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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Néhémie 1

Dits et faits de Néhémie, fils de Hachalia.Et il arriva au mois de Chisleu, de la vingtième année, comme j'étais dans Suse, la ville capitale, qu'alors vint Chanani, l'un de mes frères, ayant avec lui quelques hommes de Juda. Et je les interrogeai sur les Juifs, sur les réchappés qui étaient restés de la captivité, et sur Jérusalem. Et ils me dirent : Les restants qui ont survécu à la captivité sont là dans la province en une grande misère et dans l'opprobre, et le mur de Jérusalem est démoli, et ses portes brûlées au feu. Et lorsque j'entendis ce récit, je m'assis et pleurai, et je fus dans le deuil plusieurs jours, et je jeûnai et fis ma prière devant le Dieu des Cieux, et je dis : Ah ! Éternel, Dieu des Cieux, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et ta grâce à ceux qui t'aiment et gardent tes commandements ! Que ton oreille soit donc attentive et tes yeux ouverts pour ouïr la prière de ton serviteur que je porte devant ta face à cette heure, jour et nuit pour les fils d'Israël, tes serviteurs, et la confession que je fais des péchés des enfants d'Israël, dont nous nous sommes rendus coupables envers toi ; moi aussi et la maison de mon père nous avons péché. Nous avons forfait à notre devoir envers toi, et n'avons point gardé les commandements, ni les statuts, ni les lois que tu prescrivis à Moïse, ton serviteur. Ah ! souviens-toi de la promesse que tu as fait prononcer par Moïse, ton serviteur, en ces termes : Si vous vous rebellez, je vous disséminerai parmi les peuples ; mais si vous revenez à moi et observez mes commandements et les mettez en pratique, quand vos bannis seraient à l'extrémité des Cieux, je vous y recueillerai et vous ramènerai au lieu que j'ai choisi pour y faire résider Mon Nom. Mais ils sont tes serviteurs et ton peuple, que tu as rachetés par ton grand pouvoir et ta puissante main. Oh ! Seigneur, que ton oreille soit attentive à la prière de ton serviteur, et à la prière de tes serviteurs, qui sont disposés à craindre ton Nom, et accorde aujourd'hui le succès à tes serviteurs et fais-leur trouver grâce aux yeux de cet homme. Or j'étais échanson du roi.

Première lecture

Actes 7:54-60

En entendant ces paroles ils devenaient furieux en leurs cœurs et grinçaient des dents contre lui. Mais, étant lui-même rempli d'esprit saint et fixant ses regards sur le ciel, il vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu, et il dit : « Voici, je vois les cieux ouverts et le fils de l'homme debout à la droite de Dieu. » Poussant alors de grands cris ils se bouchèrent les oreilles, puis ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, et, l'ayant jeté hors de la ville, ils le lapidaient. Et les témoins déposèrent leurs manteaux aux pieds d'un jeune homme appelé Saul, et ils lapidaient Etienne, qui disait dans son invocation : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! » Puis, s'étant mis à genoux, il s'écria à haute voix : « Seigneur, ne leur impute point ce péché ! » Et après ces mots il mourut.

Première lecture

Ésaïe 20

L'année où Tartan s'avança sur Asdod, envoyé par Sargon, roi d'Assyrie, et où il assiégea et prit Asdod, en ce temps-là l'Éternel parla par l'intermédiaire d'Ésaïe, fils d'Amots, et dit : Va, et détache le cilice de tes reins, et ôte tes souliers de tes pieds. Et il fit ainsi, et alla sans manteau et nu-pieds. Alors l'Éternel dit : De même que mon serviteur Ésaïe va sans manteau et nu-pieds, pendant trois ans signe et présage pour l'Egypte et pour l'Éthiopie, de même le roi d'Assyrie emmènera les captifs de l'Egypte et les captifs de l'Ethiopie, jeunes hommes et vieillards, sans manteau et nu-pieds et le dos découvert, opprobre pour l'Egypte. Alors ils seront consternés, et auront honte de l'Ethiopie qui avait leur confiance, et de l'Egypte dont ils se glorifiaient. Et les habitants de cette côte diront en ce jour : Voilà où en sont ceux qui avaient notre confiance, vers qui nous fuyions, pour être secourus, pour être délivrés du roi d'Assyrie ! et nous, comment pourrions-nous échapper ?

Première lecture

1 Rois 12:1-24

Et Roboam se rendit à Sichem, parce que tout Israël était venu à Sichem pour le faire roi. Et lorsque Jéroboam, fils de Nebat, qui se tenait encore en Egypte où il avait fui hors de la présence du Roi Salomon, apprit [la mort de Salomon], il revint d'Egypte. Alors on députa vers lui pour le mander, et Jéroboam arriva, et toute l'Assemblée d'Israël tint à Roboam ce langage : Ton père nous a chargés d'un joug onéreux, mais à présent, toi, allège le rigide service de ton père et le joug onéreux qu'il nous a imposé, et nous serons tes sujets. Et il leur dit : Retirez-vous pour trois jours encore, puis revenez auprès de moi. Et le peuple se retira. Alors Roboam conféra avec les vieillards qui avaient été au service de Salomon, son père, de son vivant, et il leur dit : Quelle réponse me conseillez-vous de rendre à ce peuple ? Et ils lui parlèrent en ces termes : Si aujourd'hui tu accordes ce service à ce peuple, et si tu lui cèdes et l'exauces, et si tu leur adresses des paroles de bonté, ils resteront toujours à ton service. Mais il négligea le conseil que lui donnaient les vieillards, et il conféra avec les jeunes gens qui avaient grandi avec lui et étaient ses ministres. Et il leur dit : Quelle réponse me conseillez-vous de rendre à ce peuple-là qui me tient ce langage : Allège le joug que ton père nous a imposé ? Et les jeunes gens qui avaient grandi avec lui, lui parlèrent en ces termes : Ainsi parle à ce peuple qui t'a tenu ce langage et t'a dit : Ton père nous a chargés d'un joug onéreux, mais toi rends-le plus léger pour nous ; ainsi parle-leur : Mon petit doigt est plus épais que la taille de mon père ; si donc mon père vous a fait porter un joug onéreux, moi j'ajouterai encore à votre joug ; si mon père vous a morigénés avec des lanières, moi je vous morigénerai avec des fouets à pointes. Et Jéroboam et tout le peuple se présentèrent à Roboam le troisième jour ensuite des paroles à eux adressées par le Roi : Revenez auprès de moi dans trois jours ! et le Roi répondit au peuple avec dureté, négligeant le conseil des vieillards, qui lui avait été donné par eux, et selon le conseil des jeunes il leur tint ce langage : Mon père vous a chargés d'un joug pesant, mais moi j'y ajouterai encore, mon père vous a morigénés avec des lanières, mais moi je vous morigénerai avec des fouets à pointes. Ainsi le Roi n'exauça point le peuple ; car ce fut une dispensation de l'Éternel pour la mise à effet de la parole que l'Éternel avait émise par l'organe d'Ahia, de Silo, à Jéroboam, fils de Nebat. Et lorsque tous les Israélites virent que le Roi ne les exauçait pas, le peuple rendit au Roi sa réponse en ces termes : En quoi sommes-nous participants de David ? Nous ne sommes point cohéritiers du fils d'Isaï. A tes tentes, Israël ! Désormais pourvois à ta maison, David ! Et les Israélites regagnèrent leurs tentes. Et quant aux Israélites domiciliés dans les villes de Juda, Roboam régna sur eux. Alors le Roi Roboam délégua Adoram, qui était préposé sur la corvée, mais il fut reçu à coups de pierres par tout Israël et il en mourut, et en toute hâte le Roi Roboam monta sur un char pour fuir à Jérusalem. C'est ainsi qu'Israël s'est détaché de la maison de David jusqu'à ce jour. Et à la nouvelle du retour de Jéroboam tous les Israélites par députation le mandèrent à l'Assemblée, et ils l'établirent Roi de tout Israël, et il n'y eut plus à la suite de la maison de David que la Tribu de Juda seule. Et Roboam rentré à Jérusalem convoqua toute la maison de Juda et la Tribu de Benjamin, cent quatre-vingt mille hommes d'élite portant les armes, pour attaquer la maison d'Israël afin de reconquérir le royaume à Roboam, fils de Salomon. Alors la parole de Dieu fut adressée à Semaïa, homme de Dieu, en ces termes : Parle à Roboam, fils de Salomon, Roi de Juda, et à toute la maison de Juda et de Benjamin et au reste du peuple en ces termes : Ainsi parle l'Éternel : Ne vous mettez point en campagne et n'attaquez point vos frères, les enfants d'Israël ! rentrez chacun chez vous, car cet événement a lieu de par Moi. Et ils obéirent à la parole de l'Éternel et ils s'en retournèrent conformément à la parole de l'Éternel.

