Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Mais un homme nommé Ananias, avec Sapphira sa femme, vendit une propriété, et il retint le prix de complicité avec sa femme, et, en ayant apporté une partie, il la déposa aux pieds des apôtres. Mais Pierre dit : « Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, pour que tu mentisses à l'esprit saint en retenant le prix du fonds de terre ? Est-ce qu'invendu, il ne te demeurait pas, et vendu, n'était-il pas à ta disposition ? Pourquoi as-tu pris ce parti en ton cœur ? Ce n'est pas aux hommes que tu as menti, mais à Dieu. » Or, en entendant ces paroles, Ananias tomba et expira. Et une grande crainte se répandit parmi tous les auditeurs. Cependant les plus jeunes s'étant levés l'enveloppèrent d'un linceul, et, l'ayant emporté, ils l'enterrèrent. Or il arriva, après un intervalle d'environ trois heures, que sa femme, ignorant ce qui était advenu, entra ; et Pierre s'adressant à elle : « Dis-moi si c'est pour ce prix-là que vous avez vendu le fonds de terre ? » Et elle dit : « Oui, c'est pour ce prix-là. » Sur quoi Pierre dit : « Pourquoi vous êtes-vous concertés pour tenter l'esprit du Seigneur ? Voici, les pieds de ceux qui ont enterré ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront aussi. » Or elle tomba aussitôt à ses pieds, et elle expira ; mais les jeunes gens étant entrés la trouvèrent morte, et, l'ayant emportée, ils l'enterrèrent auprès de son mari. Et une grande crainte se répandit dans toute l'église, et parmi tous ceux qui entendaient parler de ces choses.
Première lecture
Et l'Éternel me dit : Trouve-toi une grande table et y écris en caractères vulgaires : « Pillage prompt, proie subite. » Je dus aussi me trouver des témoins dignes de foi, Urie le sacrificateur, et Zacharie, fils de Barachie. Et je m'approchai de la prophétesse, et elle conçut et enfanta un fils ; et l'Éternel me dit : Donne-lui pour nom Pillage-prompt-proie-subite. Car, avant que l'enfant sache dire : Mon père et ma mère, on portera les richesses de Damas et le pillage de Samarie devant le roi d'Assyrie. Et l'Éternel me parla encore et me dit : Parce que ce peuple dédaigne les eaux de Siloë dont le courant est doux, et se réjouit à la vue de Retsin et du fils de Remalia, pour cela, voici, le Seigneur fera avancer contre vous les puissantes et grandes eaux du fleuve (le roi d'Assyrie et toute sa magnificence), et il s'élèvera au-dessus de son lit, et passera par-dessus toutes ses rives, et il pénétrera en Juda, il débordera et inondera, à hauteur d'homme il atteindra, et le déploiement de ses ailes remplira dans toute son étendue ton pays, ô Immanuel ! Peuples, grondez ! mais soyez effrayés ! entendez-le, vous tous, habitants des terres reculées, équipez-vous ! mais soyez effrayés ! équipez-vous ! mais soyez effrayés ! Formez un plan ! et il sera déjoué ; annoncez un projet ! et il sera sans effet, car Dieu est avec nous. Car ainsi me parla l'Éternel, quand sa main me saisit, et qu'il m'avertit de ne pas m'engager dans la voie de ce peuple, en me disant : N'appelez pas ligue tout ce que ce peuple appelle ligue, et ne craignez pas ce qu'il craint, et ne répandez pas l'effroi ! L'Éternel des armées, lui, honorez-le comme Saint ! qu'il soit l'objet de votre crainte, et soit celui de votre frayeur : et Il sera un sanctuaire, et une pierre de scandale, et une roche d'achoppement pour les deux maisons d'Israël, un lacs et un piège pour les habitants de Jérusalem ; et plusieurs y trébucheront et tomberont, et seront écrasés, et enlacés et pris. – Plie la déclaration, scelle la révélation avec l'aide de mes disciples ! Et je compte sur l'Éternel, qui cache sa face à la maison de Jacob, et j'espère en lui. Voici, moi et les enfants que m'a donnés l'Éternel, nous sommes des signes et des figures en Israël de par l'Éternel des armées, qui réside sur la montagne de Sion. Et si l'on vous dit : Consultez les évocateurs et les devins qui marmottent et murmurent ! [dites :] Un peuple ne consulterait-il pas son Dieu ? en faveur des vivants [s'adressera-t-il] aux morts ? « A la loi et au témoignage ! » S'ils ne tiennent pas ce langage, pour eux il n'y aura pas d'aurore. Et ils erreront dans le pays, accablés et affamés ; et ayant faim ils s'irriteront et maudiront leur Roi et leur Dieu ; et ils tourneront leurs yeux en haut et ils regarderont sur la terre, et voici, c'est détresse et obscurité, ténèbres angoissantes ; et dans la nuit ils sont refoulés.
Première lecture
Et voici les dernières paroles de David :Prononcé de David, fils d'Isaï, prononcé de l'homme élevé au rang d'Oint du Dieu de Jacob, et du chantre aimable d'Israël : L'Esprit de l'Éternel parle par moi, et sa parole est sur mes lèvres ; Le Dieu d'Israël a parlé, le rocher d'Israël m'a dit : Parmi les hommes un souverain juste, un souverain qui a la crainte de Dieu, est comme l'aube matinale : le soleil se lève, le matin est sans nuage ; ses rayons qui suivent la rosée font poindre la verdure de la terre. N'est-ce pas sur ce pied qu'est ma maison avec Dieu, qu'il a fait avec moi une alliance éternelle, en tous points stipulée et gardée ? Ne fera-t-Il pas croître et mûrir mon salut tout entier et tous mes vœux ? Mais les méchants sont tous comme des ronces à jeter, dans la main personne ne les prend, et qui veut les atteindre s'arme d'un fer ou du bois d'une lance, et sur-le-champ elles sont brûlées au feu.
