Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
car, tandis que la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent, pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu ; en effet il est écrit : « Je détruirai la sagesse des sages, J'anéantirai l'intelligence des intelligents. » Où y a-t-il un sage ? Où un scribe ? Où un disputeur de ce siècle ? Dieu n'a-t-Il pas frappé de folie la sagesse du monde ? » Car, comme dans la sagesse de Dieu le monde n'a pas reconnu Dieu par la sagesse, Dieu a jugé bon de sauver les croyants par la folie de la prédication, puisque, tandis que les Juifs demandent des miracles et que les Grecs de leur côté recherchent la sagesse, du nôtre nous prêchons Christ crucifié, pour les Juifs un scandale, et pour les Gentils une folie, mais pour eux-mêmes, quand ils ont été appelés, soit Juifs soit Grecs, Christ puissance de Dieu et sagesse de Dieu ; car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes.
Première lecture
Entendez-le, maison de Jacob, vous qui prenez le nom d'Israël, et émanez de la source de Juda, qui jurez par le nom de l'Éternel et célébrez le Dieu d'Israël, mais non avec vérité ni avec droiture ! (Car de la ville sainte ils prennent leur nom, et ils s'appuient sur le Dieu d'Israël, dont le nom est l'Éternel des armées.) Dès longtemps je fis les premières prédictions ; elles sortirent de ma bouche et je les publiai : soudain j'agis, et elles s'accomplirent. Sachant que tu es endurci, et que ton col est une barre de fer, et que tu as un front d'airain, je t'indiquai ces choses à l'avance, avant l'événement je te les annonçai, afin que tu ne disses pas : « Mon idole en est l'auteur, et l'effigie que j'ai sculptée, ou celle que j'ai fondue, leur a commandé d'être. » Vous avez entendu… Tout s'accomplit, et vous, ne l'avouerez-vous pas ? Dès ce moment je t'annonce des faits nouveaux et réservés, dont tu n'as pas eu connaissance : ils apparaissent maintenant et ne se virent pas jadis ; plus tôt tu n'en ouïs pas parler, afin que tu ne dises pas : « Voici, j'en avais connaissance. » Tu n'en as rien entendu, ni rien su, et jadis ton oreille n'y fut pas ouverte ; car je savais que tu es infidèle, et que Rebelle fut ton nom déjà dans le sein maternel. Pour l'amour de mon nom je suspends ma vengeance, pour l'amour de ma gloire je me contiens envers toi, pour ne pas te détruire. Voici, je t'ai mis au creuset, mais je n'ai point obtenu d'argent ; je t'ai éprouvé dans la fournaise du malheur. C'est pour l'amour de moi-même, de moi-même, que j'ai agis : car, comment [mon nom] serait-il profané ? et je ne céderai point ma gloire à un autre. Écoute-moi, Jacob, et Israël que j'ai appelé : Je suis, moi, le premier, et aussi le dernier. Ma main de même a fondé la terre, et ma droite a déployé les Cieux : je les appelle, et ils se présentent ensemble. Vous tous, assemblez-vous et écoutez ! Lequel d'entre eux a annoncé ces choses, [annoncé] celui que l'Éternel aime, qui exécutera sa volonté contre Babel, et sera son bras contre les Chaldéens ? Moi, moi, j'ai parlé et l'ai appelé, je l'ai amené, et il trouvera le succès sur sa route. Approchez-vous de moi et écoutez : Dès l'origine je n'ai point parlé en secret, dès la naissance de ces événements j'y assiste. Et maintenant le Seigneur, l'Éternel, m'a envoyé avec son esprit. Ainsi parle l'Éternel, ton Rédempteur, le Saint d'Israël : Moi, l'Éternel, ton Dieu, je t'enseigne ce qui t'est profitable, je te guide dans la route où tu dois marcher. Ah ! si tu eusses pris garde à mes commandements ! Alors ta paix serait comme le Fleuve, et ta justice comme les flots de la mer, ta race serait comme ses sables, et les enfants de ton sang, comme ses graviers, ton nom ne serait ni retranché, ni anéanti devant moi. Sortez de Babel ! fuyez loin des Chaldéens ! d'une voix d'allégresse annoncez, publiez-le, proclamez-le jusqu'au bout de la terre, dites : « L'Éternel a racheté son serviteur Jacob ! » Et ils ne seront point altérés dans le désert qu'ils ont à traverser ; Il fera pour eux couler des eaux du rocher, Il fendra le rocher et les eaux jailliront. Point de paix, dit l'Éternel, pour les impies.
Première lecture
Le désert et la terre aride sont dans la joie, et la steppe dans l'allégresse, et elle fleurit comme le narcisse, elle se couvre de fleurs et se réjouit heureuse et triomphante ; la gloire du Liban lui est donnée, la magnificence du Carmel et de Saron ; ils voient la gloire de l'Éternel, la magnificence de notre Dieu. Fortifiez les mains lâches, et affermissez les genoux chancelants ! Dites aux cœurs alarmés : « Courage ! soyez sans peur ! voici votre Dieu, la vengeance approche, représaille de Dieu ; Il vient et vous sauvera. » Alors s'ouvriront les yeux des aveugles, et les oreilles des sourds seront ouvertes ; alors comme un cerf le perclus bondira, et la langue du muet chantera, car les eaux jaillissent dans le désert et des ruisseaux dans la plaine aride. Le mirage des sables devient un vrai lac, et la terre desséchée des sources d'eaux : dans le gîte des chacals où est leur repaire, sera un parc pour le jonc et le roseau. Et il y aura une route et une chaussée, et elle s'appellera la Voie sainte ; nul impur n'y passera ; elle sera pour eux seuls ; qui suivra cette route, même un insensé, ne pourra s'égarer. Là point de lion ; nulle bête féroce n'y mettra le pied ; il ne s'y en trouvera point ; les délivrés y marcheront. Et les rachetés de l'Éternel reviendront et s'avanceront vers Sion avec chant de triomphe, et une joie éternelle couronnant leur tête : le bonheur et la joie viendront au-devant d'eux, et le chagrin et les soupirs fuiront.
