Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Nous ne voulons pas en effet que vous ignoriez, frères, quant à ce qui concerne la tribulation à laquelle nous avons été exposés en Asie, que nous avons eu à supporter un fardeau entièrement au-dessus de nos forces, de telle sorte que nous avons désespéré même de conserver la vie, ou plutôt, nous portions en nous-mêmes la sentence de mort, afin de ne point placer notre confiance en nous, mais en Dieu qui ressuscite les morts ; c'est Lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d'une mort semblable, Lui de qui nous espérons qu'il nous en délivrera encore, vous-mêmes aussi coopérant pour nous par la prière, afin que la grâce, obtenue pour nous par plusieurs personnes, fournisse à plusieurs l'occasion de rendre à votre sujet des actions de grâces. En effet voici ce qui nous donne le droit de nous enorgueillir : Notre conscience rend témoignage que c'est avec une sainteté et une pureté qui viennent de Dieu, et non avec une sagesse charnelle, mais selon la grâce de Dieu, que nous nous sommes conduits dans le monde, et plus encore parmi vous ; car nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous lisez. Mais j'espère que vous reconnaîtrez jusques à la fin, comme déjà vous l'avez fait pour nous en partie, que vous avez sujet de vous enorgueillir de nous, comme nous aussi de vous, dans la journée de notre Seigneur Jésus.
Première lecture
Au commencement du règne de Jéhojakim, fils de Josias, roi de Juda, cette parole fut prononcée de la part de l'Éternel, en ces termes : Ainsi parle l'Éternel : Tiens-toi dans le parvis de la maison de l'Éternel, et dis à ceux qui de toutes les villes de Juda viennent adorer dans la maison de l'Éternel, toutes les choses que je t'ai ordonné de leur dire ; n'en retranche pas un mot. Peut-être écouteront-ils, et renonceront-ils chacun à leur mauvais train ; alors je me repentirai du mal que j'avais pensé à leur faire à cause de la méchanceté de leurs actions. Et dis-leur : Ainsi parle l'Éternel : Si vous ne m'obéissez pas, en suivant ma loi que j'ai mise sous vos yeux, en écoutant les paroles de mes serviteurs, les prophètes, que je vous ai envoyés dès le matin, sans que vous écoutiez, je réduirai cette maison à l'état de Silo, et je livrerai cette ville à l'exécration de tous les peuples de la terre. Et les sacrificateurs, et les prophètes, et tout le peuple, entendirent Jérémie prononcer ces paroles dans la maison de l'Éternel ; et quand Jérémie eut achevé de dire tout ce que l'Éternel lui avait ordonné de dire à tout le peuple, les sacrificateurs, et les prophètes, et tout le peuple saisirent Jérémie, en disant : Tu mourras ! tu mourras ! Pourquoi prophétises-tu au nom de l'Éternel en disant : Cette maison sera réduite à l'état de Silo, et cette ville dévastée, dépeuplée ? Et tout le peuple s'attroupa contre Jérémie dans la maison de l'Éternel. Et les princes de Juda entendant ces choses, montèrent de la maison du roi à la maison de l'Éternel, et se placèrent à l'avenue de la porte neuve de l'Éternel. Et les sacrificateurs et les prophètes parlèrent aux princes et tout le peuple en ces termes : Cet homme mérite la mort, car il a prophétisé contre cette ville, ainsi que vous l'avez entendu de vos oreilles. Alors Jérémie s'adressa à tous les princes et à tout le peuple en ces termes : L'Éternel m'a donné la mission de prophétiser, contre cette maison et contre cette ville, toutes les choses que vous avez entendues. Or maintenant, amendez vos voies et vos œuvres, et écoutez la voix de l'Éternel votre Dieu ; et l'Éternel se repentira des menaces qu'il a prononcées contre vous. Quant à moi, me voici entre vos mains ; traitez-moi comme il vous semblera bon et convenable ; seulement sachez que si vous me faites mourir, vous faites peser le sang innocent sur vous, et sur cette ville, et sur ses habitants, car il est vrai que l'Éternel m'a délégué auprès de vous pour prononcer à vos oreilles toutes ces paroles. Alors les princes et tout le peuple dirent aux sacrificateurs et aux prophètes : Cet homme ne mérite point la mort ; car c'est au nom de l'Éternel notre Dieu qu'il nous a parlé. Et des hommes d'entre les Anciens du pays se levèrent, et parlèrent à toute l'assemblée du peuple en ces mots : Michée, de Moréseth, prophétisait du temps d'Ézéchias, roi de Juda, et il parla à tout le peuple de Juda, disant : Ainsi parle l'Éternel des armées : Sion sera labourée comme un champ, et Jérusalem sera changée en un monceau de ruines, et la montagne de la Maison en une croupe boisée. Est-ce que Ézéchias, roi de Juda, et tout Juda l'ont fait mourir ? ne craignit-il pas l'Éternel ? et ne supplia-t-il pas l'Éternel ? Et l'Éternel se repentit des menaces qu'il avait prononcées contre eux ; et nous, nous commettrions un si grand crime au péril de nos âmes ? Il y eut aussi un homme qui prophétisait au nom de l'Éternel, Urie, fils de Sémaïa, de Kiriath-Jeharim, et il prophétisa contre cette ville et contre ce pays les mêmes choses que Jérémie. Et quand le roi Jéhojakim, et tous ses guerriers, et tous ses généraux entendirent ses discours, le roi chercha à le faire mourir. Mais quand Urie l'apprit, il craignit, et il s'enfuit, et vint en Egypte. Alors le roi Jéhojakim envoya des hommes en Egypte, Elnathan, fils de Hachbor, et des gens avec lui en Egypte, et ils ramenèrent Urie d'Egypte, et le conduisirent au roi Jéhojakim, qui le fit périr par l'épée, et jeta son cadavre dans les tombeaux de la populace. – Cependant la main d'Achikam, fils de Schaphan, fut avec Jérémie, en sorte qu'on ne le livra pas aux mains du peuple pour le faire mourir.
