Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Actes 7:1-8

Mais le grand prêtre dit : « Ces choses sont-elles exactes ? » — Et il dit :« Frères et pères, écoutez : Le Dieu de la gloire est apparu à notre père Abraham, pendant qu'il se trouvait en Mésopotamie, avant de s'établir à Charran, et Il lui a dit : « Sors de ton pays et de ta famille, et rends-toi dans le pays que Je t'indiquerai. » Alors étant sorti du pays des Chaldéens il s'établit à Charran. De là, après que son père fut mort, il se transféra dans ce pays-ci que vous habitez maintenant, et Il ne lui y donna point d'héritage, pas même de quoi poser son pied ; et Il lui promit qu'il l'en mettrait en possession, ainsi que sa postérité après lui, quoiqu'il n'eût pas d'enfant. Or voici comment Dieu s'exprima : « Sa postérité vivra en étrangère dans un pays étranger, et on l'asservira et on la maltraitera pendant quatre cents ans ; et la nation par laquelle ils auront été asservis, c'est Moi qui la jugerai, dit Dieu ; et après cela ils sortiront et Me rendront un culte dans ce lieu-ci. » Et Il lui donna l'alliance de la circoncision ; et c'est ainsi qu'il engendra Isaac et qu'il le circoncit le huitième jour, et Isaac Jacob, et Jacob les douze patriarches.

Première lecture

Ésaïe 15

Oracle contre Moab.Oui, de nuit Ar-Moab est saccagée, détruite : oui, de nuit Kir-Moab est saccagée, détruite. On monte au temple, et Dibon en pleurs se rend sur les hauts lieux ; sur Nebo et sur Médeba Moab gémit ; toutes les têtes sont rasées, toutes les barbes coupées. Dans ses rues on ceint le cilice ; sur ses toits et dans ses places tout gémit, fond en larmes. Hesbon et Élealé se lamentent, jusqu'à Jahats leurs cris se font entendre ; c'est pourquoi les braves de Moab crient ; il a l'âme attristée. Mon cœur gémit sur Moab, dont les fugitifs s'en vont jusqu'à Tsoar, jusqu'à Églath-Schelischia, car on monte en pleurant la pente de Luchith, car le long du chemin de Choronaïm ils élèvent des cris déchirants ; car les eaux de Nimrim sont désolées, car le gazon est séché et l'herbe disparue ; il n'y a plus de verdure. Aussi transportent-ils au-delà du torrent du désert l'épargne qu'ils ont faite, et leurs trésors. Car des cris font le tour des frontières de Moab ; ses gémissements [retentissent] jusqu'à Eglaïm, ses gémissements jusqu'à Beer-Elim. Car les eaux de Dimon sont pleines de sang ; car j'infligerai à Dimon de nouveaux malheurs ; contre les réchappés de Moab j'enverrai un lion, contre ceux qui seront demeurés dans le pays.

Première lecture

1 Rois 8:1-21

Alors Salomon convoqua les Anciens d'Israël et tous les Chefs des Tribus, Patriarches des enfants d'Israël, auprès du Roi Salomon à Jérusalem, pour transférer l'Arche de l'Alliance de l'Éternel de la Cité de David, c'est-à-dire de Sion. Et auprès du Roi Salomon se réunirent tous les hommes d'Israël, au mois d'Ethanim, à la Fête (c'est le septième mois). Et tous les Anciens d'Israël arrivèrent et les Prêtres portèrent l'Arche. Et ils transférèrent l'Arche de l'Éternel et la Tente du Rendez-vous et tous les meubles sacrés qui étaient dans la Tente et qui furent portés par les Prêtres et les Lévites. Et le Roi Salomon et toute l'Assemblée d'Israël convoquée auprès de lui se tenait avec lui devant l'Arche, et l'on fit un sacrifice de moutons et de taureaux qui ne furent ni comptés, ni nombrés à cause de la quantité. Et les Prêtres amenèrent l'Arche de l'Alliance de l'Éternel à sa place dans le Sanctuaire de la Maison, dans le Lieu Très-Saint, sous les ailes des Chérubins. Car les Chérubins avaient les ailes étendues sur la place de l'Arche et formaient le dais de l'Arche et de ses barres, dans le haut. Et l'on avait donné aux barres de l'Arche assez de longueur pour que l'on pût en voir les têtes depuis le Lieu-Saint qui précède le Sanctuaire, mais elles n'étaient pas visibles à l'extérieur ; et elles y ont été jusqu'aujourd'hui. Il n'y avait rien dans l'Arche que les deux Tables de pierre que Moïse y avait déposées en Horeb, lorsque l'Éternel traita avec les enfants d'Israël à leur sortie du pays d'Egypte. Et il advint que, les Prêtres étant ressortis du Lieu-Saint, la Nuée remplit la Maison de l'Éternel ; et en présence de la Nuée les Prêtres ne purent demeurer pour officier, car la Gloire de l'Éternel remplissait la Maison de l'Éternel. Alors Salomon dit : L'Éternel a déclaré vouloir, habiter l'obscurité. Et de mon côté je T'ai élevé une Maison pour Séjour, un lieu pour ta résidence éternelle. Et le Roi se tournant s'avança et bénit toute l'Assemblée d'Israël, et toute l'Assemblée d'Israël était là debout. Et il dit : Béni soit l'Éternel, Dieu d'Israël, qui de sa bouche a parlé à David, mon père, et de sa main accomplit, en disant : Depuis le jour où j'ai retiré Israël, mon peuple, de l'Egypte, je n'ai pas choisi de ville dans aucune des Tribus d'Israël, pour bâtir une Maison où fût mon Nom, et j'ai fait choix de David pour présider à mon peuple d'Israël. Et David, mon père, avait à cœur d'édifier une Maison au Nom de l'Éternel, Dieu d'Israël. Et l'Éternel dit à David, mon père : Puisque tu avais à cœur d'édifier une Maison à mon Nom, tu faisais bien de l'avoir à cœur ; seulement ce n'est pas toi qui bâtiras la Maison, mais ton fils issu de tes entrailles : c'est lui qui édifiera la Maison à Mon Nom. Et l'Éternel a mis à effet sa parole, qu'il a prononcée, et j'ai succédé à David, mon père, et suis assis sur le Trône d'Israël, comme l'Éternel a dit, et j'ai édifié la Maison au Nom de l'Éternel, Dieu d'Israël, et j'y ai donné une place à l'Arche où est le traité de l'Alliance conclue par l'Éternel avec nos pères, lorsqu'il les retira au pays d'Egypte.

