Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Mais le grand prêtre s'étant levé, ainsi que tous les adhérents qui formaient le parti des sadducéens, ils furent remplis de jalousie ; et ils mirent les mains sur les apôtres, et ils les jetèrent dans une prison publique. Mais un ange du Seigneur ouvrit de nuit les portes de la prison, et, les en ayant tirés, il dit : « Allez, et, vous tenant dans le temple, annoncez au temple toutes les paroles de cette vie. » Ce qu'ayant ouï, ils entrèrent au point du jour dans le temple, et ils enseignaient. Cependant le grand prêtre et ses adhérents s'étant réunis convoquèrent le sanhédrin et toute l'assemblée sénatorienne des fils d'Israël, et ils envoyèrent à la prison, pour qu'on les amenât. Mais, quand les satellites furent arrivés à la prison, ils ne les y trouvèrent point, et ils revinrent faire leur rapport, en disant : « Nous avons trouvé la prison fermée avec le plus grand soin, et les gardes debout devant les portes, mais, après avoir ouvert, nous n'avons trouvé dedans personne, » Quand le chef des gardes du temple et les grands prêtres eurent ouï ces paroles, ils étaient incertains, par rapport à eux, de ce que cela deviendrait. Mais quelqu'un étant survenu leur fit ce rapport : « Voici, les hommes que vous avez mis en prison sont dans le temple et ils enseignent le peuple. » Alors le chef des gardes étant parti avec ses satellites les ramena toutefois sans violence, car ils craignaient d'être lapidés par le peuple,
Première lecture
Malheur à ceux qui prononcent des sentences iniques, et aux écrivains qui transcrivent l'injustice, pour débouter du jugement les pauvres, et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple, pour faire des veuves leur proie, et des orphelins leur pillage ! Et que ferez-vous au jour du châtiment et du ravage qui arrive du lointain ? Vers qui fuirez-vous pour trouver secours, et où laisserez-vous votre magnificence ? Celui qui ne fléchira pas sous le faix parmi les captifs, tombera parmi les morts. Malgré tout cela, sa colère ne cesse pas, et sa main est toujours étendue. Malheur à l'Assyrien ! Il est la verge et le bâton de ma colère, et mes vengeances sont entre ses mains. Contre une nation sacrilège je l'ai envoyé, et contre le peuple objet de mon courroux je lui ai donné mission, pour faire du pillage et enlever du butin, et pour le fouler aux pieds comme la boue des rues. Mais telle n'est point son idée, telle n'est point la pensée de son cœur ; mais en son âme il veut détruire et exterminer les peuples en foule. Car il dit : « Mes princes ne sont-ils pas tous autant de rois ? N'en fut-il pas de Calno comme de Carchemis, de Hamath comme d'Arpad, de Samarie comme de Damas ? De même que ma main a atteint les empires des idoles, dont les images étaient supérieures à celles de Jérusalem et de Samarie, ne saurai-je pas traiter Jérusalem et ses images, comme j'ai traité Samarie et ses idoles ? » Mais, quand le Seigneur aura achevé toute son œuvre sur la montagne de Sion et à Jérusalem, je sévirai contre le fruit du cœur orgueilleux du Roi d'Assyrie, et contre l'arrogance de ses yeux hautains. Car il dit : « Par la force de mon bras je l'ai fait, et par ma sagesse, car je suis intelligent ; j'ai déplacé les bornes des peuples, et pillé leurs trésors, et comme un héros j'en ai précipité de leurs trônes, et ma main s'empara des biens des peuples, comme d'un nid ; comme on ramasse des œufs abandonnés, moi j'ai ramassé toute la terre, et il n'y en eut pas un qui remuât l'aile, et ouvrît la bouche et jetât un cri ! » La cognée est-elle insolente envers le bûcheron qui se sert d'elle, et la scie, superbe envers celui qui la manie, comme si la verge faisait mouvoir celui qui la lève, comme si le bâton soulevait le bras ? C'est pourquoi le Seigneur, le Seigneur des armées, parmi ses guerriers bien nourris enverra le dépérissement, et au milieu de sa magnificence s'allumera un incendie, comme un incendie de feu, et la Lumière d'Israël deviendra un feu, et son Saint, une flamme qui embrasera et dévorera ses ronces et ses épines en un jour. Et il détruira la magnificence de sa forêt et de ses campagnes, corps et âme, et il en sera comme d'un malade qui dépérit, et le reste des arbres de sa forêt pourra être compté, et un enfant en écrirait le nombre. Et en ce jour-là, le reste d'Israël et les survivants de la maison de Jacob cesseront de prendre pour appui leur oppresseur, et ils s'appuieront sur l'Éternel, le Saint d'Israël, avec confiance. Le reste reviendra, le reste de Jacob, au Dieu tout-puissant. Car ton peuple, ô Israël, fût-il comme le sable de la mer, un reste [seulement] reviendra à lui ; l'extermination est décidée, qui amènera les flots de la justice. Car le Seigneur, l'Éternel des armées, exécutera la destruction et le décret dans le sein de tout le pays. C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel des armées : O mon peuple, qui habites en Sion, ne crains point l'Assyrien ! De la verge il t'a battu, et il a levé son bâton sur toi à l'instar de l'Egypte. Car, encore quelque temps, et le courroux cessera, et ma colère entreprendra leur ruine. Alors l'Éternel des armées brandira sur lui le fouet, comme Il battit Madian au rocher d'Horeb, et comme de son bâton Il frappa la mer ; et Il le lèvera ainsi qu'en Egypte. Et en ce jour-là son fardeau sera ôté de ton épaule, et son joug de ton col ; et la graisse fera sauter le joug. Il arrive à Ajath, traverse Migron, à Michmas il laisse ses bagages ; ils passent le défilé ; Géba est l'étape où ils couchent ; Rama tremble ; Gibea, ville de Saül, est en fuite. Pousse des cris aigus, fille de Gallim ! prête l'oreille du côté de Laïs, pauvre Anathoth ! Madmène est en fuite, et les habitants de Gébim fugitifs. Encore ce jour d'arrêt à Nob, et il agite sa main contre la montagne de la fille de Sion, la colline de Jérusalem. Et voici, le Seigneur, l'Éternel des armées, abat les rameaux avec épouvante ; et ceux qui s'élèvent en hauteur sont coupés, et les superbes humiliés ; et l'épaisseur de la forêt est frappée avec le fer, et le Liban succombe sous le Puissant.
