Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
C'est une vérité certaine que, si quelqu'un aspire à l'épiscopat, il désire une œuvre excellente ; il faut donc que l'évêque soit irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, modéré, rangé, hospitalier, capable d'enseigner, ni buveur, ni emporté, mais doux, n'aimant ni les querelles ni l'argent, gouvernant bien sa propre maison, tenant ses enfants dans la soumission avec un parfait respect ; (mais si quelqu'un ne sait pas gouverner sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'église de Dieu ?), n'étant pas un nouveau converti, de peur qu'enflé d'orgueil il ne donne prise au jugement du Diable, mais il faut qu'il reçoive aussi un bon témoignage de ceux du dehors, afin qu'il ne donne prise ni aux invectives, ni aux pièges du Diable.
Première lecture
Éphraïm se repaît de vent, et poursuit le vent d'est, toujours il entasse mensonge et violence, avec l'Assyrie ils font alliance et l'huile est portée en Egypte. Aussi l'Éternel est en procès avec Juda, et va punir Jacob de sa conduite, selon ses œuvres Il le rétribuera. Dans le sein maternel Jacob saisit son frère au talon, et par sa force il lutta avec Dieu ; il lutta avec l'ange, et eut l'avantage ; il pleura et le supplia, à Béthel il le trouva, et là il nous parla. Et l'Éternel est le Dieu des armées, son nom est l'Éternel. Toi donc, reviens à ton Dieu, garde la piété et la justice, et espère dans ton Dieu constamment. Cananéen, dans sa main il a une balance fausse ; il aime à frauder. Ainsi parle Éphraïm : Oui, je me suis enrichi, j'ai acquis de l'opulence ! dans tous mes gains on ne trouvera rien d'inique, rien qui soit un péché. Mais moi, l'Éternel, ton Dieu depuis le pays d'Egypte, je te laisse encore habiter sous tes tentes comme aux jours de tes fêtes ; et je parle aux prophètes et je multiplie les révélations, et par les prophètes je propose des paraboles. A Galaad règne l'idolâtrie ; c'est méchanceté pure ; à Guilgal ils sacrifient des taureaux ; eux aussi ont autant d'autels qu'il y a de monceaux de pierres sur les sillons des champs. Et Jacob s'enfuit aux campagnes d'Aram, et Israël fut serviteur pour une femme, et pour une femme il fut gardien. Et par un prophète l'Éternel ramena Israël de l'Egypte, et par un prophète il fut gardé. Mais Éphraïm a fait [à l'Éternel] une offense amère ; aussi laissera-t-Il ses meurtres peser sur lui, et son Seigneur lui rendra l'opprobre qu'il a reçu de lui.
Première lecture
Venez, élevons nos chants à l'Éternel, et nos cris d'allégresse à notre rocher sauveur ! Présentons-nous à lui avec des louanges, offrons-lui nos joyeux cantiques. Car l'Éternel est un grand Dieu, et un Roi grand par dessus tous les dieux ; Il tient en sa main l'intérieur de la terre, et les trésors des montagnes sont à lui ; la mer est à lui, Il l'a faite, et ses mains ont formé les continents. Venez, adorons et nous prosternons, et nous agenouillons devant l'Éternel, notre créateur ! Car Il est notre Dieu, et nous le peuple dont Il est le pasteur, le troupeau conduit par sa main.Puissiez-vous aujourd'hui écouter sa voix ! « N'endurcissez pas votre cœur, comme aux Eaux de la querelle, et dans les jours de la Tentation au désert, où vos pères me tentèrent, et me mirent à l'épreuve, quoiqu'ils vissent mes hauts faits. Quarante années j'eus cette race en dégoût, et je dis : « C'est un peuple qui a le cœur égaré, et qui ne connaît pas mes voies. » Là je fis serment dans ma colère qu'ils n'entreraient point dans mon repos. »
Prière du matin — première lecture
Le roi Nébucadnézar fit une statue d'or, qui avait soixante coudées de hauteur, et six coudées d'épaisseur ; il l'éleva dans la plaine de Doura, dans la province de Babel. Et le roi Nébucadnézar envoya l'ordre de convoquer les satrapes, les préfets et les gouverneurs, les grands-juges, les trésoriers, les légistes, les jurisconsultes, et tous les magistrats des provinces, afin qu'ils vinssent à l'inauguration de la statue qu'avait élevée le roi Nébucadnézar. Alors se rassemblèrent les satrapes, les préfets et les gouverneurs, les grands-juges, les trésoriers, les légistes, les jurisconsultes, et tous les magistrats des provinces, pour l'inauguration de la statue qu'avait élevée le roi Nébucadnézar, et ils se placèrent debout devant la statue qu'avait élevée Nébucadnézar. Et le héraut cria avec force : Avis vous est donné, peuples, nations et hommes de toutes langues ! Au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes les sortes d'instruments, vous aurez à vous prosterner et à adorer la statue d'or qu'a élevée le roi Nébucadnézar : et quiconque ne se prosternera pas et n'adorera pas, sera au même instant jeté dans la fournaise ardente qui est allumée. En conséquence, à l'instant où tous les peuples entendirent le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion et de toutes les sortes d'instruments, tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues se prosternèrent devant la statue d'or qu'avait élevée le roi Nébucadnézar. Ensuite de cela, au moment même des hommes Chaldéens s'approchèrent, et accusèrent les Juifs, en prenant la parole, et en disant au roi Nébucadnézar : O roi, puisses-tu vivre éternellement ! O roi, tu as émis un décret portant que chacun, à l'ouïe du son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion et de la cornemuse, et de toutes les sortes d'instruments, eût à se prosterner et à adorer la statue d'or ; et que quiconque ne se prosternerait pas et n'adorerait pas, serait jeté dans la fournaise ardente qui est allumée. Or, il y a des hommes Juifs que tu as préposés à l'administration de la province de Babel, Sadrach, Mésach et Abednégo, ces hommes ne tiennent aucun compte de toi, ô roi ; ils ne rendent aucun culte à tes dieux, et ils n'adorent point la statue d'or que tu as élevée. Alors Nébucadnézar irrité et courroucé dit qu'on amenât Sadrach, Mésach et Abednégo. En conséquence, ces hommes furent amenés devant le roi. Nébucadnézar prit la parole et leur dit : Était-ce dessein prémédité, Sadrach, Mésach et Abednégo ? Vous ne rendez pas un culte à mon dieu, et vous n'adorez pas la statue d'or que j'ai élevée ? Maintenant donc, si au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion, et de la cornemuse et de toutes les sortes d'instruments, vous vous prosternez et adorez la statue que j'ai faite, [c'est bien] ; mais si vous n'adorez pas, vous serez au moment même jetés dans la fournaise ardente qui est allumée ; et quel est le Dieu qui vous délivrera de ma main ? Sadrach, Mésach