Prière du matin — première lecture

Deutéronome 4:1-23

Et maintenant, Israël, écoute les statuts et les lois que je vous inculque pour les observer, afin que vous viviez et parveniez à conquérir le pays que vous donne l'Éternel, Dieu de vos pères. Ne faites aux commandements que je vous donne, aucune addition, ni aucun retranchement, gardant les commandements de l'Éternel, votre Dieu, que je vous prescris. Vos yeux ont vu ce que l'Éternel a fait à l'occasion de Bahal-Pehor ; car tous les hommes qui se firent les sectateurs de Bahal-Pehor, l'Éternel, ton Dieu, les extermina du milieu de toi, tandis que vous qui êtes restés attachés à l'Éternel, votre Dieu, vous êtes tous en vie aujourd'hui. Voici, je vous ai enseigné des statuts et des lois, comme l'Éternel, mon Dieu, m'a ordonné, pour que vous vous y conformiez dans le pays dont vous venez faire la conquête. Gardez-les donc et pratiquez-les, car ce sera votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples, qui entendront parler de tous ces statuts et diront : Il n'y a de peuple sage et intelligent que cette grande nation-là. Car quelle est la grande nation dont la Divinité soit aussi près, que l'Éternel, notre Dieu, l'est de nous, toutes les fois que nous l'invoquons ? Et quelle est la grande nation qui ait des statuts et des lois justes comme toute cette Loi que je vous propose en ce jour ? Seulement prends garde à toi et veille bien sur toi-même pour ne pas oublier les choses que tes yeux ont vues, afin qu'elles ne sortent pas de ton cœur pendant toute la durée de ta vie ; mais que tu les fasses connaître à tes fils et aux fils de tes fils, cette journée [surtout] où tu parus devant l'Éternel, ton Dieu, en Horeb, lorsque l'Éternel me dit : Assemble-moi ce peuple, afin que je leur fasse entendre mes Paroles qu'ils apprendront pour me craindre pendant toute la durée de leur vie sur la terre, et qu'ils enseigneront à leurs enfants. Alors vous vous êtes approchés et tenus debout au pied de la montagne, et la montagne était embrasée d'un feu qui s'élevait jusqu'au sein des Cieux, entre les ténèbres, les nuages et l'obscurité. Et du centre du feu l'Éternel vous parla ; vous entendiez le son des paroles, mais vous ne vîtes aucune figure : il n'y avait qu'une voix. Et Il vous promulgua son alliance qu'il vous ordonnait d'observer, les Dix Paroles, et Il les écrivit sur deux tables de pierre. Et dans ce même temps l'Éternel m'ordonna de vous enseigner des statuts et des lois, pour que vous les pratiquiez dans le pays où vous allez passer pour en faire la conquête. Ainsi, veillez bien sur vous-mêmes, puisque vous ne vîtes aucune figure le jour où l'Éternel vous parla en Horeb du milieu du feu, afin de ne pas vous pervertir et de ne pas vous faire d'idole, image d'une figure quelconque, point d'effigie d'un mâle ou d'une femelle, d'effigie d'aucun animal terrestre, d'effigie d'aucun oiseau ailé qui vole dans le ciel, d'effigie de rien qui rampe sur le sol, d'effigie d'aucun poisson habitant des eaux au-dessous de la terre ; et afin de ne pas élever tes yeux vers le ciel pour te laisser entraîner par l'aspect du soleil, de la lune et des astres et de toute l'armée des Cieux à les adorer et à les servir, eux, que l'Éternel, ton Dieu, a donnés en partage à tous les peuples sous le ciel entier. Car l'Éternel vous a pris et vous a retirés de la fournaise de fer, de l'Egypte, pour que vous fussiez son peuple particulier, comme [vous l'êtes] dans ce jour. Et l'Éternel se courrouça contre moi à cause de vous et jura que je ne passerai point le Jourdain et n'entrerai point dans le beau pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en propriété ; car je dois mourir dans ce pays-ci et ne passerai point le Jourdain ; mais vous, vous le passerez, et vous ferez la conquête de cet excellent pays. Veillez sur vous afin de ne pas oublier l'alliance de l'Éternel, votre Dieu, qu'il a conclue avec vous, et de ne vous faire aucune idole, aucune effigie de rien de ce que l'Éternel, ton Dieu, t'a interdit.

Épître

Jacques 1:17-21

toute bonne libéralité et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez Lequel il n'y a aucune variation, ni aucune ombre produite par quelque changement. C'est volontairement qu'il nous a enfantés par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de Ses créatures ; vous le savez, mes frères bien-aimés ! car la colère de l'homme n'accomplit point la justice de Dieu. C'est pourquoi vous étant dépouillés de toute souillure, et de tout excès de malice, accueillez avec douceur la parole implantée qui peut sauver vos âmes.