Épître

Jacques 1:17-21

toute bonne libéralité et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez Lequel il n'y a aucune variation, ni aucune ombre produite par quelque changement. C'est volontairement qu'il nous a enfantés par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de Ses créatures ; vous le savez, mes frères bien-aimés ! car la colère de l'homme n'accomplit point la justice de Dieu. C'est pourquoi vous étant dépouillés de toute souillure, et de tout excès de malice, accueillez avec douceur la parole implantée qui peut sauver vos âmes.

Prière du matin — deuxième lecture

Matthieu 22

Et reprenant la parole, Jésus leur parla derechef en paraboles, en disant : « Le royaume des cieux ressemble à un roi qui fit des noces à son fils, et il dépêcha ses esclaves pour mander ceux qui avaient été invités aux noces, et ils ne voulaient pas venir. Il dépêcha derechef d'autres esclaves, en disant : « Dites aux invités : Voici, j'ai préparé mon festin ; mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués, et tout est prêt ; venez aux noces. » Mais eux n'en ayant tenu compte s'en allèrent, qui à son champ, et qui à son négoce, tandis que les autres ayant saisi les esclaves les maltraitèrent et les mirent à mort. Mais le roi en fut irrité, et ayant expédié ses armées il fit périr ces meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses esclaves : « Les noces sont bien prêtes, mais les invités n'en étaient pas dignes ; allez donc dans les carrefours des chemins, et tous ceux que vous trouverez, invitez-les aux noces. » Et ces esclaves s'en étant allés sur les chemins réunirent tous ceux qu'ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle nuptiale fut remplie de convives. Mais le roi étant entré pour voir les convives aperçut là un homme qui n'était pas revêtu d'un habit de noce, et il lui dit : « Camarade, comment es-tu entré ici, sans avoir un habit de noce ? » Et l'autre resta bouche close. Alors le roi dit à ses serviteurs : « Après lui avoir lié les pieds et les mains, jetez-le dans les ténèbres extérieures. » Là sera le pleur et le grincement des dents. Il y a en effet beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. » Alors les pharisiens s'en étant allés tinrent conseil afin de le faire tomber dans le piège par un mot, et ils lui députent leurs disciples avec les Hérodiens pour lui dire : « Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu enseignes avec vérité la voie et que tu ne fais pas acceptions de personnes, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes ; dis-nous donc, que t'en semble ? Est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur méchanceté, dit : « Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve ? Hypocrites ! Montrez-moi la monnaie de l'impôt. » Et ils lui présentèrent un denier. Et il leur dit : « De qui est cette effigie et cette légende ? » Ils disent : « De l'empereur. » Alors il leur dit : « Rendez donc à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Ce qu'ayant ouï, ils furent émerveillés, et l'ayant quitté ils s'en allèrent. Ce jour-là vinrent à lui des sadducéens disant qu'il n'y a pas de résurrection, et ils l'interrogèrent en disant : « Maître, Moïse a dit : Si quelqu'un vient à mourir sans avoir d'enfants, son frère épousera sa femme à titre de beau-frère et il suscitera une postérité à son frère. Or, il y avait parmi nous sept frères : et le premier, après s'être marié, mourut, et n'ayant pas de postérité il laissa sa femme à son frère ; il en fut de même du second, et du troisième, et de tous les sept ; après eux tous la femme mourut. Eh bien ! lors de la résurrection, duquel des sept sera-t-elle femme ? Car ils l'ont tous possédée. » Mais Jésus leur répliqua : « Vous vous égarez, parce que vous ne connaissez ni les écritures, ni la puissance de Dieu ; car, lors de la résurrection, ni les hommes ne prennent des femmes, ni les femmes des maris, mais ils sont comme des anges dans le ciel. Or, quant à la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce dont Dieu vous a parlé lorsqu'il dit : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. » Ce que la foule ayant ouï, elle était stupéfaite de son enseignement. Mais les pharisiens, ayant appris qu'il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent au même lieu, et l'un d'entre eux, un légiste, lui demanda pour le mettre à l'épreuve : « Maître, quel est le grand commandement dans la loi ? » Et il lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée ; celui-ci est le grand et le premier commandement ; le second, semblablement : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend la loi tout entière, ainsi que les prophètes. » Mais les pharisiens se trouvant réunis, Jésus leur demanda : « Que vous semble-t-il du Christ ? De qui est-il fils ? » Il lui disent : « De David. » Il leur dit : « Comment donc David étant inspiré l'appelle-t-il seigneur, lorsqu'il dit : « le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis sous tes pieds ? Si donc David l'appelle seigneur, comment est-il son fils ? » Et personne ne pouvait lui répondre un mot, et dès ce jour-là nul n'osa l'interroger.

Psaume responsorial

Psaumes 85

Au maître chantre. Cantique des fils de Coré.Tu as été, Éternel, propice à ton pays, tu as ramené les captifs de Jacob, pardonné les crimes de ton peuple, effacé tous ses péchés ; (Pause) tu as déposé toute la colère, éteint le feu de ton courroux ; rétablis-nous, ô notre Dieu sauveur, et fais cesser ta fureur envers nous ! Seras-tu donc toujours irrité contre nous, feras-tu durer ta colère d'âge en âge ? Ne veux-tu pas nous redonner la vie, pour que tu sois la joie de ton peuple ? Fais-nous, ô Éternel, jouir de ta faveur, et nous accorde ton salut. Je veux écouter ce que dit Dieu, l'Éternel. Oui, Il parle de salut à son peuple, à ses bien-aimés ; mais qu'ils ne retournent pas à la folie ! Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, la gloire reviendra habiter notre terre. L'amour et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s'embrassent ; la fidélité germe de la terre, et la justice regarde des Cieux. L'Éternel donne aussi les biens, et notre terre rend ses récoltes. La justice marche en sa présence, et maintient ses pas dans la voie.

Évangile

Jean 16:5-14

mais maintenant je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé, et nul de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Mais je vous dis la vérité : il vous convient que je parte ; car si je ne pars pas, le défenseur ne viendra certainement pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai ; et, quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m'en vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant ; mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de son chef, mais il parlera de tout ce qu'il entendra et il vous annoncera les choses qui doivent arriver. C'est lui qui me glorifiera, car il prendra du mien et vous l'annoncera ;