et Abednégo répondirent et dirent au roi Nébucadnézar : Il n'est pas besoin que nous te répondions rien là-dessus. Si notre Dieu que nous servons a le pouvoir de nous délivrer de la fournaise ardente qui est allumée, Il nous délivrera aussi de ta main, ô roi. Sinon, sache néanmoins, ô roi, que nous ne servons point tes dieux et que nous n'adorons point la statue d'or que tu as élevée. Alors Nébucadnézar fut rempli de colère, et tourna vers Sadrach, Mésach et Abednégo un visage altéré. Puis prenant la parole il commanda de chauffer la fournaise sept fois plus qu'on n'avait trouvé bon de la chauffer. Et il ordonna à des hommes, aux hommes les plus vigoureux de son armée, de lier Sadrach, Mésach et Abednégo, et de les jeter dans la fournaise ardente qui était allumée. Alors ces hommes furent attachés dans leurs caleçons, leurs tuniques et leurs manteaux et leurs vêtements, puis jetés dans la fournaise ardente qui était allumée. Ensuite de ce que l'ordre du roi avait été sévère, et que la fournaise était extraordinairement chauffée, les hommes qui avaient hissé Sadrach, Mésach et Abednégo, périrent par l'effet du feu. Cependant ces trois hommes, Sadrach, Mésach et Abednégo, tombèrent tout liés dans la fournaise ardente qui brûlait. Alors le roi Nébucadnézar fut stupéfait, et se leva précipitamment. Il prit la parole et dit à ses conseillers : N'avons-nous pas jeté trois hommes liés dans les flammes ? Ils répondirent et dirent au roi : Certainement, ô roi ! Il répliqua et dit : Voici, je vois quatre hommes marcher sans liens au milieu du feu, et on ne voit sur eux aucune lésion, et le quatrième par son air ressemble à un fils des dieux. Alors Nébucadnézar s'approcha de la porte de la fournaise ardente qui était allumée. Il prit la parole et dit : Sadrach, Mésach et Abednégo, serviteurs du Dieu suprême, sortez et venez ! Alors Sadrach, Mésach et Abednégo sortirent du milieu des flammes. Et les satrapes, les préfets et les gouverneurs et les conseillers du roi se rassemblèrent ; ils virent sur ces hommes que le feu n'avait eu aucune prise sur leurs corps, et que les cheveux de leurs têtes n'avaient pas été brûlés, et que même la partie inférieure de leur habillement n'avait éprouvé aucune altération, et que l'odeur du feu ne les avait point pénétrés. Nébucadnézar prit la parole et dit : Béni soit le Dieu de Sadrach, Mésach et Abednégo, lequel a envoyé son ange, et sauvé ses serviteurs qui se confiaient en lui, et qui ont transgressé l'ordre du roi et livré leurs corps, pour ne point servir et ne point adorer un autre Dieu que leur Dieu ! Et de par moi ordre est donné que tout peuple, toute nation et homme de toute langue qui blasphémera le Dieu de Sadrach, Mésach et Abednégo, soit coupé par morceaux, et que sa maison soit changée en un tas de fumier, parce qu'il n'y a pas d'autre Dieu qui puisse délivrer de la sorte. Dès lors le roi rendit Sadrach, Mésach et Abednégo puissants dans la province de Babel.
Épître
dès le premier jour jusques à maintenant, ayant la confiance positive que Celui qui a commencé en vous une œuvre excellente la consommera d'ici à la journée de Christ Jésus. Il est juste en effet que je pense ainsi sur vous tous, car je vous porte dans mon cœur, vous, qui tous, soit dans mes chaînes, soit dans la défense et la confirmation de l'Évangile, partagez avec moi la grâce qui m'est faite ; car Dieu m'est témoin, que je vous chéris tous avec la tendresse de Christ Jésus. Et, ce que je demande dans mes prières, c'est que votre charité abonde encore plus en connaissance et en toute espèce de discernement, pour que vous appréciiez ce qui est excellent, afin d'être purs et irréprochables pour la journée de Christ, possédant pleinement par Jésus-Christ le fruit de la justice, à la gloire et à la louange de Dieu.
Première lecture
Et David et les généraux de l'armée mirent à part, pour le service, des fils d'Asaph et d'Heiman et de Jeduthun jouant avec animation du luth, de la harpe et des cymbales, et le nombre des hommes occupés à leur office était : des fils d'Asaph : Zaccur et Joseph et Nethania et Asarèla, fils d'Asaph, subordonnés à Asaph qui exécutait sous les ordres du roi ; de Jeduthun, les fils de Jeduthun : Gedalia et Tseri et Esaïe, Hasabia et Matthithia [et Siméï], six sous les ordres de leur père Jeduthun qui jouait du luth pour célébrer et louer l'Éternel ; d'Heiman, les fils d'Heiman : Buchia et Matthania, Uzziel, Sebul et Jerimoth, Hanania, Hanani, Eliatha, Giddalthi et Romamethi-Ezer, Josbecasa, Mallothi, Hothir, Mahezioth, tout autant de fils d'Heiman, Voyant du roi, suivant l'ordre de Dieu pour sonner du cor ; et Dieu accorda à Heiman quatorze fils et trois filles : tous ils étaient sous la conduite de leur père aux concerts du Temple de l'Éternel, avec des cymbales, des harpes et des luths pour le service de la maison de Dieu : sous la conduite du roi étaient Asaph et Jeduthun et Heiman. Et leur nombre, y compris leurs frères formés au chœur de l'Éternel, tous les habiles, était de deux cent quatre-vingt-huit. Et ils tirèrent au sort leur office, sur le même pied, petit et grand, habile et élève. Et le premier bulletin sortit pour Asaph [c'est-à-dire] Joseph [son fils] ; pour Gedalia le second, pour lui et ses frères et fils, douze ; le troisième pour Zaccur, ses fils et frères, douze ; le quatrième pour Jitseri (Tseri), ses fils et frères, douze ; le cinquième pour Nethania, ses fils et frères, douze ; le sixième pour Buckia, ses fils et frères, douze ; le septième pour Jesarèla (Asarèla), ses fils et frères, douze ; le huitième pour Ésaïe, ses fils et frères, douze ; le neuvième pour Matthania, ses fils et frères, douze ; le dixième pour Siméï, ses fils et frères, douze ; le onzième pour Azaréel (Uzziel), ses fils et frères, douze ; le douzième pour Hasabia, ses fils et frères, douze ; le treizième pour Subaël (Sebuël), ses fils et frères, douze ; le quatorzième pour Matthithia, ses fils et frères, douze ; le quinzième pour Jerémoth, ses fils et frères, douze ; le seizième pour Hanania, ses fils et frères, douze ; le dix-septième pour Josbecasa, ses fils et frères, douze ; le dix-huitième pour Hanani, ses fils et frères, douze ; le dix-neuvième pour Maltothi, ses fils et frères, douze ; le vingtième pour Eliath, ses fils et frères, douze ; le vingt-unième pour Hothir, ses fils et frères, douze ; le vingt-deuxième pour Giddalthi, ses fils et frères, douze ; le vingt-troisième pour Mahezioth, ses fils et frères, douze ; le vingt-quatrième pour Romamethi-Ezer, ses fils et frères, douze.
