Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Romans 13:1-7
Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n'existe d'autorité que par la volonté de Dieu, et celles qui existent sont instituées de Dieu ; en sorte que celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'institution de Dieu. Or, ceux qui résistent attireront sur eux-mêmes une condamnation, car les magistrats ne sont pas une cause d'effroi pour la bonne conduite, mais pour la mauvaise. Veux-tu donc n'avoir pas à craindre l'autorité ? Fais le bien, et tu recevras d'elle des éloges ; car celui qui l'exerce est un serviteur de Dieu pour ton bien ; mais si tu fais le mal, crains, car ce n'est pas pour rien qu'il porte l'épée ; il est en effet un serviteur de Dieu chargé de punir, pour satisfaire la colère, celui qui pratique le mal. C'est pourquoi il y a nécessité de se soumettre, non seulement à cause de la colère, mais encore à cause de la conscience ; c'est pour cela en effet que vous payez aussi des impôts, car c'est précisément en s'occupant de cet objet qu'ils sont ministres de Dieu. Rendez à tous ce qui leur est dû ; l'impôt, à qui est dû l'impôt ; le tribut, à qui est dû le tribut ; la crainte, à qui est due la crainte ; l'honneur, à qui est dû l'honneur.
First Reading
Genesis 47
Joseph vint donc informer Pharaon et lui dit : Mon père et mes frères sont arrivés du pays de Canaan avec leur menu et leur gros bétail et tout ce qui leur appartient, et voici, ils sont dans la contrée de Gosen. Et dans le nombre de ses frères il choisit cinq hommes et il les présenta à Pharaon. Et Pharaon dit aux frères de Joseph : Quelle est votre occupation ? Et ils répondirent à Pharaon : Tes serviteurs sont pasteurs de brebis, nous aussi bien que nos pères. Et ils dirent à Pharaon : Nous sommes venus pour séjourner dans le pays, car il n'y a plus de pâture pour les brebis que possèdent tes serviteurs, parce que la famine pèse sur le pays de Canaan ; maintenant donc permets à tes serviteurs de s'établir dans la contrée de Gosen. Pharaon dit à Joseph : Ton père et tes frères sont venus te joindre : tu as devant toi tout le pays d'Égypte ; établis ton père et tes frères dans la meilleure partie du pays. Qu'ils s'établissent dans la contrée de Gosen ; et si tu connais parmi eux des hommes de ressource, fais-les inspecteurs des troupeaux que j'ai. Et Joseph introduisit Jacob, son père, et le présenta à Pharaon. Et Jacob bénit Pharaon. Et Pharaon dit à Jacob : Combien as-tu d'années de vie ? Et Jacob dit à Pharaon : Mon pèlerinage est de cent trente ans ; les jours de ma vie ont été courts et mauvais, et n'atteignent pas à la durée de la vie de mes pères dans leur pèlerinage. Et Jacob bénit Pharaon et se retira de devant Pharaon. Et Joseph établit son père et ses frères, et leur donna une propriété dans le pays d'Égypte, dans la meilleure partie du pays, dans la contrée de Ramsès, conformément à l'ordre de Pharaon. Et Joseph fournit de pain son père et ses frères et toute la maison de son père, en raison du nombre d'enfants. Et dans tout le pays il n'y avait point de pain, car la famine était très intense, et le pays d'Égypte et le pays de Canaan languissaient de faim. Et Joseph recueillit tout l'argent qui se trouva au pays d'Égypte et au pays de Canaan pour les achats de blé, et Joseph fit entrer tout cet argent dans la maison de Pharaon. Et lorsque l'argent fut disparu du pays d'Égypte et du pays de Canaan, tous les Egyptiens vinrent à Joseph en disant : Donne-nous du pain ? pourquoi faut-il donc que nous mourions sous tes yeux ? car l'argent manque. Et Joseph dit : Amenez votre bétail et pour votre bétail je vous en donnerai, si l'argent manque. Alors ils amenèrent leur bétail à Joseph, et il leur donna du pain en échange des chevaux, du menu et du gros bétail et des ânes, et il les fournit de pain cette année-là en échange de tout leur bétail. Et cette année-là s'étant écoulée, ils vinrent à lui l'année suivante disant : Nous ne pouvons dissimuler à monseigneur que l'argent étant épuisé, et notre bétail dévolu à monseigneur, il ne nous reste plus en face de monseigneur que nos corps et notre sol. Pourquoi nous faudrait-il périr sous tes yeux, nous aussi bien que notre