Première lecture
Et comme les jours de David avançaient vers la mort, il donna ses instructions à Salomon, son fils, en ces termes : Je prends le chemin de tout le monde, aie courage et sois homme ! Observe ce que tu dois observer envers l'Éternel, ton Dieu, en suivant Ses voies et observant Ses statuts et Ses Commandements et Ses règles et Ses Ordonnances, tels qu'ils sont consignés dans la Loi de Moïse, afin que tu réussisses dans toutes tes entreprises et dans tous tes projets, pour que l'Éternel exécute la promesse qu'il a prononcée sur moi, lorsqu'il dit : Si tes fils prennent garde à leur voie pour marcher devant moi fidèlement de tout leur cœur et de toute leur âme, alors, ce sont Ses paroles, alors tu ne manqueras, jamais d'un homme qui occupe le trône d'Israël. Tu sais aussi ce que m'a fait Joab, fils de Tseruïa, comment il a traité les deux chefs militaires d'Israël, Abner, fils de Ner, et Amasa, fils de Jéther, qu'il a égorgés, versant en pleine paix le sang des combats dont il tacha la ceinture qu'il portait aux reins et la chaussure qu'il avait aux pieds. Agis donc selon ta sagesse, et ne laisse pas ses cheveux blancs descendre en paix aux Enfers. Mais marque de la bonté aux fils de Barzillaï, le Galaadite ; qu'ils soient de ceux qui sont nourris de ta table, car c'est ainsi qu'ils m'ont prévenu, lorsque je fuyais devant Absalom, ton frère. Et voici, tu as à ta portée Siméï, fils de Géra, le Benjaminite, de Bahurim ; c'est lui qui me maudit d'une malédiction horrible lorsque je m'en allais à Mahanaïm ; toutefois il descendit à ma rencontre sur le Jourdain, et je lui fis par l'Éternel ce serment : Je ne te ferai point mourir par l'épée. Mais ne le laisse pas impuni ; car tu es un homme sage, et tu sais comment tu dois le traiter, et tu feras descendre sanglants ses cheveux blancs aux Enfers. Ensuite David alla reposer avec ses pères, et il reçut la sépulture dans la Cité de David. Et le temps que David régna sur Israël, fut de quarante ans ; à Hébron il régna sept ans, et à Jérusalem il régna trente-trois ans. Et Salomon s'assit sur le trône de David, son père, et son empire fut bien affermi.
Prière du matin — première lecture
Cependant il y avait d'Achab à Samarie soixante-dix fils. Et Jéhu écrivit des lettres et les envoya à Samarie aux chefs de Jizréel, les Anciens, et à ceux par qui Achab faisait élever ses enfants, et elles disaient : … « lors donc que cette lettre vous parviendra, puisque vous avez à votre portée les fils de votre Souverain et les chars et les chevaux et une place forte et des armes, choisissez le plus probe et le plus apte des enfants de votre Souverain et placez-le sur le trône de son père, et combattez pour la maison de votre Souverain ! » Mais ils eurent une très grande peur et dirent : Voici, les deux rois ne lui ont pas tenu tête, comment donc lui tiendrions-nous tête, nous ? Et ils déléguèrent le préfet du palais et le préfet de la ville et les Anciens et les éducateurs vers Jéhu pour dire : Nous sommes tes serviteurs et nous ferons tout ce que tu nous diras ; nous ne ferons pas de roi ; agis comme il te semblera bon. Alors il leur écrivit une seconde lettre ainsi conçue : « Si vous êtes à moi et obéissez à ma voix, prenez les têtes des hommes, fils de votre Souverain, et venez auprès de moi demain à pareille heure à Jizréel. » (Or les fils du roi, soixante-dix hommes, étaient chez les Grands de la ville qui les avaient élevés.) Et à la réception de cette lettre ils prirent les fils du roi et les égorgèrent au nombre de soixante-dix hommes, et ils mirent leurs têtes dans des corbeilles et les lui envoyèrent à Jizréel. Puis entra le messager qui fit rapport en ces termes : Ils ont apporté les têtes des fils du roi. Et il dit : Mettez-les en deux tas dans l'avenue de la Porte jusqu'au matin. Et le matin il sortit et se présenta et dit à tout le peuple : Vous êtes justes ; voici, quant à moi, j'ai conspiré contre mon Souverain et l'ai tué ; et qui a frappé tous ceux-ci ? Sachez en effet qu'il ne tombe rien a terre de la menace de l'Éternel que l'Éternel a prononcée contre la maison d'Achab ; et l'Éternel a exécuté ce qu'il avait dit par l'organe de son serviteur Élie. Et Jéhu fit main basse sur tous les survivants de la maison d'Achab à Jizréel, et sur tous ses Grands, et sur tous ses familiers et sur tous ses prêtres, jusqu'à ne pas lui laisser un seul survivant. Et il se leva et partit et gagna Samarie. Jéhu se trouvait à la maison du Rendez-vous des bergers sur la route, lorsqu'il eut la rencontre des frères d'Achazia, roi de Juda, et il dit : Qui êtes-vous ? Et ils dirent : Nous sommes les frères d'Achazia, et nous descendons pour saluer les fils du roi et les fils de la reine. Et il dit : Saisissez-les tout vifs ! Et ils les saisirent tout vifs et les égorgèrent à la citerne de la maison du Rendez-vous, au nombre de quarante-deux hommes ; et il n'en laissa survivre aucun. Et étant parti de là il rencontra Jonadab, fils de Rechab, qui venait au-devant de lui, et il le salua et lui dit : Ton cœur est-il sincère, comme mon cœur est sincère pour le tien ? Et Jonadab dit : Il l'est. — S'il l'est, donne-moi ta main ! — Et il lui donna sa main. Et Jéhu le fit monter à ses côtés sur son char et dit : Accompagne-moi et sois témoin de mon zèle pour l'Éternel. Il le fit donc cheminer avec lui sur son char. Et arrivé à Samarie il fit main basse sur tous les survivants à Achab dans Samarie, jusqu'à ce qu'il en eût fini avec Achab, selon la parole de l'Éternel qu'il avait adressée à Élie. Et Jéhu assembla tout le peuple et il leur dit : Achab a un peu servi Baal, Jéhu le servira beaucoup. Maintenant donc convoquez vers moi tous les prophètes de Baal, et tous ses serviteurs et tous ses prêtres : que nul ne manque ! car j'ai à offrir un grand sacrifice à Baal : qui manquera, perdra la vie. Mais Jéhu employait l'artifice pour faire périr les serviteurs de Baal. Et Jéhu dit : Consacrez une fête : générale à Baal. Et elle fut proclamée. Et Jéhu fit faire le message dans tout Israël, et tous les serviteurs de Baal arrivèrent et il n'en resta pas un qui ne vînt, et ils entrèrent dans le : temple de Baal, et le temple de Baal fut rempli d'un bout à l'autre. Et il dit à l'intendant du vestiaire : Sors un habillement pour tous les Serviteurs de Baal. Et il sortit pour eux l'habillement. Alors Jéhu avec Jonadab, fils de Rechab, vint au temple de Baal et. il ; dit aux serviteurs de Baal : Cherchez et avisez, à ce qu'il n'y ait pas ici avec vous de serviteurs de l'Éternel, mais des serviteurs de Baal seuls. Et ils entrèrent pour sacrifier leurs victimes et leurs holocaustes.Cependant Jéhu avait, pour son but, posté à, l'extérieur quatre-vingts hommes et dit : Qui laissera échapper un seul des hommes, que j'ai mis à portée de vos mains, de sa vie payera la vie de l'autre. Et lorsque l'on eut achevé d'offrir les holocaustes, Jéhu dit aux coureurs et aux triaires : Entrez, frappez-les, que nul, ne ressorte ! Et ils les frappèrent avec le tranchant de l'épée. Et les coureurs et les triaires poussèrent en avant et gagnèrent la cité du temple de Baal, et ils tirèrent les colonnes hors du temple de Baal et les brûlèrent, et ils renversèrent la colonne de Baal, et renversèrent le temple de Baal et en firent un cloaque : ce qu'il est aujourd'hui. C'est ainsi que Jéhu extermina Baal du sein d'Israël. Seulement il ne se départit pas des péchés de Jéroboam, fils de Nebat, où celui-ci avait entraîné Israël, des veaux d'or de Béthel et de Dan. Et l'Éternel dit à Jéhu : Parce que tu as bien agi en faisant ce qui est droit à mes yeux, et traitant la maison d'Achab, tout à fait comme c'était dans ma volonté, tu auras des fils, de la quatrième génération assis au trône d'Israël. Mais Jéhu ne prit point garde de pratiquer la loi de l'Éternel, Dieu d'Israël, de tout son cœur, il ne se départit point des péchés de Jéroboam où celui-ci avait entraîné Israël. Dans ce temps-là l'Éternel commença à entamer Israël qu'Hazaël battit dans toutes les limites d'Israël depuis le Jourdain au soleil levant, la totalité du pays de Galaad, les Gadites et les Rubénites, et, les Manassites depuis. Aroër située sur la rivière de l'Arnon jusques à Galaad et Basan. Le reste des actes de Jéhu et toutes ses entreprises et tous ses exploits sont d'ailleurs consignés dans le livre des annales des rois d'Israël. Et Jéhu reposa à côté de ses pères, et on lui donna là sépulture à Samarie, et Joachaz, son fils, régna en sa place. Or la durée du règne de Jéhu sur Israël fut de vingt-huit ans à Samarie.
