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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Actes 14:1-7

Or, il advint qu'à Icône ils entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et qu'ils parlèrent de manière qu'une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent ; mais ceux des Juifs qui refusèrent de croire soulevèrent et aigrirent l'esprit des Gentils contre les frères. Aussi, après que, pendant un long espace de temps, ils eurent agi avec une pleine assurance, grâce au Seigneur qui rendait témoignage à la parole de Sa grâce en permettant que des miracles et des prodiges s'opérassent par leurs mains, la multitude de l'endroit se divisa, les uns tenant pour les Juifs et les autres pour les apôtres. Mais, s'étant aperçus que les Gentils et les Juifs avec leurs chefs étaient prêts à les outrager et à les lapider, ils se réfugièrent dans les villes de Lycaonie, Lystre et Derbe, et dans le pays circonvoisin ; et ils y prêchaient la bonne nouvelle.

Première lecture

Ésaïe 43

Mais maintenant, ainsi parle l'Éternel ton créateur, Jacob, et ton formateur, Israël : Ne crains point, car je te rachète, je t'appelle par ton nom ; tu es à moi ! Si tu traverses les eaux, je serai avec toi ; et les fleuves, ils ne te submergeront pas ; quand tu passeras par le feu, tu ne t'y brûleras pas, et la flamme ne te consumera pas. Car je suis l'Éternel, ton Dieu ; le Saint d'Israël est ton libérateur ; je livre pour ta rançon l'Egypte, l'Ethiopie et Saba à ta place. Parce que tu as du prix à mes yeux, que je t'estime et que je t'aime, je livre des hommes à ta place, et des peuples en échange de ta vie. Ne crains point, car je suis avec toi ! du Levant je ramènerai ta race, et du Couchant je te recueillerai. Je dis au septentrion : « Restitue ! » et au midi : « Ne recèle pas ! Ramène mes fils des pays lointains, et mes filles des bouts de la terre : tous ceux qui s'appellent de mon nom, pour ma gloire je les ai créés, je les ai faits et les ai formés ; élargis le peuple aveugle qui a des yeux, et les sourds qui ont des oreilles ! » Que toutes les nations s'assemblent à la fois, et que les peuples se réunissent ! Lequel d'entre eux annoncerait ces choses ? Qu'ils nous fassent entendre les premières prédictions ! qu'ils produisent leurs témoins pour avoir gain de cause ! sinon, qu'ils écoutent, et qu'ils disent : « C'est vrai ! » Vous êtes mes témoins, dit l'Éternel, ainsi que le serviteur dont j'ai fait choix, afin que vous soyez persuadés et me croyiez, et que vous sentiez que c'est moi. Avant moi aucun Dieu ne fut formé, et après moi il n'y en aura point. C'est moi, moi qui suis l'Éternel, et hors moi il n'y a point de Sauveur. C'est moi qui ai prédit et sauvé, et qui ai annoncé ; et il n'y avait parmi vous aucun [dieu] étranger ! vous êtes donc mes témoins, dit l'Éternel, et je suis Dieu. Depuis qu'il y a un temps, déjà je le suis, et personne ne sauve de ma main : ce que je fais, qui le retirera ? Ainsi parle l'Éternel, votre rédempteur, le Saint d'Israël : Pour l'amour de vous j'envoyai contre Babel, et je ferai embarquer tous les fugitifs et les Chaldéens sur les vaisseaux où ils chantent. Moi l'Éternel, je suis votre Saint, le Créateur d'Israël, votre Roi. Ainsi parle l'Éternel, qui fraya dans la mer un chemin, et dans les eaux puissantes un sentier, qui mit en campagne chars et chevaux, armée et héros (tous ensemble ils sont gisants, pour ne pas se relever ; ils sont éteints, comme une mèche ils finirent) : Ne pensez pas aux premiers temps, et à ce qui précéda n'ayez point égard ! Voici, je vais faire des choses nouvelles ; déjà elles germent : ne les connaîtrez-vous pas ? Oui, je ferai passer une route dans le désert, et des fleuves dans la terre aride. Les bêtes des champs, les chacals et les autruches me loueront, parce que j'aurai mis des eaux dans le désert, et des fleuves dans la terre aride, pour abreuver mon peuple élu. Que le peuple que je me suis formé, redise mes louanges ! Et cependant, Jacob, tu ne m'as pas invoqué, car tu t'es lassé de moi, Israël ! Tu ne m'as pas offert tes agneaux en holocaustes, et par tes sacrifices tu ne m'as pas glorifié ; je ne t'ai point tourmenté par les offrandes, ni fatigué par l'encens ; tu ne m'as point à prix d'argent acheté de roseau odorant, et de la graisse de tes victimes tu ne m'as point rassasié ; mais tu m'as tourmenté par tes péchés, tu m'as fatigué par tes crimes. Je veux, je veux effacer tes forfaits pour l'amour de moi, et de tes péchés ne plus me souvenir. Aide ma mémoire ! Engageons le débat ! parle, afin que tu sois justifié ! Ton premier père pécha, et tes interprètes se rebellèrent contre moi : c'est pourquoi j'ai avili les princes du sanctuaire, et livré Jacob à la malédiction, et Israël aux outrages.