Psaume responsorial

Psaumes 119

Heureux ceux dont la voie est innocente, qui marchent selon la loi de l'Éternel ! Heureux ceux qui observent ses ordonnances, le cherchent de tout leur cœur, ne commettent point le mal, et marchent dans ses voies ! Tu as prescrit tes commandements, pour qu'on les garde avec soin ! O ! si mes voies étaient dirigées vers l'observation de tes commandements ! Alors je ne serais pas confus, en considérant tous tes préceptes. Je te louerai d'un cœur sincère, en apprenant tes justes lois. Je veux garder tes commandements : ne me laisse pas trop dans l'abandonnement !Beth. Comment un jeune homme rendra-t-il sa voie pure ? C'est en la surveillant d'après ta parole. Je te cherche de tout mon cœur : fais que je ne m'écarte pas de tes commandements ! Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne point pécher contre toi. Sois béni, ô Éternel ! enseigne-moi tes décrets ! De mes lèvres j'énumère toutes les lois sorties de ta bouche. La voie que tracent tes préceptes, me donne autant de joie que tous les trésors. Je veux méditer tes commandements, et avoir les yeux sur tes sentiers. Je fais mes délices de tes décrets, et je n'oublie point ta parole.Guimel. Fais du bien à ton serviteur, pour que je vive, et que j'observe ta parole ! Dessille mes yeux, pour que je découvre les merveilles cachées dans ta loi ! Je suis un étranger sur la terre : ne me cèle pas tes commandements ! Mon âme se consume à désirer tes lois en tout temps. Tu gourmandes les superbes, hommes maudits, qui s'écartent de tes commandements. Décharge-moi de l'opprobre et du mépris, car j'observe tes ordonnances ! Des princes mêmes se sont concertés contre moi : ton serviteur médite tes statuts ; tes ordres sont aussi mes délices et mes conseillers.Daleth. Mon âme gît dans la poudre : rends-moi la vie selon ta promesse ! Je te raconte mes voies, et tu m'exauces : enseigne-moi tes ordonnances ! Fais-moi découvrir la voie tracée par tes lois, et je veux approfondir tes merveilles ! Mon âme pleure de chagrin : relève-moi selon ta promesse ! Tiens à distance de moi le chemin du mensonge, et accorde-moi la faveur de [connaître] ta loi ! Je choisis le chemin de la vérité, et je me propose tes jugements. Je m'attache à tes ordonnances : Éternel, ne me rends pas confus ! Je courrai dans la voie de tes commandements, car tu ouvres mon cœur.Hé. Éternel, indique-moi la voie de tes statuts, afin que je la tienne jusques au bout ! Donne-moi l'intelligence, pour que je garde ta loi, et que je l'observe de tout mon cœur ! Fais-moi suivre le sentier de tes préceptes, car j'en fais mes délices ! Incline mon cœur vers tes préceptes, et non vers l'amour du gain ! Détourne mes yeux de regarder ce qui est vain, anime-moi sur tes sentiers ! Envers ton serviteur remplis ta promesse, qui fut faite à la crainte qu'on a de toi ! Tiens loin de moi l'opprobre que je redoute, car tes jugements sont pleins de bonté ! Voici, je porte mes désirs vers tes commandements, fais-moi vivre dans ta justice !Vav. Et que tes grâces arrivent jusqu'à moi, Éternel, ton secours, selon ta promesse ! afin que je puisse répondre à celui qui m'outrage ; car je me confie en ta promesse. N'ôte jamais de ma bouche le langage de la vérité ! car je suis dans l'attente de tes jugements. Et j'observerai ta loi constamment, à jamais, perpétuellement ; et je marcherai dans une voie spacieuse, car je cherche tes commandements. Et je parlerai de ta loi en présence des rois, et je n'aurai point de honte. Et je ferai mes délices de tes commandements, que j'aime, et je lèverai mes mains vers tes commandements que j'aime et je méditerai tes statuts.Zaïn. Souviens-toi de ta promesse à ton serviteur, puisque tu m'as donné l'espérance ! Voici ma consolation dans ma misère, c'est que ta promesse me redonne la vie. Des superbes me tournent en grande dérision ; de ta loi je ne dévie point. Je me rappelle tes jugements de jadis, Éternel, et je me console. Un bouillant transport me saisit à la vue des impies, qui abandonnent ta loi. Tes décrets me suggèrent des cantiques, dans le lieu de mon exil. La nuit je pense à ton nom, Éternel, et j'observe ta loi. Voici ce qui m'est propre, c'est que je garde tes commandements.Cheth. Mon partage, ô Éternel, je le dis, c'est de garder tes paroles. Je cherche ta faveur de toute mon âme : sois-moi propice selon ta promesse ! Je suis circonspect dans mes voies, et je retourne mes pas vers tes commandements. Je me hâte, et ne diffère point d'observer tes commandements. Les pièges des impies m'enveloppent ; je n'oublie point ta loi. Au milieu de la nuit, je me lève pour te louer des jugements de ta justice. Je me lie avec tous ceux qui te craignent, et observent tes commandements. La terre, ô Éternel, est pleine de ta grâce : enseigne-moi tes ordonnances !Theth. Tu fais du bien à ton serviteur, Éternel, selon ta promesse. Enseigne-moi la bonne science et la connaissance ! car je crois en tes commandements. Avant mon humiliation, je m'égarais ; mais maintenant je prends garde à ta parole. Tu es bon et bienfaisant ; enseigne-moi tes statuts ! Des superbes contre moi ourdissent l'astuce ; moi, de tout mon cœur j'observe tes commandements. Leur cœur a l'insensibilité de la graisse, moi, je fais mes délices de ta loi. Il m'est utile d'avoir été humilié, pour devenir docile à tes préceptes. La loi qui sort de ta bouche a plus de prix pour moi que des milliers d'or et d'argent.Jod. Tes mains m'ont créé, m'ont formé ; donne-moi l'intelligence, pour apprendre tes statuts ! Ceux qui te craignent, me verront et se réjouiront, car j'espère dans tes promesses. Je sais, Éternel, que tes jugements sont justes, et que tu m'as affligé en demeurant fidèle. O que ta grâce soit ma consolation, selon ta promesse à ton serviteur ! Envoie-moi ta miséricorde, pour que j'aie la vie ! car ta loi fait mes délices. Que les superbes soient confondus, car ils m'accablent gratuitement ! pour moi, je médite tes commandements. Qu'ils reviennent à moi ceux qui te craignent, et ceux qui connaissent tes commandements ! Que mon cœur soit tout à tes ordonnances, afin que je ne sois pas confondu !Caph. Mon âme languit après ton salut ; je compte sur ta promesse. Mes yeux s'éteignent dans l'attente de ta promesse, je dis : Quand me consoleras-tu ? Car je suis comme une outre fumée ; je n'oublie point tes commandements. Quel est le nombre des jours de ton serviteur ? Quand feras-tu justice de mes persécuteurs ? Des orgueilleux creusent des fosses devant moi ; ils n'agissent point d'après ta loi. Tous tes commandements sont vrais : sans cause ils me persécutent ; assiste-moi ! Ils m'ont presque détruit, après m'avoir terrassé ; mais je n'abandonne point tes commandements, Selon ta miséricorde rends-moi la vie, afin que j'observe les ordres de ta bouche !Lamed. Éternellement, Seigneur, ta parole subsiste dans les Cieux, d'âge en âge ta vérité demeure ; tu as fondé la terre, et elle est stable ; suivant tes lois tout subsiste aujourd'hui, car toutes choses te sont assujetties. Si ta loi n'eût fait mes délices, j'aurais péri dans ma misère. Jamais je n'oublierai tes commandements, car c'est par eux que tu me fais vivre. Je suis à toi : donne-moi ton secours ! car je cherche tes commandements. Les impies m'attendent pour me faire périr ; je suis attentif à tes ordres. A toute chose parfaite j'ai vu une fin ; ta loi est infinieMem. Combien j'aime ta loi ! elle est ma pensée de tous les jours. Tes préceptes me rendent plus sage que mes ennemis. car ils sont toujours avec moi. Je suis plus expert que tous mes maîtres, car tes ordonnances sont la pensée que j'ai ; je suis plus entendu que les vieillards, car j'observe tes commandements. Je tiens mon pied loin de tout mauvais sentier, afin que j'observe ta parole. Je ne m'écarte point de ta loi, car c'est toi qui m'instruis. Que ta parole est douce à mon palais ! elle l'est plus que le miel à ma bouche. Dans tes commandements je puise l'intelligence, aussi je hais tous les sentiers du mensonge.Nun. Ta parole est une lampe devant mes pieds, et une lumière sur mon sentier. J'ai fait le serment, et je le tiens, d'observer tes justes lois. Je suis extrêmement affligé : Éternel, rends-moi la vie selon ta promesse ! Agrée, Éternel, le libre hommage de ma bouche, et enseigne-moi tes lois ! Ma vie est toujours en péril ; mais je n'oublie point ta loi. Des impies me tendent des pièges, mais je ne m'écarte point de tes ordres. Je me suis pour toujours approprié tes préceptes car ils sont la joie de mon cœur. J'ai plié mon cœur à la pratique de tes lois, pour jamais, jusqu'à la fin.Samech. Je hais les hommes partagés, et j'aime ta loi. Tu es mon abri et mon bouclier ; j'attends ta promesse. Eloignez-vous de moi, méchants, afin que je garde les commandements de mon Dieu ! Soutiens-moi selon ta promesse, afin que je vive, et ne me confonds point à cause de mon espoir ! Sois mon appui, pour que je sois sauvé, et que j'aie toujours les yeux sur tes commandements ! Tu méprises tous ceux qui s'écartent de tes lois ; car leur fraude n'est qu'illusion. Tu enlèves comme des scories tous les impies de la terre ; c'est pourquoi j'aime tes ordonnances. Tes terreurs font frissonner mon corps, et je redoute tes jugements.Aïn. J'ai pratiqué la loi, la justice : tu ne m'abandonneras pas à mes oppresseurs ! Prends le parti de ton serviteur pour le sauver ! que les superbes ne m'oppriment pas ! Mes yeux languissent après ton secours et ta juste promesse. Traite ton serviteur selon ta miséricorde, et enseigne-moi tes ordonnances ! Je suis ton serviteur : donne-moi l'intelligence, pour que j'aie la science de tes commandements. Il est pour l'Éternel temps d'agir ; ils ont enfreint ta loi. Aussi j'aime tes commandements, plus que l'or, et que l'or pur ; aussi je trouve justes tous tes commandements ; et je hais tous les sentiers du mensonge.Pé. Tes commandements sont admirables ; c'est pourquoi mon âme les garde. La révélation de tes paroles éclaire, donne de l'intelligence aux simples. J'ouvre la bouche, je soupire ; car je suis avide de tes commandements. Tourne tes regards sur moi, et prends pitié de moi, selon le droit de ceux qui aiment ton nom ! Affermis mes pas dans ta parole, et ne laisse aucun mal prendre empire sur moi ! Délivre-moi de l'oppression des hommes, afin que j'observe tes commandements ! Fais luire ta face sur ton serviteur, et enseigne-moi tes ordonnances ! Des torrents d'eau coulent de mes yeux, parce que l'on n'observe pas ta loi.Tsadé. Tu es juste, Éternel, et tes jugements sont équitables ; tu prescris la justice dans tes ordonnances, et une grande vérité. Mon indignation me consume, de ce que mes ennemis oublient tes paroles. Ta parole est parfaitement pure, et ton serviteur l'aime. Je suis chétif et méprisé ; je n'oublie point tes préceptes. Ta justice est un droit éternel, et ta loi, une vérité. La détresse et l'angoisse m'ont atteint ; tes commandements sont mon délice. La justice de tes ordonnances est éternelle ; donne-moi l'intelligence, afin que je vive !Quoph. Je t'invoque de tout mon cœur, exauce-moi, Éternel afin que j'observe tes ordonnances ! Je t'invoque : aide-moi, afin que je garde tes commandements ! Je devance l'aurore et je crie ; j'attends ta promesse. Avant les veilles j'ouvre déjà les yeux, pour méditer ta parole. Entends ma voix selon ta miséricorde ! Éternel, selon ta justice donne-moi la vie ! Ils s'approchent ceux qui poursuivent le mal, ils se tiennent loin de ta loi ; mais tu es proche, Éternel, et tous tes commandements sont vérité. Dès longtemps je sais par tes décrets que pour l'éternité tu les as arrêtés.Resch. Vois ma misère, et me délivre ! car je n'oublie point ta loi. Soutiens ma querelle, et me rachète ! selon ta promesse donne-moi la vie ! Le salut est loin des impies ; car ils ne cherchent point tes ordonnances. Tes compassions sont grandes, Éternel ; donne-moi la vie selon tes décrets ! Mes persécuteurs et mes oppresseurs sont nombreux ; je n'ai point dévié de tes commandements. Je vois les infidèles, et j'en ai de l'horreur ; ils n'observent point ta parole. Considère que j'aime tes commandements : Éternel, selon ta miséricorde donne-moi la vie ! Le sommaire de ta parole, c'est vérité, et toutes tes justes lois sont éternelles.Schin. Des princes me persécutent sans cause ; mais mon cœur ne craint que tes paroles. Je me réjouis de ta parole, comme celui qui trouve un grand butin. Je hais, je déteste le mensonge ; j'aime ta loi. Sept fois le jour je te célèbre, à cause de tes justes lois. Ils ont une grande paix ceux qui aiment la loi, pour eux il n'y a point de traverses. Je m'attends à ton secours, Éternel, et je pratique tes commandements. Mon âme observe tes ordonnances, et j'ai pour elles un grand amour. J'exécute tes ordres et tes commandements, car toutes mes voies sont présentes à tes yeux.Thav. Que mes cris aient accès près de toi, Éternel ! selon ta promesse donne-moi l'intelligence ! Que ma prière arrive devant toi ! selon ta promesse sauve-moi ! Que mes lèvres épanchent la louange ! car tu m'enseignes tous tes commandements ! Que ma langue célèbre ta parole ! car toutes tes lois sont justes. Que ta main me soit en aide ! car j'ai fait choix de tes commandements. Je suis désireux de ton secours, Éternel, et ta loi fait mes délices. Que mon âme vive, et qu'elle te loue ! et de tes jugements donne-moi le secours ! Je suis errant, comme une brebis perdue ; cherche ton serviteur ! car je n'oublie pas tes commandements.

