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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

2 Corinthiens 4:7-15

Mais nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que la grandeur de la puissance soit attribuée à Dieu, et ne paraisse pas venir de nous ; nous, qui de toutes manières sommes pressés, mais non pas réduits à l'extrémité ; embarrassés, mais non pas désespérés ; persécutés, mais non pas délaissés ; renversés, mais non pas tués ; portant constamment en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps ; car nous qui vivons nous sommes toujours livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle ; en sorte que c'est la mort qui agit en nous, tandis que c'est la vie qui agit en vous. Mais ayant le même esprit de foi, selon qu'il est écrit : « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, » nous aussi nous croyons ; et c'est aussi pour cela que nous parlons, sachant que Celui qui a ressuscité Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus et nous fera comparaître avec vous ; car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce, en se multipliant, fasse abonder, par la bouche du plus grand nombre, pour la gloire de Dieu, les actions de grâces.

Première lecture

Jérémie 33

Et la parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie une seconde fois (or il était encore détenu dans le vestibule de la prison) en ces mots : Ainsi parle l'Éternel qui fait ces choses, l'Éternel qui les conçoit pour les préparer ; l'Éternel est son nom : Invoque-moi, et je te répondrai, et je te révélerai des choses grandes et impénétrables que tu ne connais pas. Car ainsi prononce l'Éternel, Dieu d'Israël, sur les maisons de cette ville, et sur les maisons des rois de Juda, qui seront détruites par les terrasses et les machines, les Chaldéens venant pour assiéger, et pour les remplir des cadavres des hommes que je frapperai dans ma colère et ma fureur, quand je cacherai ma face à cette ville à cause de toute leur malice : Voici, je lui appliquerai des bandages et des remèdes, et je la guérirai, et je leur ouvrirai un trésor de salut permanent. Et je ramènerai les captifs de Juda et les captifs d'Israël, et je les restaurerai comme autrefois ; et je les purifierai de toute l'iniquité dont ils furent coupables envers moi ; et je leur pardonnerai toutes les iniquités qui les rendaient coupables envers moi, et rebelles contre moi. Et [Jérusalem] m'acquerra un nom d'allégresse, de louange et de gloire auprès de tous les peuples de la terre, qui apprendront tout le bien que je leur fais, et trembleront, et craindront à la vue de tout le bien et de tout le bonheur que je lui accorderai. Ainsi parle l'Éternel : On entendra de nouveau dans ce lieu duquel vous dites : « C'est un désert sans hommes ni bestiaux, » dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem, désolées, privées d'hommes et d'habitants et de bestiaux, les chants de joie et les chants d'allégresse, les chants du fiancé et les chants de la fiancée, la voix de gens qui disent : « Louez l'Éternel des armées, car l'Éternel est bon, sa grâce est éternelle ! » et qui apportent leurs actions de grâces à la maison de l'Éternel. Car je ramènerai les captifs du pays comme autrefois, dit l'Éternel. Ainsi parle l'Éternel des armées : Il y aura de nouveau dans ce lieu désolé, privé d'hommes et de bestiaux, et dans toutes ses villes, des stations de bergers faisant reposer leurs troupeaux, dans les villes de la montagne, dans les villes du bas-pays, et dans les villes du Midi, et dans le pays de Benjamin, et dans les alentours de Jérusalem, et dans les villes de Juda, les brebis passeront encore sous la main de celui qui les compte, dit l'Éternel. Voici, des jours viennent, dit l'Éternel, où je réaliserai les promesses que j'ai faites à la maison d'Israël et à la maison de Juda : dans ces jours et ces temps-là, je ferai germer à David un juste rejeton qui fera droit et justice dans le pays. En ces jours-là Juda sera sauvée, et Jérusalem habitera en sécurité, et voici le nom dont elle sera appelée : L'Éternel notre justice. Car ainsi parle l'Éternel : Il ne manquera pas à David d'un homme assis sur le trône de la maison d'Israël ; et aux sacrificateurs et aux lévites il ne manquera pas d'un homme qui se tienne devant moi, qui offre les holocaustes, et brûle les victimes, et fasse le sacrifice tous les jours. Et la parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie en ces mots : Ainsi parle l'Éternel : Si vous rompez le pacte que j'ai fait avec le jour, et le pacte que j'ai fait avec la nuit, de sorte qu'il ne soit plus ni jour, ni nuit en son temps, alors aussi sera rompu le pacte que j'ai fait avec David, mon serviteur, de sorte qu'il n'aura pas de fils régnant sur son trône et avec les lévites, les sacrificateurs qui me servent. De même que l'armée des Cieux ne peut se compter, ni le sable de la mer se mesurer, de même je multiplierai la race de David, mon serviteur, et les lévites qui sont mes ministres. Et la parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie en ces mots : Ne vois-tu pas ce que ce peuple dit : « Les deux familles que l'Éternel avait choisies, Il les rejette, » et ils ont une idée si méprisante de mon peuple, qu'il n'est plus un peuple à leurs yeux. Ainsi parle l'Éternel : Si je n'ai pas fait mon pacte avec le jour et avec la nuit, ni les lois des Cieux et de la terre, alors je rejette la race de Jacob et de David, mon serviteur, pour ne plus prendre dans sa race de dominateurs qui règnent sur la race d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Car je ramènerai leurs captifs et j'aurai compassion d'eux.