Première lecture

Ésaïe 7:10-17

Et l'Éternel parla encore à Achaz et lui dit : Demande à l'Éternel ton Dieu qu'un signe te soit donné ; demande qu'il paraisse dans les lieux bas, ou en haut dans les lieux élevés. Et Achaz dit : Je ne veux ni demander, ni tenter l'Éternel ! Alors il dit : Eh bien ! écoutez, maison de David ! Est-ce trop peu pour vous de lasser les hommes, que vous lassez aussi mon Dieu ? C'est pourquoi l'Éternel lui-même vous donnera un signe : Voici, la vierge concevra, et elle enfantera un fils, et l'appellera Immanuel. Il mangera du lait et du miel, jusqu'à ce qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien. Car avant que l'enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, le pays dont les deux rois t'alarment, sera désolé. L'Éternel amènera pour toi et pour ton peuple, et pour la maison de ton père, des jours tels qu'il n'en est point venu depuis le jour où Éphraïm s'est détaché de Juda, (le roi d'Assyrie).

Prière du matin — première lecture

Ésaïe 6:1-11

L'année de la mort du roi Hosias, je vis le Seigneur assis sur un trône éminent et élevé, et les pans de son manteau remplissaient le temple. Des Séraphins debout l'entouraient ; ils avaient chacun d'eux six ailes : de deux ils se couvraient le visage, et de deux ils se couvraient les pieds, et de deux ils volaient. Et ils s'entre-répondaient disant : Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa magnificence ! Et les bases des seuils s'ébranlaient à la voix de ce chœur, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis : Malheur à moi ! je vais périr ! car je suis un homme aux lèvres souillées, et j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres souillées, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées ! Mais l'un des Séraphins vola jusqu'à moi, ayant dans sa main une pierre brûlante qu'avec une pince il avait prise sur l'autel. Et il en toucha ma bouche et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres, et ton crime est enlevé, et ton péché expié. Et j'entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Alors je dis : Me voici ! envoie-moi ! Et Il dit : Va, et dis à ce peuple : Écoutez, écoutez ! mais vous n'entendrez pas ! regardez ! regardez ! mais vous ne comprendrez pas ! Appesantis le cœur de ce peuple, et rends ses oreilles dures, et ses yeux aveugles ! de peur qu'il ne voie de ses yeux et n'entende de ses oreilles, et que son cœur ne comprenne, et qu'il ne se convertisse et ne soit guéri. Alors je dis : Jusques à quand ?… Seigneur ! Et il dit : Jusqu'à ce que s'écroulent leurs villes privées d'habitants, et leurs maisons privées d'hommes, et que leur pays soit désolé et désert.

Épître

Romains 11:33-36

O profondeur de la richesse, et de la sagesse, et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont incompréhensibles et Ses voies impénétrables ! Car qui est-ce qui a connu la pensée du Seigneur ; ou bien, qui est-ce qui a été Son conseiller ; ou bien, qui est-ce qui d'avance Lui a rien donné, et on l'en dédommagera ! Car c'est de Lui que procèdent, c'est par Lui et pour Lui que sont toutes choses. A lui soit rendue la gloire pour les siècles ! Amen !

Première lecture

Proverbes 16

A l'homme de former des plans en son cœur ; mais à Dieu d'exaucer ce qu'exprime la langue. Toutes les voies d'un homme sont pures à ses yeux ; mais l'Éternel pèse les cœurs. Repose-toi sur Dieu de tes affaires, et tes plans seront assurés. L'Éternel a fait toutes choses pour leur fin ; ainsi, l'impie pour le jour du malheur. Tout orgueilleux est pour l'Éternel une abomination ; en aucun temps il ne demeure impuni. L'amour et la fidélité expient la faute, et la crainte de l'Éternel fait fuir le mal. Si l'Éternel est favorable à la voie d'un homme, Il réconcilie même ses ennemis avec lui. Mieux vaut peu avec la justice, qu'un gros revenu avec l'iniquité. L'homme en son cœur se trace sa voie ; c'est l'Éternel qui dirige sa marche. Les lèvres du roi prononcent des oracles ; et, quand il juge, sa bouche n'est point inique. Le poids et la balance justes viennent de l'Éternel ; Il a fait toutes les pierres qu'on a dans sa bourse. Les rois auront horreur de faire le mal ; car par la justice un trône est affermi. Les bonnes grâces du roi seront pour les lèvres vraies, et celui qui parle sincèrement, aura son amour. Colère de roi, messages de mort : aussi le sage la calmera. Un regard riant du roi donne la vie, et sa faveur est comme un nuage pluvieux du printemps. Combien la possession de la sagesse vaut mieux que l'or ! et que la possession de la sagesse est préférable à l'argent. La voie des gens de bien, c'est de fuir le mal ; il préserve sa vie celui qui surveille ses voies. L'orgueil précède la ruine, et la présomption, la chute. Mieux vaut vivre humble avec les pauvres, que de partager le butin avec les superbes. Qui dans les affaires agit sensément, trouve le bonheur ; et heureux qui se confie dans l'Éternel ! L'homme au cœur sage est appelé sensé, et l'aménité des paroles avance l'instruction. La prudence pour qui l'a est une source de vie ; les insensés sont punis par leur propre folie. Le cœur du sage rend sa bouche sensée, et par ses discours avance l'instruction. Les discours gracieux sont des rayons de miel, doux au cœur, restaurants pour le corps. Telle voie semble droite à l'homme ; mais elle aboutit au chemin de la mort. La faim du travailleur travaille pour lui, car sa bouche lui en impose la charge. L'homme dangereux prépare le malheur, et sur ses lèvres il y a comme un feu qui brûle. L'homme tortueux excite les divisions ; et le rapporteur désunit les intimes. L'homme qui veut nuire, séduit son prochain, et l'engage dans une voie qui n'est pas la bonne ; il ferme les yeux pour méditer la fraude, il serre les lèvres… il a consommé le crime. Les cheveux blancs sont une couronne d'honneur ; c'est sur le chemin de la justice qu'on la trouve. L'homme patient est supérieur au héros, et celui qui a l'empire de son âme, au preneur de villes. On jette le sort dans le pan de la robe ; mais sa décision vient de l'Éternel.