Prière du matin — première lecture
Et étant partis, les fils d'Israël vinrent camper dans les plaines de Moab au delà du Jourdain, près de Jéricho. Et Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu'Israël avait fait aux Amoréens. Et Moab conçut un grand effroi en face de ce peuple, car il était fort nombreux, et Moab eut peur à la vue des enfants d'Israël. Et Moab dit aux Anciens de Madian : Cette troupe va tout dévorer autour de nous, comme le bœuf broute la verdure de la campagne. Or Balak, fils de Tsippor, était alors Roi de Moab. Alors Balak envoya des messagers à Balaam, fils de Behor, à Pethor, sur le Fleuve (l'Euphrate) dans le pays des fils de son peuple, pour le mander en lui disant : Voici, un peuple est sorti de l'Égypte ; voilà qu'il couvre la face entière du pays, et il est campé en face de moi : maintenant viens donc ! maudis pour moi ce peuple-là, car il est plus fort que moi ; peut-être ainsi l'emporterai-je ; nous le battrons et je le chasserai du pays ; car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit. Les Anciens de Moab et les Anciens de Madian partirent, ayant en main le salaire pour le devin. Et ils arrivèrent auprès de Balaam et lui rapportèrent les paroles de Balak. Et il leur dit : Passez ici la nuit, et je vous rendrai réponse d'après ce que l'Éternel m'aura dit. Et les princes de Moab restèrent chez Balaam. Puis Dieu vint à Balaam et dit : Qui sont ces hommes que tu as chez toi ? Et Balaam dit à Dieu : Balak, fils de Tsippor, Roi de Moab, m'a fait dire : Voici, un peuple sorti de l'Egypte couvre la face du pays : viens donc, maudis pour moi ce peuple ; peut-être ainsi serai-je à même de le combattre et de le chasser. Et Dieu dit à Balaam : Ne va pas avec eux ; tu n'as point à maudire ce peuple, car il est béni. Et Balaam se leva le matin et dit aux princes de Balak : Allez-vous-en dans votre pays, car l'Éternel a refusé de me permettre de vous accompagner. Alors les princes de Moab se levèrent et revinrent auprès de Balak à qui ils dirent : Balaam a refusé de nous accompagner. Mais Balak délégua de nouveau des princes en plus grand nombre et plus considérables que les premiers. Et ils vinrent auprès de Balaam et lui dirent : Ainsi parle Balak, fils de Tsippor : Je t'en prie, ne te laisse point arrêter de te rendre auprès de moi. Car je t'accorderai beaucoup d'honneurs, et je ferai tout ce que tu me diras : viens donc, et maudis pour moi ce peuple-là. Et Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balak : Quand Balak me donnerait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais contrevenir à l'ordre de l'Éternel, mon Dieu, en faisant peu ou beaucoup. Mais je vous prie aussi de rester ici cette nuit et je verrai ce que l'Éternel me dira cette seconde fois. Et pendant la nuit Dieu vint à Balaam et lui dit : Si ces hommes sont venus pour te mander, lève-toi et accompagne-les, mais tu ne feras que ce que je te dirai. Balaam se leva donc le matin et mit le harnais à son ânesse, et s'achemina avec les princes de Moab. Mais la colère de Dieu s'alluma parce qu'il était parti, et l'Ange de l'Éternel se posta sur le chemin pour s'opposer à lui. Or il était monté sur son ânesse ayant avec lui ses deux valets. Et l'ânesse aperçut l'Ange de l'Éternel posté sur le chemin, et son épée nue dans sa main, et l'ânesse s'écarta de la route et entra dans les champs ; et Balaam frappa l'ânesse pour la ramener dans la route. Alors l'Ange vint se placer sur le sentier des vignes, où il y avait mur d'un côté et mur de l'autre. Et l'ânesse voyant l'Ange de l'Éternel se serra contre la muraille et serra le pied de Balaam contre la muraille et il la frappa de nouveau. Et l'Ange de l'Éternel passa encore en avant et se plaça dans un lieu étroit où il n'y avait aucune voie pour s'écarter ni à droite ni à gauche. Et l'ânesse voyant l'Ange de l'Éternel s'abattit sous Balaam ; et Balaam s'enflamma de colère et frappa l'ânesse avec son bâton. Alors l'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse, et elle dit à Balaam : Que t'ai-je fait pour m'avoir battue déjà trois fois ? Et Balaam dit à l'ânesse : C'est que tu as été rétive pour moi ; que n'ai-je une épée dans ma main ? je t'aurais déjà tuée. Et l'ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse que, depuis que tu es, tu as montée jusqu'aujourd'hui ? Ai-je l'habitude de te faire pareille chose ? Et il dit : Non ! Alors l'Éternel dessilla les yeux de Balaam et il aperçut l'Ange de l'Éternel posté sur le chemin, son épée nue à la main, et il s'inclina et se prosterna la face contre terre. Et l'Ange de l'Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ? Voici, je suis sorti pour m'opposer, parce que je te vois suivre une voie périlleuse. Et l'ânesse m'a vu et à mon aspect s'est écartée déjà trois fois. Si elle ne se fût pas écartée de moi, certes je t'aurais déjà tué, et à elle j'aurais laissé la vie. Et Balaam dit à l'Ange de l'Éternel : J'ai péché, car j'ignorais que tu fusses posté contre moi sur le chemin, et maintenant, si tu me désapprouves, je m'en retournerai. Et l'Ange de l'Éternel dit à Balaam : Va avec ces hommes ; mais ne dis pas autre chose que les paroles que je te dirai. Et Balaam chemina avec les princes de Balak. Et Balak apprenant que Balaam arrivait, vint au-devant de lui jusqu'à la ville de Moab, à la limite de l'Arnon qui est l'extrême frontière. Et Balak dit à Balaam : N'ai-je pas envoyé auprès de toi pour te mander ? Pourquoi ne t'es-tu pas rendu auprès de moi ? vraiment, ne suis-je pas en état de te donner des honneurs ? Et Balaam dit à Balak : Voici, je suis arrivé auprès de toi ; maintenant est-ce que je puis tenir tout discours ? je rendrai les paroles que l'Éternel me mettra dans la bouche. Et Balaam accompagna Balak et ils allèrent à Kiriath-Chutsoth. Et Balak fit un sacrifice de gros et de menu bétail, et en envoya à Balaam et aux princes qui l'accompagnaient. Et le matin Balak prit Balaam et le conduisit sur les hauteurs de Bahal d'où il pût découvrir l'extrémité du peuple.
Épître
Bien-aimés ! Je vous exhorte comme des étrangers et des voyageurs, à préserver des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme votre bonne conduite parmi les Gentils, afin que, sur les points où ils vous accusent calomnieusement de mal faire, ils glorifient Dieu, au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres, en y regardant de plus près. Soyez soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur, soit au roi, comme au souverain, soit aux gouverneurs, comme à ceux qui sont délégués par lui pour châtier les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien ; car c'est ici la volonté de Dieu, qu'en faisant bien vous fermiez la bouche à l'ignorance des hommes dépourvus de sens. C'est comme étant libres, et non pas comme faisant de votre liberté un manteau pour votre malice, mais comme esclaves de Dieu, que vous devez honorer tous les hommes, aimer les frères, craindre Dieu, honorer le roi. Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et indulgents, mais encore à ceux de difficile humeur ; car c'est une grâce, que d'endurer des afflictions par motif de conscience envers Dieu, en souffrant injustement.
Première lecture
Voici le rite du Sacre par lequel tu les engageras dans mon sacerdoce. Tu prendras un jeune taureau et deux béliers intacts et des pains azymes et des galettes azymes pétries dans l'huile, et des oublies azymes recouvertes d'huile ; tu les feras de fleur de farine de froment. Puis tu les mettras dans une corbeille et tu les offriras dans la corbeille en même temps que le jeune taureau et les deux béliers. Alors tu amèneras Aaron et ses fils à l'entrée de la Tente du Rendez-vous et tu les laveras avec de l'eau. Et prenant les vêtements tu revêtiras Aaron de la tunique et de la Robe, de l'Ephod et du Pectoral, et le ceindras de la Ceinture de l'Ephod ; et tu poseras le Turban sur sa tête, et appliqueras au Turban le diadème de consécration. Puis tu prendras l'huile d'onction que tu répandras sur sa tête pour lui conférer l'onction. Tu feras aussi approcher ses fils, et tu les revêtiras de tuniques ; et tu les ceindras d'une ceinture, Aaron et ses fils, et tu leur attacheras les bonnets. Et le sacerdoce sera leur attribution perpétuelle ; installe donc Aaron et ses fils. Et tu amèneras le taureau devant la Tente du Rendez-vous, et Aaron et ses fils imposeront leurs mains sur la tête du taureau ; et tu égorgeras le taureau devant l'Éternel à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. Puis tu prendras du sang du taureau, et avec le doigt tu en enduiras les cornes de l'Autel, et tu répandras tout le reste au pied de l'Autel. Et tu détacheras toute la graisse qui couvre les intestins et le grand lobe attenant, au foie et les deux reins et la graisse qui les enveloppe, et c'est ce que tu feras fumer sur l'Autel. Mais tu brûleras au feu en dehors du camp la chair, la peau et la fiente du taureau ; il est une victime d'expiation. Ensuite tu prendras l'un des béliers, et Aaron et ses fils imposeront leurs mains sur la tête du bélier ; et tu égorgeras le bélier, puis prenant son sang tu en arroseras le tour de l'Autel ; et tu découperas le bélier en quartiers, et tu laveras ses intestins et ses jambes que tu placeras sur ses quartiers et sur sa tête ; et tu feras fumer le bélier en entier sur l'Autel ; c'est un holocauste fait à l'Éternel, un parfum agréable ; c'est une victime brûlée pour l'Éternel. De même tu prendras l'autre bélier, et Aaron et ses fils imposeront leurs mains sur la tête du bélier, et tu égorgeras le bélier ; puis ayant pris de son sang tu en mettras au bout de l'oreille droite d'Aaron et au bout de l'oreille droite de ses fils et au pouce droit de leurs mains et au