Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Israélites, écoutez mes paroles que voici : Jésus le Nazoréen, cet homme accrédité de Dieu auprès de vous par des miracles, des prodiges et des signes que Dieu a opérés par son moyen au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes, c'est lui que vous avez fait périr en le crucifiant par la main des impies, après qu'il eut été livré selon le dessein arrêté et la prescience de Dieu, et c'est lui que Dieu a ressuscité en dissipant les douleurs de la mort, en la puissance de laquelle il n'était, en effet, pas possible qu'il fût retenu ; car David dit à propos de lui : « J'ai toujours vu le Seigneur devant moi, parce qu'il se tient à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé, c'est pourquoi mon cœur a été dans la joie et ma langue dans l'allégresse ; ma chair aussi se reposera encore avec espérance, parce que Tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts et que Tu ne permettras point que celui qui T'est consacré voie la corruption. Tu m'as fais connaître les routes de la vie, Tu me combleras de joie par Ta présence. » Frères, il est permis de vous dire avec assurance, quant au patriarche David, qu'il est mort et qu'il a été enterré ; aussi bien son sépulcre subsiste-t-il parmi nous jusques à ce jour. Étant donc prophète, et sachant que Dieu lui avait juré avec serment qu'il ferait asseoir un fruit de ses reins sur son trône, c'est par prévision qu'il a parlé de la résurrection du Christ, car celui-ci n'a pas été abandonné dans le séjour des morts et sa chair n'a pas vu la corruption ; c'est ce Jésus que Dieu a ressuscité, ce dont, nous tous, nous sommes témoins. Ayant donc été élevé à la droite de Dieu, et ayant reçu du Père l'esprit saint qui avait été promis, il a répandu celui-ci comme vous-mêmes aussi vous le voyez et vous l'entendez. David, en effet, n'est point monté dans les cieux, mais il dit lui-même : « Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusqu'à ce que J'aie fait de tes ennemis un marchepied pour tes pieds. » Que toute la maison d'Israël sache donc avec certitude que Dieu l'a fait et seigneur, et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. »
Première lecture
Et voici la bénédiction par laquelle Moïse, homme de Dieu, bénit les enfants d'Israël avant sa mort. Or il dit :L'Éternel venait de Sinaï, et pour eux Il se leva de Séir, Il resplendit du mont de Paran. Et Il sortait du milieu des saintes myriades ; à sa droite était un feu, pour être leur guide. Oui, Il chérit les Tribus ; tous Ses saints… sont dans Ta main, et prosternés à Tes pieds, ils ont recueilli Tes paroles. Moïse nous prescrivit la Loi comme héritage de l'Assemblée de Jacob ; et Il est Roi du peuple aimé, lorsque sont convoqués les chefs de la nation, avec les Tribus d'Israël. Que Ruben vive et qu'il ne meure pas malgré le petit nombre de ses hommes. Et de Juda il parla ainsi :Écoute, Éternel, la voix de Juda et le ramène à son peuple. Que de son bras il soutienne sa querelle, et soit son secours contre ses ennemis. Et il dit de Lévi :Tes Thummim et tes Urim sont commis à ton pieux serviteur, que tu éprouvas à Massa, avec qui Tu contestas aux eaux de Mériba ; qui dit de son père et de sa mère : Je ne les ai point vus ! qui ne reconnaît pas son frère, et ignore ses fils. Car ils sont les gardiens de ta parole, les conservateurs de ton alliance ; ils enseignent tes arrêts à Jacob et ta Loi à Israël ; ils présentent l'encens à ta narine, et les holocaustes sur ton autel. Bénis, Éternel, sa vertu, et agrée l'œuvre de ses mains. Brise les reins de ses adversaires et de ses ennemis, de peur qu'ils ne se lèvent ! De Benjamin il dit :Chéri de l'Éternel, il demeure confiant près de Lui ; Il le couvre toujours de sa protection, et Il réside entre ses épaules. Et de Joseph il dit : L'Éternel bénit son pays du précieux don du Ciel, de la rosée et des ondes qui reposent sous la terre, et des dons précieux, effet du soleil, et des fruits exquis des mois, et des premiers biens des montagnes antiques, et des dons exquis des coteaux éternels, et des dons exquis de la terre et de son abondance. Et que la faveur de Celui qui habitait le buisson descende sur la tête de Joseph, sur le front du prince de ses frères. A son taureau premier-né, à lui l'honneur ! Ses cornes sont pareilles aux cornes du buffle. Avec elles il refoulera les peuples ensemble jusqu'aux limites de la terre : ce sont les myriades d'Ephraïm, ce sont les milliers de Manassé. Et de Zabulon il dit :Réjouis-toi, Zabulon, de tes excursions, et toi, Issaschar, de tes tentes ! Ils convient les Tribus à la Montagne où ils offrent de pieux sacrifices ; car ils jouissent des biens qui affluent de la mer et des trésors enfouis dans le sable. De Gad il dit :Béni soit Celui qui met Gad au large ! Gad est couché comme la lionne, et déchire et le jarret et le crâne. Il a vu que la première part a été pour lui et que là, de par le Chef, son lot lui fut gardé. Cependant il se met en marche en tête du peuple, il exécute la justice de l'Éternel, et Ses jugements, avec Israël. Et de Dan il dit :Dan est un jeune lion qui s'élance de Basan. Et de Nephthali il dit :Nephthali, comblé de faveurs, et tout plein de la bénédiction de l'Éternel, prends possession de la mer et du Midi. Et d'Asser il dit :Qu'Asser soit béni en ayant des fils, qu'il ait la faveur de ses frères, et qu'il baigne ses pieds dans l'huile. Que tes verrous soient de fer et d'airain ! que ton repos dure autant que tes jours ! — Peuple aimé, nul n'est égal à Dieu qui s'avance dans le Ciel pour venir à ton aide, et dans sa majesté sur les nues. Le Dieu d'autrefois est un refuge, et ses bras éternels te soutiennent. Il chasse devant toi l'ennemi, et Il dit : Extermine. Et Israël habite en sécurité, solitaire ; à l'œil de Jacob s'offre un pays de blé et de moût et son ciel distille la rosée. Heureux Israël, qui est comme toi un peuple sauvé par l'Éternel, ton bouclier secourable, et ta magnifique épée ? Tes ennemis viendront te flatter, et tu fouleras leurs hauteurs.
