Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Romans 12:1-8
Je vous invite donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu ; c'est là le culte que vous devez raisonnablement rendre. Et ne vous modelez pas sur le siècle présent, mais soyez transfigurés par le renouvellement de votre intelligence, afin d'apprécier ce qu'est la volonté de Dieu, qui est bonne, agréable, et parfaite. Car, par la grâce qui m'a été donnée, j'invite chacun de vous à ne point nourrir des sentiments qui dépassent ceux qu'il faut avoir, mais à être animé de sentiments convenables, proportionnés à la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. En effet, de même que, dans un seul corps, nous avons plusieurs membres, mais que tous les membres n'ont pas la même fonction, de même nous sommes, quoique plusieurs, un seul corps en Christ, tandis que nous sommes, chacun pris à part, les membres les uns des autres. Ayant ainsi des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée, soit de prophétie, exerçons-le selon la proportion de la foi ; soit de ministère, exerçons-le dans le ministère ; soit qu'il s'agisse de celui qui enseigne, qu'il se livre à l'enseignement, ou de celui qui exhorte, qu'il se livre à l'exhortation ; que celui qui distribue le fasse avec simplicité ; que celui qui préside le fasse avec zèle ; que celui qui compatit le fasse avec aménité.
First Reading
Genesis 45
Et Joseph ne pouvait plus se contenir devant tous ceux qui l'entouraient, et il s'écria : Faites retirer toute ma cour. Et il ne restait personne auprès de lui, lorsqu'il se fit connaître à ses frères. Alors il fit entendre sa voix mêlée de larmes, à être entendu des Egyptiens, et à être entendu de la maison de Pharaon. Et Joseph dit à ses frères Je suis Joseph ! mon père vit-il encore ? Et ses frères ne pouvaient lui répondre, car ils étaient consternés devant lui. Joseph dit à ses frères : Approchez donc ! Et ils s'approchèrent. Et il dit : Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu en Égypte. Or ne vous chagrinez pas et ne vous irritez pas contre vous-mêmes de m'avoir amené ici en me vendant ; car c'est dans des vues de salut que Dieu m'a envoyé ici avant vous. Car voici deux ans qu'il y a famine dans le pays, et pendant cinq ans encore il n'y aura ni labour ni moisson. Or Dieu m'a envoyé avant vous afin de vous faire survivre sur la terre et de vous conserver pour une grande délivrance. Ce n'est donc pas vous qui m'avez envoyé ici, mais c'est Dieu, qui de même m'a fait servir de père à Pharaon et m'a établi seigneur de toute sa maison et gouverneur de tout le pays d'Égypte. Hâtez-vous de retourner auprès de mon père pour lui dire : Ainsi parle ton fils Joseph : Dieu m'a établi seigneur de toute l'Égypte descends auprès de moi, ne tarde pas ! Et tu habiteras le pays de Gosen, et tu seras près de moi, toi et tes fils et les fils de tes fils, et tes brebis et tes bœufs et tout ce qui tient à toi. Et je t'y entretiendrai, car il y aura encore cinq années de famine, afin que tu ne t'appauvrisses pas ni toi, ni ta maison, ni rien de ce qui tient à toi. Voici, vous voyez de vos yeux, et mon frère Benjamin voit de ses yeux que c'est ma bouche qui vous parle. Et informez mon père de ma glorieuse condition en Égypte et de tout ce que vous avez vu, et hâtez-vous d'amener mon père ici. Et il se jeta au cou de son frère Benjamin et il pleura, et Benjamin pleura à son cou. Et il embrassa tous ses frères et pleura dans leurs bras, et ensuite ses frères s'entretinrent avec lui. Et le bruit en vint jusqu'à la maison de Pharaon où l'on disait : Les frères de Joseph sont arrivés. Et cela fut agréable à Pharaon et à ses serviteurs. Et Pharaon dit à Joseph : Dis à tes frères : Faites ceci : chargez vos bêtes de somme, et allez, rendez-vous au pays de Canaan, et prenez votre père et vos maisons, et venez chez moi, et je vous donnerai ce qu'il y a de mieux au pays d'Égypte et vous vous nourrirez de la graisse du pays. Et tu es autorisé ; faites ceci : prenez dans le pays d'Égypte des chariots pour vos enfants et vos femmes, et amenez votre père et venez ! ne plaignez pas vos bagages, puisque vous aurez, tout ce qu'il y a de mieux dans tout le pays d'Égypte. Et ainsi firent les fils d'Israël, et Joseph leur fournit des chariots selon l'ordre de Pharaon, et les fournit de vivres pour la route. Et il leur donna à tous pour chacun d'eux des vêtements de rechange ; mais à Benjamin il donna trois cents sicles d'argent et cinq habits de rechange. Et à son père il envoya dix ânes chargés des meilleures denrées du pays, et dix ânesses chargées de blé et de pain et de vivres pour l'usage de son père pendant le trajet. Puis il congédia ses frères qui partirent, et il leur dit : Ne vous irritez point entre vous pendant le voyage. Et ils quittèrent l'Égypte et arrivèrent au pays de Canaan auprès de Jacob, leur père. Et ils lui rendirent compte en ces termes : Joseph vit encore, et, bien plus, il est gouverneur de tout le pays d'Égypte. Mais son cœur demeurait froid, parce qu'il ne les croyait pas. Et ils lui rapportèrent toutes les paroles que Joseph leur avait dites, et il vit les chariots que Joseph avait envoyés pour le transporter ; alors l'âme de Jacob, leur père, se ranima. Et Israël dit : C'est assez ! Joseph, mon fils, vit encore. Je veux partir et le voir avant de mourir.
First Reading
Exodus 12:29-51
Et à minuit il arriva que l'Éternel frappa tous les premiers-nés au pays d'Egypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône jusqu'au premier-né du captif détenu en prison et tous les premiers-nés des bestiaux. Et Pharaon se leva de nuit, lui et tous ses serviteurs et tous les Égyptiens, et ce fut une immense lamentation en Egypte, parce qu'il n'y avait point de maison où ne fût un mort. Et il manda de nuit Moïse et Aaron et dit : Partez, sortez du milieu de mon peuple, et vous et les enfants d'Israël, et allez servir l'Éternel selon votre demande. Prenez aussi et vos brebis et vos bœufs selon votre demande, et partez, et me bénissez aussi. Et les Égyptiens pressaient le peuple, pour le renvoyer en hâte du pays, car ils disaient : Nous nous mourons tous. Et le peuple emporta sa pâte avant qu'elle eût fermenté, leurs huches serrées dans leurs manteaux sur leurs épaules. Et les enfants d'Israël se conformèrent à la parole de Moïse et demandèrent aux Égyptiens de la vaisselle d'argent et de la vaisselle d'or et des vêtements. Et l'Éternel concilia au peuple les bonnes grâces des Égyptiens qui leur accordèrent ce qu'ils demandaient, et ils dépouillèrent ainsi les Egyptiens. Et les enfants d'Israël se transportèrent de Ramsès à Succoth au nombre de six cent mille hommes de pied, sans les enfants. Une multitude d'étrangers les accompagnèrent aussi, et leurs troupeaux de gros et de menu bétail en nombre très considérable. Et ils boulangèrent la pâte qu'ils avaient emportée d'Egypte, en galettes non levées ; car elle n'avait pas fermenté ; car ils avaient été chassés de l'Egypte, et ils ne pouvaient différer, n'ayant d'ailleurs point préparé d'aliments. Or le temps du séjour des enfants d'Israël en Egypte fut de quatre cent trente ans. Et au terme de quatre cent trente ans, il arriva que, en ce jour même, toute la milice de l'Éternel sortit du pays d'Egypte. C'est une nuit solennisée en l'honneur de l'Éternel pour les avoir retirés du pays d'Egypte ; c'est une nuit que les enfants d'Israël doivent solenniser en l'honneur de l'Éternel dans la suite de leurs âges. Et l'Éternel dit a Moïse et Aaron : Voici l'ordonnance de la Pâque : Aucun étranger n'y participera. Et tu circonciras tout esclave acheté à prix d'argent, et ainsi il pourra en manger. Le domicilié et le mercenaire n'en mangeront pas. Elle sera mangée dans la maison uniquement ; vous ne porterez de la maison dans la rue aucune partie de la chair, et vous n'en romprez pas un os. Toute l'assemblée d'Israël fera la Pâque. Et si des étrangers séjournent chez toi, et veulent faire la Pâque de l'Éternel, tous leurs mâles devront être circoncis, et ainsi ils seront admis à la célébrer et assimilés aux indigènes ; mais aucun incirconcis ne prendra part à ce repas ; à la même loi obéiront les indigènes et les étrangers en séjour parmi vous. Et tous les enfants d'Israël se conformèrent, ils se conformèrent à l'ordre donné par l'Éternel à Moïse et Aaron. Et il arriva dans ce jour même que l'Éternel fit sortir du pays d'Egypte les enfants d'Israël selon leurs divisions.