grand orteil de leur pied droit et tu en répandras sur tout le tour de l'Autel. Et tu prendras du sang sur l'Autel et de l'huile d'onction et tu en aspergeras Aaron et ses vêtements, et ses fils et les vêtements de ses fils avec lui, le consacrant ainsi lui et ses vêtements et ses fils et les vêtements de ses fils avec lui. Après cela détache du bélier la graisse et la queue plate et la graisse qui enveloppe les intestins, et le grand lobe attenant au foie et les deux reins et la graisse qui les recouvre et l'éclanche droite (car c'est le bélier d'installation), et prends un pain et une galette à l'huile et une oublie dans la corbeille des azymes servis devant l'Éternel, et mets le tout dans les mains d'Aaron et dans les mains de ses fils, et balance-le par agitation devant l'Éternel. Et l'ayant retiré de leurs mains tu le feras fumer à l'Autel sur l'holocauste en parfum agréable à l'Éternel ; c'est une offrande brûlée pour l'Éternel. Puis tu détacheras la poitrine du bélier de l'installation d'Aaron et tu la balanceras par agitation devant l'Éternel, et tu l'auras pour ta part. Consacre ainsi la poitrine balancée par agitation et l'éclanche présentée par élévation et détachée du bélier d'installation, qui auront été balancées et élevées, aussi bien de celui d'Aaron que de celui de ses fils. Et cela deviendra une prestation perpétuelle des enfants d'Israël en faveur d'Aaron et de ses fils, car c'est une élévation ; et les enfants d'Israël prélèveront une élévation sur leurs sacrifices pacifiques, leur élévation présentée à l'Éternel. Et les vêtements sacrés d'Aaron passeront à ses fils après lui, et ils les mettront pour recevoir l'onction et être installés. Ils seront portés sept jours par celui de ses fils qui lui succédera dans le sacerdoce et paraîtra dans la Tente du Rendez-vous pour officier au Sanctuaire. Et tu prendras le bélier d'installation, et en cuiras la chair en lieu saint. Et ce sera à l'entrée de la Tente du Rendez-vous que Aaron et ses fils mangeront la chair du bélier et le pain contenu dans la corbeille, mangeant ainsi ce avec quoi aura été faite pour eux l'expiation qui les préparera à être installés et consacrés ; mais qu'aucune personne étrangère n'en mange, car ce sont choses sacrées. Que s'il reste de la chair d'installation et du pain jusqu'au matin, tu brûleras ce reste au feu ; il ne sera point mangé, car c'est chose sacrée. Et tu suivras à l'égard d'Aaron et de ses fils tous ces ordres que je t'ai donnés ; tu emploieras sept jours à leur installation. Et par jour pour les expiations tu offriras un taureau en sacrifice pour le péché, et tu purgeras de péché l'Autel par les expiations que tu y feras et tu l'oindras pour le consacrer. Tu emploieras sept jours aux expiations à faire sur l'Autel, et à sa consécration, afin qu'il soit très-saint ; quiconque touchera l'Autel devra être consacré. Et voici ce que tu offriras sur l'Autel : deux agneaux d'un an par jour constamment. Tu offriras l'un des agneaux le matin et l'autre agneau dans la soirée, et par agneau un décime de fleur de farine mêlé avec le quart d'un hin d'huile d'olives triturées, et une libation d'un quart de hin de vin. Et tu offriras l'autre agneau dans la soirée en y ajoutant la même oblation et la même libation que le matin, comme parfum agréable et victime brûlée pour l'Éternel. Tel est l'holocauste perpétuel pour vos générations à offrir devant l'entrée de la Tente du Rendez-vous devant l'Éternel, où je me rencontrerai avec vous pour t'y parler. Car je m'y rencontrerai avec les enfants d'Israël, et ma gloire rendra ce lieu saint. Et je consacre la Tente du Rendez-vous et l'Autel ; et je consacrerai Aaron et ses fils pour me servir dans le sacerdoce. Et je résiderai au milieu des enfants d'Israël, et je serai leur Dieu ; et ils reconnaîtront que je suis l'Éternel, leur Dieu, qui les ai tirés du pays d'Egypte pour résider au milieu d'eux, moi, l'Éternel, leur Dieu.
Prière du matin — deuxième lecture
Et ayant appelé à lui ses douze disciples, il leur donna autorité sur les esprits impurs, de manière à les chasser et à guérir toute espèce de maladies et d'infirmités. Or, voici les noms des douze apôtres : le premier est Simon appelé Pierre, et André son frère ; et Jacques fils de Zébédée et Jean son frère ; Philippe et Barthélémy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques fils d'Alphée et Thaddée ; Simon le Cananéen et Judas l'Iscariote, celui-là même qui le livra. Ce sont ces douze que Jésus envoya après leur avoir donné ses ordres, en disant : « N'allez pas du côté des gentils, et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ; mais dirigez-vous plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Or, une fois en route, prêchez en disant : Le royaume des cieux s'approche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, guérissez les lépreux, chassez les démons. C'est gratuitement que vous avez reçu, donnez gratuitement. Ne prenez ni or, ni argent, ni cuivre dans vos ceintures, ni besace pour le chemin, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton ; car l'ouvrier mérite sa nourriture. Mais dans quelque ville ou village que vous entriez, enquérez-vous qui il s'y trouve de digne, et demeurez là jusques à ce que vous partiez. Or, en entrant dans la maison saluez-la, et si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous. Et celui qui ne vous aura pas reçu et n'aura pas écouté vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville-là et secouez la poussière de vos pieds. En vérité je vous le déclare : le sort du pays de Sodome et de Gomorrhe sera, au jour du jugement, plus supportable que le sort de cette ville-là. Voici, je vous envoie comme des brebis parmi des loups. Devenez donc prudents comme les serpents et purs comme les colombes ; mais soyez en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux et ils vous fustigeront dans leurs synagogues ; et même vous serez conduits devant des gouverneurs et devant des rois à cause de moi, pour servir de témoignage à eux et aux gentils. Mais quand ils vous auront livrés, ne vous inquiétez ni de la manière ni des choses dont vous devrez parler ; car à cette heure-là ce que vous aurez à dire vous sera donné ; en effet, ce n'est pas vous qui parlez, mais l'esprit de votre Père qui parle en vous. Or un frère livrera son frère à la mort, et un père son enfant, et des enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom. Mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Or, quand ils vous persécuteront dans cette ville-ci, fuyez dans la suivante. Car, en vérité je vous le déclare : Vous n'en n'aurez pas fini avec les villes d'Israël jusques à ce que le fils de l'homme soit venu. Un disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni un esclave au-dessus de son seigneur ; il suffit au disciple qu'il devienne comme son maître, et l'esclave comme son seigneur. S'ils ont surnommé Béézéboul le chef de famille, à combien plus forte raison les membres de sa famille ? Ne les craignez donc pas ; car rien n'est couvert qui ne doive être révélé, ni caché qui ne doive être connu ; ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière, et ce que vous entendez à l'oreille, prêchez-le sur les toits ; et ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais qui ne peuvent tuer l'âme ; mais craignez plutôt Celui qui peut faire périr dans la géhenne et l'âme et le corps. Est-ce qu'on ne vend pas deux passereaux pour un as ? Eh bien, un seul d'entre eux ne tombera pas à terre sans que votre Père le veuille. Mais pour vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Ainsi donc quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque m'aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée ; car je suis venu désunir un homme d'avec son père, et une fille d'avec sa mère, et une bru d'avec sa belle-mère, et l'homme aura pour ennemis les membres de sa famille. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Celui qui aura trouvé sa vie la perdra, et celui qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit reçoit Celui qui m'a envoyé. Celui qui reçoit un prophète à titre de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste à titre de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui aura donné à boire à l'un de ces petits un seul verre d'eau froide à titre de disciple, en vérité je vous le déclare, il ne perdra certainement pas sa récompense. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Sur « Ne détruis pas » Ecrit de David, quand, fuyant devant Saül, il se retira dans la caverne.Prends pitié de moi, ô Dieu ! prends pitié de moi ! Car mon âme cherche en toi son refuge ; et je me réfugie à l'ombre de tes ailes, en attendant que la calamité passe, J'invoque le Dieu suprême, le Dieu qui agit en ma faveur. Il enverra des Cieux, pour me sauver et confondre mes ennemis, (Pause) Dieu enverra sa grâce et sa fidélité. Je vis au milieu des lions, gisant parmi des hommes qui vomissent des flammes, des hommes dont les dents sont des dards et des flèches, et la langue, une épée tranchante. Montre, ô Dieu, que tu domines les Cieux ! Que sur toute la terre apparaisse ta gloire ! Ils tendent un filet sous mes pas, mon âme succombe, ils creusent une fosse devant moi ; ils y tombent eux-mêmes. (Pause) Mon cœur se rassure, ô Dieu ! mon cœur se rassure. Je veux te célébrer par mes chants et mes accords. Èveille-toi, mon esprit, éveille-toi, mon luth, ma harpe ! Je veux me lever avec l'aurore ! Je te célébrerai parmi les peuples, Seigneur, je te chanterai parmi les nations ; car ta miséricorde est grande jusques aux Cieux, et ta fidélité jusques aux nues. Montre, ô Dieu, que tu domines les Cieux ; et que sur toute la terre apparaisse ta gloire !
