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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Actes 12:1-11

Or, ce fut en ce temps-là que le roi Hérode prit des mesures pour maltraiter quelques-uns des membres de l'Église. Il fit périr Jacques, le frère de Jean, par l'épée, et, voyant que cela plaisait aux Juifs, il fit en outre arrêter Pierre ; (or c'étaient les jours des pains sans levain) ; l'ayant aussi fait saisir il le jeta en prison, en chargeant de le garder quatre escouades de quatre soldats, avec l'intention de le faire comparaître après la Pâque devant le peuple. Pierre donc était gardé dans la prison, tandis que l'Église adressait pour lui d'incessantes prières. Mais, lorsque Hérode allait le faire comparaître, Pierre se trouvait, cette nuit-là, endormi entre deux soldats ; il avait été chargé d'une double chaîne, et des gardes placés devant la porte veillaient sur la prison. Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans le cachot, et ayant frappé Pierre sur le flanc il l'éveilla en disant : « Lève-toi promptement, » et les chaînes tombèrent de ses mains. Mais l'ange lui dit : « Ceins ta ceinture et chausse tes sandales ; » c'est ce qu'il fît ; puis il lui dit : « Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi, » et étant sorti il le suivit. Et il ignorait que ce qui s'était fait par l'ange fût vrai, mais il s'imaginait avoir une vision. Après qu'ils eurent traversé la première et la seconde porte, ils arrivèrent à la porte de fer qui conduisait dans la ville ; elle s'ouvrit d'elle-même devant eux, et étant sortis, ils s'avancèrent dans une rue, et aussitôt l'ange le quitta. Et Pierre étant revenu à lui, dit : « Maintenant je sais certainement que le Seigneur a envoyé Son ange, et qu'il m'a délivré des mains d'Hérode et de tout ce qu'attendait le peuple juif. »

Première lecture

Ésaïe 36

Et il arriva, la quatorzième année du roi Ézéchias, que Sanchérib, roi d'Assyrie, s'avança sur toutes les villes fortes de Juda et s'en empara. Et le roi d'Assyrie envoya Rabsaké de Lachis à Jérusalem contre le roi Ézéchias avec de grandes forces : et il fit halte à l'aqueduc de l'étang supérieur sur le chemin du champ du foulon. Alors vinrent à lui Eliacim, fils de Hilkia, préfet du palais, et Sebna le secrétaire, et Joach, fils d'Asaph, le chancelier. Et Rabsaké leur dit : Dites à Ézéchias : Ainsi parle le Grand Roi, le roi d'Assyrie : Qu'est-ce que cette confiance que tu montres ? Je te le dis, purs vains discours que de parler de tes moyens et de tes forces pour la guerre. Eh bien ! dans qui te confies-tu, pour t'être révolté contre moi ? Voici, tu te confies dans l'appui de ce roseau cassé, dans l'Egypte, qui pénètre et perce la main de quiconque s'y appuie ; tel est Pharaon, roi d'Egypte, pour tous ceux qui se confient en lui. Et si tu me dis : C'est dans l'Éternel notre Dieu que nous nous confions ! N'est-ce pas lui, [te répondrai-je], dont Ézéchias a détruit les hauts lieux et les autels, et a dit à Juda et à Jérusalem : C'est devant cet autel que vous adorerez ? Et maintenant, fais donc un défi à mon maître, le roi d'Assyrie, et je te donnerai deux mille chevaux, si tu peux te donner les cavaliers pour les monter ! Et comment repousserais-tu un seul général, l'un des moindres serviteurs de mon maître ?… Ainsi tu mets ta confiance dans l'Egypte pour les chars et la cavalerie. Et puis, est-ce malgré l'Éternel que j'ai marché contre ce pays afin de le ravager ? L'Éternel m'a dit : Marche contre ce pays et ravage-le ! Et Eliacim et Sebna et Joach dirent à Rabsaké : Parle donc à tes serviteurs en syriaque, car nous le comprenons, et ne nous parle pas en hébreu aux oreilles du peuple qui est sur la muraille. Et Rabsaké dit : Est-ce à ton Seigneur et à toi que mon Seigneur m'a envoyé pour dire ces paroles ? N'est-ce pas plutôt à ces hommes assis sur la muraille, pour se nourrir de leurs excréments et s'abreuver de leur urine avec vous ? Alors Rabsaké s'approcha, et criant à haute voix il dit en hébreu : Écoutez les paroles du Grand Roi, du roi d'Assyrie. Ainsi parle le Roi : Ne vous laissez pas abuser par Ezéchias, car il est incapable de vous sauver, et ne vous laissez pas inspirer par Ézéchias de la confiance en l'Éternel, quand il dit : L'Éternel nous sauvera ! cette ville ne sera pas livrée aux mains du roi d'Assyrie. N'écoutez pas Ézéchias ! Car ainsi parle le roi d'Assyrie : Faites la paix avec moi, et rendez-vous à moi et vous vous nourrirez chacun de sa vigne et chacun de son figuier, et vous boirez chacun l'eau de sa citerne, jusqu'à ce que je vienne et vous emmène dans un pays pareil à votre pays, pays de blé et de moût, pays de pain et de vignoble. Ne vous laissez pas séduire par Ézéchias, quand il vous dit : L'Éternel nous sauvera ! Les dieux des nations ont-ils chacun d'eux sauvé son pays de la main du roi d'Assyrie ? Où sont les dieux de Hamath et d'Arpad ? Où les dieux de Sepharvaïm ? et est-ce qu'ils ont sauvé Samarie de ma main ? De tous les dieux de ces pays lequel est-ce qui a sauvé son pays de ma main, que l'Éternel doive sauver Jérusalem de ma main ? – Alors ils se turent et ne lui répondirent mot : car c'était l'ordre du Roi qui avait dit : Vous ne lui répondrez pas. Et Eliacim, fils de Hilkia, préfet du palais, et Sebna le secrétaire, et Joach, fils d'Asaph, le chancelier, vinrent auprès d'Ézéchias, les habits déchirés, et lui rapportèrent les discours de Rabsaké.