Première lecture

Exode 36

Ainsi Betsaléel et Oholiab et tous les experts en qui l'Éternel avait mis l'intelligence et le sens du savoir-faire, exécuteront toute l'œuvre du travail du Sanctuaire, tout ce qu'a prescrit l'Éternel. Alors Moïse appela Betsaléel et Oholiab et tous les experts en qui l'Éternel avait mis le sens de l'intelligence, tous ceux que leur cœur portait à entreprendre l'ouvrage pour l'exécuter. Et ils reçurent de Moïse toutes les offrandes apportées par les enfants d'Israël pour l'œuvre du travail du Sanctuaire qui devait être fait ; et tous les matins on lui apportait encore des dons volontaires. Cependant tous ces experts occupés à tout le travail du sanctuaire, quittant chacun l'ouvrage qu'ils faisaient, vinrent et, s'adressant à Moïse, lui dirent : Le peuple apporte beaucoup de choses, beaucoup plus qu'il n'en faut pour faire l'ouvrage que l'Éternel a commandé d'exécuter. Alors Moïse ordonna que dans tout le camp fût répandu cet avis : Que personne, ni homme ni femme, ne procure plus d'offrandes pour le Sanctuaire, et le peuple cessa d'en apporter. Car il y avait assez d'objets confectionnés pour tous les ouvrages à faire et même il y en avait de reste. En conséquence tous ces experts employés à l'œuvre formèrent la Résidence de dix tentures de lin retors, d'azur, de pourpre et de vermillon ; ils les firent portant des chérubins en ouvrage de broderie. Une tenture eut vingt-huit coudées de longueur et quatre coudées de largeur ; toutes les tentures furent de la même dimension. Et l'on fit des assemblages chacun de cinq tentures assemblées l'une avec l'autre ; et l'on ménagea des mailles d'azur au bord d'une tenture, celle du bout au point de jonction ; on fit la même opération au bord du tapis du bout dans le second assemblage. On ménagea cinquante mailles à une tenture, et de même au second assemblage cinquante mailles à l'extrémité d'un tapis au second assemblage, de sorte que les mailles coïncidaient l'une avec l'autre. Et l'on fit cinquante agrafes d'or, et assemblant les tentures l'une avec l'autre au moyen des agrafes, on obtint la Résidence formant un tout. Puis l'on fit des tapis de poil de chèvre pour en composer une tente qui protégeât la Résidence : on fit onze tapis. Un tapis eut trente coudées de longueur et quatre coudées de largeur par tapis, les onze tapis de la même dimension. Et l'on assembla cinq tapis d'une part et six tapis d'autre part. Et l'on ménagea cinquante mailles au bord du tapis du bout à la jonction et cinquante mailles au bord du tapis au second assemblage. Et l'on fit cinquante agrafes d'airain pour assembler la tente qui devint un tout. Et pour garantir la Tente, on fit une couverture de peaux de béliers teintes en rouge, et par-dessus encore une couverture de peaux de chiens de mer. Et l'on fit de bois d'acacia les ais pour la Résidence qui furent placés debout ; la longueur d'un ais fut de dix coudées et sa largeur d'une coudée et demie. A chaque ais on pratiqua deux tenons taillés l'un comme l'autre ; c'est ce qui fut fait pour tous les ais de la Résidence. Et l'on fit les ais de la Résidence au nombre de vingt pour le côté sud au midi et quarante soubassements d'argent pour supporter vingt ais, deux soubassements par ais pour en recevoir les deux tenons ; et pour le côté opposé de la Résidence, le côté du nord, vingt ais et quarante soubassements d'argent, deux soubassements par ais. Et pour le fond de la Résidence, à l'occident, on fit six ais, et pour les angles de la Résidence, au côté du fond, on fit deux ais, doubles dans le bas et doubles aussi dans le haut au premier anneau ; on les fit ainsi les deux aux deux angles ; il y eut donc huit ais et leurs soubassements d'argent, seize soubassements, deux soubassements sous l'un des ais et deux sous l'autre. Et l'on fit des traverses de bois d'acacia, cinq pour les ais de l'un des côtés de la Résidence, et cinq traverses pour les ais du second côté de la Résidence, et cinq traverses pour les ais du côté de la Résidence qui forma le fond à l'occident, et la traverse médiale au milieu des ais qu'elle traversa d'une extrémité à l'autre extrémité. Et l'on plaqua d'or les ais, et l'on fit d'or leurs anneaux destinés à recevoir les traverses qui furent aussi plaquées d'or. Et l'on fit le Rideau d'azur, de pourpre et de vermillon et de lin retors : ce fut un ouvrage de l'art du tisseur ainsi que les chérubins. Et pour le soutenir, on fit quatre colonnes d'acacia qui furent plaquées d'or, munies de clous d'or et pour lesquelles on fondit quatre soubassements d'argent. Et il fit le Rideau à la porte de la Tente en azur et pourpre et vermillon et en lin retors selon l'art du tisseur, et ses cinq colonnes, et ses clous, et plaqua leurs têtes et leurs tringles, et d'airain leurs cinq soubassements.

Prière du matin — deuxième lecture

Matthieu 17

Et, six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, et Jacques, et Jean son frère, et il les conduit à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré en leur présence, et son visage brilla comme le soleil, tandis que ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, qui conversaient avec lui. Mais Pierre prenant la parole dit à Jésus : « Seigneur, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; si tu le veux, je ferai ici trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. » Comme il parlait encore, voici, une nuée lumineuse les couvrit, et voici, une voix sortant de la nuée dit : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé en qui J'ai pris plaisir. Écoutez-le. » Ce que les disciples ayant ouï, ils tombèrent sur leur visage et furent saisis d'une grande peur. Et Jésus s'approcha d'eux, et après les avoir touchés, il dit : « Levez-vous, et n'ayez point peur. » Or, ayant levé les yeux, ils ne virent personne que Jésus lui-même seul. Et pendant qu'ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna ses ordres en disant : « Ne parlez à personne de cette vision, jusques à ce que le fils de l'homme soit ressuscité des morts. » Et ses disciples lui demandèrent : « Pourquoi donc les scribes disent-ils qu'il faut qu'Élie vienne premièrement ? » Mais il répliqua : « Il est vrai qu'Élie doit venir, et il rétablira toutes choses ; mais je vous déclare qu'Élie est déjà venu, et qu'ils ne l'ont pas reconnu, mais qu'ils ont fait de lui tout ce qu'ils ont voulu ; c'est de la même manière que le fils de l'homme aussi doit souffrir par eux. » Alors les disciples comprirent que c'était de Jean le baptiste, qu'il leur avait parlé. Et, quand ils furent arrivés près de la foule, un homme s'approcha de lui, en tombant à ses genoux, et en disant : « Seigneur, aie pitié de mon fils, car il est lunatique et très malade ; en effet, il tombe souvent dans le feu et souvent dans l'eau ; je l'ai amené à tes disciples, et ils n'ont pu le guérir. » Et Jésus prenant la parole dit : « O génération incrédule et pervertie ! Jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi ici. » Et Jésus lui fit des remontrances, et le démon sortit de lui, et dès ce moment l'enfant fut guéri. Alors les disciples s'étant approchés de Jésus à l'écart lui dirent : « Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser nous-mêmes ? » Et il leur dit : « A cause de votre peu de foi ; car en vérité je vous le déclare, si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait, et rien ne vous serait impossible. [ Mais cette espèce-là ne sort que par la prière et le jeûne »] Or, pendant qu'ils se trouvaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : « Le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, et ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera. » Et ils furent dans une grande tristesse. Or, lorsqu'ils furent arrivés à Capharnaoum, les percepteurs des deux drachmes s'approchèrent de Pierre et lui dirent : « Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes ? » Il dit : « Oui, » et dès qu'il fut entré dans la maison Jésus le prévint en disant : « Que t'en semble, Simon ? Sur qui les rois de la terre lèvent-ils des impôts ou une capitation ? Sur leurs fils, ou sur les étrangers ? Et lorsqu'il eut dit : « Sur les étrangers, » Jésus lui dit : « Ainsi donc les fils en sont exempts ; mais afin de ne pas les scandaliser, va-t-en à la mer, jette un hameçon et prends le premier poisson venu, et, après lui avoir ouvert la bouche, tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi. »