Évangile
Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. » Quelques-uns de ses disciples se dirent donc les uns aux autres : « Que signifie ce qu'il nous dit : Encore un peu de temps et vous ne me verrez pas, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez, et : Je m'en vais vers mon Père ? » Ils disaient donc : « Nous ne savons ce que signifie ce qu'il dit : encore un peu de temps. » Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger, et il leur dit : « Vous discutez entre vous sur ce que j'ai dit : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez pas, puis, derechef peu de temps, et vous me verrez. En vérité, en vérité, je vous déclare que pour vous, vous pleurerez et vous vous lamenterez, mais que le monde se réjouira ; vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se transformera en joie ; la femme, quand elle est près d'enfanter, éprouve de la tristesse parce que son heure est venue, mais, quand elle a mis le petit enfant au monde, elle ne se souvient plus de sa tribulation, à cause de sa joie, parce qu'un humain est né dans le monde. Vous donc aussi, vous avez maintenant, il est vrai, de la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira, et nul ne vous enlèvera votre joie ;
Psaume responsorial
Louez l'Éternel, car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle ! Qu'ainsi parlent les rachetés de l'Éternel, qu'il a rachetés des mains de l'ennemi, et recueillis de tout pays, du Levant et du Couchant, du Septentrion et de la mer. Ils furent errants au désert, dans une voie solitaire, et ils ne trouvaient pas une ville où habiter ; ils éprouvaient la faim et la soif ; leur âme en eux était défaillante. Et ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, et leur fit prendre la voie directe pour arriver à une ville où pouvoir habiter. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a satisfait l'âme altérée, et comblé de biens l'âme affamée. Ceux qui habitaient les ténèbres et l'ombre de la mort, prisonniers de la misère et des fers… Car ils résistèrent aux paroles de Dieu, et méprisèrent les décrets du Très-haut. Aussi courba-t-Il leur cœur sous la peine ; ils succombèrent, et ne furent point assistés. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il les tira des ténèbres et de l'ombre de la mort, et rompit leurs fers. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a brisé les portes d'airain, et mis en pièces les verrous de fer. Les insensés qui suivaient la voie de la révolte, et à cause de leurs crimes se virent humiliés… Toute nourriture excitait leur dégoût, et ils arrivaient aux portes de la mort. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il émit sa parole, et les guérit, et les retira de leurs tombeaux. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils Lui offrent les sacrifices de la reconnaissance, et publient ses hauts faits avec des cris de joie ! Ceux qui se mirent en mer sur des navires, et firent la manœuvre sur les grandes eaux, furent témoins des œuvres de Dieu, et des merveilles qu'il opère dans les flots. Il dit, et excita un vent de tempête, qui souleva les vagues de la mer ; elles montèrent vers le ciel, descendirent dans l'abîme, leur âme dans le danger était éperdue ; saisis du vertige, ils chancelaient, comme étant ivres, et toute leur sagesse était évanouie. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, Il fit cesser la tourmente qui devint silencieuse, et les vagues se turent ; et ils furent joyeux, quand elles se calmèrent, et Il les conduisit au port désiré. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils L'exaltent dans l'assemblée du peuple, et Le louent dans la séance des anciens ! Il change les fleuves en désert, et les sources des eaux en sol aride, la plaine fertile en steppe salée, à cause de la méchanceté de ses habitants. Il change le désert en une masse d'eaux, et la terre desséchée en sources d'eaux, et Il y établit ceux qui sont affamés, et là ils fondent des villes, pour les habiter. Ils ensemencent des champs, et plantent des vignes qui donnent leurs fruits pour revenu. Et Il les bénit, et ils deviennent très nombreux, et Il n'amoindrit pas leurs bestiaux. Or ils étaient amoindris et accablés par l'oppression, le malheur et les peines ; c'est lui qui verse le mépris sur les princes, et Il les fait errer dans un désert sans chemin ; mais Il relève le pauvre de sa misère, et rend les familles égales à des troupeaux. C'est ce que voient les hommes droits, et ils se réjouissent, et tous les méchants ont la bouche fermée. Que tout homme sage prenne garde à ceci, et soit attentif aux grâces de l'Éternel !
Psaume responsorial
Cantique graduel.Éternel, souviens-toi de David, et de toutes ses tribulations ! Il fit à l'Éternel ce serment, ce vœu au Dieu puissant de Jacob : « Je ne rentre point sous le toit de ma maison, et je ne monte point vers le lit où je repose ; je n'accorde ni le dormir à mes yeux, ni le sommeil à mes paupières, que je n'aie trouvé un séjour pour l'Éternel, une demeure pour le Dieu puissant de Jacob. » Voici, nous apprenions qu'elle était à Ephrata, puis nous la trouvions dans les champs de Jahar. Rendons-nous à Sa demeure, prosternons-nous devant Son marchepied ! Lève-toi, Éternel, viens à ton lieu de repos, toi, et l'arche de ta majesté ! Que tes prêtres soient vêtus de la grâce, et que tes saints poussent des cris de joie ! Pour l'amour de David, ton serviteur, ne rebute pas ton Oint ! L'Éternel fit à David un serment véridique, Il n'en reviendra point : « Je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles. Si tes fils gardent mon alliance et les lois que je leur enseigne, leurs enfants aussi à jamais seront assis sur ton trône. » Oui, l'Éternel a fait choix de Sion, Il veut y fixer sa demeure. « C'est ici pour jamais le lieu de mon repos, je veux y demeurer, car je l'ai choisie. Je veux bénir sa nourriture, et rassasier de pain ses indigents. Et je revêtirai ses prêtres de salut, et ses saints pousseront des cris de joie. Là j'élèverai la puissance de David, et je tiendrai devant mon Oint un flambeau. Je revêtirai ses ennemis d'opprobre, et sur sa tête son diadème brillera. »
Psaume responsorial
Cantique graduel.Du fond des abîmes je t'implore, Éternel ! Seigneur, entends ma voix ! Que ton oreille soit attentive à ma prière ! Si tu gardes la mémoire des transgressions, Éternel, Seigneur, qui est-ce qui subsistera ? Mais non, le pardon est par devers toi, afin qu'on te craigne. J'espère dans l'Éternel, mon âme espère, et je compte sur sa promesse. Mon âme attend l'Éternel, plus que la sentinelle n'attend le matin, que la sentinelle n'attend le matin. Israël, espère dans l'Éternel ! car la miséricorde est par devers l'Éternel, et Il a par devers lui un trésor de rédemption. Et Il rachètera Israël de toutes ses transgressions.
Prière du soir — première lecture
Alors Balaam dit à Balak : Construis-moi ici sept autels et mets ici à ma disposition sept taureaux et sept béliers. Et Balak fit ce que Balaam lui demandait, et Balak et Balaam sacrifièrent un taureau et un bélier sur chaque autel. Et Balaam dit à Balak : Tiens-toi auprès de ton holocauste, et moi je vais m'éloigner : peut-être l'Éternel viendra-t-Il au-devant de moi et je te rapporterai ce qu'il m'aura dévoilé. Et il alla sur une colline. Alors l'Éternel vint au-devant de Balaam qui Lui dit : J'ai disposé sept autels et sacrifié un taureau et un bélier sur chaque autel. Et l'Éternel mit des paroles dans la bouche de Balaam et dit : Retourne vers Balak, et tu lui parleras ainsi. Et il revint vers lui, et voici il se tenait près de son holocauste, lui et tous les princes de Moab. Alors Balaam prononça son oracle et dit : D'Aram m'appelle Balak ; le Roi de Moab ; des montagnes de l'Orient. « Tiens, dit-il, pour moi maudis Jacob ! viens ! voue Israël à la furie ! » Comment maudirais-je celui que Dieu ne maudit pas, et vouerais-je à la furie, quand l'Éternel n'y voue pas ? Car de la cime des rochers je le découvre ; et des hauteurs je le contemple : voici, ce peuple habite solitaire, et parmi les nations il ne se compte pas. Qui supputera la poussière de Jacob, et dira le nombre d'un seul quart d'Israël ? Que je meure de la mort des justes, et que mon avenir soit pareil au leur ! Alors Balak dit à Balaam : Que m'as-tu fait ? Je t'ai pris pour maudire mes ennemis, et voilà que tu n'as fait que bénir ! Et il répondit et dit : Ne dois-je pas veiller à dire ce que l'Éternel met dans ma bouche ? Et Balak lui dit : Viens donc avec moi dans un autre lieu d'où tu verras ce peuple ; tu n'en verras que l'extrémité, et tu n'en verras pas la totalité. Et de là maudis-le-moi. Et il le mena au plateau des sentinelles, sur le sommet du Pisga, où il éleva sept autels et sacrifia un taureau et un bélier sur chaque autel. Et Balaam dit à Balak : Tiens-toi ici près de ton holocauste, et j'irai là chercher une rencontre. Alors l'Éternel vint à là rencontre de Balaam et mit des paroles dans sa bouche et dit : Retourne vers Balak et lui parle ainsi. Et il revint vers lui ; et voici, il se tenait près de son holocauste et les princes de Moab avec lui ; et Balak lui dit : Qu'a dit l'Éternel ? Alors Balaam prononça son oracle et dit : Sus ! Balak ! écoute ! prête-moi l'oreille, fils de Tsippor Dieu n'est pas un homme pour mentir, ni fils d'un homme pour se repentir. Dira-t-Il et ne fera-t-Il pas ? Promettra-t-Il et ne tiendra-t-Il pas ? Voici, j'ai reçu [l'ordre] de bénir ! Il a béni, je ne puis rétracter. Il ne découvre aucun mal en Jacob, et ne voit pas d'iniquité en Israël. L'Éternel, leur Dieu, les accompagne, et les trompettes du Roi sonnent au milieu d'eux. Dieu les fit sortir de l'Egypte ; ils ont la vélocité du buffle. Le charme ne peut rien contre Jacob, ni l'enchantement contre Israël. Un jour à Jacob elle sera annoncée et à Israël, l'œuvre de l'Éternel. Voici, comme la lionne, le peuple se lève, et comme le lion, il se dresse. Il ne se couche pas qu'il n'ait dévoré la proie, et bu le sang des blessés. Alors Balak dit à Balaam : Ne le maudis ni ne le bénis ! Et Balaam répondit et dit à Balak : Ne t'ai-je pas parlé ainsi : Je ferai tout ce que me dira l'Éternel ? Mais Balak dit à Balaam : Viens donc, je te conduirai dans un autre lieu, si Dieu le trouve bon, afin que de là tu me maudisses ce peuple. Et Balak conduisit Balaam au sommet du Pehor qui domine la plaine du désert. Et Balaam dit à Balak : Construis-moi ici sept autels et mets ici à ma disposition sept taureaux et sept béliers. Et Balak fit ce que demandait Balaam et sacrifia un taureau et un bélier sur chaque autel.
Deuxième lecture
Or, ce fut en ce temps-là que le roi Hérode prit des mesures pour maltraiter quelques-uns des membres de l'Église. Il fit périr Jacques, le frère de Jean, par l'épée, et, voyant que cela plaisait aux Juifs, il fit en outre arrêter Pierre ; (or c'étaient les jours des pains sans levain) ; l'ayant aussi fait saisir il le jeta en prison, en chargeant de le garder quatre escouades de quatre soldats, avec l'intention de le faire comparaître après la Pâque devant le peuple. Pierre donc était gardé dans la prison, tandis que l'Église adressait pour lui d'incessantes prières. Mais, lorsque Hérode allait le faire comparaître, Pierre se trouvait, cette nuit-là, endormi entre deux soldats ; il avait été chargé d'une double chaîne, et des gardes placés devant la porte veillaient sur la prison. Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans le cachot, et ayant frappé Pierre sur le flanc il l'éveilla en disant : « Lève-toi promptement, » et les chaînes tombèrent de ses mains. Mais l'ange lui dit : « Ceins ta ceinture et chausse tes sandales ; » c'est ce qu'il fît ; puis il lui dit : « Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi, » et étant sorti il le suivit. Et il ignorait que ce qui s'était fait par l'ange fût vrai, mais il s'imaginait avoir une vision. Après qu'ils eurent traversé la première et la seconde porte, ils arrivèrent à la porte de fer qui conduisait dans la ville ; elle s'ouvrit d'elle-même devant eux, et étant sortis, ils s'avancèrent dans une rue, et aussitôt l'ange le quitta. Et Pierre étant revenu à lui, dit : « Maintenant je sais certainement que le Seigneur a envoyé Son ange, et qu'il m'a délivré des mains d'Hérode et de tout ce qu'attendait le peuple juif. » Après s'être reconnu, il vint à la maison de Marie mère de Jean surnommé Marc, où beaucoup de gens se trouvaient réunis en prière. Lorsqu'il eut heurté à la porte du porche, une servante, nommé Rhode, s'avança pour écouter, et, ayant reconnu la voix de Pierre, de la joie qu'elle en eut elle n'ouvrit pas le porche, et s'en vint tout courant raconter que Pierre était devant le porche. Mais on lui dit : « Tu es folle. » Mais elle affirmait qu'il en était ainsi, et on dit : « C'est son ange. » Cependant Pierre continuait à heurter, et ayant ouvert ils le virent et furent tout hors d'eux-mêmes ; mais lui, leur ayant de la main fait signe de se taire, leur raconta comment le Seigneur l'avait tiré de la prison et il dit : « Informez-en Jacques et les frères. » Puis étant sorti, il se rendit dans un autre lieu. Cependant, quand le jour fut venu, une grande agitation s'empara des soldats qui ne savaient ce que Pierre était devenu. Quant à Hérode, après l'avoir fait quérir sans pouvoir le trouver, il fit faire aux gardes leur procès et ordonna qu'on les suppliciât ; puis, ayant quitté la Judée, il séjournait à Césarée. Or, il se trouvait en hostilité avec les Tyriens et les Sidoniens ; ceux-ci se rendirent ensemble auprès de lui, et, ayant gagné Blastus le chambellan du roi, ils sollicitaient la paix parce que leur pays tirait sa subsistance de celui du roi. Or, au jour fixé, Hérode, revêtu de ses habits royaux, les haranguait assis dans sa tribune, et le peuple s'écriait : « Voix de dieu et non d'homme ! » Mais aussitôt un ange du Seigneur le frappa, pour n'avoir pas rapporté la gloire à Dieu, et il expira rongé des vers. Cependant la parole du seigneur croissait et grandissait. Et Barnabas et Saul revinrent à Jérusalem, après avoir rempli leur mission, et pris avec eux Jean surnommé Marc.
