ne se convertissent ; et Je les guérirai. Mais pour vous, vos yeux sont heureux parce qu'ils voient, et vos oreilles, parce qu'elles entendent. Car en vérité je vous déclare que beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, et entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu. Pour vous donc, écoutez la parabole du semeur : Quiconque entend la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin survient et enlève ce qui a été semé dans son cœur ; c'est celui qui a été semé le long du chemin. Quant à celui qui a été semé sur les endroits rocailleux, c'est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racine en lui-même, au contraire il est sans persistance, et s'il survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il trébuche aussitôt. Quant à celui qui a été semé dans les épines, c'est celui qui entend la parole, et les soucis du siècle et le faux attrait de la richesse se réunissent pour étouffer la parole et elle devient stérile. Mais celui qui a été semé sur la bonne terre, c'est celui qui entend et comprend la parole ; qui, par conséquent, donne du fruit et rapporte à raison de cent, de soixante et de trente pour un. » Il leur proposa une autre parabole en disant : « Le royaume des cieux ressemble à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ ; mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu, et il a encore semé de l'ivraie parmi le blé, et il s'en est allé. Or, quand l'herbe eut poussé et fructifié, alors apparut aussi l'ivraie. Mais les esclaves du chef de famille étant venus lui dirent : « Seigneur, n'est-ce pas une bonne semence que tu as semée dans ton champ ? D'où vient donc qu'il a de l'ivraie ? » Mais il leur dit : « C'est un ennemi qui a fait cela. » Sur quoi ils lui disent : « Veux-tu donc que nous allions la cueillir ? » Mais il dit : « Non, de peur qu'en cueillant l'ivraie vous n'arrachiez le blé avec elle ; laissez-les l'un et l'autre croître ensemble jusqu'à la moisson ; et au moment de la moisson je dirai aux moissonneurs : Cueillez premièrement l'ivraie et la liez en gerbes pour la brûler toute, mais, quant au blé, serrez-le dans mon grenier. » Il leur proposa une autre parabole en disant : « Le royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde, qu'un homme a pris et semé dans son champ ; cette semence est, il est vrai, plus petite que toutes les autres, mais quand elle a crû, elle est plus grande que les plantes potagères et elle devient un arbre, en sorte que les oiseaux du ciel viennent s'abriter dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des cieux est semblable à du levain qu'une femme a pris et pétri dans trois mesures de farine, jusques à ce que le tout fût levé. » Jésus dit toutes ces choses en paraboles à la foule, et il ne leur disait rien sans parabole ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise du prophète lorsqu'il dit : « J'ouvrirai ma bouche par des paraboles, je proférerai des choses cachées dès la création. » Alors ayant congédié la foule, il entra dans la maison, et ses disciples s'approchèrent de lui en disant : « Éclaircis-nous la parabole de l'ivraie du champ. » Or il répliqua : « Celui qui sème la bonne semence, c'est le fils de l'homme ; le champ, c'est le monde ; la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du malin ; l'ennemi, c'est le diable qui l'a semée ; la moisson, c'est la consommation du temps, et les moissonneurs, ce sont les anges. De même donc que l'on cueille l'ivraie et qu'on la brûle toute dans le feu, de même en sera-t-il lors de la consommation du temps ; le fils de l'homme enverra ses anges, et ils recueilleront, pour les ôter de son royaume, tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité, et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles entende ! « Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans le champ, qu'un homme, après l'avoir trouvé, a caché, et dans sa joie il s'en va, et vend tout ce qu'il possède et achète ce champ-là. Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles ; or, ayant trouvé une perle de grand prix, il est allé vendre tout ce qu'il possédait, et il l'a achetée. Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer, et qui a ramené des poissons de toute espèce ; lorsqu'il a été rempli, après l'avoir tiré sur le rivage, et s'être assis, on a recueilli les bons dans des vases, et on a jeté dehors les pourris. Il en sera de même lors de la consommation du temps ; les anges sortiront et sépareront les méchants du milieu des justes, et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Avez-vous compris toutes ces choses ? » Ils lui dirent : « Oui. » Et lui leur dit : « C'est pour cela que tout scribe qui a été instruit pour le royaume des cieux est semblable à un chef de famille, qui tire de son trésor du neuf et du vieux. » Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, qu'il s'éloigna de là, et s'étant rendu dans sa patrie, il les enseignait dans leur synagogue, en sorte qu'ils étaient stupéfaits, et qu'ils disaient : « D'où viennent à celui-ci cette sagesse et ces miracles ? Celui-ci n'est-il pas le fils du charpentier ? Est-ce que sa mère ne s'appelle pas Marie, et ses frères, Jacques et Joseph et Simon et Judas ? Et ses sœurs ne vivent-elles pas toutes parmi nous ? D'où lui viennent donc toutes ces choses ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Mais Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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