Psaume responsorial

Psaumes 144

De David.Béni soit l'Éternel, mon rocher, qui forme mes mains au combat, et mes doigts à la bataille, lui, mon bienfaiteur et ma citadelle, ma forteresse, et mon libérateur, mon bouclier, mon refuge, lui qui m'assujettit des peuples ! Éternel, qu'est-ce que l'homme, pour que tu le connaisses ? l'enfant d'Adam, pour que tu t'occupes de lui ? L'homme est semblable au souffle, et ses jours, à une ombre qui passe. Éternel, incline tes Cieux, et descends ! Touche les montagnes, et qu'elles fument ! Darde la foudre, et disperse-les ! Lance tes flèches, et les mets en déroute ! D'en haut étends ta main ! Délivre-moi, et me tire des grandes eaux, de la main des enfants de l'étranger, dont la bouche profère le mensonge, et dont la droite est une droite parjure ! O Dieu, je veux te chanter un cantique nouveau, sur le luth à dix cordes je veux te célébrer, toi, qui accordes au Roi la victoire, toi, qui sauvas ton serviteur David de la funeste épée ! Délivre-moi, et me tire de la main des enfants de l'étranger, dont la bouche profère le mensonge, et dont la droite est une droite parjure ! Afin que nos fils soient comme des plantes grandissant dans leur jeunesse, et nos filles comme des colonnes angulaires sculptées en figures dans les palais. Que nos greniers soient remplis, fournissant toutes sortes de biens ! Que nos brebis multiplient par milliers, qu'elles soient par myriades dans nos champs ! Que nos chefs soient élevés ! qu'il n'y ait ni brèche, ni attaque, ni clameurs dans nos rues ! Heureux le peuple dont il en est ainsi ! Heureux le peuple dont l'Éternel est le Dieu !