Première lecture
Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, ce sont tes frères, tes frères, les gens de ta parenté, c'est la maison d'Israël tout entière à qui les habitants de Jérusalem disent : Demeurez loin de l'Éternel, c'est à nous que le pays a été donné en propriété. Dis donc : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Quand même je les tiens éloignés parmi les nations, et quand même je les ai dispersés dans les pays divers, je veux être pour eux un saint asile, pendant quelque temps, dans les pays où ils sont venus. Dis donc : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Je vous recueillerai du milieu des peuples, et vous réunirai en vous tirant des pays où vous êtes épars, et je vous donnerai le pays d'Israël. Et ils y viendront et en ôteront toutes ses infamies et toutes ses abominations. Et je leur donnerai un seul et même cœur, et je mettrai en eux un esprit nouveau, et j'ôterai de leur corps leur cœur de pierre, et leur donnerai un cœur de chair, afin qu'ils suivent mes ordonnances et qu'ils observent et pratiquent mes lois ; et ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu. Pour ceux dont le cœur marche au gré de leurs infamies et de leurs abominations, je ferai retomber leur conduite sur leur tête, dit le Seigneur, l'Éternel. Et les Chérubins soulevèrent leurs ailes, et les roues cheminaient à côté d'eux, et la gloire du Dieu d'Israël était en haut au-dessus d'eux. Et la gloire de l'Éternel s'éleva du milieu de la ville, et vint s'arrêter sur la montagne qui est à l'orient de la ville. Puis l'Esprit m'enleva et me ramena en Chaldée auprès des captifs, en vision par l'Esprit de Dieu. Et la vision que j'avais eue, s'évanouit, et je redis aux captifs toutes les paroles de l'Éternel qu'Il m'avait révélées.
Prière du matin — première lecture
Et Satan se dressa contre Israël et incita David à dénombrer Israël. Alors David dit à Joab et aux chefs du peuple : Allez, comptez les Israélites de Béerséba à Dan et faites-moi rapport, afin que j'en sache le nombre. Et Joab dit : Puisse l'Éternel augmenter le peuple au centuple de ce qu'il est ! Ne sont-ils pas tous, ô roi, mon seigneur, sujets de mon seigneur ? Pourquoi mon seigneur a-t-il un tel désir ? Pourquoi, mettre Israël en état de délit ? Mais la parole du roi prévalut contre Joab, qui partit, fit la tournée de tout Israël et revint à Jérusalem. Alors Joab rendit compte à David du recensement du peuple. Et dans tout Israël il y avait un million cent mille hommes tirant l'épée, et en Juda quatre cent soixante-dix mille hommes tirant l'épée. Mais il ne fit pas la revue de Lévi et de Benjamin parmi eux ; car l'ordre du roi était une abomination pour Joab. Et la mesure déplut à Dieu qui frappa Israël. Et David dit à Dieu : J'ai gravement péché en faisant cette chose-là ! Et maintenant, oh ! pardonne la faute de ton serviteur, car j'ai très follement agi. Et l'Éternel parla à Gad, Voyant de David, en ces termes : Va et parle à David en ces termes : Ainsi parle l'Éternel : Je te propose trois choses, choisis-en une, afin que je l'exécute sur toi. Et Gad vint trouver David et lui dit : Ainsi parle l'Éternel : Accepte, ou pour trois ans la famine, ou pour trois mois la fuite devant tes adversaires sous l'atteinte de l'épée de tes ennemis, ou pour trois jours l'épée de l'Éternel et la peste dans le pays et l'Ange de l'Éternel répandant le carnage dans toutes les limites d'Israël ; vois donc quelle réponse je dois rendre à Celui qui m'envoie. Alors David dit à Gad : Je suis fort angoissé !…, oh ! que je tombe par la main de l'Éternel, car sa miséricorde est infinie ; mais que je ne tombe pas par une main d'homme ! Et l'Éternel infligea une peste à Israël, et il périt dans Israël soixante-dix mille hommes. Et Dieu envoya un Ange dans Jérusalem pour la ravager, et pendant qu'il ravageait, l'Éternel était témoin, et Il eut regret du désastre et dit à l'Ange destructeur : Assez ! ramène ta main. Or l'Ange de l'Éternel se tenait près de l'aire d'Ornan le Jébusite. Et David levant les yeux vit l'Ange de l'Éternel debout entre la terre et le ciel, ayant en main son glaive nu étendu sur Jérusalem. Alors David et les Anciens, couverts de cilices, tombèrent la face contre terre. Et David dit à Dieu : N'est-ce pas moi qui ai ordonné le dénombrement du peuple ? C'est donc moi qui suis le coupable et qui ai forfait ; mais ceux-ci, le troupeau, qu'ont-ils fait ? Éternel, mon Dieu, oh ! que ta main se dirige sur moi et la maison de mon père, mais pas sur ton peuple, pour frapper. Cependant l'Ange de l'Éternel dit à Gad de dire à David, que David eût à monter pour ériger un autel à l'Éternel sur l'aire d'Ornan le Jébusite. Et David monta suivant la parole de Gad, qu'il avait dite au nom de l'Éternel. Et Ornan s'étant retourné vit l'Ange, et lui et ses quatre fils avec lui se cachèrent. Or Ornan foulait alors le froment. Et David arriva chez Ornan ; et Ornan ayant regardé vit David, puis sortit de l'aire et se prosterna devant David la face contre terre. Et David dit à Ornan : Cède-moi l'emplacement de ton aire pour que j'y élève un autel à l'Éternel, cède-le-moi pour la valeur totale, afin que le fléau soit éloigné de dessus le peuple. Et Ornan dit à David : Accepte-le, et que mon seigneur le roi fasse ce qui lui semblera bon ; voici, je donne les taureaux pour l'holocauste et les traîneaux pour le bûcher et le blé pour l'offrande ; je donne tout cela. Et le roi David dit à Ornan : Non ! mais je veux l'acquérir pour la valeur totale, car je n'offrirai point à l'Éternel ce qui est à toi et ne sacrifierai point un holocauste qui ne coûte rien. David paya donc à Ornan pour l'emplacement, en sicles d'or, six cents sicles pesant. Et David y éleva un autel à l'Éternel et offrit des holocaustes et des sacrifices pacifiques et invoqua l'Éternel, qui lui répondit par le feu du ciel qui vint sur l'autel de l'holocauste. Et l'Éternel parla à l'Ange, qui remit son épée dans le fourreau. Dans le même temps David voyant que l'Éternel l'exauçait à l'aire d'Ornan, le Jébusite, y offrit des sacrifices. Or la Résidence de l'Éternel que Moïse avait faite dans le désert, et l'autel des holocaustes étaient en ce temps sur la hauteur de Gabaon, mais David n'osait s'y présenter pour chercher Dieu, parce qu'il avait pris l'épouvante en face de l'épée de l'Ange de l'Éternel.
Épître
Ainsi donc, frères, nous avons contracté une obligation, non pas envers la chair pour vivre selon la chair, car si vous vivez selon la chair, vous devez mourir, tandis que, si par l'esprit vous faites mourir les actes du corps, vous vivrez ; car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu, ce sont ceux-là qui sont fils de Dieu. En effet vous n'avez pas reçu un esprit d'esclavage pour derechef vivre sous la crainte, mais vous avez reçu un esprit d'adoption, dans lequel nous nous écrions : Abba ! Père ! L'Esprit lui-même atteste avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si du moins nous souffrons avec lui, afin d'être aussi glorifiés avec lui.