Prière du matin — première lecture
Oui, à ce bruit mon cœur s'épouvante, il s'ébranle et se déplace. Ecoutez ! écoutez le roulement de sa voix, et le murmure qui sort de sa bouche ! Il lui fait parcourir tout le ciel, et Il lance l'éclair jusqu'à l'horizon de la terre. Aussitôt sa voix mugit, Il tonne de sa voix de majesté, et ne retient plus sa foudre, Dieu par sa voix produit la merveille du tonnerre ; Il fait des choses grandes que nous ne comprenons point. Il dit à la neige : Tombe sur la terre ! la pluie et les torrents de pluie attestent sa puissance. Il engourdit les mains de tous les hommes, afin que tous les humains qui sont ses créatures, reconnaissent ce qu'il est. Alors les bêtes sauvages gagnent leurs tanières, et sommeillent dans leurs cavernes. La tempête sort de sa prison, et les vents impétueux amènent la froidure. Au souffle de Dieu la glace est formée, et les ondes dilatées se condensent ; d'humidité Il charge aussi la nue ; Il épand les nuages porteurs de ses feux, qui tournoient en tout sens, sous sa conduite, pour exécuter tout ce qu'il leur commande, sur la surface du disque de la terre ; tantôt pour punir, si sa terre est coupable, tantôt pour bénir, Il les fait arriver. O Job, prête l'oreille à ces choses ! continue à étudier les miracles de Dieu ! En sais-tu les causes, quand Dieu les fait paraître, et qu'il fait resplendir le feu de sa nuée ? Comprends-tu le balancement des nues, merveille du Dieu parfaitement sage, la chaleur que prennent tes vêtements, quand la terre reçoit du midi un air qui accable ? Etendras-tu, comme Lui, le firmament, lui donnant la solidité d'un miroir de fonte ? Apprends-nous ce qu'il nous faut Lui dire ? Ah ! les ténèbres où nous sommes, nous mettent hors d'état de Lui rien proposer !… Mes discours lui seront-ils rapportés ?… Mais désira-t-on jamais d'être anéanti ? Aussi bien l'on ne regarde point fixement le soleil, quand il brille dans les airs, et qu'un vent passe, et lui rend sa pureté. Du Septentrion l'on peut bien tirer l'or, mais Dieu oppose un éclat formidable. Jusqu'au Tout-puissant nous ne saurions pénétrer ! Il est éminent par la force et par l'équité, et par une souveraine justice ; Il ne rend aucun compte. Craignez-le donc, ô hommes ; Il n'accorde ses regards à aucun des sages.
Épître
Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.
Blessed is the rich that is found without blemish, And that goes not after gold. Who is he? and we will call him blessed: For wonderful things has he done among his people. Who has been tried thereby, and found perfect? Then let him glory. Who has had the power to transgress, and has not transgressed? And to do evil, and has not done it? His goods shall be made sure, And the congregation shall declare his alms.
Première lecture
Le cœur d'un roi est un ruisseau dans la main de Dieu, qui l'incline partout où Il veut. Les voies de l'homme sont toutes droites à ses yeux ; mais l'Éternel pèse les cœurs. Faire ce qui est droit et juste, est plus agréable à l'Éternel que les sacrifices. Le regard hautain, et le cœur qui s'enfle, ce flambeau des impies, est un péché. La circonspection du diligent ne mène qu'à l'abondance : mais celui qui précipite, n'arrive qu'à l'indigence. Les trésors acquis par les mensonges de la langue, sont un souffle qui se dissipe : ils tendent à la mort. La violence des impies les emporte eux-mêmes, car ils refusent de faire ce qui est juste. L'homme dont la voie est tortueuse, dévie ; mais de l'homme pur la conduite est droite. Mieux vaut habiter un coin du toit, que près d'une femme querelleuse, et un logis commun. Ce que veut l'impie, c'est le mal ; à ses yeux son ami ne saurait trouver grâce. Le moqueur est-il puni, le faible en devient sage ; qu'on instruise le sage, il accueille la science. Le Juste a l'œil sur la maison de l'impie ; Il précipite les impies dans le malheur. Celui qui ferme son oreille au cri du pauvre, criera aussi, et restera sans réponse. Un don fait en secret fléchit la colère, et un présent glissé dans le sein, un courroux violent. C'est une joie pour le juste de pratiquer la droiture ; mais cela fait peur au méchant. L'homme qui s'écarte de la voie de la raison, ira reposer dans la société des Ombres. L'amateur du plaisir tombe dans l'indigence ; et celui qui aime le vin et les parfums, ne s'enrichira pas. L'impie devient une rançon pour le juste ; et l'infidèle, pour les hommes droits. Mieux vaut habiter un désert, que d'avoir une femme querelleuse et chagrine. Il y a trésors précieux et huile dans la maison du sage ; mais l'insensé absorbe ces choses. Qui cherche justice et bonté, trouve vie, justice et gloire. Le sage escalade la ville des héros, et abat le fort auquel ils s'assuraient. Qui veille sur sa bouche et sa langue, préserve son âme de la détresse. Moqueur est le nom du superbe, du hautain ; il agit dans l'excès de son orgueil. Les désirs du lâche le tuent, car ses mains refusent d'agir, tout le jour il désire avidement ; mais le juste donne, et sans parcimonie. Le sacrifice des impies est abominable ; combien plus s'ils l'offrent en pensant au crime ! Le témoin menteur périt ; mais l'homme qui écoute, pourra toujours parler. L'impie prend un air effronté ; mais l'homme droit règle sa marche. Il n'y a ni sagesse, ni prudence ni conseil, devant l'Éternel. Le cheval est équipé pour le jour de la bataille ; mais c'est de l'Éternel que vient la victoire.