Deuxième lecture
Et l'on me donna un roseau semblable à un bâton, en disant : « Lève-toi, et mesure le sanctuaire de Dieu, et l'autel, et les adorateurs qui s'y trouvent ; et laisse en dehors le parvis qui est en dehors du sanctuaire et ne le mesure point, car il a été donné aux nations, et elles mesureront la ville sainte pendant quarante-deux mois. Et je chargerai mes deux témoins de prophétiser pendant mille deux cent soixante jours, revêtus de sacs. Ce sont eux qui sont les deux oliviers et les deux candélabres qui se tiennent debout devant le Seigneur de la terre. Je lui dis : Que sont ces deux oliviers, à droite et à gauche du candélabre ?…. Et il me dit : Ce sont les deux fils de l'huile (oints) qui se tiennent debout auprès du Seigneur de toute la terre » ; et si quelqu'un veut leur faire du mal, du feu sort de leur bouche et dévore leurs ennemis, et si quelqu'un a voulu leur faire du mal, il faut qu'il périsse. Ils ont l'autorité de fermer le ciel, afin que la pluie ne tombe pas pendant les jours de leur prédication ; et ils ont autorité sur les eaux, de manière à les tourner en sang, et ils peuvent frapper la terre de toute espèce de fléau, aussi souvent qu'ils le voudront. Et, lorsqu'ils auront terminé leur témoignage, la quatrième bête qui monte de l'abîme leur fera la guerre, et les vaincra, et les fera périr ; et leur cadavre sera gisant sur la rue de la grande ville (qui est appelée dans un sens spirituel Sodome et Egypte), là où leur Seigneur aussi a été crucifié. » Et d'entre les peuples, et les tribus, et les langues, et les nations, il y en a qui regardent leur cadavre durant trois jours et demi, et ils ne permettent pas qu'on mette leurs cadavres dans un sépulcre ; et les habitants de la terre se réjouissent à leur sujet, et ils sont dans la joie, et ils s'enverront les uns aux autres des présents, car ces deux prophètes ont tourmenté les habitants de la terre. Et, au bout des trois jours et demi, un esprit de vie venu de Dieu entra en eux, et ils se tinrent debout sur leurs pieds, et une grande frayeur s'empara de ceux qui les contemplaient. Et ils entendirent une voix forte sortant du ciel, qui disait : « Montez ici, » et ils montèrent au ciel dans la nuée, et leurs ennemis les ont contemplés. Et à cette heure-là il se fit un grand tremblement de terre, et la dixième partie de la ville croula, et sept mille personnes périrent par le tremblement de terre, et les autres furent remplis de crainte, et ils donnèrent gloire au Dieu du ciel. Le second malheur est passé. Voici, le troisième malheur va venir promptement. Et le septième ange sonna de la trompette, et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient :« Le royaume du monde a été remis à notre Seigneur et à Son Christ, et Il régnera aux siècles des siècles. » Et vingt-quatre anciens, assis devant Dieu, sur leurs trônes, se prosternèrent sur leurs visages et adorèrent Dieu en disant : Nous Te rendons grâces, Seigneur Dieu tout-puissant, qui es et qui étais, De ce que Tu as pris Ta grande puissance, Et de ce que Tu as régné ! Et les nations se sont irritées, Et Ta colère est survenue, Et aussi le moment pour que les morts soient jugés, Et pour que Tu récompenses Tes esclaves les prophètes, Et pour que les saints, et ceux qui craignent Ton nom, Petits et grands, Détruisent ceux qui détruisent la terre. » Alors le sanctuaire de Dieu qui est dans le ciel s'ouvrit, et l'on vit l'arche de Son alliance dans Son sanctuaire, et il y eut des éclairs, et des voix, et des tonnerres, et un tremblement de terre, et une forte grêle.
Deuxième lecture
Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans la période finale des jours actuels, nous a parlé par le Fils, qu'il a fait héritier de toutes choses, par lequel Il a aussi créé l'univers, et qui, étant un rayonnement de Sa gloire et une empreinte de Sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, s'est assis, après avoir fait une purification des péchés, à la droite de la Majesté dans les hauts lieux, étant devenu d'autant supérieur aux anges, qu'il avait hérité un nom plus excellent qu'eux. Car auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ? » Et derechef : « Moi, Je serai pour lui un père, et lui sera pour Moi un fils ? » Puis encore, quand Il introduit le premier-né dans le monde, Il dit : « Et que tous les anges de Dieu l'adorent ! » Et, tandis qu'il dit aux anges : « Celui qui fait de Ses anges des vents et de Ses ministres une flamme de feu, » Il dit au contraire au Fils : « Ton trône, ô Dieu, subsiste pour l'éternité ; » et : « C'est le sceptre de rectitude que le sceptre de son royaume ; tu as aimé la justice, et tu as haï l'iniquité ; c'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint, plus que tes pairs, d'une huile d'allégresse ; » et : « C'est Toi, Seigneur, qui, au commencement, as fondé la terre, et les cieux sont des œuvres de Tes mains ; pour eux ils périront, tandis que Toi, Tu subsistes ; et tous ils vieilliront comme un vêtement, et Tu les replieras comme une couverture, comme un vêtement, et ils seront changés ; mais Toi, Tu es le même, et Tes années ne finiront point. » Enfin, auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie fait de tes ennemis un marchepied pour tes pieds ? » Est-ce qu'ils ne sont pas tous des esprits au service de Dieu, chargés de remplir un ministère pour ceux qui doivent hériter du salut ?
Deuxième lecture
Femmes, soyez de même soumises à vos propres maris, afin que, si quelques-uns d'entre eux sont rebelles à la parole, ils soient gagnés sans paroles par la conduite de leurs femmes, lorsqu'ils auront vu de plus près votre chaste et scrupuleuse conduite ; vous, dont la préoccupation doit être, non la parure extérieure qui consiste à se tresser les cheveux, et à se couvrir d'or, ou à revêtir de beaux vêtements, mais l'homme caché dans le cœur, avec les dispositions incorruptibles de l'esprit tranquille et doux qui est de grand prix devant Dieu ; car c'est aussi de la sorte que jadis les saintes femmes qui espéraient en Dieu se paraient elles-mêmes, en restant soumises à leurs propres maris, comme Sara fut obéissante à Abraham qu'elle appelait son seigneur ; c'est d'elle que vous êtes devenues les enfants, en faisant bien et en ne vous laissant pas effrayer par la moindre intimidation. Maris, de même comportez-vous avec discernement envers le sexe féminin, comme envers une créature plus faible, en lui rendant honneur, comme à qui est aussi héritier avec vous de la grâce de la vie, afin de n'être pas entravés dans vos prières. Enfin soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, soyez remplis d'amour fraternel, de tendresse, d'humilité, ne rendant point mal pour mal, ou insulte pour insulte, mais au contraire, bénissant, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction. En effet, que celui qui veut aimer la vie et voir des jours favorables empêche sa langue de dire du mal et ses lèvres de proférer la fraude ;
Évangile
Et reprenant la parole, Jésus leur parla derechef en paraboles, en disant : « Le royaume des cieux ressemble à un roi qui fit des noces à son fils, et il dépêcha ses esclaves pour mander ceux qui avaient été invités aux noces, et ils ne voulaient pas venir. Il dépêcha derechef d'autres esclaves, en disant : « Dites aux invités : Voici, j'ai préparé mon festin ; mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués, et tout est prêt ; venez aux noces. » Mais eux n'en ayant tenu compte s'en allèrent, qui à son champ, et qui à son négoce, tandis que les autres ayant saisi les esclaves les maltraitèrent et les mirent à mort. Mais le roi en fut irrité, et ayant expédié ses armées il fit périr ces meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses esclaves : « Les noces sont bien prêtes, mais les invités n'en étaient pas dignes ; allez donc dans les carrefours des chemins, et tous ceux que vous trouverez, invitez-les aux noces. » Et ces esclaves s'en étant allés sur les chemins réunirent tous ceux qu'ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle nuptiale fut remplie de convives. Mais le roi étant entré pour voir les convives aperçut là un homme qui n'était pas revêtu d'un habit de noce, et il lui dit : « Camarade, comment es-tu entré ici, sans avoir un habit de noce ? » Et l'autre resta