Morning Prayer — First Lesson
Numbers 13
Là l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Envoie des hommes pour reconnaître le pays de Canaan que je donne aux enfants d'Israël : vous enverrez un homme par Tribu, chacun pour celle de ses pères, et pris parmi leurs Princes. Alors Moïse les envoya du désert de Paran sur l'ordre de l'Éternel : il n'y avait que des hommes, chefs des enfants d'Israël. Or voici leurs noms : pour la Tribu de Ruben, Sammua, fils de Zaccur ; pour la Tribu de Siméon, Saphat, fils de Hori ; pour la Tribu de Juda, Caleb, fils de Jephunneh ; pour la Tribu de Issaschar, Jighal, fils de Joseph ; pour la Tribu d'Éphraïm, Hosée, fils de Nun ; pour la Tribu de Benjamin, Palti, fils de Raphu ; pour la Tribu de Zabulon, Gaddiel, fils de Sodi ; pour la Tribu de Joseph, la Tribu de Manassé, Gaddi, fils de Susi ; pour la Tribu de Dan, Ammiel, fils de Gmalli ; pour la Tribu d'Asser, Sthur, fils de Michaël ; pour la Tribu de Nephthali, Nachbi, fils de Vophsi ; pour la Tribu de Gad, Ghuel, fils de Machi. Tels, sont les noms des hommes envoyés par Moïse pour reconnaître le pays. Or Moïse donna à Hosée, fils de Nun, le nom de Josué. En les envoyant reconnaître le pays de Canaan, Moïse leur dit : Gagnez-en par ici le Midi, puis montez aux montagnes, et voyez ce qu'est le pays et le peuple qui l'habite, s'il est fort ou faible, peu nombreux ou considérable, et ce qu'est le pays où il habite, s'il est bon ou mauvais, et ce que sont les villes où ils habitent, s'ils ont des camps ou des forteresses, et ce qu'est le sol, s'il est gras ou maigre, boisé ou non. Et ayez bon courage et rapportez des fruits du pays. Or c'était l'époque des primeurs du raisin. Ils allèrent donc et reconnurent le pays depuis le désert de Tsin jusqu'à Rechob du côté de Hamath. Et ils gagnèrent le Midi et pénétrèrent jusqu'à Hébron, et là étaient Ahiman, Sesaï et Thalmaï, enfants de Anak. Or Hébron avait été bâtie sept ans avant Tsoan en Egypte. Et ils pénétrèrent jusque dans la vallée d'Escol et ils y coupèrent un pampre avec une grappe de raisin qu'ils portèrent à deux au moyen d'une gaule ; ils prirent aussi des grenades et des figues. Ce lieu reçut le nom de Vallée d'Escol (vallée de la grappe) à cause de la grappe qu'y avaient cueillie les enfants d'Israël. Et ayant reconnu le pays ils furent de retour au bout de quarante jours. Étant donc arrivés ils se rendirent auprès de Moïse et d'Aaron et de toute l'Assemblée des enfants d'Israël au désert de Paran vers Cadès, et ils leur rendirent compte ainsi qu'à toute l'Assemblée et leur montrèrent les fruits du pays. Et ils lui firent leur récit et dirent : Nous avons pénétré dans le pays où tu nous as envoyés : oui, c'est une terre découlante de lait et de miel, et en voici les fruits. Seulement le peuple qui habite le pays est vigoureux, et les villes, fortes et très grandes, et nous y avons vu aussi les enfants d'Anak. Amalek habite le Midi du pays, et les Héthiens et les Jébusites et les Amoréens la montagne, et les Cananéens vers la mer et le long du Jourdain. Alors Caleb imposa silence au peuple à l'égard de Moïse et dit : Marchons, marchons ! faisons-en la conquête, car nous en serons maîtres. Mais les hommes qui l'avaient accompagné dirent : Nous ne saurions marcher contre ce peuple, car il est plus fort que nous. Et ils décrièrent le pays qu'ils avaient reconnu, en répandant chez les enfants d'Israël ces propos : Le pays que nous avons parcouru pour le reconnaître, est un pays qui dévore ses habitants, et tout le peuple que nous y avons vu, est de taille élevée. Et là nous avons vu des géants, enfants d'Anak, de la race des géants ; et nous nous semblions des sauterelles, et nous leur semblions tels.
Epistle
Sirach 24:14-16
First Reading
Hosea 2
Cependant le nombre des enfants d'Israël sera comme le sable de la mer qui n'est ni mesuré, ni compté ; et dans le lieu même où il leur est dit : Vous n'êtes pas mon peuple ! il leur sera dit : Fils du Dieu vivant ! Et les enfants de Juda et les enfants d'Israël seront rassemblés et réunis, et ils se donneront un seul chef, et ils reviendront de la terre étrangère ; car grande sera la journée de Jisréel. Dites à vos frères : Mon-peuple ! et à vos sœurs : Rentrée-en-grâce ! Faites le procès, le procès à votre mère ! car elle n'est point mon épouse et je ne suis point son époux ; afin que de sa figure elle ôte son impudicité, et de ses mamelles ses adultères, de peur que je ne la déshabille à nu et ne la rende telle qu'au jour de sa naissance, et pareille au désert, pareille à une terre aride, et que je ne la fasse périr de soif : de ses fils non plus je n'aurai pas pitié, car ils sont impudiques. C'est qu'elle est impudique votre mère, infâme celle qui vous enfanta, car elle dit : Je veux suivre mes amants qui me donnent mon pain et mon eau, ma laine et mon lin, mon huile et mon breuvage. Aussi voici, je vais barrer son chemin avec des ronces et y élever un mur, afin qu'elle ne trouve plus ses sentiers ; et elle poursuivra ses amants, et ne les atteindra pas ; elle les cherchera, mais ne les trouvera pas, et elle dira : Je veux aller et retourner à mon premier époux, car j'étais mieux alors que maintenant. Mais elle ne reconnaît pas que c'est moi qui lui ai donné le blé et le moût et l'huile, et en abondance l'argent et l'or dont ils ont fait un Baal. Aussi je retirerai mon blé dans sa saison et mon moût à son époque, et reprendrai ma laine et mon lin, couverture de sa nudité. Et maintenant je dévoilerai sa honte aux yeux de ses amants, et nul ne la dégagera de ma main. Et je mettrai fin à toute sa joie, à ses fêtes, à ses nouvelles lunes et à ses sabbats, et à toutes ses solennités. Et je dévasterai ses vignes et ses figuiers dont elle dit : C'est un don que m'ont fait mes amants ! Et je les changerai en forêts, afin que les bêtes des champs les dévorent. Et je vengerai sur elle les jours des Baals, où elle les encensait, et se parait de son anneau et de son collier, et suivait ses amants, et m'oubliait, dit l'Éternel. Aussi voici, je veux la gagner et la mener au désert et parler à son cœur. Et dès lors je lui rendrai ses vignes et la vallée d'Achor comme porte d'espérance ; et là elle chantera comme aux jours de sa jeunesse, et au jour qu'elle sortit du pays d'Egypte. Et en ce jour-là, dit l'Éternel, tu m'appelleras : Mon époux ! et tu ne m'appelleras plus : Monseigneur ! Et j'ôterai de leur bouche les noms des Baals, afin qu'on ne les rappelle plus par leurs noms. Et pour eux je ferai en ce temps-là un pacte avec les bêtes des champs et avec les oiseaux des Cieux et avec les reptiles de la terre, et je briserai l'arc et l'épée et la guerre que je bannirai du pays, et je leur donnerai une demeure assurée. Et je te fiancerai à moi pour l'éternité, et je te fiancerai à moi avec justice et droit, et avec grâce et miséricorde, et je te fiancerai à moi avec fidélité, et tu connaîtras l'Éternel. Et en ce temps-là j'exaucerai, dit l'Éternel, j'exaucerai les Cieux, et ils exauceront la terre,
Morning Prayer — Second Lesson
Mark 14