Prière du matin — deuxième lecture
Or il advint, pendant que la foule se pressait autour de lui et écoutait la parole de Dieu, et que lui-même se tenait debout auprès du lac de Gennèsareth, qu'il vit deux barques qui stationnaient au bord du lac ; mais les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Or étant monté dans l'une des barques, qui appartenait à Simon, il le pria de s'éloigner un peu de la terre, et s'étant assis, il enseignait la foule de dedans la barque. Mais, lorsqu'il eut cessé de parler, il dit à Simon : « Pousse au large, et jetez vos filets pour pêcher. » Et Simon lui répliqua : « Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais sur ta parole je jetterai les filets. » Et l'ayant fait, ils ramenèrent une grande quantité de poissons ; mais leurs filets se déchiraient, et ils firent signe à leurs camarades dans l'autre barque de venir les aider ; et ils vinrent, et les deux barques furent tellement remplies, qu'elles enfonçaient. Ce que Simon Pierre ayant vu, il se jeta aux genoux de Jésus en disant : « Éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur, seigneur. » Il était en effet saisi d'épouvante, ainsi que tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la capture des poissons qu'ils avaient pris. Or, il en était aussi de même de Jacques et de Jean fils de Zébédée, qui étaient associés de Simon. Et Jésus dit à Simon : « Ne crains point ; désormais tu seras un preneur d'hommes. » Et ayant ramené les barques vers la terre, ils quittèrent tout et ils le suivirent. Et il advint, pendant qu'il se trouvait dans une des villes, que, voici, un homme couvert de lèpre ayant vu Jésus tomba la face contre terre, et le supplia en disant : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me guérir. » Et ayant étendu la main, il le toucha en disant : « Je le veux, sois guéri ! » Et aussitôt la lèpre le quitta. Et il lui enjoignit de n'en parler à personne ; « mais va, » lui dit-il, « te montrer au sacrificateur, et présente l'offrande pour ta purification conformément à ce qu'a prescrit Moïse pour leur servir d'attestation. » Or le bruit de sa renommée ne faisait que se répandre de plus en plus, et une foule nombreuse accourait pour l'entendre, et pour être guérie de ses infirmités. Quant à lui, il se retirait dans les déserts et priait. Et il advint un jour, pendant que lui-même enseignait et que les pharisiens et les docteurs de la loi, qui étaient venus de tous les villages de Galilée et de Judée et de Jérusalem, se trouvaient présents, et qu'une puissance du Seigneur se montrait dans ses guérisons, que, voici, des hommes apportent sur un lit un homme qui était paralytique, et ils cherchaient à l'introduire et à le placer devant lui. Et n'ayant pas trouvé le moyen de l'introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit, et ils le descendirent au travers des tuiles avec son petit lit, tout au milieu en présence de tous. Et ayant vu leur foi, il dit : « O homme, tes péchés t'ont été pardonnés ! » Et les scribes et les pharisiens se mirent à se demander : « Qui est celui-ci, qui profère des blasphèmes ? Qui est-ce qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ? » Mais Jésus connaissant leurs pensées, leur répliqua : « A quoi pensez-vous dans vos cœurs ? Quel est le plus facile, de dire : Tes péchés t'ont été pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche. Or, pour que vous sachiez que le fils de l'homme a sur la terre l'autorité de pardonner les péchés… » il dit au paralytique : « Je te le dis, lève-toi, prends ton petit lit, et va-t-en dans ta maison. » Et aussitôt s'étant levé devant eux, il prit sa couche, et s'en alla dans sa maison en glorifiant Dieu. Et tous furent saisis de surprise, et ils glorifiaient Dieu, et ils furent remplis de crainte, « car, » disaient-ils, « nous avons vu aujourd'hui des choses étranges. » Et après cela il sortit, et vit un publicain, nommé Lévis, assis au bureau des péages, et il lui dit : « Suis-moi ! » Et ayant tout quitté, il se leva, et il le suivait. Et Lévis lui donna un grand festin dans sa maison ; et il y avait une grande foule de publicains et d'autres personnes qui étaient attablés avec eux. Et les pharisiens et leurs scribes s'en plaignaient à ses disciples, en disant : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Et Jésus leur répliqua : « Ce ne sont pas ceux qui sont en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les mal portants ; je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs à la repentance. » Mais ils lui dirent : « Les disciples de Jean jeûnent souvent, et ils font des prières ; il en est aussi de même de ceux des pharisiens, mais les tiens mangent et boivent. » Mais Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les fils de la chambre nuptiale pendant que l'époux est avec eux ? Mais des jours viendront… et quand l'époux leur sera enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. » Mais il leur adressait encore une parabole : « Personne n'arrache une pièce à un habit neuf pour la mettre à un vieil habit ; autrement d'un côté on déchirera le neuf, et de l'autre la pièce du neuf ne s'accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles, autrement le vin nouveau rompra les outres, et lui-même se répandra, et les outres seront perdues ; mais on doit mettre du vin nouveau dans des outres neuves. Personne en buvant du vieux ne désire du nouveau, car il dit : le vieux est bon. »
Psaume responsorial
Cantique graduel.Vers toi je lève les yeux, ô toi qui résides dans les Cieux ! Voici, comme les yeux des serviteurs regardent la main de leurs maîtres, et les yeux de la servante, la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux regardent vers l'Éternel, notre Dieu, attendant qu'il prenne pitié de nous. Prends pitié de nous, Éternel, prends pitié de nous ! Car nous sommes assez rassasiés de mépris ; notre âme est assez rassasiée des railleries des superbes, du mépris des hautains.