Première lecture

Daniel 1:1-21

La troisième année du règne de Jéhojakim, roi de Juda, Nébucadnézar, roi de Babel, arriva devant Jérusalem, et l'assiégea. Et le Seigneur mit entre ses mains Jéhojakim, roi de Juda, et une partie des meubles de la maison de Dieu ; et il les amena au pays de Sinear, à la maison de son dieu ; et il fit entrer les meubles dans le Trésor de son dieu. Et le roi ordonna à Aspenas, chef de ses eunuques, d'amener des enfants d'Israël et de race royale et de noble extraction, des jeunes garçons sans défaut et sans tache, beaux de figure, et versés dans toute la sagesse, et connaissant la science, et doués d'instruction, qui fussent propres à faire le service dans le palais du roi, et à apprendre la langue et les lettres des Chaldéens. Et le roi leur assigna un ordinaire quotidien sur les mets délicats du roi et sur le vin qu'il buvait, et fixa pour leur éducation trois années au bout desquelles ils entreraient au service de la personne du roi. Et de ce nombre il y avait de la race de Juda Daniel, Hananias, Misaël et Azarias. Et le chef des eunuques leur donna des noms, et donna à Daniel le nom de Beltsazar, et à Hananias celui de Sadrach, et à Misaël celui de Mésach, et à Azarias celui de Abednégo. Or, Daniel prit la résolution de ne pas contracter la souillure des mets délicats du roi ni du vin qu'il buvait, et il sollicita du chef des eunuques la permission de ne pas se souiller. Et Dieu mit Daniel en faveur et en grâce auprès du chef des eunuques ; et le chef des eunuques dit à Daniel : Je crains le roi, mon maître, qui lui-même a fixé ce que vous mangerez et boirez ; car pourquoi vous verrait-il un visage plus défait qu'aux enfants de votre âge ? Ainsi, vous exposeriez ma tête auprès du roi. Alors Daniel s'adressa au maître d'hôtel auquel le chef des eunuques avait commis Daniel, Hananias, Misaël et Azarias : Fais donc un essai de dix jours sur tes serviteurs, et qu'on nous donne des légumes pour nourriture, et de l'eau pour boisson. Puis tu examineras notre visage et le visage des enfants nourris des mets délicats du roi ; et traite alors tes serviteurs d'après ce que tu auras vu. Et il leur déféra en cela, et fit sur eux un essai de dix jours. Et au bout de dix jours on leur vit meilleur visage et plus d'embonpoint qu'à tous les enfants nourris des mets délicats du roi. Alors le maître d'hôtel supprima leurs mets délicats, et le vin qu'ils avaient pour boisson, et leur servit des légumes. Et à ces jeunes gens, aux quatre, Dieu accorda la connaissance et l'intelligence de toutes les lettres, et de toute la sagesse ; et Daniel avait l'entente de toutes les visions et des songes. Et après l'expiration du temps fixé par le roi pour leur admission, le chef des eunuques les amena et les présenta à Nébucadnézar. Et le roi s'entretint avec eux, et entre eux tous aucun ne fut trouvé égal à Daniel, à Hananias, à Misaël et à Azarias ; ils furent donc placés auprès de la personne du roi. Et sur tous les points de sagesse et d'intelligence sur lesquels le roi les interrogeait, il les trouvait dix fois supérieurs à tous les devins et enchanteurs qui étaient dans tout son empire. Ainsi fut Daniel jusqu'à la première année du roi Coresch.

Prière du matin — première lecture

1 Chroniques 29:9-29

Et le peuple se réjouit de leurs dons spontanés, parce qu'ils les offraient de plein cœur à l'Éternel, et le roi David aussi était pénétré d'une grande joie. Et David bénit l'Éternel à la vue de toute l'Assemblée, et David dit : Sois béni, Éternel, Dieu d'Israël, notre Père, de l'éternité à l'éternité. A toi Éternel, la majesté et la puissance et la magnificence et la perpétuité et la splendeur, oui, tout dans les cieux et sur la terre ; à toi, Éternel, est l'empire, et tu domines tout comme Souverain ; richesse et honneur émanent de toi, et tu règnes sur toutes choses, et ta main est force et vertu, et c'est dans ta main qu'est le pouvoir de tout agrandir et de tout consolider. Maintenant donc, ô notre Dieu, nous te rendons grâces et célébrons ton Nom magnifique. Car que suis-je et qu'est mon peuple pour être à même de faire de tels dons ? Car tout vient de toi, et c'est de ta main que sortent les dons que nous t'offrons. Devant toi nous sommes des hôtes et des passagers ainsi que tous nos pères ; car nos jours sont comme l'ombre sur la terre, et il n'y a point d'arrêt. Éternel, notre Dieu, tout cet appareil que nous avons préparé en vue de t'élever un temple pour ton saint Nom, vient de ta main, et tout est à toi. Et je sais, ô mon Dieu, que tu sondes le cœur et aimes la droiture. C'est dans la droiture de mon cœur que j'ai fait tous ces dons spontanés, et maintenant ton peuple ici présent, je l'ai vu avec joie t'offrir ses dons volontaires. Éternel, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, nos pères, conserve à jamais dans le cœur de ce peuple cette volonté et ces pensées et dirige leurs cœurs vers toi ! Et à mon fils Salomon donne un cœur tout entier à l'observation de tes commandements et de tes ordonnances et de tes statuts et à la pratique de toutes choses et à l'édification du palais dont j'ai fait les apprêts. Et David dit à toute l'Assemblée : Allons ! bénissez l'Éternel, votre Dieu. Et toute l'Assemblée bénit l'Éternel, Dieu de leurs pères, et s'inclina et se prosterna devant l'Éternel et devant le roi. Et ils sacrifièrent à l'Éternel des victimes et offrirent des holocaustes à l'Éternel le lendemain de cette journée, mille taureaux, mille béliers, mille brebis avec leurs libations, et d'autres sacrifices en quantité pour tout Israël. Et ils mangèrent et burent devant l'Éternel en ce jour avec grande allégresse, et pour la seconde fois ils firent roi Salomon, fils de David, et l'oignirent comme Prince de l'Éternel, et Tsadoc comme Prêtre. Et Salomon s'assit sur le trône de l'Éternel comme roi, en la place de David, son père, et il fut heureux et tout Israël lui obéit. Et tous les chefs et les héros et aussi tous les fils du roi David se soumirent à Salomon roi. Et l'Éternel rendit Salomon éminemment grand aux yeux de tous les Israélites et lui donna une magnificence royale, comme ne l'avait eue aucun de ceux qui avaient régné avant lui sur Israël. Or David, fils d'Isaï, régna sur la totalité d'Israël. Et la durée de son règne sur Israël fut de quarante années ; à Hébron il régna sept ans et à Jérusalem il en régna trente-trois. Et il mourut dans une belle vieillesse, comblé d'années, de richesse et de gloire, et Salomon, son fils, fut roi en sa place. Les actes du roi David, les premiers et les derniers, sont d'ailleurs consignés dans les histoires de Samuel, le Voyant, et dans les histoires de Nathan, le prophète, et dans les histoires de Gad, le contemplateur,

Épître

1 Corinthiens 10:6-13

Or toutes ces choses ont eu lieu pour nous servir d'exemples, afin que nous ne convoitions point de mauvaises choses, comme eux-mêmes l'ont fait. Ne devenez pas non plus idolâtres, comme quelques-uns d'entre eux, selon qu'il est écrit : « Le peuple s'assit pour manger et boire, et ils se levèrent pour jouer. » Ne nous livrons pas non plus à l'impudicité, comme s'y livrèrent quelques-uns d'entre eux, et ils périrent en un seul jour au nombre de vingt-trois mille. Ne tentons pas non plus le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d'entre eux, et ils étaient tués par les serpents. Ne murmurez pas non plus, comme murmurèrent quelques-uns d'entre eux, et ils furent tués par l'exterminateur. Or ces choses leur arrivaient figurément, mais elles ont été écrites pour notre instruction, pour nous, auxquels a abouti la fin des siècles ; ainsi donc que celui qui s'imagine rester debout prenne garde qu'il ne tombe ! Vous n'avez pas été exposés à des tentations surhumaines, et, Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; au contraire, avec la tentation Il vous donnera le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