sol ? Achète-nous, nous et notre sol pour du pain, et nous deviendrons avec notre sol les serfs de Pharaon, et donne-nous de quoi faire les semailles afin que nous vivions et ne mourions pas, et que notre sol ne soit pas un désert. Alors Joseph acheta tout le sol de l'Égypte pour Pharaon ; car les Egyptiens vendirent chacun son champ parce que la famine les pressait. Et le pays fut ainsi dévolu à Pharaon. Quant au peuple, il le fit passer dans les villes d'un bout à l'autre du territoire de l'Égypte. Les terres des prêtres furent les seules qu'il n'acheta point ; car les prêtres recevant un fixe de Pharaon et se nourrissant de leur fixe que Pharaon leur payait, purent pour cette raison ne point vendre leurs terres. Alors Joseph dit au peuple : Voici, j'ai acheté aujourd'hui pour Pharaon vos personnes et vos terres ; voici des semences pour vous, ensemencez le sol. Et au temps des récoltes vous donnerez un cinquième à Pharaon et les quatre autres parties vous resteront pour ensemencer le sol et pour vous nourrir vous et ceux qui sont dans vos maisons, et pour nourrir vos enfants. Et ils dirent : Tu nous sauves la vie ! puissions-nous trouver grâce aux yeux de notre seigneur, et nous serons les serfs de Pharaon. Et c'est ce que Joseph établit comme une règle perpétuée jusqu'à ce jour, savoir que sur le sol de l'Égypte Pharaon prélèverait un cinquième ; les terres des prêtres seuls ne furent pas dévolues à Pharaon. Et Israël habita au pays d'Égypte la contrée de Gosen, et ils y possédèrent, et ils furent féconds et ils y devinrent très nombreux. Et Jacob vécut dix-sept ans au pays d'Égypte, et les années de la vie de Jacob étaient cent quarante-sept années. Et lorsque les jours de Jacob approchèrent de leur terme, il manda son fils Joseph et lui dit : Si j'ai trouvé grâce à tes yeux, veuille mettre la main sous ma hanche, et me montrer amour et fidélité : ne me donne point la sépulture en Égypte, je veux reposer avec mes pères, et tu me transporteras hors de l'Égypte, et tu me déposeras dans leur tombeau. Et il répondit : Je me conformerai à ton ordre. Et il dit : Jure-le-moi ! et il le lui jura, et Israël adora à la tête du lit.
First Reading
Exodus 14:1-31
Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Dis aux enfants d'Israël qu'ils se replient et campent devant Pihachiroth entre Migdol et la mer, devant Baal-Tsephon ; c'est vis-à-vis que vous camperez près de la mer. Et Pharaon pensera des enfants d'Israël : Ils se sont perdus dans le pays ; le désert les enferme. Et j'endurcirai le cœur de Pharaon, afin qu'il les poursuive, et je serai glorifié dans Pharaon et dans toute son armée, et les Égyptiens comprendront que je suis l'Éternel. Et ils firent ainsi. Et lorsque le roi d'Egypte fut informé de la fuite du peuple, les sentiments de Pharaon et de ses serviteurs changèrent à l'égard du peuple et ils dirent : Qu'avons-nous fait de laisser Israël quitter notre service ? Alors il attela son char et prit son peuple avec lui ; et il prit six cents chars d'élite et tout ce qu'il y avait de chars en Egypte, tous montés de guerriers. Et l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon, roi d'Egypte, et il se mit à la poursuite des enfants d'Israël. Car les enfants d'Israël étaient partis haut la main. Les Égyptiens les poursuivirent donc et les atteignirent avec tous les chevaux et chars de Pharaon, et sa cavalerie et son armée, dans leur campement près de la mer, à Pihachiroth vis-à-vis de Baal-Tsephon. Et Pharaon s'approcha et les enfants d'Israël levèrent les yeux, et voilà que les Égyptiens arrivaient sur eux par derrière, et les enfants d'Israël furent très effrayés et crièrent à l'Éternel. Et ils dirent à Moïse : Est-ce faute de tombeaux en Egypte que tu nous as amenés mourir dans le désert ? Que nous as-tu fait en nous tirant de l'Egypte ? N'est-ce pas ce que nous te disions en Egypte : Ne t'occupe pas de nous, nous voulons servir les Égyptiens : car nous aimons mieux servir les Égyptiens que de mourir dans le désert. Alors Moïse dit au peuple : Ne vous effrayez pas ! restez en place et contemplez la délivrance que l'Éternel va opérer aujourd'hui pour vous ; car si vous voyez aujourd'hui les Égyptiens, désormais vous ne