Évangile
Mais Jésus leur répliqua : « Vous vous égarez, parce que vous ne connaissez ni les écritures, ni la puissance de Dieu ; car, lors de la résurrection, ni les hommes ne prennent des femmes, ni les femmes des maris, mais ils sont comme des anges dans le ciel. Or, quant à la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce dont Dieu vous a parlé lorsqu'il dit : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. » Ce que la foule ayant ouï, elle était stupéfaite de son enseignement. Mais les pharisiens, ayant appris qu'il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent au même lieu, et l'un d'entre eux, un légiste, lui demanda pour le mettre à l'épreuve : « Maître, quel est le grand commandement dans la loi ? » Et il lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée ; celui-ci est le grand et le premier commandement ; le second, semblablement : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend la loi tout entière, ainsi que les prophètes. »
Psaume responsorial
Alléluia ! Mon âme, loue l'Éternel ! Je louerai l'Éternel, tant que je vivrai ; je chanterai mon Dieu, tant que je serai. Ne vous confiez pas dans les princes, dans les enfants des hommes, qui ne peuvent secourir ! Leur souffle s'exhale, ils rentrent dans leur poudre : ce jour-là, c'en est fait de leurs plans. Heureux celui à qui le Dieu de Jacob est en aide, et dont l'espoir repose sur l'Éternel son Dieu ! Il a fait les Cieux et la terre, la mer et tout ce qu'elle contient ; Il garde fidélité éternellement ; Il rend justice aux opprimés, donne du pain à ceux qui ont faim ; l'Éternel délivre les captifs. L'Éternel ouvre les yeux aux aveugles, l'Éternel relève ceux qui sont affaissés ; l'Éternel aime les justes. L'Éternel prend les étrangers sous sa garde ; Il restaure la veuve et l'orphelin ; mais Il fait dévier la voie de l'impie. L'Éternel règne éternellement. Ton Dieu, ô Sion, subsiste dans tous les âges. Alléluia !
Psaume responsorial
Au maître chantre. Sur « Biche de l'aurore ». Cantique de David.Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m'as-tu abandonné, te tenant à l'écart pour ne point m'être en aide, et ne point ouïr quand je crie à rugir ? Mon Dieu ! le jour, j'appelle, et tu ne réponds pas ; et la nuit, et je n'obtiens pas de repos. Cependant, tu es le Saint, les louanges d'Israël environnent ton trône, En toi nos pères mirent leur confiance, mirent leur confiance, et tu les délivras ; ils élevèrent leurs cris vers toi, et ils échappèrent ; ils se confièrent en toi, et ne furent point confondus. Mais moi, je suis un ver, et non plus un homme, l'opprobre des hommes, et le rebut du peuple. Je suis la dérision de tous ceux qui me voient ; ils grimacent de leurs lèvres, et hochent la tête, [disant :] « Il s'en remet à l'Éternel ; qu'il le sauve ! qu'il le délivre, puisqu'il lui est propice ! » Oui, tu m'as tiré du sein de ma mère, tu me donnais la sécurité auprès de sa mamelle ; je me reposai sur toi dès ma naissance, et dès le sein de ma mère tu as été mon Dieu. Ne sois pas loin de moi ! car l'angoisse est proche, car je suis sans secours. Des taureaux puissants m'environnent, les farouches troupeaux de Basan me cernent, ils ouvrent leurs gueules contre moi, ainsi que des lions dévorants, rugissants. Comme les eaux je m'écoule, et tous mes os se séparent ; mon cœur, comme de la cire, fond dans ma poitrine ; ma vigueur, comme un têt, s'est séchée, et ma langue s'attache à mon palais, et tu me couches dans la poussière de la mort. Car des chiens m'environnent, la bande des méchants m'enveloppe, {[}s'acharne] comme le lion, à mes mains et à mes pieds. Je compterais tous mes os ; et eux, ils regardent et repaissent leurs yeux. Ils se partagent mes vêtements, et ils tirent au sort mon manteau. Mais, toi, Éternel, ne t'éloigne pas ! toi, qui es ma force, accours à mon aide ! Arrache à l'épée mon âme, et aux chiens l'unique bien qui me reste ! Tire-moi de la gueule du lion, et contre les cornes des buffles garantis-moi. Alors je redirai ton nom à mes frères, et je te louerai au sein de l'assemblée. Vous qui craignez l'Éternel, louez-le ! Vous tous, race de Jacob, glorifiez-le, et tremblez devant lui, vous tous, race d'Israël ! Car Il ne rebuta point, ne dédaigna point la misère du misérable, et Il ne lui cacha point sa face, et Il écouta les cris qu'il élevait vers Lui. Tu seras chanté par moi dans la grande assemblée ; j'accomplirai mes vœux devant ceux qui te craignent. Les affligés prendront part au festin, et seront rassasiés, et ceux qui cherchent l'Éternel, chanteront ses louanges ; votre cœur vivra éternellement. Se rappelant ta mémoire, toutes les extrémités de la terre reviendront à toi, et toutes les tribus des peuples te rendront leur hommage ; car à l'Éternel est l'empire, et Il est le souverain des nations. Tous les riches de la terre prendront part au festin, et adoreront, et l'on verra s'agenouiller tous ceux qui sont sur la pente du tombeau, et ceux qui ne peuvent soutenir leur vie. La race future Le servira, et l'on parlera du Seigneur d'âge en âge ; il en viendra qui publieront sa justice, et raconteront à la race naissante qu'il fut agissant.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.Éternel, ta puissance donne au Roi de la joie, et comme ton secours le transporte ! Tu as satisfait au désir de son cœur, et tu n'as point rebuté la prière de ses lèvres. (Pause) Tu lui as présenté des biens excellents, et tu as mis sur sa tête un diadème d'or. Il te demandait la vie ; tu la lui as donnée, une vie longue, permanente, éternelle. Sa gloire est grande, grâce à ton secours, et tu lui accordes splendeur et majesté ; car tu le rends béni éternellement, tu le réjouis du bonheur de ta présence. Car le Roi se confie en l'Éternel, et, par la faveur du Très-haut, il n'est point ébranlé. Ta main saura trouver tous tes ennemis, et ta droite trouvera ceux qui te sont hostiles. Tu les rendras pareils à une fournaise ardente, dès que tu te montreras ; l'Éternel dans son courroux les détruira, et ils seront consumés par le feu ; de la terre tu extermineras leur fruit, et leur race, d'entre les fils des hommes ; parce qu'ils ourdirent contre toi les trames de la malice, et formèrent des complots : ils seront impuissants ; car tu leur feras prendre la fuite, et tu dirigeras ton arc contre leurs faces. Lève-toi, Éternel, avec ta puissance ! Nous voulons chanter et célébrer tes hauts faits.