Psaume responsorial

Psaumes 142

Hymne de David, quand il était dans la caverne. Prière.De ma voix suppliante je crie à l'Éternel ; je prie l'Éternel de ma voix suppliante. J'épanche ma plainte devant lui, je lui expose ma perplexité. Quand en moi mon cœur s'alarme, tu connais mon sentier. Sur la route où je marche, ils me tendent des pièges, Regarde à droite, et considère : je n'ai personne qui me connaisse ; tout refuge m'est ôté, personne ne s'enquiert de moi. J'élève à toi mes cris, Éternel ! Je dis : Tu es mon refuge, mon partage sur la terre des vivants. Ecoute ma plainte, car je suis fort misérable ; délivre-moi de mes persécuteurs ! car ils l'emportent sur moi. Tire mon âme de la prison, afin que je célèbre ton nom ! Les justes viendront m'entourer, quand tu auras été mon bienfaiteur.

Deuxième lecture

Hébreux 9:15-28

Et c'est pour cela qu'il est médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, une mort ayant eu lieu pour la rédemption des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés voient se réaliser pour eux la promesse de l'héritage éternel ; en effet, là où il y a un testament, il est nécessaire de constater la mort du testateur, car, pour être valable, un testament suppose la mort, puisqu'il n'a aucune force tant que vit le testateur. En sorte que, même la première alliance, n'a pas été inaugurée sans effusion de sang ; car, après que Moïse eut proclamé devant tout le peuple chaque commandement selon la teneur de la loi, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l'eau, de la laine rouge et de l'hysope, et il aspergea le livre et tout le peuple, en disant : « Ceci est le sang de l'alliance que Dieu vous a imposée ; » puis il aspergea également avec le sang le tabernacle et tous les ustensiles du culte. Et, d'après la loi, presque tout est purifié par du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon. Il était donc nécessaire, puisque les copies des choses qui sont dans les cieux sont purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices bien supérieurs à ceux-là. En effet, ce n'est pas dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, que Christ est entré, mais dans le ciel même, afin de comparaître maintenant devant la face de Dieu pour nous ; et il n'y est pas entré non plus pour s'offrir lui-même souvent en sacrifice, comme le grand prêtre entre chaque année dans le sanctuaire avec un sang étranger ; autrement il aurait fallu qu'il souffrît souvent depuis la fondation du monde, tandis que maintenant, à l'époque de la consommation des siècles, il a été manifesté une seule fois pour anéantir le péché par son sacrifice. Et, en tant qu'il est imposé aux hommes de mourir une seule fois, puis après cela d'être jugés, de même aussi Christ, qui s'est une seule fois offert en sacrifice pour enlever les péchés de plusieurs, se montrera une seconde fois, sans péché, à ceux qui l'attendent avec foi pour être sauvés.

Deuxième lecture

Romains 1

Paul, — esclave de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour l'évangile de Dieu que d'avance Il avait promis par Ses prophètes dans les écritures saintes, concernant Son Fils, qui est né de la postérité de David, selon la chair, qui a été déclaré Fils de Dieu, avec puissance selon l'Esprit de sainteté, par la résurrection des morts, Jésus-Christ notre Seigneur, par lequel nous avons reçu la grâce et l'apostolat, pour prêcher en son nom l'obéissance de la foi parmi tous les Gentils, parmi lesquels vous êtes aussi, vous qu'a appelés Jésus-Christ, — à tous les bien-aimés de Dieu, appelés à être saints, qui sont à Rome : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par le Seigneur Jésus-Christ ! Je rends d'abord grâces à mon Dieu par Jésus-Christ, au sujet de vous tous, parce que votre foi est proclamée dans le monde entier. Car Dieu, auquel je rends un culte dans mon esprit en prêchant l'évangile de Son Fils, m'est témoin que je fais incessamment mention de vous, demandant constamment dans mes prières si je n'aurai point enfin le bonheur, par la volonté de Dieu, de venir jusques à vous. Car je désire ardemment vous voir, afin de vous communiquer quelque don spirituel pour vous affermir, ou plutôt pour trouver de l'encouragement au milieu de vous par la foi qui nous est commune à vous et à moi. Je ne veux pas toutefois que vous ignoriez, frères, que j'ai souvent formé le projet d'aller jusques à vous (et j'en ai été empêché jusques à présent), afin de recueillir quelque fruit parmi vous, aussi bien que parmi les autres Gentils : je me dois aux Grecs et aux Barbares, aux sages et aux ignorants. Ainsi, pour ce qui me concerne, je suis impatient de vous porter aussi la bonne nouvelle, à vous qui êtes à Rome. Je n'ai point honte, en effet, de l'évangile, car c'est une puissance de Dieu qui produit le salut pour tout croyant, Juif et Grec ; parce que la justice de Dieu y est révélée par la foi pour la foi, selon qu'il est écrit : « Or celui qui est juste par la foi vivra. » En effet, la colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui asservissent injustement la vérité, parce que ce que l'on connaît de Dieu leur est intérieurement manifesté, car Dieu le leur manifeste. En effet, ce qui en Lui est invisible, tant Sa puissance éternelle que Sa divinité, se fait voir depuis la création du monde par Ses œuvres, quand on y réfléchit ; en sorte qu'ils sont inexcusables, parce qu'ayant connu Dieu, ils ne L'ont point glorifié comme Dieu, ni ne Lui ont rendu grâces, mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur dépourvu d'intelligence s'est obscurci. Se donnant pour sages ils ont été atteints de folie, et ils ont échangé la gloire du Dieu incorruptible contre des simulacres faits à l'image de l'homme corruptible et des oiseaux et des quadrupèdes et des reptiles. C'est pourquoi Dieu les a livrés, dans les convoitises de leurs cœurs, à une impureté telle que leurs corps sont déshonorés parmi eux ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et rendu des hommages et un culte à la créature à l'exclusion du Créateur, qui est béni pour les siècles ! Amen ! C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : d'un côté, en effet, leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature, et de l'autre, les hommes, ayant aussi abandonné l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leur passion les uns pour les autres en perpétrant l'infamie d'hommes à hommes et recevant en eux-mêmes la rétribution qui était due à leur égarement. Et comme ils n'ont pas daigné retenir la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, de sorte qu'ils font ce qui est indigne, étant remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de perversité ; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malveillance ; délateurs, médisants, ennemis de Dieu, insulteurs, superbes, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d'intelligence, insensibles, impitoyables, lesquels, quoiqu'ils connaissent le décret de Dieu qui déclare dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement les pratiquent, mais encore approuvent ceux qui les commettent.