Première lecture
Et par de nouvelles recrues David porta toute l'élite d'Israël à trente mille hommes. Et David se mit en mouvement et en marche de Baalei-Juda, ainsi que tout le monde qu'il avait avec lui, pour en ramener l'Arche de Dieu où l'on invoque le Nom de l'Éternel des armées siégeant sur les Chérubins qui la couvrent. Et pour transporter l'Arche de Dieu, ils prirent un chariot neuf et ils l'enlevèrent de la maison d'Abinadab sise sur la colline ; et Uzza et Ahio, fils d'Abinadab, conduisaient le chariot qui était neuf. Ils la prirent donc dans la maison d'Abinadab, sise sur la colline. [Et Uzza cheminait] à côté de l'Arche de Dieu, et Ahio la précédait. Et David et toute la maison d'Israël jouaient devant l'Éternel de toutes sortes d'instruments de cyprès, et luths et harpes, et tambourins et sistres et cymbales. Et lorsqu'ils atteignirent l'aire de Nachon, Uzza étendit la main vers l'Arche de Dieu et la saisit, parce que l'attelage la faisait verser. Alors la colère de l'Éternel s'alluma contre Uzza et là Dieu le frappa à cause du sacrilège, et il mourut là à côté de l'Arche de Dieu. Et David eut une cuisante douleur du coup dont l'Éternel frappait Uzza ; et il donna à ce lieu le nom resté jusqu'aujourd'hui de Perets-Uzza (coup d'Uzza). Et en ce jour David eut peur devant l'Éternel et il dit : Comment entrerait chez moi l'Arche de l'Éternel ? Et David ne voulut pas retirer chez lui dans la cité de David l'Arche de l'Éternel, et il l'entreposa dans la maison d'Obed-Edom de Gath. Ainsi, l'Arche de l'Éternel demeura trois mois dans la maison d'Obed-Edom de Gath. Et l'Éternel bénit Obed-Edom et toute sa maison. Et le Roi David reçut cet avis : L'Éternel a béni la maison d'Obed-Edom et tout ce qui est à lui, à cause de l'Arche de Dieu. Et David fit le voyage et transféra l'Arche de Dieu de la maison d'Obed-Edom à la Cité de David, dans la joie. Et lorsque les porteurs de l'Arche eurent fait six pas en avant, il sacrifia un taureau et un veau gras. Et David allait dansant de toute sa force devant l'Éternel, et David avait endossé un éphod de lin. Et David et toute la maison d'Israël firent la translation de l'Arche de l'Éternel avec des cris de joie et au son des trompettes. Cependant lorsque l'Arche de l'Éternel faisait son entrée dans la Cité de David, Michal, fille de Saül, regardait par la fenêtre, et à la vue du Roi David sautant et dansant devant l'Éternel, elle ressentit pour lui du mépris en son cœur. Et ils introduisirent l'Arche de l'Éternel, et ils la dressèrent à sa place dans le pavillon que David lui avait préparé, et David offrit à l'Éternel des holocaustes et des offrandes pacifiques. Et lorsque David eut achevé le sacrifice des holocaustes et des offrandes pacifiques, il bénit le peuple au nom de l'Éternel des armées. Et il distribua à tout le peuple et à toute la multitude d'Israël, et hommes et femmes, à chacun une galette de pain, une ration de vin, et un gâteau de raisins secs. Puis tout le monde regagna son logis.
Prière du matin — première lecture
Et la Reine de Séba, au bruit de la renommée de Salomon, du Nom de l'Éternel, vint pour l'éprouver par des problèmes énigmatiques. Et elle fit son entrée à Jérusalem avec très grand train, avec des chameaux portant des aromates et de l'or en très grande quantité et des pierres précieuses, et elle entra chez Salomon et lui exposa tout ce qu'elle avait dans la pensée. Et Salomon lui résolut toutes ses questions ; il n'y eut pour le Roi rien de trop difficile qu'il ne pût résoudre. Et comme la Reine de Séba contemplait toute la sagesse de Salomon, et le palais qu'il avait bâti, et les mets de sa table, et les appartements de ses serviteurs, et les loges de ses valets, et leurs costumes, et ses celliers et ses holocaustes qu'il offrait dans la Maison de l'Éternel, elle était toute hors d'haleine, et elle dit au Roi : Il étaient vrais les rapports que j'entendais faire dans mon pays de tes dits et faits et de ta sagesse, et je n'ajoutais pas foi à ces rapports jusqu'à ce qu'étant venue j'ai vu de mes yeux, et voilà qu'on ne m'a pas dit la moitié ; tu surpasses en sagesse et en prospérité ta renommée parvenue jusqu'à moi. Heureux ton monde ! heureux tes serviteurs que voilà en permanence debout devant toi, auditeurs de ta sagesse ! Que béni soit l'Éternel, ton Dieu, qui t'a fait la faveur de te placer sur le trône d'Israël ! C'est parce que le Seigneur a pour Israël un éternel amour qu'il t'a établi Roi pour que tu fasses droit et justice. Et elle donna au Roi cent vingt talents d'or et des aromates en immense quantité et des pierres précieuses : il ne vint plus une quantité d'aromates égale au don que la Reine de Séba fît au Roi Salomon. (La flotte d'Hiram qui rapportait l'or d'Ophir, ramenait aussi d'Ophir du bois de sandal en très grande quantité et des pierres précieuses. Et avec le bois de sandal le Roi Salomon fit une balustrade au Temple de l'Éternel et au palais royal et des luths et des harpes pour les chantres ; il n'était pas encore venu tant de bois de sandal et jusqu'aujourd'hui on n'en a pas vu au tant.) Et le Roi Salomon donna à la Reine de Séba tout ce qui fut à son gré et qu'elle demanda, outre les présents qu'il lui fit à la manière du Roi Salomon. Puis elle s'en retourna et regagna son pays, elle et sa suite. Et le poids de l'or qui formait le revenu annuel de Salomon, était de six cent soixante-six talents d'or, non compris ce qu'il retirait des marchands et du trafic des commerçants, et de tous les rois des étrangers et gouverneurs du pays. Et le Roi Salomon fit deux cents boucliers d'or laminé, plaquant chaque bouclier de six cents sicles d'or, et trois cents rondaches d'or laminé, plaquant chaque rondache de trois mines d'or ; et le Roi les plaça dans la Maison de la Forêt du Liban. Et le Roi fit un grand trône d'ivoire et il le recouvrit d'or affiné. Le trône avait six marches, et le haut du dossier en était arrondi, et au siège étaient les bras d'un côté et de l'autre, et deux lions debout à côté des bras, et douze lions debout se trouvaient là sur les six marches de part et d'autre : il n'en fut fait de pareil en aucun royaume ; et toutes les coupes du Roi Salomon étaient d'or et toute la vaisselle de la Maison de la Forêt du Liban était d'or fin : point d'argent ; au temps de Salomon, on n'en faisait aucun cas. Car le Roi avait en mer une flotte de Tharsis de conserve avec la flotte d'Hiram ; une fois, en trois ans arrivait la flotte de Tharsis, apportant de l'or et de l'argent, de l'ivoire et des singes et des paons. Et le Roi Salomon devint plus grand que tous les rois de la terre en opulence et en sagesse. Et tout le monde recherchait la présence de Salomon pour ouïr sa sagesse, de laquelle Dieu avait doué son cœur. Et chacun apportait son présent, de la vaisselle d'argent et de la vaisselle d'or, et des vêtements et des armes et des aromates, des chevaux et des mules, chaque année le contingent de l'année. Et Salomon rassembla chars et cavalerie, et il avait mille et quatre cents chars et douze mille cavaliers, dont il établit le dépôt dans les villes des chars et à Jérusalem près du Roi. Et le Roi rendit l'argent à Jérusalem aussi commun que les pierres, et les cèdres, quant au nombre, que les sycomores qui viennent dans la plaine basse. Et les chevaux qu'il avait, Salomon les tirait de l'Egypte, et c'était à Thékôa que les marchands de Salomon allaient recevoir le convoi contre paiement. Et l'on amenait et tirait de l'Egypte un char pour six cents sicles d'argent, et un cheval pour cent cinquante, et de la même manière on en exportait par leur entremise pour tous les rois des Héthiens et pour tous les rois de la Syrie.