les reverrez plus jamais. L'Éternel combattra pour vous ; et vous, soyez tranquilles. Et l'Éternel dit à Moïse : Pourquoi pousses-tu tes cris vers moi ? Dis aux enfants d'Israël qu'ils lèvent le camp. Et toi, lève ton bâton, et étends ta main sur la mer, et fends-la, et les enfants d'Israël traverseront le milieu de la mer à sec. Et moi, voici, j'endurcirai le cœur des Égyptiens, et ils vous suivront, et je serai glorifié dans Pharaon et dans toute son armée, ses chars et sa cavalerie. Et les Égyptiens sauront que je suis l'Éternel, quand je serai glorifié dans Pharaon, ses chars et sa cavalerie. Alors l'ange de l'Éternel, qui marchait en tête de l'armée d'Israël, quitta sa place et marcha derrière, et la colonne de nuée qui la précédait quitta sa place et se posa derrière eux. Et elle vint entre l'armée d'Egypte et l'armée d'Israël ; et d'un côté c'était nuée et obscurité, et de l'autre elle illuminait la nuit ; et ils ne s'approchèrent pas les uns des autres durant toute la nuit. Et Moïse étendit sa main sur la mer, et l'Éternel refoula la mer par un fort vent d'est toute la nuit et changea la mer en terre sèche, et les eaux se fendirent. Et les enfants d'Israël traversèrent le milieu de la mer à sec, et les eaux furent pour eux une muraille à droite et à gauche. Et les Égyptiens chargèrent, et entrèrent dans la mer après eux avec tous les chevaux de Pharaon, ses chars et sa cavalerie. Et vers la veille du matin, l'Éternel porta ses regards de la colonne de feu et de nuée sur les Égyptiens, et Il mit en déroute l'armée d'Egypte ; et Il disloqua les roues de leurs chars et rendit leur marche difficile. Alors les Égyptiens dirent : Fuyons devant Israël, car l'Éternel combat pour lui contre l'Egypte. Et l'Éternel dit à Moïse : Étends ta main sur la mer, afin que les eaux reviennent couvrir les Égyptiens, leurs chars et leur cavalerie. Et Moïse étendit sa main sur la mer, et vers le matin la mer revint à son niveau ordinaire, et les Égyptiens fuirent à son approche, et l'Éternel précipita les Égyptiens au milieu de la mer. Et les eaux en revenant couvrirent les chars et la cavalerie de toute l'armée de Pharaon, entrés à leur suite dans la mer : il n'en survécut pas un seul. Mais les enfants d'Israël passèrent à sec par le milieu de la mer, et les eaux étaient pour eux une muraille à leur droite et à leur gauche. C'est ainsi que dans cette journée, l'Éternel sauva Israël des mains des Égyptiens, et Israël vit les Égyptiens morts sur le rivage de la mer. Et Israël fut témoin du grand coup dont l'Éternel frappa l'Egypte, et le peuple craignit l'Éternel et eut foi dans l'Éternel et dans Moïse, son serviteur.
Morning Prayer — First Lesson
Numbers 20
Et les enfants d'Israël, l'Assemblée entière, arrivèrent au désert de Tsin dans le premier mois et le peuple s'arrêta à Cadès, et là mourut Marie, et elle y reçut la sépulture. Et il n'y avait point d'eau pour l'Assemblée ; et ils s'attroupèrent contre Moïse et contre Aaron. Et le peuple querella Moïse ; et ils tenaient ces discours : Si au moins nous avions péri, comme périrent nos frères devant l'Éternel ! Pourquoi avez-vous amené l'Assemblée de l'Éternel dans ce désert, pour que nous y mourions nous et nos bestiaux ? Et pourquoi nous avez-vous fait sortir de l'Egypte pour nous amener dans cette méchante contrée, contrée où l'on ne peut semer, ni avoir figuiers, vignes et grenadiers, et où il n'y a point d'eau à boire ? Alors Moïse et Aaron quittant l'Assemblée vinrent à l'entrée de la Tente du Rendez-vous, et se jetèrent la face contre terre, et la Gloire de l'Éternel leur apparut. Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Prends le bâton et convoque l'Assemblée, toi et Aaron, ton frère, et parlez au rocher en leur présence, pour qu'il vous donne son eau, et ainsi, fais-leur jaillir de l'eau du rocher et abreuve l'Assemblée et ses bestiaux. Et Moïse prit le bâton de devant l'Éternel, comme Il le lui avait commandé. Et Moïse et Aaron convoquèrent l'Assemblée en face du rocher, et il leur dit : Écoutez donc, réfractaires ! de ce rocher vous ferons-nous bien jaillir de l'eau ? Et Moïse leva la main et frappa le rocher avec son bâton, à deux reprises ; et l'eau jaillit avec abondance, et l'Assemblée et son bétail se désaltérèrent. Mais l'Éternel dit à Moïse et Aaron : Parce que vous n'avez pas eu foi en moi pour manifester ma Sainteté aux yeux des enfants d'Israël, pour cette raison-là vous n'introduirez pas cette Assemblée dans le pays que je veux lui donner. Ce sont les eaux de la querelle, pour lesquelles les enfants d'Israël querellèrent l'Éternel qui leur manifesta sa Sainteté. Et Moïse envoya des messagers de Cadès au Roi d'Edom : Ainsi parle ton frère Israël : Tu connais toutes les tribulations qui nous ont atteints, la descente de nos pères en Egypte, le long séjour que nous y fîmes, et les mauvais traitements que nous reçûmes des Égyptiens nous et nos pères ; mais nous criâmes à l'Éternel, et Il entendit notre voix, et Il envoya un Ange et nous tira de l'Egypte ; et nous voici à Cadès, ville à ton extrême frontière. Accorde-nous donc le passage à travers ton pays ; nous ne traverserons ni champs, ni vignes, et ne boirons point l'eau des puits ; nous prendrons la route royale sans dévier ni à droite ni à gauche, jusqu'à ce que nous ayons traversé ton territoire. Mais Edom leur dit : Tu ne passeras point chez moi, sinon j'irai au-devant de toi avec l'épée. Et les enfants d'Israël lui dirent : Nous cheminerons sur la chaussée, et si nous buvons ton eau, moi et mes troupeaux, je te la paierai ; seulement (et ce n'est rien) laisse-moi passer de mes pieds. Et Edom dit : Tu ne passeras pas. Et Edom vint à leur rencontre avec des troupes nombreuses et à main forte. C'est ainsi que Edom refusa à Israël le passage sur son territoire, et Israël se détourna de lui. Et les enfants d'Israël, l'Assemblée entière, partirent de Cadès et arrivèrent au mont Hor. Et l'Éternel dit à Moïse et Aaron, au mont Hor sur la frontière du pays d'Edom : Aaron va être recueilli auprès de son peuple ; car il n'entrera pas dans le pays que je donne aux enfants d'Israël, parce que vous avez été rebelles à mes ordres aux Eaux de la querelle. Prends Aaron et Eléazar, son fils, et les mène sur le mont Hor ; et là ôte à Aaron son costume et en revêts Eléazar, son fils ; et Aaron sera recueilli et mourra là. Et Moïse se conforma à l'ordre de l'Éternel, et ils montèrent sur le mont Hor à la vue de toute l'Assemblée. Et Moïse ôta à Aaron son costume et en revêtit Eléazar, son fils, et Aaron mourut là au sommet de la montagne, et Moïse et Eléazar redescendirent de la montagne. Et quand l'Assemblée vit que Aaron avait expiré, toute la maison d'Israël pleura Aaron pendant trente jours.
Epistle
1 Corinthians 13:1-13
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas de charité, je suis un airain retentissant, ou une cymbale bruyante. Et quand j'aurais un don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la connaissance, et quand j'aurais toute la foi qui déplace les montagnes, si je n'ai pas de charité, je ne suis rien. Et quand j'emploierais en libéralités tout ce que je possède, et quand je livrerais mon corps afin d'en tirer gloire, si je n'ai pas de charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, la charité est bienveillante ; elle n'est pas jalouse, elle ne s'en croit point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle n'agit point avec indécence, elle ne recherche point ce qui ne lui appartient pas, elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal, elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit avec la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle surmonte tout. La charité ne périt jamais ; mais quant à la prophétie, elle sera détruite ; quant aux langues, elles cesseront ; quant à la connaissance, elle sera détruite ; car c'est partiellement que nous connaissons, et c'est partiellement que nous prophétisons ; mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera détruit. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu un homme, j'ai détruit ce qui était de l'enfant. Maintenant en effet nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors ce sera face à face ; maintenant je connais partiellement, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. Mais pour le moment ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité ; or la plus grande d'entre elles est la charité.
