Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Prière du matin — première lecture
Et David se dit lui-même : Maintenant je puis au premier jour être enlevé par la main de Saül : il n'y a pour moi rien de mieux que de me sauver au pays des Philistins pour déjouer Saül qui se dégoûtera de me chercher encore dans tout le territoire d'Israël ; ainsi, je m'échapperai de sa main. David partit donc et passa avec six cents hommes qui l'accompagnaient chez Achis, fils de Maoch, roi de Gath. Et David demeura chez Achis à Gath, ainsi que ses hommes et leurs familles à chacun, David ayant avec lui ses deux femmes, Ahinoam de Jizréel, et Abigaïl, femme de Nabal, du Carmel. Et Saül eut avis de la fuite de David à Gath ; mais il ne continua pas à le chercher. Et David dit à Achis : Si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, que l'on me donne un lieu dans l'une des villes de la campagne, où je m'établisse ; car comment ton serviteur resterait-il avec toi dans la cité royale ? Et le jour même Achis lui accorda Tsiklag. C'est pourquoi Tsiklag est dévolue aux Rois de Juda jusqu'aujourd'hui. Et la durée du séjour de David dans les terres des Philistins fut d'un an et quatre mois. Et David et ses hommes firent invasion chez les Gessurites et les Girzites et les Amalécites ; car dès les anciens temps ils habitaient le pays jusqu'à Sur, et jusqu'au pays d'Egypte. Et David saccagea la contrée et ne laissa vivants ni homme ni femme, et il enleva du menu et du gros bétail et des ânes et des chameaux et des habits, et à son retour il vint chez Achis. Et Achis lui dit : Contre qui êtes-vous allés en course ? Et David dit : Contre le Midi de Juda et le Midi des Jérahméhélites et le Midi des Kénites. Mais David n'avait laissé vivants ni hommes ni femmes pour les amener à Gath, ayant cette pensée : Il ne faut pas qu'ils puissent faire rapport contre nous et dire : Ainsi a fait David. Et telle fut sa règle pendant toute la durée de son séjour dans les terres des Philistins. Et Achis avait confiance en David et disait : Il s'est mis en très mauvaise odeur auprès de son peuple, auprès d'Israël, et il sera toujours mon serviteur.
Prière du matin — deuxième lecture
Or Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, vint trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il trouvait quelques adhérents de la doctrine, hommes et femmes, il les ramenât chargés de chaînes à Jérusalem. Et, comme il était en chemin, il advint, lorsqu'il approchait de Damas, que, tout à coup, une lumière venue du ciel l'enveloppa comme un éclair, et qu'étant tombé à terre il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Mais il dit : « Qui es-tu, Seigneur ? » Et lui : « Je suis Jésus que tu persécutes ; mais lève-toi, et entre dans la ville, et l'on te dira ce qu'il faut que tu fasses. » Or les hommes qui faisaient route avec lui étaient demeurés muets ; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne. Cependant Paul se releva de terre, mais, les yeux ouverts, il ne voyait rien, et ce fut en le conduisant par la main qu'on le fit entrer à Damas. Il resta trois jours sans voir clair, et il ne mangeait ni ne buvait. Or il y avait à Damas un disciple nommé Ananias, et le seigneur lui dit, dans une vision : « Ananias ! » et il dit : « Me voici, Seigneur ! » Mais le Seigneur lui dit : « Lève-toi, et va dans la rue appelée droite et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse ; car, voici, il est en prière, et il a vu en vision un homme nommé Ananias, qui entrait et lui imposait les mains, afin qu'il recouvrât la vue. » Mais Ananias répliqua : « Seigneur, j'ai ouï parler à bien des gens de tous les maux que cet homme a fait souffrir à tes saints dans Jérusalem ; et il apporte ici une autorisation des grands prêtres pour charger de chaînes tous ceux qui invoquent ton nom. » Mais le seigneur lui dit : « Va, parce que cet homme est pour moi un instrument de choix destiné à porter mon nom devant les Gentils et devant des rois, et devant les