bouche close. Alors le roi dit à ses serviteurs : « Après lui avoir lié les pieds et les mains, jetez-le dans les ténèbres extérieures. » Là sera le pleur et le grincement des dents. Il y a en effet beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. » Alors les pharisiens s'en étant allés tinrent conseil afin de le faire tomber dans le piège par un mot, et ils lui députent leurs disciples avec les Hérodiens pour lui dire : « Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu enseignes avec vérité la voie et que tu ne fais pas acceptions de personnes, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes ; dis-nous donc, que t'en semble ? Est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur méchanceté, dit : « Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve ? Hypocrites ! Montrez-moi la monnaie de l'impôt. » Et ils lui présentèrent un denier. Et il leur dit : « De qui est cette effigie et cette légende ? » Ils disent : « De l'empereur. » Alors il leur dit : « Rendez donc à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Ce qu'ayant ouï, ils furent émerveillés, et l'ayant quitté ils s'en allèrent. Ce jour-là vinrent à lui des sadducéens disant qu'il n'y a pas de résurrection, et ils l'interrogèrent en disant : « Maître, Moïse a dit : Si quelqu'un vient à mourir sans avoir d'enfants, son frère épousera sa femme à titre de beau-frère et il suscitera une postérité à son frère. Or, il y avait parmi nous sept frères : et le premier, après s'être marié, mourut, et n'ayant pas de postérité il laissa sa femme à son frère ; il en fut de même du second, et du troisième, et de tous les sept ; après eux tous la femme mourut. Eh bien ! lors de la résurrection, duquel des sept sera-t-elle femme ? Car ils l'ont tous possédée. » Mais Jésus leur répliqua : « Vous vous égarez, parce que vous ne connaissez ni les écritures, ni la puissance de Dieu ; car, lors de la résurrection, ni les hommes ne prennent des femmes, ni les femmes des maris, mais ils sont comme des anges dans le ciel. Or, quant à la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce dont Dieu vous a parlé lorsqu'il dit : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. » Ce que la foule ayant ouï, elle était stupéfaite de son enseignement. Mais les pharisiens, ayant appris qu'il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent au même lieu, et l'un d'entre eux, un légiste, lui demanda pour le mettre à l'épreuve : « Maître, quel est le grand commandement dans la loi ? » Et il lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée ; celui-ci est le grand et le premier commandement ; le second, semblablement : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend la loi tout entière, ainsi que les prophètes. » Mais les pharisiens se trouvant réunis, Jésus leur demanda : « Que vous semble-t-il du Christ ? De qui est-il fils ? » Il lui disent : « De David. » Il leur dit : « Comment donc David étant inspiré l'appelle-t-il seigneur, lorsqu'il dit : « le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis sous tes pieds ? Si donc David l'appelle seigneur, comment est-il son fils ? » Et personne ne pouvait lui répondre un mot, et dès ce jour-là nul n'osa l'interroger.
Prière du soir — deuxième lecture
Je me dis donc : Dieu n'a-t-il point rejeté Son peuple ? Loin de nous cette pensée ! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin. Dieu n'a point rejeté Son peuple que d'avance Il avait élu. Ou bien ignorez-vous ce que dit l'Écriture dans le passage où Élie implore Dieu contre Israël ? « Seigneur, ils ont tué Tes prophètes, ils ont renversé Tes autels ; et moi je suis demeuré seul, et ils en veulent à ma vie. » Mais que lui dit la réponse divine ? « J'ai laissé subsister pour Moi sept mille hommes, qui n'ont pas fléchi le genou devant la déesse Baal. » De même donc, il y a eu aussi dans les circonstances actuelles un restant selon l'élection de la grâce ; mais si c'est par grâce, cela ne vient plus des œuvres ; puisque dans ce cas la grâce ne serait plus grâce. Si, au contraire, cela vient des œuvres, il n'y a plus de grâce ; puisque l'œuvre n'est plus une grâce. Qu'y a-t-il donc à dire ? C'est que ce qu'Israël recherche, il ne l'a pas obtenu ; mais les élus l'ont obtenu, tandis que les autres ont été endurcis, conformément à ce qui est écrit : « Dieu leur a donné un esprit d'étourdissement, des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre, jusques au jour d'aujourd'hui. » Et David dit : « Que leur table devienne pour eux un piège, une chasse, une pierre d'achoppement, et une rétribution ; que leurs yeux soient plongés dans des ténèbres qui les empêchent de voir ; et tiens leur dos constamment courbé. » Je me dis donc : n'ont-ils point trébuché, afin qu'ils tombassent ? Loin de nous cette pensée ! Mais c'est à leur faute qu'est dû le salut des Gentils, afin d'exciter leur jalousie. Or, si leur faute fait la richesse du monde, et si leur défaite fait la richesse des Gentils, à combien plus forte raison leur pleine restauration ! Or, c'est pour vous, Gentils, que je parle. En tant que je suis donc l'apôtre des Gentils, je glorifie mon ministère en cherchant, s'il est possible, à exciter la jalousie de ma race et à en sauver quelques-uns. Car si leur rejet fut la réconciliation du monde, que sera leur réhabilitation, sinon une vie surgissant d'entre les morts ? Or, si les prémices sont saintes, la pâte l'est aussi ; et si la racine est sainte, les rameaux le sont aussi. Mais si quelques-uns des rameaux ont été arrachés, et si toi, qui es un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et si tu as été mis en communication avec la racine d'où l'olivier tire son suc, ne prends pas les rameaux en pitié. Mais si tu le fais, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte. Tu diras donc : « Les rameaux ont été arrachés, afin que moi je fusse greffé. » Sans-doute ; mais c'est pour cause d'incrédulité qu'ils ont été arrachés, et toi, c'est par la foi que tu subsistes ; n'en conçois pas d'orgueil, mais sois dans la crainte ; car si Dieu n'a pas épargné les rameaux naturels, Il ne t'épargnera pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu ; d'un côté la sévérité envers ceux qui sont tombés ; de l'autre envers toi la bonté de Dieu, si tu persistes à t'en montrer digne ; autrement, toi aussi, tu seras retranché. Et eux de même, s'ils ne persistent pas dans l'incrédulité, seront greffés ; car Dieu est puissant pour les greffer de nouveau. En effet, si toi, tu as été retranché de l'olivier naturellement sauvage, et as été greffé contre nature sur un olivier franc, à combien plus forte raison, ceux-ci, qui sont les rameaux naturels, seront-ils greffés sur leur propre olivier ? Car je ne veux pas que vous ignoriez, frères, le mystère que voici, afin que vous ne vous complaisiez pas dans vos propres pensées : c'est que l'endurcissement s'est partiellement emparé d'Israël, jusques à ce que tout l'ensemble des Gentils soit entré ; et c'est ainsi que tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit : « Le libérateur viendra de Sion, il éloignera les impiétés de Jacob ; et telle est l'alliance que Je leur octroierai, quand J'aurai enlevé leurs péchés. » D'un côté, en ce qui concerne l'évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; de l'autre, en ce qui concerne les promesses, ils sont aimés à cause de leurs pères ; car les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables. En effet, de même que vous avez jadis désobéi à Dieu, tandis que maintenant vous avez obtenu miséricorde à cause de leur désobéissance, de même ceux-ci ont aussi désobéi maintenant à cause de la miséricorde qui vous est faite, afin qu'eux aussi obtiennent maintenant miséricorde ; car Dieu a renfermé tous les hommes sous la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous. O profondeur de la richesse, et de la sagesse, et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont incompréhensibles et Ses voies impénétrables ! Car qui est-ce qui a connu la pensée du Seigneur ; ou bien, qui est-ce qui a été Son conseiller ; ou bien, qui est-ce qui d'avance Lui a rien donné, et on l'en dédommagera ! Car c'est de Lui que procèdent, c'est par Lui et pour Lui que sont toutes choses. A lui soit rendue la gloire pour les siècles ! Amen !