Prière du matin — deuxième lecture
Et le troisième jour il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus s'y trouvait. Or Jésus avait aussi été invité à la noce ainsi que ses disciples. Et le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont plus de vin ; » et Jésus lui dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Quoique ce soit qu'il vous dise, faites-le. » Or il y avait là six vases de pierre destinés aux ablutions en usage chez les Juifs, contenant chacun deux ou trois métrètes. Jésus leur dit : « Remplissez ces vases d'eau. » Et ils les remplirent jusques en haut. Et il leur dit : « Puisez maintenant, et portez au chef de la salle à manger. » Et ils portèrent. Mais quand le chef de la salle à manger eut goûté l'eau devenue du vin, (et il ne savait d'où il venait, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau), le chef de la salle à manger appelle l'époux et lui dit : « Tout le monde sert d'abord le bon vin, et quand on est ivre, le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusques à présent. » Jésus fit ainsi son premier miracle à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ; après cela il descendit à Capharnaoum, lui, et sa mère, et ses frères, et ses disciples, et ils y demeurèrent un petit nombre de jours. Et la Pâque des Juifs était proche ; et Jésus monta à Jérusalem, et il trouva dans le temple ceux qui vendaient des bœufs et des brebis et des colombes, ainsi que des changeurs sur leurs sièges ; et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les expulsa tous du temple ainsi que les brebis et les bœufs, et il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, et il dit à ceux qui vendaient les colombes : « Emportez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! » — Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : « Le zèle pour Ta maison me dévore. » — Les Juifs donc prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu pour agir de la sorte ? » Jésus leur répliqua : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs dirent donc : « Il a fallu quarante-six ans pour que ce sanctuaire fût construit et toi, tu le relèveras en trois jours ! » — Mais lui parlait du sanctuaire de son corps ; lors donc qu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole qu'avait dite Jésus. – Or, pendant qu'il était à Jérusalem, durant la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, en voyant les miracles qu'il opérait ; mais, quant à Jésus, il ne se fiait pas à eux, parce qu'il connaissait tout le monde, et qu'il n'avait pas besoin que personne rendît témoignage sur tel ou tel homme ; car lui-même savait ce qui était dans l'homme.
Psaume responsorial
Fais-moi justice, ô Dieu, et soutiens ma querelle contre un peuple impitoyable ! Sauve-moi de l'homme fourbe et pervers, car tu es mon Dieu tutélaire ! Pourquoi me rejettes-tu ? Pourquoi vais-je menant deuil sous l'oppression de l'ennemi ? Envoie-moi ta lumière et ta vérité, afin qu'elles me guident, et qu'elles m'amènent à ta montagne sainte et dans tes demeures, pour que je parvienne à l'autel de Dieu, auprès d'un Dieu qui excite les transports de ma joie, et que je te chante avec la harpe, ô Dieu, ô mon Dieu ! Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, je le louerai encore, lui, mon Sauveur et mon Dieu.
Évangile
Alors les pharisiens s'en étant allés tinrent conseil afin de le faire tomber dans le piège par un mot, et ils lui députent leurs disciples avec les Hérodiens pour lui dire : « Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu enseignes avec vérité la voie et que tu ne fais pas acceptions de personnes, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes ; dis-nous donc, que t'en semble ? Est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur méchanceté, dit : « Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve ? Hypocrites ! Montrez-moi la monnaie de l'impôt. » Et ils lui présentèrent un denier. Et il leur dit : « De qui est cette effigie et cette légende ? » Ils disent : « De l'empereur. » Alors il leur dit : « Rendez donc à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Cantique de David.Quand je crie, réponds-moi, mon juste Dieu ! Dans l'angoisse dégage-moi ! Sois-moi propice, et écoute ma prière ! O hommes, jusques à quand mon honneur sera-t-il outragé, aimerez-vous la vanité, poursuivrez-vous le mensonge ? (Pause) Cependant sachez que l'Éternel a distingué son Saint ! L'Éternel écoute, quand je l'invoque. Tremblez et ne péchez point ! Couchés, pensez-y en vos cœurs, et restez tranquilles ! (Pause) Offrez des sacrifices de justice, et confiez-vous dans l'Éternel ! Plusieurs disent : O puissions-nous voir le bonheur ! Fais lever sur nous la clarté de ta face, ô Éternel ! Tu donnes plus de joie à mon cœur, que quand leur blé et leur moût ont été abondants. En paix je me couche, en paix je m'endors, car seul, ô Éternel, tu me fais demeurer en sûreté.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.Les impies ont dit en leur cœur : « Il n'y a point de Dieu. » Ils se sont corrompus, leurs œuvres sont abominables ; il n'y a personne qui fasse le bien. L'Éternel examine des Cieux les enfants des hommes, pour voir s'il y a quelque homme raisonnable, qui cherche Dieu : tous se sont révoltés, pervertis tous ensemble ; il n'y a pas un homme qui fasse le bien, pas même un. Ne se reconnaîtront-ils pas tous ces malfaiteurs, qui mangent mon peuple comme du pain ? N'invoqueront-ils point l'Éternel ? Bientôt la terreur les saisira ; car Dieu est au milieu de la race juste. Déjouez les projets du misérable !… \ L'Éternel est son refuge. Ah ! si de Sion le salut venait sur Israël !… \ Que l'Éternel ramène les captifs de son peuple, et Jacob se réjouira, et Israël triomphera.
