Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Ecclesiastes 10
Des mouches mortes font exhaler une odeur fétide à l'huile du parfumeur ; un peu de folie a la prépondérance sur la sagesse et l'honneur. La raison du sage est à sa droite ; la raison du fou est à sa gauche. Quelle que soit la voie que suive le fou, il manque de sens, et il dit à chacun qu'il est un fou. Si la colère du souverain s'élève contre toi, ne cède pas la place, car le calme fait céder de grands péchés. Il est un mal que j'ai vu sous le soleil, par l'effet d'une méprise qui procède du prince : la folie est placée en très haut lieu, et des riches sont assis en lieu bas. J'ai vu des esclaves montés sur des chevaux, et des princes marchant à pied comme des esclaves. – Celui qui creuse une fosse, y tombera ; et celui qui fait une brèche à un mur, sera mordu par un serpent. Celui qui remue des pierres, s'y fera mal, et celui qui fend du bois, se risque ; si le fer est émoussé, et qu'il n'en affile pas le tranchant, il lui faudra un effort plus grand ; mais la sagesse a l'avantage de donner l'adresse. Si le serpent mord quand il n'est pas enchanté, l'enchanteur ne sert à rien. – Les discours de la bouche du sage ont la grâce ; mais le fou est la victime de ses propres lèvres ; le début des paroles de sa bouche est folie, et la fin de son discours est un délire malfaisant. Et le fou prodigue les paroles ; [cependant] l'homme ignore l'avenir, et qui lui découvre ce qui aura lieu après lui ? Le travail du fou le fatigue, car il ne sait pas trouver le chemin de la ville. – Malheur à toi, pays, qui as pour roi un enfant, et dont les princes se mettent à table dès le matin ! Bonheur à toi, pays, qui as pour roi un fils de noble race, et dont les princes se mettent à table en temps convenable, pour se restaurer, et non pour boire ! Quand il y a paresse, la charpente se disloque ; et, quand les mains sont lâches, le logis a des voies d'eau. – On apprête un festin pour se réjouir, et le vin égaie les vivants ; et l'argent répond à tout. – Même dans ta pensée ne maudis pas le roi ; et au fond de la chambre où tu couches, ne maudis pas le riche ! Car l'oiseau du ciel emportera tes propos, et le volatile ailé publiera tes discours.
Responsorial Psalm
Psalm 71
Éternel, je me réfugie vers toi : que je ne sois jamais confondu ! Par ta justice sauve et délivre-moi ! Penche vers moi ton oreille, et sois-moi secourable ! Sois pour moi un rocher où je trouve un asile, pour que je m'y retire en tout temps ! Tu as résolu de me sauver, car tu es ma citadelle et mon fort. Mon Dieu, sauve-moi de la main de l'impie, du bras du méchant et de l'oppresseur ! Car tu es mon espérance, Seigneur, Éternel, dès mon jeune âge en toi je me confie ; sur toi je m'appuie dès le sein de ma mère, et c'est toi qui m'as tiré de ses flancs ; tu es toujours l'objet de mes louanges. Je suis comme un miracle pour plusieurs : c'est que tu es mon puissant recours. Ma bouche est remplie de tes louanges, tous les jours je te glorifie ! Ne me rejette pas au temps de ma vieillesse ! Quand ma force dépérit, ne me délaisse pas ! Car mes ennemis parlent de moi, et ceux qui épient mon âme, se concertent ensemble, disant : « Dieu l'a délaissé, poursuivez, saisissez-le ; car il est sans libérateur ! » O Dieu, ne sois pas loin de moi ! Mon Dieu, accours à mon aide ! Qu'ils soient confondus, exterminés, les ennemis de mon âme, couverts de honte et d'opprobre, ceux qui cherchent ma perte ! Mais j'aurai toujours espérance, et je pourrai ajouter encore à toutes tes louanges. Ma bouche dira ta justice, chaque jour ton salut, car je ne saurais compter [tous tes bienfaits]. Je viendrai chantant tes hauts faits, Seigneur ; Éternel, c'est ta justice seule que je célébrerai. O Dieu, tu m'as instruit dès mon jeune âge, et jusques aujourd'hui je publie tes merveilles. Mais, toi aussi, jusqu'à la vieillesse, aux cheveux blancs, ô Dieu, ne me délaisse pas ! afin que j'annonce tes faits aux hommes d'à présent, et à tous ceux qui naîtront, ta puissance. Aussi bien ta justice, ô Dieu, atteint au ciel. Tu as fait de grandes choses, ô Dieu ; qui est pareil à toi ? Tu nous fis voir beaucoup d'angoisses et de maux : de nouveau tu nous donneras la vie, et tu nous tireras encore des abîmes de la terre. Daigne augmenter ma grandeur, te tourner vers moi, et me consoler ! Et au son du luth je te louerai, dirai la fidélité, mon Dieu, je te chanterai avec la harpe, Saint d'Israël ! La joie sera sur mes lèvres, car c'est toi que je chanterai, et dans mon âme, car tu l'as délivrée ; ma langue aussi toujours dira ta justice ; car ils sont couverts de honte et d'opprobre ceux qui cherchent ma perte.