Première lecture

Ecclésiaste 11

Jette ton pain à la surface des eaux, car longtemps après tu le retrouveras ; fais-en part à sept et même à huit ; car tu ne sais pas quelle calamité il y aura sur la terre. Quand les nuages sont pleins de pluie, ils la versent sur la terre ; et, que l'arbre tombe vers le sud ou vers le nord, il reste là, où il est tombé. – Celui qui observe le vent, ne sèmera point ; et celui qui regarde les nuages, ne récoltera point. – De même que tu ignores quelle est la route du vent, et comment les os se forment dans le sein de la femme enceinte de même tu ne saurais connaître l'œuvre de Dieu qui fait toutes choses. Dès le matin sème tes semences, et au soir ne laisse pas ta main oisive ! Car tu ne sais si c'est l'une ou l'autre qui réussira, ou si toutes deux elles sont également bonnes. La lumière est douce, et c'est un bonheur pour les yeux de voir le soleil. Car, lors même que l'homme vit un grand nombre d'années, il trouve de la joie dans toutes ; il se souvient d'ailleurs qu'il y aura bien des jours sombres, et que tout l'avenir est une vanité. Réjouis-toi, jeune homme, pendant ton jeune âge, et laisse ton c{\oe}ur être heureux pendant les jours de ta jeunesse ; et suis la voie que te montre ton c{\oe}ur, et le regard de tes yeux. Sache en même temps que sur toutes ces choses Dieu t'appellera au jugement. Et bannis le chagrin de ton c{\oe}ur, et éloigne les maux de ton corps ! Car la jeunesse et l'aurore sont un souffle.

Prière du matin — deuxième lecture

Actes 9

Or Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, vint trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il trouvait quelques adhérents de la doctrine, hommes et femmes, il les ramenât chargés de chaînes à Jérusalem. Et, comme il était en chemin, il advint, lorsqu'il approchait de Damas, que, tout à coup, une lumière venue du ciel l'enveloppa comme un éclair, et qu'étant tombé à terre il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Mais il dit : « Qui es-tu, Seigneur ? » Et lui : « Je suis Jésus que tu persécutes ; mais lève-toi, et entre dans la ville, et l'on te dira ce qu'il faut que tu fasses. » Or les hommes qui faisaient route avec lui étaient demeurés muets ; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne. Cependant Paul se releva de terre, mais, les yeux ouverts, il ne voyait rien, et ce fut en le conduisant par la main qu'on le fit entrer à Damas. Il resta trois jours sans voir clair, et il ne mangeait ni ne buvait. Or il y avait à Damas un disciple nommé Ananias, et le seigneur lui dit, dans une vision : « Ananias ! » et il dit : « Me voici, Seigneur ! » Mais le Seigneur lui dit : « Lève-toi, et va dans la rue appelée droite et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse ; car, voici, il est en prière, et il a vu en vision un homme nommé Ananias, qui entrait et lui imposait les mains, afin qu'il recouvrât la vue. » Mais Ananias répliqua : « Seigneur, j'ai ouï parler à bien des gens de tous les maux que cet homme a fait souffrir à tes saints dans Jérusalem ; et il apporte ici une autorisation des grands prêtres pour charger de chaînes tous ceux qui invoquent ton nom. » Mais le seigneur lui dit : « Va, parce que cet homme est pour moi un instrument de choix destiné à porter mon nom devant les Gentils et devant des rois, et devant les fils d'Israël ; car je lui montrerai tout ce qu'il faut qu'il souffre pour mon nom. » Là-dessus Ananias s'en vint et entra dans la maison, et, lui ayant imposé les mains, il dit : « Saul, mon frère, c'est le Seigneur qui m'a envoyé, — Jésus qui t'est apparu sur la route par laquelle tu venais, — afin que tu recouvres la vue et que tu sois rempli d'esprit saint. » Et aussitôt il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue, et s'étant levé il fut baptisé, et ayant pris de la nourriture il se fortifia.Or il demeura quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas, et il prêchait immédiatement Jésus dans les synagogues en disant : « C'est lui qui est le fils de Dieu. » Mais tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement, et ils disaient : « N'est-ce pas cet homme qui maltraitait dans Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et qui était venu ici dans le but de les amener chargés de chaînes devant les grands prêtres ? » Quant à Saul, il prenait toujours plus de puissance, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas en démontrant cette vérité : « C'est lui qui est le Christ. » Mais, au bout d'un certain temps, les Juifs complotèrent de le faire périr ; mais leur projet vint à la connaissance de Saul. Or on faisait même la garde aux portes, jour et nuit, afin de le faire périr ; mais ses disciples le prirent de nuit, et le firent descendre par la muraille en le dévalant dans une corbeille. Cependant, quand il fut arrivé à Jérusalem, il tâchait de frayer avec les disciples, et tous le craignaient, ne croyant pas qu'il fût disciple. Mais Barnabas s'étant emparé de lui le conduisit auprès des apôtres, et il leur raconta comment sur la route il avait vu le seigneur, et que celui-ci lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché avec assurance au nom de Jésus. Et il était en rapport avec eux dans Jérusalem, prêchant avec assurance au nom du seigneur ; et il parlait et discutait avec les Hellénistes ; mais ceux-ci tâchaient de le faire périr. Ce que les frères ayant su, ils le conduisirent à Césarée, et l'envoyèrent à Tarse. Tandis que l'Église était donc en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s'édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et qu'elle s'accroissait par l'assistance du Saint Esprit, il advint que Pierre, qui faisait une tournée, arriva aussi auprès des frères qui habitaient Lydda, et il y trouva un homme nommé Énée couché depuis huit ans sur un grabat, et qui était paralytique ; et Pierre lui dit : « Énée, Jésus-Christ te guérit ; lève-toi, et fais-toi toi-même ton lit. » Et aussitôt il se leva, et tous ceux qui habitaient Lydda et la plaine de Saron le virent, lesquels se convertirent au seigneur. Or il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui, étant traduit, signifie Gazelle ; elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu'elle faisait ; mais il advint qu'en ce temps-là elle tomba malade et mourut ; après l'avoir lavée on la déposa dans une chambre haute ; mais, comme Lydda est près de Joppé, les disciples ayant appris que Pierre était dans cette ville, dépêchèrent auprès de lui deux hommes pour lui dire avec instances : « Ne tarde pas à venir jusques à nous. » Or Pierre s'étant levé revint avec eux. Dès qu'il fut arrivé, on le conduisit dans la chambre haute, et là se présentèrent à lui toutes les veuves en larmes, qui lui montraient toutes les tuniques et les manteaux auxquels Gazelle travaillait pendant qu'elle était avec elles. Mais Pierre fit sortir tout le monde, et, s'étant mis à genoux, il fit une prière, puis, s'étant tourné vers le corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Celle-ci ouvrit les yeux, et ayant vu Pierre, elle s'assit ; mais il lui donna la main, et la fit mettre debout, et, ayant appelé les saints et les veuves, il la leur présenta vivante. Cela fut connu de tout Joppé, et plusieurs crurent au seigneur. Or il resta plusieurs jours à Joppé chez un certain Simon corroyeur.