Psaume responsorial

Psaumes 71

Éternel, je me réfugie vers toi : que je ne sois jamais confondu ! Par ta justice sauve et délivre-moi ! Penche vers moi ton oreille, et sois-moi secourable ! Sois pour moi un rocher où je trouve un asile, pour que je m'y retire en tout temps ! Tu as résolu de me sauver, car tu es ma citadelle et mon fort. Mon Dieu, sauve-moi de la main de l'impie, du bras du méchant et de l'oppresseur ! Car tu es mon espérance, Seigneur, Éternel, dès mon jeune âge en toi je me confie ; sur toi je m'appuie dès le sein de ma mère, et c'est toi qui m'as tiré de ses flancs ; tu es toujours l'objet de mes louanges. Je suis comme un miracle pour plusieurs : c'est que tu es mon puissant recours. Ma bouche est remplie de tes louanges, tous les jours je te glorifie ! Ne me rejette pas au temps de ma vieillesse ! Quand ma force dépérit, ne me délaisse pas ! Car mes ennemis parlent de moi, et ceux qui épient mon âme, se concertent ensemble, disant : « Dieu l'a délaissé, poursuivez, saisissez-le ; car il est sans libérateur ! » O Dieu, ne sois pas loin de moi ! Mon Dieu, accours à mon aide ! Qu'ils soient confondus, exterminés, les ennemis de mon âme, couverts de honte et d'opprobre, ceux qui cherchent ma perte ! Mais j'aurai toujours espérance, et je pourrai ajouter encore à toutes tes louanges. Ma bouche dira ta justice, chaque jour ton salut, car je ne saurais compter [tous tes bienfaits]. Je viendrai chantant tes hauts faits, Seigneur ; Éternel, c'est ta justice seule que je célébrerai. O Dieu, tu m'as instruit dès mon jeune âge, et jusques aujourd'hui je publie tes merveilles. Mais, toi aussi, jusqu'à la vieillesse, aux cheveux blancs, ô Dieu, ne me délaisse pas ! afin que j'annonce tes faits aux hommes d'à présent, et à tous ceux qui naîtront, ta puissance. Aussi bien ta justice, ô Dieu, atteint au ciel. Tu as fait de grandes choses, ô Dieu ; qui est pareil à toi ? Tu nous fis voir beaucoup d'angoisses et de maux : de nouveau tu nous donneras la vie, et tu nous tireras encore des abîmes de la terre. Daigne augmenter ma grandeur, te tourner vers moi, et me consoler ! Et au son du luth je te louerai, dirai la fidélité, mon Dieu, je te chanterai avec la harpe, Saint d'Israël ! La joie sera sur mes lèvres, car c'est toi que je chanterai, et dans mon âme, car tu l'as délivrée ; ma langue aussi toujours dira ta justice ; car ils sont couverts de honte et d'opprobre ceux qui cherchent ma perte.

Évangile

Jean 16:5-14

mais maintenant je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé, et nul de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Mais je vous dis la vérité : il vous convient que je parte ; car si je ne pars pas, le défenseur ne viendra certainement pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai ; et, quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m'en vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant ; mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de son chef, mais il parlera de tout ce qu'il entendra et il vous annoncera les choses qui doivent arriver. C'est lui qui me glorifiera, car il prendra du mien et vous l'annoncera ;

Psaume responsorial

Psaumes 114

Lorsque Israël quitta l'Egypte, et la maison de Jacob un peuple au langage étrange, Juda devint son Sanctuaire, et Israël, sa Souveraineté. A sa vue la mer s'enfuit, et le Jourdain retourna en arrière, les montagnes bondirent comme des béliers, les collines, comme de jeunes agneaux. Qu'as-tu, ô mer, que tu t'enfuis, ô Jourdain, que tu retournes en arrière, montagnes, que vous bondissez comme des béliers, vous, collines, comme de jeunes agneaux ? A l'aspect du Seigneur, tremble, ô terre, à l'aspect du Dieu de Jacob, qui transforme la roche en un amas d'eaux, et le dur caillou en source jaillissante !

Psaume responsorial

Psaumes 139

Au maître chantre. Cantique de David. Éternel, tu me pénètres et me connais. Tu sais quand je m'assieds et quand je me lève, de loin tu découvres ma pensée. Tu me vois marcher et me reposer, et tu as connaissance de toutes mes voies. Car la parole n'est pas encore sur ma langue, que déjà, Éternel, tu la connais tout entière. Tu m'enserres par devant et par derrière, et tu tiens ta main sur moi. Cette science est une merveille pour moi ; elle est trop élevée, je ne puis la saisir. Où irai-je loin de ton Esprit, et où fuirai-je loin de ta face ? Si je monte aux Cieux, tu y es ; si je prends les Enfers pour ma couche, tu es là ! Si, me soulevant sur les ailes de l'aurore, j'allais me loger au bout de la mer, là aussi ta main me conduirait, et ta droite me saisirait. Et si je dis : Qu'autour de moi il n'y ait que ténèbres et que la clarté qui m'entoure se change en nuit ! les ténèbres mêmes ne seront pas sombres pour toi, et la nuit sera claire comme le jour, les ténèbres seront ce qu'est la lumière. C'est toi en effet qui as formé mes reins, m'as tissé dans le sein maternel. je te loue de la merveille de ma structure. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le reconnaît profondément. Mon corps n'était point caché à tes yeux, quand j'étais formé mystérieusement dans les entrailles de la terre, comme des fils qui s'entrelacent. Quand je n'étais qu'une matière informe, tes yeux me voyaient ; et dans ton livre étaient marqués tous ensemble mes jours déjà déterminés, lorsque aucun d'eux n'existait. Que tes pensées, ô Dieu, sont incompréhensibles pour moi ! que la somme en est immense ! Veux-je les compter, les grains de sable sont moins nombreux ; je m'éveille, et je suis encore avec toi. O Dieu, puisses-tu faire mourir l'impie ! Hommes de sang, éloignez-vous de moi ! Eux, qui parlent de toi en commettant le crime, disent ton nom pour mentir, ce sont tes ennemis. Ne haïrais-je pas, Éternel, ceux qui te haïssent, et n'aurais-je pas de l'horreur pour tes adversaires ? Je les hais d'une haine sans réserve ; ils sont des ennemis pour moi ! Sonde-moi, ô Dieu, et pénètre mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées ! Et vois si le chemin que je suis, est celui du crime, et conduis-moi sur la voie des anciens temps !

Psaume responsorial

Psaumes 137

Sur les bords des fleuves de Babel nous étions assis, et nous pleurions en pensant à Sion. Aux saules de la contrée nous suspendîmes nos harpes ; car là nos vainqueurs nous demandaient des chants, et nos oppresseurs, de joyeux, cantiques : « Chantez-nous {[}disaient-ils{]} des hymnes de Sion ! » Comment chanter les hymnes de l'Éternel sur une terre étrangère ?… Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite m'oublie ! Que ma langue s'attache à mon palais, si de toi, Jérusalem, je perds le souvenir si je ne mets pas Jérusalem au-dessus de la première de mes joies ! Éternel, garde aux enfants d'Edom la mémoire de la journée de Jérusalem ! Alors ils disaient : « Rasez ! rasez jusqu'à ses fondements ! » Fille de Babel, qui nous as saccagés, heureux qui te rendra tout ce que tu nous as fait ! Heureux qui saisira, et écrasera tes enfants sur le roc !