Première lecture

2 Rois 20:1-11

Dans ces jours-là Ezéchias fut malade à la mort. Alors Ésaïe, fils d'Amots, le prophète, vint le trouver et lui dit : Ainsi parle l'Éternel : Donne tes ordres pour ta maison, car tu mourras et ne guériras point. Alors Ezéchias tourna son visage vers la paroi et fit sa prière à l'Éternel en ces termes : Oh ! Éternel, daigne te rappeler que j'ai marché en ta présence avec fidélité et avec un cœur non partagé, et pratiqué ce qui est bien à tes yeux. Et Ezéchias versa d'abondantes larmes. Et Ésaïe qui était sorti, n'avait pas atteint le milieu de la cour, que la parole de l'Éternel lui fut adressée en ces termes : Retourne et dis à Ezéchias, prince de mon peuple : Ainsi parle l'Éternel, Dieu de David, ton père : J'ai entendu ta prière, vu tes larmes ; voici, je vais te rétablir : dans trois jours tu monteras au temple de l'Éternel. Et j'ajouterai à tes jours quinze années et te sauverai de la main du roi d'Assyrie, ainsi que cette ville, et je protégerai cette ville pour l'amour de moi, et pour l'amour de David, mon serviteur. Et Ésaïe dit : Procurez un gâteau de figues. Et on l'apporta, et l'appliqua sur l'ulcère, et il guérit. Et Ezéchias dit à Ésaïe : Quel signe me prouvera que l'Éternel va me rétablir et que dans trois jours je monterai au temple de l'Éternel ? Et Ésaïe dit : Aie ceci comme signe de par l'Éternel de l'exécution de la promesse à toi faite par l'Éternel : L'ombre doit-elle avancer de dix degrés ou reculer de dix degrés ? Et Ezéchias dit : Il est facile que l'ombre se projette de dix degrés : non ! il faut que l'ombre recule de dix degrés. Alors Ésaïe, le prophète, invoqua l'Éternel, et Il fit reculer l'ombre au cadran solaire où elle était descendue, au cadran solaire d'Achaz, de dix degrés.

Prière du matin — première lecture

Deutéronome 16

Observe le mois des épis pour faire la Pâque à l'Éternel, ton Dieu ; car c'est dans le mois des épis que l'Éternel, ton Dieu, t'a retiré de l'Egypte, pendant la nuit. Et sacrifie comme Pâque à l'Éternel, ton Dieu, du menu et du gros bétail, dans le lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu, pour y fixer son nom. Et tu ne mangeras en même temps rien de fermenté ; pendant sept jours tu y joindras des azymes, pain du malheur, parce que tu sortis à la précipitée du pays d'Egypte ; afin que tu te souviennes toute ta vie du jour de ta sortie du pays d'Egypte. Et qu'il ne paraisse pas de levain chez toi dans tout ton territoire pendant sept jours, et que de la chair du sacrifice que tu feras le soir du premier jour, rien ne soit conservé au delà de la nuit jusqu'au matin. Tu n'as pas la faculté de faire le sacrifice de la Pâque dans l'une de tes villes que l'Éternel, ton Dieu, te donne ; mais c'est dans le lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu, pour y fixer son nom, que tu feras le sacrifice de la Pâque, le soir au coucher du soleil, moment de ta sortie de l'Egypte. Et fais-le cuire et le mange dans le lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu, et le matin retourne-t'en et prends le chemin de tes tentes. Pendant six jours tu mangeras des azymes, et le septième jour il y aura solennelle convocation en l'honneur de l'Éternel, ton Dieu, tu t'abstiendras de tout travail. Tu compteras sept semaines ; à partir du moment où la faux commence à être mise aux blés, tu commenceras à compter sept semaines. Puis célèbre la fête des Semaines en l'honneur de l'Éternel, ton Dieu, calculant l'oblation volontaire de ta main, que tu offriras, d'après la bénédiction que t'aura accordée l'Éternel, ton Dieu ; et tu te réjouiras devant l'Éternel, ton Dieu, toi et ton fils et ta fille et ton serviteur et ta servante et le Lévite qui est dans tes Portes et l'étranger et l'orphelin et la veuve qui sont au milieu de toi, dans le lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu, pour y fixer son nom ; et tu te rappelleras que tu fus esclave en Egypte, pour garder et mettre en pratique tous ces statuts. Tu célébreras la fête des loges pendant sept jours, lorsque tu auras retiré tes récoltes de ton aire et de ton pressoir. Et réjouis-toi dans cette fête, toi et ton fils et ta fille et ton serviteur et ta servante et le Lévite et l'étranger et l'orphelin et la veuve qui sont dans tes Portes. Tu fêteras sept jours en l'honneur de l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu que choisira l'Éternel. Car l'Éternel, ton Dieu, te bénira dans toute ta récolte et dans tout le travail de tes mains, afin que tu n'aies que de la joie. Trois fois dans l'année, tous tes hommes se présenteront devant la face de l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu'il choisira, à la fête des azymes, et à la fête des Semaines, et à la fête des loges, et l'on ne paraîtra pas devant l'Éternel, les mains vides, mais chacun selon ce qu'il peut offrir en raison de l'abondance dont l'Éternel, ton Dieu, t'aura béni. Tu établiras sur toi des Juges et des magistrats dans toutes tes Portes que te donnera l'Éternel, ton Dieu, d'après tes Tribus, afin qu'ils jugent le peuple d'un jugement juste. Tu ne feras pas fléchir le droit, et tu ne feras pas acception des personnes, et tu n'accepteras point de présents, car les présents aveuglent les yeux des sages et gâtent les causes des justes. La justice, la justice est le but que tu as à poursuivre afin que tu vives et te rendes maître du pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. Tu ne planteras point d'Aschères d'aucune espèce d'arbres, à côté de l'Autel de l'Éternel, ton Dieu, que tu te construiras, et n'élèveras point des statues que hait l'Éternel, ton Dieu.