First Reading
Hosea 4
Écoutez la parole de l'Éternel, enfants d'Israël ! car l'Éternel fait le procès aux habitants du pays ; car il n'y a ni vérité, ni amour, ni connaissance de Dieu dans le pays. On jure et l'on ment, l'on est homicide, et voleur et adultère ; ils font des violences ; au meurtre succède le meurtre. Aussi, le pays est en deuil, et tous ses habitants dans la langueur, et les bêtes des champs et les oiseaux des Cieux, même les poissons de la mer disparaissent. Mais que nul ne conteste, et que nul ne reprenne ! car ton peuple est comme ceux qui contestent contre les sacrificateurs. Ainsi tu tomberas de jour, et avec toi le prophète aussi tombera de nuit, et je détruirai ta mère. Mon peuple est détruit faute d'avoir la connaissance… Et toi, puisque tu dédaignes la connaissance, je te dédaignerai aussi, et tu ne seras plus mon sacrificateur, et puisque tu oublies la loi de ton Dieu, j'oublierai aussi tes enfants. Plus ils s'accroissent, plus ils pèchent contre moi : je changerai leur gloire en ignominie. Du péché de mon peuple ils tirent leur subsistance, et de son crime ils sont avides. Aussi en sera-t-il du peuple comme du sacrificateur, et je les châtierai de leur conduite et je leur rendrai ce qu'ils ont fait. Ils mangeront et ne seront point rassasiés ; ils seront impudiques et ne se multiplieront pas, car ils abandonnent le culte de l'Éternel. L'impudicité et le vin et le moût ôtent le sens. Mon peuple interroge son bois, et c'est son bâton qui l'avise, car l'esprit d'impudicité les a séduits ; adultères, ils désertent leur Dieu. Sur les cimes des montagnes ils sacrifient, et sur les collines ils encensent, sous le chêne et le peuplier et le térébinthe, parce que l'ombrage en est beau ; c'est pourquoi vos filles sont impudiques et vos brus adultères. Je ne saurais punir vos filles de s'être prostituées, ni vos brus d'avoir commis adultère ; car eux-mêmes vont à l'écart avec des prostituées et sacrifient avec des courtisanes, et le peuple insensé court à sa perte. Si tu es impudique, ô Israël, que Juda ne se rende pas coupable ! ne venez point à Guilgal ! et ne montez point à Bethaven, et ne jurez point par la vie de l'Éternel ! Car telle une génisse indocile, telle Israël est indocile ; maintenant l'Éternel les laissera paître comme des agneaux dans un pays ouvert. Éphraïm s'est alliée aux idoles : laisse-la faire ! sitôt qu'est enlevée la table où ils boivent, ils se livrent aux impudicités ; leurs princes ont pour l'infamie un amour singulier. Le vent l'emporte de ses ailes, et ils sont confus de leurs sacrifices.
Morning Prayer — Second Lesson
Mark 16
Et quand le sabbat fut passé Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin de venir l'embaumer. Et de très grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil venait de se lever. Et elles se disaient entre elles : « Qui est-ce qui nous roulera la pierre de devant l'entrée du sépulcre ? » Et ayant levé les yeux, elles voient que la pierre avait été roulée ; car elle était très grande. Et étant arrivées au sépulcre, elles voient un jeune homme assis sur la droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent dans l'épouvante. Mais il leur dit : « Ne vous épouvantez point ; vous cherchez Jésus le Nazarénien qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n'est pas ici ; voici la place où ils l'avaient mis. Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre : « Il vous devance en Galilée ; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. » Et étant sorties, elles s'enfuirent du sépulcre, car la terreur et l'effroi les avaient saisies. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. Or étant ressuscité sur le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d'abord à Marie la Magdalène, de laquelle il avait chassé sept démons. Celle-ci s'en alla en informer ceux qui, ayant été avec lui, se trouvaient dans le deuil et les larmes. Et ceux-ci, en entendant dire qu'il vivait et qu'il avait été vu par elles, furent incrédules. Mais après cela il se manifesta sous une autre forme à deux d'entre eux qui étaient en marche pour se rendre aux champs ; et ceux-ci s'en allèrent en informer les autres, mais ils ne crurent pas non plus ceux-ci. Mais enfin il se manifesta aux onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table, et il leur fit honte de leur incrédulité et de leur dureté de cœur, pour n'avoir pas cru ceux qui l'avaient contemplé ressuscité des morts ; et il leur dit : « Allez dans le monde entier prêcher l'évangile à toute la création ; celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru sera condamné. Or voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents ; lors même qu'ils boiraient quelque breuvage mortel, il ne leur nuira certainement pas ; ils imposeront les mains aux malades, et ils guériront. » Ainsi donc, tandis que le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé dans le ciel et s'assit à la droite de Dieu, ceux-ci de leur côté s'en allèrent prêcher partout ; le Seigneur coopérant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient.]