Prière du soir — première lecture

Deutéronome 4:23-41

Veillez sur vous afin de ne pas oublier l'alliance de l'Éternel, votre Dieu, qu'il a conclue avec vous, et de ne vous faire aucune idole, aucune effigie de rien de ce que l'Éternel, ton Dieu, t'a interdit. Car l'Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux. Lorsque vous aurez eu des enfants et des petits-enfants et que vous serez établis dans le pays, si vous vous corrompez, si vous vous fabriquez quelque image ou une effigie quelconque, et faites ainsi ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, ton Dieu, pour le provoquer, je prends aujourd'hui à témoin contre vous les Cieux et la terre que vous serez bientôt exterminés du pays dont, après le passage du Jourdain, vous ferez la conquête ; vous n'y passerez pas de longs jours, mais vous serez détruits, exterminés. Et l'Éternel vous disséminera parmi les peuples et vous survivrez en petit nombre au milieu des nations où l'Éternel vous emmènera ; et là, vous servirez des dieux, ouvrage des mains de l'homme, le bois et la pierre, qui ne voient, ni n'entendent, ni ne mangent, ni n'odorent. Mais de là tu chercheras l'Éternel, ton Dieu, et tu le trouveras si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme. Dans ta détresse et lorsque toutes ces choses t'atteindront dans la suite des temps, tu reviendras à l'Éternel, ton Dieu, et tu écouteras sa voix. Car c'est un Dieu miséricordieux, que l'Éternel, ton Dieu ; Il ne te laissera pas, ne te perdra pas, et n'oubliera pas l'alliance de tes pères, qu'il leur a jurée. Hé ! demande en effet aux temps primitifs qui t'ont précédé, depuis le jour où Dieu créa des hommes sur la terre, et d'une extrémité du ciel à l'autre, si jamais advint si grande chose, ou s'il en a été entendu une pareille, si jamais peuple ouït la voix d'un Dieu parlant du milieu du feu, comme tu l'as ouïe, et en demeurant en vie ! ou si jamais un Dieu tenta de venir se choisir une nation au sein d'une autre, par des épreuves, des signes et des prodiges, et la guerre, et d'une main forte et d'un bras étendu, et par des exploits grands et terribles, comme tout ce qu'a fait pour vous l'Éternel, votre Dieu, en Egypte devant vos yeux. Tu en as été rendu spectateur pour reconnaître que l'Éternel est Dieu et que hors lui il n'en est point. Des Cieux Il t'a fait entendre sa voix pour t'instruire, et sur la terre Il t'a fait voir son feu majestueux, et c'est du feu que tu entendis sortir ses paroles. Et parce qu'il aima tes pères et qu'il fit choix de leur race après eux, en personne et par sa grande vertu Il te fit sortir de l'Egypte pour chasser devant toi des nations grandes et fortes plus que toi, pour t'amener, pour te donner leur pays en propriété, comme [il arrive] aujourd'hui. Reconnais donc maintenant et mets-le dans ton cœur, que l'Éternel est Dieu, en haut dans les Cieux, et en bas sur la terre, qu'il n'en est pas d'autre. Et garde ses statuts et ses commandements que je te prescris en ce jour, afin que tu sois heureux toi et tes fils après toi, et que tu passes de longs jours dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne pour toujours. Alors Moïse sépara trois villes au delà du Jourdain vers le soleil levant,

Deuxième lecture

Actes 19

Or il advint, pendant qu'Apollos était à Corinthe, que Paul, après avoir parcouru le haut pays, arriva à Éphèse et y trouva quelques disciples auxquels il dit : « Avez-vous reçu le saint esprit, après avoir cru ? » Mais ils lui dirent : « Nous n'avons pas même ouï dire qu'il existât un esprit saint. » Et il dit : « De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? » Et ils dirent : « Du baptême de Jean. » Mais Paul dit : « Jean a baptisé d'un baptême de repentance, en disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c'est-à-dire en Jésus. » Ce qu'ayant ouï, ils furent baptisés au nom du seigneur Jésus, et, après que Paul leur eut imposé les mains, l'esprit saint vint sur eux, et ils parlaient en langues, et ils prophétisaient. Or ils étaient en tout environ douze hommes. Cependant, après être entré dans la synagogue, il y parla librement durant trois mois, discutant avec persuasion sur le royaume de Dieu ; mais comme quelques-uns se montraient endurcis et incrédules, et calomniaient la doctrine en présence de la multitude, il s'éloigna d'eux, sépara les disciples, et discourait chaque jour dans l'école de Tyrannus. Or ceci dura deux ans, en sorte que tous ceux qui habitaient l'Asie entendirent la parole du seigneur, tant Juifs que Grecs. Et Dieu faisait par l'entremise de Paul des miracles qui n'étaient pas ordinaires ; c'est ainsi qu'on plaçait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché sa peau, et les maladies les quittaient et les esprits malins sortaient. Mais quelques-uns aussi des exorcistes juifs ambulants essayèrent d'invoquer sur ceux qui avaient des esprits malins le nom du seigneur Jésus en disant : « Je vous conjure par Jésus que Paul prêche ! » (Ceux qui faisaient cela étaient sept fils d'un certain Scévas grand prêtre juif.) Mais l'esprit malin leur répliqua : » Je connais bien Jésus, et je sais qui est Paul ; mais vous, qui êtes-vous ? » Et l'homme dans lequel se trouvait l'esprit malin, sautant sur eux, s'empara de l'un et de l'autre, et les maltraita de telle sorte qu'ils s'enfuirent de cette maison-là nus et blessés. Or, ce fait vint à la connaissance de tous les Juifs et Grecs qui habitaient Ephèse, et tous furent saisis de crainte, et le nom du seigneur Jésus était magnifié, et plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et dénoncer leurs actions. Or, un très grand nombre de ceux qui avaient pratiqué les arts curieux ayant apporté leurs livres, les brûlaient en présence de tous ; et ils en supputèrent le prix, et ils trouvèrent qu'il se montait à cinquante mille drachmes d'argent. C'est ainsi que, par la puissance du Seigneur, la parole croissait et prévalait. Mais, après que ces choses eurent eu lieu, Paul mit dans son esprit de se rendre à Jérusalem, après avoir traversé la Macédoine et l'Achaïe, disant : « Après que j'aurai été là, il faut aussi que je voie Rome. » Or, ayant dépêché en Macédoine deux de ses auxiliaires, Timothée et Éraste, il prolongea lui-même son séjour en Asie. Ce fut à cette époque que survint un tumulte assez grave à propos de la doctrine. En effet un nommé Démétrius, orfèvre, procurait aux artistes, par la fabrication de sanctuaires de Diane, un profit considérable ; les ayant rassemblés, ainsi que les ouvriers employés dans ce genre d'industrie, il dit : « O hommes, vous savez que de ce profit découle notre bien-être, et vous voyez et entendez que non seulement à Éphèse, mais dans presque toute l'Asie, ce Paul a débauché par persuasion une foule considérable, en disant : « Ce ne sont pas des dieux, ceux qui se font à la main. » Or, ce n'est pas seulement cette branche de travail que nous sommes menacés de voir tomber en discrédit, mais c'est encore le temple de la grande déesse Diane qui risque d'être tenu pour rien, et d'être bientôt dépouillé de la majesté de celle que vénère toute l'Asie et la terre entière. » En entendant ces paroles, ils furent remplis de courroux, et ils s'écriaient : « Grande est la Diane des Éphésiens ! » Et la ville fut remplie de confusion, et ils se portèrent tous ensemble vers le théâtre, en entraînant Gaïus et Aristarque, Macédoniens, compagnons de voyage de Paul. Mais, comme Paul voulait se présenter devant le peuple, les disciples ne le lui permirent pas, et quelques-uns des Asiarques, qui étaient de ses amis, le firent aussi prier de ne pas se rendre dans le théâtre. Cependant, tandis que les uns criaient une chose et les autres une autre, (car l'assemblée était en confusion, et la plupart ne savaient pas pourquoi ils s'étaient réunis), on tira du milieu de la foule Alexandre que les Juifs mettaient en avant ; et Alexandre ayant fait signe de la main voulait adresser au peuple une apologie ; mais, lorsqu'on eut appris qu'il était Juif, tous, d'une seule voix, crièrent pendant environ deux heures : « Grande est la Diane des Éphésiens ! Grande est la Diane des Éphésiens ! » Cependant le secrétaire ayant apaisé la multitude, dit : « Éphésiens ! quel est l'homme qui ignore que la ville des Éphésiens est la néocore de la grande Diane et de son simulacre tombé du ciel ? Puis donc que ces choses sont incontestables, il faut que vous vous apaisiez et que vous n'agissiez pas à l'étourdie ; car vous avez traduit ici ces hommes qui ne sont coupables, ni d'avoir pillé le temple, ni d'avoir blasphémé notre déesse ; si donc Démétrius et les artistes qu'il emploie ont quelque plainte à faire contre quelqu'un, les assises se tiennent et des proconsuls sont présents ; qu'ils débattent contradictoirement leur accusation. Mais, s'il s'agit pour vous d'une question d'un autre ordre, elle se résoudra dans l'assemblée légale ; nous risquons en effet d'être accusés de sédition pour ce qui se passe aujourd'hui, car il n'existe aucun motif qui nous permette de rendre compte de ce rassemblement. » Après avoir ainsi parlé il congédia l'assemblée.