Or la Pâque et la fête des pains sans levain devait avoir lieu dans deux jours, et les grands prêtres et les scribes cherchaient de quelle manière ils pourraient par ruse s'emparer de lui et le mettre à mort ; car ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, de peur qu'il n'y ait une émeute du peuple. » Et comme il se trouvait, à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, pendant qu'il était à table survient une femme tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de véritable nard, très précieux ; ayant brisé la fiole, elle la lui versa sur la tête. Mais il y avait là des gens qui s'indignaient entre eux : « Pourquoi cette profusion de parfum s'est-elle faite ? Car ce parfum pouvait être vendu plus de trois cents deniers, et être donné aux pauvres ; » et ils le tançaient vertement. Mais Jésus dit : « Laissez-la faire ; pourquoi lui faites-vous de la peine ? Elle a accompli une bonne œuvre en ma personne, en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, et quand vous le voudrez vous pouvez toujours leur faire du bien ; mais moi vous ne devez pas m'avoir toujours. Ce qu'elle a pu, elle l'a fait ; elle s'est occupée d'avance de parfumer mon corps pour ma sépulture. Or, en vérité je vous déclare que où que l'évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Et Judas Iscarioth, l'un des douze, se rendit auprès des grands prêtres pour le leur livrer ; ce qu'ayant ouï ils furent dans la joie, et ils promirent de lui donner de l'argent ; et il cherchait comment il aurait une bonne occasion de le livrer. Et le premier jour de la fête des pains sans levain, époque où l'on immolait la pâque, ses disciples lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dépêcha deux de ses disciples, et leur dit : « Allez à la ville, et vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau, suivez-le, et où que ce soit qu'il entre, dites au chef de famille : « Le maître dit : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et lui-même vous montrera une grande salle à manger garnie de lits, toute prête ; faites-y les préparatifs pour nous. » Et les disciples partirent et vinrent à la ville ; et ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Et quand le soir fut venu, il arrive avec les douze. Et pendant qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous qui mangez avec moi me livrera. » Ils commencèrent à être saisis de tristesse et à lui dire l'un après l'autre : « Est-ce moi ? » Mais il leur dit : « C'est un des douze, celui qui trempe avec moi dans le plat. En effet le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et pendant qu'ils mangeaient, ayant pris du pain, il le rompit après avoir, prononcé une bénédiction, et il le leur donna et dit : « Prenez ; ceci est mon corps. » Et ayant pris une coupe, il la leur donna après avoir rendu grâces, et ils en burent tous, et il dit : « Ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs. En vérité je vous déclare que je ne boirai certainement plus du produit de la vigne, jusques à ce jour où j'en boirai du nouveau dans le royaume de Dieu. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Et Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous, car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui dit : « Quand même tous trébucheraient, non pas moi ! » Et Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Mais il disait de plus belle : « S'il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas ; » et tous aussi disaient la même chose. Et ils arrivent dans un lieu dont le nom était Gétsémani, et il dit à ses disciples : « Asseyez-vous-jusques à ce que j'aie prié. » Et il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean ; et il commença à être épouvanté et abattu, et il leur dit : « Mon âme est triste jusques à la mort ; demeurez ici et veillez. » Et s'étant un peu avancé, il tombait à terre, et il priait afin que, s'il était possible, le moment s'éloignât de lui, et il disait : Abba, père, tout T'est possible ; fais passer cette coupe loin de moi ; mais non pas ce que moi je veux, mais ce que Toi ! » Et il vient, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Simon, dors-tu ? Tu n'as pas pu veiller une seule heure ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » Et s'étant retiré derechef, il pria en répétant les mêmes paroles ; et étant revenu de nouveau, il les trouva endormis ; leurs yeux en effet étaient fort appesantis, et ils ne savaient que lui répondre. Et il revient pour la troisième fois, et il leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; il suffit ; l'heure est venue ; voici, le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs ; levez -vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et aussitôt, pendant qu'il parlait, survient Judas, un des douze, et avec lui une foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les scribes et les anciens. Or celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu, en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » Et s'étant aussitôt approché de lui, il dit : « Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Quant à eux, ils mirent la main sur lui, et se saisirent de lui. Mais l'un des assistants ayant tiré l'épée frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille. Et Jésus prenant la parole leur dit : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais près de vous dans le temple occupé à enseigner, et il ne se saisissait pas de moi ; mais c'est afin que les écritures fussent accomplies, » Et l'ayant abandonné ils s'enfuirent tous. Et un certain jeune homme le suivait, enveloppé d'un drap sur son corps nu, et on se saisit de lui ; mais ayant abandonné son drap, il s'enfuit tout nu. Et ils amenèrent Jésus auprès du grand prêtre ; et chez lui se réunissent tous les grands prêtres et les anciens et les scribes. Et Pierre l'avait suivi de loin jusques dans l'intérieur de la cour du grand prêtre, et il se tenait assis avec les valets, et il se chauffait auprès du feu. Or, les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mourir, et ils n'en trouvaient point. Car plusieurs rendaient contre lui de faux témoignages, et les témoignages n'étaient pas d'accord. Et quelques individus s'étant présentés rendaient contre lui un faux témoignage, en disant : « Nous l'avons entendu dire : Je détruirai ce sanctuaire fait de main d'homme, et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme. » Et même sur ce point-là leur témoignage n'était pas d'accord. Et le grand prêtre s'étant levé au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus en disant : « Ne réponds-tu rien ? Car ceux-ci témoignent contre toi. » Mais il gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l'interrogeait derechef et lui dit : « Es-tu le Christ, le fils de Celui qui est béni ? » Et Jésus dit : « Je le suis, et vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant avec les nuées du ciel. » Mais le grand prêtre ayant déchiré ses tuniques, dit : « Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Vous avez ouï le blasphème. Que vous en semble ? » Et ils jugèrent tous qu'il méritait la mort. Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, et à lui voiler le visage, et à le souffleter, et à lui dire : « Prophétise ; » et les valets le reçurent à coups de verges. Et pendant que Pierre était en bas dans la cour arrive une des servantes du grand prêtre, et ayant vu Pierre qui se chauffait, elle lui dit, après l'avoir regardé : « Toi aussi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. » Mais il le nia en disant : « Je ne sais, ni ne comprends ce dont tu parles. » Et il se retira au dehors dans le vestibule. Et la servante l'ayant vu dit aux assistants : « Celui-ci est des leurs. » Mais il le niait de nouveau. Et un instant après les assistants disaient derechef à Pierre : « Vraiment tu es des leurs, car tu es aussi Galiléen. » Mais il se mit à proférer des anathèmes et à dire avec serment : « Je ne connais point cet homme dont vous parlez, » Et aussitôt le coq chanta pour la seconde fois, et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Et cette pensée le faisait pleurer.