Épître
car tout ce qui est né de Dieu remporte la victoire sur le monde ; et la victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. Or, quel est celui qui remporte la victoire sur le monde, sinon celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu ? C'est ce Jésus-Christ qui est venu avec de l'eau et du sang, non pas avec l'eau seule, mais avec l'eau et avec le sang ; et l'Esprit est celui qui témoigne, parce que l'Esprit est la vérité ; car ils sont trois ceux qui témoignent : l'Esprit, et l'eau, et le sang, et les trois s'accordent. Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c'est le témoignage de Dieu, puisqu'il a rendu témoignage à Son fils. Celui qui croit au fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage ; celui qui ne croit pas Dieu en fait un menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à Son fils.
Première lecture
Alors Dieu prononça toutes ces paroles et dit : Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai retiré du pays d'Egypte, de la maison de servitude. Tu n'auras point d'autres dieux a ma face. tu ne te feras point d'idoles, ni aucune image, de rien de ce qui est en haut dans les cieux, ni en bas sur la terre, et dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne les adoreras point, et ne les serviras point, car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux qui punis le crime des pères sur les enfants à la troisième et quatrième génération de ceux qui me haïssent, mais qui fais miséricorde jusqu'à la millième génération à ceux qui m'aiment et gardent mes commandements. Tu ne proféreras point le nom de l'Éternel, ton Dieu, légèrement, car l'Éternel ne laissera pas impuni celui qui proférera son nom légèrement. Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier ; six jours tu travailleras et feras toutes tes affaires ; mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu, tu ne l'emploieras à aucune affaire, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni ton étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l'éternel a fait les cieux et la terre et la mer et tout ce qui y est, et Il s'est reposé le septième jour ; c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos, et l'a consacré. Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent au pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. Tu ne seras point meurtrier. Tu ne seras point adultère. Tu ne seras point larron. Tu ne seras point faux témoin contre ton prochain. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain. Et tout le peuple fut témoin des tonnerres, et des flammes et du bruit des trompettes et de la fumée qui sortait de la montagne, et à cet aspect le peuple s'enfuit et se tint à distance, et il dit à Moïse : Parle-nous, toi, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourions. Alors Moïse dit au peuple : Ne vous effrayez pas ! car c'est pour vous mettre à l'épreuve que Dieu est venu, et c'est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux, afin que vous ne péchiez point. Le peuple se tint donc à distance, et Moïse s'approcha de la sombre nuée où était Dieu. Alors l'Éternel dit à Moïse : Ainsi parleras-tu aux enfants d'Israël : Vous avez vu que je vous ai parlé depuis le ciel. Vous ne vous ferez point de dieux d'argent pour me les associer, et vous ne vous ferez point de dieux d'or. Tu me dresseras un autel de terre, et tu y sacrifieras tes holocaustes et tes hosties pacifiques, tes brebis et tes bœufs ; partout où je mettrai la mémoire de mon nom, je viendrai à toi et te bénirai. Que si tu me dresses un autel de pierres, bâtis-le de pierres non taillées, car en faisant passer le fer sur elles, tu les profanerais. Tu ne monteras point à mon autel par des degrés, de peur que tu n'y découvres ta nudité.
Prière du matin — deuxième lecture
Table généalogique de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham : Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères ; Juda engendra de Thamar Pharès et Zaré ; Pharès engendra Esrom ; Esrom engendra Aram ; Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Naasson ; Naasson engendra Salmon ; Salmon engendra Boes de Rachab ; Boes engendra Jobed de Ruth ; Jobed engendra Jessé ; Jessé engendra le roi David. David engendra Salomon de la femme d'Urie ; Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abia ; Abia engendra Asaph ; Asaph engendra Josaphat ; Josaphat engendra Joram ; Joram engendra Ozias ; Ozias engendra Joatham ; Joatham engendra Achaz ; Achaz engendra Ézéchias ; Ézéchias engendra Manassé ; Manassé engendra Amos ; Amos engendra Josias ; Josias engendra Jéchonias et ses frères, lors de la déportation de Babylone. Après la déportation de Babylone Jéchonias engendre Sélathiel ; Sélathiel engendre Zorobabel ; Zorobabel engendre Abioud ; Abioud engendra Éliacim ; Éliacim engendra Azor ; Azor engendra Sadoc ; Sadoc engendra Achim ; Achim engendra Élioud ; Élioud engendra Éléazar ; Éléazar engendra Matthan ; Matthan engendra Jacob ; Jacob engendra Joseph, le mari de Marie, de laquelle naquit Jésus qui est appelé Christ. Toutes les générations forment donc d'Abraham jusques à David, quatorze générations, et de David jusques à la déportation de Babylone, quatorze générations, et de la déportation de Babylone jusques au Christ, quatorze générations. Or, voici quelle fut la naissance du Christ Jésus : Sa mère Marie ayant été fiancée à Joseph, avant qu'ils eussent vécu ensemble elle se trouva enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Mais, comme Joseph son mari était un homme juste et qui ne voulait pas la déceler, il se résolut à la répudier secrètement. Or, après qu'il eut formé ce projet, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant : « Joseph, fils de David, ne crains point de garder Marie pour ta femme, car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; or elle mettra au monde un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés. » — Or tout cela est advenu afin que fût accompli ce dont le Seigneur a parlé par l'entremise du prophète lorsqu'il dit : « Voici, la vierge sera enceinte, et elle mettra au monde un fils, et ils lui donneront le nom d'Emmanouel ; » ce qui signifie, étant traduit : Avec nous Dieu. — Or Joseph s'étant éveillé de son sommeil agit comme le lui avait prescrit l'ange du Seigneur, et il garda sa femme ; et il ne la connaissait point jusqu'à ce qu'elle eût mis au monde un fils, et il lui donna le nom de Jésus.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Hymne des fils de Coré.Comme une biche languit après les courants d'eau, ainsi mon âme languit après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant. Quand viendrai-je, et paraîtrai-je en la présence de Dieu ? Mes larmes sont mon aliment le jour et la nuit, depuis que chaque jour on me dit : « Où est ton Dieu ? » Il m'en souvient, et je laisse mon cœur s'épancher : je m'avançais avec la foule, conduisant le cortège à la maison de Dieu, au milieu des chants, des hymnes, d'un concours solennel, Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, je le louerai encore, lui, mon Sauveur et mon Dieu. Mon âme est abattue au dedans de moi : aussi pensé-je à toi des plages du Jourdain, des montagnes de l'Hermon, et du mont de Mitshar, Une vague appelle une vague au grondement de tes cataractes ; tous tes flots, toutes tes vagues passent sur moi. Le jour, l'Éternel me dispensait sa grâce, et la nuit, sa louange était dans ma bouche, et je priais le Dieu de ma vie. [Aujourd'hui] je dois dire à Dieu, mon rocher : Pourquoi m'oublies-tu ? Pourquoi vais-je menant deuil sous l'oppression de l'ennemi ? Mes os se brisent, quand mes ennemis m'outragent, et me disent tous les jours : « Où est ton Dieu ? » Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, je le louerai encore, lui, mon Sauveur et mon Dieu.