Prière du matin — deuxième lecture

Apocalypse 1

Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à Ses esclaves ce qui doit arriver au plus tôt, et qu'il a fait connaître en l'envoyant, par Son ange Son esclave, à Jean qui a rendu témoignage à la parole de Dieu et au témoignage de Jésus-Christ en tout ce qu'il a vu. Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie et qui observent ce qui y est écrit, car le moment est proche ! Jean aux sept Églises qui sont en Asie : La grâce et la paix vous soient données par Celui qui est et qui était et qui doit venir, et par les sept esprits qui sont devant Son trône, et par Jésus-Christ, lui qui est le témoin fidèle, le premier-né des morts et le chef des rois de la terre ! A celui qui nous aime et qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et il a fait pour nous un royaume, des prêtres pour Dieu son Père, à lui soit la gloire et la puissance pour les siècles. Amen ! Voici, il vient avec les nuées, Et tout œil le verra, Et ceux entre autres qui l'ont transpercé. Et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui ! Amen ! « Je suis l'alpha et l'oméga », dit le Seigneur Dieu, Qui est et qui était et qui doit venir, Le Tout-Puissant. Moi, Jean, votre frère, qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la constance en Christ, je me suis trouvé dans l'île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je me trouvai inspiré dans la journée dominicale, et j'entendis derrière moi une voix forte comme d'une trompette qui disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, et à Smyrne, et à Pergame, et à Thyatire, et à Sardes, et à Philadelphie, et à Laodicée. » Et je me retournai pour voir la voix qui me parle, et après m'être retourné, je vis sept candélabres d'or, et au milieu des candélabres un être semblable à un fils d'homme, revêtu d'une longue robe, et ceint sur ses mamelles d'une ceinture d'or. Mais sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche comme neige ; et ses yeux étaient comme une flamme de feu ; et ses pieds étaient semblables à de l'airain brillant, comme dans le foyer d'une fournaise ; et sa voix était comme un bruit de grosses eaux ; et il y avait dans sa main droite sept étoiles ; et de sa bouche sortait un glaive acéré à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil quand il brille dans sa force. Et lorsque je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, et il posa sa main droite sur moi, en disant : « Ne crains point ; c'est moi qui suis le premier-né et le dernier, et le vivant ; et j'ai été mort, et voici, je suis vivant aux siècles des siècles ; et je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. Mets donc par écrit les choses que tu as vues et ce qu'elles sont, et celles qui doivent avoir lieu après celles-là, le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et les sept candélabres d'or : les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept candélabres sont les sept Églises. »

Psaume responsorial

Psaumes 119:33-48

Éternel, indique-moi la voie de tes statuts, afin que je la tienne jusques au bout ! Donne-moi l'intelligence, pour que je garde ta loi, et que je l'observe de tout mon cœur ! Fais-moi suivre le sentier de tes préceptes, car j'en fais mes délices ! Incline mon cœur vers tes préceptes, et non vers l'amour du gain ! Détourne mes yeux de regarder ce qui est vain, anime-moi sur tes sentiers ! Envers ton serviteur remplis ta promesse, qui fut faite à la crainte qu'on a de toi ! Tiens loin de moi l'opprobre que je redoute, car tes jugements sont pleins de bonté ! Voici, je porte mes désirs vers tes commandements, fais-moi vivre dans ta justice !Vav. Et que tes grâces arrivent jusqu'à moi, Éternel, ton secours, selon ta promesse ! afin que je puisse répondre à celui qui m'outrage ; car je me confie en ta promesse. N'ôte jamais de ma bouche le langage de la vérité ! car je suis dans l'attente de tes jugements. Et j'observerai ta loi constamment, à jamais, perpétuellement ; et je marcherai dans une voie spacieuse, car je cherche tes commandements. Et je parlerai de ta loi en présence des rois, et je n'aurai point de honte. Et je ferai mes délices de tes commandements, que j'aime, et je lèverai mes mains vers tes commandements que j'aime et je méditerai tes statuts.Zaïn.

Évangile

Matthieu 28:18-20

Et Jésus s'étant approché s'adressa à eux en disant : « Toute autorité m'a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc instruire toutes les nations, après les avoir baptisées au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, en leur enseignant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, moi, je suis avec vous tous les jours, jusques à la consommation du temps. »

Psaume responsorial

Psaumes 19

Au maître chantre. Cantique de David.Les Cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament proclame l'œuvre de ses mains. Le jour en transmet au jour le témoignage, et la nuit à la nuit en donne connaissance : ce n'est pas un discours, ce n'est pas un langage, dont la voix ne soit pas entendue. Sur toute la terre leurs accents se répandent, et leurs récits vont jusques au bout du monde, aux lieux où est dressée une tente au soleil ; il sort, comme un époux de sa chambre nuptiale, il se réjouit, comme un héros de courir dans la lice ; il part de l'extrémité du ciel, et sa carrière s'achève à ses extrémités : rien ne se dérobe à ses feux. La loi de l'Éternel est parfaite, elle restaure l'âme ; le témoignage de l'Éternel est sûr, il rend sage le simple ; les ordres de l'Éternel sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement de l'Éternel est pur, il éclaire les yeux ; la crainte de l'Éternel est pure, elle subsiste à jamais ; les préceptes de l'Éternel sont vrais, ils sont tous justes, ils ont plus de prix que l'or, que beaucoup d'or fin, plus de douceur que le miel, que le suc des rayons. Ton serviteur aussi en fut éclairé ; à les garder il y a un grand gain… Qui est-ce qui aperçoit [toutes] ses erreurs ? Absous-moi de celles que j'ignore ! Des orgueilleux aussi préserve ton serviteur ! Qu'ils ne prennent pas l'empire sur moi ! alors je serai sans reproche, et exempt d'un grand péché. Agrée les paroles de ma bouche, et accueille la méditation de mon cœur, ô Éternel, mon rocher, et mon libérateur !

