Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Prière du matin — première lecture
En ce même temps Mérodach Baladan, fils de Baladan, roi de Babel, envoya une lettre et des présents à Ézéchias, ayant appris qu'il avait été malade et qu'il était guéri. Et Ézéchias se réjouit de les voir, et il leur montra son trésor, l'argent et l'or, et les parfums, et l'huile fine, et tout son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans ses trésors ; il n'y eut rien qu'Ézéchias ne leur montrât dans sa maison et dans tout son royaume. Alors Ésaïe le prophète vint vers le roi Ézéchias et lui dit : Qu'ont dit ces hommes, et d'où sont-ils venus chez toi ? Et Ézéchias dit : Ils sont venus chez moi d'un pays lointain, de Babel. Et il dit : Qu'ont-ils vu dans ta maison ? Et Ézéchias dit : Tout ce qui est dans ma maison, ils l'ont vu, il n'y a rien dans mes trésors que je ne leur aie montré. Alors Ésaïe dit à Ézéchias : Écoute la parole de l'Éternel des armées : Voici, des jours viennent où sera emmené à Babel tout ce qui est dans ta maison, et ce que tes pères ont amassé jusqu'à ce jour : il ne restera rien, dit l'Éternel ; et d'entre les fils qui naîtront de toi et que tu engendreras, ils en prendront pour être eunuques dans le palais du roi de Babel. Et Ézéchias dit à Esaïe : Il y a de la bonté dans la parole de l'Éternel, que tu m'annonces. Car, dit-il, il y aura prospérité et permanence durant ma vie.
Prière du matin — deuxième lecture
Or, il y avait à Antioche, dans l'église qui s'y trouvait, des prophètes et des docteurs, à savoir Barnabas et Siméon appelé Niger, et Lucius le Cyrénéen, et Manahen compagnon d'enfance d'Hérode le tétrarque, et Saul. Et, pendant qu'ils étaient occupés au culte du Seigneur et qu'ils jeûnaient, l'esprit saint dit : « Mettez immédiatement à part pour moi Barnabas et Saul, en vue de l'œuvre à laquelle je les ai appelés. » Alors, après avoir jeûné et prié et leur avoir imposé les mains, ils les congédièrent. Eux donc, ayant été députés par le saint esprit, descendirent à Séleucie, et de là naviguèrent vers l'île de Chypre ; arrivés à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs ; or ils avaient aussi Jean comme auxiliaire. Ayant ensuite traversé toute l'île jusques à Paphos, ils rencontrèrent un certain personnage, magicien et faux prophète, Juif, nommé Barjésus, lequel vivait auprès du proconsul Sergius Paulus, qui était un homme intelligent. Celui-ci, ayant fait venir Barnabas et Saul, témoigna le désir d'entendre la parole de Dieu. Mais Élymas, (le magicien, car c'est ainsi que se traduit son nom) s'opposait à eux, en cherchant à détourner le proconsul de la foi. Mais Saul, qui est aussi appelé Paul, rempli d'esprit saint, ayant fixé sur lui ses regards, dit : « O toi, qui es plein de toute espèce de ruse et de malice, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur ? Et maintenant, voici, la main du Seigneur est sur toi, et tu seras aveugle et tu ne verras point le soleil pour un certain temps. » Aussitôt il fut enveloppé d'un brouillard et de ténèbres, et, allant ici et là, il cherchait des guides. Alors le proconsul, ayant vu ce qui s'était passé, crut, et il était tout rempli de stupéfaction de la doctrine du seigneur. Après s'être embarqués à Paphos, Paul et ses compagnons vinrent à Perge de Pamphylie. Mais Jean, s'étant séparé d'eux, retourna à Jérusalem. Pour eux, ayant, depuis Perge, poursuivi leur route, ils vinrent à Antioche de Pisidie, et, étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s'assirent. Après la lecture de la loi et des prophètes, les chefs de la synagogue leur firent faire ce message : « Frères, si vous avez quelque parole d'exhortation à adresser au peuple, parlez. » Et Paul, s'étant levé et ayant fait signe de la main, dit : « Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez : Le Dieu du peuple d'Israël S'est choisi nos pères, et Il a relevé le peuple pendant qu'il vivait en étranger dans le pays d'Egypte, et Il l'en a fait sortir à bras élevé, et, pendant environ quarante ans, Il s'est accommodé à eux dans le désert ; après avoir anéanti sept nations dans le pays de Chanaan, Il les a mis en possession de leur territoire, pendant environ quatre cent cinquante ans ; et, après cela, Il leur donna des juges jusques à Samuel le prophète. Ce fut alors qu'ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fil de Kis, membre de la tribu de Benjamin, pendant quarante ans ; puis, l'ayant détrôné, Il leur suscita David pour roi, auquel Il a rendu témoignage en disant : « J'ai trouvé David fils de Jessé selon Mon cœur, il fera toute Ma volonté. » C'est de la postérité de celui-ci que Dieu, selon Sa promesse, a fait sortir Jésus pour être le sauveur d'Israël, après que Jean eut prêché, avant son avènement, un baptême de repentance à tout le peuple d'Israël. Et, comme Jean achevait sa course, il disait : « Ce que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais, voici, il en vient un après moi, des pieds duquel je ne suis pas digne de délier la chaussure. » Frères, fils de la race d'Abraham, vous qui parmi eux craignez Dieu, c'est à nous que la parole de ce salut a été envoyée ; car ceux qui habitent Jérusalem et leurs chefs l'ayant méconnu, ils ont aussi, en le condamnant, accompli les déclarations des prophètes qui se lisent chaque sabbat, et, sans avoir trouvé aucun motif de mort, ils ont prié Pilate de le faire périr ; puis, quand ils eurent accompli tout ce qui a été écrit de lui, ils le placèrent, après l'avoir ôté de la croix, dans un sépulcre ; mais Dieu l'a ressuscité des morts, et il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, lesquels sont ses témoins auprès du peuple. Et nous vous annonçons comme une bonne nouvelle, que la promesse faite à nos pères, Dieu l'a réalisée pour nos enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est aussi écrit dans le second Psaume : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui. » Mais, qu'il l'ait ressuscité des morts sans qu'il doive retomber encore dans la corruption, c'est ce qu'il dit en ces termes : « Je vous donnerai les choses saintes de David, qui sont certaines ; » c'est pourquoi dans un autre encore il dit : « Tu ne permettras pas que Ton saint voie la corruption. » En effet, quant à David, après avoir, par la volonté de Dieu, servi sa propre génération, il est mort et a été réuni à ses pères, et il a vu la corruption, tandis que celui que Dieu a ressuscité n'a pas vu la corruption. Qu'il vous soit donc notoire, frères, que c'est à cause de cela que la rémission des péchés vous est annoncée, et que c'est en lui que tout croyant est justifié de tout ce dont vous ne pouviez être justifiés sous la loi de Moïse. Prenez donc garde que ne survienne pas ce qui a été dit dans les prophètes : « Voyez, ô contempteurs, et soyez étonnés et disparaissez, parce que, de votre temps, s'opère une œuvre, une œuvre à laquelle vous ne croiriez certainement pas, si quelqu'un vous la racontait. » Or, comme ils sortaient, on leur demanda de répéter le sabbat suivant les mêmes choses ; puis, quand la congrégation se fut dispersée, plusieurs Juifs et prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui, s'adressant à eux, les persuadaient de s'attacher à la grâce de Dieu. Et le sabbat suivant presque toute la ville se réunit pour entendre la parole de Dieu. Mais les Juifs, ayant vu cette foule, furent remplis de jalousie, et ils contredisaient les paroles de Paul en l'injuriant. Paul et Barnabas, tout remplis d'assurance, dirent : « C'est à vous qu'il fallait d'abord annoncer la parole de Dieu ; puisque vous la repoussez, et que vous ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les Gentils. Car, voici ce que nous a prescrit le Seigneur : « Je t'ai établi pour être la lumière des Gentils, afin que tu serves à répandre le salut jusques à l'extrémité de la terre. » En entendant cela les Gentils étaient dans la joie, et ils glorifiaient la parole de Dieu, et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent. Cependant la parole du seigneur se répandait dans tout le pays ; mais les Juifs excitèrent les grandes dames dévotes et les principaux de la ville, et provoquèrent une persécution contre Paul et Barnabas, et ils les chassèrent de leur territoire. Mais ceux-ci, ayant secoué contre eux la poussière de leurs pieds, se rendirent à Icone, et les disciples étaient remplis de joie et d'esprit saint.