Psaume responsorial

Psaumes 50

Cantique d'Asaph.Dieu, l'Éternel Dieu parle, Il appelle la terre, du soleil levant au soleil couchant ; de Sion, perfection de beauté, Dieu apparaît resplendissant ; notre Dieu vient, mais non pas en silence ; devant lui le feu dévore, et autour de lui il y a grande tempête. Il appelle les Cieux d'en haut, et la terre, au jugement de son peuple : « Rassemblez-moi mes bien-aimés, qui solennisèrent mon alliance par le sacrifice ! » Que donc les Cieux proclament sa justice, car Dieu est celui qui va juger ! (Pause) « Ecoute, mon peuple, je vais parler ! Israël, je vais te sommer ! Je suis Dieu, ton Dieu. Je ne te reprends pas pour tes sacrifices, car tes holocaustes sont constamment devant moi. Je n'irai pas prendre des taureaux dans ta maison, ni des béliers dans tes bergeries. Car à moi sont toutes les bêtes des forêts, les animaux des montagnes par milliers ; je connais tous les oiseaux des montagnes, et les bêtes des champs sont en mon pouvoir. Si j'avais faim, je ne te le dirais pas ; car à moi est le monde avec ce qu'il enserre. Est-ce que je mange la chair des taureaux, et bois le sang des boucs ? Fais à Dieu l'offrande de tes actions de grâces, et accomplis tes vœux envers le Très-haut ! et invoque-moi au jour de la détresse ; je te délivrerai, et tu me glorifieras ! » Et Dieu dit au méchant : « Que fais-tu d'énumérer mes lois, et d'avoir mon alliance à la bouche, quand tu hais la discipline, et que tu jettes mes paroles derrière toi ? Si tu vois un voleur, tu te plais avec lui, et tu entres en part avec les adultères. Tu lâches la bride à ta bouche pour le mal, et ta langue ourdit la fraude ; tu t'assieds, et parles contre ton frère, et tu dresses des embûches au fils de ta mère. C'est ce que tu as fait, et je me suis tu ; tu t'es imaginé que je te ressemblais ; mais je te détromperai, et je mettrai la liste devant toi. Prenez-y garde, vous qui oubliez Dieu, de peur que Je ne déchire, sans que personne délivre ! Qui m'offre des actions de grâces, me glorifie ; et à quiconque règle sa voie, Je fais voir le salut de Dieu. »

Évangile

Luc 19:41-47

Et lorsqu'il fut proche, voyant la ville il pleura sur elle, en disant : « Que n'as-tu, toi aussi, connu, en ce jour-ci, ce qui procure la paix ! Mais maintenant cela a été caché à tes yeux, car des jours viendront pour ta ruine, et tes ennemis élèveront un retranchement autour de toi, et ils te bloqueront, et ils te presseront de toutes parts, et ils te détruiront ainsi que tes enfants au dedans de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le moment où tu as été visitée. » Et étant entré dans le temple il commença par chasser les trafiquants, en leur disant : « Il est écrit : Et Ma maison sera Une maison de prière, mais vous, vous en avez fait une caverne de brigands. » Et il enseignait chaque jour dans le temple ; mais les grands prêtres et les scribes cherchaient à le perdre, ainsi que les principaux du peuple,

Psaume responsorial

Psaumes 47

Au maître chantre. Des fils de Coré. Cantique.Vous tous les peuples, battez des mains ! éclatez pour Dieu en acclamations ! Car l'Éternel, le Très-haut, est digne de crainte, Il est le grand Roi de toute la terre. Il a rangé des peuples sous nos lois, et mis des nations sous nos pieds ; Il nous a choisi lui-même notre héritage, orgueil de Jacob qu'il aime. (Pause) Dieu arrive avec des acclamations, et l'Éternel s'avance au son de la trompette. Chantez l'Éternel, chantez ! Chantez à notre Roi, chantez ! Car Dieu est Roi de toute la terre : chantez-lui des hymnes ! Dieu règne sur les peuples ; Dieu est assis sur son trône saint. Les princes des peuples se réunissent au peuple du Dieu d'Abraham ; car les boucliers de la terre sont à Dieu, Il est souverainement élevé.

Psaume responsorial

Psaumes 73

Cantique d'Asaph.Oui, Dieu est bon envers Israël, envers ceux qui ont un cœur pur. Cependant mon pied fut bien près de broncher ; un rien eût déroulé mes pas ; car j'enviais les superbes : j'avais le bonheur des impies sous les yeux. Car ils sont exempts de douleurs jusqu'à leur mort, et leur corps est bien entretenu ; ils sont en dehors des peines des mortels, et comme les humains ils ne sont point frappés. Aussi, comme un collier l'orgueil les entoure, et comme un habit la violence les revêt. L'embonpoint rend leurs yeux saillants, et les pensées de leur cœur se produisent. Ils sont moqueurs, et parlent méchamment ; de leur hauteur ils parlent d'opprimer ; de leur bouche ils affrontent le ciel même, et leur langue se démène sur la terre. Aussi, c'est de ce côté que Son peuple se tourne ; il veut aussi s'abreuver aux eaux abondantes, et dit : « Comment Dieu prendrait-il connaissance, et le Tout-puissant aurait-Il la science ? » Les voilà ces impies ! et toujours tranquilles ils grossissent leurs trésors. C'est en pure perte que je gardai mon cœur net, et que je lavai mes mains dans l'innocence ; et je fus frappé tous les jours, et chaque matin je subis ma peine. Si je disais : Je veux parler ainsi, voici, je trahirais la race de tes enfants. Alors je réfléchis, pour me rendre compte de ces choses ; c'était à mes yeux une tâche difficile, jusqu'à ce que, pénétrant dans les sanctuaires de Dieu, je fis attention à la fin de ces hommes Tu ne les as placés que sur un sol glissant ; tu les fait tomber, et ils sont en ruine. Comme ils sont anéantis tout à coup, emportés et détruits par une chute soudaine ! Tel un songe au réveil, ainsi, les réveillant, Seigneur, tu mets avec mépris leur fantôme à néant. Quand mon cœur s'exaspérait, et que dans mes reins je sentais l'aiguillon, alors j'étais stupide, et dans l'ignorance, j'étais disposé comme une brute envers toi. Cependant je te demeurai toujours attaché ; tu me pris par la main, par ma droite. Par ta sagesse tu me conduiras, et enfin tu me recueilleras dans la gloire. Qui ai-je dans les Cieux ? Et auprès de toi je n'aime rien sur la terre. Que mon cœur et ma chair soient consumés, le rocher de mon cœur et ma part, c'est Dieu, à jamais ! Car voici, ceux qui te désertent, périssent ; tu détruis tous ceux qui loin de toi vont se prostituer. Mais pour moi, être près de Dieu, c'est mon bien. Je mets ma confiance dans le Seigneur, l'Éternel, afin de pouvoir raconter toutes tes œuvres.