Évangile
Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
Psaume responsorial
Cantique.Chantez à l'Éternel un cantique nouveau ! car Il a fait des choses merveilleuses, aidé de sa droite et du bras de sa sainteté. L'Éternel a montré son secours ; et aux yeux des peuples Il a révélé sa justice. Il s'est souvenu de sa grâce et de sa fidélité envers la maison d'Israël ; toutes les extrémités de la terre ont vu le secours de notre Dieu. Terres, élevez toutes à l'Éternel vos acclamations ! faites retentir vos cris de joie et vos accords ! Célébrez l'Éternel avec la harpe, avec la harpe et la voix des chants ! Au bruit des clairons et des trompettes, poussez des cris de joie devant le Roi, l'Éternel ! Que la mer s'émeuve avec ce qu'elle enserre, le monde et ceux qui l'habitent ; que les fleuves battent des mains, qu'en même temps les montagnes jubilent devant l'Éternel ! Car Il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice, et les peuples avec équité.
Psaume responsorial
Cantique graduel.Vers toi je lève les yeux, ô toi qui résides dans les Cieux ! Voici, comme les yeux des serviteurs regardent la main de leurs maîtres, et les yeux de la servante, la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux regardent vers l'Éternel, notre Dieu, attendant qu'il prenne pitié de nous. Prends pitié de nous, Éternel, prends pitié de nous ! Car nous sommes assez rassasiés de mépris ; notre âme est assez rassasiée des railleries des superbes, du mépris des hautains.
Psaume responsorial
Cantique graduel.Je lève mes yeux vers les montagnes : d'où me viendra le secours ? Le secours me viendra de l'Éternel, créateur des Cieux et de la terre. Il ne permettra pas que ton pied bronche, ton gardien ne sommeille pas. Voici, Il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d'Israël. L'Éternel est ton gardien, l'Éternel est ton abri, à ta droite. Le jour, le soleil ne te portera pas ses coups, non plus que la lune pendant la nuit. L'Éternel te préservera de tout mal, Il gardera ton âme. Que tu entres, que tu sortes, l'Éternel te gardera, dès maintenant jusqu'à l'éternité.
Prière du soir — première lecture
Et le Roi Salomon aima des femmes étrangères en grand nombre, et d'abord la fille de Pharaon, puis des Moabites, des Ammonites, des iduméennes, des Sidoniennes, des Héthiennes, appartenant aux peuples desquels l'Éternel avait dit aux enfants d'Israël : Vous n'entrerez point chez eux, et ils n'entreront point chez vous ; certainement ils tourneront votre cœur du côté de leurs dieux ; c'est à eux que Salomon s'attacha par l'amour. Et il avait en femmes sept cents princesses et trois cents concubines ; et ses femmes firent dévier son cœur. Et à l'époque de la vieillesse de Salomon ses femmes tournèrent son cœur du côté d'autres dieux, et son cœur ne fut pas sans partage avec l'Éternel, son Dieu, comme le cœur de David, son père. Et Salomon se mit à la suite d'Astarté, divinité des Sidoniens, et de Milcom, l'Abominable des Ammonites. Et Salomon fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, et il ne s'attacha point complètement à l'Éternel comme David, son père. Alors Salomon éleva un tertre à Camos, l'Abominable des Moabites, sur la montagne située devant Jérusalem, et à Moloch, l'Abominable des Ammonites. Et ainsi fit-il pour toutes ses femmes étrangères qui offraient de l'encens et des sacrifices à leurs dieux. Et l'Éternel se courrouça contre Salomon parce qu'il avait détourné son cœur de l'Éternel, Dieu d'Israël, qui lui était apparu deux fois, et lui avait donné sur ce point un ordre exprès en lui défendant de s'attacher à d'autres dieux ; mais Salomon n'observa point la défense de l'Éternel. Et l'Éternel dit à Salomon : Puisque tu t'es ainsi comporté, et que tu n'as pas gardé mon alliance et mes statuts que je t'avais prescrits, je t'arracherai le royaume et le donnerai à ton serviteur ; cependant je ne le ferai pas de ton vivant, pour l'amour de David, ton père ; c'est de la main de ton fils que je l'arracherai ; seulement ce n'est pas la totalité du royaume que je détacherai ; je laisserai une Tribu à ton fils pour l'amour de David, mon serviteur, et pour l'amour de Jérusalem que j'ai choisie. Et l'Éternel suscita un adversaire à Salomon, Hadad, l'Iduméen, de la race royale qui régnait en Edom. Et il arriva, David étant en Idumée, lorsque Joab, général de l'armée, eut gagné les hauteurs pour donner la sépulture aux morts, que celui-ci massacra tous les mâles de l'Idumée (car Joab y resta six mois avec tous les Israélites jusqu'à ce qu'il eût exterminé tous les mâles de l'Idumée) ; alors Hadad, ayant avec lui des Iduméens d'entre les serviteurs de son père, prit la fuite pour gagner l'Egypte ; or Hadad était encore un jeune garçon. Et après être partis de Madian, ils atteignirent Pharan, et de Pharan ils emmenèrent du monde avec eux et ils arrivèrent en Egypte chez Pharaon, roi d'Egypte, lequel lui donna une demeure, et lui assigna des subsistances et lui concéda des terres. Et Hadad trouva à un haut degré grâce aux yeux de Pharaon, qui lui donna en mariage la sœur de sa femme, la sœur de la reine Thachpenès. Et la sœur de Thachpenès lui enfanta Genubath, son fils ; et Thachpenès fit son sevrage au palais de Pharaon, et Genubath fut dans le palais de Pharaon au milieu des fils de Pharaon. Et Hadad ayant appris en Egypte que David reposait avec ses pères, et que Joab, général de l'armée, était mort, Hadad alors dit à Pharaon : Laisse-moi libre de retourner dans mon pays. Et Pharaon lui dit : Mais, que te manque-t-il chez moi ? Et te voilà cherchant à aller dans ton pays ! Et il reprit : Non, mais laisse, laisse-moi partir ! En outre Dieu suscita à Salomon un adversaire dans Rezon, fils d'Eljada, déserteur d'Hadadézer, roi de Tsoba, son maître. Et il ramassa auprès de lui des hommes, et devint chef de bande, lorsque David en fit le carnage (des Syriens) ; et ils se portèrent à Damas, et ils s'y maintinrent, et dominèrent à Damas. Et il fut un adversaire pour Israël durant toute la vie de Salomon. Et quant au mal que fit Hadad, il harcela Israël et il régna sur la Syrie. Et aussi Jéroboam, fils de Nebat, Ephraïmite de Tsérèda (or sa mère, veuve, s'appelait Tserua), sujet de Salomon, leva la main contre le Roi. Et voici la cause pour laquelle il leva la main contre le Roi : Salomon construisait la Redoute et fermait la brèche de la Cité de David, son père. Et le personnage, Jéroboam, était un brave, un homme de ressource, et Salomon voyant dans le jeune homme de l'aptitude à l'œuvre, le préposa sur tous les gens de charge de la maison de Joseph… Et il arriva dans ce temps-là que Jéroboam, étant sorti de Jérusalem, fut rencontré par Ahia, de Silo, le prophète, dans la route ; or Ahia portait un manteau neuf, et ils étaient seuls dans la campagne. Alors Ahia prit le manteau neuf qu'il avait sur lui et le déchira en douze morceaux et dit à Jéroboam : Prends pour toi dix morceaux ; car ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : Voici, je vais arracher le royaume de la main de Salomon, et te remettre les dix Tribus ; mais une Tribu lui restera en considération de mon serviteur David et en considération de Jérusalem, la ville que j'ai choisie dans la totalité des Tribus d'Israël, parce que l'on m'a abandonné et que l'on a adoré Astarté, divinité des Sidoniens, Camos, dieu de Moab, et Milcom, dieu des Ammonites, et que l'on n'a pas pratiqué mes voies pour accomplir ce qui est droit à mes yeux, ni mes statuts, ni mes lois, comme David, son père. Cependant je ne lui arracherai pas de la main la totalité du royaume, mais je lui laisserai sa place de Prince sa vie durant, en considération de David, mon serviteur, que j'ai choisi et qui a gardé mes commandements et mes statuts, et j'arracherai le royaume de la main de son fils, et te donnerai les dix Tribus ; quant à son fils, je lui laisserai une Tribu, afin que mon serviteur David ait dans tous les temps une lampe devant moi à Jérusalem, la ville que je me suis choisie pour y placer mon Nom. Et je te prendrai pour que tu règnes sur tout ce qu'ambitionne ton âme et deviennes roi d'Israël. Et si tu obéis à tout ce que je te commanderai, et pratiques mes voies et fais ce qui est droit à mes yeux, gardant mes statuts et mes commandements, comme l'a fait David, mon serviteur, alors je serai avec toi et t'édifierai une maison stable, comme je l'ai édifiée à David, et je te donnerai Israël et j'humilierai la race de David à cet effet, seulement pas pour toujours. — Et Salomon cherchait à se défaire de Jéroboam ; alors Jéroboam partit, et s'enfuit en Egypte chez Sisac, roi d'Egypte, et il fut en Egypte jusqu'à la mort de Salomon. Et le reste de l'histoire de Salomon, et tous ses actes et sa sagesse sont consignés dans le livre de l'histoire de Salomon. Et le temps que Salomon régna à Jérusalem sur tout Israël, fut quarante années. Et Salomon reposa à côté de ses pères et reçut la sépulture dans la ville de David, son père. Et Roboam, son fils, régna à sa place.