Épître

Actes 2:1-11

Et, quand vint le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu, et il survint tout à coup du ciel un bruit semblable à celui d'un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis, et des langues séparées, qui semblaient de feu, leur apparurent, et il s'en posa une sur chacun d'eux, et ils furent tous remplis d'esprit saint, et ils commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'esprit leur donnait de s'exprimer. Or, se trouvaient établis à Jérusalem des Juifs pieux venus de chez toutes les nations qui habitent sous le ciel ; et, quand ce bruit eut eu lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans son propre idiome. Or tous étaient stupéfaits et ils disaient dans leur étonnement : « Voici, tous ces gens-là qui parlent ne sont-ils pas des Galiléens ? Et comment chacun de nous entend-il dans son idiome natal — Parthes et Mèdes et Élamites, et ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée et la Cappadoce, le Pont et l'Asie, la Phrygie et la Pamphylie, l'Egypte et les régions de la Libye voisine de Cyrène, et les voyageurs venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, — comment les entendons-nous parler dans nos propres langues des hauts faits de Dieu ? »

Première lecture

Proverbes 9

La sagesse a édifié sa maison, et en a taillé les sept colonnes ; elle a égorgé ses victimes, mêlé son vin, et dressé sa table. Envoyant ses suivantes elle invite, du faîte des hauteurs de la ville : « Quiconque est faible, qu'il entre ici ! » Et elle dit à qui manque de sens : « Venez, mangez de mon pain, et buvez du vin que j'ai mêlé ! Renoncez à la faiblesse, et vous aurez la vie, et suivez la voie de la raison ! Qui corrige le moqueur, s'attire un affront, et qui reprend l'impie, un outrage. Ne corrige pas le moqueur, de peur qu'il ne te haïsse ! Corrige le sage, et il t'aimera ! Donne au sage, il devient plus sage encore ; instruis le juste, il augmente sa science. Le principe de la sagesse, c'est la crainte de l'Éternel ; et la connaissance du Très-haut, c'est l'intelligence. Oui, je multiplie le nombre de tes jours, et j'augmente celui de tes années de vie. Es-tu sage, c'est pour toi que tu es sage ; et, si tu es un moqueur, seul tu en subiras la peine. » Il est encore une femme, la folie ; elle est agitée, irréfléchie et ignorante de toutes choses. Elle se place à la porte de sa maison, sur un siège au haut de la ville, pour inviter les passants, qui marchent droit dans leur voie : « Que les faibles entrent ici ! » Et elle dit à celui qui manque de sens : « L'eau dérobée est douce, et le pain mangé en cachette est agréable. » Et il ne sait pas que là sont les ombres, et que ses invités sont dans les vallées des Enfers.

Prière du matin — deuxième lecture

Romains 8:1-18

Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus ; car la loi de l'Esprit de vie t'a affranchi en Christ-Jésus de la loi du péché et de la mort. En effet, ce qui était impossible à la loi, parce que la chair la rendait impuissante, Dieu, en envoyant Son propre fils avec une chair semblable à celle du péché, et à cause du péché, a condamné le péché dans la chair, afin que ce qu'a décrété la loi s'accomplit en nous, qui ne nous conduisons pas selon la chair, mais selon l'Esprit. Car ceux qui vivent selon la chair s'intéressent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'Esprit s'intéressent aux choses de l'Esprit. En effet l'affection de la chair donne la mort, tandis que l'affection de l'Esprit donne la vie et la paix, parce que l'affection de la chair est inimitié contre Dieu ; en effet elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ; car aussi bien ne le peut-elle pas. Or ceux qui vivent dans la chair ne peuvent plaire à Dieu ; mais pour vous, vous ne vivez pas dans la chair, mais dans l'Esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu'un ne possède pas l'Esprit de Christ, celui-là ne lui appartient point. Au contraire, si Christ est en vous, votre corps est mort, il est vrai, à cause du péché, mais votre esprit est vie, à cause de la justice. Or, si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, à cause de Son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons contracté une obligation, non pas envers la chair pour vivre selon la chair, car si vous vivez selon la chair, vous devez mourir, tandis que, si par l'esprit vous faites mourir les actes du corps, vous vivrez ; car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu, ce sont ceux-là qui sont fils de Dieu. En effet vous n'avez pas reçu un esprit d'esclavage pour derechef vivre sous la crainte, mais vous avez reçu un esprit d'adoption, dans lequel nous nous écrions : Abba ! Père ! L'Esprit lui-même atteste avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si du moins nous souffrons avec lui, afin d'être aussi glorifiés avec lui. Car je pense que les souffrances du temps actuel ne méritent pas d'être mises en balance avec la gloire qui va nous être révélée ;

Psaume responsorial

Psaumes 111

Alléluia ! Je loue l'Éternel de tout mon cœur, dans la réunion des justes et dans l'assemblée ! Les œuvres de l'Éternel sont grandes, telles que tous leurs désirs peuvent les souhaiter. Ce qu'il opère, est splendeur et magnificence, et sa justice demeure éternellement. Il a assuré une mémoire à ses miracles, l'Éternel est miséricordieux et clément. Il a donné la nourriture à ceux qui le craignaient, Il garde de son alliance un souvenir éternel. Il a révélé à son peuple la puissance de ses actes, en lui donnant la propriété des nations. Les œuvres de ses mains sont vérité et justice, tous ses commandements sont sûrs, stables pour jamais, pour l'éternité, tracés selon la vérité et la droiture. Il a dispensé le salut à son peuple, et sanctionné son alliance pour l'éternité. Son nom est saint et redoutable. La crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse ; qui s'y conforme a la bonne prudence. Sa gloire demeure éternellement.