Deuxième lecture

Apocalypse 18

Après cela je vis un autre ange, descendant du ciel, ayant une grande autorité, et la terre fut illuminée de sa gloire, et il s'écria d'une voix puissante : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! Elle est devenue un habitacle de démons, et une prison pour tout esprit impur et odieux, et une prison pour toute bête impure et odieuse, parce que, grâce à l'ardeur de son impudicité, toutes les nations sont tombées, et que les rois de la terre se sont livrés avec elle à l'impudicité, et que les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe. » Et j'entendis une autre voix venant du ciel qui disait : « Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne preniez point part à ses péchés, et que vous n'ayez point à souffrir de ses fléaux ; car ses péchés se sont accumulés jusques au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités ! Payez la comme elle-même a payé, et doublez deux fois en raison de ses propres œuvres ; dans le calice qu'elle a préparé, préparez-lui une double rasade ; autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil ; car elle dit en son cœur : Je trône en reine et je ne suis point veuve, et je ne connaîtrai certainement pas le deuil. C'est pour cela qu'en un seul jour ses fléaux fondront sur elle : la mort, le deuil et la famine, et elle sera consumée par le feu ; car Il est puissant le Dieu qui l'a jugée ! Et les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront sur elle, quand ils verront la fumée de son embrasement, se tenant à distance par crainte de son tourment, en disant : Malheur, malheur, ô la grande ville, ô Babylone, la ville puissante ; car en une seule heure est survenue ta condamnation ! Et les marchands de la terre pleurent et sont dans le deuil au milieu d'elle, parce que personne n'achète plus leur cargaison : cargaison d'or, et d'argent, et de pierres précieuses, et de perles, et de fin lin, et de soie, et d'écarlate ; et toute espèce d'ustensiles en thuya, et toute espèce d'ustensiles en ivoire, et toute espèce d'ustensiles en pierre très précieuse, et en airain, et en fer, et en marbre ; et l'encens, et les épices, et les parfums, et la myrrhe, et l'essence, et le vin, et l'huile, et la fine farine, et le blé, et le gros et le menu bétail ; et cargaison de chevaux, et de chars, et de corps ; et des vies humaines. Et le fruit que convoitait ton âme s'est éloigné de toi ; et toutes les magnificences et les splendeurs t'ont été ravies, et ils ne les retrouveront certainement plus. Les marchands de ces choses, qui se sont enrichis grâce à elle, se tiendront à distance, par crainte de son tourment, dans les larmes et dans le deuil, en disant : Malheur, malheur, ô la grande ville revêtue d'écarlate, et de pourpre et de fin lin, et couverte d'or, et de pierres précieuses et de perles ; car en une seule heure toute cette grande richesse a été détruite ! Et tous les pilotes et tous ceux qui naviguent dans cette direction, et les matelots, et tous ceux qui exploitent la mer se tinrent à distance, et ils s'écrièrent en voyant la place de son embrasement : Laquelle est semblable à la grande cité ? Et ils jetèrent de la poussière sur leurs têtes, et ils s'écrièrent : Malheur, malheur, ô la grande ville, où se sont enrichis, grâce à son opulence, tous ceux qui possèdent les vaisseaux sur la mer ; car en une seule heure elle a été détruite ! Réjouis-toi à son sujet, ô ciel, et vous les saints, et les apôtres, et les prophètes ! Car, en la jugeant, Dieu vous a fait justice. » Alors un ange souleva une pierre semblable à une grande meule de moulin, et il la jeta dans la mer, en disant : « C'est ainsi qu'avec violence sera précipitée Babylone, la grande ville ; on ne la trouvera certainement plus ! Et la voix des joueurs de harpes, et des musiciens, et des joueurs de flûte et de trompette, ne sera certainement plus ouïe au milieu de toi ; et aucun artisan ne sera certainement plus trouvé chez toi ; et le bruit du moulin ne sera certainement plus ouï chez toi, et la voix de l'époux et de l'épouse ne sera certainement plus ouïe chez toi. C'est que les grands de la terre étaient tes marchands, c'est que toutes les nations ont été égarées par tes sortilèges. Et l'on a trouvé chez elle le sang des prophètes et des saints, et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre. »