Psaume responsorial

Psaumes 72

De Salomon.O Dieu, donne au Roi tes jugements, et ta justice au Fils du Roi ! Il jugera ton peuple avec justice, et tes affligés avec équité. Les monts et les coteaux, par l'effet de la justice, porteront la paix pour le peuple. Il fera justice aux malheureux du peuple, il sera secourable aux enfants du pauvre, et il écrasera les oppresseurs. Tu seras craint, tant que le soleil luira, tant que la lune éclairera, d'âge en âge. Il descendra, comme une pluie sur un champ dépouillé, comme une rosée qui humecte la terre. En ses jours le juste fleurira, et le salut abondera, jusqu'à ce que la lune cesse d'être. Et il régnera d'une mer à l'autre mer, et du Fleuve aux extrémités de la terre. Devant lui s'inclineront les habitants du désert, et ses ennemis baiseront la poussière ; les rois de Tarsis et des Iles paieront un tribut ; les rois de Séba et de Méroë apporteront des présents. Tous les rois se prosterneront devant lui, et tous les peuples le serviront. Car il sauvera le pauvre qui crie au secours, et le malheureux qui est sans aide ; il aura pitié du misérable et de l'indigent, et il sauvera la vie au pauvre ; il les délivrera de la violence et de l'oppression, et leur sang aura un grand prix à ses yeux. Et ils auront la vie, et il leur donnera de l'or de Séba, et pour lui ils prieront incessamment ; toujours ils le béniront. Les blés abonderont dans le pays, au sommet des montagnes et leurs épis bruiront, comme le Liban. Des villes on verra fleurir les hommes, comme l'herbe de la terre. Son nom sera éternel ; tant que le soleil luira, son nom se propagera, on le nommera pour se bénir mutuellement ; tous les peuples le proclameront heureux. \csp{ Béni soit l'Éternel Dieu, Dieu d'Israël, qui seul fait des choses merveilleuses ! et béni soit a jamais son nom glorieux, et que toute la terre soit pleine de sa magnificence ! ainsi soit-il ! oui, ainsi soit-il !}\csp{ Fin des prières de David, fils d'Isaï.}

Prière du soir — première lecture

2 Chroniques 1

Et Salomon, fils de David, s'affermit dans sa royauté, et l'Éternel, son Dieu, était avec lui et l'agrandissait éminemment. Et Salomon dit à tout Israël, [c'est-à-dire] aux chefs des milliers et des centaines et aux Juges et à tous les Princes dans tout Israël, aux patriarches, qu'on eût à se rendre, Salomon et toute l'Assemblée avec lui, à la hauteur de Gabaon ; car là était la Tente du Rendez-vous de Dieu, qu'avait faite Moïse, serviteur de l'Éternel, dans le désert. Cependant David avait transféré l'Arche de Dieu de Kiriath-Jearim à la place que David avait disposée pour elle, car il lui érigea une tente à Jérusalem, mais l'autel d'airain, ouvrage de Betsaléèl, fils de Uri, fils de Hur, il l'avait placé devant la Résidence de l'Éternel, et Salomon et l'Assemblée le fréquentaient. Et Salomon y sacrifia sur l'autel d'airain de l'Éternel, qui se trouvait devant la Tente du Rendez-vous, et il offrit sur cet autel mille holocaustes. Dans la nuit même Dieu apparut à Salomon et lui dit : Demande ce que j'ai à te donner. Et Salomon dit à Dieu : Tu as fait à David, mon père, une grande faveur, et tu m'as fait roi en sa place : maintenant, Éternel, Dieu, qu'elle se justifie ta promesse à David, mon père ! Tu m'as constitué roi d'un peuple nombreux comme la poudre de la terre, donne-moi donc sagesse et science, afin que je puisse marcher et rentrer à la tête de ce peuple ; car qui est-ce qui saurait gouverner ton peuple, ce grand peuple ? Et Dieu dit à Salomon : Puisque c'est cela qui est dans ton cœur, et que tu n'as demandé ni richesse, ni trésors, ni gloire, ni la mort de tes ennemis, et que tu n'as pas même demandé de longs jours, mais que tu as demandé pour toi sagesse et science pour gouverner mon peuple dont je t'ai fait roi, sagesse et science te sont données, et je t'accorderai richesse et trésors et gloire, comme n'en eurent jamais les rois, tes prédécesseurs, et comme n'en aura aucun de tes successeurs. Et de la hauteur de Gabaon Salomon revint à Jérusalem ayant quitté la Tente du Rendez-vous, et il régna sur Israël. Et Salomon rassembla des chars et de la cavalerie, et il avait mille et quatre cents chars et douze mille cavaliers, dont il établit le dépôt dans les villes des chars et auprès du roi à Jérusalem. Et le roi rendit l'argent et l'or, à Jérusalem, aussi communs que les pierres, et les cèdres égaux en nombre aux sycomores qui croissent dans le pays-bas. Et l'on tirait de l'Egypte les chevaux pour Salomon, et c'était à Thékôa que les marchands du roi allaient recevoir un convoi contre payement. Et l'on amenait et tirait de l'Egypte un char pour six cents sicles d'argent, et un cheval pour cent cinquante, et de la même manière on en exportait par leur entremise pour tous les rois des Héthiens et les rois de Syrie.