Psaume responsorial

Psaumes 17

Prière de David.Éternel, écoute la justice, prête l'oreille à ma plainte, entends, quand je te prie d'une bouche sans feinte ! Que ma cause paraisse devant toi : tes yeux discernent la droiture. Sonde mon cœur, visite-moi la nuit ; éprouve-moi, tu ne trouveras rien ; ma pensée ne va pas plus loin que ma parole. En face des œuvres des hommes, aidé de ta parole, j'évitai les sentiers des pervers. Maintiens mes pas dans tes ornières, afin que mes pieds ne bronchent pas ! Je t'invoque, car tu m'exauceras, ô Dieu ! penche vers moi ton oreille, écoute mon discours ! Signale ta bonté, toi qui de ta droite, sauves le fidèle de ceux qui l'assaillent ! Garde-moi, comme la prunelle chère à ton œil, et me cache à l'ombre de tes ailes, contre les impies qui m'attaquent, contre les mortels ennemis qui m'enveloppent. Ils ont fermé leur cœur endurci, et ils tiennent de leur bouche des propos altiers. A tous nos pas maintenant ils nous assiègent, de leurs yeux ils visent à nous terrasser ; pareils au lion avide d'une proie, au jeune lion tapi en embuscade. Lève-toi, Éternel, préviens-les, terrasse-les ! Sauve-moi par ton épée des méchants, par ta main, Éternel, des hommes, des hommes de ce monde ! Ils ont leur lot dans la vie, et tu remplis leur sein de trésors : leurs fils s'en rassasient, et laissent leur superflu à leurs enfants. Mais pour moi, la justice me fera voir ta face, et, à mon réveil, je me rassasierai de ton image.

Psaume responsorial

Psaumes 16

Ecrit de David.Garde-moi, ô Dieu, car je me retire vers toi ! J'ai dit à l'Éternel : Tu es le Seigneur, en toi j'ai mon souverain bien. Les saints, qui sont dans le pays, sont les nobles en qui je prends tout mon plaisir. Nombreux sont les maux de ceux qui courent ailleurs ; je n'offre point leurs libations de sang, et leurs noms ne sont jamais sur mes lèvres. L'Éternel est mon lot, et la coupe qui est ma part ; c'est toi qui m'assures mon héritage. Mon domaine m'est échu dans de beaux lieux, et mon patrimoine est aussi mon délice. Je bénis l'Éternel qui a été mon conseil ; et, les nuits même, mon cœur me donne ses avis. Je me suis proposé l'Éternel devant moi constamment ; car s'Il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé. Aussi la joie est dans mon cœur, et l'allégresse dans mon âme, et ma chair aussi repose sûrement ; car tu n'abandonneras pas mon âme aux Enfers, et tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie le tombeau. Tu me montreras les sentiers de la vie. En ta présence on trouve plénitude de joie, et dans ta droite, des plaisirs pour toujours.