Épître
Bien-aimés ! Je vous exhorte comme des étrangers et des voyageurs, à préserver des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme votre bonne conduite parmi les Gentils, afin que, sur les points où ils vous accusent calomnieusement de mal faire, ils glorifient Dieu, au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres, en y regardant de plus près. Soyez soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur, soit au roi, comme au souverain, soit aux gouverneurs, comme à ceux qui sont délégués par lui pour châtier les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien ; car c'est ici la volonté de Dieu, qu'en faisant bien vous fermiez la bouche à l'ignorance des hommes dépourvus de sens. C'est comme étant libres, et non pas comme faisant de votre liberté un manteau pour votre malice, mais comme esclaves de Dieu, que vous devez honorer tous les hommes, aimer les frères, craindre Dieu, honorer le roi. Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et indulgents, mais encore à ceux de difficile humeur ; car c'est une grâce, que d'endurer des afflictions par motif de conscience envers Dieu, en souffrant injustement.
Première lecture
Et l'Éternel adressa ces paroles à Moïse : Vois, j'ai appelé nommément Betsaléel, fils de Ouri, fils de Hur, de la tribu de Juda, et je le remplis de l'esprit de Dieu, de sens, d'intelligence, d'entente et d'industrie en tout genre, pour concevoir des idées, pour travailler l'or et l'argent et l'airain, pour graver les pierres à enchâsser, pour ouvrager le bois et exécuter toutes sortes de travaux. Et voici, je lui ai adjoint Oholiab, fils d'Ahisamach, de la tribu de Dan, et j'ai mis de l'intelligence dans l'esprit de tous ceux qui ont un esprit intelligent, afin qu'ils exécutent tout ce que je t'ai prescrit, la Tente du Rendez-vous et l'Arche du Témoignage et le Propitiatoire qui la couvre et tous les meubles de la tente, et la Table et ses ustensiles et le Candélabre d'or pur et tout son attirail, et l'Autel aux parfums et l'Autel des holocaustes et tous ses ustensiles, et le Bassin et son support, et les tissus de mailles, et les Vêtements sacrés du prêtre Aaron et les habits de ses fils pour l'usage du sacerdoce, et l'Huile de l'onction et l'Encens d'aromates pour l'usage du Sanctuaire : qu'ils se conforment dans l'exécution à tous les ordres que je t'ai donnés. Et l'Éternel s'adressa à Moïse en ces mots : Adresse ces paroles aux enfants d'Israël : Observez bien mes sabbats ; car ils serviront de signe entre moi et vous dans vos âges futurs pour vous faire comprendre que c'est moi, l'Éternel, qui vous ai consacrés. Observez donc le jour du repos, car il est sacré pour vous ; qui le profanera sera mis à mort ; toute personne qui l'emploiera à une affaire sera extirpée du milieu de son peuple. Six jours l'on vaquera à ses affaires, mais au septième c'est jour de repos consacré à l'Éternel ; quiconque fera une affaire le septième jour sera mis à mort. Ainsi les enfants d'Israël garderont le sabbat en observant le jour du repos dans leurs âges futurs comme une institution éternelle. Ce sera éternellement un signe entre moi et les enfants d'Israël ; car en six jours l'Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour Il s'est reposé et a repris haleine. Et quand Il eut achevé de parler avec Moïse sur le mont de Sinaï, Il lui remit les Deux Tables du Témoignage, tables de pierre écrites du doigt de Dieu.
Prière du matin — deuxième lecture
En ce temps-là Jésus fit route le jour du sabbat à travers les champs de blé. Or ses disciples eurent faim, et ils se mirent à arracher des épis et à manger. Mais les pharisiens l'ayant vu lui dirent : « Voici, tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire un jour de sabbat. » Mais il leur dit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, ainsi que ceux qui étaient avec lui ? Comment il entra dans la maison de Dieu, et comment ils mangèrent les pains de proposition qu'il ne lui était pas permis de manger, non plus qu'à ceux qui étaient avec lui, mais aux prêtres seuls ? Ou bien n'avez-vous pas lu dans la loi que, le jour du sabbat, les prêtres dans le temple profanent le sabbat sans se rendre coupables ? Or je vous déclare qu'il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Mais si vous saviez ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice, vous n'auriez pas condamné ceux qui ne sont pas coupables ; car le fils de l'homme est maître du sabbat. » Et, s'étant éloigné de là, il vint dans leur synagogue. Et voici, il s'y trouvait un homme qui avait une main sèche. Et ils lui demandèrent : « Est-il permis d'opérer une guérison le jour du sabbat ? » C'était afin de pouvoir l'accuser. Mais il leur dit : « Quel sera l'homme d'entre vous qui possédera une seule brebis, et si celle-ci vient à tomber le jour du sabbat dans un fossé, est-ce qu'il ne la saisira pas et ne l'en retirera pas ? Combien donc un homme ne vaut-il pas plus qu'une brebis ! En sorte qu'il est permis de bien faire le jour du sabbat. » Alors il dit à cet homme : « Étends ta main ; » et il l'étendit, et elle redevint saine comme l'autre. Or les pharisiens étant sortis tinrent conseil contre lui afin de le faire périr. Mais Jésus l'ayant su s'éloigna de là, et beaucoup de gens le suivirent, et ils les guérit tous, et il leur adressa des remontrances pour qu'ils ne le fissent pas connaître ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Voici Mon serviteur que J'ai choisi, Mon bien-aimé en qui Mon âme a pris plaisir. Je mettrai Mon esprit sur lui, et il dénoncera le jugement aux nations. Il ne contestera ni ne criera point, et personne n'entendra sa voix dans les rues. Il ne brisera point le roseau froissé, et il n'éteindra point le lumignon fumant, jusques à ce qu'il ait fait triompher le jugement, et les nations espéreront en son nom. » Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, en sorte que ce muet parlait et voyait, et toute la foule fut stupéfaite, et elle disait : « Cet homme n'est-il point le fils de David ? » Mais les pharisiens l'ayant entendu dirent : « Cet homme ne chasse les démons que grâce à Béézéboul, chef des démons. » Mais connaissant leurs pensées, il leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou toute famille divisée contre elle-même ne subsistera pas. Et si Satan chasse Satan, il a été divisé contre lui-même ; comment donc son royaume subsistera-t-il ? Et si, moi, c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons, vos fils, grâce à qui les chassent ils ? C'est pourquoi ce sont eux qui seront vos juges. Mais, si c'est grâce à l'esprit de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusques à vous. Ou bien, comment quelqu'un peut-il entrer dans la maison de l'homme fort et piller ses biens, s'il n'a pas premièrement garrotté l'homme fort, et alors il pillera sa maison ? Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. C'est pourquoi je vous le déclare : tout péché et tout blasphème vous sera pardonné à vous autres hommes, mais le blasphème contre l'esprit ne sera point pardonné. Et celui qui aura parlé contre le fils de l'homme, il lui sera pardonné, mais celui qui aura parlé contre l'esprit saint, il ne lui sera certainement pas pardonné, ni dans ce temps-ci, ni dans le temps à venir. Ou bien admettez que l'arbre est bon et que son fruit est bon, ou bien admettez que l'arbre est pourri et que son fruit est pourri ; car c'est au fruit que se connaît l'arbre. Engeance de vipères, comment pouvez-vous, méchants comme vous êtes, dire de bonnes choses ? Car c'est par ce qui déborde du cœur, que la bouche parle. L'homme bon tire de son bon trésor de bonnes choses, et l'homme mauvais tire de son mauvais trésor de mauvaises choses. Mais je vous déclare que toute parole oiseuse que diront les hommes, ils en rendront compte au jour du jugement ; car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné. » Alors quelques-uns des scribes s'adressèrent à lui, en disant : « Maître, nous voulons voir un signe dont tu sois l'auteur. » Mais il leur répliqua : « Une génération méchante et adultère réclame un signe, et il ne lui sera donné d'autre signe que le signe de Jonas le prophète. Car de même que Jonas fut dans le ventre de la baleine trois jours et trois nuits, de même le fils de l'homme sera dans le cœur de la terre trois jours et trois nuits. Les hommes de Ninive ressusciteront lors du jugement avec cette génération, et ils la condamneront, car ils se repentirent à la prédication de Jonas ; et voici, il y a ici plus que Jonas. La reine du Midi ressuscitera lors du jugement avec cette génération, et elle la condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon ; et voici, il y a ici plus que Salomon. Mais, quand l'esprit impur est sorti de l'homme, il parcourt les lieux arides, cherchant du repos, et il n'en trouve point. Alors il dit : « Je retournerai dans ma maison d'où je suis sorti. » Et y revenant, il la trouve en paix, balayée et ornée. Alors il va et prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui-même, et, après être entrés, ils y habitent ; et la nouvelle condition de cet homme devient pire que la première. Il en sera aussi de même pour cette méchante génération. » Pendant qu'il parlait encore à la foule, voici, sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler. [Or, quelqu'un lui dit : voici, ta mère et tes frères sont là dehors qui cherchent à te parler.] Mais Jésus répliqua à celui qui le lui disait : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Et ayant étendu la main vers ses disciples, il dit : « Voilà ma mère et mes frères ! Car quiconque aura fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, c'est lui qui est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Psaume responsorial
Cantique de David, lorsqu'il était dans le désert de Juda.O Dieu ! tu es mon Dieu, c'est toi que je cherche ; mon âme a soif de toi, ma chair languit après toi, comme une terre aride, altérée, privée d'eau. Ainsi, mes regards te suivent dans le Sanctuaire, pour contempler ta gloire et ta magnificence ; car ta grâce est meilleure que la vie : mes lèvres te glorifient. Ainsi, je te loue durant ma vie. c'est en ton nom que j'élève mes mains. Mon âme est rassasiée comme de moelle et de graisse, et d'une voix d'allégresse ma bouche te célèbre. Quand ta pensée me revient sur ma couche, c'est sur toi que je médite durant les veilles. Car tu es mon secours, et je me réjouis à l'ombre de tes ailes ; mon âme s'attache à toi, ta droite me soutient. Mais ceux qui, pour me perdre, attentent à ma vie, tomberont dans les profondeurs de la terre. Ils seront livrés à l'épée, et deviendront la proie des chacals. Et le Roi aura en Dieu une cause d'allégresse, et quiconque jure par Lui, fera éclater sa joie, quand les menteurs auront la bouche fermée.
Évangile
Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. » Quelques-uns de ses disciples se dirent donc les uns aux autres : « Que signifie ce qu'il nous dit : Encore un peu de temps et vous ne me verrez pas, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez, et : Je m'en vais vers mon Père ? » Ils disaient donc : « Nous ne savons ce que signifie ce qu'il dit : encore un peu de temps. » Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger, et il leur dit : « Vous discutez entre vous sur ce que j'ai dit : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez pas, puis, derechef peu de temps, et vous me verrez. En vérité, en vérité, je vous déclare que pour vous, vous pleurerez et vous vous lamenterez, mais que le monde se réjouira ; vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se transformera en joie ; la femme, quand elle est près d'enfanter, éprouve de la tristesse parce que son heure est venue, mais, quand elle a mis le petit enfant au monde, elle ne se souvient plus de sa tribulation, à cause de sa joie, parce qu'un humain est né dans le monde. Vous donc aussi, vous avez maintenant, il est vrai, de la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira, et nul ne vous enlèvera votre joie ;
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.Dieu que je loue, ne reste pas muet ! Car ils ouvrent contre moi la bouche de l'impie, la bouche du trompeur, parlent avec une langue menteuse ; et ils m'entourent de paroles de haine, et me font gratuitement la guerre ! En échange de mon amour ils me sont hostiles, mais moi je ne fais que prier. Ils me rendent le mal pour le bien, et de la haine pour mon amour. Mets un tel homme sous le pouvoir de l'impie, et que l'accusateur se dresse à sa droite ! Que du jugement il sorte convaincu, et que sa prière soit comptée comme péché ! Qu'il ait des jours peu nombreux, qu'un autre s'empare de sa charge ! Que ses enfants soient orphelins, et sa femme veuve ! Que ses fils soient vagabonds et mendient, et qu'ils quêtent loin de leur maison en ruines ! Que l'usurier jette le réseau sur tout ce qu'il a, et que des étrangers pillent le fruit de son labeur ! Que personne ne lui garde une longue affection, et que nul n'ait pitié de ses orphelins ! Que sa postérité soit exterminée, et que dès l'âge suivant leur nom soit éteint ! Qu'il soit fait mention devant l'Éternel du crime de ses pères, et que le péché de sa mère ne soit point effacé ; mais qu'ils soient toujours présents à l'Éternel, et qu'il retranche sa mémoire de la terre ! parce qu'il ne pensa point à pratiquer la bonté, et qu'il persécuta l'homme misérable et pauvre et l'affligé, afin de lui ôter la vie. Il aimait la malédiction, qu'elle l'atteigne ! La bénédiction n'était pas son plaisir, qu'elle s'éloigne de lui ! Qu'il se couvre de la malédiction comme de son vêtement ; qu'elle pénètre au dedans de lui comme des eaux, et comme de l'huile, dans ses os ; qu'elle soit pour lui comme le manteau où il s'enveloppe et comme la ceinture dont il se ceint toujours ! Tel soit le salaire que donne l'Éternel à mon ennemi, et à ceux qui disent du mal contre moi ! Mais toi, Éternel, mon Dieu ! assiste-moi pour l'amour de ton nom, car ta grâce est bénigne ; sauve-moi ! car je suis misérable et pauvre, et mon cœur est percé au dedans de moi. Je m'en vais, comme l'ombre, quand elle s'allonge, je suis pourchassé comme la sauterelle. Mes genoux chancellent par l'effet de mes jeûnes, et l'embonpoint a disparu de mon corps amaigri. Je suis livré à leurs outrages ; ils me regardent, et secouent la tête. Assiste-moi, Éternel, mon Dieu ! Sauve-moi en vertu de ta miséricorde, afin qu'ils sachent que c'est ta main, que c'est toi, Éternel, qui l'auras fait ! Qu'ils maudissent ! toi, tu béniras. Qu'ils se dressent ! ils seront confondus, et ton serviteur se réjouira. Que la honte enveloppe mes adversaires, et que leur opprobre les couvre comme un manteau ! Alors de ma bouche je louerai hautement l'Éternel, et je te célébrerai au milieu de la foule, car Il se tient à la droite du pauvre, et le sauve de ceux qui le condamnent.