Responsorial Psalm
Psalm 72
De Salomon.O Dieu, donne au Roi tes jugements, et ta justice au Fils du Roi ! Il jugera ton peuple avec justice, et tes affligés avec équité. Les monts et les coteaux, par l'effet de la justice, porteront la paix pour le peuple. Il fera justice aux malheureux du peuple, il sera secourable aux enfants du pauvre, et il écrasera les oppresseurs. Tu seras craint, tant que le soleil luira, tant que la lune éclairera, d'âge en âge. Il descendra, comme une pluie sur un champ dépouillé, comme une rosée qui humecte la terre. En ses jours le juste fleurira, et le salut abondera, jusqu'à ce que la lune cesse d'être. Et il régnera d'une mer à l'autre mer, et du Fleuve aux extrémités de la terre. Devant lui s'inclineront les habitants du désert, et ses ennemis baiseront la poussière ; les rois de Tarsis et des Iles paieront un tribut ; les rois de Séba et de Méroë apporteront des présents. Tous les rois se prosterneront devant lui, et tous les peuples le serviront. Car il sauvera le pauvre qui crie au secours, et le malheureux qui est sans aide ; il aura pitié du misérable et de l'indigent, et il sauvera la vie au pauvre ; il les délivrera de la violence et de l'oppression, et leur sang aura un grand prix à ses yeux. Et ils auront la vie, et il leur donnera de l'or de Séba, et pour lui ils prieront incessamment ; toujours ils le béniront. Les blés abonderont dans le pays, au sommet des montagnes et leurs épis bruiront, comme le Liban. Des villes on verra fleurir les hommes, comme l'herbe de la terre. Son nom sera éternel ; tant que le soleil luira, son nom se propagera, on le nommera pour se bénir mutuellement ; tous les peuples le proclameront heureux. \csp{ Béni soit l'Éternel Dieu, Dieu d'Israël, qui seul fait des choses merveilleuses ! et béni soit a jamais son nom glorieux, et que toute la terre soit pleine de sa magnificence ! ainsi soit-il ! oui, ainsi soit-il !}\csp{ Fin des prières de David, fils d'Isaï.}
Gospel
Luke 11:27-28
Or il advint, pendant qu'il disait ces choses, qu'une femme, élevant sa voix du milieu de la foule, lui dit : « Heureux le sein qui t'a porté et les mamelles qui t'ont allaité ! » Mais il dit : « Heureux bien plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent ! »
Responsorial Psalm
Psalm 44
Au maître chantre. Hymne des fils de Coré.O Dieu, nous avons ouï de nos oreilles, nos pères nous ont raconté les exploits que tu fis en leurs jours, aux jours d'autrefois. De ta main tu chassas les nations, pour les établir ; tu détruisis les peuples, pour les multiplier. Car ce ne fut pas par leur épée qu'ils conquirent le pays, ni leur bras qui les rendit vainqueurs, mais ta droite et ton bras, et la lumière de ta face ; car tu leur fus propice. O Dieu ! tu es mon Roi ! Ordonne la délivrance de Jacob ! Avec toi nous battons nos ennemis, par ton nom nous terrassons nos adversaires Car dans mon arc je ne me confie point, ce n'est pas mon épée qui me délivre ; mais c'est toi qui nous délivres de nos ennemis, et qui confonds ceux qui nous haïssent. De Dieu nous faisons gloire en tout temps, et nous louons éternellement ton nom. (Pause) Cependant tu nous rejetas et nous couvris d'opprobre, et tu ne marchas plus avec nos armées ; tu nous fis reculer devant nos ennemis, et ceux qui nous haïssent, emportèrent des dépouilles ; tu nous livras comme la brebis que l'on mange, et parmi les nations tu nous disséminas ; tu vendis ton peuple à vil prix, et pour toi il n'eut pas une grande valeur ; tu nous exposas aux affronts de nos voisins, aux railleries et aux insultes de nos alentours ; tu nous fis passer en proverbe chez les nations, exciter des hochements de tête parmi les peuples. Toujours ma honte est devant mes yeux, et la confusion de ma face me couvre, à la voix de celui qui m'insulte et m'outrage, à l'aspect de l'ennemi et de l'homme hostile. Tout cela nous est arrivé, et pourtant nous ne t'avions pas oublié, nous n'avions pas violé ton alliance, notre cœur ne s'était point retiré de toi, et nos pas n'avaient pas dévié de tes voies, pour que tu nous écrases dans le pays des chacals, et que tu nous enveloppes d'une ombre de mort. Si nous avions oublié le nom de notre Dieu, et tendu nos mains vers un dieu étranger, est-ce que Dieu ne le pénétrerait pas, lui qui connaît les secrets de nos cœurs ? Mais non, pour toi nous sommes tués tous les jours, et regardés comme des brebis à égorger. Veille ! pourquoi dors-tu, Seigneur ? Réveille-toi ! ne nous rejette pas à jamais ! Pourquoi cacher ta face, oublier notre misère et notre oppression ? Car jusqu'à la poussière notre âme est abattue, et notre corps à la terre est attaché. Lève-toi ! à notre secours ! et sauve-nous pour l'amour de ta grâce.
Responsorial Psalm
Psalm 45
Au maître chantre. En schoschanim. Hymne des fils de Coré. Chant des amours.Il jaillit de mon cœur un propos excellent. Je dis : Mon œuvre est pour le Roi ! Que ma langue soit le style d'un écrivain rapide ! En beauté tu surpasses les enfants des hommes, la grâce est répandue sur tes lèvres : aussi Dieu te bénit éternellement. Guerrier, ceins à tes flancs ton épée, ta parure et ta gloire ! et ta gloire !… Monte sur ton char ! triomphe pour la vérité, la bonté, la justice ! et que ta droite te montre les exploits terribles ! Tes flèches acérées (des peuples tomberont sous tes coups) iront au cœur des ennemis du Roi. Ton trône, Dieu ! est permanent, éternel, le sceptre de ton empire est un sceptre équitable. Tu aimes la justice, et tu hais l'impiété : aussi, Dieu ! ton Dieu par l'onction de l'huile d'allégresse te distingua de tes pairs. La myrrhe, et l'aloès, et le laurier, parfument tes vêtements ; des palais d'ivoire le son des harpes vient te réjouir. Les filles des rois sont parmi tes bien-aimées ; la Reine est à ta droite, parée d'or d'Ophir. Ecoute, ma fille, et considère et prête l'oreille ! Oublie ton peuple et la maison de ton père ! Le Roi désire ta beauté ; puisqu'il est ton Seigneur, rends-lui ton hommage ! Et la fille de Tyr, la plus riche des nations, par des offrandes briguera ta faveur. Dans toute sa splendeur, en face de l'entrée, la fille royale est assise ; sa robe est un brocart d'or. Sur des tapis diaprés elle est conduite au Roi ; à sa suite, les vierges ses compagnes te sont amenées ; escortées de joie et d'allégresse, elles entrent dans le palais du Roi. A tes pères succéderont tes fils ; tu les établiras princes par toute la terre. Je rappellerai ton nom d'âge en âge : aussi les peuples te loueront toujours, à jamais.
Responsorial Psalm
Psalm 45
Au maître chantre. En schoschanim. Hymne des fils de Coré. Chant des amours.Il jaillit de mon cœur un propos excellent. Je dis : Mon œuvre est pour le Roi ! Que ma langue soit le style d'un écrivain rapide ! En beauté tu surpasses les enfants des hommes, la grâce est répandue sur tes lèvres : aussi Dieu te bénit éternellement. Guerrier, ceins à tes flancs ton épée, ta parure et ta gloire ! et ta gloire !… Monte sur ton char ! triomphe pour la vérité, la bonté, la justice ! et que ta droite te montre les exploits terribles ! Tes flèches acérées (des peuples tomberont sous tes coups) iront au cœur des ennemis du Roi. Ton trône, Dieu ! est permanent, éternel, le sceptre de ton empire est un sceptre équitable. Tu aimes la justice, et tu hais l'impiété : aussi, Dieu ! ton Dieu par l'onction de l'huile d'allégresse te distingua de tes pairs. La myrrhe, et l'aloès, et le laurier, parfument tes vêtements ; des palais d'ivoire le son des harpes vient te réjouir. Les filles des rois sont parmi tes bien-aimées ; la Reine est à ta droite, parée d'or d'Ophir. Ecoute, ma fille, et considère et prête l'oreille ! Oublie ton peuple et la maison de ton père ! Le Roi désire ta beauté ; puisqu'il est ton Seigneur, rends-lui ton hommage ! Et la fille de Tyr, la plus riche des nations, par des offrandes briguera ta faveur. Dans toute sa splendeur, en face de l'entrée, la fille royale est assise ; sa robe est un brocart d'or. Sur des tapis diaprés elle est conduite au Roi ; à sa suite, les vierges ses compagnes te sont amenées ; escortées de joie et d'allégresse, elles entrent dans le palais du Roi. A tes pères succéderont tes fils ; tu les établiras princes par toute la terre. Je rappellerai ton nom d'âge en âge : aussi les peuples te loueront toujours, à jamais.