Deuxième lecture

Actes 24

Or, au bout de cinq jours, arrivèrent le grand prêtre Ananias avec quelques anciens et un certain Tertullus, avocat, lesquels adressèrent au gouverneur leur plainte contre Paul. Celui-ci ayant été appelé, Tertullus entama l'accusation en disant : « Nous reconnaissons, excellent Félix, en tout temps et en tous lieux, avec toute sorte de gratitude, que c'est à toi et aux réformes que ta prudence t'a dictées en faveur de cette nation, que nous devons la paix profonde dont nous jouissons ; mais, pour ne pas te retenir plus longtemps, je te prie de nous prêter, avec ta bonté ordinaire, un instant d'attention. Voici le fait : nous avons constaté que cet homme était une peste, qu'il provoquait des divisions parmi tous les Juifs de l'empire, et qu'il était le chef de la secte des Nazoréens ; il a même tenté de profaner le temple, c'est pourquoi nous l'avons arrêté, [et nous avons voulu le juger d'après notre loi ; mais le commandant Lysias étant survenu, l'a violemment arraché de nos mains et te l'a envoyé.] Tu pourras toi-même apprendre de lui, en l'interrogeant, tout ce dont nous l'accusons. » Les Juifs de leur côté se joignirent à l'accusation, prétendant qu'en effet les choses étaient ainsi. Paul, après que le gouverneur lui eut fait signe de prendre la parole, répliqua : « Sachant que tu es, depuis plusieurs années, juge de cette nation, j'entreprends avec confiance ma propre justification ; tu peux d'ailleurs t'assurer qu'il n'y a pas plus de douze jours que je suis arrivé pour adorer à Jérusalem, et ils ne m'ont point surpris discourant avec quelqu'un, ou cherchant à ameuter la foule dans le temple, ni dans les synagogues, ni dans la ville, et ils ne peuvent pas même établir devant toi ce dont ils m'accusent maintenant. Mais je te confesse que, conformément à la doctrine qu'ils appellent secte, je rends un culte au Dieu de mes pères, croyant ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes, et ayant en Dieu cette espérance, qu'eux-mêmes partagent aussi, qu'il y aura une résurrection, tant des justes que des injustes ; en conséquence, je m'applique aussi moi-même à avoir constamment une conscience irréprochable devant Dieu et devant les hommes. C'est, lorsqu'au bout de plusieurs années, j'étais venu pour faire dans ma nation des aumônes et des offrandes, qu'on m'a trouvé dans le temple occupé de cette manière à accomplir un vœu, sans avoir occasionné ni rassemblement ni bruit ; c'étaient quelques Juifs d'Asie ; ils auraient dû se présenter devant toi et m'accuser s'ils avaient eu de quoi le faire. Ou bien, que ceux qui sont ici disent eux-mêmes de quel crime ils m'ont trouvé coupable, lorsque j'ai comparu devant le sanhédrin, si ce n'est de cette seule parole que j'ai proférée pendant que je comparaissais au milieu d'eux : « C'est à propos de la résurrection des morts que je suis aujourd'hui mis en jugement devant vous. » Mais Félix les ajourna, parce qu'il savait mieux à quoi s'en tenir sur ce qui concernait la doctrine, après avoir dit : « Quand le commandant Lysias sera venu, j'examinerai plus à fond votre affaire. » Puis il ordonna au centurion qu'il fût tenu en prison, en jouissant d'une certaine liberté, et qu'on n'empêchât aucun des siens de lui rendre quelque service. Cependant au bout de quelques jours il vint avec sa femme Drusille, qui était juive, et il fit appeler Paul, et il l'écouta parler de la foi en Christ-Jésus. Mais, comme il discourait sur la justice, la tempérance et le jugement à venir, Félix s'en effraya et dit : « Pour le moment va-t-en, mais, quand j'en trouverai l'occasion, je te rappellerai. » En même temps il espérait aussi qu'il recevrait de l'argent de Paul ; aussi le faisait-il appeler à plus d'une reprise pour s'entretenir avec lui. Cependant, après que deux ans se furent écoulés, Félix reçut pour successeur Porcius Festus, et, voulant s'assurer de la gratitude des Juifs, Félix laissa Paul dans les chaînes.

Deuxième lecture

Jacques 4:1-10

D'où viennent les querelles et d'où viennent les luttes parmi vous ? N'est-ce pas de vos plaisirs qui guerroient dans vos membres ? Vous convoitez, et vous ne possédez pas ; vous êtes homicides et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir ; vous luttez et vous vous querellez. Vous ne possédez pas, parce que vous ne priez pas ; vous priez et vous ne recevez pas, parce que vous priez à mauvaise intention, afin de dépenser pour vos plaisirs. Épouses adultères, ne savez-vous pas que l'amour pour le monde est ennemi de Dieu ? Celui donc qui voudra être ami du monde, se montre ennemi de Dieu. Ou bien vous imaginez-vous que ce soit en vain que parle l'écriture ? C'est avec jalousie qu'il chérit l'esprit qu'il a fait habiter en nous, mais aussi Il accorde une plus grande grâce ; c'est pourquoi elle dit : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais aux humbles Il accorde grâce. » Soumettez-vous donc à Dieu, mais résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et Il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez votre cœur, vous qui êtes irrésolus. Sentez votre malheur, et prenez le deuil et pleurez ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en abattement. Humiliez-vous devant le Seigneur, et Il vous élèvera.

Évangile

Jean 6:27-33

travaillez à vous procurer, non la nourriture qui périt, mais la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle, laquelle le fils de l'homme vous donnera ; car c'est lui que le Père, je veux dire Dieu, a marqué de Son sceau. » Ils lui dirent donc : « Qu'avons-nous à faire pour accomplir l'œuvre de Dieu ? » Jésus leur répliqua : « C'est ici l'œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » Ils lui dirent donc : « Quel miracle fais-tu donc, toi, afin que nous le voyions et que nous te croyions ? Que travailles-tu à nous procurer ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, comme il est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. » Jésus leur dit donc : « En vérité, en vérité je vous le déclare, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel, mais mon Père vous donne le véritable pain venu du ciel ; car le pain de Dieu est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »

Évangile

Marc 6

Et il sortit de là. Et le sabbat étant venu, il commença à enseigner dans la synagogue, et le plus grand nombre étaient stupéfaits en l'entendant, et ils disaient : « D'où viennent à celui-ci ces choses ? » et : « Qu'est-ce que cette sagesse qui lui a été donnée, et les miracles de cette espèce qui se font par ses mains ? Celui-ci n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques et de Josès et de Judas et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Et Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie, et parmi ses parents, et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne pouvait faire là aucun miracle, sauf qu'ayant imposé les mains à quelques infirmes, il les guérit ; et il s'émerveilla de leur incrédulité. Et il appelle à lui les douze, et il commença à les envoyer deux par deux, et il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur ordonna de ne rien prendre pour la route, sauf un bâton seulement, point de pain, ni de besace, ni de monnaie dans la ceinture, mais de chausser des sandales, et de ne pas revêtir deux tuniques. Et il leur disait : « Partout où vous serez entrés dans une maison, restez-y jusques à ce que vous sortiez de là ; et l'endroit qui ne vous aura pas reçus, et où l'on ne vous aura pas écoutés, secouez en sortant de là la poussière qui est sous vos pieds pour leur servir de témoignage. » Et étant partis ils prêchèrent qu'on eût à se repentir, et ils chassaient plusieurs démons, et ils oignaient d'huile plusieurs malades, et ils les guérissaient. Et le roi Hérode ouït parler de lui, car son nom était devenu célèbre, et on disait : « Jean le baptiseur est ressuscité des morts, et c'est pourquoi les miracles s'opèrent par lui ; » mais d'autres disaient : « C'est Élie ; » tandis que d'autres disaient : « C'est un prophète comme l'un des prophètes. » Mais Hérode en ayant ouï parler, disait : « Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui qui est ressuscité. » En effet Hérode lui-même avait envoyé saisir Jean, et l'avait fait enchaîner en prison à cause d'Hérodias femme de Philippe son frère ; car il l'avait épousée, et Jean disait à Hérode : « Il ne t'est pas permis de posséder la femme de ton frère. » Mais Hérodias lui en gardait rancune, et elle voulait le faire mourir, et elle ne le pouvait pas, car Hérode craignait Jean ; sachant que c'était un homme juste et saint, il le protégeait ; et après l'avoir entendu, il était souvent inquiet, et il l'écoutait volontiers. Et un jour propice étant survenu, auquel Hérode, pour la fête anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands et aux généraux, et aux principaux de la Galilée, et sa fille Hérodias étant entrée et ayant dansé, elle plut à Hérode et aux convives. Or le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Et il lui dit avec serment : « Quoi que ce soit que tu me demandes, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Et étant sortie, elle dit à sa mère : « Que demanderai-je ? » Et elle lui dit : « La tête de Jean le baptiseur. » Et étant aussitôt rentrée avec empressement auprès du roi, elle lui adressa sa demande en disant : « Je veux que tu me donnes immédiatement sur un plat la tête de Jean le baptiseur. » Et le roi devenu tout triste, ne voulut pas, à cause de ses serments et des convives, lui manquer de parole ; et aussitôt le roi expédia un de ses gardes, avec l'ordre de rapporter sa tête ; et étant parti il le décapita dans la prison, et rapporta sa tête sur un plat, et il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Et ses disciples l'ayant appris vinrent et enlevèrent son cadavre, et ils le placèrent dans un tombeau. Et les apôtres se réunirent auprès de Jésus, et ils lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné. Et il leur dit : « Venez, vous seuls, dans un lieu désert à l'écart, et reposez-vous un peu. » En effet les allants et venants étaient nombreux, et ils n'avaient pas même le loisir de manger. Et ils s'en allèrent sur la barque dans un lieu désert à l'écart. Et on les vit partir, et plusieurs les reconnurent, et ils accoururent là à pied de toutes les villes, et ils les devancèrent. Et lorsqu'il aborda, il vit une foule nombreuse, et il fut ému de compassion envers eux, car ils étaient comme des brebis qui n'ont point de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. Et comme l'heure était déjà fort avancée, ses disciples s'étant approchés de lui disaient : « Ce lieu est désert, et l'heure est déjà fort avancée, renvoie-les, afin qu'ils aillent dans les campagnes et les villages d'alentour s'acheter de quoi manger. » Mais il leur répliqua : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Et ils lui disent : « Allons acheter pour deux cents deniers de pains, et donnons-leur à manger ! » Mais il leur dit : « Combien avez-vous de pains ? Allez le voir. » Et après s'en être assurés, ils disent : « Cinq, et deux poissons. » Et il leur ordonna que tout le monde s'assît, groupes par groupes, sur l'herbe verte ; et ils s'étendirent bandes par bandes de cent et de cinquante. Et après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, il prononça, en levant les yeux vers le ciel, une bénédiction ; puis il rompit les pains, et il les donnait aux disciples, afin qu'ils les leur offrissent ; et il distribua à tous les deux poissons. Et tous mangèrent et furent rassasiés ; et on emporta des morceaux de quoi remplir douze corbeilles, ainsi que des poissons. Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes. Et aussitôt il contraignit ses disciples à monter dans la barque et à passer les premiers sur l'autre rive, vers Bethsaïda, jusques à ce que lui-même eût renvoyé la foule. Et après les avoir congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. Et le soir étant venu, la barque se trouvait au milieu de la mer, et lui-même était seul à terre. Et les ayant vus battus par les flots, pendant qu'ils ramaient, car le vent leur était contraire, il vient vers eux à la quatrième veille de la nuit, en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. Mais eux, en le voyant marcher sur la mer, s'imaginèrent que c'était un fantôme, et ils poussèrent des cris ; car tous le virent et furent troublés ; mais aussitôt il leur parla et leur dit : « Courage, c'est moi, n'ayez pas peur ? » Et il monta auprès d'eux dans la barque, et le vent tomba. Et ils ressentirent en eux-mêmes une grande stupéfaction ; car ils n'avaient pas compris l'affaire des pains, mais leur cœur était endurci. Et ayant achevé leur traversée, ils touchèrent terre à Gennèsareth, et ils abordèrent. Et lorsqu'ils furent sortis de la barque, aussitôt qu'on l'eut reconnu, on parcourut toute cette contrée-là, et on se mit à transporter les malades sur leurs couchettes, partout où on entendait dire qu'il se trouvait. Et partout où il entrait dans les villages, ou dans les villes, ou dans les campagnes, on déposait les malades dans les places publiques, et on le sollicitait afin qu'ils pussent toucher, ne fût-ce que la frange de son manteau, et tous ceux qui le touchèrent étaient guéris.