Psaume responsorial
Cantique graduel.Sus ! bénissez l'Éternel, vous tous les serviteurs de l'Éternel, qui pendant les nuits êtes debout dans sa maison ! Elevez vos mains vers son Sanctuaire, et bénissez l'Éternel ! Et de Sion l'Éternel te bénira, Lui qui a créé les Cieux et la terre.
Psaume responsorial
Cantique graduel.Éternel, souviens-toi de David, et de toutes ses tribulations ! Il fit à l'Éternel ce serment, ce vœu au Dieu puissant de Jacob : « Je ne rentre point sous le toit de ma maison, et je ne monte point vers le lit où je repose ; je n'accorde ni le dormir à mes yeux, ni le sommeil à mes paupières, que je n'aie trouvé un séjour pour l'Éternel, une demeure pour le Dieu puissant de Jacob. » Voici, nous apprenions qu'elle était à Ephrata, puis nous la trouvions dans les champs de Jahar. Rendons-nous à Sa demeure, prosternons-nous devant Son marchepied ! Lève-toi, Éternel, viens à ton lieu de repos, toi, et l'arche de ta majesté ! Que tes prêtres soient vêtus de la grâce, et que tes saints poussent des cris de joie ! Pour l'amour de David, ton serviteur, ne rebute pas ton Oint ! L'Éternel fit à David un serment véridique, Il n'en reviendra point : « Je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles. Si tes fils gardent mon alliance et les lois que je leur enseigne, leurs enfants aussi à jamais seront assis sur ton trône. » Oui, l'Éternel a fait choix de Sion, Il veut y fixer sa demeure. « C'est ici pour jamais le lieu de mon repos, je veux y demeurer, car je l'ai choisie. Je veux bénir sa nourriture, et rassasier de pain ses indigents. Et je revêtirai ses prêtres de salut, et ses saints pousseront des cris de joie. Là j'élèverai la puissance de David, et je tiendrai devant mon Oint un flambeau. Je revêtirai ses ennemis d'opprobre, et sur sa tête son diadème brillera. »
Prière du soir — première lecture
Cependant Athalie, mère d'Achazia, voyant son fils mort, se leva et fit périr toute la race royale. Alors Joséba, fille du roi Joram, sœur d'Achazia, enleva Joas, fils d'Achazia, et le déroba du milieu des fils du roi qui recevaient la mort, et le recela lui et sa nourrice dans la salle des lits. Et elles le cachèrent aux regards d'Athalie en sorte qu'il ne fut pas mis à mort ; et il fut caché six ans avec elle dans le temple de l'Éternel. Or Athalie régissait le pays. Et la septième année, Jehojada envoya chercher les centurions des satellites et des coureurs, et il les fit venir chez lui dans le temple de l'Éternel et conclut avec eux un accord, et les assermenta dans le temple de l'Éternel et leur montra le fils du roi. Et il leur donna ses ordres en ces termes : Voici ce que vous avez à faire : Un tiers d'entre vous qui entrez en service le jour du sabbat, gardera le palais royal, et un tiers occupera la porte Sur (latérale), et un tiers la porte derrière les coureurs, et vous garderez ainsi le palais, en arrêt. Et les deux sections que vous formez, vous tous qui êtes relevés le jour du sabbat [de la garde du palais], monteront la garde dans le temple de l'Éternel auprès du roi. Et entourez le roi de toutes parts, ayant chacun ses armes à la main ; et mort à qui s'introduira entre les rangs ! et accompagnez le roi à sa sortie et à son entrée. Et les centurions exécutèrent tous les ordres du Prêtre Jehojada, et ils prirent chacun son monde, savoir et ceux qui montaient et ceux qui descendaient la garde le jour du sabbat, et joignirent le Prêtre Jehojada. Et le Prêtre remit aux centurions les piques et les boucliers du roi David, qui étaient dans le temple de l'Éternel. Et les coureurs, chacun ses armes à la main, se portèrent depuis le côté droit au côté gauche du temple, et à l'autel vers le Temple à l'entour du roi. Et il produisit le fils du roi et il le couvrit de la couronne et lui remit la Loi ; et ils le constituèrent roi et l'oignirent et frappèrent des mains et crièrent : Vive le Roi ! Alors Athalie entendit les voix des coureurs et du peuple et elle se porta vers le peuple dans le temple de l'Éternel. Et elle regarda, et voilà que le roi se tenait sur le palier selon l'usage et aux côtés du roi les centurions et les trompettes et tout le peuple du pays joyeux et sonnant de la trompette. Alors Athalie déchira ses vêtements et s'écria : Complot ! Complot ! Mais le Prêtre Jehojada fit aux centurions, généraux de l'armée, ce commandement : Tirez-la jusqu'entre les rangs ! et tuez avec l'épée quiconque la suivra ! Car le Prêtre disait : Qu'elle ne reçoive pas la mort dans le temple de l'Éternel. Et pour lui faire place ils formèrent deux lignes, et elle arriva par la voie du passage des chevaux au palais royal, où elle reçut la mort. Et Jehojada solennisa l'alliance entre l'Éternel et le roi et le peuple, stipulant qu'il serait le peuple de l'Éternel, et entre le roi et le peuple. Alors toute la population du pays envahit le temple de Baal, et ils le démolirent et brisèrent ses autels et ses simulacres, à fond, et égorgèrent Mathan, prêtre de Baal, devant les autels. Et le Prêtre préposa des préfectures sur le temple de l'Éternel. Et il prit les centurions et les satellites et les coureurs et tout le peuple du pays, et ils firent descendre le roi du temple de l'Éternel, et passant par la porte des coureurs ils arrivèrent au palais royal, et le roi prit place sur le trône des rois. Et tout le peuple du pays était dans l'allégresse, et la ville était tranquille : quant à Athalie, ils lui avaient donné la mort avec l'épée au palais royal. Joas avait sept ans à son avènement.