Evening Prayer — First Lesson
Numbers 14
Alors toute l'Assemblée élevant la voix poussa une clameur, et le peuple passa la nuit à pleurer. Et tous les enfants d'Israël murmurèrent contre Moïse et contre Aaron et toute l'Assemblée leur dit : Que ne sommes-nous morts dans le pays d'Egypte, ou que ne mourons-nous dans ce désert-ci ! Pourquoi l'Éternel nous mène-t-Il dans ce pays-là pour y périr par l'épée ? nos femmes et nos enfants serviront de proie. Ne vaut-il pas mieux pour nous retourner en Egypte ? Et ils se disaient l'un à l'autre : Prenons un chef et retournons en Egypte. Alors Moïse et Aaron se jetèrent face contre terre devant toute l'assemblée réunie des enfants d'Israël, et Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jephunneh, du nombre des éclaireurs, déchirèrent leurs vêtements, et adressèrent à toute l'Assemblée des enfants d'Israël ces paroles : Le pays que nous avons parcouru pour le reconnaître, est un très bon, très bon pays. Si l'Éternel nous est propice, Il nous introduira dans ce pays-là, et nous la donnera, cette terre découlante de lait et de miel. Seulement ne vous révoltez-pas contre l'Éternel, et n'ayez pas peur du peuple du pays, car ce sera pour nous du pain à manger ; leur ombrage leur a été retiré, et l'Éternel est avec nous : n'ayez point de peur. Alors toute l'Assemblée parlait de les lapider. Mais la Gloire de l'Éternel apparut dans la Tente du Rendez-vous devant tous les enfants d'Israël. Et l'Éternel dit à Moïse : Jusques à quand ce peuple me méprisera-t-il ? Et jusques à quand me refusera-t-il sa foi malgré les miracles que j'ai accomplis dans son sein ? Je veux le frapper de la peste et le déshériter et faire de toi un peuple plus grand et plus puissant que lui. Et Moïse dit à l'Éternel : Mais ils l'apprendront, les Égyptiens du milieu desquels tu as tiré ce peuple par ta puissance, et ils le diront aux habitants de ce pays qui ont appris que toi, l'Éternel, tu es au milieu de ce peuple, que tu te fais voir face à face, toi, l'Éternel, que ta nuée les couvre, que tu marches devant eux le jour dans la colonne de nuée, et la nuit dans la colonne de feu ; or, si tu fais mourir ce peuple comme un seul homme, ces nations dont ta renommée a frappé les oreilles, diront : C'est faute de pouvoir conduire ce peuple dans le pays qu'il leur promit par serment que l'Éternel l'a massacré dans le désert. Maintenant donc qu'on voie dans sa grandeur la puissance du Seigneur, comme tu l'as promis en disant : l'Éternel est lent à s'irriter et riche d'amour, il accorde le pardon de la faute et du péché, mais ne laisse pas quitte, impuni ; Il châtie le crime des pères sur les enfants de la troisième et sur ceux de la quatrième génération. Remets donc sa faute à ce peuple selon la grandeur de ton amour et comme tu lui as pardonné depuis l'Egypte jusques ici. Et l'Éternel dit : Je pardonne en tes propres termes ; et aussi vrai que je suis Vivant et que toute la terre est pleine de ma magnificence, aucun des hommes qui ont vu ma gloire et les miracles opérés par moi en Egypte et au désert, et m'ont tenté voici déjà dix fois et n'ont pas écouté ma voix, ne verra le pays que j'ai promis par serment à leurs pères, aucun de mes contempteurs ne le verra. Mais mon serviteur Caleb qui est animé d'un autre esprit, et m'a pleinement obéi, je l'introduirai dans le pays où il a pénétré et sa race le possédera. Cependant les Amalécites et les Cananéens occupent la vallée ; demain par une conversion repliez-vous dans le désert dans la direction de la Mer aux algues. Et l'Éternel parla à Moïse et Aaron en ces termes : Jusques à quand [pardonnerai-je] à cette Assemblée perverse qui murmure contre moi ? J'ai entendu les murmures des enfants d'Israël comme ils ont murmuré contre moi. Dis-leur : Aussi vrai que je suis Vivant, prononce l'Éternel, ainsi que vous avez parlé à mes oreilles, ainsi je vous traiterai. Vous laisserez vos cadavres dans ce désert, vous tous, hommes de vingt ans et au-dessus enregistrés en totalité, qui avez murmuré contre moi. Vous n'entrerez pas dans le pays où la main levée je promis de vous établir, excepté Caleb, fils de Jephunneh, et Josué, fils de Nun. Et vos enfants dont vous avez dit : ils serviront de proie, je les y introduirai, et ils connaîtront le pays que vous avez dédaigné. Mais vous, vous laisserez vos cadavres dans ce désert-ci, et vos fils resteront dans ce désert comme pasteurs pendant quarante ans, et ils porteront la peine de vos prostitutions, jusqu'à ce que vos cadavres soient au complet dans le désert. Et autant de jours vous avez mis à reconnaître le pays, quarante jours, autant d'années, une année pour un jour, vous porterez la peine de vos crimes, quarante ans, et sentirez ma disgrâce. Moi l'Éternel j'ai parlé : oui, ainsi je traiterai cette Assemblée perverse qui s'est liguée contre moi : ils seront consumés dans ce désert-ci et y mourront. Et les hommes que Moïse avait envoyés pour reconnaître le pays, et qui à leur retour avaient excité toute l'assemblée à murmurer contre lui en répandant des propos pour décrier le pays, ces hommes qui en répandant des propos avaient décrié le pays, moururent frappés d'une plaie devant l'Éternel. Mais Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jephunneh, survécurent à ces hommes qui étaient allés reconnaître le pays. Et Moïse dit toutes ces paroles à tous les enfants d'Israël, et le peuple fut dans un deuil profond. Et le matin ils se levèrent et montèrent au sommet de la montagne en disant : Nous voici prêts à gagner le lieu qu'a dit l'Éternel ; car nous avons péché. Alors Moïse dit : Pourquoi voulez-vous transgresser l'ordre de l'Éternel ? cela ne vous réussira pas ! Ne montez pas ! car l'Éternel n'est pas au milieu de vous ! afin que vous ne soyez pas mis en déroute devant vos ennemis ; car les Amalécites et les Cananéens sont là devant vous, et vous périrez par l'épée parce que vous vous êtes ainsi détournés de l'Éternel, et que l'Éternel ne sera pas avec vous. Néanmoins ils eurent la témérité de monter au sommet de la montagne, mais l'Arche de l'alliance de l'Éternel et Moïse ne bougèrent du camp. Alors les Amalécites et les Cananéens qui occupaient cette montagne, firent une descente et les battirent, et les menèrent battant jusqu'à Horma.