Prière du soir — première lecture
Consolez, consolez mon peuple ! dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, et criez-lui que son service est fini, que son crime est acquitté, qu'elle a reçu de la main de l'Éternel au double de tous ses péchés ! Une voix crie : Dans le désert préparez le chemin de l'Éternel, aplanissez dans la steppe aride une route pour notre Dieu ! Que toute vallée soit exhaussée, et que toute montagne et toute colline soient abaissées ! que le sol raboteux devienne un sol uni, et toute aspérité un terrain aplani ! Et la gloire de l'Éternel se révélera, et toute chair dans le même instant verra que la bouche de l'Éternel a parlé. Une voix dit : « Proclame ! » Et l'on dit : « Que proclamerai-je ? » – « Toute chair est une herbe, et toute sa grâce comme la fleur des champs : l'herbe sèche, la fleur se fane, quand du souffle de l'Éternel elle est atteinte, (oui, le peuple est une herbe !) l'herbe sèche, la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure éternellement. » Monte sur une haute montagne, Sion, messagère de paix ! élève avec force ta voix, Jérusalem, messagère de paix ! élève-la, ne crains pas ! dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! » Voici, le Seigneur, l'Éternel arrive en héros, et son bras commande pour lui ; voici, ses récompenses l'accompagnent, et ses rétributions le précèdent. Comme un berger Il fera paître son troupeau, dans ses bras Il recueillera les agneaux, et dans son sein les portera ; Il conduira les mères qui allaitent. Qui mesura les eaux dans le creux de sa main, et de l'empan prit les dimensions des Cieux, et ramassa dans un setier la poudre de la terre, et pesa les montagnes à la balance et les collines dans les bassins ? Qui a dirigé l'esprit de l'Éternel, et qui fut son conseiller pour l'enseigner ? Qui consulta-t-Il pour en être éclairé ? et qui L'instruisit dans la voie de ce qui est juste, et L'instruisit dans la science, et Lui montra le chemin de l'intelligence ? Voici, des peuples sont comparables à une goutte qui pend à un seau, et à une poussière sur une balance, et Il soulève des îles comme la menue poussière. Et le Liban ne suffit pas au feu, ni son gibier aux holocaustes. Tous les peuples sont devant Lui comme s'ils n'étaient pas, Il les regarde comme un néant et une vanité. Et à qui pourriez-vous assimiler Dieu ? et quelle image feriez- vous son égale ? Un ouvrier fond une idole, et un orfèvre la plaque d'or, et y soude des chaînettes d'argent. Le pauvre borné dans ses dons choisit un bois qui ne pourrisse pas, il se procure un habile ouvrier pour fabriquer une image qui ne branle pas. – Ne le savez-vous pas ? ne l'avez-vous pas appris ? Cela ne vous fut-il pas annoncé dès l'origine ? Ne prîtes-vous jamais garde à la fondation de la terre ? C'est Lui qui a son trône au-dessus du disque de la terre, dont les habitants sont comme des sauterelles ; qui déroule les Cieux comme une tenture, et les déploie comme un pavillon pour y loger ; qui réduit les princes au néant, et fait des juges de la terre une vanité : à peine sont-ils plantés, à peine sont-ils semés, à peine leur tige a-t-elle pris racine en terre, qu'il souffle sur eux, et ils sèchent, et une tempête les emporte comme la balle. Et à qui m'assimilerez-vous, pour que je lui ressemble ? dit le Saint. Levez vos yeux en haut, et regardez ! Qui les a créés ? Il fait avancer leur armée tout entière, les appelle tous par leur nom ; si grand est son pouvoir, et si puissante est sa force, que pas un ne fait défaut. Pourquoi dis-tu, Jacob, et parles-tu ainsi, Israël : « Mes destinées échappent à l'Éternel, et mon droit passe inaperçu devant mon Dieu ! » Ne le sais-tu pas ? ou ne l'as-tu pas appris ? Il est un Dieu pour tous les temps, l'Éternel, créateur des extrémités delà terre ; Il ne se fatigue, ni ne s'épuise ; on ne saurait sonder son intelligence. Il redonne des forces à celui qui est fatigué, et Il redouble la vigueur de celui qui est défaillant. La jeunesse se fatigue et s'épuise, et les guerriers d'élite chancellent ; mais ceux qui se confient en l'Éternel, reçoivent de nouvelles forces, ils prennent leur vol comme l'aigle ; ils courent et ne se fatiguent point, ils vont et ne s'épuisent point.