Deuxième lecture
Or Pierre et Jean montaient au temple pour la prière de la neuvième heure, et l'on transportait un homme qui était boiteux de naissance et que l'on plaçait chaque jour près de la porte du temple dite la Belle, pour demander l'aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, ayant vu Pierre et Jean sur le point d'entrer dans le temple, s'adressa à eux pour recevoir une aumône. Mais Pierre, après avoir fixé sur lui ses regards, ainsi que Jean, dit : « Regarde-nous. » Et il les regardait attentivement s'attendant à recevoir d'eux quelque chose. Mais Pierre dit : « Je n'ai ni argent ni or, mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazoréen, marche ! » Et l'ayant pris par la main droite, il le fit lever ; aussitôt la plante de ses pieds et ses chevilles se consolidèrent, et il se tenait debout en sautant, et il marchait, et il entra avec eux dans le temple, marchant et sautant, et louant Dieu. Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu, mais ils le reconnurent pour celui qui était assis, pour demander l'aumône, près de la belle porte du temple, et ils furent remplis de stupeur et de surprise à propos de ce qui lui était arrivé. Or, comme il s'attachait à Pierre et à Jean, le peuple entier accourut vers eux tout stupéfait dans le portique dit de Salomon ; ce que Pierre ayant vu, il répliqua au peuple : « Israélites, pourquoi vous étonnez-vous au sujet de cet homme ? Ou pourquoi nous regardez-vous fixement, comme si, par notre propre puissance ou notre piété, nous l'avions fait marcher ? Le Dieu d'Abraham, et d'Isaac, et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié Son serviteur Jésus, que vous, vous avez livré et renié devant Pilate, lorsque celui-ci résolut de le relâcher ; mais c'est vous qui avez renié le saint et le juste, et qui avez demandé qu'on vous accordât la grâce d'un meurtrier, tandis que vous avez fait mourir le prince de la vie que Dieu a ressuscité des morts, ce dont nous sommes témoins. Eh bien, c'est par la foi en son nom que son nom a rétabli cet homme que vous voyez et connaissez, et c'est la foi qui vient de lui qui lui a procuré cette complète guérison en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, comme aussi vos chefs ; mais Dieu a accompli de la sorte ce qu'il avait prédit par la bouche de tous les prophètes, à savoir que Son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin qu'arrivent des époques de rafraîchissement de la part du Seigneur, et qu'il envoie celui qui vous a été destiné, Christ Jésus que le ciel doit retenir jusques aux temps de restauration universelle, dont Dieu a parlé par la bouche de Ses saints prophètes, de toute ancienneté. D'un côté Moïse a dit : « Le Seigneur Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi ; vous l'écouterez dans tout ce qu'il pourra vous dire, mais il arrivera que quiconque n'écoutera pas ce prophète-là sera exterminé du milieu du peuple. » Et, d'un autre côté, tous les prophètes qui ont parlé, depuis Samuel et ceux qui l'ont suivi, ont aussi annoncé ces jours-là. Pour vous, vous êtes les fils des prophètes et de l'alliance que Dieu a conclue avec vos pères, en disant à Abraham : « Et dans ta postérité seront bénies toutes les lignées de la terre. C'est à vous, d'abord que Dieu, après avoir suscité Son serviteur Jésus, l'a envoyé pour vous bénir en détournant chacun de ses méfaits. »
Deuxième lecture
« Écris à l'ange de l'Église qui est dans Éphèse : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept candélabres d'or : Je connais tes œuvres et ta peine et ta constance, car tu ne peux supporter les méchants ; et tu as mis à l'épreuve ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont point, et tu les as trouvés menteurs. Et tu as de la constance, et tu as eu à souffrir à cause de mon nom, et tu n'as pas faibli. Mais je te reproche d'avoir abandonné ta charité première. Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je vais venir à toi, et j'ôterai ton candélabre de sa place, à moins que tu ne te repentes. Mais tu as en ta faveur de haïr les œuvres des Nicolaïtes, et moi aussi je les hais. Que celui qui a une oreille entende ce que l'Esprit dit aux sept Églises : Au vainqueur je donnerai à manger de l'arbre de la vie, qui est dans le paradis de Dieu. » « Écris aussi à l'ange de l'Église qui est dans Smyrne :Voici ce que dit le premier-né et le dernier, qui a été mort et il a vécu : Je connais ta tribulation et ton indigence (pourtant tu es riche), et les calomnies de ceux qui disent qu'ils sont Juifs, et ils ne le sont point, mais ils sont une synagogue de Satan. Ne crains point les souffrances que tu vas endurer. Voici, le diable va jeter quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez mis à l'épreuve, et que vous souffriez une persécution de dix jours. Sois fidèle jusques à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. Que celui qui a une oreille entende ce que l'Esprit dit aux Églises : Le vainqueur ne sera certainement point atteint par la seconde mort. » « Écris aussi à l'ange de l'Église qui est dans Pergame :Voici ce que dit celui qui tient le glaive acéré à deux tranchants : Je sais où tu habites, et que là se trouve le trône de Satan ; cependant tu retiens mon nom, et tu n'as pas renié ma foi, même dans le temps d'Antipas, mon témoin, mon fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où habite Satan. Mais j'ai quelques reproches à te faire, car tu as là des gens qui retiennent la doctrine de Balaam, lequel enseignait au roi Balak, comme pierre d'achoppement devant les fils d'Israël, à manger des viandes offertes aux idoles, et à se livrer à l'impudicité. De même toi aussi tu as des gens qui retiennent d'une manière semblable la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc, sinon je vais promptement venir à toi, et je combattrai contre eux avec le glaive qui sort de ma bouche. Que celui qui a une oreille entende ce que l'Esprit dit aux Églises : Au vainqueur je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc, et sur ce caillou est écrit un nouveau nom, que personne ne connaît, sinon celui qui le reçoit. » « Écris aussi à l'ange qui est dans Thyatire :Voici ce que dit le fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l'airain brillant : Je connais tes œuvres et ta charité et ta foi et ton service et ta constance, et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières. Mais je te reproche de laisser faire ta femme, la Jésabel qui se dit prophétesse, et elle instruit et entraîne mes esclaves à se livrer à l'impudicité et à manger des viandes offertes aux idoles. Et je lui ai donné du temps afin qu'elle se repentît, et elle n'a pas voulu se repentir de son impudicité. Voici, je vais la jeter en prison, et ses complices adultères dans une grande tribulation, à moins qu'ils ne se repentent de leurs œuvres ; je ferai mourir de mort ses enfants, et toutes les Églises sauront que c'est moi qui suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres. Mais je vous le déclare, à vous tous autres de Thyatire qui ne suivez pas cette doctrine, étant de ceux qui n'ont pas connu ce qu'ils appellent les profondeurs de Satan : je ne vous impose point d'autre fardeau. Seulement ce que vous avez, retenez-le jusques à ce que je vienne. Et le vainqueur, et celui qui observe jusques à la fin mes œuvres, je lui donnerai autorité sur les nations, et il les paîtra avec une verge de fer, comme sont brisés les vases d'argile. De même que moi de mon côté je l'ai reçue de mon Père, je lui donnerai l'étoile matinale. Que celui qui a une oreille entende ce que l'Esprit dit aux Églises. »
