Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Romans 12:9-21
Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez en haine le mal, attachez-vous fortement au bien. Quant à l'amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres ; quant aux égards, devancez-vous réciproquement ; quant au zèle, ne soyez pas indolents. Soyez bouillants d'esprit, asservis au Seigneur, joyeux par l'espérance, fermes dans la tribulation, persévérants dans la prière. Prenez part aux besoins des saints, exercez l'hospitalité. Bénissez les persécuteurs, bénissez et ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. Ayez, les uns pour les autres, des sentiments semblables. Ne visez pas aux grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous complaisez pas dans vos propres pensées. Ne rendez à personne mal pour mal ; ayez à cœur ce qui est bon en présence de tous les hommes. S'il est possible, pour autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : « A Moi la vengeance ; c'est Moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif donne-lui à boire ; car en agissant ainsi tu entasseras des charbons de feu sur sa tête. » Ne sois pas subjugué par le mal, mais subjugue le mal par le bien.
First Reading
Genesis 46
Et Israël partit avec tout ce qui lui appartenait ; et arrivé à Beersébah il offrit des sacrifices au Dieu de son père Isaac. Et Dieu parla à Israël dans une vision de la nuit et dit : Jacob ! Jacob ! Et il répondit. Me voici. Et Il dit : Je suis Dieu, le Dieu de ton père : ne crains pas de descendre en Égypte, car là je te ferai devenir une grande nation. Moi-même je descendrai avec toi en Égypte, et je t'en ramènerai, et Joseph te fermera les yeux. Alors Jacob quitta Beersébah, et les fils d'Israël transportèrent Jacob, leur père, et leurs enfants et leurs femmes sur les chariots que Pharaon avait envoyés pour les transporter. Et ils prirent leurs troupeaux et leurs biens acquis dans le pays de Canaan, et vinrent en Égypte, Jacob et toute sa lignée avec lui ; il amena en Égypte les fils et les fils de ses fils avec lui, ses filles et les filles de ses fils et toute sa lignée avec lui. Et voici les noms des fils d'Israël qui vinrent en Égypte : Jacob et ses fils : le premier-né de ses fils, Ruben. Et les fils de Ruben : Hanoch et Phallu et Hestrom et Charmi. Et les fils de Siméon : Jemuel et Jamin et Ohad et Jachin et Tsohar et Saul, fils de la Cananéenne. Et les fils de Lévi : Gerson, Kahath et Merari. Et les fils de Juda : Ger et Onan et Sélah et Pérets et Zarah ; mais Ger et Onan moururent dans le pays de Canaan. Et les fils de Pérets furent : Hetsron et Hamul. Et les fils d'Issaschar : Thola et Phuva et Job et Simron. Et les fils de Zabulon : Sered et Elon et Jahléel. Tels sont les fils de Léa, qu'elle enfanta à Jacob en Mésopotamie, de même que Dina sa fille. Ses fils et ses filles étaient au nombre de trente-trois âmes en tout. Et les fils de Gad : Tsiphjon et Haggi, Suni et Etsbon, Eri et Arodi et Areli. Et les fils d'Asser : Jimna et Jisva et Jisvi et Bria, et Sérah, leur sœur. Et les fils de Bria : Héber et Malchiel. Tels sont les fils de Zilpa que Laban donna à Léa, sa fille, et elle les enfanta à Jacob, seize âmes. Les fils de Rachel, femme de Jacob : Joseph et Benjamin. Et les enfants qu'eut Joseph au pays d'Égypte, de Asnath, fille de Potiphar, prêtre de On : Manassé et Ephraïm. Et les fils de Benjamin : Bela et Becher et Asbel, Géra et Naaman, Echi et Ros, Muppim et Huppim et Ard. Tels sont les fils de Rachel qui naquirent à Jacob, ensemble quatorze âmes. Et les fils de Dan : Husim. Et les fils de Nephthali : Jatseel et Guni et Jetser et Sillem. Tels sont les fils de Bilha que Laban donna à Rachel, sa fille, et elle les enfanta à Jacob, ensemble sept âmes. Le nombre total des personnes qui vinrent avec Jacob en Égypte et étaient issues de ses reins, était, sans compter les femmes des fils de Jacob, de soixante-six âmes en tout ; et les fils de Joseph qui lui naquirent en Égypte étaient deux. Toutes les personnes de la maison de Jacob qui vinrent en Égypte formaient ensemble soixante-dix personnes. Cependant il dépêcha Juda en avant vers Joseph, pour que celui-ci, avant son arrivée, dirigeât Juda sur Gosen ; et ils arrivèrent dans la contrée de Gosen. Aussitôt Joseph attela son char et s'avança à la rencontre de son père jusqu'à Gosen. Et quand il fut en sa présence, il se jeta à son cou et pleura longtemps sur le cou de son père. Et Israël dit à Joseph : Je puis mourir maintenant, puisque j'ai vu ton visage et que je te vois en vie ! Et Joseph dit à ses frères et à la maison de son père : Je vais retourner pour informer Pharaon et lui dire : Mes frères et la maison de mon père qui étaient au pays de Canaan, sont arrivés auprès de moi. Et ces hommes sont pasteurs, car ils s'adonnent au soin des troupeaux, et ils ont amené avec eux leur menu et leur gros bétail, et tout ce qui est à eux. S'il arrive donc que Pharaon vous interpelle et vous dise : Quelle est votre occupation ? vous répondrez : Tes serviteurs s'adonnent au soin des troupeaux depuis leur jeunesse jusqu'à maintenant, nous aussi bien que nos pères ; et cela afin que vous puissiez habiter la contrée de Gosen. Car tous les pasteurs de brebis sont l'abomination des Egyptiens.