Psaume responsorial
Mon âme, bénis l'Éternel ! Éternel, mon Dieu, tu es très grand, tu es revêtu de splendeur et de majesté ! Il s'enveloppe de lumière comme d'un vêtement, Il déploie les Cieux comme une tenture ; Il élève sur les eaux le haut de sa demeure, Il fait des nuées son char, Il s'avance sur les ailes du vent. Il fait des vents ses messagers, et ses ministres, du feu enflammé. Il assit la terre sur ses bases, elle est inébranlable pour toujours, pour jamais. Tu l'avais couverte de l'abîme comme d'un manteau, les eaux se tenaient sur les montagnes ; à ta menace elles ont fui, à la voix de ton tonnerre elles ont reculé : les montagnes montèrent, les vallées descendirent à la place que tu leur assignas. Tu posas des limites qu'elles ne franchiraient plus, afin qu'elles ne vinssent plus recouvrir la terre. Tu fais jaillir des sources pour former les ruisseaux ; ils s'écoulent entre les montagnes ; ils abreuvent toutes les bêtes des champs, les onagres y étanchent leur soif. Sur leurs bords séjournent les oiseaux du ciel, entre les rameaux ils font entendre leur voix. Du haut de sa demeure Il arrose les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres. Il fait croître l'herbe pour les quadrupèdes, et les plantes pour le service de l'homme, tirant ainsi le pain du sein de la terre ; et le vin qui réjouit le cœur de l'homme, et, plus que l'huile, fait resplendir son visage ; et le pain qui fortifie le cœur de l'homme. Les arbres de l'Éternel sont rassasiés, les cèdres du Liban qu'il a plantés, où viennent nicher les oiseaux, la cigogne, qui habite les pins. Les hautes montagnes sont pour les bouquetins, et les rochers sont l'asile des gerboises. Il créa la lune pour marquer les temps ; le soleil connaît son couchant. Tu fais l'obscurité, et il est nuit : alors toutes les bêtes des forêts sont en mouvement ; les jeunes lions rugissent après la proie, et demandent à Dieu leur pâture. Le soleil se lève : ils se retirent, et vont reposer dans leurs tanières. L'homme se rend à son travail, et à son labour jusques au soir. Que tes œuvres sont nombreuses, ô Éternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse ; la terre est pleine de tes richesses. Dans cette mer grande et vaste fourmillent sans nombre des animaux petits et grands. Là circulent les navires, le Léviathan que tu formas pour s'y jouer. Tous ils s'attendent à toi, pour que tu leur donnes la nourriture en son temps. Tu leur donnes, ils recueillent ; tu ouvres ta main, ils se rassasient de biens. Tu caches ta face, ils sont éperdus ; tu leur retires le souffle, ils expirent et rentrent dans leur poudre. Tu émets ton souffle, ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre. La gloire de l'Éternel demeure à jamais ; l'Éternel se réjouit de ses œuvres. Il regarde la terre, et elle tremble ; Il touche les montagnes, et elles sont fumantes. Je veux chanter l'Etemel, tant que je vivrai, célébrer mon Dieu, tant que je serai. Que mes chants lui soient agréables ! Je fais mes délices de l'Éternel. Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les impies cessent d'être ! Mon âme, bénis l'Éternel ! Alléluia !
Prière du soir — première lecture
Le roi Nébucadnézar à tous les peuples, aux nations et aux hommes de toute langue qui habitent sur toute la terre. A vous grande prospérité ! J'ai trouvé bon de publier les signes et les miracles que le Dieu suprême a opérés sur moi. Ses signes ! qu'ils sont grands ! et ses miracles ! qu'ils sont puissants ! Son empire est un empire éternel, et sa domination se perpétue à travers tous les âges. Moi, Nébucadnézar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais : j'eus un songe qui m'effraya, et les pensées que j'avais sur ma couche, et les visions de mon esprit me troublaient. Et de par moi ordre fut donné d'amener devant moi tous les sages de Babel, afin qu'ils m'expliquassent le sens du songe. Alors furent introduits les devins, les enchanteurs, les Chaldéens et les mages, et je leur dis le songe, mais ils ne m'en expliquèrent point le sens. Et enfin parut devant moi Daniel, nommé Beltsazar du nom de mon Dieu, et en qui est l'esprit des dieux saints, et je lui dis le songe : Beltsazar, chef des mages, en qui je sais que se trouve l'esprit des dieux saints, et pour qui aucun mystère n'est embarrassant, dis-moi les visions que j'ai vues en songe, et leur signification. Or voici les visions [qui se sont présentées] à mon esprit, pendant que j'étais couché : Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un grand arbre qui était très élevé ; l'arbre était grand et vigoureux, et sa hauteur atteignait au ciel, et il était aperçu jusqu'au bout de la terre. Son feuillage était beau, et ses fruits abondants, et il offrait une nourriture à tous : sous lui les bêtes des champs venaient chercher l'ombre, et les oiseaux du ciel habitaient ses branches, et il y avait une nourriture pour toute chair. Je contemplais durant les visions qui sur ma couche s'offraient à mon esprit, et voici, l'un des Saints qui veillent descendit du ciel. Il cria avec force, et parla ainsi : Coupez l'arbre, et tronçonnez ses branches, détachez ses feuilles, et dispersez ses fruits, que les animaux fuient son abri, et les oiseaux ses branches ! Cependant laissez en terre la souche de ses racines, mais dans des chaînes de fer et d'airain, au milieu de la verdure des campagnes, et qu'il soit trempé de la rosée du ciel, et qu'avec les animaux il entre en part de l'herbe de la terre ! Son cœur sera autre que celui d'un humain, et le cœur d'une brute lui sera donné, et le temps passera sept fois sur lui. L'arrêt en est délibéré par ceux qui veillent, et l'événement est dans la sentence des Saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut a la domination sur la royauté de l'homme, et qu'il la confère à qui Il veut, et qu'il y élève le plus abject des hommes. Tel est le songe que j'eus, moi, le roi Nébucadnézar ; et toi, Beltsazar, donnes-en l'interprétation, puisque tous les sages de mon empire sont incapables de m'en faire connaître le sens ; mais toi, tu le peux, car l'esprit des dieux saints est en toi. Alors Daniel, nommé Beltsazar, demeura un moment interdit, et ses pensées le troublaient. Le roi prit la parole et dit : Beltsazar, que le songe et l'interprétation ne te troublent pas ! Beltsazar répondit et dit : Mon Seigneur, que le songe s'applique à tes ennemis, et son interprétation à tes adversaires ! L'arbre que tu as vu, qui était grand et vigoureux, et dont la hauteur atteignait au ciel, et qui était vu sur toute la terre, et dont le feuillage était beau et les fruits