Deuxième lecture

1 Corinthiens 11

Soyez mes imitateurs, comme je suis moi-même celui de Christ ! Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez les traditions, telles que je vous les ai transmises. Je veux cependant que vous sachiez que la tête de tout homme c'est Christ, tandis que la tête d'une femme, c'est son mari, et que la tête de Christ, c'est Dieu. Tout homme qui prie ou qui prophétise en ayant la tête recouverte, déshonore sa tête, tandis que toute femme qui prie ou qui prophétise sans avoir la tête voilée, déshonore sa propre tête ; car elle est une seule et même chose que la femme qui est rasée. En effet, si la femme n'est pas voilée, il faut qu'elle se fasse tondre ou qu'elle se fasse raser ; mais s'il est honteux pour une femme d'être tondue ou rasée, il faut qu'elle soit voilée. En effet, si l'homme ne doit pas, parce qu'il est l'image et la gloire de Dieu, avoir la tête voilée, la femme en revanche est la gloire de l'homme ; — en effet l'homme n'est pas issu de la femme, mais la femme de l'homme, car l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l'homme ; — c'est pourquoi la femme doit avoir une suprématie sur la tête à cause des anges. Néanmoins, ni la femme n'existe séparément de l'homme, ni l'homme séparément de la femme, dans le seigneur ; car, de même que la femme est issue de l'homme, de même aussi l'homme naît par l'entremise de la femme, mais le tout procède de Dieu. Jugez-en par vous-mêmes : est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ? La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que si l'homme porte une longue chevelure, c'est une honte pour lui, tandis que si la femme porte une longue chevelure, c'est une gloire pour elle, parce que la chevelure lui a été donnée en guise de voile. Mais si quelqu'un paraît disposé à contester, pour nous, telle n'est pas notre habitude, non plus que celle des églises de Dieu. Or ce sont ici des ordres, et non des éloges, que j'ai à vous donner, car vous faites tourner vos réunions, non à votre amélioration, mais à votre détriment. J'apprends en effet, en premier lieu, que, lorsque vous vous réunissez en assemblée d'église, il existe des divisions parmi vous, — et je le crois en partie, car il faut qu'il y ait aussi des schismes parmi vous, afin que l'on reconnaisse aussi ceux qui chez vous ont tenu bon ; — lors donc que vous vous réunissez ensemble, on ne peut pas manger un repas dominical, car, en mangeant, chacun prend pour lui-même son propre repas, en sorte que l'un est affamé, tandis que l'autre est ivre. Est-ce que vous n'avez pas des maisons pour y manger et boire ? Ou bien méprisez-vous l'église de Dieu, et voulez-vous outrager les indigents ? Que vous dirai-je ? Est-ce que je vous loue ? Sur ce point, je ne vous loue pas, car j'ai moi-même reçu du seigneur ce que je vous ai aussi transmis, c'est que le seigneur, dans la nuit où il fut livré, prit un pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous, faites ceci en mémoire de moi ; » de même aussi la coupe après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, faites ceci, toutes les fois que vous en buvez, en mémoire de moi. » Toutes les fois, en effet, que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du seigneur, jusques à ce qu'il soit venu ; en sorte que quiconque aura mangé le pain, ou bu la coupe du seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du seigneur. Mais que chacun s'examine lui-même, et qu'en conséquence il mange le pain et boive la coupe, car celui qui mange et boit mange et boit pour lui-même une condamnation, s'il ne reconnaît pas ce qu'est le corps ; c'est pourquoi il y en a plusieurs parmi vous qui sont infirmes et malades, et qu'un grand nombre sont morts. Mais si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés ; toutefois en étant jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur afin de n'être pas condamnés avec le monde. Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres ; si quelqu'un a faim qu'il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour votre condamnation. Quant au reste, dès que je serai arrivé, je le réglerai.

Deuxième lecture

2 Timothée 1

Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est en Christ Jésus, à Timothée, mon enfant bien-aimé : Grâce, miséricorde, paix, de par Dieu le Père et Christ Jésus notre seigneur ! J'offre des actions de grâces à Dieu, auquel je rends un culte héréditaire avec une conscience pure, de ce que je conserve de toi un perpétuel souvenir, dans mes prières nuit et jour ; désirant te revoir quand je me rappelle tes larmes, afin d'être rempli de joie, me souvenant de la foi sincère qui est en toi, et qui habita d'abord dans ton aïeule Lois, puis dans ta mère Eunice, et qui, j'en suis persuadé, habite aussi en toi. C'est pourquoi je t'invite à ranimer le don de Christ, qui est en toi par l'imposition de mes mains ; car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de puissance, de charité et de sagesse. Ne rougis donc point du témoignage de notre seigneur, ni de moi son prisonnier, mais prends ta part des souffrances pour l'Évangile, selon la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et qui nous a adressé un saint appel, non en raison de nos œuvres, mais suivant Son propre décret, et selon la grâce qui nous a été donnée en Christ Jésus avant les temps éternels, mais qui a été maintenant manifestée par l'apparition de notre sauveur Christ Jésus, qui, d'un côté, a détruit la mort, et qui, de l'autre, a mis en lumière la vie et l'immortalité par l'Évangile, pour lequel j'ai été établi prédicateur, apôtre et docteur, ce qui est cause que j'endure aussi ces souffrances ; mais je n'en rougis point, car je sais en Qui j'ai cru, et je suis persuadé qu'il peut, par Sa puissance, garder mon dépôt pour ce jour-là. Retiens avec foi, et avec la charité qui est en Christ Jésus, ce modèle des vérités salutaires que tu m'as entendu prêcher ; garde le bon dépôt par l'esprit saint qui habite en nous. Tu sais que tous ceux qui sont en Asie m'ont abandonné ; parmi eux se trouvent Phygelle et Hermogène. Que le seigneur se montre miséricordieux envers la famille d'Onésiphore ; car il m'a souvent réconforté, et il n'a point rougi de mes chaînes, mais, au contraire, dès son arrivée à Rome, il m'a cherché avec plus d'empressement que je ne pensais, et il m'a trouvé ; que le seigneur lui accorde d'obtenir miséricorde de la part du seigneur en ce jour-là ; d'ailleurs tu sais mieux que personne tous les services qu'il a rendus dans Éphèse.

Deuxième lecture

Actes 6:8-15

Cependant Etienne, rempli de grâce et de puissance, faisait de grands prodiges et de grands miracles parmi le peuple. Mais quelques membres de la synagogue dite des Affranchis, et de celles des Cyrénéens et des Alexandrins, et de Cilicie et d'Asie, entamèrent une discussion avec Etienne, et ils ne pouvaient résister à la sagesse et à l'esprit avec lesquels il parlait. Alors ils subornèrent des hommes qui dirent : « Nous l'avons entendu proférer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu ; » et ils émurent le peuple, ainsi que les anciens et les scribes, et s'étant jetés sur lui, ils l'entraînèrent et l'amenèrent dans le sanhédrin, et ils produisirent de faux témoins qui dirent : « Cet homme-ci ne cesse de proférer des paroles contre ce lieu saint et contre la loi ; car nous l'avons entendu dire que ce Jésus le Nazoréen détruira ce lieu, et changera les coutumes que nous a transmises Moïse. » Et ayant fixé leurs regards sur lui, tous ceux qui étaient assis dans le sanhédrin virent que son visage ressemblait au visage d'un ange.

Deuxième lecture

2 Thessaloniciens 3:14-18

mais si quelqu'un n'obéit pas à votre injonction, signalez-le par votre lettre ; n'ayez aucun rapport avec lui, afin qu'il se réforme ; et ne le traitez pas en ennemi, mais avertissez-le comme un frère. Or, que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps, de toute manière ! Que le Seigneur soit avec vous tous ! La salutation est de la main de moi, Paul, ce qui sert de signe dans toute lettre ; c'est ainsi que j'écris. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous !

Évangile

Matthieu 24

Et après être sorti du temple Jésus se remettait en chemin, et ses disciples s'approchèrent pour lui montrer les édifices du temple. Mais il leur répliqua : « Ne voyez-vous pas tout cela ? En vérité je vous le déclare : il ne sera certainement pas laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. » Or, pendant qu'il était assis sur la montagne des Oliviers, les disciples s'approchèrent de lui en particulier en disant : « Dis-nous, quand cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe de ton avènement et de la consommation du temps ? » Et Jésus leur répliqua : « Prenez garde que personne ne vous égare ; car beaucoup viendront en mon nom, disant : C'est moi qui suis le Christ, et ils en égareront plusieurs. Mais vous entendrez bientôt parler de guerres et de bruits de guerres ; n'ayez garde de vous en laisser troubler, car il faut que cela arrive ; mais ce n'est pas encore la fin. En effet, une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura ici et là des famines et des tremblements de terre. Or tout cela est le commencement des douleurs. Alors ils vous livreront pour être persécutés, et ils vous feront mourir, et vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom ; et alors plusieurs trébucheront, et ils se livreront les uns les autres, et ils se haïront les uns les autres. Et beaucoup de faux prophètes surgiront, et ils en égareront plusieurs. Et à cause de l'accroissement de l'iniquité, la charité du plus grand nombre se refroidira ; mais celui qui aura persévéré jusques à la fin, celui-là sera sauvé. Et cet évangile du royaume sera prêché dans la terre entière, pour servir de témoignage à toutes les nations, et alors viendra la fin. « Ainsi donc, quand vous aurez vu « l'œuvre abominable de la dévastation, » dont il a été parlé par l'entremise de Daniel le prophète, établie dans un lieu saint (que le lecteur y réfléchisse), alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes ; que celui qui est sur le toit ne descende pas pour sortir quoi que ce soit de sa maison ; et que celui qui est aux champs ne revienne pas en arrière pour prendre son manteau. Mais malheur à celles qui sont enceintes, et à celles qui allaitent en ces jours-la ! Or priez afin que votre fuite n'ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat ; car il y aura alors une grande tribulation, telle qu'il n'y en a pas eu encore depuis le commencement du monde jusques à maintenant, et qu'il n'y en aura certainement jamais. Et si ces jours-là n'avaient été raccourcis, qui que ce soit n'eut été sauvé ; mais à cause des élus ces jours-là seront raccourcis. Alors si quelqu'un vous dit : Voici, le Christ est ici, ou ici, ne le croyez pas ; car il surgira de faux Christs et de faux prophètes, et ils feront de grands miracles et des prodiges, de manière à égarer, s'il est possible, même les élus. Voici, je vous l'ai prédit. Si donc ils vous disent : « voici, il est au désert, » ne vous y rendez pas ; « voici, il est dans les chambres, » ne le croyez pas ; car, tel l'éclair sort de l'orient et brille jusques au couchant, tel sera l'avènement du fils de l'homme. 0ù que soit le cadavre, c'est là que se rassembleront les aigles. Or, immédiatement après la tribulation de ces jours-là, le soleil s'obscurcira, et la lune ne donnera pas sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors paraîtra le signe du fils de l'homme dans le ciel, et alors se lamenteront toutes les tribus de la terre, et elles verront le fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire ; et il enverra ses anges avec un grand bruit de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, d'une extrémité des cieux jusqu'à leur autre extrémité. Or, instruisez-vous par cette comparaison tirée du figuier : Lorsque ses branches commencent à se ramollir et qu'il pousse ses feuilles, vous savez que l'été est proche. De même vous aussi, lorsque vous aurez vu toutes ces choses, sachez qu'il est proche, qu'il est à la porte. En vérité je vous déclare que cette génération ne disparaîtra certainement point jusqu'à ce que toutes ces choses se soient réalisées. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point. Or, quant à ce jour-là et à l'heure, personne n'en sait rien, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. Car telle fut l'époque de Noé, tel sera l'avènement du fils de l'homme. En effet, de même qu'en ces jours-là qui précédèrent le déluge on mangeait et on buvait, que les hommes prenaient des femmes et les femmes des maris, jusques au jour où Noé entra dans l'arche, et qu'ils ne s'avisèrent de rien, jusques à ce que survint le déluge qui les enleva tous, tel sera l'avènement du fils de l'homme. Alors deux hommes seront dans les champs, l'un est pris et l'autre laissé ; deux femmes moudront à la meule, l'une est prise et l'autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre maître doit venir. Or, sachez ceci, c'est ce que, si le chef de famille avait su à quelle veille devait venir le voleur, il aurait veillé et n'aurait pas laissé forcer sa maison. C'est pourquoi vous aussi tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme doit venir à l'heure dont vous ne vous doutez pas. Quel est, je vous prie, l'esclave fidèle et prudent que le maître a mis à la tête de ses gens, pour leur donner leur nourriture à propos ? Heureux cet esclave que son maître, à son arrivée, trouvera agissant de la sorte ; en vérité je vous déclare qu'il le mettra à la tête de tous ses biens. Mais si ce mauvais esclave se dit en son cœur : « Mon maître tarde, » et qu'il se mette à battre les esclaves qui servent avec lui, tandis qu'il mange et boit avec les ivrognes, le maître de cet esclave arrivera le jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas, et il le pourfendra et lui assignera son lot parmi les hypocrites ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents.

Prière du soir — deuxième lecture

Jacques 1

Jacques, esclave de Dieu et du seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion : Salut ! Estimez, mes frères, que vous avez toute raison de vous réjouir quand vous vous trouverez en butte à des tentations de diverse nature, sachant que l'épreuve à laquelle est mise votre foi produit la constance. Mais que cette constance ait une efficace parfaite, afin que vous soyez parfaits et entièrement accomplis, ne laissant rien à désirer sous aucun rapport. Toutefois si l'un de vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu qui donne à tous simplement et sans reproches, et elle lui sera donnée ; mais qu'il la demande avec foi, sans douter, car celui qui doute est semblable au flot de la mer soulevé et agité par le vent. Que cet homme-là ne pense pas en effet qu'il obtiendra quoi que ce soit du Seigneur ; homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies ! Or, que le frère d'humble condition se glorifie de son élévation, et le riche au contraire de son humiliation, car il passera comme la fleur de l'herbe ; en effet le soleil s'est levé avec son ardente chaleur et il a desséché l'herbe, et sa fleur est tombée, et la beauté de son aspect a disparu ; de la même manière aussi le riche se flétrira au milieu de ses poursuites. Heureux l'homme qui résiste avec constance à la tentation, car, lorsqu'il aura fait ses preuves, il recevra la couronne de vie qu'il a promise à ceux qui L'aiment. Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise : « C'est par Dieu que je suis tenté ; » car Dieu ne peut être tenté par le mal, et Il ne tente Lui-même personne ; mais chacun est tenté en se laissant entraîner et amorcer par sa propre convoitise ; puis, la convoitise ayant conçu, met au monde le péché, et le péché arrivé à son terme, enfante la mort. Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés : toute bonne libéralité et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez Lequel il n'y a aucune variation, ni aucune ombre produite par quelque changement. C'est volontairement qu'il nous a enfantés par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de Ses créatures ; vous le savez, mes frères bien-aimés ! car la colère de l'homme n'accomplit point la justice de Dieu. C'est pourquoi vous étant dépouillés de toute souillure, et de tout excès de malice, accueillez avec douceur la parole implantée qui peut sauver vos âmes. Mais soyez de ceux qui pratiquent, et non pas de ceux qui écoutent seulement la parole, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements ; car si quelqu'un écoute et ne pratique pas la parole, il ressemble à un homme qui étudie dans un miroir le visage qu'il tient de la nature ; en effet, après s'être étudié, il s'en est allé et aussitôt il a oublié quel il était ; tandis que celui qui aura plongé ses regards dans la loi parfaite, qui est celle de la liberté, et qui aura persévéré, en se montrant, non un auditeur oublieux, mais un observateur actif, celui-là sera heureux dans son activité. Si quelqu'un s'imagine être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son propre cœur, la religion de cet homme-là est vaine. La religion pure et immaculée aux yeux de Dieu notre Père, la voici : c'est de visiter les orphelins et les veuves dans leur tribulation, c'est de se conserver soi-même sans tache, en se préservant du monde.