Évangile

Jean 14:23-31

Jésus lui répliqua : « Si quelqu'un m'aime il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons vers lui et nous ferons un séjour chez lui ; celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles ; et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé. Je vous ai dit ces choses pendant que je demeurais près de vous, mais le défenseur, l'Esprit Saint qu'enverra le Père en mon nom, celui-là vous instruira de tout, et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit. Pour moi, je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n'est pas comme donne le monde, que je vous donne. Que votre cœur ne se trouble point et qu'il ne s'effarouche point. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m'en vais, et, je viens à vous ; si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais vers le Père, parce que le Père est plus grand que moi. Et maintenant, je vous l'ai dit avant que cela ait eu lieu, afin que, lorsque cela aura eu lieu, vous croyiez. Je ne parlerai plus de beaucoup de choses avec vous, car le chef du monde vient, et il ne me peut rien, mais, afin que le monde sache que j'aime le Père, et que j'agis conformément à l'ordre que le Père m'a donné, levez-vous, sortons d'ici. »

Psaume responsorial

Psaumes 135

Alléluia ! Louez le nom de l'Éternel, louez-le, serviteurs de l'Éternel, qui vous tenez dans la maison de l'Éternel, dans les parvis de la maison de notre Dieu ! Louez Dieu ! car l'Éternel est bon ; célébrez son nom ! car Il est clément. Car l'Éternel s'est choisi Jacob, Israël, pour son héritage. Car je sais que l'Éternel est grand, et notre Seigneur, plus grand que tous les dieux. Tout ce qu'il veut, l'Éternel le fait, dans les Cieux et sur la terre, dans les mers et dans tous les abîmes. C'est lui qui fait lever les nuages des bouts de la terre, succéder la pluie à la foudre, et sortir les vents de ses arsenaux ; qui frappa les premiers-nés de l'Egypte, depuis les hommes jusqu'aux animaux ; produisit dans ton sein, ô Egypte, des signes et des miracles contre Pharaon et tous ses serviteurs ; Qui défit des peuples nombreux, et ôta la vie à des rois puissants, à Sihon, roi de l'Amoréen, et à Og, roi de Basan, et à tous les rois de Canaan, et donna leur pays en héritage, en héritage à Israël, son peuple. Seigneur, ton nom est éternel, et ta mémoire se transmet d'âge en âge. Car l'Etemel est le défenseur de son peuple, et Il prend pitié de ses serviteurs. Les idoles des nations sont de l'argent et de l'or, c'est l'ouvrage de mains d'homme. Elles ont une bouche, et ne parlent point ; des yeux, et ne voient point ; des oreilles, et n'entendent point ; et même leur bouche ne respire point ; semblables à elles sont ceux qui les fabriquent, tous ceux qui mettent en elles leur confiance. Maison d'Israël, bénissez l'Éternel ! Maison d'Aaron, bénissez l'Éternel ! Maison de Lévi, bénissez l'Éternel ! Adorateurs de l'Éternel, bénissez l'Éternel ! Que de Sion l'Éternel soit béni, lui qui réside en Jérusalem ! Alléluia !

Psaume responsorial

Psaumes 10

Éternel, pourquoi te tiens-tu à l'écart, te caches-tu dans des temps de détresse ? Le malheureux pâtit de l'orgueil des impies, il se prend dans les trames qu'ils ourdissent, Car l'impie fait gloire de sa convoitise, et le ravisseur maudit, méprise l'Éternel. L'impie présomptueux est sans inquiétude : « Il n'y a point de Dieu ! » voilà toutes ses pensées. Le succès est sur sa route en tout temps ; il n'élève point ses regards jusques à tes jugements ; sur ses ennemis il souffle avec dédain. Il dit en son cœur : « Je suis inébranlable, d'âge en âge à l'abri des revers. » Sa bouche est pleine de parjure, de fraude et de malice, et sa langue recèle la violence et la ruine. Posté en embuscade près des hameaux, en guet-apens il tue les innocents, et dans l'ombre son œil épie le malheureux. Il guette de sa retraite, comme le lion de son repaire, il guette pour saisir le malheureux ; il saisit le malheureux, le tirant dans son filet. Il se tapit, il se baisse, et entre ses griffes tombe le malheureux. Il dit en son cœur : « Dieu oublie ! Il voile sa face, et ne regarde jamais ! » Debout ! Éternel ! ô Dieu, lève ta main ! N'oublie pas les malheureux ! Pourquoi l'impie a-t-il pour Dieu ce mépris, dit-il en son cœur : « Tu ne recherches pas » ? Tu as vu ! car tu as l'œil sur la douleur et la peine, et tu l'inscris sur ta main ; le malheureux s'en remet à toi ; pour l'orphelin tu fus toujours un aide. Brise le bras de l'impie, et du méchant recherche le crime, afin que tu ne le retrouves plus ! Le Seigneur est un Roi permanent, éternel ; de son pays les nations sont exterminées. Éternel, tu entends les vœux des misérables, tu fortifies leur cœur, tu inclines ton oreille, tu fais droit à l'orphelin et au pauvre, afin que de la terre désormais l'homme ne te brave plus.

Psaume responsorial

Psaumes 9

Au maître chantre. Avec voix de jeunes filles. Sur bénites. Cantique de David. Je loue l'Éternel de tout mon cœur ; je vais dire toutes tes merveilles, l'allégresse et la joie que je trouve en toi, chanter ton nom, ô Très-haut ! Car mes ennemis se retirent en arrière, chancellent et disparaissent à ta vue ! Car tu défends ma cause et mon droit, tu sièges sur ton trône en juste juge. Tu tances les peuples, détruis les impies, effaces leur nom pour toujours, à jamais. Mes ennemis sont perdus, ruines éternelles ! Tu as détruit leurs villes, leur mémoire a péri ! Oui, l'Éternel règne à perpétuité, Il a pour le jugement disposé son trône, et Il juge le monde avec justice, et rend aux peuples des sentences équitables. Et l'Éternel est un refuge pour le pauvre, un refuge dans les temps de détresse. Ils se confient en toi ceux qui connaissent ton nom ; car tu ne délaisses pas ceux qui te cherchent, Éternel. Chantez l'Éternel, qui réside en Sion, racontez aux nations ses hauts faits ! Car, vengeur du sang, Il se souvient d'eux, Il n'oublie pas le cri des malheureux. Sois-moi propice, Éternel ! Vois la misère où mes ennemis me réduisent ; retire-moi des portes de la mort, afin que je publie toute ta louange aux Portes de la fille de Sion, me réjouissant de ton secours ! Les nations enfoncent dans la fosse qu'elles ont creusée ; leur pied se prend au filet qu'elles ont caché. L'Éternel s'est montré ; Il a fait justice, en enlaçant l'impie dans l'ouvrage même de ses mains. (Harpes. Pause) Les impies vont dans les Enfers, et de même tous les peuples qui ont oublié Dieu. Car toujours le pauvre ne sera pas oublié, et l'espoir des malheureux n'est pas à jamais perdu. Lève-toi, Éternel, afin que l'homme ne s'élève pas, afin que les nations soient jugées devant toi ! Mets, Éternel, ta terreur sur elles ! que les peuples sentent qu'ils ne sont que des hommes. (Pause)