Deuxième lecture

Hébreux 6:13-20

En effet, lorsqu'il fit Sa promesse à Abraham, Dieu, qui ne pouvait prêter serment en prenant à témoin personne de plus grand, jura en se prenant lui-même à témoin, en disant : « Certes Je te bénirai abondamment, et en te donnant l'accroissement Je te ferai prospérer abondamment. » Et ce fut ainsi, qu'ayant persévéré, la promesse se réalisa pour lui. Les hommes, en effet, prêtent serment en prenant à témoin Celui qui est plus grand qu'eux, et le serment met fin pour eux à toute contradiction en confirmant leur déclaration. Il en résulte que Dieu, voulant montrer avec plus d'évidence aux héritiers de Sa promesse l'immutabilité de Son décret, intervint par un serment, afin que, par deux faits immuables dans lesquels il est impossible que Dieu ait menti, nous ayons, nous qui nous sommes mis à l'abri, un puissant encouragement à retenir ferme l'espérance qui nous est offerte et que nous possédons comme une ancre de l'âme, sûre et solide, et qui pénètre au dedans du voile, là où Jésus est entré pour nous comme un précurseur, étant devenu pour l'éternité grand prêtre selon le rang de Melchisédec.

Deuxième lecture

1 Pierre 4:1-10

Christ ayant donc souffert quant à la chair, armez-vous aussi des mêmes dispositions, car celui qui a souffert quant à la chair a été délivré quant aux péchés, en sorte que ce n'est plus sur les convoitises humaines, mais sur la volonté de Dieu, qu'il doit régler le temps qui lui reste à vivre en la chair ; c'est assez, en effet, d'avoir pendant le temps passé accompli la volonté des Gentils en vivant dans la débauche, les convoitises, l'ivrognerie, les excès, les orgies et les idolâtries criminelles ; aussi sont-ils étonnés de ce que vous ne vous précipitez pas avec eux dans le même débordement de dissolution, et ils vous calomnient, eux qui rendront compte à Celui qui va juger les vivants et les morts ; car la bonne nouvelle a été annoncée aussi aux morts, afin que d'un côté ils fussent jugés comme les hommes, quant à la chair, et que de l'autre côté ils vécussent comme Dieu, quant à l'esprit. Or la fin de toutes choses approche ; soyez donc sages et sobres pour vaquer aux prières ; ayant avant tout, les uns pour les autres, une ardente charité, car la charité couvre une multitude de péchés ; exerçant sans murmure l'hospitalité réciproque ; chacun selon le don qu'il a reçu, le mettant au service des autres, comme de bons administrateurs des diverses grâces de Dieu ;

Évangile

Marc 1

Commencement de l'évangile de Jésus-Christ fils de Dieu : Selon qu'il est écrit dans le prophète : « Voici, J'envoie devant toi Mon messager, lequel frayera ton chemin, Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers, Jean le baptiseur apparut dans le désert, prêchant un baptême de repentance pour la rémission des péchés. Et tout le pays de Judée et tous les Hiérosolymitains se portaient vers lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain. Et Jean était vêtu de poils de chameau, et d'une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Et il prêchait en disant : « Il vient après moi, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier en me baissant la courroie de ses sandales ; pour moi je vous ai baptisés d'eau, mais lui vous baptisera d'esprit saint. » Il advint en ce temps-là que Jésus vint de Nazaret de Galilée, et se fit baptiser dans le Jourdain par Jean. Et au moment où il sortait de l'eau il vit les cieux s'entr'ouvrir et l'esprit comme une colombe descendre vers lui ; et une voix vint des cieux : « Tu es Mon fils bien-aimé, en toi J'ai pris plaisir. » Et aussitôt l'esprit le pousse au désert. Et il était dans le désert pendant quarante jours tenté par Satan, et il était avec les bêtes, et les anges le servaient. Et après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, prêchant l'évangile de Dieu, et disant : « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu s'approche ; repentez-vous et croyez à l'évangile. » Et en passant le long de la mer de Galilée il vit Simon, et André le frère de Simon, qui pêchaient au filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs ; et Jésus leur dit : « Marchez après moi, et je vous ferai devenir des pêcheurs d'hommes. » Et ayant aussitôt quitté leurs filets, ils le suivaient. Et ayant un peu continué sa route, il vit Jacques le fils de Zébédée et Jean son frère, qui, eux aussi arrangeaient, leurs filets dans leur barque. Et aussitôt il les appela ; et ayant laissé leur père Zébédée dans la barque avec les mercenaires, ils s'en allèrent après, lui. Et il entrait à Capharnaoum, et étant aussitôt entré le jour du sabbat dans la synagogue ; il enseignait ; et ils étaient stupéfaits de son enseignement, car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes. Et il se trouvait aussitôt dans leur synagogue un homme possédé d'un esprit impur, et il s'écria : « Que nous veux-tu, toi aussi, Jésus Nazarénien ? Es-tu venu pour nous faire périr ? Je sais qui tu es : le saint de Dieu. » Et Jésus le réprimanda, en-disant : « Tais-toi, et sors de lui. » Et l'impur, après l'avoir jeté en de violentes convulsions et avoir poussé de grands cris, sortit de lui. Et ils étaient tous dans l'épouvante, en sorte qu'ils discutaient en disant : « Qu'est-ce que ceci ? Enseignement étrange ! Il commande avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent ! » Et sa renommée se répandit aussitôt de tous côtés, dans toute la contrée voisine de la Galilée. Et aussitôt étant sorti de la synagogue, il entra dans la maison de Simon et d'André avec Jacques et Jean. Or la belle-mère de Simon était couchée ayant la fièvre ; et aussitôt ils lui parlent d'elle ; et s'étant approché il la fit lever en la prenant par la main ; et la fièvre la quitta, et elle les servait. Or, quand le soir fut venu, lorsque le soleil fut couché, on lui apportait tous les malades et les démoniaques ; et la ville entière était rassemblée devant la porte. Et il guérit plusieurs malades atteints de diverses maladies, et il chassa plusieurs démons, et il ne permettait pas aux démons de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ. Et sur le matin, pendant qu'il faisait très sombre, il sortit, après s'être levé, pour se rendre dans un lieu désert, et là il priait. Et Simon et ceux qui étaient avec lui se mirent à sa poursuite, et ils le trouvèrent, et ils lui disent : « Tous te cherchent. » Et il leur dit : « Allons ailleurs dans les bourgades suivantes, afin que j'y prêche aussi, car c'est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, prêchant dans leurs synagogues, et expulsant les démons. Et un lépreux vient à lui, qui le sollicitait en lui disant : « Seigneur !… car, si tu le veux, tu peux me guérir. » Et étant ému de compassion, il le toucha en étendant la main, et il lui dit : « Je le veux, soit guéri. » Et aussitôt la lèpre le quitta et il fut guéri. Et l'ayant vertement tancé, il le renvoya immédiatement, et il lui dit : « Garde-toi d'en rien dire à personne ; mais va, montre-toi au prêtre et présente pour ta purification ce qu'a prescrit Moïse pour leur servir d'attestation. » Mais, quand l'autre fut sorti, il se mit à beaucoup parler et à divulguer l'affaire, en sorte qu'il ne pouvait plus entrer publiquement dans aucune ville, mais il se tenait au dehors dans des lieux déserts, et on venait à lui de partout.