Deuxième lecture
Or, il advint qu'à Icône ils entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et qu'ils parlèrent de manière qu'une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent ; mais ceux des Juifs qui refusèrent de croire soulevèrent et aigrirent l'esprit des Gentils contre les frères. Aussi, après que, pendant un long espace de temps, ils eurent agi avec une pleine assurance, grâce au Seigneur qui rendait témoignage à la parole de Sa grâce en permettant que des miracles et des prodiges s'opérassent par leurs mains, la multitude de l'endroit se divisa, les uns tenant pour les Juifs et les autres pour les apôtres. Mais, s'étant aperçus que les Gentils et les Juifs avec leurs chefs étaient prêts à les outrager et à les lapider, ils se réfugièrent dans les villes de Lycaonie, Lystre et Derbe, et dans le pays circonvoisin ; et ils y prêchaient la bonne nouvelle. Et, à Lystre, se tenait assis un certain homme impotent des pieds, estropié de naissance qui jamais n'avait marché. Cet individu entendait parler Paul qui, ayant fixé ses regards sur lui, et ayant vu qu'il avait foi en sa guérison, lui dit à voix haute : « Lève-toi tout droit sur tes pieds ; » et il sauta, et il marchait. Et la foule, ayant vu ce que Paul avait fait, éleva la voix en disant en lycaonien : « Les dieux, ayant pris la ressemblance des hommes, sont descendus vers nous ; » et ils appelaient Barnabas Jupiter, et Paul Mercure, parce qu'il portait la parole. Et le prêtre du Jupiter qui est devant l'entrée de la ville, ayant amené vers les portes des taureaux avec des bandelettes, voulait offrir un sacrifice avec la foule ; mais les apôtres Barnabas et Paul l'ayant appris déchirèrent leurs vêtements et se jetèrent au milieu de la foule, en s'écriant : « O hommes, pourquoi agissez-vous ainsi ? Nous aussi, nous sommes des hommes de même espèce que vous, qui vous annonçons une bonne nouvelle pour que vous vous détourniez de toutes ces vanités, et que vous vous convertissiez au Dieu vivant, qui a fait le ciel et la terre, et la mer et tout ce qui s'y trouve ; qui, dans les générations passées, a laissé tous les Gentils suivre leurs propres voies, quoiqu'il ne se soit pas laissé sans témoignage par Ses bienfaits, vous donnant du ciel des pluies et des saisons fertiles, remplissant vos cœurs d'aliments et de joie. » Et, tout en parlant ainsi, ils eurent grand peine à empêcher la foule de leur offrir un sacrifice. Mais il survint d'Antioche et d'Icône des Juifs qui gagnèrent la foule, et qui, après avoir lapidé Paul, le traînèrent hors de la ville, croyant qu'il était mort ; mais, les disciples s'étant rangés en cercle autour de lui, il se leva et entra dans la ville, et le lendemain il partit avec Barnabas pour Derbe. Et, après avoir évangélisé dans cette ville et y avoir fait de nombreux disciples, ils revinrent à Lystre, et à Icône, et à Antioche, fortifiant l'âme des disciples, les exhortant à persister dans la foi, et leur apprenant que c'est par beaucoup de tribulations qu'il faut que nous entrions dans le royaume de Dieu. Puis, après avoir élu dans chaque église des anciens, ils les recommandèrent, par des prières accompagnées de jeûnes, au Seigneur en qui ils avaient cru. Et, ayant traversé la Pisidie, ils vinrent en Pamphylie, et, après avoir prêché la parole à Perge, ils descendirent à Attalie, et de là ils firent voile pour Antioche, d'où ils avaient été recommandés à la grâce de Dieu pour l'œuvre qu'ils venaient d'accomplir. Puis, après qu'ils furent arrivés et qu'ils eurent réuni l'église, ils racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment Il avait ouvert aux Gentils la porte de la foi. Or, pendant qu'ils faisaient un séjour assez prolongé auprès des disciples,
Deuxième lecture
Et je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. Et la bête que je vis était semblable à un léopard ; et ses pieds étaient comme ceux d'un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Et le dragon lui donna sa puissance et son trône, et une grande autorité. Et je vis une de ses têtes comme frappée à mort, mais sa blessure mortelle fut guérie, et la terre entière fut dans l'admiration derrière la bête ; et ils adorèrent le dragon parce qu'il avait donné l'autorité à la bête ; et ils adorèrent la bête en disant : « Qui est-ce qui est semblable à la bête, et qui est-ce qui peut combattre avec elle ? » Et il lui fut donné une bouche qui profère des paroles arrogantes et blasphématoires ; et il lui fut donné autorité d'agir pendant quarante-deux mois. Et elle ouvrit sa bouche en blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer Son nom et ceux qui, dans le ciel, dressent Son tabernacle. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, et peuple, et langue, et nation. Et tous les habitants de la terre l'adoreront, ceux dont le nom n'a pas été écrit dans le livre de vie de l'agneau immolé dès la fondation du monde. Si quelqu'un a une oreille, qu'il entende : Quiconque mène en captivité, en captivité s'en va ; quiconque met à mort par l'épée, il faut qu'il soit mis à mort par l'épée. Ici se trouve la constance et la foi des saints. Et je vis une autre bête qui montait de la terre, et elle avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, et elle parlait comme un dragon ; et elle exerce toute l'autorité de la première bête sous ses yeux ; et elle agit pour que la terre et tous ses habitants adorent la première bête, dont la blessure mortelle a été guérie ; et elle opère de grands prodiges, jusques à faire même descendre du ciel du feu sur la terre en présence des hommes ; et elle égare les habitants de la terre grâce aux prodiges qu'il lui a été donné d'opérer sous les yeux de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui a reçu la blessure de l'épée, et qui a repris vie. Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât même et qu'elle agît pour que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent mis à mort. Et elle agit pour qu'à tous, aux petits et aux grands, et aux riches et aux pauvres, et aux libres et aux esclaves, on leur imprime une marque sur leur main droite ou sur leur front, et pour que personne ne puisse acheter ou vendre, sinon celui qui a la marque, le nom de la bête, ou le nombre de son nom. C'est ici que se montre la sagesse : que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête ; car c'est le nombre d'un homme, et son nombre est six cent soixante-six.
Deuxième lecture
Car il était digne de Celui, à cause de qui et par qui toutes choses subsistent, puisqu'il voulait conduire à la gloire des fils nombreux, d'amener à la perfection par des souffrances le prince de leur salut. En effet celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés relèvent tous d'un Seul, c'est pourquoi il ne rougit pas de les appeler frères, lorsqu'il dit : « J'annoncerai Ton nom à mes frères, je Te célébrerai au milieu de l'assemblée ; » et derechef : « Pour moi je me confierai en Lui ; » et encore : « Me voici, moi, et les enfants que Dieu m'a donnés. » Ainsi donc, puisque les enfants ont en partage le sang et la chair, lui aussi y a de même participé, afin que, par la mort, il anéantît celui qui possède la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable, et qu'il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient, durant toute leur vie, tenus en esclavage ; car ce n'est certes point à des anges qu'il porte secours, mais c'est à la postérité d'Abraham ; en sorte qu'il devait être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin de pouvoir être compatissant, et de devenir, dans le service de Dieu, un grand prêtre pour faire l'expiation des péchés du peuple ; car c'est pour avoir été lui-même tenté dans ce qu'il a souffert, qu'il peut secourir ceux qui sont tentés.