abondants, et qui avait une nourriture pour tous, sous lequel s'abritaient les animaux des campagnes, et dont les oiseaux du ciel habitaient les branches, c'est toi, ô roi qui es grand et puissant, et dont la grandeur est immense et atteint au ciel, et dont l'empire s'étend jusqu'au bout de la terre. Et si le roi a vu l'un des Saints vigilants descendu du ciel et disant : Coupez l'arbre, et abîmez-le, cependant laissez en terre la souche de ses racines, mais dans des chaînes de fer et d'airain, au milieu de la verdure des campagnes, et qu'il soit trempé de la rosée du ciel, et qu'il entre en part avec les bêtes des champs, jusqu'à ce que le temps ait passé sept fois sur lui, voici ce que cela signifie, ô roi, et c'est ici l'arrêt du Très-Haut qui s'adresse au roi, mon Seigneur : On te chassera du milieu des hommes, et tu demeureras avec les bêtes des champs, et on te donnera, comme au bœuf, de l'herbe à manger, et tu seras trempé de la rosée du ciel, et le temps passera sept fois sur toi, jusqu'à ce que tu reconnaisses que le Très-Haut a la domination sur la royauté de l'homme, et qu'il la confère à qui Il veut. Ce qui a été dit de laisser la souche des racines de l'arbre, c'est que ta royauté te sera restituée dès que tu auras reconnu qu'il règne dans le ciel. Aussi, ô roi, que mon conseil soit agréé de toi, et rachète tes péchés par la justice, et ton iniquité par la compassion envers les pauvres, si peut-être ta prospérité se prolonge. Tout cela est arrivé au roi Nébucadnézar. Au bout de douze mois il se promenait dans son palais royal à Babel : le roi prit la parole et dit : N'est-ce pas là cette vaste Babel que j'ai bâtie, pour être une résidence royale, par ma grande puissance, et à la gloire de ma majesté ? Le mot était encore dans la bouche du roi, qu'une voix descendit du ciel : Il t'est dit, ô roi Nébucadnézar : La royauté t'est ôtée ! et on te chassera du milieu des hommes, et tu demeureras avec les bêtes des champs, on te donnera, comme au bœuf, de l'herbe à manger, et le temps passera sept fois sur toi, jusqu'à ce que tu reconnaisses que le Très-Haut a la domination sur la royauté de l'homme, et qu'il la confère à qui Il veut. Au même instant la parole s'accomplit sur Nébucadnézar, et il fut chassé du milieu des hommes, et on lui donna, comme au bœuf, de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce que ses cheveux crussent, comme aux aigles, et ses ongles, comme aux oiseaux. Mais à l'expiration du temps, moi Nébucadnézar, j'élevai mes yeux vers le ciel, et la connaissance me revint, et je bénis le Très-Haut, et je louai et magnifiai Celui qui vit éternellement, dont l'empire est un empire éternel, et dont la royauté dure à travers tous les âges. Auprès de lui tous les habitants de la terre sont réputés néant, et Il en agit à son gré avec l'armée du ciel et les habitants de la terre, et il n'en est aucun qui puisse retenir sa main et lui dire : Que fais-tu ? Dans ce temps-là, la connaissance me revint, et à la gloire de mon empire, de ma majesté et de ma splendeur elle me revint, et mes conseillers et mes grands vinrent me chercher, et je fus rétabli sur mon trône, et j'obtins un grand accroissement de grandeur. Maintenant, moi Nébucadnézar, je loue et j'exalte et je magnifie le Roi du ciel, car toute son action est vérité, et ses voies, justice, et Il peut abaisser ceux qui suivent la voie de l'orgueil.
Deuxième lecture
Vous-mêmes, en effet, vous savez, mes frères, que notre arrivée parmi vous n'a pas été sans efficace ; mais, après avoir auparavant souffert et avoir été maltraités à Philippes, comme vous le savez, nous avons pris assurance en notre Dieu pour vous annoncer, au milieu d'une grande lutte, l'évangile de Dieu. Notre prédication n'a, en effet, ni l'erreur ni l'impureté pour origine, ni la ruse pour objet, mais, comme Dieu nous a jugés dignes de nous confier l'Evangile, nous parlons en conséquence, non pour plaire aux hommes, mais à Dieu qui juge nos cœurs. Jamais, en effet, comme vous le savez, nous n'avons usé de paroles flatteuses, ni de prétextes intéressés, Dieu en est témoin ; nous n'avons pas davantage recherché une gloire d'origine humaine, ni auprès de vous, ni auprès de personne, quoique nous eussions pu nous imposer comme apôtres de Christ ; mais, au contraire, nous avons vécu en toute simplicité au milieu de vous. Comme une nourrice prend soin de ses propres enfants, de même, dans notre tendresse pour vous, nous voulions vous faire part non seulement de l'évangile de Dieu, mais encore de nos propres vies, parce que vous nous étiez devenus chers. Vous vous rappelez, en effet, frères, notre labeur et notre peine ; c'est en travaillant jour et nuit, afin de n'être à charge à aucun de vous, que nous avons prêché parmi vous l'évangile de Dieu. Vous êtes témoins, ainsi que Dieu, de la manière pieuse, juste, et irréprochable, dont nous avons agi envers vous qui croyez, puisque vous savez que, comme un père le fait pour ses propres enfants, nous avons exhorté, et encouragé, et conjuré chacun de vous de se conduire d'une manière digne de Dieu, qui vous appelle à entrer dans Son propre royaume et dans Sa gloire. Et c'est pourquoi, nous aussi, nous rendons sans cesse des actions de grâces à Dieu, de ce qu'ayant accueilli la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l'avez reçue, non comme une parole d'hommes, mais, ainsi qu'elle l'est vraiment, comme une parole de Dieu, laquelle aussi déploie son efficace en vous qui croyez. En effet, frères, vous êtes devenus les imitateurs des églises de Dieu qui sont en Christ Jésus dans la Judée, car, vous aussi, vous avez eu à souffrir, de la part de vos propres compatriotes, les mêmes souffrances qu'elles ont elles-mêmes endurées de la part des Juifs, qui, ayant aussi fait mourir le seigneur Jésus et les prophètes, et nous ayant persécutés, et déplaisant à Dieu, et étant hostiles à tous les hommes, nous empêchent de parler aux Gentils afin qu'ils soient sauvés, en sorte qu'ils mettent constamment le comble à leurs péchés. Mais la colère a fini par les atteindre. Pour nous, frères, après avoir été séparés un instant de vous, de visage et non de cœur, nous avons cherché, avec d'autant plus d'ardeur, à satisfaire notre vif désir de voir votre visage ; c'est pourquoi nous avons voulu, je parle de moi, Paul, nous rendre à deux reprises auprès de vous, et Satan nous en a empêché. Qui sera en effet notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de glorification, si vous ne l'êtes aussi devant notre seigneur Jésus lors de son avènement ? Car c'est vous qui êtes notre gloire et notre joie !