First Reading
Exodus 13:1-22
Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Consacre-moi tous les premiers-nés, les prémices de toute maternité, parmi les fils d'Israël, et chez les hommes et chez les animaux : ce sera ma propriété. Et Moïse dit au peuple : Souvenez-vous de cette journée, où vous êtes sortis de l'Egypte, de la maison de servitude, car l'Éternel vous en a retirés par la force de [sa] main. [Souvenez-vous-en] pour vous abstenir d'aliments fermentés. C'est dans cette journée que vous êtes sortis au mois des épis. Et lorsque l'Éternel t'aura introduit dans le pays des Cananéens et des Héthiens et des Amoréens, des Hévites et des Jébusites, qu'il a juré à tes pères de te donner, pays découlant de lait et de miel, tu célébreras ce service dans ce mois-ci. Sept jours tu mangeras des pains sans levain, et le septième sera une solennité en l'honneur de l'Éternel. Pendant sept jours on usera de pains sans levain, et qu'il ne se voie chez toi rien de fermenté, et qu'il ne se voie chez toi aucun levain dans tout ton territoire. Et ce jour-là tu informeras ton fils en disant : C'est à cause de ce que l'Éternel a fait pour moi, quand je suis sorti d'Egypte. Et que ceci devienne pour toi un signe sur ta main et un mémorial entre tes yeux, afin que la loi de l'Éternel soit dans ta bouche, car c'est par la force de sa main que l'Éternel t'a retiré d'Egypte. Et tu observeras cette règle à son époque fixe d'année en année. Et lorsque l'Éternel t'aura introduit dans le pays des Cananéens selon le serment qu'il a fait à toi et à tes pères, et qu'il te l'aura donné, tu transféreras à l'Éternel toutes les prémices de la maternité et tous les premiers-nés des animaux que tu auras, les mâles, à l'Éternel. Mais tu rachèteras tous les premiers-nés de l'âne au moyen d'un mouton, et si tu ne les rachètes pas, tu leur rompras la nuque ; et tu rachèteras tous les premiers-nés de l'homme par tes fils. Et si à l'avenir ton fils t'interroge en ces termes : Qu'est ceci ? dis-lui : Par la force de [sa] main l'Éternel nous a retirés de l'Egypte, de la maison de servitude, et il est arrivé que, comme Pharaon s'obstinait à ne pas nous laisser partir, l'Éternel a mis à mort tous les premiers-nés au pays d'Egypte, depuis le premier-né de l'homme au premier-né de l'animal ; c'est pourquoi je fais à l'Éternel le sacrifice de toutes les prémices de la maternité, des mâles, et je rachète tous mes fils premiers-nés. Et que ceci devienne pour toi un signe sur ta main et un frontal entre tes yeux, car c'est par la force de [sa main] que l'Éternel nous a retirés de l'Egypte. Et lorsque Pharaon eut laissé partir le peuple, Dieu ne les conduisit pas par le chemin du pays des Philistins, parce que c'était le plus direct ; car Dieu dit : Le peuple pourrait avoir du regret à la vue du combat et retourner en Egypte. Et Dieu fit faire au peuple un détour par le chemin du désert de la Mer aux algues ; or les enfants d'Israël quittèrent l'Egypte armés. Et Moïse emporta avec lui les os de Joseph ; car celui-ci avait adjuré les enfants d'Israël en ces termes : Dieu vous visitera ; alors emmenez d'ici mes os avec vous. Et ils partirent de Succoth, et vinrent camper à Etham à l'extrémité du désert. Et l'Éternel marchait à leur tête ; de jour dans une colonne de nuée pour les guider dans le trajet, et de nuit dans une colonne de feu, pour leur éclairer, afin qu'ils pussent cheminer jour et nuit. Et le peuple ne cessait d'avoir en vue, de jour la colonne de nuée, et de nuit la colonne de feu.
Morning Prayer — First Lesson
Genesis 9:1-20
Alors Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit : Soyez féconds et vous multipliez et remplissez la terre. Et soyez craints et redoutés de tous les animaux de la terre et de tous les oiseaux des cieux, de tout ce qui rampe sur le sol et de tous les poissons de la mer : ils sont mis dans vos mains. Tout ce qui se meut ayant vie, vous servira d'aliment ; aussi bien que la verdure des plantes, je vous donne tout. Ce n'est que la chair dans son âme, son sang, que vous ne mangerez point. Et c'est votre sang seul qu'en faveur de votre vie je redemanderai ; je le redemanderai à tous les animaux, et je redemanderai la vie de l'homme à l'homme, à son frère, quel qu'il soit. Quiconque versera le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé, car Dieu a fait l'homme à son image. Pour vous, soyez féconds et vous multipliez, et pullulez sur la terre et vous y multipliez. Et Dieu dit à Noé et à ses fils avec lui : Pour moi, voici, j'érige mon alliance avec vous et avec votre race après vous, et avec tous les êtres vivants qui sont à vos côtés, oiseaux, bétail et toute bête de la terre qui est à vos côtés, tous ceux qui sont sortis de l'arche avec vous, de tous les animaux de la terre. J'érige donc mon alliance avec vous à cet effet que dorénavant toute chair ne sera point exterminée par les eaux du déluge et que dorénavant il n'y aura plus de déluge pour détruire la terre. Et Dieu dit : Voici le signe de l'alliance que j'institue entre moi et vous et tous les êtres vivants qui sont à vos côtés, pour la suite des âges à jamais : je place mon arc dans la nuée pour qu'il devienne un signe d'alliance entre moi et la terre. Et lorsque je ferai surgir les nuées sur la terre, et que mon arc apparaîtra dans la nuée, alors je me rappellerai l'alliance qui existe entre moi et vous et tous les êtres vivant en toute chair, et [qui stipule] que les eaux ne deviendront plus un déluge pour détruire toute chair. Et l'arc étant dans la nuée, je le regarderai pour me rappeler l'alliance éternelle qui existe entre Dieu et tout être vivant en toute chair qui se trouve sur la terre. Et Dieu dit à Noé : Tel est le signe de l'alliance que j'érige entre moi et toute chair qui se trouve sur la terre. Et les fils de Noé qui sortirent de l'arche étaient Sem, Cham et Japheth ; or Cham était le père de Canaan. Ce sont là les trois fils de Noé, et c'est d'eux qu'est issue la population répandue sur toute la terre. Et Noé commença à être agriculteur et il planta de la vigne.
Epistle
1 Corinthians 13:1-13
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas de charité, je suis un airain retentissant, ou une cymbale bruyante. Et quand j'aurais un don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la connaissance, et quand j'aurais toute la foi qui déplace les montagnes, si je n'ai pas de charité, je ne suis rien. Et quand j'emploierais en libéralités tout ce que je possède, et quand je livrerais mon corps afin d'en tirer gloire, si je n'ai pas de charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, la charité est bienveillante ; elle n'est pas jalouse, elle ne s'en croit point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle n'agit point avec indécence, elle ne recherche point ce qui ne lui appartient pas, elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal, elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit avec la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle surmonte tout. La charité ne périt jamais ; mais quant à la prophétie, elle sera détruite ; quant aux langues, elles cesseront ; quant à la connaissance, elle sera détruite ; car c'est partiellement que nous connaissons, et c'est partiellement que nous prophétisons ; mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera détruit. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu un homme, j'ai détruit ce qui était de l'enfant. Maintenant en effet nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors ce sera face à face ; maintenant je connais partiellement, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. Mais pour le moment ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité ; or la plus grande d'entre elles est la charité.
First Reading
Hosea 3
Et l'Éternel me dit : Va encore, et aime une femme aimée d'un amant et adultère, de l'amour qu'a l'Éternel pour les enfants d'Israël, qui eux aussi s'adressent à d'autres dieux et aiment les gâteaux de raisins. Et je me l'achetai pour quinze pièces d'argent et un homer d'orge et un léthech d'orge. Et je lui dis : Longtemps tu seras assise dans l'attente de moi ; tu ne te prostitueras point, et ne te livreras à aucun homme, et moi aussi j'agirai de même envers toi. Car longtemps les enfants d'Israël resteront sans roi et sans prince, et sans sacrifice, et sans statue et sans éphod ni Théraphims. Après cela les enfants d'Israël reviendront et ils chercheront l'Éternel leur Dieu, et David leur roi, et ils précipiteront leurs pas vers l'Éternel et vers sa grâce, dans la suite des temps.