Second Reading
I Corinthians 10
En effet je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que nos pères étaient tous sous la nuée et que tous ils ont traversé la mer, et que tous ils ont été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, et que tous ils ont mangé le même aliment spirituel, et que tous ils ont bu le même breuvage spirituel, car ils s'abreuvaient à un rocher spirituel qui les suivait, or ce rocher était Christ. Toutefois ce ne fut pas au plus grand nombre d'entre eux que Dieu prit plaisir, car ils demeurèrent gisants dans le désert. Or toutes ces choses ont eu lieu pour nous servir d'exemples, afin que nous ne convoitions point de mauvaises choses, comme eux-mêmes l'ont fait. Ne devenez pas non plus idolâtres, comme quelques-uns d'entre eux, selon qu'il est écrit : « Le peuple s'assit pour manger et boire, et ils se levèrent pour jouer. » Ne nous livrons pas non plus à l'impudicité, comme s'y livrèrent quelques-uns d'entre eux, et ils périrent en un seul jour au nombre de vingt-trois mille. Ne tentons pas non plus le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d'entre eux, et ils étaient tués par les serpents. Ne murmurez pas non plus, comme murmurèrent quelques-uns d'entre eux, et ils furent tués par l'exterminateur. Or ces choses leur arrivaient figurément, mais elles ont été écrites pour notre instruction, pour nous, auxquels a abouti la fin des siècles ; ainsi donc que celui qui s'imagine rester debout prenne garde qu'il ne tombe ! Vous n'avez pas été exposés à des tentations surhumaines, et, Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; au contraire, avec la tentation Il vous donnera le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter. C'est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie. Je vous parle comme à des gens sensés ; jugez vous-mêmes de ce que je dis : La coupe de la bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas une participation au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas une participation au corps de Christ ? Car, comme il y a un seul pain, de même notre pluralité ne forme qu'un seul corps, car tous nous participons à ce seul pain. Voyez l'Israël selon la chair : est-ce que ceux qui se nourrissent des sacrifices n'entrent pas en partage avec l'autel ? Que dis-je donc ? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose, ou bien qu'une idole est quelque chose ? Non, mais que ce qu'ils sacrifient, c'est à des démons, et non à Dieu, qu'ils le sacrifient ; or je ne veux pas que vous entriez en partage avec les démons ; vous ne pouvez boire la coupe du seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez prendre part à la table du seigneur et à la table des démons. Ou bien, voulons-nous provoquer le Seigneur ? Est-ce que nous sommes plus forts que Lui ? Tout est permis, mais tout ne convient pas ; tout est permis, mais tout n'édifie pas. Que personne ne recherche son propre intérêt, mais celui d'autrui. Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience, car c'est au Seigneur qu'appartient la terre et tout ce qui la remplit. Si un incrédule vous invite et que vous vouliez y aller, mangez de tout ce qui est servi, sans vous enquérir de rien par motif de conscience ; mais si quelqu'un vous dit : « Ceci a été offert en sacrifice, » n'en mangez pas à cause de celui qui vous en a averti, et de la conscience, non que ce soit de votre conscience que je parle, mais de celle de l'autre. En effet, pourquoi ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère ? Si moi-même je prends part au repas avec action de grâces, pourquoi serais-je calomnié à propos de ce dont je rends grâces ? Ainsi donc, soit que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez en scandale ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l'église de Dieu, comme moi-même je m'applique en toutes choses à plaire à tous, ne recherchant point mon avantage particulier, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés.