Prière du soir — première lecture

Ésaïe 11

Mais il sort un rameau de la souche d'Isaï, et un rejeton naît de ses racines ; et l'Esprit de l'Éternel repose sur lui, l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel. Il prend son plaisir dans la crainte de l'Éternel, et ne juge point d'après le regard de ses yeux, ni ne décide d'après l'ouïe de ses oreilles ; et il juge avec justice les petits, et il est un arbitre équitable pour les malheureux de la terre, et il frappe la terre de la verge de sa bouche, et du souffle de ses lèvres donne la mort à l'impie ; et la justice est la ceinture de ses reins, et la fidélité la ceinture de ses flancs. Alors le loup gîtera avec l'agneau, et la panthère se couchera près du chevreau ; le veau, le lionceau et le gras bétail vivront ensemble, et un petit garçon sera leur conducteur ; et la génisse et l'ourse brouteront ensemble, leurs petits seront couchés ensemble, et le lion comme le bœuf mangera du fourrage, et l'enfant qu'on allaite se jouera près du trou de la vipère, et celui qu'on sèvre présentera sa main au gîte du basilic. Il n'y aura plus ni mal ni corruption sur toute ma sainte montagne, car la connaissance de l'Éternel remplira la terre, comme les eaux couvrent le fond de la mer. Et dans ce même temps, le rejeton d'Isaï sera là comme un étendard pour les peuples ; les nations s'adresseront à lui, et sa demeure est glorieuse. Et dans ce même jour, le Seigneur étendra une seconde fois sa main pour racheter le reste de son peuple, qui sera échappé de l'Assyrie et de l'Egypte, et de Pathros et de l'Ethiopie, et d'Élam et de Sinear, et de Hamath et des îles de la mer. Et Il dressera un étendard pour les peuples, et des quatre bouts de la terre Il recueillera ceux d'Israël qui furent expulsés, et Il rassemblera ceux de Juda qui furent dispersés. Alors la jalousie d'Éphraïm disparaîtra, et les hommes hostiles de Juda seront exterminés ; Éphraïm ne sera plus jaloux de Juda, et Juda ne sera plus hostile à Ephraïm : et ils voleront sur l'épaule des Philistins à l'occident, ensemble ils pilleront les enfants de l'orient, sur Édom et Moab ils porteront la main, et les enfants d'Ammon leur seront assujettis. Alors l'Éternel desséchera le bras de la mer d'Egypte, et agitera sa main sur le Fleuve avec son souffle terrible, et le partagera en sept canaux, afin qu'on le passe avec une chaussure. Et il y aura une chaussée pour le reste de mon peuple, qui sera échappé de l'Assyrie, comme il y en eut une pour Israël, au jour de la sortie du pays d'Egypte.

Deuxième lecture

1 Pierre 4

Christ ayant donc souffert quant à la chair, armez-vous aussi des mêmes dispositions, car celui qui a souffert quant à la chair a été délivré quant aux péchés, en sorte que ce n'est plus sur les convoitises humaines, mais sur la volonté de Dieu, qu'il doit régler le temps qui lui reste à vivre en la chair ; c'est assez, en effet, d'avoir pendant le temps passé accompli la volonté des Gentils en vivant dans la débauche, les convoitises, l'ivrognerie, les excès, les orgies et les idolâtries criminelles ; aussi sont-ils étonnés de ce que vous ne vous précipitez pas avec eux dans le même débordement de dissolution, et ils vous calomnient, eux qui rendront compte à Celui qui va juger les vivants et les morts ; car la bonne nouvelle a été annoncée aussi aux morts, afin que d'un côté ils fussent jugés comme les hommes, quant à la chair, et que de l'autre côté ils vécussent comme Dieu, quant à l'esprit. Or la fin de toutes choses approche ; soyez donc sages et sobres pour vaquer aux prières ; ayant avant tout, les uns pour les autres, une ardente charité, car la charité couvre une multitude de péchés ; exerçant sans murmure l'hospitalité réciproque ; chacun selon le don qu'il a reçu, le mettant au service des autres, comme de bons administrateurs des diverses grâces de Dieu ; si quelqu'un parle, que ce soit comme il convient aux oracles de Dieu ; si quelqu'un exerce un ministère, que ce soit comme usant de la force que Dieu dispense, afin qu'en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, auquel appartiennent la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles. Amen ! Bien-aimés ! Ne vous étonnez pas du feu allumé au milieu de vous pour vous induire en tentation, comme s'il vous advenait quelque chose d'étrange ; mais, selon que vous prenez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez aussi avec allégresse. Si vous êtes insultés à cause du nom de Christ, bienheureux êtes-vous, car l'esprit de gloire, qui est aussi l'esprit de Dieu, repose sur vous. Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier ou voleur ou malfaiteur, ou comme s'immisçant dans les affaires d'autrui ; mais, si c'est comme chrétien, qu'il n'en rougisse pas, mais que plutôt il glorifie Dieu de ce nom même. Le moment est en effet venu de commencer le jugement par la maison de Dieu, mais si d'abord c'est par vous, quelle sera la fin de ceux qui sont rebelles à l'évangile de Dieu ? Et si c'est à grand'peine que le juste est sauvé, eh bien ! l'impie et le pécheur où le verra-t-on ? Ainsi donc, que ceux aussi qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en pratiquant ce qui est bien.