Prière du soir — première lecture

Genèse 18

Et l'Éternel lui apparut sous les chênes de Mamré, comme il était assis à la porte de sa tente au temps chaud de la journée. Et ayant levé les yeux il regarda, et voici, trois hommes étaient debout devant lui. Et les ayant vus, il courut à leur rencontre depuis l'entrée de sa tente, et il s'inclina jusqu'à terre et dit : Seigneur, si je peux trouver grâce à tes yeux, ne passe donc pas outre devant ton serviteur. Permets qu'on apporte un peu d'eau pour laver vos pieds, et reposez-vous sous cet arbre. Et j'irai chercher un morceau de pain pour vous refaire le cœur ; après cela vous pourrez passer plus loin ; car c'est pour cela que vous passez près de votre serviteur. Et ils répondirent : Ainsi fais, comme tu as dit. Et vite Abraham entra dans la tente vers Sarah et dit : Prends vite trois mesures de fleur de farine que tu pétriras pour en faire des galettes. Puis Abraham courut à l'étable et prit un veau délicat et bon et le donna au valet qui se hâta de l'apprêter. Et il prit de la crème et du lait et le veau qu'il avait apprêté et il le leur servit ; mais il se tenait debout devant eux sous l'arbre, et ils mangèrent. Alors ils lui dirent : Où est Sarah, ta femme ? Et il répondit : La voici dans la tente. Et il dit : Je reviendrai chez toi à la renaissance de l'année ; et voici, Sarah, ta femme, aura un fils. Et Sarah était aux écoutes à l'entrée de la tente qui était derrière lui. Or Abraham et Sarah étaient vieux, avancés en âge ; et il y avait chez Sarah suppression de ce qui survient aux femmes. Et Sarah rit intérieurement disant : Maintenant que je suis passée, y aurait-il pour moi volupté ? et mon seigneur est vieux. Alors l'Éternel dit à Abraham : Pourquoi donc Sarah a-t-elle ri, et dit-elle : Est-ce en vérité que j'enfanterais toute vieille que je suis ? Pour l'Éternel est-il rien d'impossible ? A pareille époque je reviendrai chez toi à la renaissance de l'année, et Sarah aura un fils. Et Sarah nia et dit : Je n'ai pas ri ; car elle avait peur. Et il dit : Non ! tu as ri. Alors ces hommes se levèrent et partirent de là et se dirigèrent du côté de Sodome ; or Abraham s'achemina avec eux pour les accompagner. Et l'Éternel dit : Cèlerais-je à Abraham ce que je veux faire ? Mais Abraham deviendra un peuple grand et fort, et tous les peuples de la terre auront en lui leur bénédiction. Car je l'ai distingué, afin qu'il prescrive à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l'Éternel pour pratiquer le droit et la justice, afin que l'Éternel dispense à Abraham ce qu'il lui a promis. Et l'Éternel dit : Il est de fait que le décri de Sodome et de Gomorrhe est bien grand, et de fait que leur péché est très grave. Il faut donc que je descende et que je voie s'ils ont mis le comble à leur forfait d'accord avec le cri venu jusqu'à moi, et je veux savoir si ce n'est pas le cas. Alors les hommes partirent de là et prirent leur chemin vers Sodome ; mais Abraham resta encore en la présence de l'Éternel. Et Abraham s'approcha et dit : Irais-tu jusqu'à emporter le juste avec l'impie ? Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; veux-tu les emporter aussi et ne pardonneras-tu pas à ce lieu en considération des cinquante justes qui s'y trouvent ? Loin de toi la pensée d'agir ainsi et de donner la mort au juste en même temps qu'à l'impie, pour qu'il en soit du juste comme de l'impie ! loin de toi cette pensée ! Le Juge de la terre ne rendrait-Il pas justice ? Et l'Éternel dit : Si à Sodome je trouve cinquante justes dans la ville, je pardonnerai au lieu entier en considération d'eux. Et Abraham reprit et dit : Ah ! voici, je m'enhardis avec le Seigneur, tout poudre et cendre que je suis. Peut-être des cinquante justes il en manquera cinq : pour cinq détruiras-tu la ville entière ? Et Il dit : Je ne la détruirai pas, si j'y en trouve quarante-cinq. Et il continua encore l'entretien avec Lui et dit : Peut-être s'y en trouvera-t-il quarante. Et Il dit : En considération des quarante je m'abstiendrai. Et il dit : Ah ! que le Seigneur ne s'irrite pas si je parle ! Peut-être s'y en trouvera-t-il trente. Et Il dit : Je m'abstiendrai, si j'y en trouve trente. Et il dit : Ah ! voici, je m'enhardis à parler avec le Seigneur ! Peut-être s'y en trouvera-t-il vingt. Et Il dit : En considération des vingt je ne détruirai pas. Et il dit : Ah ! que le Seigneur ne s'irrite pas si je parle cette fois encore ! Peut-être s'y en trouvera-t-il dix. Et Il dit : En considération des dix je ne détruirai pas. Et l'Éternel se retira lorsqu Il eut fini son entretien avec Abraham, et Abraham regagna son lieu.

Deuxième lecture

Galates 3

O Galates inintelligents ! Qui est-ce qui vous a fascinés, vous, devant les yeux desquels a été clairement peint Jésus-Christ crucifié ? Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit, ou par la prédication de la foi ? Etes-vous tellement inintelligents ? Ayant commencé par l'esprit, finirez-vous maintenant par la chair ? Avez-vous fait de si grandes expériences inutilement ? Si ce n'était encore qu'inutilement ! Celui donc qui vous dispense l'Esprit et qui développe en vous des forces miraculeuses, le fait-Il par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? C'est comme pour Abraham qui crut en Dieu, et auquel cela fut compté pour justice. Reconnaissez donc que ceux qui croient, ceux-là sont fils d'Abraham. Or l'Écriture, prévoyant que c'est par la foi que Dieu justifie les Gentils, a d'avance annoncé à Abraham cette bonne nouvelle : « Toutes les nations seront bénies en toi ; » en sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant ; car tous ceux qui s'en tiennent aux œuvres de la loi, sont placés sous une malédiction, parce qu'il est écrit : « Maudit soit quiconque n'adhère pas à toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi, pour les pratiquer. » Mais, que, sous la loi, personne ne soit justifié devant Dieu, c'est ce qui est évident, car c'est celui qui est juste par la foi qui vivra. Or la loi n'est pas de même nature que la foi, mais, au contraire, c'est celui qui les aura pratiqués qui vivra par eux. Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, en étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois »), afin que la bénédiction donnée à Abraham se réalisât en Jésus-Christ pour les Gentils, afin que nous reçussions par la foi l'Esprit qui a été promis. Frères, je dis, pour parler humainement, que personne n'annule ou n'altère une convention dûment sanctionnée, quoiqu'elle ne soit que l'œuvre d'un homme ; or, c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa postérité ; il n'est pas dit : « et aux postérités, » comme s'il y en avait plusieurs, mais comme n'y en ayant qu'une seule : « et à ta postérité, » qui est Christ. Or, voici ce que je dis : une convention que Dieu a antérieurement sanctionnée, la loi, survenue quatre cent trente ans plus tard, ne l'abroge pas de manière que la promesse soit mise à néant ; car, si l'héritage provient de la loi, ce n'est plus de la promesse : or, c'est par une promesse que Dieu en a gratuitement fait don à Abraham. — Qu'est-ce donc que la loi ? — C'est à cause des transgressions qu'elle a été ensuite instituée, (jusques à ce que fut venue la postérité à laquelle ont été faites les promesses), ayant été mise en vigueur par des anges au moyen d'un médiateur. — Mais le médiateur ne représente pas une seule partie, tandis que Dieu est un seul. — La loi est-elle donc contre les promesses ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si une loi eut été donnée, qui fût capable de procurer la vie, c'est réellement dans la loi qu'existerait la justice ; mais, au contraire, l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse se réalisât, par la foi en Jésus-Christ, pour ceux qui croient. Or, avant que vînt la foi, nous étions tous enfermés sous la garde de la loi, en attendant la foi qui devait être révélée ; en sorte que la loi a été le pédagogue qui nous a conduits à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. Mais une fois la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue ; car, tous, vous êtes fils de Dieu par la foi en Christ Jésus. Vous tous, en effet, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ ; il n'y a ici ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a point de mâle et point de femme, car tous vous êtes un seul être en Christ Jésus. Mais, si vous appartenez à Christ, vous êtes donc de la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.