Prière du soir — première lecture
Et l'Éternel répondit à Job du milieu de la tempête et dit : Qui est-ce qui obscurcit mes décrets par des discours dénués d'intelligence ? Eh bien ! ceins tes reins, comme un homme ! puis je te questionnerai, et tu m'instruiras. Où étais-tu, quand je fondai la terre ? Indique-le, si tu as vraiment la science ! Qui est-ce qui en fixa la dimension, que tu saches, ou étendit sur elle le cordeau ? Quel est le support jusqu'où ses bases plongent ? Ou qui est-ce qui en a posé la pierre angulaire, aux accords unanimes des étoiles du matin, aux acclamations de tous les Fils de Dieu ? Et qui est-ce qui enferma la mer entre des portes, quand elle fit éruption du sein maternel ; quand je lui donnai la nuée pour manteau, et les sombres vapeurs pour lui servir de langes ; quand je lui prescrivis ma loi, et que j'établis ses barres et ses portes, et que je dis : Jusqu'ici tu viendras, et pas plus avant ! et ici s'arrêtera l'orgueil de tes vagues ? De ton vivant as-tu commandé au matin, et fait connaître à l'aurore le lieu d'où elle part, pour saisir la terre par ses bords ? Alors les impies en sont balayés, alors la terre prend une face nouvelle, telle que l'argile qui reçoit une empreinte, et toutes choses paraissent comme pour la vêtir ; alors les impies perdent la clarté qu'ils aiment, et le bras qu'ils ont levé déjà, se brise. As-tu pénétré jusqu'aux sources des mers, et au fond de l'abîme as-tu porté tes pas ? Les portes de la mort te furent-elles découvertes ? As-tu vu les portes de la sombre mort ? Ton regard embrasse-t-il les contours de la terre ? Raconte, si tu sais toutes ces choses ! Quelle route mène où la lumière habite ? et la nuit, où fait-elle son séjour ? Iras-tu les chercher l'une et l'autre, pour les amener chacune à leurs limites ? Et connais-tu le chemin de leur demeure ? Tu le sais ! car alors tu étais déjà né ! et le nombre de tes jours est immense ! As-tu pénétré jusqu'aux dépôts de la neige, et as-tu vu les dépôts de la grêle, que je réserve pour les temps du désastre, pour le jour du combat et de la bataille ? Quel chemin mène aux lieux où la lumière se divise, d'où le vent d'Est se répand sur la terre ? Qui a fait ces conduits qui éparpillent la pluie, et a tracé une route à la foudre bruyante, afin d'arroser une terre inhabitée, une steppe où il n'y a pas un humain, afin d'abreuver les lieux déserts et solitaires, et de fertiliser le sol qui donne le gazon ? La pluie a-t-elle un père ? Ou qui est-ce qui engendra les gouttes de la rosée ? Du sein de qui la glace sort-elle ? et qui est-ce qui produit le givre du ciel ? Comme la pierre, les eaux se condensent, et la surface de l'abîme est enchaînée. As-tu formé le lien qui unit les Pléiades ? Ou peux-tu détacher les chaînes d'Orion ? Fais-tu paraître en leur temps les signes du Zodiaque ? Ou conduis-tu Arcture avec son cortège ? Connais-tu les lois des Cieux ? Les as-tu mis à même d'influer sur la terre ? Parles-tu à la nue avec autorité, et te couvre-t-elle aussitôt d'une eau abondante ? Lances-tu des foudres, et partent-elles, et disent-elles : Nous voici ? Qui a mis une sagesse dans les sombres nuages, et a donné aux météores une intelligence ? Qui a calculé les nuées avec sagesse ? Et qui est-ce qui incline les urnes des Cieux, quand la poussière coule comme un métal en fonte, et que les glèbes se collent l'une à l'autre ? Pour la lionne vas-tu chasser une proie ? et assouvis-tu la faim des lionceaux, quand ils sont blottis dans leurs repaires, ou dans leurs tanières, tapis en embuscade ? Qui est-ce qui procure au corbeau sa pâture, quand ses petits poussent vers Dieu leurs cris, et errent affamés ?
Deuxième lecture
J'exhorte donc avant tout, que l'on adresse des oraisons, des prières, des supplications, et des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois, et pour tous ceux qui exercent le commandement, afin que nous menions une vie paisible et tranquille en toute piété et en toute honnêteté. C'est là une chose bonne et agréable aux yeux de Dieu notre sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et qu'ils parviennent à la connaissance de la vérité. Car il n'y a qu'un seul Dieu, et il n'y a aussi entre Dieu et les hommes qu'un seul médiateur, l'homme Christ Jésus qui s'est donné lui-même comme une rançon pour tous, au temps convenable, ce que j'ai été chargé d'annoncer, moi, qui suis prédicateur et apôtre (je dis la vérité, je ne mens point), et docteur des Gentils en esprit et en vérité. Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni dispute, et que, de même, les femmes se parent avec pudeur et modestie d'un costume décent, non de tresses et d'or, ou de perles, ou de vêtements précieux, mais comme il sied à des femmes qui font profession de piété par de bonnes œuvres. Que la femme se laisse tranquillement instruire avec une parfaite soumission ; mais je ne permets à une femme ni d'enseigner, ni de dominer sur l'homme, je veux, au contraire, qu'elle demeure tranquille, car Adam a été formé le premier, puis ensuite Ève ; et ce n'est pas Adam qui a été séduit, mais c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression ; toutefois elle sera sauvée par l'enfantement, à condition de persévérer avec sagesse dans la foi, la charité et la sanctification.