Gospel
Matthew 14
En ce temps-là Hérode le tétrarque ouït parler de la renommée de Jésus, et il dit à ses serviteurs : « Cet homme est Jean le baptiste ; il est ressuscité des morts, et c'est pourquoi les miracles s'opèrent par lui. » Hérode, en effet, après avoir fait dans le temps arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodias, femme de Philippe son frère ; car Jean lui disait : « Il ne t'est pas permis de la posséder. » Et quoiqu'il eût désiré le faire mourir, il avait craint la foule, car on le regardait comme un prophète. Mais lors de la fête anniversaire de la naissance d'Hérode, la fille d'Hérodias dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode, en sorte qu'il s'engagea par serment à lui donner quoi que ce fût qu'elle demanderait. Or, ayant été endoctrinée par sa mère : « Donne-moi, » dit-elle, « ici, sur un plat, la tête de Jean le baptiste. » Et le roi attristé ordonna, à cause de son serment et des convives, qu'on la donnât, et il envoya décapiter Jean dans la prison. Et sa tête fut apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, et elle la porta à sa mère. Et ses disciples vinrent enlever le cadavre, et ils l'enterrèrent, et ils allèrent en informer Jésus. Or, Jésus l'ayant appris, partit de là sur une barque, pour se retirer à l'écart dans un lieu désert, et la foule l'ayant su le suivit à pied des différentes villes. Et étant sorti, il vit une foule nombreuse, et il fut ému de compassion envers elle, et il guérit leurs malades. Mais, le soir étant venu, les disciples s'approchèrent de lui en disant : « Ce lieu est désert, et l'heure est déjà avancée, renvoie la foule, afin qu'elle se rende dans les villages pour s'y acheter des vivres, » Or Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller, donnez-leur vous-mêmes à manger. » Mais ils lui disent : « Nous n'avons ici que cinq pains et deux poissons. » Et il dit : « Apportez-les-moi ici, et ordonnez à la foule de s'asseoir sur l'herbe. » Après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, il prononça, en levant les yeux vers le ciel, une bénédiction ; et après les avoir rompus, il donna les pains à ses disciples et les disciples à la foule. Et tous mangèrent et furent rassasiés ; et on emporta le surplus des morceaux dans douze corbeilles pleines. Or, ceux qui mangèrent étaient environ cinq mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants. Et aussitôt il contraignit ses disciples à monter dans une barque et à passer avant lui sur l'autre rive, jusques à ce qu'il eût renvoyé la foule. Et, après avoir renvoyé la foule, il monta sur la montagne pour prier à l'écart. Mais, le soir étant venu, il se trouva seul en cet endroit. Or, la barque était déjà éloignée de plusieurs stades de la terre, et elle était battue par les flots, car le vent était contraire. Mais à la quatrième veille de la nuit, il vint vers eux en marchant sur la mer. Or les disciples, en le voyant marcher sur la mer, furent tout troublés, et ils se disaient : « C'est un fantôme, » et dans leur peur ils se mirent à crier. Mais Jésus leur parla aussitôt, en disant : « Courage, c'est moi ; n'ayez pas peur. » Et Pierre lui répliqua : « Seigneur, si c'est toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Et il lui dit : « Viens. » Et Pierre, étant descendu de la barque, marcha sur les eaux et vint vers Jésus ; mais en voyant la violence du vent, il eut peur, et ayant commencé à s'enfoncer, il s'écria : « Seigneur, sauve-moi. » Et aussitôt Jésus ayant étendu la main le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et lorsqu'ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Mais ceux qui étaient dans la barque l'adorèrent, en disant : « Tu es vraiment le fils de Dieu. » Et ayant achevé leur traversée, ils touchèrent terre à Gennèsaret, et les gens de ce lieu-là l'ayant reconnu envoyèrent dans tout le pays circonvoisin, et on lui amena tous les malades, et ils le suppliaient de les laisser toucher seulement la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent guéris.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Today's readings, every morning
Bosko brings the daily readings for your tradition to your day — with a reflection, the full Bible in 30 translations, and the liturgical calendar, in 18 languages.