Première lecture
Et je revins à considérer toutes les oppressions qui ont lieu sous le soleil ; et je vis les larmes des opprimés, et ils n'avaient point de consolateurs ; et la violence qui venait de la main de leurs oppresseurs, et ils n'avaient point de consolateurs. Alors je déclarai les morts, qui sont morts depuis longtemps, plus heureux que les vivants demeurés vivants jusques ici. Mais plus heureux que les uns et les autres est celui qui n'est pas arrivé dans cette vie, et n'a pas été témoin des méchantes actions qui se font sous le soleil. – Et je vis tout le labeur et tout le résultat de l'activité ; c'était rivalité entre celui-ci et celui-là. Cela aussi est une vanité et un effort stérile. – L'insensé tient ses bras croisés, et se consume lui-même. Mieux vaut le creux de la main rempli de repos, que deux pleines poignées de labeur et d'effort stérile. – Et je vis encore une vanité sous le soleil. Cet homme est seul, et n'a pas un autre lui-même ; il n'a ni fils, ni frère, et cependant son labeur est sans fin, et ses yeux n'ont jamais assez des richesses. Pour qui donc est-ce que je me peine, et sèvre mon âme du bonheur ? C'est aussi là une vanité et une tâche ingrate. Deux valent mieux qu'un, car ils retirent un bon salaire de leur travail. En effet, s'ils tombent, l'un relève l'autre ; mais malheur à celui qui est seul et qui tombe, et n'a pas un second pour le relever ! De même quand deux couchent ensemble, ils ont chaud ; mais celui qui est seul, comment aurait-il chaud ? Et si quelqu'un attaque l'un des deux, ils seront à deux pour lui tenir tête ; et le triple cordon n'est pas vite rompu. – Un enfant pauvre, mais sage, vaut mieux qu'un roi vieux et insensé qui ne sait plus être éclairé. Car il sortit de la maison des prisonniers pour être roi, quoique né pauvre dans le royaume qui serait le sien. Je vis tous les vivants qui se promènent sous le soleil escorter l'enfant, cet autre, qui succéda au trône : tout le peuple, tous ceux à la tête desquels il était, ne finissaient pas ; eh bien ! les après-venants ne seront plus ravis de lui. C'est que cela aussi est une vanité et un effort stérile.
Prière du matin — deuxième lecture
Et, quand vint le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu, et il survint tout à coup du ciel un bruit semblable à celui d'un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis, et des langues séparées, qui semblaient de feu, leur apparurent, et il s'en posa une sur chacun d'eux, et ils furent tous remplis d'esprit saint, et ils commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'esprit leur donnait de s'exprimer. Or, se trouvaient établis à Jérusalem des Juifs pieux venus de chez toutes les nations qui habitent sous le ciel ; et, quand ce bruit eut eu lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans son propre idiome. Or tous étaient stupéfaits et ils disaient dans leur étonnement : « Voici, tous ces gens-là qui parlent ne sont-ils pas des Galiléens ? Et comment chacun de nous entend-il dans son idiome natal — Parthes et Mèdes et Élamites, et ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée et la Cappadoce, le Pont et l'Asie, la Phrygie et la Pamphylie, l'Egypte et les régions de la Libye voisine de Cyrène, et les voyageurs venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, — comment les entendons-nous parler dans nos propres langues des hauts faits de Dieu ? » Or tous étaient stupéfaits et incertains, se disant l'un à l'autre : « Que veut dire ceci ? » tandis que d'autres raillaient et disaient : « C'est qu'ils sont pleins de vin doux. » Mais Pierre s'étant avancé avec les onze éleva la voix et leur dit : « Juifs, et vous tous qui habitez Jérusalem, comprenez bien ceci et prêtez l'oreille à mes paroles, car ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, puisque c'est la troisième heure du jour, mais ce qui se passe est ce qui a été prédit par l'entremise du prophète Joël : « Et il arrivera après cela, dit Dieu, que Je répandrai de Mon esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront, et vos jeunes gens verront des visions, et vos vieillards auront des songes ; et certes en ces jours-là Je répandrai de Mon esprit sur Mes serviteurs et sur Mes servantes, et ils prophétiseront ; et J'opérerai des prodiges en haut dans le ciel, et des miracles en bas sur la terre, du sang et du feu et de la vapeur de fumée ; le soleil sera changé en ténèbres et la lune en sang, avant qu'arrive la grande et éclatante journée du Seigneur ; et il arrivera que quiconque aura invoqué le nom du Seigneur sera sauvé. » Israélites, écoutez mes paroles que voici : Jésus le Nazoréen, cet homme accrédité de Dieu auprès de vous par des miracles, des prodiges et des signes que Dieu a opérés par son moyen au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes, c'est lui que vous avez fait périr en le crucifiant par la main des impies, après qu'il eut été livré selon le dessein arrêté et la prescience de Dieu, et c'est lui que Dieu a ressuscité en dissipant les douleurs de la mort, en la puissance de laquelle il n'était, en effet, pas possible qu'il fût retenu ; car David dit à propos de lui : « J'ai toujours vu le Seigneur devant moi, parce qu'il se tient à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé, c'est pourquoi mon cœur a été dans la joie et ma langue dans l'allégresse ; ma chair aussi se reposera encore avec espérance, parce que Tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts et que Tu ne permettras point que celui qui T'est consacré voie la corruption. Tu m'as fais connaître les routes de la vie, Tu me combleras de joie par Ta présence. » Frères, il est permis de vous dire avec assurance, quant au patriarche David, qu'il est mort et qu'il a été enterré ; aussi bien son sépulcre subsiste-t-il parmi nous jusques à ce jour. Étant donc prophète, et sachant que Dieu lui avait juré avec serment qu'il ferait asseoir un fruit de ses reins sur son trône, c'est par prévision qu'il a parlé de la résurrection du Christ, car celui-ci n'a pas été abandonné dans le séjour des morts et sa chair n'a pas vu la corruption ; c'est ce Jésus que Dieu a ressuscité, ce dont, nous tous, nous sommes témoins. Ayant donc été élevé à la droite de Dieu, et ayant reçu du Père l'esprit saint qui avait été promis, il a répandu celui-ci comme vous-mêmes aussi vous le voyez et vous l'entendez. David, en effet, n'est point monté dans les cieux, mais il dit lui-même : « Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusqu'à ce que J'aie fait de tes ennemis un marchepied pour tes pieds. » Que toute la maison d'Israël sache donc avec certitude que Dieu l'a fait et seigneur, et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. » Ce qu'ayant ouï, ils furent piqués au cœur, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : « Frères, qu'avons-nous à faire ? » Sur quoi Pierre s'adressant à eux : « Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez le don du saint esprit ; car c'est pour vous qu'est la promesse, et pour vos enfants, et pour tous ceux au loin qu'aura appelés à Lui le Seigneur notre Dieu. » Et il rendait témoignage par plusieurs autres paroles, et il les exhortait en disant : « Sauvez-vous en quittant cette génération pervertie. » Ceux donc qui eurent à gré ses paroles se firent baptiser, et il y eut ce jour-là environ trois mille personnes qui furent agrégées. Cependant ils étaient assidus à l'enseignement des apôtres et aux réunions communes, à la fraction du pain et aux prières. Or chacun était dans la crainte ; mais il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Et tous ceux qui avaient cru avaient en un même lieu toutes choses en commun, et ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils les distribuaient à tous selon les besoins de chacun. Tous les jours ils étaient ensemble assidus dans le temple, et, rompant le pain dans les maisons, ils prenaient leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant faveur auprès de tout le peuple. Cependant le Seigneur agrégeait journellement au même corps ceux qui étaient sauvés.