Prière du soir — deuxième lecture

1 Corinthiens 2

Et moi-même aussi, frères, quand je suis arrivé parmi vous, je suis venu sans vous annoncer avec une grande supériorité de langage ou de sagesse le témoignage de Dieu ; car je ne me suis pas proposé de savoir quoi que ce soit parmi vous sauf Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Et pour moi, c'est dans un état de faiblesse et de crainte et de grande perplexité, que j'ai vécu au milieu de vous, et mon langage et ma prédication n'ont point consisté en discours persuasifs dictés par la sagesse, mais en une démonstration d'esprit et de puissance, afin que votre foi ne reposât pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. C'est une sagesse, toutefois, que nous prêchons parmi les parfaits, mais une sagesse qui ne relève ni de ce siècle, ni des chefs de ce siècle qui sont anéantis ; nous prêchons au contraire la sagesse secrète de Dieu, la sagesse cachée que Dieu a prédestinée avant les siècles pour notre gloire, qu'aucun des chefs de ce siècle n'a connue (car, s'ils l'eussent connue, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de la gloire), mais, comme il est écrit, « les choses qu'aucun œil n'a vues, et aucune oreille entendues, et qui ne sont montées dans le cœur d'aucun homme, toutes les choses que Dieu a préparées pour ceux qui L'aiment.  » C'est à nous, en effet, que Dieu les a révélées par l'Esprit, car l'Esprit scrute tout, et même les profondeurs de Dieu. En effet, quel est parmi les hommes celui qui connaît ce qui se passe dans un homme, si ce n'est l'esprit de cet homme, qui est en lui ? De même aussi personne n'a connu ce qui se passe en Dieu, si ce n'est l'esprit de Dieu. Or, quant à nous, nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions ce que, par Sa grâce, Dieu nous a donné. Et nous en parlons aussi, non avec des paroles enseignées par une sagesse humaine, mais enseignées par l'Esprit, rapprochant spirituellement les choses spirituelles ; mais l'homme animal n'accepte pas ce qui vient de l'esprit de Dieu, car c'est pour lui une folie et il ne peut le comprendre, parce que c'est spirituellement qu'on en juge. Or, le spirituel juge toutes choses, tandis qu'il n'est lui-même jugé par personne ; car « qui est-ce qui a connu la pensée du Seigneur, pour pouvoir L'instruire ? » Mais nous, nous possédons la pensée du Seigneur.

Évangile

Luc 10:38-42

Pendant qu'ils poursuivaient leur route, il entra lui-même dans un village. Or une femme nommée Marthe le reçut ; et elle avait une sœur appelée Marie, qui, se tenant aussi assise aux pieds du seigneur, écoutait ses paroles. Mais Marthe se laissait distraire par beaucoup d'occupations, et elle vint dire à Jésus : « Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse toute l'occupation ? Dis-lui donc de me seconder. » Mais Jésus lui répliqua : « Marthe, Marthe, tu te fais des soucis et tu t'agites pour beaucoup de choses, mais il n'est besoin que de peu de choses, ou plutôt d'une seule ; en effet, Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. »

Évangile

Jean 5:31-38

Si c'est moi qui témoigne en ma faveur, mon témoignage n'est pas véridique ; c'est un autre qui témoigne pour moi, et je sais que le témoignage qu'il porte en ma faveur est véridique. Pour vous, vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité ; mais moi, ce n'est pas d'un homme que je reçois le témoignage qui m'est rendu ; si j'en parle, c'est afin que vous soyez sauvés ; il était la lampe qui brûle et qui luit, mais vous, vous avez voulu vous égayer un instant à sa lumière. Quant à moi, j'ai un témoignage qui est plus grand que celui de Jean, car les œuvres que le Père m'a données afin que je les accomplisse, ces œuvres mêmes que je fais témoignent pour moi que le Père m'a envoyé ; et le Père qui m'a envoyé, c'est Lui qui a témoigné pour moi. Jamais vous n'avez entendu Sa voix, ni vous n'avez vu Sa figure, et vous n'avez pas Sa parole demeurant en vous, car vous ne croyez pas en celui que Lui-même a envoyé.

Évangile

Matthieu 28

Or, après le sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie la Magdalène et l'autre Marie vinrent voir le tombeau. Et voici, il se fit un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur, étant descendu du ciel et s'étant approché, fit rouler la pierre, et il se tenait assis dessus ; or son aspect était semblable à un éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Mais de la crainte qu'ils en eurent les surveillants devinrent tout tremblants et comme morts. Mais prenant la parole l'ange dit aux femmes : « Pour vous, ne craignez point, car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié ; il n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'a dit. Venez voir l'endroit où il était couché ; puis allez promptement dire à ses disciples : Il est ressuscité des morts ; et voici, il vous devance en Galilée, c'est là que vous le verrez. Voici, je vous l'ai dit. » Et s'étant promptement éloignées du sépulcre avec crainte et grande joie, elles coururent porter cette nouvelle à ses disciples. Et voici, Jésus vint à leur rencontre en disant : « Salut. » Or s'étant approchées, elles saisirent ses pieds et l'adorèrent. Alors Jésus leur dit : « Ne craignez point. Allez porter cette nouvelle à mes frères, afin qu'ils partent pour la Galilée, et c'est là qu'ils me verront. » Or, pendant qu'elles étaient en chemin, voici, quelques hommes de la garde s'étant rendus à la ville racontèrent aux grands prêtres tout ce qui s'était passé. Et s'étant réunis avec les anciens et ayant tenu conseil, ils donnèrent beaucoup d'argent aux soldats, en disant : « Dites : ses disciples étant venus de nuit l'ont dérobé pendant que nous dormions. Et si le gouverneur en entend parler, nous le gagnerons, et nous vous épargnerons tout souci. » Or ayant pris l'argent ils firent comme ils avaient été endoctrinés, et ce bruit s'est répandu parmi les Juifs jusques à aujourd'hui. Cependant les onze disciples se rendirent en Galilée sur la montagne, à l'endroit que Jésus leur avait fixé, et l'ayant vu ils l'adorèrent ; mais il y en eut qui doutèrent. Et Jésus s'étant approché s'adressa à eux en disant : « Toute autorité m'a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc instruire toutes les nations, après les avoir baptisées au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, en leur enseignant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, moi, je suis avec vous tous les jours, jusques à la consommation du temps. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.