Deuxième lecture
Mais en ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance. Vous savez comment, lorsque vous étiez des gentils, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes ; c'est pourquoi je vous informe que personne, quand il parle par l'esprit de Dieu, ne dit : « Maudit est Jésus, » et que personne ne peut dire : « Jésus est seigneur, » que par l'esprit saint. Il y a cependant des diversités dans les dons, mais c'est le même Esprit ; Il y a aussi des diversités dans les emplois, et le même seigneur ; il y a aussi des diversités dans les opérations, et c'est le même Dieu qui les opère toutes en tous. Mais la manifestation de l'Esprit est donnée à chacun, en vue de ce qui est utile : en effet, à l'un est donnée par l'Esprit un discours de sagesse, tandis qu'à un autre c'est un discours de connaissance, conformément au même Esprit ; à un autre est donnée la foi, grâce au même Esprit, tandis qu'à un autre ce sont des dons de guérisons, grâce au seul et unique Esprit ; mais à un autre ce sont des opérations miraculeuses, à un autre une prophétie, à un autre des jugements d'esprits, à un autre des variétés de langues. Mais c'est le seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, les dispensant en particulier à chacun comme il veut. En effet, de même que le corps forme un seul tout et possède plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, bien qu'ils soient plusieurs, forment un seul corps, de même en est-il aussi de Christ ; car c'est dans un seul Esprit que tous nous avons été baptisés pour ne former qu'un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit. En effet le corps aussi n'est pas formé d'un seul membre, mais de plusieurs. Si le pied disait : « Parce que je ne suis pas une main, je ne fais pas partie du corps ; il ne cesse pas pour cela de faire partie du corps. Et si l'oreille disait : « Parce que je ne suis pas un œil, je ne fais pas partie du corps ; » elle ne cesse pas pour cela de faire partie du corps. Si le corps entier n'était qu'un œil, où serait l'ouïe ? S'il n'était tout entier qu'ouïe, où serait l'odorat ? Mais maintenant Dieu a disposé chacun des membres dans le corps comme Il l'a voulu ; or si tous ils ne formaient qu'un seul membre, où serait le corps ? Mais maintenant il y a plusieurs membres, tandis qu'il n'y a qu'un seul corps. Or l'œil ne peut pas dire à la main : « Je n'ai pas besoin de toi ; » ou bien encore la tête dire aux pieds : « Je n'ai pas besoin de vous. » Combien plus au contraire les membres du corps qui semblent être plus faibles sont-ils nécessaires ; et ceux qui nous semblent être les moins honorables du corps, ce sont ceux-là que nous entourons d'un plus grand honneur, et nos membres indécents sont couverts avec plus de décence, tandis que ceux qui sont décents n'en ont pas besoin. Or Dieu a composé le corps en donnant davantage à la partie qui a été privée de quelque chose, afin qu'il n'y eût pas de division dans le corps, mais que les membres eussent le même intérêt les uns pour les autres ; et si un seul membre souffre de quoi que ce soit, tous les membres souffrent avec lui, et si un membre est honoré, tous les membres s'en réjouissent avec lui. Or, pour vous, vous êtes le corps de Christ, et partiellement ses membres ; et Dieu a établi les uns dans l'église, d'abord comme apôtres, secondement comme prophètes, troisièmement comme docteurs, ensuite des miracles, ensuite des dons de guérisons, des emplois d'assistance, des fonctions de gouvernement, des variétés de langues. Est-ce que tous sont apôtres ? Est-ce que tous sont prophètes ? Est-ce que tous sont docteurs ? Est-ce que tous font des miracles ? Est-ce que tous possèdent des dons de guérisons ? Est-ce que tous parlent en langues ? Est-ce que tous interprètent ? Ambitionnez cependant les dons les plus grands, et je vais encore vous indiquer une route excellente.
Deuxième lecture
Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu, et quiconque aime Celui qui l'a fait naître, aime celui qui est né de Lui ; voici à quoi nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : c'est lorsque nous aimons Dieu et que nous pratiquons Ses commandements ; car voici en quoi consiste l'amour de Dieu : c'est que nous observions Ses commandements ; et Ses commandements ne sont point pénibles, car tout ce qui est né de Dieu remporte la victoire sur le monde ; et la victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. Or, quel est celui qui remporte la victoire sur le monde, sinon celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu ? C'est ce Jésus-Christ qui est venu avec de l'eau et du sang, non pas avec l'eau seule, mais avec l'eau et avec le sang ; et l'Esprit est celui qui témoigne, parce que l'Esprit est la vérité ;
Deuxième lecture
car nous savons que la création tout entière est jusques à présent dans les gémissements et les douleurs de l'enfantement. Or, ce n'est pas elle seulement ; mais nous-mêmes aussi, qui possédons les prémices de l'esprit ; nous-mêmes aussi nous gémissons au dedans de nous en attendant avec impatience l'adoption, la rédemption de notre corps. En effet, c'est en espérance que nous avons été sauvés. Or, une espérance que l'on voit n'est pas une espérance, car ce que voit quelqu'un, qu'a-t-il affaire de l'espérer ? Mais si c'est ce que nous ne voyons pas que nous espérons, nous l'attendons avec patience. De même, l'Esprit s'unit aussi à nous pour subvenir à notre faiblesse ; car nous ne savons pas comment nous devons prier selon le besoin, mais c'est l'Esprit lui-même qui intercède par des soupirs inexprimables. Or, Celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints. Or, nous savons que, pour ceux qui aiment Dieu, Dieu mène tout à bien, pour ceux, dis-je, qui sont appelés en vertu de Son décret ; car ceux que d'avance Il a connus, Il les a aussi d'avance destinés à reproduire l'image de Son Fils, afin qu'il fût le premier-né parmi plusieurs frères ; mais ceux qu'il a prédestinés, Il les a aussi appelés, et ceux qu'il a appelés, Il les a aussi justifiés, et ceux qu'il a justifiés, Il les a aussi glorifiés.