Évangile

Luc 12:1-12

Sur ces entrefaites les myriades de la multitude s'étant agglomérées de manière à se fouler réciproquement, il se mit à dire à ses disciples : « Avant tout tenez-vous en garde contre le levain, je veux dire l'hypocrisie, des pharisiens ; mais il n'est rien de couvert qui ne doive être manifesté, ni rien de caché qui ne doive être connu. C'est pourquoi tout ce que vous avez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce dont vous avez parlé à l'oreille dans les chambres sera proclamé sur les toits. Mais je vous dis, à vous qui êtes mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus ; mais je vous montrerai qui vous avez à craindre. Craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne. Oui, je vous le dis, craignez Celui-là. Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as ? Eh bien, pas un seul d'entre eux n'est oublié devant Dieu ; mais les cheveux même de votre tête ont tous été comptés. Ne craignez point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Or je vous déclare que quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, le fils de l'homme se déclarera aussi pour lui devant les anges de Dieu ; mais celui qui m'aura renié devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. Et quiconque proférera une parole contre le fils de l'homme, il lui sera pardonné, mais à celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, il ne sera pas pardonné. Mais quand ils vous entraîneront devant les synagogues et les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez point de la forme ni des moyens de votre défense, ni de ce que vous pourrez dire ; car le Saint-Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu'il faut dire. »

Prière du soir — deuxième lecture

1 Corinthiens 7

Quant aux points sur lesquels vous m'avez écrit, je réponds qu'il est bon pour un homme de s'abstenir de femme ; toutefois que chacun, à cause des impudicités, ait sa propre femme, et que chacune ait son propre mari. Que le mari paie sa dette à sa femme, et la femme de même à son mari. La femme n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est le mari ; de même aussi le mari n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est la femme ; ne vous privez pas l'un de l'autre, si ce n'est momentanément d'un commun accord, afin de vaquer à la prière et de vous rapprocher de nouveau, afin que Satan ne vous séduise pas à la faveur de votre incontinence. Toutefois c'est par condescendance, et non comme un ordre, que je dis cela, car je voudrais que tous les hommes fussent comme moi ; mais chacun tient de Dieu une grâce particulière, l'un d'une façon, et l'autre d'une autre. Or, je déclare à ceux qui ne sont pas mariés, et aux veuves, qu'il leur est bon de demeurer dans l'état où je suis aussi ; mais s'ils manquent de continence, qu'ils se marient, car il vaut mieux se marier que de brûler. Quant à ceux qui sont mariés, je leur prescris (non pas moi toutefois, mais le Seigneur), que la femme ne se sépare pas de son mari ; (si toutefois elle s'en sépare, qu'elle demeure hors mariage, ou se réconcilie avec son mari) ; et que le mari ne répudie pas sa femme. Quant aux autres, c'est moi, et non le Seigneur, qui leur dis : si un frère a une femme incrédule, et que celle-ci consente à habiter avec lui, qu'il ne la répudie pas ; et qu'une femme qui a un mari incrédule, si celui-ci consent à habiter avec elle, qu'elle ne répudie pas son mari ; car le mari incrédule a été sanctifié par sa femme, et la femme incrédule a été sanctifiée par le frère, puisque autrement vos enfants seraient impurs, tandis qu'en fait ils sont saints. Mais si l'incrédule se sépare, qu'on le laisse faire ; le frère ou la sœur ne sont pas asservis dans des cas pareils, mais c'est pour vivre dans la paix que Dieu nous a appelés. En effet que sais-tu, ô femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu, ô homme, si tu sauveras ta femme ? Seulement, que chacun se conduise selon le lot que le Seigneur lui a départi, selon l'appel que Dieu lui a adressé ; et c'est ainsi que j'ordonne dans toutes les églises. Quelqu'un a été appelé étant circoncis, qu'il ne simule pas l'incirconcision. Quelqu'un a été appelé étant incirconcis, qu'il ne se fasse pas circoncire. La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien, mais ce qui est tout, c'est d'observer les commandements de Dieu. Que chacun demeure en l'état où il était quand il a été appelé : as-tu été appelé étant esclave, ne t'en fais point de souci, mais, quand même tu peux devenir libre, reste plutôt ce que tu es, car l'esclave qui a été appelé dans le seigneur est un affranchi du seigneur ; de même aussi l'homme libre qui a été appelé est un esclave de Christ. Vous avez été chèrement achetés ; ne devenez pas esclaves des hommes. Frères, que chacun demeure devant Dieu dans l'état où il était lorsqu'il a été appelé. Quant à ceux qui sont vierges, je ne possède aucun ordre du seigneur, mais je donne un avis, comme ayant reçu de la miséricorde du Seigneur la grâce d'être fidèle : je pense donc qu'il est bon, vu l'imminente crise, qu'il est bon, dis-je, à un homme d'être en cet état. Es-tu lié à une femme ? Ne cherche pas à t'en détacher. N'as-tu plus de femme ? Ne recherche pas de femme. Toutefois, quand même tu t'es marié, tu n'as pas péché, et si quelqu'un qui est vierge s'est marié, il n'a pas péché ; mais ceux qui agissent ainsi auront des tribulations en leur chair, tandis que moi je vous ménage. Or ce que je dis, frères, c'est que le temps qui reste est court, afin que ceux aussi qui ont des femmes soient comme n'en ayant pas, et ceux qui pleurent comme ne pleurant pas, et ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas, et ceux qui achètent comme ne possédant pas, et ceux qui usent du monde comme n'en abusant pas ; car la figure de ce monde passe ; or je voudrais que vous fussiez libres de toute inquiétude. Celui qui n'est pas marié s'inquiète des choses du Seigneur, et de la manière dont il plaira au Seigneur, tandis que celui qui est marié s'inquiète des choses du monde, et de la manière dont il plaira à sa femme, et il est partagé. La femme non mariée et la vierge s'inquiètent aussi des choses du Seigneur, afin d'être saintes, et de corps, et d'esprit, tandis que celle qui est mariée s'inquiète de la manière dont elle plaira à son mari. C'est dans votre intérêt que je vous parle ainsi, non pour vous prendre dans un filet, mais en vue de ce qui convient et de ce qui affermit dans le Seigneur sans distraction. Toutefois, si quelqu'un pense qu'il est inconvenant pour sa fille de la laisser dépasser la fleur de l'âge, et qu'il faut que cela se fasse ainsi, qu'il agisse comme il l'entend ; il ne pèche pas ; qu'ils se marient. Mais celui qui est parfaitement décidé en son cœur, qui, loin de subir aucune nécessité, possède le plein exercice de sa propre volonté, et qui a résolu en son cœur de conserver sa fille vierge, celui-là fera bien ; en sorte que celui qui marie sa fille vierge fera bien, et celui qui ne la marie pas fera mieux. Une femme est liée pendant tout le temps que vit son mari ; mais si son mari est venu à mourir, elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, que ce soit dans le seigneur ; toutefois, si elle demeure comme elle est, elle est plus heureuse à mon avis, car je m'imagine que moi aussi je possède l'esprit de Dieu.