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Ephesians 4
Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le seigneur, à vous conduire d'une manière digne de l'appel qui vous a été adressé, avec toute espèce d'humilité et de mansuétude, avec longanimité, vous supportant les uns les autres avec charité, vous efforçant de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme c'est à une seule espérance que se rapporte l'appel que vous avez reçu ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; il y a un seul Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, et, par tous, en tous. Or à chacun de vous a été donnée la grâce selon la mesure du don de Christ ; c'est pourquoi il est dit : « Après être monté en haut il a capturé des captifs, et il a donné des dons aux hommes. » Or l'expression « il est monté, » qu'emporte-t-elle, sinon qu'il est aussi descendu premièrement dans les parties plus basses de la terre ? Celui qui est descendu, c'est lui aussi qui est monté au-dessus de tous les deux, afin de remplir toutes choses ; et c'est lui qui a établi les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, ceux-ci comme évangélistes, ceux-là comme pasteurs et docteurs, afin d'accomplir, pour le perfectionnement des saints, l'œuvre du ministère, l'édification du corps de Christ, jusques à ce que, tous, nous soyons parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de l'âge de la plénitude de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, ballottés par les flots et emportés çà et là par tous les souffles de l'enseignement, grâce à la tricherie des hommes, à la fourberie qui favorise les manœuvres de l'erreur, mais que, proclamant la vérité avec charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ, par l'assistance duquel le corps entier, bien uni et bien compact, travaille à sa propre croissance, sous l'action multiple de cette assistance, avec une efficace proportionnée à chacune de ses parties, pour s'édifier lui-même dans la charité. Je dis donc, et j'en atteste le seigneur, que vous ne devez plus vous conduire comme les Gentils se conduisent dans l'inanité de leur intelligence, ayant l'entendement offusqué de ténèbres, étant étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur ; en sorte que, devenus insensibles, ils se sont livrés à la débauche, pour commettre avec excès toute espèce d'impureté. Mais, pour vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si, en effet, vous avez ouï parler de lui, et si c'est en lui que vous avez été instruits, selon que la vérité existe en Jésus, à dépouiller, en opposition à votre précédente conduite, le vieil homme qui se corrompt sous l'influence des convoitises que produit l'erreur, et à être renouvelés par l'Esprit dans votre intelligence, et à revêtir le nouvel homme, qui a été créé à l'image de Dieu avec la justice et la sainteté que produit la vérité. C'est pourquoi, ayant dépouillé, le mensonge, parlez avec vérité, chacun à votre prochain, car nous sommes membres les uns des autres. Soyez en colère, et toutefois ne péchez pas ; que le soleil ne se couche pas sur votre courroux, et ne donnez pas non plus de prise au diable. Que le larron ne dérobe plus, mais que plutôt il prenne de la peine en travaillant de ses mains à ce qui est bien, afin qu'il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. Qu'aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche, mais seulement celle qui peut être bonne pour l'édification selon le besoin, afin qu'elle soit un bienfait pour les auditeurs, n'attristez point l'esprit saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute espèce d'aigreur, et d'irritation, et de colère, et de cris, et de calomnie, soit enlevée du milieu de vous, ainsi que toute espèce de méchanceté. Devenez bons les uns pour les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement comme Dieu aussi nous a pardonné en Christ ;
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II Corinthians 13
C'est la troisième fois que je viens chez vous ; sur la déclaration de deux ou de trois témoins toute affaire sera décidée. J'ai prévenu et je préviens, comme je l'ai fait lorsque j'étais présent pour la seconde fois, et maintenant que je suis absent, ceux qui ont ci-devant péché et tous les autres, que si j'arrive de nouveau je n'userai d'aucun ménagement, puisque vous cherchez à avoir la preuve que c'est Christ qui parle en moi, lequel n'est pas faible relativement à vous, mais il est puissant parmi vous. En effet, il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu ; eh bien, nous-mêmes aussi nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu. Mettez-vous vous-mêmes à l'épreuve pour voir si vous êtes dans la foi ; examinez-vous vous-mêmes. Ou bien est-ce que vous ne reconnaissez pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. Mais j'espère que vous connaîtrez que nous, nous ne sommes pas réprouvés. Cependant nous demandons à Dieu que vous ne fassiez rien de mal, non pas que notre propre mérite soit mis en évidence, mais que vous pratiquiez ce qui est bien, et que nous-mêmes nous soyons en quelque sorte tenus pour réprouvés ; car nous ne pouvons rien contre la vérité, mais pour la vérité ; nous nous réjouissons en effet quand nous, nous sommes faibles, et quand vous-mêmes, vous êtes forts ; et ce que nous demandons dans nos prières, c'est votre perfectionnement. C'est pourquoi je vous écris ces choses pendant que je suis absent, afin que, quand je serai présent, je n'aie pas à agir avec rigueur selon l'autorité que le Seigneur m'a donnée pour édifier et non pour détruire. Du reste, frères, réjouissez-vous, perfectionnez-vous, consolez-vous, soyez animés des mêmes sentiments, vivez en paix, et le Dieu de la charité et de la paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les saints vous saluent. Que la grâce du seigneur Jésus, et la charité de Dieu, et la communication du saint esprit soient avec vous tous !
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1 Corinthians 12:12-31
En effet, de même que le corps forme un seul tout et possède plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, bien qu'ils soient plusieurs, forment un seul corps, de même en est-il aussi de Christ ; car c'est dans un seul Esprit que tous nous avons été baptisés pour ne former qu'un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit. En effet le corps aussi n'est pas formé d'un seul membre, mais de plusieurs. Si le pied disait : « Parce que je ne suis pas une main, je ne fais pas partie du corps ; il ne cesse pas pour cela de faire partie du corps. Et si l'oreille disait : « Parce que je ne suis pas un œil, je ne fais pas partie du corps ; » elle ne cesse pas pour cela de faire partie du corps. Si le corps entier n'était qu'un œil, où serait l'ouïe ? S'il n'était tout entier qu'ouïe, où serait l'odorat ? Mais maintenant Dieu a disposé chacun des membres dans le corps comme Il l'a voulu ; or si tous ils ne formaient qu'un seul membre, où serait le corps ? Mais maintenant il y a plusieurs membres, tandis qu'il n'y a qu'un seul corps. Or l'œil ne peut pas dire à la main : « Je n'ai pas besoin de toi ; » ou bien encore la tête dire aux pieds : « Je n'ai pas besoin de vous. » Combien plus au contraire les membres du corps qui semblent être plus faibles sont-ils nécessaires ; et ceux qui nous semblent être les moins honorables du corps, ce sont ceux-là que nous entourons d'un plus grand honneur, et nos membres indécents sont couverts avec plus de décence, tandis que ceux qui sont décents n'en ont pas besoin. Or Dieu a composé le corps en donnant davantage à la partie qui a été privée de quelque chose, afin qu'il n'y eût pas de division dans le corps, mais que les membres eussent le même intérêt les uns pour les autres ; et si un seul membre souffre de quoi que ce soit, tous les membres souffrent avec lui, et si un membre est honoré, tous les membres s'en réjouissent avec lui. Or, pour vous, vous êtes le corps de Christ, et partiellement ses membres ; et Dieu a établi les uns dans l'église, d'abord comme apôtres, secondement comme prophètes, troisièmement comme docteurs, ensuite des miracles, ensuite des dons de guérisons, des emplois d'assistance, des fonctions de gouvernement, des variétés de langues. Est-ce que tous sont apôtres ? Est-ce que tous sont prophètes ? Est-ce que tous sont docteurs ? Est-ce que tous font des miracles ? Est-ce que tous possèdent des dons de guérisons ? Est-ce que tous parlent en langues ? Est-ce que tous interprètent ? Ambitionnez cependant les dons les plus grands, et je vais encore vous indiquer une route excellente.