Psaume responsorial
De David.Ne t'irrite point à la vue des méchants, et n'envie point ceux qui font le mal ! Car, comme l'herbe, ils sont bientôt tranchés, et, comme le vert gazon, ils sont vite flétris. Aie confiance en l'Éternel et fais le bien ; demeure dans le pays et cultive la piété, et trouve en Dieu tes délices, et Il t'accordera ce que ton cœur demande. Décharge-toi sur l'Éternel du soin de ton sort, et te confie en lui ! Il saura bien agir ; et Il fera paraître ton droit comme une lumière, et ta justice comme la clarté de midi. En silence attends l'Éternel, et compte sur lui. Ne t'irrite point du sort de l'heureux, de l'homme qui vient à bout de ses méchants desseins. Calme ta colère, renonce à ton courroux ; ne t'irrite point ; ce ne serait que pour mal faire. Car les méchants seront exterminés, et ceux qui espèrent dans l'Éternel, posséderont le pays. Un instant encore, et le méchant n'est plus ; tu remarques sa place, il n'est plus ; et les opprimés sont maîtres du pays, et jouissent d'une abondante paix. Le méchant complote contre le juste, et grince contre lui les dents : le Seigneur se rit de lui, car Il voit venir son jour. Les méchants ont tiré l'épée et bandé leur arc, pour faire tomber l'affligé et le pauvre, pour immoler les hommes droits ; leur épée perce leur propre cœur, et leur arc est brisé. Mieux vaut le peu du juste que l'abondance de mille impies. Car les bras des impies seront brisés, mais l'Éternel soutient les justes. L'Éternel a connaissance des jours des justes, et leur héritage leur est à jamais assuré ; ils ne seront point confus dans le temps malheureux, et aux jours de famine ils sont rassasiés. Car les méchants périssent, et les ennemis de l'Éternel, comme l'éclat des prairies, s'évanouissent, ils s'évanouissent comme une fumée. L'impie emprunte, et il ne rend pas ; mais le juste est bienfaisant, et il donne ; car ceux que bénit l'Éternel, possèdent le pays, et ceux qu'il maudit, sont exterminés. L'Éternel affermit les pas du juste, et Il prend plaisir à sa voie ; s'il tombe, il n'est point renversé, car l'Éternel le soutient par la main. Je fus jeune, et je suis un vieillard, mais jamais je n'ai vu le juste abandonné, ni sa postérité mendiant son pain ; toujours il donne, toujours il prête, et la bénédiction repose sur sa postérité. Fuis le mal, et fais le bien, et tu demeureras tranquille à jamais. Car l'Éternel aime la justice, et ne délaisse pas ses saints ; toujours ils sont gardés, mais la race des impies est exterminée. Les justes posséderont le pays, et l'habiteront à perpétuité. La bouche du juste exprime des pensées sages, et sa parole est le langage de la justice ; il a dans le cœur la loi de son Dieu, sa marche n'est point incertaine. L'impie guette le juste, il cherche à lui donner la mort ; l'Éternel ne le laisse pas entre ses mains, et ne le condamne point, quand Il le juge. Espère dans l'Éternel, et tiens-toi dans ses voies, et Il te relèvera pour te faire héritier du pays. Tu seras témoin de la ruine des impies. J'ai vu l'impie formidable, se déployant comme l'arbre indigène qui verdit ; il a disparu, et voici, il n'était plus ; je l'ai cherché, et il ne s'est plus trouvé. Observe le juste et considère l'homme droit ; car le pacifique a une postérité ; mais les méchants périssent en entier, et la race des impies est extirpée. Et le secours arrive aux justes de par l'Éternel ; Il est leur rempart au temps de la détresse, l'Éternel les assiste et les sauve, Il les sauve des impies, et les aide, parce qu'ils se confient en lui.
Évangile
Or il disait aussi aux disciples : « Il y avait un homme riche, qui avait un économe ; et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ce qui lui appartenait. Et l'ayant appelé il lui dit : « Qu'est-ce que j'apprends là sur toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus l'exercer. » Mais l'économe se dit en lui-même : Que ferai-je, puisque mon maître m'enlève la gestion ? Je ne puis pas labourer, et j'ai honte de mendier ; je sais ce que je ferai, afin que, lorsque j'aurai été destitué de la gestion, il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons. Et ayant fait venir chacun des débiteurs de son maître, il disait au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » Et l'autre dit : « Cent tonneaux d'huile. » Mais il lui dit : « Tiens ton obligation, assieds-toi, et écris immédiatement cinquante. » Ensuite il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » Et l'autre dit : « Cent mesures de blé. » Il lui dit : « Tiens ton obligation, et écris quatre-vingts. » Et le maître loua l'économe inique, parce qu'il avait prudemment agi ; car les fils de ce siècle-ci sont plus prudents envers leur propre génération que les fils de la lumière. Moi aussi je vous dis : Faites-vous des amis au moyen du Mamôna d'iniquité, afin que, lorsqu'il vous manquera, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.J'attendis fermement l'Éternel ; et se penchant vers moi, Il écouta ma plainte. Et Il me retira de l'horreur de la fosse, de la fange du bourbier ; et Il fit poser mon pied sur le roc, affermissant mes pas ; et Il mit dans ma bouche un cantique nouveau, les louanges de notre Dieu. Témoins de ces choses, plusieurs craindront, et auront confiance dans l'Éternel. Heureux l'homme qui choisit l'Éternel pour placer en lui sa confiance, et ne s'adresse pas aux présomptueux, aux menteurs ! Il est grand, Éternel, mon Dieu, le nombre des miracles et des décrets que tu fis pour nous ; rien n'est comparable à toi : je voudrais les raconter et les dire, il y en a trop pour les énumérer. Ce n'est ni la victime, ni l'offrande que tu aimes, (tu as ouvert mes oreilles à cette instruction) l'holocauste et l'expiation, ce n'est pas ce que tu demandes. Aussi j'ai dit : « Voici, je viens ; c'est ce que me prescrit le livre de la loi. Faire ta volonté, mon Dieu, c'est mon désir, et ta loi est dans mon cœur. » Je proclame [ta] justice dans la grande assemblée ; voici, je ne tiens point mes lèvres fermées : Éternel, tu le sais ! Je ne cèle point ta justice au dedans de mon cœur ; je dis ta fidélité et ton secours, je ne dissimule point ta grâce et ta fidélité à la grande assemblée. Et toi, Éternel, ne retiens pas non plus ta miséricorde envers moi ! Que ta grâce et ta fidélité me gardent toujours ! Car je suis entouré de maux sans nombre ; de mes péchés je reçois des atteintes, je ne puis les voir, ils sont plus nombreux que les cheveux de ma tête, et mon cœur m'abandonne. O Éternel, daigne me sauver ! Éternel, accours à mon aide ! Qu'ils soient tous ensemble couverts de honte et d'affronts ceux qui attentent à ma vie, pour me la ravir ! Qu'ils reculent confondus ceux qui veulent mon malheur ! Qu'ils soient stupéfaits de leur propre ignominie ceux qui disent : Le voilà ! Le voilà ! Ainsi tu feras le ravissement et la joie de tous ceux qui te cherchent ; ils diront sans cesse : « Grand est l'Éternel ! » ceux qui désirent ton secours. Je suis un pauvre et un indigent, mais le Seigneur pense à moi. Tu es mon aide et mon libérateur ! Mon Dieu, ne tarde pas !