Deuxième lecture

1 Corinthiens 8

Quant aux viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que tous nous possédons la connaissance. — La connaissance inspire l'orgueil, tandis que la charité édifie ; si quelqu'un s'imagine avoir connu quelque chose, il n'a pas encore connu comme il faut connaître ; mais si quelqu'un aime Dieu, il est connu de Lui. — En ce qui concerne donc la manducation des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons qu'il n'existe point d'idoles dans le monde, et qu'il n'existe point de Dieu, qu'Un Seul. Et, en effet, quand bien même il existe de soi-disant dieux, soit au ciel, soit sur la terre, comme effectivement il existe plusieurs dieux et plusieurs seigneurs, pour nous, nous n'avons qu'un seul Dieu, le Père par lequel existent toutes choses, et nous-mêmes pour Lui, et un seul seigneur, Jésus-Christ, à cause duquel toutes choses existent, et nous-mêmes par lui. Or la connaissance n'est pas le partage de tous, mais quelques-uns, par l'habitude qu'ils ont encore de l'idole, croient manger une viande sacrifiée à une idole, et leur conscience qui est faible en est souillée. Mais ce n'est pas un aliment qui déterminera notre place devant Dieu : si nous ne mangeons pas, nous n'avons nul désavantage, et, si nous mangeons, nous n'avons nulle supériorité. Toutefois, prenez garde que cette liberté qui vous appartient ne devienne pas une cause d'achoppement pour ceux qui sont faibles. En effet, si l'un d'eux voit celui qui possède la connaissance à table dans un temple idolâtre, est-ce que sa conscience, puisqu'il est faible, n'en sera pas édifiée au point de lui faire manger les viandes sacrifiées aux idoles ? C'est en effet par la connaissance que périt celui qui est faible, le frère pour lequel Christ est mort. Mais en péchant ainsi contre vos frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ. C'est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai certainement jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

Deuxième lecture

1 Pierre 1:13-25

C'est pourquoi, ayant ceint les reins de votre pensée en étant sobres, fondez pleinement vos espérances sur la grâce qui doit vous être apportée lors de la révélation de Jésus-Christ. Comme des enfants obéissants, loin de vous conformer aux convoitises auxquelles, dans votre ignorance, vous vous êtes auparavant livrés, devenez au contraire, selon que Celui qui vous a appelés est saint, saints aussi dans toute espèce de genre de vie ; en effet il est écrit : « Vous serez saints, car Moi Je suis saint. » Et si vous invoquez comme Père Celui qui, sans acception de personnes, juge selon l'œuvre de chacun, comportez-vous avec crainte pendant le temps de votre voyage, sachant que ce n'est pas par des choses corruptibles, à prix d'argent ou d'or, que vous avez été rachetés de la vaine conduite que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme agneau irréprochable et sans tache, déjà prédestiné avant la fondation du monde, mais manifesté dans le dernier des temps à cause de vous, qui, par lui, avez cru en Dieu qui l'a ressuscité des morts, et qui lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance se rapportent à Dieu. Ayant sanctifié vos âmes en obéissant à la vérité pour éprouver un amour fraternel sans hypocrisie, aimez-vous ardemment les uns les autres du fond du cœur, vous qui avez été régénérés, non par une semence corruptible mais incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu ; en effet toute chair est comme l'herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l'herbe ; l'herbe s'est séchée, et la fleur est tombée, mais la parole du Seigneur demeure pour l'éternité. Or cette parole, c'est celle de la bonne nouvelle qui vous a été prêchée.