Deuxième lecture

1 Corinthiens 1

Paul, appelé à être apôtre de Christ Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, à l'église de Dieu qui est dans Corinthe, et dont les membres sanctifiés en Christ Jésus sont appelés à être saints, ainsi qu'à tous ceux qui invoquent le nom de notre seigneur Jésus-Christ en tous lieux, les leurs et les nôtres : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par le seigneur Jésus-Christ ! Je rends perpétuellement des actions de grâces à Dieu pour vous, à cause de la grâce de Dieu qui vous a été donnée en Christ Jésus, car vous avez été enrichis en lui de toute manière en tout ce qui concerne le discours et la connaissance, à proportion de ce que le témoignage de Christ s'est affermi en vous, en sorte que vous n'êtes dépourvus d'aucun don, vous qui attendez la révélation de notre seigneur Jésus-Christ, qui, de son côté, vous affermira jusques à la fin, de sorte que vous serez irrépréhensibles dans la journée de notre seigneur Jésus. Il est fidèle, Dieu par qui vous avez été appelés à être associés à Son fils Jésus notre Seigneur ! Mais je vous exhorte, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous le même langage, et à ce qu'il n'y ait pas de divisions parmi vous, mais que vous soyez parfaitement unis d'intelligence et d'opinion. Car j'ai été informé en ce qui vous concerne, mes frères, par les gens de Chloé, qu'il y a des querelles parmi vous ; je veux dire, que chacun de vous s'exprime ainsi : « Quant à moi je tiens pour Paul » — « Moi, c'est pour Apollos. » — « Moi, c'est pour Céphas. » — « Moi, c'est pour Christ. » Christ est-il partagé ? Est-ce que Paul a été crucifié pour vous, ou bien est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? Je rends grâces de ce que je n'ai baptisé aucun de vous, sauf Crispus et Gaïus, afin que personne ne dise que vous avez été baptisés en mon nom ; j'ai bien encore baptisé la famille de Stéphanas ; du reste je ne sache pas que j'aie baptisé quelque autre personne. En effet Christ ne m'a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; mais non pas avec une sagesse éloquente, afin que la croix de Christ ne fût pas rendue vaine ; car, tandis que la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent, pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu ; en effet il est écrit : « Je détruirai la sagesse des sages, J'anéantirai l'intelligence des intelligents. » Où y a-t-il un sage ? Où un scribe ? Où un disputeur de ce siècle ? Dieu n'a-t-Il pas frappé de folie la sagesse du monde ? » Car, comme dans la sagesse de Dieu le monde n'a pas reconnu Dieu par la sagesse, Dieu a jugé bon de sauver les croyants par la folie de la prédication, puisque, tandis que les Juifs demandent des miracles et que les Grecs de leur côté recherchent la sagesse, du nôtre nous prêchons Christ crucifié, pour les Juifs un scandale, et pour les Gentils une folie, mais pour eux-mêmes, quand ils ont été appelés, soit Juifs soit Grecs, Christ puissance de Dieu et sagesse de Dieu ; car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. Considérez en effet, frères, que l'appel qui vous a été adressé ne concerne ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles ; mais Dieu a choisi les choses folles du monde afin de confondre les sages, et Dieu a choisi les choses faibles du monde, afin de confondre les fortes, et Dieu a choisi les choses basses du monde et celles qui sont méprisées et celles qui ne sont rien, pour renverser celles qui sont, afin que personne ne s'enorgueillisse devant Dieu. Or c'est à Lui que vous devez d'être unis à Christ Jésus qui, par la volonté de Dieu, est devenu notre sagesse, notre justice, notre sanctification et notre rédemption, afin que, comme il est écrit : « Que celui qui s'enorgueillit s'enorgueillisse dans le Seigneur ! »

Deuxième lecture

Jacques 3:13-18

Qui est-ce qui est parmi vous sage et sensé ? Qu'il montre ses œuvres par sa bonne conduite avec la douceur de la sagesse ; mais si vous avez une envie amère et de l'intrigue dans votre cœur, ne vous glorifiez pas en bravant la vérité et ne mentez pas contre elle. Ce n'est pas là la sagesse qui descend d'en haut, mais une sagesse terrestre, animale, diabolique ; car là où il y a de l'envie et de l'intrigue, il y a du désordre et toute espèce de mal. Au contraire la sagesse d'en haut est d'abord pure, puis pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans duplicité, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice est semé dans la paix pour ceux qui procurent la paix.