Deuxième lecture
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas de charité, je suis un airain retentissant, ou une cymbale bruyante. Et quand j'aurais un don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la connaissance, et quand j'aurais toute la foi qui déplace les montagnes, si je n'ai pas de charité, je ne suis rien. Et quand j'emploierais en libéralités tout ce que je possède, et quand je livrerais mon corps afin d'en tirer gloire, si je n'ai pas de charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, la charité est bienveillante ; elle n'est pas jalouse, elle ne s'en croit point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle n'agit point avec indécence, elle ne recherche point ce qui ne lui appartient pas, elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal, elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit avec la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle surmonte tout. La charité ne périt jamais ; mais quant à la prophétie, elle sera détruite ; quant aux langues, elles cesseront ; quant à la connaissance, elle sera détruite ; car c'est partiellement que nous connaissons, et c'est partiellement que nous prophétisons ; mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera détruit. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu un homme, j'ai détruit ce qui était de l'enfant. Maintenant en effet nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors ce sera face à face ; maintenant je connais partiellement, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. Mais pour le moment ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité ; or la plus grande d'entre elles est la charité.
Deuxième lecture
Christ ayant donc souffert quant à la chair, armez-vous aussi des mêmes dispositions, car celui qui a souffert quant à la chair a été délivré quant aux péchés, en sorte que ce n'est plus sur les convoitises humaines, mais sur la volonté de Dieu, qu'il doit régler le temps qui lui reste à vivre en la chair ; c'est assez, en effet, d'avoir pendant le temps passé accompli la volonté des Gentils en vivant dans la débauche, les convoitises, l'ivrognerie, les excès, les orgies et les idolâtries criminelles ; aussi sont-ils étonnés de ce que vous ne vous précipitez pas avec eux dans le même débordement de dissolution, et ils vous calomnient, eux qui rendront compte à Celui qui va juger les vivants et les morts ; car la bonne nouvelle a été annoncée aussi aux morts, afin que d'un côté ils fussent jugés comme les hommes, quant à la chair, et que de l'autre côté ils vécussent comme Dieu, quant à l'esprit. Or la fin de toutes choses approche ; soyez donc sages et sobres pour vaquer aux prières ; ayant avant tout, les uns pour les autres, une ardente charité, car la charité couvre une multitude de péchés ; exerçant sans murmure l'hospitalité réciproque ; chacun selon le don qu'il a reçu, le mettant au service des autres, comme de bons administrateurs des diverses grâces de Dieu ; si quelqu'un parle, que ce soit comme il convient aux oracles de Dieu ; si quelqu'un exerce un ministère, que ce soit comme usant de la force que Dieu dispense, afin qu'en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, auquel appartiennent la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles. Amen !
Deuxième lecture
(car le fruit de la lumière consiste en toute espèce de bonté, de justice et de vérité), examinant ce qui plaît au seigneur ; et ne prenez point de part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt blâmez-les ; il est vrai que ce qu'ils font en secret, il est honteux même d'en parler, mais quand toutes ces choses sont blâmées, c'est par la lumière qu'elles sont dévoilées, car tout ce qui est dévoilé est lumière ; c'est pourquoi il est dit : « Réveille-toi, dormeur, et relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. »
Évangile
Or, pour leur montrer qu'il fallait toujours prier et ne pas perdre courage, il leur adressait une parabole en ces termes : « Il y avait dans une ville un certain juge qui ne craignait point Dieu et n'avait d'égards pour personne ; or dans cette ville-là était une veuve, et elle venait lui dire : « Fais-moi justice de mon adversaire. » Et pendant longtemps il ne le voulait pas ; mais ensuite il se dit en lui-même : Quoique je ne craigne point Dieu et que je n'aie non plus d'égards pour personne, cependant comme cette veuve me cause du tracas, je lui ferai justice, de peur qu'elle ne finisse par venir me donner des coups. » Or le seigneur dit : « Écoutez ce que dit le juge inique ; mais Dieu ne fera-t-Il pas justice à Ses élus qui crient à Lui jour et nuit, et tarde-t-Il à leur égard ? Je vous déclare qu'il leur fera justice au plus tôt. Toutefois le fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Or il dit aussi à quelques personnes qui possédaient pour elles-mêmes l'assurance d'être justes et qui méprisaient les autres, la parabole suivante : « Deux hommes montèrent au temple pour prier, l'un était pharisien, et l'autre publicain. Le pharisien, se tenant debout, faisait en lui-même cette prière : « O Dieu ! Je Te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres hommes qui sont spoliateurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain : je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. » Mais le publicain se tenant à distance ne se permettait pas même de lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : « O Dieu, aie compassion de moi qui suis pécheur ! » Je vous le déclare, celui-ci redescendit justifié dans sa maison à l'inverse de l'autre, car quiconque s'élève lui-même sera abaissé, tandis que celui qui s'abaisse lui-même sera élevé. » Or on lui apportait aussi les petits enfants, afin qu'il les touchât ; ce que les disciples