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Ephesians 1:1-10
Paul, apôtre de Christ Jésus par la volonté de Dieu, aux saints qui sont aussi fidèles en Christ Jésus : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par le seigneur Jésus-Christ ! Béni soit le Dieu de notre seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis par toute ; espèce de bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ, selon qu'il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irrépréhensibles devant Lui, nous ayant prédestinés, dans Sa charité, à devenir, par Christ Jésus, Ses enfants d'adoption, suivant le bon plaisir de Sa volonté, à la louange de la gloire de Sa grâce, qu'il nous a gratuitement accordée par le bien-aimé en qui nous possédons la rédemption par son sang, le pardon de nos fautes, selon la richesse de Sa grâce, qu'Il a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence, en nous faisant connaître le mystère de Sa volonté, selon le libre dessein qu'il avait d'avance formé en Lui-même, pour l'exécuter lors de l'accomplissement des temps, de rassembler toutes choses en Christ, tant celles qui sont aux cieux, que celles qui sont sur la terre, en lui, dis-je,
Gospel
Matthew 24
Et après être sorti du temple Jésus se remettait en chemin, et ses disciples s'approchèrent pour lui montrer les édifices du temple. Mais il leur répliqua : « Ne voyez-vous pas tout cela ? En vérité je vous le déclare : il ne sera certainement pas laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. » Or, pendant qu'il était assis sur la montagne des Oliviers, les disciples s'approchèrent de lui en particulier en disant : « Dis-nous, quand cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe de ton avènement et de la consommation du temps ? » Et Jésus leur répliqua : « Prenez garde que personne ne vous égare ; car beaucoup viendront en mon nom, disant : C'est moi qui suis le Christ, et ils en égareront plusieurs. Mais vous entendrez bientôt parler de guerres et de bruits de guerres ; n'ayez garde de vous en laisser troubler, car il faut que cela arrive ; mais ce n'est pas encore la fin. En effet, une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura ici et là des famines et des tremblements de terre. Or tout cela est le commencement des douleurs. Alors ils vous livreront pour être persécutés, et ils vous feront mourir, et vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom ; et alors plusieurs trébucheront, et ils se livreront les uns les autres, et ils se haïront les uns les autres. Et beaucoup de faux prophètes surgiront, et ils en égareront plusieurs. Et à cause de l'accroissement de l'iniquité, la charité du plus grand nombre se refroidira ; mais celui qui aura persévéré jusques à la fin, celui-là sera sauvé. Et cet évangile du royaume sera prêché dans la terre entière, pour servir de témoignage à toutes les nations, et alors viendra la fin. « Ainsi donc, quand vous aurez vu « l'œuvre abominable de la dévastation, » dont il a été parlé par l'entremise de Daniel le prophète, établie dans un lieu saint (que le lecteur y réfléchisse), alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes ; que celui qui est sur le toit ne descende pas pour sortir quoi que ce soit de sa maison ; et que celui qui est aux champs ne revienne pas en arrière pour prendre son manteau. Mais malheur à celles qui sont enceintes, et à celles qui allaitent en ces jours-la ! Or priez afin que votre fuite n'ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat ; car il y aura alors une grande tribulation, telle qu'il n'y en a pas eu encore depuis le commencement du monde jusques à maintenant, et qu'il n'y en aura certainement jamais. Et si ces jours-là n'avaient été raccourcis, qui que ce soit n'eut été sauvé ; mais à cause des élus ces jours-là seront raccourcis. Alors si quelqu'un vous dit : Voici, le Christ est ici, ou ici, ne le croyez pas ; car il surgira de faux Christs et de faux prophètes, et ils feront de grands miracles et des prodiges, de manière à égarer, s'il est possible, même les élus. Voici, je vous l'ai prédit. Si donc ils vous disent : « voici, il est au désert, » ne vous y rendez pas ; « voici, il est dans les chambres, » ne le croyez pas ; car, tel l'éclair sort de l'orient et brille jusques au couchant, tel sera l'avènement du fils de l'homme. 0ù que soit le cadavre, c'est là que se rassembleront les aigles. Or, immédiatement après la tribulation de ces jours-là, le soleil s'obscurcira, et la lune ne donnera pas sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors paraîtra le signe du fils de l'homme dans le ciel, et alors se lamenteront toutes les tribus de la terre, et elles verront le fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire ; et il enverra ses anges avec un grand bruit de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, d'une extrémité des cieux jusqu'à leur autre extrémité. Or, instruisez-vous par cette comparaison tirée du figuier : Lorsque ses branches commencent à se ramollir et qu'il pousse ses feuilles, vous savez que l'été est proche. De même vous aussi, lorsque vous aurez vu toutes ces choses, sachez qu'il est proche, qu'il est à la porte. En vérité je vous déclare que cette génération ne disparaîtra certainement point jusqu'à ce que toutes ces choses se soient réalisées. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point. Or, quant à ce jour-là et à l'heure, personne n'en sait rien, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. Car telle fut l'époque de Noé, tel sera l'avènement du fils de l'homme. En effet, de même qu'en ces jours-là qui précédèrent le déluge on mangeait et on buvait, que les hommes prenaient des femmes et les femmes des maris, jusques au jour où Noé entra dans l'arche, et qu'ils ne s'avisèrent de rien, jusques à ce que survint le déluge qui les enleva tous, tel sera l'avènement du fils de l'homme. Alors deux hommes seront dans les champs, l'un est pris et l'autre laissé ; deux femmes moudront à la meule, l'une est prise et l'autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre maître doit venir. Or, sachez ceci, c'est ce que, si le chef de famille avait su à quelle veille devait venir le voleur, il aurait veillé et n'aurait pas laissé forcer sa maison. C'est pourquoi vous aussi tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme doit venir à l'heure dont vous ne vous doutez pas. Quel est, je vous prie, l'esclave fidèle et prudent que le maître a mis à la tête de ses gens, pour leur donner leur nourriture à propos ? Heureux cet esclave que son maître, à son arrivée, trouvera agissant de la sorte ; en vérité je vous déclare qu'il le mettra à la tête de tous ses biens. Mais si ce mauvais esclave se dit en son cœur : « Mon maître tarde, » et qu'il se mette à battre les esclaves qui servent avec lui, tandis qu'il mange et boit avec les ivrognes, le maître de cet esclave arrivera le jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas, et il le pourfendra et lui assignera son lot parmi les hypocrites ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents.
Evening Prayer — Second Lesson
2 Corinthians 10
Or c'est moi-même Paul, qui vous exhorte, au nom de la mansuétude et de la clémence de Christ, moi qui parmi vous me montre sous d'humbles apparences, il est vrai, tandis qu'absent je prends envers vous un ton d'assurance ; mais je vous prie que je n'aie pas, en étant présent, à prendre ce même ton avec la hardiesse dont je me propose d'user contre certaines gens qui nous regardent comme marchant selon la chair. En effet, si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair ; car les armes de notre guerre ne sont pas charnelles, mais puissantes, grâces à Dieu, pour la destruction des ouvrages ennemis, en sorte que nous détruisons toute conception et tout rempart qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et que nous rendons toute pensée prisonnière de l'obéissance de Christ, et que nous sommes prêts à punir toute espèce de désobéissance, quand votre obéissance sera devenue parfaite. Est-ce aux apparences que vous vous arrêtez ? Si quelqu'un croit posséder l'assurance d'appartenir à Christ, qu'il réfléchisse aussi en lui-même que, de même qu'il appartient à Christ, nous aussi, nous lui appartenons ; car, quand même je me serais enorgueilli, un peu plus qu'il ne faut, de l'autorité que le Seigneur nous a donnée pour votre édification et non pour votre destruction, je n'aurai point à en rougir, afin que je ne paraisse pas chercher à vous effrayer par mes lettres. On dit en effet : « ses lettres sont, il est vrai, sévères et fortes, mais, quand il est présent, sa personne est faible et sa parole méprisée. » Que celui qui parle delà sorte réfléchisse que, tels nous sommes en paroles par nos lettres lorsque nous sommes absents, tels aussi nous sommes par le fait quand nous sommes présents ; car je n'ose point nous confondre ou nous comparer avec quelques-uns de ceux qui se recommandent eux-mêmes ; mais, en se mesurant eux-mêmes à eux-mêmes, et en se comparant eux-mêmes à eux-mêmes, ils se montrent sans intelligence ; mais, pour nous, nous ne nous enorgueillirons point hors de toute mesure, ce sera au contraire selon la mesure des limites au dedans desquelles Dieu nous a assigné notre lot, de manière à venir aussi jusques à vous. Est-ce qu'en effet, comme si nous ne venions pas à vous, nous dépassons nos limites ? Mais c'est bien aussi jusques à vous que nous sommes parvenus en prêchant l'évangile de Christ, loin de nous enorgueillir, hors de toute mesure, de travaux étrangers, mais ayant l'espérance, notre foi allant croissant, de grandir de plus en plus à vos yeux, sans sortir de nos limites, en portant la bonne nouvelle plus loin que vous, non en nous enorgueillissant, dans des limites étrangères, d'un travail déjà fait. Du reste, que celui qui s'enorgueillit s'enorgueillisse dans le Seigneur ; car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même dont on reconnaît le mérite, mais celui que recommande le Seigneur.