Deuxième lecture

1 Pierre 7:1-10

Évangile

Luc 6

Or il advint un jour de sabbat qu'il traversait des champs de blé, et ses disciples arrachaient et mangeaient les épis, en les frottant dans leurs mains. Mais quelques pharisiens dirent : « Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat ? » Et Jésus leur répliqua : « N'avez-vous pas même lu ce que fit David quand il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ? Il entra dans la maison de Dieu, et ayant pris les pains de proposition, il en mangea, et il en donna à ceux qui étaient avec lui, quoiqu'il ne soit permis d'en manger qu'aux prêtres seuls. » Et il leur disait : « Le fils de l'homme est maître du sabbat. » Or, il advint encore dans un autre sabbat qu'il entra dans la synagogue, et qu'il enseignait. Et il y avait là un homme dont la main droite était sèche. Et les scribes et les pharisiens l'épiaient pour voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat, afin de trouver à l'accuser ; mais il connaissait leurs pensées. Or il dit à l'homme qui avait la main sèche : « Lève-toi et tiens-toi là au milieu. » Et s'étant levé il se tint debout. Or Jésus leur dit : « Je vous demande s'il est permis le jour du sabbat de faire du bien, ou de faire du mal, de sauver une vie ou de la perdre ? » Et ayant porté tout autour de lui ses regards sur eux tous, il lui dit : « Étends ta main. » Et il le fit, et sa main fut guérie. Mais ils furent remplis de frénésie, et ils discutaient entre eux ce qu'ils feraient à Jésus. Or il advint en ces jours-là qu'il sortit pour aller prier sur la montagne ; et il passait toute la nuit à prier Dieu. Et lorsque le jour eut paru, il appela ses disciples, et après en avoir choisi douze parmi eux, qu'il nomma aussi apôtres : — Simon, qu'il nomma aussi Pierre, et André son frère, et Jacques et Jean, et Philippe et Barthélemi, et Matthieu et Thomas, Jacques fils d'Alphée, et Simon appelé zélote, et Judas fils de Jacques, et Judas Iscarioth qui devint traître — et après être descendu avec eux, il s'arrêta dans une plaine ; et là se trouvait une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de peuple, lesquels étaient venus de toute la Judée, et de Jérusalem, et des côtes de Tyr et de Sidon, pour l'entendre et pour être guéris de leurs maladies ; et ceux qui étaient obsédés par des esprits impurs étaient guéris, et toute la foule cherchait à le toucher, car une force sortait de lui et les guérissait tous. Et lui-même ayant levé les yeux sur ses disciples disait : « Heureux vous qui êtes pauvres, car c'est à vous qu'appartient le royaume de Dieu. Heureux vous qui êtes maintenant affamés, car vous serez rassasiés. Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Vous êtes heureux quand les hommes vous auront haïs, et quand ils vous auront exclus et outragés, et qu'ils auront rejeté votre nom comme pervers, à cause du fils de l'homme. Réjouissez-vous en ce jour-là et bondissez de joie ; car, voici, votre récompense est grande dans les cieux ; c'est de la même manière en effet que leurs pères agissaient envers les prophètes. Au contraire, malheur à vous riches, car vous possédez déjà votre consolation. Malheur à vous qui êtes maintenant saturés, car vous aurez faim. Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et les larmes. Malheur quand tous les hommes disent du bien de vous ; c'est de la même manière en effet qu'ils agissaient envers les faux prophètes. Mais je vous dis à vous qui m'écoutez : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. A celui qui te frappe sur la joue, présente encore l'autre, et à celui qui t'enlève ton manteau, ne soustrais pas non plus ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame rien de celui qui enlève ce qui est à toi. Et conformément à la manière dont vous voulez que les hommes agissent envers vous, agissez de même envers eux. Et si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle gratitude vous en revient-il ? Car les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Et en effet si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle gratitude vous en revient-il ? Les pécheurs aussi font la même chose. Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quelle gratitude vous en revient-il ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. Au contraire, aimez vos ennemis, et faites du bien, et prêtez, sans espérer du retour ; et votre récompense sera considérable, et vous serez fils du Très-Haut, car Il est bon envers les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Et ne jugez point, et vous ne serez certainement pas jugés ; et ne condamnez point, et vous ne serez certainement, pas condamnés. Absolvez, et vous serez absous. Donnez, et il vous sera donné ; on versera dans votre sein une bonne mesure, tassée, secouée, débordante ; car avec la mesure dont vous mesurerez, il vous sera mesuré. » Or il leur dit encore une parabole : « Est-ce qu'un aveugle peut guider un aveugle ? Ne tomberont-ils pas l'un et l'autre dans un fossé ? Un disciple n'est pas au-dessus de son maître ; mais chacun sera façonné comme son maître. Mais pourquoi regardes-tu le fétu qui est dans l'œil de ton frère, tandis que tu ne t'aperçois pas de la poutre qui est dans ton propre œil ? Comment peux-tu dire à ton frère : Frère, permets que j'ôte le fétu qui est dans ton œil ; toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et tu verras alors à ôter le fétu qui est dans l'œil de ton frère. Il n'y a pas en effet de bon arbre qui produise du fruit pourri, ni, d'un autre côté, d'arbre pourri qui produise du bon fruit ; car chaque arbre se connaît à son propre fruit ; en effet ce n'est pas sur des épines qu'on recueille des figues, ni sur un buisson qu'on vendange du raisin. L'homme bon du bon trésor de son cœur tire le bien, et le méchant du mauvais tire le mal ; car c'est par ce qui déborde du cœur que sa bouche parle. Mais pourquoi m'appelez-vous : « Seigneur, Seigneur ! » et ne faites-vous pas ce que je dis ? Quiconque vient à moi, et écoute mes paroles, et les met en pratique, je vous montrerai à qui il ressemble. Il ressemble à un homme qui bâtit une maison, lequel a foui et profondément creusé, et placé la fondation sur le roc ; mais une inondation étant survenue, le fleuve a fait irruption contre cette maison-là, et il n'a pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui a écouté et n'a pas mis en pratique ressemble à un homme qui a bâti une maison sur la terre sans fondation ; le fleuve a fait irruption contre elle, et aussitôt elle est tombée, et l'écroulement de cette maison-là a été grand. »

Prière du soir — deuxième lecture

Galates 5:16-26

Mais je dis : conduisez-vous selon l'esprit et ne satisfaites pas la convoitise de la chair ; en effet la chair convoite contre l'esprit, et l'esprit contre la chair, car ils sont opposés l'un à l'autre, afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez. Mais, si vous êtes conduits pur l'esprit, vous n'êtes pas sous la loi. Or les œuvres de la chair sont bien connues : ce sont l'impudicité, l'impureté, la débauche, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, la jalousie, les emportements, les intrigues, les divisions, les sectes, les haines, les excès, les orgies, et tout ce qui leur ressemble ; dont je vous dis d'avance, comme je vous l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l'esprit est la charité, la joie, la paix, la longanimité, la bonté, la probité, la fidélité, la douceur, la tempérance. Ce n'est pas à de telles choses que s'oppose la loi. Or, ceux qui appartiennent à Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi selon l'esprit. Ne devenons pas glorieux, nous provoquant les uns les autres, nous enviant les uns les autres.

Évangile

Luc 18:15-30

Or on lui apportait aussi les petits enfants, afin qu'il les touchât ; ce que les disciples ayant vu ils les réprimandaient. Mais Jésus les appela à lui, en disant : « Laissez les petits enfants venir à moi, et ne les en empêchez pas, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume de Dieu. En vérité je vous le déclare, celui qui n'aura pas reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera certainement point. » Et un chef l'interrogea en disant : « Bon Maître, par quelle conduite hériterai-je la vie éternelle ? » Mais Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon, si ce n'est un seul, Dieu. Tu connais les commandements : « Ne commets point d'adultère ; ne tue point ; ne dérobe point ; ne fais point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » L'autre dit : « J'ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. » Ce que Jésus ayant ouï, il lui dit : « Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu possèdes, et distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. » Mais l'autre en entendant cela devint tout triste, car il était très riche. Or Jésus l'ayant regardé dit : « Avec quelle difficulté ceux qui possèdent les richesses entrent-ils dans le royaume de Dieu ! Il est en effet plus facile qu'un chameau entre par un trou d'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Mais les auditeurs dirent : « Et qui peut être sauvé ? » Or il dit : « Ce qui est impossible quant aux hommes est possible quant à Dieu. » Or Pierre lui dit : « Voici, pour nous, après avoir abandonné nos propres biens, nous t'avons suivi. » Et il leur dit : « En vérité je vous déclare qu'il n'est personne qui, ayant abandonné maison, ou femme, ou frères, ou parents, ou enfants, à cause du royaume de Dieu, ne reçoive infiniment davantage dans ce temps-ci, et dans le siècle à venir la vie éternelle. »