Morning Prayer — Second Lesson
Mark 15
Et dès le matin, les grands prêtres ayant tenu conseil avec les anciens et les scribes, et le sanhédrin tout entier, après avoir enchaîné Jésus, l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Et Pilate lui demanda : « Es-tu le roi des Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Et les grands prêtres portaient contre lui de nombreuses accusations. Mais Pilate l'interrogeait de nouveau, en disant : « Est-ce que tu ne réponds pas ? Vois de combien de choses ils t'accusent. » Cependant Jésus ne répliqua plus rien, en sorte que Pilate était tout émerveillé. Or il leur accordait lors d'une fête l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'ils demandaient ; or le nommé Barabbas se trouvait enchaîné avec les séditieux qui, dans la sédition, avaient commis un meurtre. Et la foule étant montée, commença à réclamer ce qu'il faisait ordinairement pour eux ; et Pilate leur répliqua : « Voulez-vous que je vous élargisse le roi des Juifs ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Mais les grands prêtres soulevèrent la foule, afin qu'il leur élargît plutôt Barabbas. Or Pilate prenant de nouveau la parole leur disait : « Que ferai-je donc, dites-moi, du roi des Juifs ? » Et ils crièrent derechef : « Crucifie-le. » Mais Pilate leur disait : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux crièrent de plus belle : « Crucifie-le. » Or Pilate, voulant satisfaire la foule, leur, accorda l'élargissement de Barabbas, et livra Jésus après l'avoir fait flageller, afin qu'il fût crucifié. Cependant les soldats l'emmenèrent dans l'intérieur de la cour (c'est le prétoire), et ils convoquent toute la cohorte. Et ils le revêtent de pourpre ; et ils le ceignent, après l'avoir tressée, d'une couronne d'épines ; et ils se mirent à le saluer : « Salut, roi des Juifs ; » et ils lui frappaient la tête avec un roseau, et ils crachaient sur lui, et se mettant à genoux ils l'adoraient. Et lorsqu'ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent de la pourpre et le revêtirent de ses vêtements. Et ils l'emmenèrent pour le crucifier ; et ils mettent en réquisition, comme il passait, un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs (le père d'Alexandre et de Rufus), afin qu'il portât sa croix, Et ils le conduisent à l'endroit de Golgotha (qui signifie, étant traduit, endroit du crâne). Et ils lui donnaient du vin parfumé, mais lui ne le prit pas. Et ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait. Or c'était la troisième heure, et ils le crucifièrent ; et l'inscription de sa sentence portait les mots : Le roi des Juifs. Et avec lui ils crucifièrent deux brigands, un à sa droite et un à sa gauche. [ Et ce passage de l'Écriture a été accompli, qui dit : « Et il a été compté parmi les criminels » ] Et les passants l'injuriaient, en branlant la tête et en disant : « Ohé ! toi qui détruis le temple et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! » De même aussi les grands prêtres, le bafouant entre eux avec les scribes, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! » Et ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient. Et quand la sixième heure fut venue, des ténèbres survinrent sur la terre entière jusques à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Eloi ! Eloi ! Lama sabaphthani ? » ce qui signifie, étant traduit : « Mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Et quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Voyez, il appelle Élie. » Mais quelqu'un étant accouru, et ayant rempli une éponge de vinaigre et l'ayant fixée à un roseau, lui donnait à boire, en disant : « Laissez, voyons si Élie vient le descendre. » Mais Jésus ayant poussé un grand cri expira. Et le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas. Mais le centurion, qui se tenait en face de lui, ayant vu qu'il avait expiré de la sorte, dit : « Vraiment cet homme était fils de Dieu. » Or il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, parmi lesquelles aussi Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques le petit, et la mère de Josès, et Salomé, lesquelles, lorsqu'il était en Galilée, le suivaient et le servaient, et beaucoup d'autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Et comme le soir était déjà venu (parce que c'était la préparation, c'est-à-dire l'avant-sabbat), arriva Joseph d'Arimathée, sénateur de distinction, qui lui aussi attendait le royaume de Dieu, et il s'introduisit hardiment auprès de Pilate, et réclama le corps de Jésus. Mais Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort, et ayant fait appeler le centurion, il lui demanda si déjà il était mort ; et l'ayant appris du centurion, il fit don du cadavre à Joseph. Et ayant acheté un linceul, il l'enveloppa dans le linceul après l'avoir descendu, et il le déposa dans un sépulcre, qui avait été taillé dans le roc, et il roula une pierre contre l'entrée du sépulcre. Or Marie la Magdalène et Marie mère de Josès regardaient où on le mettait.
Responsorial Psalm
Psalm 78
Hymne d'Asaph. Mon peuple, écoute mes leçons ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche ! Je vais ouvrir la bouche par des chants, et du passé faire jaillir des sentences. Ce que nous avons entendu et appris, et que nos pères nous ont raconté, nous ne le cèlerons point à leurs enfants, redisant à la race future les louanges de l'Éternel, et sa puissance, et les miracles qu'il fit. Il érigea un témoignage en Jacob, et Il déposa une loi en Israël, qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants, pour qu'elle fût connue de l'âge qui suivrait, des enfants qui naîtraient, grandiraient pour la redire à leurs enfants ; afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, et n'oubliassent point les œuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements, et ne fussent pas, comme leurs pères, une race réfractaire et rebelle, une race qui n'avait pas un cœur constant, et dont l'âme ne Lui était pas fidèle. Les enfants d'Ephraïm furent des tireurs armés de l'arc, qui tournent le dos au jour du combat. Ils ne gardèrent point l'alliance de Dieu, et refusèrent de suivre ses lois ; et ils oublièrent ses hauts faits et ses miracles, dont Il les rendit témoins. Sous les yeux de leurs pères, Il fit des miracles, dans le pays d'Egypte, aux campagnes de Zoan. Il entrouvrit la mer et les fit passer, et Il fit tenir les eaux comme une digue ; et Il les guidait le jour par la nuée, et toute la nuit, à la clarté de la flamme ; Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme de flots abondants, et Il fit sortir des ruisseaux du rocher, et couler les eaux comme des torrents. Mais ils continuèrent encore à pécher contre Lui, à être rebelles au Très-haut dans le désert. Et ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant d'être nourris selon leur fantaisie ; et ils parlèrent contre Dieu, ils dirent : « Dieu pourra-t-Il dresser une table au désert ? Voici, Il frappa le rocher, et l'eau a ruisselé, et les fleuves ont coulé ; pourra-t-Il aussi donner du pain et fournir de la viande à son peuple ? » Et à l'ouïe de ces propos, l'Éternel s'irrita, et un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils n'avaient pas foi en Dieu, et ne comptaient pas sur son secours. Cependant Il commanda aux nuées d'en haut, et Il ouvrit les portes des Cieux ; et Il fit pleuvoir sur eux la manne pour les nourrir, et Il leur donna le