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique.Terre, élève à Dieu de toutes parts tes acclamations ! Chantez son nom glorieux, que vos hymnes le glorifient ! Dites à Dieu : « Que tes œuvres sont admirables ! Aux effets de ta grande puissance tes ennemis dissimulent devant toi ; toute la terre t'adore et te célèbre ; célèbre ton nom ! » (Pause) Venez et contemplez les œuvres de Dieu, admirable en ce qu'il opère pour les enfants des hommes ! Il transforma la mer en terre sèche ; au travers du fleuve ils passèrent à pied, et Il excita nos transports. Il exerce par son pouvoir un empire éternel, ses yeux observent les peuples : que les rebelles ne s'insurgent pas ! (Pause) Peuples, bénissez notre Dieu, et proclamez sa louange ! Il redonna la vie à nos âmes, et ne laissa pas nos pieds trébucher. Car tu nous as éprouvés, ô Dieu, purifiés, comme l'on purifie l'argent. Tu nous enlaças dans le filet, et tu mis un faix sur nos reins ; tu donnas à des hommes nos têtes pour monture, nous passâmes par le feu et les eaux ; mais tu nous en as tirés pour nous combler de biens. Je viens dans ta maison avec des holocaustes ; je veux m'acquitter envers toi de mes vœux exprimés par mes lèvres, prononcés par ma bouche dans ma détresse. Je t'offrirai des holocaustes et des brebis engraissées, et ferai fumer la graisse des béliers ; je te sacrifierai des taureaux et des boucs. (Pause) Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, je veux raconter ce qu'il fit pour mon âme. De ma bouche je l'invoquai ; et sa louange est maintenant sur ma langue. Si dans mon cœur j'avais eu le mal en vue, le Seigneur ne m'eût pas exaucé ; mais Dieu m'a exaucé, Il a été attentif aux accents de ma prière. Béni soit Dieu, qui n'a pas rebuté ma prière, et ne m'a pas refusé sa grâce !
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.A toi confiance et louange, ô Dieu, en Sion ! et qu'en ton honneur des vœux soient accomplis ! O toi, qui exauces la prière ! toute chair s'adresse à toi. Les iniquités l'emportent sur moi, mais tu pardonneras nos péchés. Heureux celui que tu choisis, et admets à séjourner dans tes parvis ! Nous voulons être nourris du bonheur de ta maison, de ton saint temple ! Tu fais des prodiges pour nous exaucer, en nous donnant la grâce, ô notre Dieu sauveur, en qui se confient toutes les extrémités lointaines de la terre et de la mer ! Celui qui par sa force affermit les montagnes, est ceint de puissance. Il met fin au tumulte de la mer, au tumulte de ses flots, et à la rumeur des peuples ; les habitants de l'horizon s'effraient à ses miracles, et tu remplis d'allégresse les lieux d'où surgissent l'aube et le crépuscule. Tu visites la terre et tu lui donnes l'abondance, tu l'enrichis de mille dons ; les eaux remplissent le ruisseau de Dieu ; tu prépares le blé des hommes, quand tu la prépares en abreuvant ses sillons, en nivelant ses glèbes ; tu l'amollis par des rosées, et tu bénis ses germes. Tu couronnes l'année que ta bonté nous donne, et sous tes pas coule la fécondité ; ils fertilisent les pacages du désert, et les collines prennent une ceinture riante ; les prairies se couvrent de brebis, et les blés revêtent les vallées : les cris de joie et les chants retentissent.