Évangile

Jean 9:1-12

Et en passant il vit un homme aveugle de naissance ; et ses disciples l'interrogèrent en disant : « Rabbi, qui est-ce qui a péché, celui-ci ou ses parents, pour qu'il naquît aveugle ? » Jésus répliqua : « Ni celui-ci ni ses parents n'ont péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu fussent manifestées en lui ; il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m'a envoyé, pendant qu'il est jour ; la nuit vient où personne ne peut travailler ; pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Après avoir dit cela, il cracha à terre et fit de la boue avec cette salive, et il lui appliqua la boue qu'il avait faite sur les yeux, et il lui dit : « Va te laver dans la piscine de Siloam », (ce qui se traduit par envoyé). Il s'en alla voyant clair. Les voisins donc et ceux qui le voyaient auparavant faire le métier de mendiant, disaient : « N'est-ce pas celui qui était assis et qui mendiait ? » D'autres disaient : « C'est lui. » D'autres disaient : « Non, mais il lui ressemble. » Pour lui il disait : « C'est bien moi. » Ils lui dirent donc : « Comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répliqua : « L'homme qui est appelé Jésus a fait de la boue, et il a oint mes yeux, et il m'a dit : Va à Siloam, et lave-toi. M'en étant donc allé, après m'être lavé j'ai recouvré la vue. » Et ils lui dirent : « Où est-il ? » Il dit : « Je ne sais pas. »

Évangile

Matthieu 18

Or, en ce moment-là, les disciples s'approchèrent de Jésus en disant : « Quel est donc le plus grand dans le royaume des cieux ? » Et ayant appelé un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux, et dit : « En vérité, je vous le déclare, si vous ne vous convertissez, et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez certainement pas dans le royaume des cieux. Quiconque donc s'humiliera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux ; et celui qui aura reçu en mon nom un seul petit enfant comme celui-là, il me reçoit ; mais celui qui aura scandalisé un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on suspendît autour de son col une meule de moulin à âne, et qu'on le précipitât dans les profondeurs de la mer. Malheur au monde à cause des scandales ; car il est nécessaire que les scandales arrivent ; néanmoins malheur à l'homme par qui le scandale arrive ! Mais si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de scandale, coupe-le et jette-le loin de toi ; il t'est bon d'entrer dans la vie estropié ou boiteux, plutôt que d'être jeté, en ayant deux mains ou deux pieds, dans le feu éternel. Et si ton œil est pour toi une occasion de scandale, arrache-le, et jette-le loin de toi ; il t'est bon d'entrer borgne dans la vie plutôt que d'être jeté, en ayant deux yeux, dans la géhenne du feu. Prenez garde de ne pas mépriser un seul de ces petits ; car je vous déclare que leurs anges contemplent constamment dans le ciel la face de mon Père qui est dans les cieux. [Car le fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.] Que vous en semble ? Si un homme avait cent brebis et qu'une d'elles se fût égarée, est-ce qu'il ne laissera pas les quatre-vingt-dix-neuf brebis sur les montagnes pour aller chercher celle qui s'est égarée ? Et s'il arrive qu'il la trouve, en vérité je vous déclare qu'il éprouve à son sujet plus de joie que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. De même, ce n'est pas la volonté de mon Père qui est dans les cieux, qu'un seul de ces petits se perde. Mais si ton frère vient à pécher, va, reprends-le entre toi et lui seul ; s'il t'écoute, tu as gagné ton frère ; mais s'il ne t'écoute pas, prends encore une ou deux personnes avec toi, afin que sur une déclaration de deux ou trois témoins toute affaire soit décidée. Mais, s'il refuse de les écouter, adresse-toi à l'église, et s'il refuse aussi d'écouter l'église, qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain. En vérité je vous le déclare, tout ce que vous aurez lié sur la terre, sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. En vérité je vous déclare encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour quoi que ce soit qu'ils aient à demander, cela leur sera accordé par mon Père qui est dans les cieux ; car là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux. » Alors Pierre s'étant approché, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi et lui pardonnerai-je ? Sera-ce jusques à sept fois ? » Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusques à sept fois, mais jusques à soixante-dix fois sept. C'est pourquoi le royaume des cieux ressemble à un roi qui voulut faire rendre compte à ses esclaves. Or, après qu'il eut commencé à faire rendre compte, on lui amena un débiteur de dix mille talents. Mais comme il n'avait pas de quoi payer, le maître ordonna qu'il fût vendu, ainsi que sa femme, ses enfants et tout son avoir, et que la dette fût payée. L'esclave s'étant donc prosterné l'adorait en disant : « Prends patience à mon égard, et je te paierai tout. » Et le maître de l'esclave ayant été touché de compassion, le relâcha et lui remit le prêt. Mais l'esclave, après qu'il fut sorti, trouva un autre esclave qui servait avec lui, et qui lui devait cent deniers, et l'ayant saisi il l'étranglait en disant : « Paie, puisque tu dois. » L'esclave qui servait avec lui s'étant donc prosterné, le sollicitait en disant : « Prends patience à mon égard, et je te paierai ; » mais lui ne voulait pas, et tout au contraire il s'en alla le faire jeter en prison jusques à ce qu'il eût payé ce qu'il devait. Les esclaves qui servaient avec lui, ayant donc vu ce qui s'était passé, furent dans une grande tristesse, et ils vinrent informer leur maître de tout ce qui s'était passé. Alors son maître l'ayant fait venir lui dit : « Méchant esclave, je t'ai remis toute cette dette-là parce que tu m'en as sollicité ; ne fallait-il pas que, toi aussi, tu eusses pitié de l'esclave qui sert avec toi, comme moi de mon côté j'ai eu pitié de toi ? » Et son maître irrité le livra aux bourreaux jusques à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste agira aussi envers vous, si vous ne pardonnez pas, chacun à son frère, du fond de vos cœurs. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.