froment céleste ; ils mangèrent chacun le pain des princes ; Il leur envoya de quoi se nourrir à rassasiement. Il fit lever dans le ciel le vent d'Orient, et amena par sa puissance le vent du Midi, et Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et des oiseaux ailés, comme le sable des mers, et Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs habitations. Alors ils mangèrent et se rassasièrent pleinement, Il avait ainsi satisfait leur désir. Ils ne s'étaient pas encore dépris de leur désir, ils avaient encore leur aliment dans leur bouche, que la colère de Dieu s'éleva contre eux, et qu'il fit un massacre parmi leurs hommes forts, et qu'il coucha par terre la jeunesse d'Israël. Néanmoins ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses miracles. Et d'un souffle Il consuma leurs jours, et leurs années par une ruine soudaine. Lorsqu'il les tuait, ils s'enquéraient de Lui, et revenaient, et cherchaient Dieu, et se rappelaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais leurs bouches le trompaient, et leurs langues lui mentaient, et leur cœur ne Lui fut pas fermement uni, et ils ne furent pas fidèles à son alliance. Toutefois, dans sa clémence, Il pardonna le crime et ne les détruisit pas ; et souvent Il contint son courroux, et ne donna pas cours à toute sa colère. Il se souvint donc qu'ils étaient des mortels, un souffle qui s'en va, et ne revient plus. Que de fois ils Lui furent rebelles au désert, et ils L'irritèrent dans la solitude ! Et de nouveau ils tentèrent le Seigneur, et provoquèrent le Saint d'Israël. Ils ne pensaient plus à ce qu'avait fait son bras, le jour où Il les délivra de l'ennemi, lorsque en Egypte Il opéra des prodiges, et des miracles dans les campagnes de Zoan. Il changea ses fleuves en sang, et de leurs eaux ils ne purent plus boire. Parmi eux Il envoya des moucherons qui les dévorèrent, et des grenouilles qui furent leur fléau ; et Il livra leur récolte à l'insecte vorace, et le fruit de leur labeur à la sauterelle. Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les fourmis, et Il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il lança contre eux le feu de sa colère, le courroux, la fureur et l'angoisse, une cohorte d'anges des malheurs. Il donna carrière à son courroux, ne refusa point leur âme à la mort, mais livra leur vie en proie à la peste, et frappa tous les premiers-nés en Egypte, et les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham. Il fit ainsi partir son peuple comme des brebis, et le guida comme un troupeau dans le désert, et le mena sûrement, et ils furent sans crainte, et la mer recouvrit leurs adversaires. Et Il les fit arriver dans ses limites saintes, à cette montagne que sa droite conquit ; et devant eux Il chassa les nations, et les leur fit échoir en portion d'héritage, et Il établit dans leurs tentes les tribus d'Israël. Mais, rebelles ils tentèrent Dieu, le Très-haut, et ne gardèrent point ses commandements ; ils furent déserteurs et perfides, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur ; ils excitèrent sa colère par leurs hauts-lieux, et sa jalousie par leurs idoles. Dieu l'entendit, et fut irrité, et conçut pour Israël une grande aversion. Alors Il quitta la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes, et Il laissa sa gloire s'en aller captive, et sa majesté tomber aux mains de l'ennemi, et Il livra son peuple à l'épée, et contre son héritage Il fut irrité ; le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent plus chantées ; ses prêtres succombèrent à l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas. Alors, comme celui qui a dormi, le Seigneur s'éveilla, tel que le héros dont le vin avait triomphé ; et Il repoussa ses ennemis, et les chargea d'une honte éternelle. Cependant Il répudia la tente de Joseph, et n'élut point la tribu d'Ephraïm ; et Il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aimait. Et Il affermit son sanctuaire à l'égal des Cieux, à l'égal de la terre, dont Il posa les fondements éternels ; et Il élut David, son serviteur, et le tira des parcs des troupeaux ; Il lui fit quitter les brebis qui allaitent, pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d'Israël, son héritage. Et il en fut le pasteur avec un cœur pur, et d'une main prudente il le conduisit.
Gospel
Luke 18:31-43
Et ayant pris les douze à part, il leur dit : « Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes relativement au fils de l'homme s'accomplira ; car il sera livré aux Gentils, et il sera bafoué et injurié, et on crachera sur lui, et après l'avoir fouetté ils le mettront à mort, et le troisième jour il ressuscitera. » Et pour eux ils ne comprenaient rien à cela, et cette parole leur était cachée, et ils ne saisissaient pas ce qui avait été dit. Or il advint, au moment où il approchait de Jéricho, qu'un aveugle se trouvait assis près du chemin pour mendier. Mais ayant entendu la foule qui passait devant lui, il s'informait de ce que c'était. On lui dit : « C'est Jésus le Nazaréen qui passe. » Et il s'écria : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. » Et ceux qui marchaient les premiers le réprimandaient pour le faire taire ; mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi. » Et Jésus s'étant arrêté ordonna qu'on le lui amenât ; et quand il se fut approché, il lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Et l'autre dit : « Seigneur, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : « Recouvre la vue ; ta foi t'a guéri. » Et immédiatement il recouvra la vue, et il le suivait en glorifiant Dieu. Et tout le peuple voyant cela rendit louange à Dieu.
Responsorial Psalm
Psalm 45
Au maître chantre. En schoschanim. Hymne des fils de Coré. Chant des amours.Il jaillit de mon cœur un propos excellent. Je dis : Mon œuvre est pour le Roi ! Que ma langue soit le style d'un écrivain rapide ! En beauté tu surpasses les enfants des hommes, la grâce est répandue sur tes lèvres : aussi Dieu te bénit éternellement. Guerrier, ceins à tes flancs ton épée, ta parure et ta gloire ! et ta gloire !… Monte sur ton char ! triomphe pour la vérité, la bonté, la justice ! et que ta droite te montre les exploits terribles ! Tes flèches acérées (des peuples tomberont sous tes coups) iront au cœur des ennemis du Roi. Ton trône, Dieu ! est permanent, éternel, le sceptre de ton empire est un sceptre équitable. Tu aimes la justice, et tu hais l'impiété : aussi, Dieu ! ton Dieu par l'onction de l'huile d'allégresse te distingua de tes pairs. La myrrhe, et l'aloès, et le laurier, parfument tes vêtements ; des palais d'ivoire le son des harpes vient te réjouir. Les filles des rois sont parmi tes bien-aimées ; la Reine est à ta droite, parée d'or d'Ophir. Ecoute, ma fille, et considère et prête l'oreille ! Oublie ton peuple et la maison de ton père ! Le Roi désire ta beauté ; puisqu'il est ton Seigneur, rends-lui ton hommage ! Et la fille de Tyr, la plus riche des nations, par des offrandes briguera ta faveur. Dans toute sa splendeur, en face de l'entrée, la fille royale est assise ; sa robe est un brocart d'or. Sur des tapis diaprés elle est conduite au Roi ; à sa suite, les vierges ses compagnes te sont amenées ; escortées de joie et d'allégresse, elles entrent dans le palais du Roi. A tes pères succéderont tes fils ; tu les établiras princes par toute la terre. Je rappellerai ton nom d'âge en âge : aussi les peuples te loueront toujours, à jamais.