Gospel
Matthew 19:16-30
Et voici, quelqu'un s'étant approché de lui, dit : « Maître que dois-je faire de bon pour posséder la vie éternelle ? » Mais il lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est Le Bon ; mais si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. » Il lui dit : « Lesquels ? » Or Jésus dit : « Ceux-ci : tu ne tueras point ; tu ne commettras point d'adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne feras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ; tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « J'ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ? » Jésus lui dit : « Si tu veux être parfait, va, vends tes biens, et donne-les aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux, puis viens, suis-moi. » Mais le jeune homme, après avoir entendu ce discours, s'en alla tout triste ; car il avait de grandes richesses. Or Jésus dit à ses disciples : « En vérité, je vous déclare qu'un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. Or je vous le déclare encore, il est plus facile qu'un chameau passe par un trou d'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Ce que les disciples ayant ouï, ils étaient dans une grande stupéfaction, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » Mais Jésus, ayant fixé sur eux ses regards, dit : « Quant aux hommes cela est impossible, mais quant à Dieu tout est possible. » Alors Pierre reprenant la parole lui dit : « Voici, pour nous, nous avons tout abandonné, et nous t'avons suivi ; qu'avons-nous donc à attendre ? » Et Jésus leur dit : « En vérité, je vous déclare que vous qui m'avez suivi, lors du renouvellement, quand le fils de l'homme se sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi vous serez assis sur douze trônes pour juger les douze tribus d'Israël. Et quiconque a abandonné maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou enfants, ou champs, à cause de mon nom, recevra infiniment davantage, et il héritera la vie éternelle. Mais plusieurs, quoique des derniers, seront des premiers, et des derniers, quoique des premiers.
Gospel
Luke 6:31-36
Et conformément à la manière dont vous voulez que les hommes agissent envers vous, agissez de même envers eux. Et si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle gratitude vous en revient-il ? Car les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Et en effet si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle gratitude vous en revient-il ? Les pécheurs aussi font la même chose. Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quelle gratitude vous en revient-il ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. Au contraire, aimez vos ennemis, et faites du bien, et prêtez, sans espérer du retour ; et votre récompense sera considérable, et vous serez fils du Très-Haut, car Il est bon envers les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Gospel
Luke 7
Lorsqu'il eut fini de faire entendre au peuple toutes ces siennes paroles, il entra à Capharnaoum. Or un certain centurion avait un esclave malade et sur le point de mourir, qui lui était très précieux. Mais ayant ouï parler de Jésus, il lui dépêcha des anciens des Juifs, en le suppliant de venir pour tirer d'affaire son esclave. Ceux-ci étant arrivés auprès de Jésus le sollicitaient avec instances en disant : « Il mérite que tu lui accordes cela ; car il aime notre nation, et c'est lui qui nous a bâti notre synagogue. » Or Jésus s'était mis en route avec eux, et il n'était plus qu'à peu de distance de la maison, lorsque le centurion envoya des amis pour lui dire : « Seigneur, ne te dérange pas ; car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; c'est pourquoi je ne me suis pas même permis d'aller moi-même à toi ; mais dis un mot, et que mon serviteur soit guéri ; car moi aussi je suis un homme placé sous autorité, ayant des soldats sous mes ordres, et je dis à celui-ci : « Va, » et il va, et à un autre : « Viens, » et il vient, et à mon esclave : « Fais cela, » et il le fait. » Or en entendant cela Jésus fut émerveillé de lui, et s'étant tourné vers la foule qui le suivait, il dit : « Je vous déclare que même en Israël je n'ai pas trouvé une si grande foi. » Et ceux qui avaient été envoyés étant retournés à la maison trouvèrent l'esclave en bonne santé. Et il advint ensuite qu'il se rendit dans une ville appelée Naïn, et ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui. Mais quand il approcha de la porte de la ville, voici, on emportait un mort, fils unique de sa mère ; et celle-ci était veuve, et une foule considérable de la ville était avec elle. Et le Seigneur l'ayant vue fut ému de compassion envers elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Et s'étant approché, il toucha le cercueil ; or les porteurs s'arrêtèrent, et il dit : « Jeune homme, je te dis : lève-toi ! » Et le mort s'assit, et commença à parler ; et il le rendit à sa mère. Mais tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : « Un grand prophète s'est élevé parmi nous, » et : « Dieu a visité Son peuple. » Et cette nouvelle répandit sa renommée dans toute la Judée, et dans tout le pays d'alentour. Et Jean fut informé par ses disciples de tout cela ; et ayant appelé à lui deux de ses disciples, Jean les envoya auprès du Seigneur, pour lui dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien devons-nous en attendre un autre ? » Or quand ces hommes furent arrivés vers lui, ils dirent : « Jean le baptiste nous a dépêchés vers toi pour te dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien devons-nous en attendre un autre ? » En ce moment-là il guérit beaucoup de gens de maladies, de plaies, et d'esprits malins, et il rendit la vue à beaucoup d'aveugles ; et il leur répliqua : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : des aveugles recouvrent la vue, des boiteux marchent, des lépreux sont guéris et des sourds entendent, des morts ressuscitent, une bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; et il est heureux celui qui n'aura pas trébuché à propos de moi. » Quand les messagers de Jean furent partis, il commença à dire à la foule au sujet de Jean : « Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ? Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu avec luxe ? Voici, ceux qui portent des vêtements somptueux et qui vivent dans la mollesse habitent les palais. Mais qu'est-ce que vous y êtes allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le déclare, et bien plus qu'un prophète ; c'est celui dont il est écrit : Voici, J'envoie Mon messager devant toi, lequel frayera ton chemin devant toi. Je vous le déclare : parmi les enfants des femmes personne n'est plus grand que Jean ; cependant le moindre dans le royaume de Dieu est plus grand que lui ; et après l'avoir entendu, tout le peuple et les publicains ont justifié Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean, tandis que les pharisiens et les légistes ont anéanti le dessein de Dieu quant à eux-mêmes en ne se faisant pas baptiser par lui. A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération et à qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à de petits enfants assis dans une place publique et s'apostrophant les uns les autres, qui disent : « Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé ; nous avons chanté des complaintes, et vous n'avez pas pleuré. » En effet Jean le baptiste est venu, ne mangeant point de pain et ne buvant point de vin, et vous dites : « Il a un démon. » Le fils de l'homme est venu, qui mange et boit, et vous dites : « Voici un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. » Eh bien ! la sagesse a été justifiée par tous ses enfants ! » Or un des pharisiens l'invitait à manger avec lui, et étant entré dans la maison du pharisien, il se mit à table. Et voici, il y avait une femme qui menait dans la ville une mauvaise vie, et ayant appris qu'il était à table dans la maison du pharisien, elle apporta une fiole d'albâtre pleine de parfum, et se tenant derrière lui et à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à mouiller ses pieds de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête, et elle baisait tendrement ses pieds, et elle les oignait de son parfum. Mais le pharisien qui l'avait invité s'en étant aperçu, il se dit en lui-même : « Si celui-ci était le prophète, il saurait qui, et de quelle espèce, est la femme qui le touche, et que c'est une personne de mauvaise vie. » Et Jésus s'adressant à lui, lui dit : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. » Et l'autre reprit : « Maître, parle. » « Un certain créancier avait deux débiteurs : L'un lui devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante ; comme ils n'avaient pas de quoi payer, il remit la dette à l'un et à l'autre. Lequel donc d'entre eux l'aimera davantage ? » Simon répliqua : « Je pense que c'est celui auquel il a remis davantage. » Or il lui dit : « Tu as bien jugé. » Et s'étant tourné vers la femme, il dit à Simon : « Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu n'as pas versé d'eau sur mes pieds, tandis que celle-ci a mouillé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux ; tu ne m'as point donné de baiser, tandis que celle-ci depuis que je suis entré n'a pas cessé de me baiser tendrement les pieds ; tu n'as pas oint ma tête d'huile, tandis que celle-ci a oint mes pieds de parfum. C'est pourquoi je te le déclare, ses péchés qui étaient nombreux ont été pardonnés, car elle a beaucoup aimé, tandis que celui à qui on pardonne peu, aime peu aussi. » Mais il lui dit à elle : « Tes péchés ont été pardonnés. » Et les convives commencèrent à dire en eux-mêmes : « Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? » Mais il dit à la femme : « Ta foi t'a sauvée, va-t-en en paix. »
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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