Prière du soir — deuxième lecture
Pierre, apôtre de Jésus-Christ, aux voyageurs de la dispersion dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie, qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l'esprit, pour obéir, et pour recevoir l'aspersion du sang de Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! Béni soit Dieu, qui est aussi le Père de notre seigneur Jésus-Christ, Lui qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts pour une espérance vivante, pour un héritage incorruptible, immaculé, inaltérable, lequel est réservé dans les cieux pour vous, qui, grâce à la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi, en vue du salut prêt à être révélé dans l'époque dernière, dans laquelle vous devez tressaillir d'allégresse, après avoir été, pendant peu de temps encore, s'il le faut, attristés par des tentations de diverse nature, afin que l'épreuve à laquelle est mise votre foi, plus précieuse que l'or qui, tout périssable qu'il est, est cependant éprouvé par le feu, se tourne en louange, en gloire, et en honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ, que vous aimez sans l'avoir vu, à l'égard duquel, sans le voir encore, mais en croyant, vous êtes transportés d'une joie inexprimable et glorieuse, parce que vous obtenez, ce qui est le terme de la foi, le salut des âmes. C'est de ce salut que se sont informés et enquis les prophètes qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était destinée, recherchant à quel moment ou à quelles circonstances faisait allusion l'esprit qui, en eux, attestait d'avance les souffrances à endurer pour Christ et les gloires dont elles seraient suivies. Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils étaient chargés des choses qui vous sont maintenant annoncées par l'entremise de ceux qui vous ont prêché la bonne nouvelle par l'esprit saint envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards. C'est pourquoi, ayant ceint les reins de votre pensée en étant sobres, fondez pleinement vos espérances sur la grâce qui doit vous être apportée lors de la révélation de Jésus-Christ. Comme des enfants obéissants, loin de vous conformer aux convoitises auxquelles, dans votre ignorance, vous vous êtes auparavant livrés, devenez au contraire, selon que Celui qui vous a appelés est saint, saints aussi dans toute espèce de genre de vie ; en effet il est écrit : « Vous serez saints, car Moi Je suis saint. » Et si vous invoquez comme Père Celui qui, sans acception de personnes, juge selon l'œuvre de chacun, comportez-vous avec crainte pendant le temps de votre voyage, sachant que ce n'est pas par des choses corruptibles, à prix d'argent ou d'or, que vous avez été rachetés de la vaine conduite que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme agneau irréprochable et sans tache, déjà prédestiné avant la fondation du monde, mais manifesté dans le dernier des temps à cause de vous, qui, par lui, avez cru en Dieu qui l'a ressuscité des morts, et qui lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance se rapportent à Dieu. Ayant sanctifié vos âmes en obéissant à la vérité pour éprouver un amour fraternel sans hypocrisie, aimez-vous ardemment les uns les autres du fond du cœur, vous qui avez été régénérés, non par une semence corruptible mais incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu ; en effet toute chair est comme l'herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l'herbe ; l'herbe s'est séchée, et la fleur est tombée, mais la parole du Seigneur demeure pour l'éternité. Or cette parole, c'est celle de la bonne nouvelle qui vous a été prêchée.
Les lectures suivent le Livre de la prière commune de 1662 (domaine public). Le texte des Écritures est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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