Responsorial Psalm
Psalm 80
Au maître chantre. En schoschanim-edouth. Cantique d'Asaph.Prête l'oreille, berger d'Israël, toi qui conduis Joseph, comme un troupeau ; toi dont les Chérubins portent le trône, apparais ! Prête l'oreille, berger d'Israël, toi qui conduis Joseph, comme un troupeau ; toi dont les Chérubins portent le trône, apparais ! Devant Ephraïm et Benjamin et Manassé donne essor à ta puissance, et viens à notre aide ! O Dieu, rétablis-nous, et fais luire ta face, et nous serons sauvés ! Éternel, Dieu des armées, jusques à quand t'irriteras-tu, quand ton peuple prie ? Tu lui fais manger un pain trempé de larmes, et boire avec larmes une portion mesurée. Tu fais de nous une proie que nos voisins se disputent, et nos ennemis nous tournent en dérision. Dieu des armées, rétablis-nous, et fais luire ta face, et nous serons sauvés ! De l'Egypte tu retiras une vigne, tu expulsas les nations, et tu la plantas ; tu déblayas le sol devant elle, et elle poussa des racines, et remplit le pays ; les montagnes furent couvertes de son ombre, et ses pampres égalèrent les cèdres de Dieu ; elle étendit ses rameaux jusques à la mer, et ses jets jusques au Fleuve. Pourquoi as-tu abattu ses murailles, pour que tous les passants la vendangent ? De la forêt le sanglier vient la ravager, et les bêtes des champs, y brouter. Ah ! reviens, Dieu des armées, regarde des Cieux et vois, et visite cette vigne ! Protège ce que ta main a planté, et le fils que tu t'es choisi ! Elle est brûlée par le feu, elle est coupée : ils périssent à ton air menaçant. Protège de ta main l'homme, ouvrage de ta droite, le fils de l'homme que tu t'es choisi. Alors nous ne te quitterons pas ; rends-nous la vie, et nous invoquerons ton nom. Éternel, Dieu des armées, rétablis-nous, fais luire ta face, et nous serons sauvés !
Gospel
Luke 18:31-43
Et ayant pris les douze à part, il leur dit : « Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes relativement au fils de l'homme s'accomplira ; car il sera livré aux Gentils, et il sera bafoué et injurié, et on crachera sur lui, et après l'avoir fouetté ils le mettront à mort, et le troisième jour il ressuscitera. » Et pour eux ils ne comprenaient rien à cela, et cette parole leur était cachée, et ils ne saisissaient pas ce qui avait été dit. Or il advint, au moment où il approchait de Jéricho, qu'un aveugle se trouvait assis près du chemin pour mendier. Mais ayant entendu la foule qui passait devant lui, il s'informait de ce que c'était. On lui dit : « C'est Jésus le Nazaréen qui passe. » Et il s'écria : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. » Et ceux qui marchaient les premiers le réprimandaient pour le faire taire ; mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi. » Et Jésus s'étant arrêté ordonna qu'on le lui amenât ; et quand il se fut approché, il lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Et l'autre dit : « Seigneur, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : « Recouvre la vue ; ta foi t'a guéri. » Et immédiatement il recouvra la vue, et il le suivait en glorifiant Dieu. Et tout le peuple voyant cela rendit louange à Dieu.
Responsorial Psalm
Psalm 46
Au maître chantre. Des fils de Coré. Chant avec voix de femmes.Dieu est pour nous un asile, un rempart, dans les maux on éprouve son puissant secours. Aussi nous ne craignons point, quand la terre change de face, et que les monts oscillent au sein des mers. Que leurs ondes grondent, et écument, et que leur fier courroux ébranle les montagnes ! (Pause) Un fleuve avec ses ruisseaux égaie la cité de Dieu, sanctuaire des demeures du Très-haut. Dieu est dans son enceinte, elle est inébranlable ; Dieu lui donne son secours dès l'aube du matin. Les peuples sont en rumeur, les empires branlent : Il émet sa voix, et la terre est craintive. L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob nous est une citadelle. (Pause) Venez et contemplez les faits de l'Éternel, comme Il a ravagé la terre. Faisant cesser les guerres jusqu'au bout de la terre, Il a brisé les arcs, et fracassé les lances, et Il a brûlé au feu les chars de bataille. « Abstenez-vous ! et sachez que je suis Dieu, qui domine les peuples, qui domine la terre ! » L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob nous est une citadelle. (Pause)
Responsorial Psalm
Psalm 47
Au maître chantre. Des fils de Coré. Cantique.Vous tous les peuples, battez des mains ! éclatez pour Dieu en acclamations ! Car l'Éternel, le Très-haut, est digne de crainte, Il est le grand Roi de toute la terre. Il a rangé des peuples sous nos lois, et mis des nations sous nos pieds ; Il nous a choisi lui-même notre héritage, orgueil de Jacob qu'il aime. (Pause) Dieu arrive avec des acclamations, et l'Éternel s'avance au son de la trompette. Chantez l'Éternel, chantez ! Chantez à notre Roi, chantez ! Car Dieu est Roi de toute la terre : chantez-lui des hymnes ! Dieu règne sur les peuples ; Dieu est assis sur son trône saint. Les princes des peuples se réunissent au peuple du Dieu d'Abraham ; car les boucliers de la terre sont à Dieu, Il est souverainement élevé.