Deuxième lecture
Voyez quel amour le Père vous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne L'a pas connu. Bien-aimés, maintenant nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; nous savons que, lorsque cela aura été manifesté, nous Lui serons semblables, parce que nous Le verrons tel qu'il est ; et quiconque fonde cette espérance sur Lui se purifie lui-même, comme celui-là est pur. Quiconque pratique le péché pratique aussi la violation de la loi, et le péché est la violation de la loi ; et vous savez que celui-là a été manifesté afin d'enlever les péchés, et il n'y a pas de péché en lui ; quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l'a point vu, ni ne l'a point connu. Petits enfants, que personne ne vous séduise ! Celui qui pratique la justice est juste, comme celui-là est juste ; celui qui pratique le péché relève du diable, car dès le commencement le diable pèche. C'est pour détruire les œuvres du diable, que le fils de Dieu a été manifesté. Quiconque est né de Dieu ne commet point de péché, parce que Sa semence demeure en lui, et il ne peut pas pécher, parce que c'est de Dieu qu'il est né. C'est à cela que se reconnaissent les enfants de Dieu et les enfants du diable.Quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, non plus que celui qui n'aime pas son frère ;
Évangile
Et après être sorti du temple Jésus se remettait en chemin, et ses disciples s'approchèrent pour lui montrer les édifices du temple. Mais il leur répliqua : « Ne voyez-vous pas tout cela ? En vérité je vous le déclare : il ne sera certainement pas laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. » Or, pendant qu'il était assis sur la montagne des Oliviers, les disciples s'approchèrent de lui en particulier en disant : « Dis-nous, quand cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe de ton avènement et de la consommation du temps ? » Et Jésus leur répliqua : « Prenez garde que personne ne vous égare ; car beaucoup viendront en mon nom, disant : C'est moi qui suis le Christ, et ils en égareront plusieurs. Mais vous entendrez bientôt parler de guerres et de bruits de guerres ; n'ayez garde de vous en laisser troubler, car il faut que cela arrive ; mais ce n'est pas encore la fin. En effet, une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura ici et là des famines et des tremblements de terre. Or tout cela est le commencement des douleurs. Alors ils vous livreront pour être persécutés, et ils vous feront mourir, et vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom ; et alors plusieurs trébucheront, et ils se livreront les uns les autres, et ils se haïront les uns les autres. Et beaucoup de faux prophètes surgiront, et ils en égareront plusieurs. Et à cause de l'accroissement de l'iniquité, la charité du plus grand nombre se refroidira ; mais celui qui aura persévéré jusques à la fin, celui-là sera sauvé. Et cet évangile du royaume sera prêché dans la terre entière, pour servir de témoignage à toutes les nations, et alors viendra la fin. « Ainsi donc, quand vous aurez vu « l'œuvre abominable de la dévastation, » dont il a été parlé par l'entremise de Daniel le prophète, établie dans un lieu saint (que le lecteur y réfléchisse), alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes ; que celui qui est sur le toit ne descende pas pour sortir quoi que ce soit de sa maison ; et que celui qui est aux champs ne revienne pas en arrière pour prendre son manteau. Mais malheur à celles qui sont enceintes, et à celles qui allaitent en ces jours-la ! Or priez afin que votre fuite n'ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat ; car il y aura alors une grande tribulation, telle qu'il n'y en a pas eu encore depuis le commencement du monde jusques à maintenant, et qu'il n'y en aura certainement jamais. Et si ces jours-là n'avaient été raccourcis, qui que ce soit n'eut été sauvé ; mais à cause des élus ces jours-là seront raccourcis. Alors si quelqu'un vous dit : Voici, le Christ est ici, ou ici, ne le croyez pas ; car il surgira de faux Christs et de faux prophètes, et ils feront de grands miracles et des prodiges, de manière à égarer, s'il est possible, même les élus. Voici, je vous l'ai prédit. Si donc ils vous disent : « voici, il est au désert, » ne vous y rendez pas ; « voici, il est dans les chambres, » ne le croyez pas ; car, tel l'éclair sort de l'orient et brille jusques au couchant, tel sera l'avènement du fils de l'homme. 0ù que soit le cadavre, c'est là que se rassembleront les aigles. Or, immédiatement après la tribulation de ces jours-là, le soleil s'obscurcira, et la lune ne donnera pas sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors paraîtra le signe du fils de l'homme dans le ciel, et alors se lamenteront toutes les tribus de la terre, et elles verront le fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire ; et il enverra ses anges avec un grand bruit de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, d'une extrémité des cieux jusqu'à leur autre extrémité. Or, instruisez-vous par cette comparaison tirée du figuier : Lorsque ses branches commencent à se ramollir et qu'il pousse ses feuilles, vous savez que l'été est proche. De même vous aussi, lorsque vous aurez vu toutes ces choses, sachez qu'il est proche, qu'il est à la porte. En vérité je vous déclare que cette génération ne disparaîtra certainement point jusqu'à ce que toutes ces choses se soient réalisées. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point. Or, quant à ce jour-là et à l'heure, personne n'en sait rien, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. Car telle fut l'époque de Noé, tel sera l'avènement du fils de l'homme. En effet, de même qu'en ces jours-là qui précédèrent le déluge on mangeait et on buvait, que les hommes prenaient des femmes et les femmes des maris, jusques au jour où Noé entra dans l'arche, et qu'ils ne s'avisèrent de rien, jusques à ce que survint le déluge qui les enleva tous, tel sera l'avènement du fils de l'homme. Alors deux hommes seront dans les champs, l'un est pris et l'autre laissé ; deux femmes moudront à la meule, l'une est prise et l'autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre maître doit venir. Or, sachez ceci, c'est ce que, si le chef de famille avait su à quelle veille devait venir le voleur, il aurait veillé et n'aurait pas laissé forcer sa maison. C'est pourquoi vous aussi tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme doit venir à l'heure dont vous ne vous doutez pas. Quel est, je vous prie, l'esclave fidèle et prudent que le maître a mis à la tête de ses gens, pour leur donner leur nourriture à propos ? Heureux cet esclave que son maître, à son arrivée, trouvera agissant de la sorte ; en vérité je vous déclare qu'il le mettra à la tête de tous ses biens. Mais si ce mauvais esclave se dit en son cœur : « Mon maître tarde, » et qu'il se mette à battre les esclaves qui servent avec lui, tandis qu'il mange et boit avec les ivrognes, le maître de cet esclave arrivera le jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas, et il le pourfendra et lui assignera son lot parmi les hypocrites ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents.
Prière du soir — deuxième lecture
Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n'existe d'autorité que par la volonté de Dieu, et celles qui existent sont instituées de Dieu ; en sorte que celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'institution de Dieu. Or, ceux qui résistent attireront sur eux-mêmes une condamnation, car les magistrats ne sont pas une cause d'effroi pour la bonne conduite, mais pour la mauvaise. Veux-tu donc n'avoir pas à craindre l'autorité ? Fais le bien, et tu recevras d'elle des éloges ; car celui qui l'exerce est un serviteur de Dieu pour ton bien ; mais si tu fais le mal, crains, car ce n'est pas pour rien qu'il porte l'épée ; il est en effet un serviteur de Dieu chargé de punir, pour satisfaire la colère, celui qui pratique le mal. C'est pourquoi il y a nécessité de se soumettre, non seulement à cause de la colère, mais encore à cause de la conscience ; c'est pour cela en effet que vous payez aussi des impôts, car c'est précisément en s'occupant de cet objet qu'ils sont ministres de Dieu. Rendez à tous ce qui leur est dû ; l'impôt, à qui est dû l'impôt ; le tribut, à qui est dû le tribut ; la crainte, à qui est due la crainte ; l'honneur, à qui est dû l'honneur. Vous ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime autrui a accompli la loi. En effet les commandements : « Tu ne commettras point d'adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, » et tout autre qu'on pourrait citer, se résument dans cette parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » La charité ne pratique pas le mal envers le prochain ; la charité est donc l'accomplissement de la loi. Cela importe d'autant plus que, connaissant les circonstances, vous savez que c'est le moment de vous réveiller enfin du sommeil ; car maintenant le salut est plus près de nous que quand nous avons cru, la nuit s'avance et le jour s'approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière ; conduisons-nous convenablement, comme en plein jour, fuyant les excès et les orgies, le libertinage et les débauches, les disputes et les jalousies. Revêtez-vous au contraire de Christ-Jésus, et ne soignez pas la chair de manière à éveiller ses convoitises.