Évangile

Jean 17:12-26

Lorsque j'étais avec eux, je les maintenais fidèles à Ton nom que Tu m'as donné, et je les ai gardés, et nul d'entre eux ne s'est perdu, sauf le fils de perdition, afin que l'Écriture fût accomplie. Mais maintenant je vais à Toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu'ils possèdent en eux-mêmes ma joie complète. C'est moi qui leur ai donné Ta parole, et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. Je ne prie point pour que Tu les enlèves du monde, mais pour que Tu les garantisses du malin. Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde ; consacre-les à la vérité ; Ta parole est la vérité. De même que Tu m'as envoyé dans le monde, moi, de mon côté, je les ai envoyés dans le monde ; et c'est pour eux que je me consacre moi-même, afin qu'eux aussi soient consacrés à la vérité. Mais ce n'est pas seulement pour ceux-là que je prie, mais encore pour ceux qui, par leur parole, croient en moi, afin que tous soient un, comme Toi, Père, Tu es en moi, et moi en Toi, afin qu'eux aussi soient en nous, pour que le monde croie que c'est Toi qui m'as envoyé. Pour moi, je leur ai donné la gloire que Tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un ; je suis en eux, et Tu es en moi, afin qu'ils arrivent à une parfaite unité, pour que le monde connaisse que c'est Toi qui m'as envoyé, et que Tu les a aimés comme Tu m'as aimé. Père, ceux que Tu m'as donnés, je veux que là où je suis eux aussi y soient avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, que Tu m'as donnée parce que Tu m'as aimé avant la création du monde, Père juste ! Et le monde ne T'a pas connu, mais moi je T'ai connu, et ceux-ci ont connu que c'est Toi qui m'as envoyé ; et je leur ai fait connaître Ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont Tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux ! »

Évangile

Matthieu 12:46-50

Pendant qu'il parlait encore à la foule, voici, sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler. [Or, quelqu'un lui dit : voici, ta mère et tes frères sont là dehors qui cherchent à te parler.] Mais Jésus répliqua à celui qui le lui disait : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Et ayant étendu la main vers ses disciples, il dit : « Voilà ma mère et mes frères ! Car quiconque aura fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, c'est lui qui est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »

Évangile

Matthieu 15

Alors arrivent de Jérusalem vers Jésus des pharisiens et des scribes disant : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. » Jésus leur répliqua : « Pourquoi vous-mêmes transgressez-vous aussi le commandement de Dieu, en faveur de votre propre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort. Mais vous, vous dites : « Celui qui aura dit à son père ou à sa mère : Offrande est faite de ce dont je pourrais t'assister, n'honorera-t-il pas son père ? » Et vous avez abrogé la parole de Dieu en faveur de votre tradition. Hypocrites ! Comme Ésaïe a bien prophétisé sur votre compte, lorsqu'il dit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. » Et ayant appelé la foule à lui, il leur dit : « Écoutez et comprenez : Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. » Alors ses disciples s'étant approchés lui disent « Sais-tu que les pharisiens, en entendant cette parole, ont été scandalisés ? » Mais il répliqua : « Toute plante que n'a point plantée mon Père céleste sera déracinée. Laissez-les : ce sont des guides aveugles ; or, si un aveugle sert de guide à un aveugle, ils tomberont tous deux dans un fossé, » Mais Pierre lui répliqua : « Explique-nous la parabole. » Sur quoi il dit : « Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche s'en va dans le ventre, et est rejeté dans le retrait ? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme ; car c'est du cœur que sortent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les larcins, les faux témoignages, les calomnies ; ce sont ces choses-là qui souillent l'homme ; mais manger sans s'être lavé les mains ne souille pas l'homme. » Et Jésus étant parti de là gagna le territoire de Tyr et de Sidon ; et voici, une femme chananéenne venue de cette contrée-là s'écriait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David, ma fille est cruellement possédée du démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples étant survenus le pressaient en disant : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris. » Or il répliqua : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. » Elle cependant, revenant à la charge, l'adorait en disant : « Seigneur, secours-moi ! » Mais il répliqua : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » Sur quoi elle dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi mangent une partie des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Alors Jésus lui répliqua : « O femme ! ta foi est grande, qu'il te soit fait comme tu désires. » Et dès ce moment-là sa fille fut guérie. Et Jésus s'étant éloigné de là vint vers la mer de Galilée, et après être monté sur la montagne, il s'y tenait assis ; et une foule nombreuse s'approcha de lui, ayant avec elle des boiteux, des estropiés, des aveugles, des sourds, et bien d'autres malades, et on les jeta à ses pieds, et il les guérit, en sorte que la foule fut émerveillée de voir des sourds entendre, des estropiés guérir, et des boiteux marcher, et des aveugles recouvrer la vue ; et elle glorifia le Dieu d'Israël. Mais Jésus ayant appelé à lui ses disciples dit : « J'ai compassion de cette foule, car voici trois jours qu'ils restent auprès de moi, et ils n'ont rien à manger ; cependant je ne veux pas les renvoyer à jeun de peur qu'ils ne défaillent en chemin : » Et les disciples lui disent : « Où nous procurerons-nous dans un désert assez de pains pour rassasier une si grande foule ? » Et Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Et ayant invité la foule à s'asseoir sur la terre, il prit les sept pains et les poissons, et après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples à la foule. Et tous mangèrent et furent rassasiés, et on emporta le surplus des morceaux dans sept paniers pleins. Or, ceux qui mangèrent étaient au nombre d'environ quatre mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants. Après avoir renvoyé la foule il monta dans la barque, et il vint dans le territoire de Magadan.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.