Deuxième lecture

1 Pierre 8:1-10

Évangile

Luc 13

Or, en ce moment même, quelques personnes vinrent lui faire un rapport sur ces Galiléens, dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs victimes. Et il leur répliqua : « Vous imaginez-vous que ces Galiléens fussent plus pécheurs que tout le reste des Galiléens, parce qu'ils ont souffert de la sorte ? Non, vous dis-je, mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même. Ou bien, ces dix-huit individus sur lesquels est tombée la tour dans les environs de Siloam, et qui en sont morts, vous imaginez-vous qu'ils fussent plus coupables que tous les hommes qui habitent Jérusalem ? Non, vous dis-je, mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de la même manière. » Or il disait cette parabole : « Quelqu'un possédait un figuier planté dans sa vigne, et il vint y chercher du fruit et n'en trouva pas ; or il dit au vigneron : « Voici trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et que je n'en trouve point ; coupe-le ; pourquoi occupe-t-il encore inutilement la place ? » Mais l'autre lui répliqua : « Seigneur, laisse-le encore cette année, jusques à ce que j'aie creusé alentour et que j'y aie mis du fumier ; peut-être portera-t-il du fruit l'an qui vient ; autrement tu le feras couper. » Or il enseignait dans une des synagogues le jour du sabbat ; et voici une femme possédée depuis dix-huit ans d'un esprit qui la rendait infirme, en sorte qu'elle se tenait courbée sans pouvoir se redresser du tout. Mais Jésus l'ayant vue, l'appela et lui dit : « Femme, sois délivrée de ton infirmité ! » Et il lui imposa les mains, et immédiatement elle se redressa, et elle glorifiait Dieu. Mais le chef de la synagogue indigné de ce que Jésus avait opéré une guérison le jour du sabbat, disait à la foule : « Il y a six jours pendant lesquels il faut travailler, venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Mais le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites, est-ce que chacun de vous ne détache pas de la crèche son bœuf ou son âne le jour du sabbat, pour le mener boire ? Et celle-ci, qui est une fille d'Abraham, et que Satan tenait liée voici dix-huit ans, il ne fallait pas la détacher de cette chaîne le jour du sabbat ! » Et pendant qu'il parlait ainsi tous ses adversaires étaient couverts de confusion, et toute la foule se réjouissait de toutes les merveilles opérées par lui. Il disait donc : « A quoi ressemble le royaume de Dieu, et à quoi le comparerai-je ? Il est semblable à un grain de moutarde, qu'un homme a pris et jeté dans son jardin, et il a crû et il est devenu un arbre, et les oiseaux du ciel se sont abrités dans ses branches. » Et il dit derechef : « A quoi comparerai-je le royaume de Dieu ? Il est semblable à du levain qu'une femme a pris et pétri dans trois mesures de farine, jusques à ce que le tout fût levé. » Et il traversait villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem. Or quelqu'un lui dit : « Seigneur, ceux qui sont sauvés, sont-ils en petit nombre ? » Mais il leur dit : « Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le déclare, chercheront à entrer et ne le pourront pas. Dès que le chef, de famille se sera levé et aura fermé la porte, et que vous commencerez à vous tenir dehors et à heurter à la porte, en disant : « Seigneur, ouvre-nous, » et qu'il vous répliquera : « Je ne sais pas d'où vous êtes, » alors vous vous mettrez à dire : « Nous mangions et nous buvions en ta présence, et c'est dans nos rues que tu as enseigné. » Et il vous dira : « Je ne sais d'où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui êtes des ouvriers d'iniquité. » Là sera le pleur et le grincement des dents, lorsque vous verrez Abraham et Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, tandis que vous serez, exclus. Et il en viendra d'orient et d'occident, et du nord et du midi, et ils se mettront à table dans le royaume de Dieu. Et voici, il y en a des derniers qui seront des premiers, et il y en a des premiers qui seront des derniers. » Au même moment quelques pharisiens survinrent qui lui dirent : « Sors, et éloigne-toi d'ici, car Hérode veut te faire périr. » Et il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici, je chasse les démons, et j'opérerai des guérisons aujourd'hui et demain ; et le troisième jour j'ai fini ; néanmoins il faut que je continue ma route aujourd'hui, demain, et le jour suivant, car il n'est pas reçu qu'un prophète meure hors de Jérusalem. Jérusalem, Jérusalem, qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! Voici, votre demeure vous est laissée ; mais, je vous le déclare, vous ne me verrez certainement plus jusques à ce que vous disiez : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Prière du soir — deuxième lecture

Éphésiens 4:17-32

Je dis donc, et j'en atteste le seigneur, que vous ne devez plus vous conduire comme les Gentils se conduisent dans l'inanité de leur intelligence, ayant l'entendement offusqué de ténèbres, étant étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur ; en sorte que, devenus insensibles, ils se sont livrés à la débauche, pour commettre avec excès toute espèce d'impureté. Mais, pour vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si, en effet, vous avez ouï parler de lui, et si c'est en lui que vous avez été instruits, selon que la vérité existe en Jésus, à dépouiller, en opposition à votre précédente conduite, le vieil homme qui se corrompt sous l'influence des convoitises que produit l'erreur, et à être renouvelés par l'Esprit dans votre intelligence, et à revêtir le nouvel homme, qui a été créé à l'image de Dieu avec la justice et la sainteté que produit la vérité. C'est pourquoi, ayant dépouillé, le mensonge, parlez avec vérité, chacun à votre prochain, car nous sommes membres les uns des autres. Soyez en colère, et toutefois ne péchez pas ; que le soleil ne se couche pas sur votre courroux, et ne donnez pas non plus de prise au diable. Que le larron ne dérobe plus, mais que plutôt il prenne de la peine en travaillant de ses mains à ce qui est bien, afin qu'il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. Qu'aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche, mais seulement celle qui peut être bonne pour l'édification selon le besoin, afin qu'elle soit un bienfait pour les auditeurs, n'attristez point l'esprit saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute espèce d'aigreur, et d'irritation, et de colère, et de cris, et de calomnie, soit enlevée du milieu de vous, ainsi que toute espèce de méchanceté. Devenez bons les uns pour les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement comme Dieu aussi nous a pardonné en Christ ;

Évangile

Luc 20:41-21:4

Mais il leur dit : « Comment dit-on que le Christ est fils de David, car David lui-même a dit dans le livre des Psaumes : Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis comme un marchepied sous tes pieds ? David l'appelle donc seigneur ; eh bien, comment est-il son fils ? » Or, comme tout le peuple l'écoutait, il dit aux disciples : « Soyez en garde contre les scribes qui aiment à se promener en robes, et les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas. Ceux qui dévorent les maisons des veuves, et qui, par dissimulation, font de longues prières, ceux-là recevront une punition d'autant plus sévère. » Et ayant levé les yeux, il vit les riches qui jetaient dans le trésor leurs offrandes ; mais il vit une certaine veuve indigente qui y jetait deux pites, et il dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que personne, car tous ceux-là ont jeté de leur superflu dans les offrandes, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait pour sa subsistance. »