Évangile
Or il advint, après ces discours, qu'au bout d'environ huit jours, prenant avec lui Pierre et Jean et Jacques, il monta sur la montagne pour prier. Et pendant qu'il priait, l'apparence de son visage changea et son vêtement devint de la blancheur de l'éclair. Et voici, deux hommes conversaient avec lui ; c'étaient Moïse et Élie, qui apparaissant entourés de gloire parlaient de sa fin, qu'il allait accomplir à Jérusalem. Or Pierre et ses compagnons étaient appesantis par le sommeil ; mais quand ils se furent réveillés ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient avec lui. Et il advint, pendant qu'ils se séparaient de lui, que Pierre dit à Jésus : « Maître, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; faisons trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie, » ne sachant ce qu'il disait. Mais pendant qu'il parlait ainsi, une nuée survint, et elle les couvrait, et ils furent effrayés au moment où ils entrèrent dans la nuée. Et une voix sortit de la nuée disant : « Celui-ci est Mon Fils élu, écoutez-le. » Et après que la voix se fut fait entendre, Jésus se trouva seul. Et eux se turent et ne rapportèrent à personne, en ce temps-là, rien de ce qu'ils avaient vu. Or il advint le jour suivant, après qu'ils furent descendus de la montagne, qu'une foule nombreuse vint à sa rencontre ; et voici, un homme s'écria du sein de la foule : « Maître, je te prie, jette un regard sur mon fils, car c'est mon fils unique, et voici, un esprit le saisit et aussitôt il crie ; et il le jette en convulsion en le faisant écumer, et à peine cesse-t-il un moment de le maltraiter. Et j'ai prié tes disciples de le chasser et ils n'ont pas pu. Mais Jésus répliqua : « O génération incrédule et pervertie ! Jusques à quand serai-je avec vous, et vous supporterai-je ? Amène ici ton fils. » Et comme il s'approchait, le démon le terrassa et le jeta en convulsion. Mais Jésus réprimanda l'esprit impur, et guérit l'enfant, et le rendit à son père. Et tous étaient stupéfaits de la grandeur de Dieu. Mais, pendant que tous s'émerveillaient de tout ce qu'il faisait, il dit à ses disciples : « Pour vous, mettez-vous dans les oreilles ces paroles, c'est que le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. » Mais ils ne comprenaient pas cette parole, et elle leur demeurait cachée afin qu'ils ne la comprissent pas, et ils craignaient de l'interroger là-dessus.
Évangile
Or de cette ville-là il y eut plusieurs Samaritains qui crurent en lui, à cause de cette déclaration de la femme : « Il m'a dit tout ce que j'ai fait. » Lors donc que les Samaritains furent venus vers lui, ils le sollicitaient de demeurer auprès d'eux ; et il demeura là deux jours. Et un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa prédication, et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus à cause de tes discours, que nous croyons, car nous avons ouï nous-mêmes, et nous savons que celui-ci est vraiment le sauveur du monde, le Christ. »
Évangile
Alors Jésus parla à la foule et à ses disciples, en disant : « Les scribes et les pharisiens sont assis sur la chaire de Moïse ; faites donc et observez toutes les choses qu'ils vous disent, mais n'agissez pas selon leurs propres œuvres ; car ils disent et ne font pas ; mais ils lient de lourds et intolérables fardeaux, et ils les placent sur les épaules des hommes, tandis qu'eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Mais ils font toutes leurs œuvres pour être vus des hommes ; ils élargissent en effet leurs phylactères et agrandissent leurs franges ; et ils aiment la première place dans les repas, et les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques, et à être appelés Rabbi par les hommes. Mais pour vous, ne vous faites pas appeler Rabbi, car vous n'avez qu'un seul maître, tandis que tous vous êtes frères. Et n'appelez personne sur la terre notre père, car vous n'avez qu'un seul Père, Celui du ciel. Ne vous faites pas non plus appeler directeurs, car vous n'avez qu'un seul directeur, Christ. Mais le plus grand de vous sera votre serviteur. Or, celui qui s'élèvera sera abaissé, et celui qui s'abaissera sera élevé. » « Mais malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; car vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas non plus entrer ceux qui veulent entrer. [ Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous dévorez les maisons des veuves, et que vous faites par dissimulation de longues prières ; aussi recevrez-vous une punition d'autant plus sévère. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul prosélyte, et lorsqu'il l'est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous. Malheur à vous, guides aveugles qui dites : « Celui qui aura juré par le sanctuaire, ce n'est rien ; mais celui qui aura juré par l'or du sanctuaire est engagé. » Insensés et aveugles ! Qu'est-ce qui est en effet le plus grand, l'or, ou le sanctuaire qui a sanctifié l'or ? Et : « Celui qui aura juré par l'autel, ce n'est rien ; mais celui qui aura juré par l'offrande qui est dessus est engagé. » Insensés et aveugles ! Qu'est-ce qui est en effet le plus grand, l'offrande, ou l'autel qui sanctifie l'offrande ? Celui donc qui a juré par l'autel jure par lui et par tout ce qui est dessus ; et celui qui a juré par le sanctuaire jure par lui et par Celui qui l'habite ; et celui qui a juré par le ciel jure par le trône de Dieu et par Celui qui est assis dessus. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme de la menthe, et de l'aneth, et du cumin, et que vous avez laissé de côté ce qui a plus de poids dans la loi : la justice, et la miséricorde, et la fidélité ; tandis que c'est ces choses-ci qu'il fallait pratiquer, sans toutefois laisser de côté celles-là. Guides aveugles, qui filtrez le moucheron, mais qui avalez le chameau ! Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, tandis qu'au dedans ils sont remplis de rapine et de crapule. Pharisien aveugle, nettoie premièrement l'intérieur de la coupe et du plat, afin que le dehors aussi en devienne net. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux recrépis, qui au dehors ont une belle apparence, tandis qu'au dedans ils sont remplis des ossements des morts et de toute espèce d'impureté. De même vous aussi vous paraissez extérieurement justes aux yeux des hommes, tandis qu'au dedans vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquité. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et que vous ornez les sépulcres des justes, et que vous dites : « Si nous avions vécu à l'époque de nos pères, nous n'aurions pas versé avec eux le sang des prophètes. » En sorte que vous portez contre vous-mêmes le témoignage d'être fils de ceux qui ont tué les prophètes, et c'est vous qui comblerez la mesure de vos pères ! « Serpents, engeance de vipères, comment échapperez-vous à la condamnation de la géhenne ? C'est pourquoi, voici, moi j'envoie vers vous des prophètes et des sages et des scribes ; il en est que vous tuerez et que vous crucifierez, et il en est que vous fouetterez dans vos synagogues et que vous poursuivrez de ville en ville ; afin que retombe sur vous tout le sang juste répandu sur la terre, depuis le sang d'Abel le juste jusques au sang de Zacharie fils de Barachie, que vous tuâtes entre le sanctuaire et l'autel En vérité je vous le déclare : tout cela retombera sur cette génération. Jérusalem, Jérusalem, qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j'ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu. Voici, votre demeure vous est laissée ; car je vous le déclare : dès ce moment vous ne me verrez certainement plus jusques à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.