fils d'Israël ; car je lui montrerai tout ce qu'il faut qu'il souffre pour mon nom. » Là-dessus Ananias s'en vint et entra dans la maison, et, lui ayant imposé les mains, il dit : « Saul, mon frère, c'est le Seigneur qui m'a envoyé, — Jésus qui t'est apparu sur la route par laquelle tu venais, — afin que tu recouvres la vue et que tu sois rempli d'esprit saint. » Et aussitôt il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue, et s'étant levé il fut baptisé, et ayant pris de la nourriture il se fortifia.Or il demeura quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas, et il prêchait immédiatement Jésus dans les synagogues en disant : « C'est lui qui est le fils de Dieu. » Mais tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement, et ils disaient : « N'est-ce pas cet homme qui maltraitait dans Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et qui était venu ici dans le but de les amener chargés de chaînes devant les grands prêtres ? » Quant à Saul, il prenait toujours plus de puissance, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas en démontrant cette vérité : « C'est lui qui est le Christ. » Mais, au bout d'un certain temps, les Juifs complotèrent de le faire périr ; mais leur projet vint à la connaissance de Saul. Or on faisait même la garde aux portes, jour et nuit, afin de le faire périr ; mais ses disciples le prirent de nuit, et le firent descendre par la muraille en le dévalant dans une corbeille. Cependant, quand il fut arrivé à Jérusalem, il tâchait de frayer avec les disciples, et tous le craignaient, ne croyant pas qu'il fût disciple. Mais Barnabas s'étant emparé de lui le conduisit auprès des apôtres, et il leur raconta comment sur la route il avait vu le seigneur, et que celui-ci lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché avec assurance au nom de Jésus. Et il était en rapport avec eux dans Jérusalem, prêchant avec assurance au nom du seigneur ; et il parlait et discutait avec les Hellénistes ; mais ceux-ci tâchaient de le faire périr. Ce que les frères ayant su, ils le conduisirent à Césarée, et l'envoyèrent à Tarse. Tandis que l'Église était donc en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s'édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et qu'elle s'accroissait par l'assistance du Saint Esprit, il advint que Pierre, qui faisait une tournée, arriva aussi auprès des frères qui habitaient Lydda, et il y trouva un homme nommé Énée couché depuis huit ans sur un grabat, et qui était paralytique ; et Pierre lui dit : « Énée, Jésus-Christ te guérit ; lève-toi, et fais-toi toi-même ton lit. » Et aussitôt il se leva, et tous ceux qui habitaient Lydda et la plaine de Saron le virent, lesquels se convertirent au seigneur. Or il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui, étant traduit, signifie Gazelle ; elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu'elle faisait ; mais il advint qu'en ce temps-là elle tomba malade et mourut ; après l'avoir lavée on la déposa dans une chambre haute ; mais, comme Lydda est près de Joppé, les disciples ayant appris que Pierre était dans cette ville, dépêchèrent auprès de lui deux hommes pour lui dire avec instances : « Ne tarde pas à venir jusques à nous. » Or Pierre s'étant levé revint avec eux. Dès qu'il fut arrivé, on le conduisit dans la chambre haute, et là se présentèrent à lui toutes les veuves en larmes, qui lui montraient toutes les tuniques et les manteaux auxquels Gazelle travaillait pendant qu'elle était avec elles. Mais Pierre fit sortir tout le monde, et, s'étant mis à genoux, il fit une prière, puis, s'étant tourné vers le corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Celle-ci ouvrit les yeux, et ayant vu Pierre, elle s'assit ; mais il lui donna la main, et la fit mettre debout, et, ayant appelé les saints et les veuves, il la leur présenta vivante. Cela fut connu de tout Joppé, et plusieurs crurent au seigneur. Or il resta plusieurs jours à Joppé chez un certain Simon corroyeur.