ayant vu ils les réprimandaient. Mais Jésus les appela à lui, en disant : « Laissez les petits enfants venir à moi, et ne les en empêchez pas, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume de Dieu. En vérité je vous le déclare, celui qui n'aura pas reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera certainement point. » Et un chef l'interrogea en disant : « Bon Maître, par quelle conduite hériterai-je la vie éternelle ? » Mais Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon, si ce n'est un seul, Dieu. Tu connais les commandements : « Ne commets point d'adultère ; ne tue point ; ne dérobe point ; ne fais point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » L'autre dit : « J'ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. » Ce que Jésus ayant ouï, il lui dit : « Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu possèdes, et distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. » Mais l'autre en entendant cela devint tout triste, car il était très riche. Or Jésus l'ayant regardé dit : « Avec quelle difficulté ceux qui possèdent les richesses entrent-ils dans le royaume de Dieu ! Il est en effet plus facile qu'un chameau entre par un trou d'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Mais les auditeurs dirent : « Et qui peut être sauvé ? » Or il dit : « Ce qui est impossible quant aux hommes est possible quant à Dieu. » Or Pierre lui dit : « Voici, pour nous, après avoir abandonné nos propres biens, nous t'avons suivi. » Et il leur dit : « En vérité je vous déclare qu'il n'est personne qui, ayant abandonné maison, ou femme, ou frères, ou parents, ou enfants, à cause du royaume de Dieu, ne reçoive infiniment davantage dans ce temps-ci, et dans le siècle à venir la vie éternelle. » Et ayant pris les douze à part, il leur dit : « Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes relativement au fils de l'homme s'accomplira ; car il sera livré aux Gentils, et il sera bafoué et injurié, et on crachera sur lui, et après l'avoir fouetté ils le mettront à mort, et le troisième jour il ressuscitera. » Et pour eux ils ne comprenaient rien à cela, et cette parole leur était cachée, et ils ne saisissaient pas ce qui avait été dit. Or il advint, au moment où il approchait de Jéricho, qu'un aveugle se trouvait assis près du chemin pour mendier. Mais ayant entendu la foule qui passait devant lui, il s'informait de ce que c'était. On lui dit : « C'est Jésus le Nazaréen qui passe. » Et il s'écria : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. » Et ceux qui marchaient les premiers le réprimandaient pour le faire taire ; mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi. » Et Jésus s'étant arrêté ordonna qu'on le lui amenât ; et quand il se fut approché, il lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Et l'autre dit : « Seigneur, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : « Recouvre la vue ; ta foi t'a guéri. » Et immédiatement il recouvra la vue, et il le suivait en glorifiant Dieu. Et tout le peuple voyant cela rendit louange à Dieu.
Prière du soir — deuxième lecture
c'est pour la liberté que Christ nous a rendus libres ; demeurez donc fermes, et ne vous soumettez pas derechef au joug de la servitude. Voici, moi Paul, je vous déclare que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira à rien ; mais je proteste derechef à tout homme qui se fait circoncire, qu'il est tenu de pratiquer la loi tout entière. Vous avez complètement rompu avec Christ, vous tous qui êtes justifiés par la loi ; vous êtes déchus de la grâce. En effet, quant à nous, c'est en esprit que nous saisissons par la foi l'espoir de la justice ; car, en Christ, ni la circoncision n'a quelque valeur, ni l'incirconcision, mais la foi qui montre son efficace par la charité. Vous couriez bien ; qui est-ce qui vous a empêchés d'obéir à la vérité ? Cette influence ne vient pas de Celui qui vous appelle ; un peu de levain fait lever la pâte tout entière. Pour moi, j'ai la confiance que vous ne penserez pas différemment, mais que celui qui vous trouble en portera la peine, quel qu'il soit. Quant à moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté, puisque le scandale, de la croix a disparu ? Puissent ceux qui vous bouleversent en venir à se mutiler tout à fait ! Pour vous, frères, c'est bien à la liberté que vous avez été appelés ; seulement ne faites pas de cette liberté une instigation pour la chair, mais asservissez-vous les uns aux autres par Sa charité ; car toute la loi est accomplie dans une seule parole, qui est celle-ci : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ; » tandis que si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. Mais je dis : conduisez-vous selon l'esprit et ne satisfaites pas la convoitise de la chair ; en effet la chair convoite contre l'esprit, et l'esprit contre la chair, car ils sont opposés l'un à l'autre, afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez. Mais, si vous êtes conduits pur l'esprit, vous n'êtes pas sous la loi. Or les œuvres de la chair sont bien connues : ce sont l'impudicité, l'impureté, la débauche, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, la jalousie, les emportements, les intrigues, les divisions, les sectes, les haines, les excès, les orgies, et tout ce qui leur ressemble ; dont je vous dis d'avance, comme je vous l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l'esprit est la charité, la joie, la paix, la longanimité, la bonté, la probité, la fidélité, la douceur, la tempérance. Ce n'est pas à de telles choses que s'oppose la loi. Or, ceux qui appartiennent à Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi selon l'esprit. Ne devenons pas glorieux, nous provoquant les uns les autres, nous enviant les uns les autres.