Deuxième lecture
Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est en Christ Jésus, à Timothée, mon enfant bien-aimé : Grâce, miséricorde, paix, de par Dieu le Père et Christ Jésus notre seigneur ! J'offre des actions de grâces à Dieu, auquel je rends un culte héréditaire avec une conscience pure, de ce que je conserve de toi un perpétuel souvenir, dans mes prières nuit et jour ; désirant te revoir quand je me rappelle tes larmes, afin d'être rempli de joie, me souvenant de la foi sincère qui est en toi, et qui habita d'abord dans ton aïeule Lois, puis dans ta mère Eunice, et qui, j'en suis persuadé, habite aussi en toi. C'est pourquoi je t'invite à ranimer le don de Christ, qui est en toi par l'imposition de mes mains ; car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de puissance, de charité et de sagesse. Ne rougis donc point du témoignage de notre seigneur, ni de moi son prisonnier, mais prends ta part des souffrances pour l'Évangile, selon la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et qui nous a adressé un saint appel, non en raison de nos œuvres, mais suivant Son propre décret, et selon la grâce qui nous a été donnée en Christ Jésus avant les temps éternels, mais qui a été maintenant manifestée par l'apparition de notre sauveur Christ Jésus, qui, d'un côté, a détruit la mort, et qui, de l'autre, a mis en lumière la vie et l'immortalité par l'Évangile, pour lequel j'ai été établi prédicateur, apôtre et docteur, ce qui est cause que j'endure aussi ces souffrances ; mais je n'en rougis point, car je sais en Qui j'ai cru, et je suis persuadé qu'il peut, par Sa puissance, garder mon dépôt pour ce jour-là. Retiens avec foi, et avec la charité qui est en Christ Jésus, ce modèle des vérités salutaires que tu m'as entendu prêcher ; garde le bon dépôt par l'esprit saint qui habite en nous.
Deuxième lecture
Jacques, esclave de Dieu et du seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion : Salut ! Estimez, mes frères, que vous avez toute raison de vous réjouir quand vous vous trouverez en butte à des tentations de diverse nature, sachant que l'épreuve à laquelle est mise votre foi produit la constance. Mais que cette constance ait une efficace parfaite, afin que vous soyez parfaits et entièrement accomplis, ne laissant rien à désirer sous aucun rapport. Toutefois si l'un de vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu qui donne à tous simplement et sans reproches, et elle lui sera donnée ; mais qu'il la demande avec foi, sans douter, car celui qui doute est semblable au flot de la mer soulevé et agité par le vent. Que cet homme-là ne pense pas en effet qu'il obtiendra quoi que ce soit du Seigneur ; homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies ! Or, que le frère d'humble condition se glorifie de son élévation, et le riche au contraire de son humiliation, car il passera comme la fleur de l'herbe ;
Évangile
Ce jour-là Jésus, après être sorti de la maison, se tenait assis près de la mer, et une foule nombreuse se rassembla auprès de lui, en sorte qu'étant monté sur une barque il s'y assit, et toute la foule se tenait debout sur le rivage. Et il leur parla de beaucoup de choses sous forme de paraboles, en disant : « Voici, le semeur sortit pour semer, et pendant qu'il semait, une partie tomba le long du chemin, et les oiseaux étant venus la mangèrent toute. Mais une autre partie tomba sur les endroits rocailleux où elle n'avait pas beaucoup de terre, et aussitôt elle leva parce qu'elle n'avait pas un sol profond ; mais, le soleil s'étant levé, elle fut brûlée, et, comme elle n'avait pas de racine, elle sécha. Mais une autre partie tomba sur les épines, et les épines montèrent et l'étouffèrent. Mais une autre partie tomba sur la bonne terre, et elle donnait du fruit à raison de cent, et de soixante, et de trente pour un. Que celui qui a des oreilles entende ! » Et les disciples s'étant approchés lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Mais il leur répliqua : « C'est qu'il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, tandis qu'à eux cela ne leur a pas été donné. Car quiconque a, il lui sera donné et il regorgera ; mais quiconque n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. Voici pourquoi je leur parle en paraboles ; c'est qu'en voyant ils ne voient pas, et qu'en entendant ils n'entendent ni ne comprennent ; et c'est pour eux que s'accomplit la prophétie d'Ésaïe, qui dit : Oyez par l'ouïe, et vous ne comprendrez certainement pas ; et en voyant vous verrez et vous n'apercevrez certainement pas : car le cœur de ce peuple s'est épaissi, et ils ont difficilement ouï avec les oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu'ils ne voient avec les yeux, et qu'ils n'entendent avec les oreilles, et qu'ils ne comprennent avec le cœur, et qu'ils ne se convertissent ; et Je les guérirai. Mais pour vous, vos yeux sont heureux parce qu'ils voient, et vos oreilles, parce qu'elles entendent. Car en vérité je vous déclare que beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, et entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu. Pour vous donc, écoutez la parabole du semeur : Quiconque entend la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin survient et enlève ce qui a été semé dans son cœur ; c'est celui qui a été semé le long du chemin. Quant à celui qui a été semé sur les endroits rocailleux, c'est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racine en lui-même, au contraire il est sans persistance, et s'il survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il trébuche aussitôt. Quant à celui qui a été semé dans les épines, c'est celui qui entend la parole, et les soucis du siècle et le faux attrait de la richesse se réunissent pour étouffer la parole et elle devient stérile. Mais celui qui a été semé sur la bonne terre, c'est celui qui entend et comprend la parole ; qui, par conséquent, donne du fruit et rapporte à raison de cent, de soixante et de trente pour un. » Il leur proposa une autre parabole en disant : « Le royaume des cieux ressemble à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ ; mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu, et il a encore semé de l'ivraie parmi le blé, et il s'en est allé. Or, quand l'herbe eut poussé et fructifié, alors apparut aussi l'ivraie. Mais les esclaves du chef de famille étant venus lui dirent : « Seigneur, n'est-ce pas une bonne semence que tu as semée dans ton champ ? D'où vient donc qu'il a de l'ivraie ? » Mais il leur dit : « C'est un ennemi qui a fait cela. » Sur quoi ils lui disent : « Veux-tu donc que nous allions la cueillir ? » Mais il dit : « Non, de peur qu'en cueillant l'ivraie vous n'arrachiez le blé avec elle ; laissez-les l'un et l'autre