Évangile
Or ayant appelé les douze, il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et pour guérir des maladies. Et il les envoya prêcher le royaume de Dieu et opérer des guérisons ; et il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni besace, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques ; et dans quelque maison que vous entriez, c'est là que vous devez rester et de là que vous devez sortir. Et tous ceux qui ne vous recevront pas… étant sortis de cette ville-là, secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. » Or, étant partis, ils parcouraient les villages en annonçant la bonne nouvelle et en opérant partout des guérisons. Cependant Hérode le tétrarque apprit tout ce qui s'était passé, et il était très perplexe, parce que quelques-uns disaient que Jean était ressuscité des morts, quelques-uns qu'Élie était apparu, d'autres que l'un des anciens prophètes avait surgi. Mais Hérode dit : « Quant à Jean je l'ai fait décapiter ; mais quel est celui-ci dont j'entends ainsi parler ? » Et il cherchait à le voir. Et les apôtres étant revenus lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait. Et les prenant avec lui il se retira à l'écart dans une ville appelée Bethsaïda. Mais la foule l'ayant su le suivit, et les ayant accueillis il leur parlait du royaume de Dieu, et il guérissait ceux qui avaient besoin de guérison. Or, le jour commençait à baisser, mais les douze s'étant approchés lui dirent : « Renvoie la foule, afin qu'ils aillent dans les villages et dans les campagnes d'alentour pour s'héberger et trouver de la nourriture, car nous sommes ici dans un lieu désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Et ils dirent : « Nous n'avons pas plus de cinq pains et de deux poissons, à moins que nous n'allions nous-mêmes acheter des vivres pour tout ce peuple. » Ils étaient en effet environ cinq mille hommes. Mais il dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par rangs d'environ cinquante. » C'est ce qu'ils firent, et ils les firent tous asseoir. Or, après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, ayant levé les yeux vers le ciel, il les bénit et les rompit, et il les donnait à ses disciples pour les offrir à la foule. Et ils mangèrent et furent tous rassasiés, et on emporta les morceaux qu'ils avaient eu de trop dans douze corbeilles.
Évangile
La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. » Il lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens ici. » La femme lui répliqua : « Je n'ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as eu raison de dire : je n'ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. » La femme lui dit: « Seigneur, je vois que tu es un prophète ; nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer. » Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l'heure vient où vous n'adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Pour vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs ; mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; ce sont en effet de tels adorateurs que demande aussi le Père ; Dieu est Esprit, et il faut que ses adorateurs L'adorent en esprit et en vérité. »
Évangile
Et quand ils approchèrent de Jérusalem, et qu'ils furent arrivés à Bethphagé, sur la montagne des Oliviers, alors Jésus dépêcha deux disciples, en leur disant : « Allez dans le village qui est en face de vous, et vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et un ânon avec elle ; détachez-les et amenez-les-moi. Et si quelqu'un vous dit quelque chose, vous direz : Le Seigneur en a besoin ; et aussitôt il les enverra. » — Or, tout cela est advenu, afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise du prophète, lorsqu'il dit : « Dites à la fille de Sion : Voici, ton roi vient à toi, doux et monté sur un âne et sur un ânon, fils d'une bête de somme. » — Or, les disciples s'en étant allés et ayant exécuté les ordres de Jésus ramenèrent l'ânesse et l'ânon, et ils placèrent sur eux leurs manteaux, et il s'assit dessus. Or, la plus grande partie de la foule étendit ses manteaux sur le chemin, tandis que d'autres coupaient des branches aux arbres et les étendaient sur le chemin. Mais la foule qui le précédait et celle qui le suivait s'écriait :« Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très-hauts ! » Et lorsqu'il fut entré dans Jérusalem toute la ville fut en émoi, et elle disait : « Qui est celui-ci ? » Or la foule disait : « Celui-ci, c'est le prophète Jésus, qui est de Nazareth en Galilée. » Et Jésus entra dans le temple, et il expulsa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs, et les sièges de ceux qui vendaient les colombes ; et il leur dit : « Il est écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière, mais vous, vous en faites une caverne de brigands. » Et des aveugles et des boiteux s'approchèrent de lui dans le temple, et il les guérit. Mais les grands prêtres et les scribes, voyant les merveilles qu'il avait faites et les enfants qui criaient dans le temple : « Hosanna au fils de David ! » en furent indignés, et ils lui dirent : « Entends-tu ce qu'ils disent ? » Mais Jésus leur dit : « Oui. N'avez-vous jamais lu : De la bouche des petits enfants et des nourrissons Tu T'es préparé une louange ? » Et les ayant quittés, il sortit de la ville pour aller à Béthanie, et il y passa la nuit. Or, le matin, comme il avait repris le chemin de la ville, il eut faim, et ayant vu un figuier sur le chemin il s'en approcha et il n'y trouva rien que des feuilles, et il lui dit : « Qu'il ne provienne plus jamais de toi aucun fruit ! » Et subitement le figuier sécha. Ce que les disciples ayant vu, ils s'en étonnèrent en disant : « Comment ce figuier a-t-il subitement séché ? » Mais Jésus leur répliqua : « En vérité je vous déclare que si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait au figuier, mais encore si vous disiez à cette montagne : « Déplace-toi et te jette dans la mer, » cela se ferait. Et tout ce que vous aurez demandé avec foi par la prière, vous le recevrez. » Et, lorsqu'il fut arrivé dans le temple, les grands prêtres et les anciens du peuple s'approchèrent de lui pendant qu'il enseignait, en disant : « En vertu de quelle autorité-fais-tu ces choses, et qui est-ce qui t'a donné cette autorité ? » Mais Jésus leur répliqua : « Je vous adresserai de mon côté une seule question, et si vous y répondez, je vous répondrai à mon tour en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean d'où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? » Mais ils réfléchissaient en eux-mêmes et disaient : « Si nous répondons : du ciel, il nous dira : Pourquoi donc ne l'avez-vous pas cru ? Tandis que si nous répondons : des hommes, nous avons à craindre la foule ; car tous tiennent Jean pour un prophète. » Et ils répliquèrent à Jésus : « Nous ne savons. » Lui de son côté leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Mais que vous en semble ? Un homme avait deux enfants, et s'étant approché du premier, il lui dit : « Mon enfant, va travailler aujourd'hui dans ma vigne. » Or celui-ci répliqua : « Oui, Seigneur, » et il n'y alla pas. Puis s'étant approché du second, il lui parla de même ; or celui-ci répliqua : « Je ne veux pas, » mais plus tard, s'étant repenti, il y alla. Lequel des deux a fait la volonté de son père ? » Ils disent : « Le dernier. » Jésus leur dit : « En vérité, je vous déclare que les publicains et les prostituées entrent avant vous dans le royaume de Dieu ; car Jean est venu à vous, enseignant la justice, et vous ne l'avez pas cru, tandis que les publicains et les prostituées l'ont cru. Mais vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas même repentis plus tard pour le croire ! Écoutez une autre parabole : Il y avait un chef de famille qui planta une vigne, et qui l'entoura d'une clôture, et qui y creusa un pressoir, et qui construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Mais, lorsque le moment de la récolte approcha, il dépêcha ses esclaves auprès des vignerons pour prendre sa récolte. Et les vignerons s'étant saisis de ses esclaves battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il dépêcha derechef d'autres esclaves en plus grand nombre que les premiers, et ils les traitèrent de même. Mais à la fin, il leur dépêcha son fils, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais les vignerons, à la vue du fils, se dirent : Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et mettons-nous en possession de son héritage. Et s'étant saisis de lui, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le propriétaire de la vigne sera venu, que fera-t-il à ces vignerons-là ? » Ils lui dirent : « Il fera misérablement périr ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en remettront la récolte en sa saison. » Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable nos yeux ? C'est pourquoi je vous déclare que le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produise les fruits. Et celui qui sera tombé sur cette pierre-là sera fracassé, tandis que celui sur lequel elle sera tombée, elle le fera voler en éclats. » Et après avoir entendu ses paraboles, les grands prêtres et les pharisiens comprirent que c'était d'eux qu'il parlait, et, malgré leur désir de le faire arrêter, ils craignirent la foule, car on le tenait pour un prophète.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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