Prière du soir — première lecture
Et David dit : C'est ici que doit être le Temple de l'Éternel, Dieu, et ici l'autel pour les holocaustes d'Israël. Et David dit de ramasser les étrangers qui étaient dans le pays d'Israël ; et il désigna des tailleurs de pierre pour tailler les carrés de pierres en vue de la bâtisse du Temple de Dieu. Et David avait préparé du fer en masse pour les clous des battants des portes et les crampons, et une quantité incalculable d'airain et des pièces de cèdre sans nombre ; car les Sidoniens et les Tyriens avaient amené à David du bois de cèdre en masse. Car David disait : Salomon, mon fils, est enfant et dans l'âge tendre ; or il s'agit de bâtir à l'Éternel un temple majestueux, élevé, qui ait un nom et du lustre en tout pays ; je veux donc faire pour lui les apprêts. C'est pourquoi David fit des préparatifs immenses avant de mourir. Et il manda Salomon, son fils, et lui ordonna de construire un Temple à l'Éternel, Dieu d'Israël. Et David dit à Salomon : Mon fils, je pensais à élever un Temple au Nom de l'Éternel, mon Dieu. Mais la parole de l'Éternel m'a été adressée en ces termes : Tu as versé beaucoup de sang et fait de grandes guerres : ce n'est pas à toi à élever un temple à Mon Nom, car tu as fait couler beaucoup de sang sur la terre devant moi. Voilà qu'un fils t'est né ; il sera un homme de paix, et je lui assurerai la paix de la part de tous ses ennemis d'alentour, car Salomon (le pacifique) sera son nom, et je doterai Israël de la paix et de la tranquillité pendant sa vie. C'est lui qui élèvera un temple à Mon Nom, et il sera pour moi un fils et je serai pour lui un père, et je consoliderai le trône de sa souveraineté sur Israël pour l'éternité. Dès lors, mon fils, que l'Éternel soit avec toi, pour que tu réussisses à élever un temple à l'Éternel, ton Dieu, ainsi qu'il l'a dit de toi. Seulement que l'Éternel t'accorde sagesse et intelligence et te prépose sur Israël ! et tu auras à garder la Loi de l'Éternel, ton Dieu. Alors tu seras heureux, si tu veilles à pratiquer les décrets et les lois que l'Éternel a prescrites à Moïse pour Israël. Courage ! et force ! sois sans crainte et sans peur ! Et voilà que, par mes pénibles efforts, j'ai préparé en vue du Temple de l'Éternel, en or, cent mille talents, et en argent, un million de talents, et en fer et en airain, une quantité incalculable, car il y en a une masse ; et j'ai aussi préparé du bois et des pierres ; et tu pourras y ajouter. Et tu as une multitude d'artisans, des tailleurs de pierre et des ouvriers en pierre et en bois, et toute espèce d'hommes experts en tous métiers ; l'or, l'argent, l'airain et le fer ne sauraient être comptés. Debout donc et exécute, et que l'Éternel soit avec toi ! Et David enjoignit à tous les princes d'Israël d'aider Salomon, son fils : « Est-ce que l'Éternel, votre Dieu, n'est pas avec vous, et ne vous a-t-Il pas mis en paix avec vos alentours ? Car Il a mis en ma main les habitants du pays, et le pays est soumis devant l'Éternel et devant son peuple. Maintenant appliquez vos cœurs et vos âmes à chercher l'Éternel, votre Dieu, et mettez-vous à l'œuvre, et élevez le Sanctuaire de l'Éternel, Dieu, pour installer l'Arche d'alliance de l'Éternel et les saints ustensiles de Dieu dans le Temple élevé au Nom de l'Éternel. »
Deuxième lecture
Ainsi l'on doit nous regarder comme des employés de Christ et des administrateurs des mystères de Dieu. Ici, du reste, ce que l'on demande des administrateurs, c'est que chacun soit trouvé fidèle ; mais il est pour moi tout à fait indifférent d'être jugé par vous ou par un tribunal humain, bien plus, je ne me juge pas même moi-même, car je ne me reproche rien, quoique ce ne soit pas par là que je suis justifié ; mais celui qui me juge, c'est le Seigneur. Ainsi ne portez aucun jugement avant le temps, jusques à ce que le Seigneur soit venu, qui mettra aussi en lumière ce que cachent les ténèbres et qui manifestera les desseins du cœur ; et alors la louange sera accordée à chacun de la part de Dieu. J'ai figurément rapporté ce qui précède à moi-même et à Apollos, à cause de vous, pour que, d'après nous, vous appreniez le précepte : « Pas au-dessus de ce qui est écrit ; » afin que vous ne vous éleviez pas par orgueil en faveur de l'un contre l'autre. Car qui est-ce qui te distingue ? Et que possèdes-tu, que tu n'aies reçu ? Mais si, en effet, tu l'as reçu, pourquoi t'enorgueillis-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ? Vous êtes déjà rassasiés ; vous êtes déjà enrichis ; c'est sans nous que vous avez été mis en possession du royaume ; et puissiez-vous réellement avoir été mis en possession du royaume, afin que nous-mêmes aussi nous le soyons avec vous ! Car il me semble que Dieu nous a placés, nous autres apôtres, au dernier rang des hommes, comme des condamnés à mort, car nous sommes devenus un spectacle pour le monde, pour les anges et les hommes. Quant à nous, nous sommes fous à cause de Christ, mais vous, vous êtes prudents en Christ ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts ; vous êtes couverts de gloire, mais nous d'ignominie ; jusques à l'heure présente nous souffrons et de la faim, et de la soif, et de la nudité ; et nous sommes frappés de coups ; et nous menons une vie errante ; et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; insultés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; calomniés, nous intercédons ; nous sommes devenus comme les immondices du monde, le rebut de tous jusques à présent. Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses ; mais je vous avertis comme mes chers enfants, Car, quand vous auriez en Christ dix mille précepteurs, vous n'avez cependant pas plusieurs pères, puisque c'est moi qui vous ai fait naître en Christ par l'Évangile ; je vous en conjure donc : devenez mes imitateurs. C'est pourquoi je vous ai envoyé Timothée, mon enfant bien-aimé, et qui est fidèle dans le seigneur ; il vous rappellera quelle est la route que je suis en Christ, quant à la manière dont j'enseigne partout dans chaque église. Or quelques-uns se sont enflés d'orgueil, comme si je ne devais pas venir chez vous ; mais je viendrai bientôt chez vous, si le Seigneur le veut, et je connaîtrai alors, non les discours, mais la puissance de ceux qui se sont enflés d'orgueil, car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance. Que voulez-vous ? Que ce soit avec une verge que je vienne chez vous, ou bien avec charité et un esprit de douceur ?
Deuxième lecture
Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du seigneur coure, et soit glorifiée comme elle l'est parmi vous, et afin que nous soyons préservés des hommes déréglés et pervers, car tous n'ont pas la foi ; mais le Seigneur, qui est fidèle, vous affermira et vous garantira du mal. Cependant nous avons, en ce qui vous concerne, la confiance dans le seigneur, que vous avez fait, et que vous faites, et que vous ferez ce que nous ordonnons ; mais que le Seigneur dirige vos cœurs vers l'amour de Dieu et vers la persévérance de Christ ! Or, nous vous ordonnons, frères, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition que vous avez reçue de nous ; vous-mêmes vous savez, en effet, comment il faut nous imiter, car nous n'avons pas vécu parmi vous dans le désordre, et ce n'est pas gratuitement que nous avons mangé le pain de personne, mais au prix de fatigues et de labeurs, en travaillant nuit et jour, afin de n'être à charge à aucun de vous ; non, parce que nous n'en avons pas le droit, mais afin de nous donner nous-mêmes en exemple à vous, pour que vous nous imitiez ; car, lorsque nous étions parmi vous, nous vous donnions aussi cet ordre : si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. Nous apprenons, en effet, qu'il en est parmi vous qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent point, mais qui s'occupent de choses inutiles, c'est à ceux de cette espèce, que nous ordonnons et que nous recommandons, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de travailler avec tranquillité pour manger leur propre pain. Quant à vous, frères, ne vous découragez pas de bien faire ; mais si quelqu'un n'obéit pas à votre injonction, signalez-le par votre lettre ; n'ayez aucun rapport avec lui, afin qu'il se réforme ; et ne le traitez pas en ennemi, mais avertissez-le comme un frère. Or, que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps, de toute manière ! Que le Seigneur soit avec vous tous ! La salutation est de la main de moi, Paul, ce qui sert de signe dans toute lettre ; c'est ainsi que j'écris. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous !
Deuxième lecture
Ce qu'ayant ouï, ils furent piqués au cœur, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : « Frères, qu'avons-nous à faire ? » Sur quoi Pierre s'adressant à eux : « Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez le don du saint esprit ; car c'est pour vous qu'est la promesse, et pour vos enfants, et pour tous ceux au loin qu'aura appelés à Lui le Seigneur notre Dieu. » Et il rendait témoignage par plusieurs autres paroles, et il les exhortait en disant : « Sauvez-vous en quittant cette génération pervertie. » Ceux donc qui eurent à gré ses paroles se firent baptiser, et il y eut ce jour-là environ trois mille personnes qui furent agrégées. Cependant ils étaient assidus à l'enseignement des apôtres et aux réunions communes, à la fraction du pain et aux prières. Or chacun était dans la crainte ; mais il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Et tous ceux qui avaient cru avaient en un même lieu toutes choses en commun, et ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils les distribuaient à tous selon les besoins de chacun. Tous les jours ils étaient ensemble assidus dans le temple, et, rompant le pain dans les maisons, ils prenaient leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant faveur auprès de tout le peuple. Cependant le Seigneur agrégeait journellement au même corps ceux qui étaient sauvés.
Deuxième lecture
Or, que le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme, et le corps, soient conservés sans reproche lors de l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est Lui aussi qui le fera. Frères, priez aussi pour nous. Saluez tous les frères par un saint baiser. Je vous en adjure au nom du Seigneur : que cette lettre soit lue à tous les frères. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous !
Évangile
Et, six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, et Jacques, et Jean son frère, et il les conduit à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré en leur présence, et son visage brilla comme le soleil, tandis que ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, qui conversaient avec lui. Mais Pierre prenant la parole dit à Jésus : « Seigneur, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; si tu le veux, je ferai ici trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. » Comme il parlait encore, voici, une nuée lumineuse les couvrit, et voici, une voix sortant de la nuée dit : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé en qui J'ai pris plaisir. Écoutez-le. » Ce que les disciples ayant ouï, ils tombèrent sur leur visage et furent saisis d'une grande peur. Et Jésus s'approcha d'eux, et après les avoir touchés, il dit : « Levez-vous, et n'ayez point peur. » Or, ayant levé les yeux, ils ne virent personne que Jésus lui-même seul. Et pendant qu'ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna ses ordres en disant : « Ne parlez à personne de cette vision, jusques à ce que le fils de l'homme soit ressuscité des morts. » Et ses disciples lui demandèrent : « Pourquoi donc les scribes disent-ils qu'il faut qu'Élie vienne premièrement ? » Mais il répliqua : « Il est vrai qu'Élie doit venir, et il rétablira toutes choses ; mais je vous déclare qu'Élie est déjà venu, et qu'ils ne l'ont pas reconnu, mais qu'ils ont fait de lui tout ce qu'ils ont voulu ; c'est de la même manière que le fils de l'homme aussi doit souffrir par eux. » Alors les disciples comprirent que c'était de Jean le baptiste, qu'il leur avait parlé. Et, quand ils furent arrivés près de la foule, un homme s'approcha de lui, en tombant à ses genoux, et en disant : « Seigneur, aie pitié de mon fils, car il est lunatique et très malade ; en effet, il tombe souvent dans le feu et souvent dans l'eau ; je l'ai amené à tes disciples, et ils n'ont pu le guérir. » Et Jésus prenant la parole dit : « O génération incrédule et pervertie ! Jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi ici. » Et Jésus lui fit des remontrances, et le démon sortit de lui, et dès ce moment l'enfant fut guéri. Alors les disciples s'étant approchés de Jésus à l'écart lui dirent : « Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser nous-mêmes ? » Et il leur dit : « A cause de votre peu de foi ; car en vérité je vous le déclare, si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait, et rien ne vous serait impossible. [ Mais cette espèce-là ne sort que par la prière et le jeûne »] Or, pendant qu'ils se trouvaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : « Le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, et ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera. » Et ils furent dans une grande tristesse. Or, lorsqu'ils furent arrivés à Capharnaoum, les percepteurs des deux drachmes s'approchèrent de Pierre et lui dirent : « Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes ? » Il dit : « Oui, » et dès qu'il fut entré dans la maison Jésus le prévint en disant : « Que t'en semble, Simon ? Sur qui les rois de la terre lèvent-ils des impôts ou une capitation ? Sur leurs fils, ou sur les étrangers ? Et lorsqu'il eut dit : « Sur les étrangers, » Jésus lui dit : « Ainsi donc les fils en sont exempts ; mais afin de ne pas les scandaliser, va-t-en à la mer, jette un hameçon et prends le premier poisson venu, et, après lui avoir ouvert la bouche, tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi. »
Prière du soir — deuxième lecture
En effet, ce Melchisédec, roi de Salem, prêtre du Dieu très haut, — lui, qui, après qu'il fut allé au-devant d'Abraham lorsque celui-ci revenait de la défaite des rois, et qu'il l'eut béni, reçut aussi d'Abraham une dîme prélevée sur tout, — lui, qui premièrement, d'après l'interprétation de son nom, est roi de justice, et ensuite, de plus, roi de Salem, c'est-à-dire roi de paix, — lui, qui est sans père, sans mère, sans généalogie, — lui, qui n'a ni commencement de temps, ni fin de vie, mais qui a été rendu semblable au fils de Dieu, — il demeure prêtre à perpétuité. Or considérez combien est grand ce personnage, auquel Abraham donna une dîme prise sur les prémices du butin, lui, le patriarche ! Tandis que ceux des fils de Lévi qui exercent la prêtrise ont, d'après la loi, l'ordre de lever une dîme sur le peuple, c'est-à-dire sur leurs frères, quoique ceux-ci soient issus des reins d'Abraham, lui, qui ne tire point d'eux sa généalogie, il a levé la dîme sur Abraham, et il a béni celui qui possédait les promesses. Or, il est absolument incontestable que c'est l'inférieur qui est béni par le supérieur. Et, tandis qu'ici ce sont des hommes mortels qui perçoivent les dîmes, là, au contraire, c'est quelqu'un dont il est attesté qu'il est vivant ; et c'est aussi, pour ainsi dire, sur Lévi, lui qui perçoit les dîmes, que, par l'intermédiaire d'Abraham, est levée la dîme ; car il était encore dans les reins de son père, quand Melchisédec vint au-devant de celui-ci. Si donc la perfection eût été réalisée par la prêtrise lévitique, (car c'est à celle-ci que se rapporte la loi donnée au peuple), il n'eût pas encore été nécessaire que ce fût selon le rang de Melchisédec que s'installât un autre prêtre, et qu'il ne fût pas désigné selon le rang d'Aaron ; car, une fois la prêtrise changée, il en résulte nécessairement aussi un changement de loi. Celui auquel s'appliquent ces paroles appartient, en effet, à une autre tribu, dont aucun membre n'a jamais fait le service de l'autel ; car il est notoire que c'est de Juda qu'a surgi notre seigneur, tribu pour laquelle Moïse n'a rien dit qui concernât les prêtres. Et cela devient encore plus évident, si l'on remarque que c'est à la ressemblance de Melchisédec que s'installe un autre prêtre, qui l'est devenu, non pas selon la loi d'un commandement charnel, mais selon la puissance d'une vie impérissable ; car voici le témoignage qui lui est rendu : « Tu es prêtre pour l'éternité selon le rang de Melchisédec. » En effet, tandis qu'un commandement antérieur est abrogé, à cause de son impuissance et de son inefficacité, (car la loi n'a rien amené à la perfection), il s'introduit en revanche une espérance meilleure, grâce à laquelle nous nous approchons de Dieu. Et, en tant que cela n'a pas eu lieu sans serment, — ( car, tandis que les autres sont devenus prêtres sans qu'il y ait eu de serment, pour lui, il l'est devenu avec un serment prêté par Celui qui lui dit : « Le Seigneur en a fait le serment, et Il ne s'en repentira pas : Tu es prêtre pour l'éternité »), — Jésus est, par cela même, devenu le garant d'une alliance d'autant plus excellente. Et, tandis que les autres ont formé une pluralité de prêtres, parce que la mort empêche la permanence, pour lui, comme il demeure pour l'éternité, il possède la prêtrise indéfectible, en sorte qu'il peut aussi sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, car il est toujours vivant pour intercéder pour eux. C'est bien, en effet, un tel grand prêtre qui nous convenait : saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et qui est devenu plus élevé que les cieux ; il n'a pas journellement besoin, comme les grands prêtres, d'offrir des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, puis pour ceux du peuple ; car ceci il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même en sacrifice. En effet, tandis que la loi institue, pour grands prêtres, des hommes pleins de faiblesse, la parole du serment, prêté après la loi, institue un Fils qui est parvenu à la perfection pour l'éternité.