Responsorial Psalm
Psalm 46
Au maître chantre. Des fils de Coré. Chant avec voix de femmes.Dieu est pour nous un asile, un rempart, dans les maux on éprouve son puissant secours. Aussi nous ne craignons point, quand la terre change de face, et que les monts oscillent au sein des mers. Que leurs ondes grondent, et écument, et que leur fier courroux ébranle les montagnes ! (Pause) Un fleuve avec ses ruisseaux égaie la cité de Dieu, sanctuaire des demeures du Très-haut. Dieu est dans son enceinte, elle est inébranlable ; Dieu lui donne son secours dès l'aube du matin. Les peuples sont en rumeur, les empires branlent : Il émet sa voix, et la terre est craintive. L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob nous est une citadelle. (Pause) Venez et contemplez les faits de l'Éternel, comme Il a ravagé la terre. Faisant cesser les guerres jusqu'au bout de la terre, Il a brisé les arcs, et fracassé les lances, et Il a brûlé au feu les chars de bataille. « Abstenez-vous ! et sachez que je suis Dieu, qui domine les peuples, qui domine la terre ! » L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob nous est une citadelle. (Pause)
Responsorial Psalm
Psalm 46
Au maître chantre. Des fils de Coré. Chant avec voix de femmes.Dieu est pour nous un asile, un rempart, dans les maux on éprouve son puissant secours. Aussi nous ne craignons point, quand la terre change de face, et que les monts oscillent au sein des mers. Que leurs ondes grondent, et écument, et que leur fier courroux ébranle les montagnes ! (Pause) Un fleuve avec ses ruisseaux égaie la cité de Dieu, sanctuaire des demeures du Très-haut. Dieu est dans son enceinte, elle est inébranlable ; Dieu lui donne son secours dès l'aube du matin. Les peuples sont en rumeur, les empires branlent : Il émet sa voix, et la terre est craintive. L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob nous est une citadelle. (Pause) Venez et contemplez les faits de l'Éternel, comme Il a ravagé la terre. Faisant cesser les guerres jusqu'au bout de la terre, Il a brisé les arcs, et fracassé les lances, et Il a brûlé au feu les chars de bataille. « Abstenez-vous ! et sachez que je suis Dieu, qui domine les peuples, qui domine la terre ! » L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob nous est une citadelle. (Pause)
Evening Prayer — First Lesson
Genesis 12
Et l'Éternel dit à Abram : Quitte ton pays et ta patrie et la maison de ton père pour aller au pays que je te montrerai. Et je te ferai devenir un grand peuple et je te bénirai et te donnerai un grand nom et tu seras une bénédiction. Et je bénirai qui te bénira, et qui te maudira je le maudirai, et c'est en toi que toutes les familles de la terre seront bénies. Alors Abram s'achemina conformément à ce que lui avait dit l'Éternel, et Lot s'achemina avec lui. Or Abram avait soixante-quinze ans à son départ de Charan. Et Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, et tout le bien qu'ils avaient acquis et le personnel qu'ils s'étaient fait à Charan, et ils partirent pour gagner le pays de Canaan et ils entrèrent au pays de Canaan. Et Abram pénétra dans le pays jusqu'au lieu [nommé] Sichem, jusqu'à la chênaie de Moreh. Or les Cananéens étaient alors dans le pays. Alors l'Éternel apparut à Abram et dit : Je donnerai ce pays à ta postérité. Et il bâtit là un autel à l'Éternel qui lui était apparu. Et il se transporta de là vers la montagne à l'orient de Béthel, et tendit sa tente, ayant Béthel à l'occident et Aï à l'orient, et bâtit là un autel à l'Éternel, et invoqua le nom de l'Éternel. Et de station en station Abram s'avançait vers le Midi. – Et il y eut famine dans le pays : alors Abram descendit en Egypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. Et comme il était près d'entrer en Egypte, il dit à Saraï, sa femme : Eh bien ! voici, je sais que tu es une femme belle de figure. Et il arrivera que lorsque les Egyptiens te verront, ils diront : C'est sa femme ! et ils me tueront, mais à toi ils laisseront la vie. Dis donc que tu es ma sœur, afin que l'on me traite bien pour l'amour de toi, et que mon âme vive grâce à toi. Et lorsque Abram fut arrivé en Egypte, les Égyptiens virent que c'était une femme d'une très grande beauté. Et les Grands de Pharaon la virent et la vantèrent à Pharaon ; et la femme fut enlevée et menée dans la demeure de Pharaon. Et pour l'amour d'elle il traita bien Abram, qui eut des brebis et des bœufs et des ânes et des serviteurs et des servantes et des ânesses et des chameaux. Mais l'Éternel frappa Pharaon de grandes plaies ainsi que sa maison, au sujet de Saraï, femme d'Abram. Alors Pharaon manda Abram et lui dit : Pourquoi en as-tu agi de la sorte envers moi ? pourquoi ne pas m'avouer que c'est ta femme ? Pourquoi dire : C'est ma sœur ; aussi me suis-je emparé d'elle pour en faire ma femme ? Eh bien ! voici, puisque c'est ta femme, prends-la et t'en va. Et Pharaon lui assigna des gens, qui l'escortèrent lui et sa femme et tout ce qu'il avait.
Second Reading
Ephesians 5
devenez donc des imitateurs de Dieu, comme Ses enfants bien-aimés, et marchez dans la charité, comme Christ aussi vous a aimés et s'est livré lui-même pour vous à Dieu en offrande et en sacrifice, comme un parfum d'agréable odeur. Mais que l'impudicité et toute espèce d'impureté, ou la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, comme il convient à des saints, non plus que l'impudeur et le bavardage, ou la bouffonnerie, qui sont choses inconvenantes, mais qu'on y entende plutôt l'action de grâce ; car sachez et connaissez ceci, c'est que tout impudique, ou impur, ou cupide, ce qui veut dire un idolâtre, ne possède pas d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. Que personne ne vous trompe par de vains discours : c'est bien à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ne vous associez donc pas à eux ; car, si vous étiez autrefois ténèbres, vous êtes maintenant lumière dans le seigneur ; conduisez-vous comme des enfants de lumière, (car le fruit de la lumière consiste en toute espèce de bonté, de justice et de vérité), examinant ce qui plaît au seigneur ; et ne prenez point de part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt blâmez-les ; il est vrai que ce qu'ils font en secret, il est honteux même d'en parler, mais quand toutes ces choses sont blâmées, c'est par la lumière qu'elles sont dévoilées, car tout ce qui est dévoilé est lumière ; c'est pourquoi il est dit : « Réveille-toi, dormeur, et relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. » Prenez donc scrupuleusement garde à la manière dont vous vous conduisez, non pas comme des gens dépourvus de sagesse, mais comme des sages, mettant bien le temps à profit, car les jours sont mauvais. C'est pourquoi ne devenez pas déraisonnables, mais comprenez quelle est la volonté de notre seigneur, et ne vous enivrez pas de vin, ce qui entraîne avec soi le dérèglement ; mais soyez remplis de l'Esprit, vous parlant les uns aux autres par des psaumes, et des hymnes, et des chants, chantant et célébrant en votre cœur le seigneur, rendant grâces constamment pour toutes choses, au nom de notre seigneur Christ Jésus, à Dieu le Père, nous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. Que les femmes le soient à leurs propres maris, comme au Seigneur, parce que le mari est chef de la femme, comme Christ aussi est chef de l'Église, lui sauveur du corps ; mais, si l'Église est soumise à Christ, que, de même aussi, les femmes le soient à leurs maris en toute chose. Pour vous, maris, aimez vos femmes, comme Christ aussi a aimé l'Église et s'est lui-même livré pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par l'ablution de l'eau, pour se présenter à lui-même l'Église glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu'elle soit sainte et irrépréhensible. De même les maris aussi doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa femme s'aime lui-même, car personne n'a jamais haï sa propre chair, mais il l'entretient et en prend soin comme Christ aussi le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pour cela que l'homme quittera père et mère, et il s'unira étroitement à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand, mais j'en parle relativement à Christ et à l'Église ; néanmoins que, parmi vous aussi, chacun aime sa femme comme lui-même ; quant à la femme, qu'elle craigne son mari.