croître ensemble jusqu'à la moisson ; et au moment de la moisson je dirai aux moissonneurs : Cueillez premièrement l'ivraie et la liez en gerbes pour la brûler toute, mais, quant au blé, serrez-le dans mon grenier. » Il leur proposa une autre parabole en disant : « Le royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde, qu'un homme a pris et semé dans son champ ; cette semence est, il est vrai, plus petite que toutes les autres, mais quand elle a crû, elle est plus grande que les plantes potagères et elle devient un arbre, en sorte que les oiseaux du ciel viennent s'abriter dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des cieux est semblable à du levain qu'une femme a pris et pétri dans trois mesures de farine, jusques à ce que le tout fût levé. » Jésus dit toutes ces choses en paraboles à la foule, et il ne leur disait rien sans parabole ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise du prophète lorsqu'il dit : « J'ouvrirai ma bouche par des paraboles, je proférerai des choses cachées dès la création. » Alors ayant congédié la foule, il entra dans la maison, et ses disciples s'approchèrent de lui en disant : « Éclaircis-nous la parabole de l'ivraie du champ. » Or il répliqua : « Celui qui sème la bonne semence, c'est le fils de l'homme ; le champ, c'est le monde ; la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du malin ; l'ennemi, c'est le diable qui l'a semée ; la moisson, c'est la consommation du temps, et les moissonneurs, ce sont les anges. De même donc que l'on cueille l'ivraie et qu'on la brûle toute dans le feu, de même en sera-t-il lors de la consommation du temps ; le fils de l'homme enverra ses anges, et ils recueilleront, pour les ôter de son royaume, tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité, et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles entende ! « Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans le champ, qu'un homme, après l'avoir trouvé, a caché, et dans sa joie il s'en va, et vend tout ce qu'il possède et achète ce champ-là. Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles ; or, ayant trouvé une perle de grand prix, il est allé vendre tout ce qu'il possédait, et il l'a achetée. Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer, et qui a ramené des poissons de toute espèce ; lorsqu'il a été rempli, après l'avoir tiré sur le rivage, et s'être assis, on a recueilli les bons dans des vases, et on a jeté dehors les pourris. Il en sera de même lors de la consommation du temps ; les anges sortiront et sépareront les méchants du milieu des justes, et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Avez-vous compris toutes ces choses ? » Ils lui dirent : « Oui. » Et lui leur dit : « C'est pour cela que tout scribe qui a été instruit pour le royaume des cieux est semblable à un chef de famille, qui tire de son trésor du neuf et du vieux. » Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, qu'il s'éloigna de là, et s'étant rendu dans sa patrie, il les enseignait dans leur synagogue, en sorte qu'ils étaient stupéfaits, et qu'ils disaient : « D'où viennent à celui-ci cette sagesse et ces miracles ? Celui-ci n'est-il pas le fils du charpentier ? Est-ce que sa mère ne s'appelle pas Marie, et ses frères, Jacques et Joseph et Simon et Judas ? Et ses sœurs ne vivent-elles pas toutes parmi nous ? D'où lui viennent donc toutes ces choses ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Mais Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité.
Prière du soir — deuxième lecture
C'est pourquoi tu es inexcusable, ô homme, qui que tu sois, qui t'ériges en juge, car en jugeant les autres tu te condamnes toi-même ; puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Or nous savons que le jugement de Dieu atteint infailliblement ceux qui commettent de telles choses. Mais penses-tu, ô homme, toi qui juges ceux qui commettent de telles choses et qui toi-même les pratiques, que tu échapperas pour ton compte au jugement de Dieu ? Ou bien méprises-tu la richesse de Sa bonté, et Sa patience, et Sa longanimité, ignorant que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? Mais, avec ton endurcissement et ton cœur impénitent, tu t'amasses une provision de colère pour le jour de la colère et de la révélation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres : d'un côté, la vie éternelle, à ceux qui cherchent, en persévérant dans les bonnes œuvres, la gloire, l'honneur et l'incorruptibilité ; mais pour les hommes d'intrigue, et qui, désobéissant à la vérité, obéissent à l'injustice, la colère et le courroux. Angoisse et tribulation pour l'âme de tout homme qui perpètre le mal, du Juif premièrement, puis du Grec ! Mais gloire, honneur et paix pour quiconque accomplit le bien, pour le Juif d'abord, puis pour le Grec ! Car il n'y a pas devant Dieu d'acception de personnes. En effet, tous ceux qui ont péché sans la loi, périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché sous la loi, seront jugés par la loi. Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui pratiquent la loi qui seront justifiés. En effet, quand les Gentils, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ces hommes-là qui n'ont pas la loi se servent de loi à eux-mêmes, et montrent ainsi que l'œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs ; leur propre conscience joignant son témoignage, et leurs pensées les accusant ou les excusant aussi tour à tour, dans la journée où, selon mon évangile, Dieu doit juger par Christ-Jésus ce que cachent les hommes. Mais si toi, tu portes le nom de Juif ; si tu te reposes sur la loi ; si tu t'enorgueillis de Dieu ; si tu connais Sa volonté ; si, instruit par la loi, tu approuves ce qui est excellent ; si tu as la confiance d'être le guide des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, l'instituteur des insensés, le docteur des ignorants, possédant dans la loi le type de la science et de la vérité… toi donc qui instruis les autres, comment ne t'instruis-tu pas toi-même ? Toi qui prêches qu'on ne doit pas dérober, tu dérobes ! Toi qui dis qu'on ne doit pas commettre d'adultère, tu commets l'adultère ! Toi qui as en abomination les idoles, tu pilles les temples ! Toi qui t'enorgueillis de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! Car « le nom de Dieu est blasphémé à cause de vous parmi les Gentils, » comme il est écrit. En effet, si la circoncision est utile dans le cas où tu pratiques la loi, au contraire quand tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision. Si donc l'incirconcis observe les décrets de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas comptée comme circoncision ? Et l'incirconcision naturelle qui accomplit la loi ne te jugera-t-elle pas, toi qui, tout en possédant la lettre et la circoncision, transgresses la loi ? Car ce n'est pas celui qui se montre tel extérieurement, qui est Juif, et ce n'est pas non plus la circoncision extérieure dans la chair, qui est la circoncision ; mais c'est celui qui l'est intérieurement, qui est Juif, et la circoncision du cœur se fait par l'esprit et non selon la lettre ; ce qui mérite une louange qui ne vient pas des hommes, mais de Dieu.