Évangile
« Que votre cœur ne se trouble point : croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père il y a plusieurs demeures ; sinon, vous dirais-je que je vais vous préparer une place ? Et si je vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi ; et là où je vais, vous en savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons où tu vas, comment en savons-nous le chemin ? » Jésus lui dit : « Je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; personne ne vient au Père que par moi ; si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; dès maintenant vous Le connaissez et vous L'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. » Jésus lui dit : « Depuis si longtemps je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne croiras-tu point que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous adresse, je ne les profère pas de mon chef ; mais le Père qui demeure en moi fait Ses propres œuvres ; croyez-moi, quand je dis que je suis dans le Père et que le Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause de Ses œuvres. En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui croit en moi, les œuvres que je fais, lui aussi les fera, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais vers le Père ; et, quoi que ce soit qu'on demande en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils ; si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.
Évangile
Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père, et personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils, et celui auquel le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et surchargés, et c'est moi qui vous soulagerai ; prenez mon joug sur vous et instruisez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du soulagement pour vos âmes, car mon joug est bienfaisant et mon fardeau est léger. »
Évangile
Or, lorsqu'il fut descendu de la montagne, une foule nombreuse le suivit, et voici, un lépreux s'étant approché l'adorait en disant : « Seigneur, si tu le veux tu peux me guérir. » Et ayant étendu la main, il le toucha en disant : « Je le veux, sois guéri. » Et aussitôt sa lèpre fut guérie. Et Jésus lui dit : « Garde-toi d'en parler à personne ; mais va, montre-toi au prêtre et présente l'offrande qu'a prescrite Moïse, pour leur servir d'attestation. » Or, lorsqu'il fut entré à Capharnaoum, un centurion s'approcha de lui, en le sollicitant et en disant : « Seigneur, mon serviteur est au lit à la maison, atteint de paralysie et cruellement souffrant. » Il lui dit : « J'irai le guérir. » Mais le centurion répliqua : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Car moi aussi je suis un homme placé sous autorité, ayant des soldats sous mes ordres, et je dis à celui-ci : « Va, » et il va ; et à un autre : « Viens » et il vient ; et à mon esclave : « Fais cela » et il le fait. » Or, en l'entendant, Jésus fut émerveillé, et il dit à ceux qui suivaient : « En vérité je vous le déclare, je n'ai trouvé chez personne en Israël une si grande foi ; mais je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et du couchant et s'attableront avec Abraham et Isaac et Jacob dans le royaume des cieux, tandis que les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures ; là sera le pleur et le grincement de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Va, qu'il te soit fait comme tu as cru. » Et en ce moment-là le serviteur fut guéri. Et Jésus étant entré dans la maison de Pierre, vit sa belle-mère qui était au lit et avait la fièvre ; et il toucha sa main et la fièvre la quitta, et elle se leva, et elle le servait. Mais quand le soir fut venu on lui amena plusieurs démoniaques, et d'un mot il chassa les esprits et il guérit tous les malades ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « C'est lui qui a pris nos infirmités et qui a porté nos maladies. » Or, Jésus se voyant entouré de la foule ordonna de passer sur l'autre rive. Et un scribe s'étant approché lui dit : « Maître, je te suivrai où que ce soit que tu ailles. » Et Jésus lui dit : « Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel des abris ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. » Mais un autre des disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord, et d'enterrer mon père. » Mais Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. » Et lorsqu'il fut monté sur une barque, ses disciples le suivirent ; et voici une grande tourmente s'éleva sur la mer, en sorte que la barque était couverte par les vagues ; mais lui s'était endormi. Et s'étant approchés ils l'éveillèrent en disant : « Seigneur, au secours, nous sommes perdus. » Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous effrayés, gens de peu de foi ? » Alors s'étant levé, il gourmanda les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Or les gens émerveillés disaient : « Quel est celui-ci, que même les vents et la mer lui obéissent ? » Et quand il fut arrivé sur l'autre rive, dans le pays des Gadaréniens, vinrent à sa rencontre deux démoniaques sortis des tombeaux, et qui étaient si furieux que personne ne pouvait passer par ce chemin-là. Et voici, ils s'écrièrent : « Qu'y a-t-il de commun entre nous et toi, fils de Dieu ? Es-tu venu ici avant le temps pour nous torturer ? » Or, loin d'eux paissait un troupeau de nombreux pourceaux. Mais les démons le sollicitaient en disant : « Si tu nous chasses, envoie-nous dans le troupeau des pourceaux. » Et il leur dit : « Allez ! » Or étant sortis ils s'en allèrent dans les pourceaux, et voici, tout le troupeau se rua en bas du précipice dans la mer, et ils périrent dans les eaux. Mais les pâtres s'enfuirent, et s'en étant allés à la ville ils rapportèrent tout ce qui s'était passé et ce qui était advenu aux démoniaques. Et voici, toute la ville sortit à la rencontre de Jésus, et l'ayant vu ils le sollicitèrent de s'éloigner de leur territoire.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.