Second Reading
Galatians 1
Paul, apôtre, non par le fait des hommes, ou par l'entremise d'un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père qui l'a ressuscité des morts, et tous les frères qui sont avec moi, aux églises de Galatie : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu le Père et par notre seigneur Jésus-Christ, qui s'est lui-même donné pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, auquel gloire soit rendue pour les siècles des siècles. Amen ! Je m'étonne que vous désertiez si vite Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; ce qui ne vient d'autre chose que de ce qu'il y a quelques personnes qui vous troublent, et qui veulent renverser l'évangile de Christ. Mais, à supposer que nous-mêmes, ou un ange venu du ciel vous prêchât un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Comme nous vous l'avons déjà dit, et comme je vous le redis maintenant : si quelqu'un vous prêche un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! Eh bien, maintenant, est-ce la faveur des hommes que j'ambitionne, ou celle de Dieu ? Ou bien, est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas un esclave de Christ ; car je vous fais savoir, frères, que l'évangile qui a été prêché par moi n'a rien d'humain, car, moi non plus, ce n'est pas par un homme que je l'ai reçu, ou que j'ai été instruit, mais par une révélation de Jésus-Christ. Vous avez en effet ouï parler de la conduite que j'ai tenue jadis dans le judaïsme, comment je poursuivais à outrance l'église de Dieu, et comment je la dévastais, et comment j'étais plus avancé dans le judaïsme que plusieurs de mes compatriotes de mon âge, étant animé d'un beaucoup plus grand zèle pour les traditions de mes pères. Mais, quand Celui qui m'a mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par Sa grâce, jugea bon de me révéler intérieurement Son fils, afin que j'en annonçasse la bonne nouvelle parmi les Gentils, aussitôt, sans prendre conseil de la chair et du sang, sans me rendre non plus à Jérusalem auprès des apôtres qui m'ont précédé, je me rendis au contraire en Arabie, puis je revins à Damas. Ensuite, au bout de trois ans, je retournai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je restai quinze jours auprès de lui ; mais je ne vis aucun autre des apôtres, sauf Jacques le frère du Seigneur. Ce que je vous écris là, voici, devant Dieu, je ne mens point. Ensuite je me rendis en Syrie et en Cilicie. Cependant j'étais inconnu de visage aux églises de la Judée qui sont en Christ, seulement elles entendaient dire : « Notre ancien persécuteur prêche maintenant la bonne nouvelle de la foi que jadis il dévastait ; » et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.
Second Reading
1 Corinthians 13:1-13
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas de charité, je suis un airain retentissant, ou une cymbale bruyante. Et quand j'aurais un don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la connaissance, et quand j'aurais toute la foi qui déplace les montagnes, si je n'ai pas de charité, je ne suis rien. Et quand j'emploierais en libéralités tout ce que je possède, et quand je livrerais mon corps afin d'en tirer gloire, si je n'ai pas de charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, la charité est bienveillante ; elle n'est pas jalouse, elle ne s'en croit point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle n'agit point avec indécence, elle ne recherche point ce qui ne lui appartient pas, elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal, elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit avec la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle surmonte tout. La charité ne périt jamais ; mais quant à la prophétie, elle sera détruite ; quant aux langues, elles cesseront ; quant à la connaissance, elle sera détruite ; car c'est partiellement que nous connaissons, et c'est partiellement que nous prophétisons ; mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera détruit. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu un homme, j'ai détruit ce qui était de l'enfant. Maintenant en effet nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors ce sera face à face ; maintenant je connais partiellement, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. Mais pour le moment ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité ; or la plus grande d'entre elles est la charité.
Second Reading
Ephesians 1:11-14
en qui nous avons aussi été mis en possession de l'héritage, selon que nous y avions été prédestinés d'après le décret de Celui qui opère toutes choses suivant le dessein de Sa volonté, pour que nous servions à la louange de Sa gloire, nous, qui d'avance avons espéré en Christ, en qui, vous-mêmes aussi, depuis que vous avez ouï la parole de la vérité, la bonne nouvelle de votre salut, en qui, dis-je, vous-mêmes aussi ayant cru, vous avez été scellés par l'esprit saint qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour avoir part à la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la louange de Sa gloire.
Gospel
Matthew 25
Alors le royaume des cieux ressemblera à dix vierges qui, après avoir pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Or cinq d'entre elles étaient étourdies, et cinq étaient prudentes. En effet les étourdies, après avoir pris leurs lampes, ne prirent pas d'huile avec elles, tandis que les prudentes prirent de l'huile dans leurs burettes avec leurs lampes. Mais comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent, et elles dormaient. Or, au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : « Voici l'époux ! sortez à sa rencontre ! » Alors toutes ces vierges s'éveillèrent et arrangèrent leurs lampes. Or les étourdies dirent aux prudentes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont éteintes ; » mais les prudentes répliquèrent : « Jamais il n'y en aura assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. » Or, pendant qu'elles allaient en acheter, survint l'époux, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui à la noce, et la porte fut fermée. Mais plus tard surviennent aussi les autres vierges disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais il leur répliqua : « En vérité je vous le déclare, je ne vous connais point. » Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l'heure. De même en effet qu'un homme partant pour un voyage appela ses esclaves, et leur remit ses biens, et qu'à l'un il donna cinq talents, et à un autre deux, et à un troisième un, à chacun selon sa capacité particulière, et qu'il partit pour son voyage ; aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres. De même aussi celui qui avait reçu les deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla faire un creux en terre, et y cacha l'argent de son maître. Or, après un long espace de temps, le maître de ces esclaves revient et leur fait rendre compte. Et celui qui avait reçu les cinq talents s'étant approché apporta cinq autres talents, en disant : « Seigneur, tu m'as remis cinq talents, regarde, j'ai gagné cinq autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Celui qui avait reçu les deux talents s'étant aussi approché dit : « Seigneur, tu m'as remis deux talents, regarde, j'ai gagné deux autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Mais celui qui avait reçu le seul talent s'étant aussi approché dit : « Seigneur, je te connaissais pour être un homme dur, moissonnant où tu n'as pas semé, et serrant le grain de là où tu n'as pas vanné, et tout craintif j'ai été cacher ton talent dans la terre, regarde, tu récupères ce qui est à toi. » Mais son maître lui répliqua : « Méchant et paresseux esclave, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé et que je serre le grain de là où je n'ai pas vanné ? Il te fallait donc porter mon argent aux banquiers, et à mon retour j'aurais retiré ce qui était à moi avec l'intérêt. Enlevez-lui donc le talent et donnez-le à celui ; qui a les dix talents. Car à quiconque a il sera donné, et il regorgera ; mais quant à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. Et jetez cet esclave inutile dans les ténèbres extérieures ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Or, quand le fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire, et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les unes d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les chevreaux, et il placera les brebis à sa droite et les chevreaux à sa gauche, Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; nu, et vous m'avez vêtu ; j'ai été malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. » Alors les justes lui répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous nourri ? Ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Mais quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ? Ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Et quand t'avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous venus auprès de toi ? » Et le roi leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous l'avez fait pour un seul de ces tout petits, vous l'avez fait pour moi. » Alors il dira aussi à ceux qui seront à gauche : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges ! Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; et j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. » Alors eux aussi répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim ou avoir soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas servi ? » Alors il leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous ne l'avez pas fait pour un seul de ces tout petits, vous ne l'avez pas non plus fait pour moi. » Et ceux-ci s'en iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »
Evening Prayer — Second Lesson
2 Corinthians 11
Puissiez-vous tolérer en moi un peu de déraison ; mais, au fait, vous me tolérez, car j'ai pour vous une jalousie semblable à celle de Dieu ; je vous ai en effet fiancés à un seul mari, qui est Christ, pour lui présenter une vierge chaste ; mais je crains que, de même que le serpent trompa Ève par son astuce, vos pensées ne soient corrompues et détournées de la fidélité et de la chasteté qui sont dues à Christ ; car si le premier venu prêche un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un esprit différent de celui que vous avez reçu, ou un Évangile différent de celui que vous avez accepté, vous vous y prêtez admirablement. Or j'estime que je n'ai été inférieur en rien aux, apôtres de la plus haute volée, mais, quoique je sois étranger à l'éloquence, je ne le suis pas à la connaissance, au contraire nous l'avons mise en évidence parmi vous en tous points sur toutes choses. Ou bien ai-je commis un péché, m'abaissant moi-même afin que vous fussiez élevés, parce que je vous ai gratuitement annoncé l'évangile de Dieu ? J'ai dépouillé d'autres églises en recevant d'elles un salaire pour vous servir, et pendant ma présence parmi vous, quoique dans le dénuement, je n'ai été à charge à personne, car ce sont les frères venus de Macédoine qui ont subvenu à mon dénuement, et sous tous les rapports je me suis gardé et je me garderai de vous être à charge. Une vérité dont Christ m'assure, c'est que ce motif de m'enorgueillir ne me sera point interdit dans les contrées de l'Achaïe. Pourquoi ? Est-ce que je ne vous aime point ? Dieu le sait ! Mais ce que je fais, je continuerai de le faire, pour ôter ce prétexte à ceux qui veulent un prétexte, afin que ce soit sur ce dont ils s'enorgueillissent qu'on les juge, comme nous-mêmes. Ces gens-là, en effet, sont de faux apôtres, des ouvriers mensongers, déguisés en apôtres de Christ ; et cela n'a rien d'étonnant ; car Satan lui-même se déguise en ange de lumière ; il n'y a donc rien d'étrange à ce que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice, eux dont la fin sera conforme à leurs œuvres. Je le répète : que personne ne s'imagine que j'ai perdu la raison, ou bien, s'il en est autrement, acceptez-moi néanmoins comme dépourvu de raison, afin que moi aussi je m'enorgueillisse un peu. Ce que je dis, quand je parle de m'enorgueillir, je ne le dis pas selon le seigneur, mais comme dans un état de déraison : puisque plusieurs s'enorgueillissent selon la chair, moi aussi je m'enorgueillirai ; car vous tolérez volontiers ceux qui manquent de raison, vous qui êtes raisonnables ! En effet, si quelqu'un vous asservit, si quelqu'un vous dévore, si quelqu'un s'empare de vous, si quelqu'un vous domine, si quelqu'un vous frappe au visage, vous le tolérez. Je dis à notre honte que, pour nous, nous avons été faibles ; toutefois tout ce que quelqu'un ose (je parle avec déraison) moi je l'ose aussi. Ils sont Hébreux ? Moi aussi. Ils sont Israélites ? Moi aussi. Ils sont la postérité d'Abraham ? Moi aussi. Ils sont ministres de Christ (je parle en insensé) ? Moi je le suis plus encore, par des travaux plus grands, par des emprisonnements plus nombreux, par des souffrances excessives, par de fréquents dangers de mort, (j'ai reçu cinq fois des Juifs quarante coups, moins un ; j'ai été trois fois battu de verges ; une fois j'ai été lapidé ; trois fois j'ai fait naufrage ; j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme), par de fréquents voyages, par des périls sur les fleuves, par des périls venus des brigands, par des périls venus de ma nation, par des périls venus des païens, par des périls dans les villes, par des périls dans les déserts, par des périls en mer, par des périls au milieu des faux frères, par le travail et la fatigue, par de fréquentes veilles, par la faim et la soif, par de fréquents jeûnes, par le froid et la nudité. Sans parler du reste, ma préoccupation journalière c'est le soin qu'il faut prendre de toutes les églises : Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui succombe à la tentation, que ce ne soit moi qui me consume ? S'il faut s'enorgueillir, je m'enorgueillirai de ce qui fait ma faiblesse. Dieu, qui est aussi le Père du seigneur Jésus, sait, Lui qui est béni à jamais, que je ne mens point. A Damas, le gouverneur pour le roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, afin de se saisir de moi, et je fus dévalé par une fenêtre dans une manne le long du mur, et j'échappai à ses mains.
Gospel
Matthew 20:1-16
En effet, le royaume des cieux est semblable à un chef de famille qui sortit de grand matin afin de louer des ouvriers pour les envoyer à sa vigne. Or, après avoir fait accord avec les ouvriers à raison de un denier par jour, il les envoya à sa vigne. Et étant sorti vers la troisième heure, il en vit d'autres qui se tenaient sur la place du marché sans rien faire, et il leur dit : « Allez aussi à la vigne, et ce qui sera juste je vous le donnerai. » Et ils y allèrent. Étant de nouveau sorti vers la sixième et vers la neuvième heure, il fit encore de même. Puis étant sorti à la onzième, il en trouva d'autres qui se tenaient là, et il leur dit : « Pourquoi vous tenez-vous ici le jour entier sans rien faire ? » Ils lui disent : « C'est que personne ne nous a loués. » Il leur dit : « Vous aussi allez à la vigne. » Or, quand le soir fut venu, le maître de la vigne, dit à son intendant : « Appelle les ouvriers, et paie-leur leur salaire, en allant des derniers aux premiers. » Or, ceux de la onzième heure étant venus reçurent chacun un denier ; et les premiers étant venus crurent qu'ils recevraient davantage, et ils reçurent eux aussi un denier par tête. Mais après l'avoir reçu, ils murmuraient contre le chef de famille, en disant : « Ceux-ci venus les derniers ont travaillé une seule heure, et tu les as égalés à nous, qui avons supporté le poids du jour et l'ardente chaleur ! » Mais il répliqua à l'un d'eux : « Camarade, je ne te fais aucun tort ; n'as-tu pas fait accord avec moi à raison d'un denier ? Prends ce qui est à toi, et t'en vas. Pour moi, je veux donner à celui-ci qui est venu le dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est à moi ? Ou bien vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? » Ainsi les derniers seront des premiers et les premiers des derniers. »
Gospel
Matthew 25:31-46
Or, quand le fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire, et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les unes d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les chevreaux, et il placera les brebis à sa droite et les chevreaux à sa gauche, Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; nu, et vous m'avez vêtu ; j'ai été malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. » Alors les justes lui répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous nourri ? Ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Mais quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ? Ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Et quand t'avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous venus auprès de toi ? » Et le roi leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous l'avez fait pour un seul de ces tout petits, vous l'avez fait pour moi. » Alors il dira aussi à ceux qui seront à gauche : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges ! Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; et j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. » Alors eux aussi répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim ou avoir soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas servi ? » Alors il leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous ne l'avez pas fait pour un seul de ces tout petits, vous ne l'avez pas non plus fait pour moi. » Et ceux-ci s'en iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »
Gospel
Luke 8
Et il advint plus tard que lui-même s'en allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu, et avec lui étaient les douze, ainsi que quelques femmes qui avaient été délivrées d'esprits malins et d'infirmités : c'étaient Marie qui était appelée Magdalène, de laquelle étaient sortis sept démons, et Jeanne femme de Chouza intendant d'Hérode, et Susanne, et plusieurs autres qui les assistaient de leurs biens. Cependant une foule nombreuse, où se trouvaient aussi ceux qui de ville en ville étaient venus à lui, s'étant rassemblée, il dit sous forme de parabole : « Le semeur sortit pour semer sa semence ; et pendant qu'il la semait, une partie tomba le long du chemin, et elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent toute. Et une autre tomba sur du roc, et ayant poussé elle sécha, parce qu'elle n'avait pas d'humidité. Et une autre tomba au milieu des épines, et les épines ayant poussé avec elle, l'étouffèrent. Et une autre tomba dans la bonne terre, et ayant poussé elle produisit du fruit au centuple. » En disant cela, il s'écriait : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! » Mais ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole ? Or il dit : « Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres c'est en paraboles, afin qu'en voyant ils ne voient pas, et qu'en entendant ils ne comprennent pas. Or voici ce que signifie cette parabole : La semence, c'est la parole de Dieu. Mais ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui ont entendu, puis survient le diable et il enlève la parole de leur cœur, afin qu'ils ne soient pas sauvés après avoir cru. Quant à ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils ont entendu, reçoivent avec joie la parole ; et ceux-ci n'ont pas de racine, ils croient temporairement, et au moment de la tentation ils font défection. Quant à ce qui est tombé sur les épines, ce sont ceux qui ont entendu, et qui en avançant sont étouffés par les soucis et la richesse et les plaisirs de la vie et ne produisent rien. Mais ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur noble et bon, retiennent la parole, et portent du fruit avec persévérance. Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un meuble, ou ne la place sous un lit, mais il la place sur un support. Car il n'y a rien de caché qui ne doive être manifesté, ni rien de secret qui ne doive être connu et mis en évidence. Prenez donc garde de quelle manière vous écoutez ; car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il s'imagine avoir lui sera enlevé. » Or sa mère et ses frères se rendirent auprès de lui, et ils ne pouvaient l'atteindre à cause de la foule. Et il lui fut dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Mais il leur répliqua : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la pratiquent. » Or il advint un jour qu'il monta dans une barque, ainsi que ses disciples, et il leur dit : « Passons sur l'autre rive du lac ; » et ils partirent. Mais pendant la traversée il s'endormit, et un tourbillon de vent se précipita sur le lac, et ils étaient submergés et en péril. Mais s'étant approchés ils l'éveillèrent en disant : « Maître, Maître, nous périssons. » Et lui s'étant réveillé, gourmanda le vent et l'agitation de l'eau ; et ils cessèrent, et il survint du calme. Mais il leur dit : « Où est votre foi ? » Et tout effrayés ils s'émerveillèrent en disant : « Quel est donc celui-ci, qu'il commande même aux vents et à l'eau ? » Et ils abordèrent au pays des Géraséniens, qui est en face de la Galilée. Et lorsqu'il fut descendu à terre, vint à sa rencontre de l'intérieur de la ville un certain homme que possédaient des démons, et depuis longtemps il n'avait pas porté de vêtement, et il ne demeurait point dans une maison, mais dans les tombeaux. Or ayant aperçu Jésus, après avoir poussé un cri, il tomba à ses pieds, et dit à haute voix : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t'en prie, ne me torture pas. » En effet il avait enjoint à l'esprit impur de sortir de cet homme ; car pendant longtemps il l'avait entraîné avec lui ; et il était chargé de chaînes et d'entraves pour être bien gardé, et rompant ses liens il était emmené par le démon dans les déserts. Or Jésus lui demanda : « Quel est ton nom ? » Et il dit : « Légion, » parce que plusieurs démons étaient entrés en lui. Et ils le sollicitaient de ne pas leur ordonner d'aller dans l'abîme. Or il y avait là un troupeau de nombreux pourceaux qui paissait dans la montagne ; et ils le sollicitèrent de leur permettre d'entrer dans ces pourceaux ; et il le leur permit. Or les démons étant sortis de cet homme entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua au bas du précipice dans le lac et se noya. Or ceux qui le faisaient paître, ayant vu ce qui était arrivé s'enfuirent et portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Or les gens sortaient pour voir ce qui était arrivé, et ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent assis aux pieds de Jésus, vêtu, et raisonnable, l'homme duquel étaient sortis les démons ; et ils furent saisis de terreur. Or les témoins leur rapportèrent de quelle manière le démoniaque avait été guéri. Et toute la population de la contrée voisine des Géraséniens le pria de s'éloigner d'eux, car ils étaient saisis d'une grande crainte. Et étant remonté dans une barque, il s'en retourna. Cependant l'homme duquel étaient sortis les démons le priait de le prendre avec lui, mais il le renvoya en disant : « Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. » Et il s'en alla proclamant dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui. Or comme Jésus revenait en arrière, il fut accueilli par la foule, car ils étaient tous à l'attendre. Et voici, survint un homme, dont le nom était Jaïrus, et c'était lui qui était chef de la synagogue ; et étant tombé aux pieds de Jésus, il le sollicitait d'entrer dans sa maison, parce qu'il avait une fille unique âgée d'environ douze ans, et qu'elle se mourait. Or, comme il s'y rendait, la foule l'étouffait, et une femme malade depuis douze ans d'un flux de sang, laquelle n'avait pu être guérie par personne, s'étant approchée toucha par derrière la frange de son manteau, et tout à coup son flux de sang s'arrêta. Et Jésus dit : « Qui est-ce qui m'a touché ? » Mais tous s'en défendant, Pierre dit : « Maître, la foule t'entoure et te presse ! » Mais Jésus dit : « Quelqu'un m'a touché ; car j'ai senti qu'une force est sortie de moi. » Et la femme, voyant qu'elle était découverte, s'approcha en tremblant, et s'étant jetée à ses pieds, elle déclara devant tout le peuple pour quel motif elle l'avait touché, et comment elle avait été tout à coup guérie. Mais il lui dit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée, va-t-en en paix. » Comme il parlait encore, survint quelqu'un de chez le chef de synagogue, disant : « Ta fille est morte, n'importune plus le maître ! » Ce que Jésus ayant ouï, il lui répliqua : « Ne crains point, crois seulement, et elle sera sauvée. » Or, étant entré dans la maison, il ne permit pas que personne entrât avec lui, sauf Pierre, et Jean et Jacques et le père de l'enfant et sa mère. Or tous pleuraient et se lamentaient sur elle, mais il leur dit : « Ne pleurez pas ; car elle n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui, sachant qu'elle était morte. Mais lui, ayant pris sa main, s'écria : « Enfant, lève-toi. » Et son esprit revint, et elle se leva immédiatement ; et il commanda qu'on lui donnât à manger. Et ses parents furent stupéfaits ; mais il leur enjoignit de ne parler à personne de ce qui était arrivé.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Today's readings, every morning
Bosko brings the daily readings for your tradition to your day — with a reflection, the full Bible in 30 translations, and the liturgical calendar, in 18 languages.