Prière du soir — première lecture
Et dans le même temps les Philistins rassemblèrent leurs troupes pour entrer en campagne, porter la guerre en Israël. Et Achis dit à David : Tu sais bien que tu dois faire la campagne dans mon corps, toi et tes hommes. Et David dit à Achis : Aussi tu verras comment ton serviteur se comportera. Et Achis dit à David : Aussi je te donnerai en permanence la garde de ma personne. (Or Samuel était mort et tout Israël avait célébré son deuil et on lui avait donné la sépulture à Rama, dans sa cité. Et Saül avait éloigné du pays les nécromanciens et les divinateurs). Les Philistins se rassemblèrent donc et ils vinrent camper à Sunem. Et Saül rassembla tous les Israélites, et ils campèrent sur Gilboa. Et à la vue du camp des Philistins, Saül eut peur, et son cœur fut fort alarmé. Et Saül interrogea l'Éternel, mais l'Éternel ne lui répondit point, ni par des songes, ni par l'Urim, ni par les prophètes. Alors Saül dit à ses serviteurs : Cherchez-moi une femme qui possède la nécromancie, et j'irai chez elle et la consulterai. Et ses serviteurs lui dirent : Voici, à Endor il y a une femme qui possède la nécromancie. Et Saül se travestit, et mit d'autres habits et partit accompagné de deux hommes, et ils arrivèrent chez la femme de nuit, et il dit : Opère pour moi une divination par la nécromancie, et évoque-moi celui que je te dirai. Et la femme lui dit : Voici, tu sais ce qu'a fait Saül, comment il a extirpé du pays les nécromanciens et les divinateurs ; et pourquoi tends-tu un piège pour attirer sur moi la peine de mort ? Alors Saül lui fit serment par l'Éternel en ces termes : Par la vie de l'Éternel, tu n'encourras aucune culpabilité dans ce cas-ci. Et la femme dit : Qui te ferais-je apparaître ? Et il dit : Evoque-moi Samuel. Et à l'aspect de Samuel elle jeta un grand cri, et s'adressant à Saül elle dit : Pourquoi m'as-tu trompée ? tu es Saül. Et le Roi lui dit : Sois sans crainte ! mais que vois-tu ? Et la femme dit à Saül : Je vois surgir de terre un dieu. Et il lui dit : Quelle figure est la sienne ? Et elle dit : C'est un vieillard qui surgit, et il est enveloppé d'un manteau. Alors Saül comprit que c'était Samuel, et il s'inclina le visage contre terre. Et Samuel dit à Saül : Pourquoi as-tu troublé mon repos en m'évoquant ? Et Saül dit : Je suis dans une grande détresse, car les Philistins m'attaquent, et Dieu s'est retiré de moi et ne me répond plus, ni par l'organe des prophètes, ni par des songes, c'est pourquoi je t'ai fait évoquer afin que tu m'apprennes ce que je dois faire. Et Samuel dit : Et pourquoi m'interroges-tu, puisque l'Éternel s'est retiré de toi et t'est devenu hostile ? Et l'Éternel a agi, comme Il l'avait annoncé par moi, et l'Éternel a arraché la royauté de ta main, et l'a transférée à ton prochain, à David. Comme tu n'as pas été docile à la voix de l'Éternel, et n'as pas fait subir à Amalek le feu de Ses vengeances, c'est pourquoi l'Éternel te traite en cette sorte aujourd'hui. Et l'Éternel livrera aussi Israël avec toi aux mains des Philistins ; et demain tu me rejoindras avec tes fils, et l'armée d'Israël aussi, l'Éternel la livrera aux mains des Philistins. Et soudain Saül tomba de toute sa longueur sur le sol, épouvanté qu'il était du discours de Samuel, et de plus il était exténué n'ayant pris aucun aliment de tout le jour et de toute la nuit. Et lorsque la femme entra chez Saül et le vit si fort consterné, elle lui dit : Voici, ta servante a obéi à ta voix, et j'ai mis ma vie au jeu et prêté l'oreille aux paroles que tu m'as dites. Eh bien ! de ton côté prête aussi l'oreille à la voix de ta servante, et laisse-moi te servir quelque peu de nourriture et mange pour avoir la force de continuer ta route. Mais il refusa et dit : Je ne mangerai point ! Alors ses serviteurs et la femme aussi le pressèrent, et il céda à leurs instances, et il se releva de terre et se plaça sur le divan. Et la femme avait dans la maison un veau gras qu'elle se hâta de tuer ; puis elle prit de la farine qu'elle pétrit et boulangea en azymes. Et elle servit ces mets à Saül et à ses serviteurs, qui mangèrent, puis se levèrent et partirent la nuit même.
Les lectures suivent le Livre de la prière commune de 1662 (domaine public). Le texte des Écritures est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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