Évangile
Et il advint, lorsque Jésus eut terminé tous ces discours, qu'il dit à ses disciples : « Vous savez que dans deux jours a lieu la Pâque, et que le fils de l'homme doit être livré pour être crucifié. » Alors les grands prêtres et les anciens du peuple se rassemblèrent dans la cour du grand prêtre appelé Caiaphas, et ils délibérèrent en commun, afin de se saisir par ruse de Jésus et de le mettre à mort. Mais ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'émeute parmi le peuple. » Or Jésus s'étant trouvé à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme s'approcha de lui tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de grand prix, et elle le versait sur sa tête pendant qu'il était à table. Ce que les disciples ayant vu ils s'en indignèrent en disant : « Pourquoi cette profusion ? Car il pouvait être vendu très cher, et être donné aux pauvres. » Mais Jésus l'ayant su, leur dit : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Car elle a accompli une bonne œuvre envers moi ; en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais moi, vous ne devez pas m'avoir toujours ; car celle-ci, en jetant ce parfum sur mon corps, l'a fait en vue de mes funérailles. Mais en vérité je vous le déclare : où que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, s'étant rendu auprès des grands prêtres, leur dit : « Que voulez-vous me donner, et de mon côté je vous le livrerai ? » Et ils lui pesèrent trente pièces d'argent. Et dès lors il cherchait une bonne occasion pour le livrer. Or le premier jour de la fête des pains sans levain les disciples vinrent à Jésus en disant : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dit : « Allez dans la ville auprès d'un tel, et dites-lui : « Le maître dit : Mon temps est proche ; je vais faire chez toi la pâque avec mes disciples. » Et les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit, et ils préparèrent la pâque. Or, quand le soir fut venu, il était à table avec les douze ; et pendant qu'ils mangeaient, il dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous me livrera. » Et vivement attristés ils se mirent chacun à lui dire : « Est-ce que c'est moi, Seigneur ? » Mais il répliqua : « Celui qui a trempé avec moi la main dans le plat, celui-là me livrera. Le Fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été écrit de lui, mais malheur à cet homme par qui le Fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et Judas qui le livrait répliqua : « Est-ce que c'est moi, Rabbi ? » Il lui dit : « Tu l'as dit. » Or, pendant qu'ils mangeaient, Jésus, ayant pris du pain et prononcé une bénédiction, le rompit, et après l'avoir donné aux disciples, il dit : « Prenez, mangez ; ceci est mon corps. » Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs, en vue de la rémission des péchés. Mais je vous le déclare : désormais je ne boirai certainement plus de ce produit de la vigne, jusqu'à ce jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous à cause de moi cette nuit-ci ; car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui répliqua : « Si tous viennent à trébucher à cause de toi, pour moi je ne trébucherai jamais. » Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois. » Pierre lui dit : « Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas. » Tous les disciples aussi parlèrent de même. Alors Jésus arrive avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Asseyez-vous ici, jusques à ce que, après m'être rendu là, j'aie prié. » Et ayant pris avec lui Pierre, et les deux fils de Zébédée, il commença à être triste et abattu. Alors il leur dit : « Mon âme est triste jusqu'à la mort ; demeurez ici, et veillez avec moi. » Et s'étant un peu avancé il se prosterna le visage contre terre, priant et disant : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi. Toutefois non pas comme moi je veux, mais comme Toi. » Et il vient vers les disciples, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Ainsi vous n'avez pas pu veiller une seule heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » S'étant retiré derechef une seconde fois, il fit cette prière : « Mon Père, si elle ne peut pas s'éloigner sans que je la boive, que Ta volonté se fasse. » Et étant revenu, il les retrouva endormis ; leurs yeux en effet s'étaient appesantis. Et les ayant laissés, il s'en alla derechef, et pria une troisième fois, en répétant encore les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; car voici, l'heure s'approche, et le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et pendant qu'il parlait encore, voici, Judas l'un des douze survint, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Or, celui qui le livrait leur avait donné une indication en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le. » Et s'étant aussitôt approché de Jésus il dit : « Salut, Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Mais Jésus lui dit : « Camarade, sois à ce qui t'amène ! » Alors s'étant approchés ils mirent la main sur Jésus et se saisirent de lui. Et voici, l'un de ceux qui étaient avec lui ayant étendu la main tira son épée, et ayant frappé l'esclave du grand prêtre, il lui enleva l'oreille. Alors Jésus lui dit : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui auront pris l'épée périront par l'épée ; ou bien t'imagines-tu que je ne puis invoquer mon Père, et Il me fournira tout de suite plus de douze légions d'anges ? Mais dans ce cas comment les écritures se fussent-elles accomplies ? Car il faut qu'il en advienne ainsi. » En ce moment-là Jésus dit à la foule : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais assis dans le temple, occupé à enseigner, et vous ne vous êtes pas saisis de moi. Mais tout cela est advenu, afin que les écritures des prophètes fussent accomplies. » Alors tous ses disciples l'ayant abandonné s'enfuirent. Mais ceux qui s'étaient saisis de Jésus l'amenèrent chez Caiaphas le grand prêtre, où les scribes et les anciens étaient rassemblés. Or Pierre le suivait de loin jusqu'à la cour du grand prêtre, et y étant entré, il se tenait assis avec les valets pour voir la fin. Mais les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage contre Jésus, afin de le faire mourir, et ils n'en trouvèrent pas, quoiqu'il se fût présenté beaucoup de faux témoins. Mais à la fin il se présenta deux faux témoins qui dirent : « Celui-ci a dit : « Je peux détruire le sanctuaire de Dieu, et le rebâtir en trois jours. » Et le grand prêtre s'étant levé, lui dit : « Est-ce que tu ne réponds rien à ce dont ceux-ci témoignent contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Et le grand prêtre lui dit : « Je t'adjure, au nom du Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le fils de Dieu ? » Jésus lui dit : « C'est toi qui l'as dit. D'ailleurs je vous le déclare : dès à présent vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements en disant : « Il a blasphémé. Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voyez ; maintenant vous venez d'entendre le blasphème. Que vous en semble ? » Et eux répliquèrent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage, et ils le souffletèrent, et il y en eut qui le fustigèrent en disant : « Prophétise-nous, Christ, qui est celui qui t'a frappé. » Cependant Pierre se tenait assis dehors dans la cour, et une servante s'approcha de lui en disant : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. » Mais il le nia devant tous en disant : « J'ignore de quoi tu parles. » Et une autre le vit comme il se retirait sous le porche, et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus le Nazoréen. » Et il nia derechef en disant avec serment : « Je ne connais pas cet homme. » Et peu de temps après, ceux qui étaient là s'étant approchés dirent à Pierre : « Vraiment, tu es aussi des leurs, car ton langage encore te fait reconnaître. » Alors il se mit à proférer des imprécations et à dire : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : « Avant que le coq ait chanté tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti, il pleura amèrement.
Prière du soir — deuxième lecture
Paul, et Sylvanus, et Timothée, à l'église des Thessaloniciens, en Dieu notre Père et dans le seigneur Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu le Père et par le seigneur Jésus-Christ ! Nous devons rendre de constantes actions de grâces à Dieu à votre sujet, frères, comme il est juste, parce que votre foi prend un grand accroissement, et que la charité de chacun de vous tous, les uns pour les autres, s'augmente toujours plus, en sorte que nous-mêmes nous nous glorifions à propos de vous parmi les églises de Dieu, à cause de votre persévérance et de votre foi au milieu de toutes vos persécutions et des tribulations auxquelles vous êtes en butte, ce qui est un présage du juste jugement de Dieu qui vous déclarera dignes de Son royaume, pour lequel, vous aussi, vous souffrez ; si du moins il est juste, de la part de Dieu, de rétribuer par la persécution ceux qui vous persécutent, et par la délivrance vous, qui êtes persécutés, et nous-mêmes aussi, lors de la révélation du Seigneur Jésus, venant du ciel avec les anges de sa puissance, entouré d'une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu, et ceux qui n'obéissent pas à l'évangile de notre Seigneur Jésus, lesquels subiront comme châtiment une perdition éternelle, loin de la face du seigneur et de la gloire de sa force, lorsqu'il sera venu pour être, en ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru, car le témoignage que nous avons porté devant vous a été cru. C'est en vue de cela aussi que nous adressons pour vous de constantes prières, afin que notre Dieu vous juge dignes de Son appel, et qu'il accomplisse avec puissance toute disposition de bien faire, et l'œuvre de la foi, afin que le nom de notre seigneur Jésus soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus-Christ.