Évangile
Mais je vous dis à vous qui m'écoutez : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. A celui qui te frappe sur la joue, présente encore l'autre, et à celui qui t'enlève ton manteau, ne soustrais pas non plus ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame rien de celui qui enlève ce qui est à toi. Et conformément à la manière dont vous voulez que les hommes agissent envers vous, agissez de même envers eux. Et si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle gratitude vous en revient-il ? Car les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Et en effet si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle gratitude vous en revient-il ? Les pécheurs aussi font la même chose. Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quelle gratitude vous en revient-il ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. Au contraire, aimez vos ennemis, et faites du bien, et prêtez, sans espérer du retour ; et votre récompense sera considérable, et vous serez fils du Très-Haut, car Il est bon envers les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Et ne jugez point, et vous ne serez certainement pas jugés ; et ne condamnez point, et vous ne serez certainement, pas condamnés. Absolvez, et vous serez absous. Donnez, et il vous sera donné ; on versera dans votre sein une bonne mesure, tassée, secouée, débordante ; car avec la mesure dont vous mesurerez, il vous sera mesuré. »
Évangile
Et le troisième jour il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus s'y trouvait. Or Jésus avait aussi été invité à la noce ainsi que ses disciples. Et le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont plus de vin ; » et Jésus lui dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Quoique ce soit qu'il vous dise, faites-le. » Or il y avait là six vases de pierre destinés aux ablutions en usage chez les Juifs, contenant chacun deux ou trois métrètes. Jésus leur dit : « Remplissez ces vases d'eau. » Et ils les remplirent jusques en haut. Et il leur dit : « Puisez maintenant, et portez au chef de la salle à manger. » Et ils portèrent. Mais quand le chef de la salle à manger eut goûté l'eau devenue du vin, (et il ne savait d'où il venait, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau), le chef de la salle à manger appelle l'époux et lui dit : « Tout le monde sert d'abord le bon vin, et quand on est ivre, le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusques à présent. » Jésus fit ainsi son premier miracle à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ;
Évangile
En ce temps-là Jésus fit route le jour du sabbat à travers les champs de blé. Or ses disciples eurent faim, et ils se mirent à arracher des épis et à manger. Mais les pharisiens l'ayant vu lui dirent : « Voici, tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire un jour de sabbat. » Mais il leur dit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, ainsi que ceux qui étaient avec lui ? Comment il entra dans la maison de Dieu, et comment ils mangèrent les pains de proposition qu'il ne lui était pas permis de manger, non plus qu'à ceux qui étaient avec lui, mais aux prêtres seuls ? Ou bien n'avez-vous pas lu dans la loi que, le jour du sabbat, les prêtres dans le temple profanent le sabbat sans se rendre coupables ? Or je vous déclare qu'il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Mais si vous saviez ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice, vous n'auriez pas condamné ceux qui ne sont pas coupables ; car le fils de l'homme est maître du sabbat. » Et, s'étant éloigné de là, il vint dans leur synagogue. Et voici, il s'y trouvait un homme qui avait une main sèche. Et ils lui demandèrent : « Est-il permis d'opérer une guérison le jour du sabbat ? » C'était afin de pouvoir l'accuser. Mais il leur dit : « Quel sera l'homme d'entre vous qui possédera une seule brebis, et si celle-ci vient à tomber le jour du sabbat dans un fossé, est-ce qu'il ne la saisira pas et ne l'en retirera pas ? Combien donc un homme ne vaut-il pas plus qu'une brebis ! En sorte qu'il est permis de bien faire le jour du sabbat. » Alors il dit à cet homme : « Étends ta main ; » et il l'étendit, et elle redevint saine comme l'autre. Or les pharisiens étant sortis tinrent conseil contre lui afin de le faire périr. Mais Jésus l'ayant su s'éloigna de là, et beaucoup de gens le suivirent, et ils les guérit tous, et il leur adressa des remontrances pour qu'ils ne le fissent pas connaître ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Voici Mon serviteur que J'ai choisi, Mon bien-aimé en qui Mon âme a pris plaisir. Je mettrai Mon esprit sur lui, et il dénoncera le jugement aux nations. Il ne contestera ni ne criera point, et personne n'entendra sa voix dans les rues. Il ne brisera point le roseau froissé, et il n'éteindra point le lumignon fumant, jusques à ce qu'il ait fait triompher le jugement, et les nations espéreront en son nom. » Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, en sorte que ce muet parlait et voyait, et toute la foule fut stupéfaite, et elle disait : « Cet homme n'est-il point le fils de David ? » Mais les pharisiens l'ayant entendu dirent : « Cet homme ne chasse les démons que grâce à Béézéboul, chef des démons. » Mais connaissant leurs pensées, il leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou toute famille divisée contre elle-même ne subsistera pas. Et si Satan chasse Satan, il a été divisé contre lui-même ; comment donc son royaume subsistera-t-il ? Et si, moi, c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons, vos fils, grâce à qui les chassent ils ? C'est pourquoi ce sont eux qui seront vos juges. Mais, si c'est grâce à l'esprit de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusques à vous. Ou bien, comment quelqu'un peut-il entrer dans la maison de l'homme fort et piller ses biens, s'il n'a pas premièrement garrotté l'homme fort, et alors il pillera sa maison ? Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. C'est pourquoi je vous le déclare : tout péché et tout blasphème vous sera pardonné à vous autres hommes, mais le blasphème contre l'esprit ne sera point pardonné. Et celui qui aura parlé contre le fils de l'homme, il lui sera pardonné, mais celui qui aura parlé contre l'esprit saint, il ne lui sera certainement pas pardonné, ni dans ce temps-ci, ni dans le temps à venir. Ou bien admettez que l'arbre est bon et que son fruit est bon, ou bien admettez que l'arbre est pourri et que son fruit est pourri ; car c'est au fruit que se connaît l'arbre. Engeance de vipères, comment pouvez-vous, méchants comme vous êtes, dire de bonnes choses ? Car c'est par ce qui déborde du cœur, que la bouche parle. L'homme bon tire de son bon trésor de bonnes choses, et l'homme mauvais tire de son mauvais trésor de mauvaises choses. Mais je vous déclare que toute parole oiseuse que diront les hommes, ils en rendront compte au jour du jugement ; car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné. » Alors quelques-uns des scribes s'adressèrent à lui, en disant : « Maître, nous voulons voir un signe dont tu sois l'auteur. » Mais il leur répliqua : « Une génération méchante et adultère réclame un signe, et il ne lui sera donné d'autre signe que le signe de Jonas le prophète. Car de même que Jonas fut dans le ventre de la baleine trois jours et trois nuits, de même le fils de l'homme sera dans le cœur de la terre trois jours et trois nuits. Les hommes de Ninive ressusciteront lors du jugement avec cette génération, et ils la condamneront, car ils se repentirent à la prédication de Jonas ; et voici, il y a ici plus que Jonas. La reine du Midi ressuscitera lors du jugement avec cette génération, et elle la condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon ; et voici, il y a ici plus que Salomon. Mais, quand l'esprit impur est sorti de l'homme, il parcourt les lieux arides, cherchant du repos, et il n'en trouve point. Alors il dit : « Je retournerai dans ma maison d'où je suis sorti. » Et y revenant, il la trouve en paix, balayée et ornée. Alors il va et prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui-même, et, après être entrés, ils y habitent ; et la nouvelle condition de cet homme devient pire que la première. Il en sera aussi de même pour cette méchante génération. » Pendant qu'il parlait encore à la foule, voici, sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler. [Or, quelqu'un lui dit : voici, ta mère et tes frères sont là dehors qui cherchent à te parler.] Mais Jésus répliqua à celui qui le lui disait : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Et ayant étendu la main vers ses disciples, il dit : « Voilà ma mère et mes frères ! Car quiconque aura fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, c'est lui qui est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.