Évangile

Jean 11:1-17

Or il y avait un malade, Lazare de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. — Or Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et qui essuya ses pieds avec ses cheveux ; c'était son frère Lazare qui était malade. — Les sœurs envoyèrent donc auprès de lui en lui faisant dire : « Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. » Ce que Jésus ayant ouï, il dit : « Cette maladie ne doit pas entraîner la mort, mais servir à la gloire de Dieu, afin que le fils de Dieu soit glorifié par elle. » Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. Lors donc qu'il eut appris qu'il était malade, il demeura, il est vrai, pour le moment pendant deux jours dans l'endroit où il se trouvait, puis ensuite il dit aux disciples : « Retournons en Judée. » Les disciples lui disent : Rabbi, naguère les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là derechef ! » Jésus répliqua : « Est-ce qu'il n'y a pas douze heures au jour ? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais si quelqu'un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n'est pas en lui. » Il parla ainsi, et après il leur dit : « Lazare notre ami s'est endormi, mais je vais pour l'éveiller. » Les disciples lui dirent donc : « Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. » — Mais Jésus avait parlé de sa mort ; tandis qu'eux s'imaginèrent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil. — Alors donc Jésus leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis à cause de vous, afin que vous croyiez, de ce que je n'étais pas là ; mais allons vers lui. » Thomas, qui est appelé Didymos, dit donc aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, afin que nous mourrions avec lui. » Jésus étant donc arrivé trouva qu'il était depuis déjà quatre jours dans le sépulcre.

Évangile

Luc 13

Or, en ce moment même, quelques personnes vinrent lui faire un rapport sur ces Galiléens, dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs victimes. Et il leur répliqua : « Vous imaginez-vous que ces Galiléens fussent plus pécheurs que tout le reste des Galiléens, parce qu'ils ont souffert de la sorte ? Non, vous dis-je, mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même. Ou bien, ces dix-huit individus sur lesquels est tombée la tour dans les environs de Siloam, et qui en sont morts, vous imaginez-vous qu'ils fussent plus coupables que tous les hommes qui habitent Jérusalem ? Non, vous dis-je, mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de la même manière. » Or il disait cette parabole : « Quelqu'un possédait un figuier planté dans sa vigne, et il vint y chercher du fruit et n'en trouva pas ; or il dit au vigneron : « Voici trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et que je n'en trouve point ; coupe-le ; pourquoi occupe-t-il encore inutilement la place ? » Mais l'autre lui répliqua : « Seigneur, laisse-le encore cette année, jusques à ce que j'aie creusé alentour et que j'y aie mis du fumier ; peut-être portera-t-il du fruit l'an qui vient ; autrement tu le feras couper. » Or il enseignait dans une des synagogues le jour du sabbat ; et voici une femme possédée depuis dix-huit ans d'un esprit qui la rendait infirme, en sorte qu'elle se tenait courbée sans pouvoir se redresser du tout. Mais Jésus l'ayant vue, l'appela et lui dit : « Femme, sois délivrée de ton infirmité ! » Et il lui imposa les mains, et immédiatement elle se redressa, et elle glorifiait Dieu. Mais le chef de la synagogue indigné de ce que Jésus avait opéré une guérison le jour du sabbat, disait à la foule : « Il y a six jours pendant lesquels il faut travailler, venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Mais le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites, est-ce que chacun de vous ne détache pas de la crèche son bœuf ou son âne le jour du sabbat, pour le mener boire ? Et celle-ci, qui est une fille d'Abraham, et que Satan tenait liée voici dix-huit ans, il ne fallait pas la détacher de cette chaîne le jour du sabbat ! » Et pendant qu'il parlait ainsi tous ses adversaires étaient couverts de confusion, et toute la foule se réjouissait de toutes les merveilles opérées par lui. Il disait donc : « A quoi ressemble le royaume de Dieu, et à quoi le comparerai-je ? Il est semblable à un grain de moutarde, qu'un homme a pris et jeté dans son jardin, et il a crû et il est devenu un arbre, et les oiseaux du ciel se sont abrités dans ses branches. » Et il dit derechef : « A quoi comparerai-je le royaume de Dieu ? Il est semblable à du levain qu'une femme a pris et pétri dans trois mesures de farine, jusques à ce que le tout fût levé. » Et il traversait villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem. Or quelqu'un lui dit : « Seigneur, ceux qui sont sauvés, sont-ils en petit nombre ? » Mais il leur dit : « Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le déclare, chercheront à entrer et ne le pourront pas. Dès que le chef, de famille se sera levé et aura fermé la porte, et que vous commencerez à vous tenir dehors et à heurter à la porte, en disant : « Seigneur, ouvre-nous, » et qu'il vous répliquera : « Je ne sais pas d'où vous êtes, » alors vous vous mettrez à dire : « Nous mangions et nous buvions en ta présence, et c'est dans nos rues que tu as enseigné. » Et il vous dira : « Je ne sais d'où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui êtes des ouvriers d'iniquité. » Là sera le pleur et le grincement des dents, lorsque vous verrez Abraham et Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, tandis que vous serez, exclus. Et il en viendra d'orient et d'occident, et du nord et du midi, et ils se mettront à table dans le royaume de Dieu. Et voici, il y en a des derniers qui seront des premiers, et il y en a des premiers qui seront des derniers. » Au même moment quelques pharisiens survinrent qui lui dirent : « Sors, et éloigne-toi d'ici, car Hérode veut te faire périr. » Et il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici, je chasse les démons, et j'opérerai des guérisons aujourd'hui et demain ; et le troisième jour j'ai fini ; néanmoins il faut que je continue ma route aujourd'hui, demain, et le jour suivant, car il n'est pas reçu qu'un prophète meure hors de Jérusalem. Jérusalem, Jérusalem, qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! Voici, votre demeure vous est laissée ; mais, je vous le déclare, vous ne me verrez certainement plus jusques à ce que vous disiez : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.