Évangile
Jésus disait donc aux Juifs qui avaient cru en lui : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la postérité d'Abraham, et jamais nous ne fûmes esclaves de personne ; comment peux-tu dire : vous deviendrez libres ? » Jésus leur répliqua : « En vérité, en vérité je vous déclare que quiconque pratique le péché est esclave du péché ; or l'esclave ne demeure pas éternellement dans la famille ; le fils y demeure éternellement ; si donc le fils vous délivre, vous serez réellement libres. Je sais que vous êtes la postérité d'Abraham, mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne trouve pas accès parmi vous. Pour moi, je parle de ce que j'ai vu auprès de mon Père ; vous donc aussi, vous faites ce que vous avez appris de votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous étiez enfants d'Abraham, vous feriez les œuvres d'Abraham ; mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi, un homme qui vous ai annoncé la vérité que j'ai entendue de Dieu ; c'est ce que n'a point fait Abraham ; vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes point nés d'un commerce impudique, nous n'avons qu'un seul et unique père, qui est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre père, vous m'aimeriez ; en effet je suis issu de Dieu et je viens de Lui, car je ne suis point venu de mon chef, mais c'est Lui qui m'a envoyé.
Évangile
Et il advint, pendant le voyage vers Jérusalem, qu'il passait entre la Samarie et la Galilée. Et comme il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix hommes lépreux, qui se levèrent de loin, et ils haussèrent la voix en disant : « Jésus, maître, aie pitié de nous ! » Ce que voyant, il leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » Et il advint, pendant qu'ils s'y rendaient, qu'ils furent guéris. Or l'un d'entre eux voyant qu'il avait été guéri revint glorifiant Dieu à haute voix, et il tomba la face contre terre à ses pieds en lui rendant grâces ; et c'était un Samaritain. Mais Jésus prenant la parole dit : « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Mais les neuf où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour donner gloire à Dieu, sauf cet étranger. » Et il lui dit : « Lève-toi, va-t-en. »
Évangile
Or après cela le seigneur désigna soixante et douze autres personnes, qu'il envoya deux par deux devant lui dans chaque ville et dans chaque lieu où il devait lui-même passer. Or il leur disait : « La moisson est considérable, il est vrai, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le Maître de la moisson afin qu'il envoie des ouvriers dans Sa moisson. Allez ! Voici, je vous envoie comme des agneaux parmi des loups. Ne portez point de bourse, ni de besace, ni de sandales, et ne saluez personne sur la route ; mais dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord : « Paix pour cette maison ! » Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui, autrement, elle reviendra à vous. Mais demeurez dans cette maison-là en mangeant et buvant ce qui s'y trouve, car l'ouvrier mérite son salaire ; ne passez point de maison en maison. Et dans quelque ville que vous entriez, si l'on vous reçoit, mangez ce qui vous est servi, et guérissez les malades qui s'y trouvent, et dites-leur : « Le royaume de Dieu s'approche de vous. » Mais dans quelque ville que vous entriez, si l'on ne vous reçoit pas, parcourez ses rues et dites : « La poussière même de votre ville, qui s'est attachée à nos pieds, nous l'essuyons pour vous la rendre ; sachez cependant ceci, c'est que le royaume de Dieu s'approche. » Je vous déclare qu'en ce jour-là le sort de Sodome sera plus supportable que celui de cette ville-là. Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi, Bedsaïda ! Car si c'était dans Tyr et dans Sidon qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits parmi vous, dès longtemps elles se seraient repenties en s'asseyant dans le sac et la cendre. Aussi le sort de Tyr et de Sidon sera-t-il plus supportable que le vôtre lors du jugement. Et toi Capharnaoum ! Seras-tu élevée jusques au ciel ? Tu descendras jusques dans le séjour des morts. Celui qui vous écoute, m'écoute, et celui qui vous rejette, me rejette ; mais celui qui me rejette rejette Celui qui m'a envoyé. » Or les soixante-douze revinrent tout joyeux disant : « Seigneur, les démons mêmes se soumettent à nous en ton nom. » Mais il leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné l'autorité de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi, et rien absolument ne vous pourra nuire. Ne vous réjouissez pas de ce que vous vous soumettez les esprits, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » En ce moment même il fut rempli d'allégresse par l'Esprit saint, et il dit : « Je Te rends grâce, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que Tu les a révélées aux simples ; oui, ô Père, de ce que cela s'est ainsi trouvé bon à Tes yeux ! Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît ce qu'est le Fils, si ce n'est le Père, et ce qu'est le Père, si ce n'est le Fils, et celui auquel le Fils veut le révéler. » Et s'étant tourné à part vers les disciples, il dit : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous déclare que plusieurs prophètes et plusieurs rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, et entendre de moi ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. » Et voici, un certain légiste se leva pour le mettre à l'épreuve, en disant : « Maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle ? » Mais il lui dit : « Qu'est-il écrit dans la loi ? Comment lis-tu ? » L'autre répliqua : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. » Or il lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras. » Mais l'autre voulant se justifier, dit à Jésus : « Eh bien, qui est mon prochain ? » Jésus répliqua : « Un homme descendit de Jérusalem à Jéricho, et il tomba parmi des brigands, qui, après l'avoir non seulement dépouillé mais roué de coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Or un prêtre, qui d'aventure descendait par ce chemin, l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter ; de même aussi un lévite étant venu en cet endroit et l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter. Mais un Samaritain que sa route conduisit vers lui l'ayant aperçu fut ému de compassion, et s'étant approché il banda ses blessures en y versant de l'huile et du vin, puis l'ayant fait monter sur sa propre bête, il le conduisit dans une hôtellerie et prit soin de lui. Et le lendemain ayant déboursé deux deniers, il les donna à l'hôtelier et lui dit : « Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, c'est moi qui te le rembourserai à mon retour. » Lequel de ces trois-là te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé parmi les brigands ? » Or l'autre dit : « Celui qui lui a donné des preuves de sa compassion. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. » Pendant qu'ils poursuivaient leur route, il entra lui-même dans un village. Or une femme nommée Marthe le reçut ; et elle avait une sœur appelée Marie, qui, se tenant aussi assise aux pieds du seigneur, écoutait ses paroles. Mais Marthe se laissait distraire par beaucoup d'occupations, et elle vint dire à Jésus : « Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse toute l'occupation ? Dis-lui donc de me seconder. » Mais Jésus lui répliqua : « Marthe, Marthe, tu te fais des soucis et tu t'agites pour beaucoup de choses, mais il n'est besoin que de peu de choses, ou plutôt d'une seule ; en effet, Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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