Responsorial Psalm
Psalm 47
Au maître chantre. Des fils de Coré. Cantique.Vous tous les peuples, battez des mains ! éclatez pour Dieu en acclamations ! Car l'Éternel, le Très-haut, est digne de crainte, Il est le grand Roi de toute la terre. Il a rangé des peuples sous nos lois, et mis des nations sous nos pieds ; Il nous a choisi lui-même notre héritage, orgueil de Jacob qu'il aime. (Pause) Dieu arrive avec des acclamations, et l'Éternel s'avance au son de la trompette. Chantez l'Éternel, chantez ! Chantez à notre Roi, chantez ! Car Dieu est Roi de toute la terre : chantez-lui des hymnes ! Dieu règne sur les peuples ; Dieu est assis sur son trône saint. Les princes des peuples se réunissent au peuple du Dieu d'Abraham ; car les boucliers de la terre sont à Dieu, Il est souverainement élevé.
Evening Prayer — First Lesson
Numbers 21
Et le Cananéen, Roi de Arad, qui résidait dans le Midi, apprit qu'Israël s'avançait par la route d'Atharim ; et il attaqua Israël et lui enleva des prisonniers. Alors Israël fit un vœu à l'Éternel et dit : Si tu livres ce peuple entre mes mains, je dévouerai ses villes. Et l'Éternel écouta la voix d'Israël, et livra les Cananéens, et on les dévoua eux et leurs villes, et ce lieu reçut le nom de Horma [lieu dévoué]. Et ils partirent du mont Hor prenant la route de la Mer aux algues pour tourner le pays d'Edom. Et le peuple perdit patience en chemin, et le peuple tint des discours contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous as-tu tirés de l'Egypte et exposés à mourir dans le désert ? car il n'y a ici ni pain ni eau, et ce vil aliment nous dégoûte. Alors l'Éternel envoya parmi le peuple des serpents venimeux, et les morsures qu'ils firent dans le peuple, donnèrent la mort à beaucoup de gens en Israël. Alors le peuple vint à Moïse et dit : Nous avons péché, car nous avons tenu des discours contre l'Éternel et contre toi ; intercède, auprès de l'Éternel pour qu'il éloigne de nous ces serpents. Et Moïse intercéda en faveur du peuple. Et l'Éternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent et place-le au haut d'une perche, et il arrivera que quiconque aura été mordu et le regardera, reprendra vie. Alors Moïse fit un serpent d'airain, et il le plaça au haut d'une perche, et il arrivait que celui qui avait été mordu par un serpent et regardait vers le serpent d'airain, reprenait vie. Et les enfants d'Israël partirent et vinrent camper à Oboth. Et ayant quitté Oboth, ils vinrent camper à Ijei-Abarim dans le désert situé à l'Orient de Moab du côté du soleil levant. Étant partis de là ils vinrent camper dans la vallée de Zared. Étant partis de là ils vinrent camper au delà de l'Arnon qui coule dans le désert après sa sortie du territoire des Amoréens ; car l'Arnon est la limite de Moab, entre Moab et les Amoréens. C'est pourquoi il, est dit dans le Livre des Combats de l'Éternel :Vaheb en Sufa et les torrents d'Arnon et l'épanchement des torrents, qui tourne vers la Résidence d'Ar, et s'appuie aux confins de Moab. Et de là ils vinrent à Béer (puits). C'est le puits où l'Éternel dit à Moïse : Assemble le peuple, et je leur donnerai de l'eau. Alors Israël chanta ce cantique :Jaillis, fontaine ! Acclamez-la ! fontaine creusée par des princes, qu'ont fouie les chefs du peuple avec le sceptre et leurs bâtons. ! Et du désert on vint à Mathana, et de Mathana à Nahaliel, et de Nahaliel à Bamoth ; et de Bamoth à la vallée située dans le pays de Moab, au sommet du Pisga qui domine la plaine du désert. Et Israël, envoya des messagers à Sihon, Roi, des Amoréens, pour lui dire : Laisse-moi, passer par ton pays ; nous ne nous répandrons point dans les champs et les vignes, ne boirons point l'eau des puits ; nous suivrons la route royale jusqu'à ce que nous ayons passé ta frontière. Mais Sihon n'accorda pas à Israël le passage sur son territoire, et Sihon rassembla tout son peuple et marcha à la rencontre d'Israël du côté du désert, et pénétra jusqu'à Jahats et livra bataille à Israël. Et Israël le battit, avec le tranchant de l'épée et conquit son pays de l'Arnon au Jabbok, jusqu'aux Ammonites ; car la frontière des Ammonites était fortifiée. Et Israël occupa toutes ces villes, et s'établit dans toutes les villes des Amoréens, à Hesbon et dans toutes ses dépendances. Car Hesbon était la ville de Sihon, Roi des Amoréens, et il avait fait la guerre au précédent roi de Moab et lui avait pris tout son pays jusqu'à l'Arnon. C'est pourquoi les poètes disent :Entrez dans Hesbon ! Qu'on relève et fortifie la cité de Sihon ! Car un feu est sorti de Hesbon, Une flamme de la cité de Sihon : Il a dévoré le fort de Moab, Des maîtres des hauteurs de l'Arnon. Malheur à toi, Moab ! C'en est fait de toi, peuple de Camos ! De ses fils il a fait des fugitifs Et de ses filles des captives de Sihon, Roi des Amoréens… Nous lançâmes nos traits,… Hesbon est détruite jusqu'à Dibon, et nous ravageâmes jusqu'à Nopha, l'incendie atteignit Médéba. Et pendant le séjour d'Israël dans le pays des Amoréens Moïse envoya reconnaître Jaëzer, et ils s'emparèrent de ses dépendances, et il expulsa les Amoréens qui y étaient. Et se détournant, ils montèrent du côté de Basan, et Og, Roi de Basan, vint à leur rencontre, lui et tout son peuple, pour les attaquer, à Edreï. Alors l'Éternel dit à Moïse : Ne le crains pas ; car je le livre entre tes mains, lui et tout son peuple et son pays, et tu le traiteras comme tu as traité Sihon, roi des Amoréens qui résidait à Hesbon. Et ils le battirent lui et ses fils et tout son peuple jusqu'à ne pas lui laisser un réchappé, et ils occupèrent son pays.