Évangile

Actes 5

Mais un homme nommé Ananias, avec Sapphira sa femme, vendit une propriété, et il retint le prix de complicité avec sa femme, et, en ayant apporté une partie, il la déposa aux pieds des apôtres. Mais Pierre dit : « Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, pour que tu mentisses à l'esprit saint en retenant le prix du fonds de terre ? Est-ce qu'invendu, il ne te demeurait pas, et vendu, n'était-il pas à ta disposition ? Pourquoi as-tu pris ce parti en ton cœur ? Ce n'est pas aux hommes que tu as menti, mais à Dieu. » Or, en entendant ces paroles, Ananias tomba et expira. Et une grande crainte se répandit parmi tous les auditeurs. Cependant les plus jeunes s'étant levés l'enveloppèrent d'un linceul, et, l'ayant emporté, ils l'enterrèrent. Or il arriva, après un intervalle d'environ trois heures, que sa femme, ignorant ce qui était advenu, entra ; et Pierre s'adressant à elle : « Dis-moi si c'est pour ce prix-là que vous avez vendu le fonds de terre ? » Et elle dit : « Oui, c'est pour ce prix-là. » Sur quoi Pierre dit : « Pourquoi vous êtes-vous concertés pour tenter l'esprit du Seigneur ? Voici, les pieds de ceux qui ont enterré ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront aussi. » Or elle tomba aussitôt à ses pieds, et elle expira ; mais les jeunes gens étant entrés la trouvèrent morte, et, l'ayant emportée, ils l'enterrèrent auprès de son mari. Et une grande crainte se répandit dans toute l'église, et parmi tous ceux qui entendaient parler de ces choses. Or il se faisait par les apôtres de nombreux miracles et de nombreux prodiges parmi le peuple ; et ils se tenaient tous ensemble dans le portique de Salomon ; toutefois aucun des autres n'osait s'attacher à eux, mais le peuple les exaltait. Cependant il s'agrégeait toujours plus de gens qui croyaient au Seigneur, des multitudes d'hommes et de femmes ; en sorte que l'on apportait les malades même dans les rues, et qu'on les plaçait sur des couchettes et des grabats, afin que, au passage de Pierre, son ombre tout au moins couvrît quelqu'un d'eux. Or la multitude des villes voisines accourait aussi à Jérusalem, apportant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs, qui tous étaient guéris. Mais le grand prêtre s'étant levé, ainsi que tous les adhérents qui formaient le parti des sadducéens, ils furent remplis de jalousie ; et ils mirent les mains sur les apôtres, et ils les jetèrent dans une prison publique. Mais un ange du Seigneur ouvrit de nuit les portes de la prison, et, les en ayant tirés, il dit : « Allez, et, vous tenant dans le temple, annoncez au temple toutes les paroles de cette vie. » Ce qu'ayant ouï, ils entrèrent au point du jour dans le temple, et ils enseignaient. Cependant le grand prêtre et ses adhérents s'étant réunis convoquèrent le sanhédrin et toute l'assemblée sénatorienne des fils d'Israël, et ils envoyèrent à la prison, pour qu'on les amenât. Mais, quand les satellites furent arrivés à la prison, ils ne les y trouvèrent point, et ils revinrent faire leur rapport, en disant : « Nous avons trouvé la prison fermée avec le plus grand soin, et les gardes debout devant les portes, mais, après avoir ouvert, nous n'avons trouvé dedans personne, » Quand le chef des gardes du temple et les grands prêtres eurent ouï ces paroles, ils étaient incertains, par rapport à eux, de ce que cela deviendrait. Mais quelqu'un étant survenu leur fit ce rapport : « Voici, les hommes que vous avez mis en prison sont dans le temple et ils enseignent le peuple. » Alors le chef des gardes étant parti avec ses satellites les ramena toutefois sans violence, car ils craignaient d'être lapidés par le peuple, et, les ayant amenés, ils les firent comparaître devant le sanhédrin. Et le grand prêtre les interrogea en disant : « Nous vous avons formellement défendu d'enseigner en ce nom-là, et voici, vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement, et vous voulez faire retomber sur nous le sang de cet homme-là. » Mais Pierre et les apôtres répliquèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus que vous aviez tué en le pendant au bois ; c'est lui que Dieu a élevé à Sa droite comme prince et sauveur, pour donner à Israël la repentance et la rémission des péchés ; et c'est en sa personne que nous avons été témoins de ce que nous venons de dire, et Dieu a donné l'esprit saint à ceux qui lui obéissent. » Ce qu'ayant ouï, ils en étaient furieux, et ils voulaient les faire périr. Mais un certain pharisien, nommé Gamaliel, docteur de la loi fort estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin et demanda qu'on fit sortir pour un instant ces hommes ; puis il leur dit : « Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire relativement à ces hommes-là. En effet, il y a quelque temps qu'a surgi Theudas, qui se donnait pour un personnage important et auquel s'étaient ralliés environ quatre cents hommes ; il a été tué, et tous ceux qui l'avaient suivi ont été mis en déroute et se sont réduits à rien. Après celui-là a surgi Judas le Galiléen, à l'époque du recensement, et il a entraîné du monde après lui ; lui aussi a péri, et tous ceux qui l'avaient suivi ont été dispersés. Et maintenant je vous dis : Renoncez à vous occuper de ces hommes-là, et laissez-les aller, — car si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle sera détruite, mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez les détruire, — de peur de vous montrer aussi les adversaires de Dieu. » Or ils se laissèrent persuader par lui, et ayant rappelé les apôtres, ils leur ordonnèrent, après les avoir fait fustiger, de ne point parler au nom de Jésus et ils les relâchèrent. Pour eux donc, ils se retiraient joyeux de devant le sanhédrin, parce qu'ils avaient été jugés dignes d'être traités avec ignominie pour le nom ; et ils ne cessaient, chaque jour, d'enseigner et d'annoncer la bonne nouvelle de Christ Jésus, dans le temple et dans les maisons.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.