Évangile
Simon, Simon, voici, Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le blé ; mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point, et toi, après être une fois revenu, affermis tes frères. » Or il lui dit : « Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. » Mais il lui dit : « Pierre, je te le déclare, aujourd'hui le coq ne chantera pas, jusqu'à ce que, par trois fois, tu aies nié que tu me connais. » Et il leur dit : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? » Et ils dirent : « De rien. » Mais il leur dit : « Maintenant, au contraire, que celui qui a une bourse la prenne, et de même aussi sa besace, et que celui qui n'en a pas vende son manteau et s'achète une épée ; car je vous le déclare, il faut que ce passage de l'écriture s'accomplisse en ma personne : « Et c'est parmi des criminels qu'il a été compté ; en effet ce qui me concerne va prendre fin. » Mais ils dirent : « Seigneur, voici, il y a ici deux épées. » Or il leur dit : « Cela suffit. » Et étant sorti il s'achemina, selon sa coutume, vers la montagne des Oliviers ; or les disciples aussi le suivaient. Mais lorsqu'il fut arrivé en cet endroit, il leur dit : « Priez pour ne pas entrer en tentation. » Et lui-même s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si Tu le veux, fais passer cette coupe loin de moi ! Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui se fasse. » [ Or un ange venu du ciel lui apparut pour le fortifier, et étant entré en agonie, il priait avec plus d'instance ; mais sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.] Et s'étant levé après sa prière, il vint vers ses disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez afin que vous n'entriez pas en tentation. » Pendant qu'il parlait encore, voici venir une foule, et le nommé Judas, un des douze, la précédait, et il s'approcha de Jésus pour l'embrasser. Mais Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le fils de l'homme ! » Et ceux qui étaient avec lui voyant ce qui allait arriver dirent : « Seigneur, si nous frappions de l'épée ? » Et l'un d'entre eux frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite. Mais Jésus prenant la parole dit : « Attendez que ceci soit fait, » et lui ayant touché l'oreille, il le guérit. Or Jésus dit aux grands prêtres et aux chefs des gardes du temple et aux anciens qui s'étaient portés contre lui : « Vous êtes sortis, comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons. Pendant que j'étais chaque jour avec vous dans le temple, vous n'avez pas mis les mains sur moi ; mais c'est ici votre heure, et le règne des ténèbres. »
Évangile
Or, en ce temps-là survient Jean le baptiste, prêchant dans le désert de Judée en disant : « Repentez-vous, car le royaume des cieux s'approche. » — Il est, en effet, celui dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. » — Quant à Jean lui-même, il avait son vêtement fait de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour de ses reins, tandis que sa nourriture consistait en sauterelles et en miel sauvage. Alors Jérusalem, ainsi que toute la Judée et toute la contrée voisine du Jourdain, se portait vers lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain, en confessant leurs péchés.
Évangile
Or, pour leur montrer qu'il fallait toujours prier et ne pas perdre courage, il leur adressait une parabole en ces termes : « Il y avait dans une ville un certain juge qui ne craignait point Dieu et n'avait d'égards pour personne ; or dans cette ville-là était une veuve, et elle venait lui dire : « Fais-moi justice de mon adversaire. » Et pendant longtemps il ne le voulait pas ; mais ensuite il se dit en lui-même : Quoique je ne craigne point Dieu et que je n'aie non plus d'égards pour personne, cependant comme cette veuve me cause du tracas, je lui ferai justice, de peur qu'elle ne finisse par venir me donner des coups. » Or le seigneur dit : « Écoutez ce que dit le juge inique ; mais Dieu ne fera-t-Il pas justice à Ses élus qui crient à Lui jour et nuit, et tarde-t-Il à leur égard ? Je vous déclare qu'il leur fera justice au plus tôt. Toutefois le fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Or il dit aussi à quelques personnes qui possédaient pour elles-mêmes l'assurance d'être justes et qui méprisaient les autres, la parabole suivante : « Deux hommes montèrent au temple pour prier, l'un était pharisien, et l'autre publicain. Le pharisien, se tenant debout, faisait en lui-même cette prière : « O Dieu ! Je Te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres hommes qui sont spoliateurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain : je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. » Mais le publicain se tenant à distance ne se permettait pas même de lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : « O Dieu, aie compassion de moi qui suis pécheur ! » Je vous le déclare, celui-ci redescendit justifié dans sa maison à l'inverse de l'autre, car quiconque s'élève lui-même sera abaissé, tandis que celui qui s'abaisse lui-même sera élevé. » Or on lui apportait aussi les petits enfants, afin qu'il les touchât ; ce que les disciples ayant vu ils les réprimandaient. Mais Jésus les appela à lui, en disant : « Laissez les petits enfants venir à moi, et ne les en empêchez pas, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume de Dieu. En vérité je vous le déclare, celui qui n'aura pas reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera certainement point. » Et un chef l'interrogea en disant : « Bon Maître, par quelle conduite hériterai-je la vie éternelle ? » Mais Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon, si ce n'est un seul, Dieu. Tu connais les commandements : « Ne commets point d'adultère ; ne tue point ; ne dérobe point ; ne fais point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » L'autre dit : « J'ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. » Ce que Jésus ayant ouï, il lui dit : « Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu possèdes, et distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. » Mais l'autre en entendant cela devint tout triste, car il était très riche. Or Jésus l'ayant regardé dit : « Avec quelle difficulté ceux qui possèdent les richesses entrent-ils dans le royaume de Dieu ! Il est en effet plus facile qu'un chameau entre par un trou d'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Mais les auditeurs dirent : « Et qui peut être sauvé ? » Or il dit : « Ce qui est impossible quant aux hommes est possible quant à Dieu. » Or Pierre lui dit : « Voici, pour nous, après avoir abandonné nos propres biens, nous t'avons suivi. » Et il leur dit : « En vérité je vous déclare qu'il n'est personne qui, ayant abandonné maison, ou femme, ou frères, ou parents, ou enfants, à cause du royaume de Dieu, ne reçoive infiniment davantage dans ce temps-ci, et dans le siècle à venir la vie éternelle. » Et ayant pris les douze à part, il leur dit : « Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes relativement au fils de l'homme s'accomplira ; car il sera livré aux Gentils, et il sera bafoué et injurié, et on crachera sur lui, et après l'avoir fouetté ils le mettront à mort, et le troisième jour il ressuscitera. » Et pour eux ils ne comprenaient rien à cela, et cette parole leur était cachée, et ils ne saisissaient pas ce qui avait été dit. Or il advint, au moment où il approchait de Jéricho, qu'un aveugle se trouvait assis près du chemin pour mendier. Mais ayant entendu la foule qui passait devant lui, il s'informait de ce que c'était. On lui dit : « C'est Jésus le Nazaréen qui passe. » Et il s'écria : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. » Et ceux qui marchaient les premiers le réprimandaient pour le faire taire ; mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi. » Et Jésus s'étant arrêté ordonna qu'on le lui amenât ; et quand il se fut approché, il lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Et l'autre dit : « Seigneur, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : « Recouvre la vue ; ta foi t'a guéri. » Et immédiatement il recouvra la vue, et il le suivait en glorifiant Dieu. Et tout le peuple voyant cela rendit louange à Dieu.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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