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Ephesians 6
Enfants, obéissez à vos parents ; car cela est juste. « Honore ton père et ta mère ; » c'est le premier commandement qui soit accompagné d'une promesse : « afin que tu sois heureux, et que tu vives longtemps sur la terre. » Et vous, pères, n'irritez pas vos. enfants, mais élevez-les dans la discipline et l'admonition du Seigneur. Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ, non point avec une soumission extérieure comme pour plaire aux hommes, mais comme des esclaves de Christ qui font de cœur la volonté de Dieu, vous asservissant avec empressement, comme au seigneur et non à un homme, sachant que ce que chacun aura fait de bon, il en recevra la rétribution de la part du Seigneur, que ce soit un esclave ou un homme libre. Et vous, maîtres, agissez de même envers eux, mettant de côté la menace, sachant que leur Maître et le vôtre est dans les cieux, et qu'il n'y a pas devant Lui acception de personnes. Au reste, fortifiez-vous dans le seigneur et par la puissance de sa force ; revêtez-vous de toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister aux manœuvres du diable ; car ce n'est pas contre le sang et la chair que vous avez à lutter, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C'est pourquoi saisissez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le jour mauvais, et, après avoir tout mis en œuvre, tenir ferme. Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de la vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice, et ayant pris pour chaussure de vos pieds le zèle qu'inspire l'Évangile de paix, saisissant en toute circonstance le bouclier de la foi, au moyen duquel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du malin ; et munissez-vous du casque du salut et de l'épée de l'esprit, qui est la parole de Dieu ; adressant en toute occasion toute sorte de prières et d'intercessions par l'esprit, et veillant à cela avec une entière persévérance, priant pour tous les saints et pour moi, afin qu'il me soit donné, en ouvrant la bouche, de parler avec liberté, pour faire connaître le mystère pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, afin que je l'expose avec la liberté avec laquelle je dois parler. Mais, afin que, vous aussi, vous sachiez ce qui me concerne, et l'état où je suis, vous serez informés de tout par Tychique, le frère bien-aimé et le fidèle ministre dans le seigneur, que je vous ai envoyé, précisément afin que vous fussiez instruits de l'état de nos affaires, et qu'il consolât vos cœurs. Que la paix soit avec les frères, ainsi que la charité unie à la foi, de la part de Dieu le Père et du seigneur Jésus-Christ ! Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre seigneur Jésus-Christ d'une manière incorruptible !
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Galatians 2
Ensuite, après quatorze ans d'intervalle, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, en prenant aussi Tite avec moi. Mais j'y montai par suite d'une révélation, et je leur exposai l'évangile que je prêche parmi les Gentils, mais je m'entretins séparément avec les plus considérés, afin de ne pas courir ou de n'avoir pas couru inutilement. Mais Tite qui m'accompagnait, et qui était Grec, ne put pas même être contraint de se faire circoncire, et ce fut à cause des faux frères intrus qui s'étaient furtivement introduits pour espionner la liberté que nous possédons en Christ Jésus, afin de nous asservir complètement ; auxquels nous n'accordâmes, pas même un instant, la soumission qu'ils demandaient, afin que la vérité de l'évangile vous fût maintenue. Mais, de la part de ceux qui étaient tenus en haute considération… quels qu'ils aient été, cela ne me fait rien ; Dieu ne fait pas acception de personnes… quant à moi en effet, les plus considérés ne me suggérèrent rien, mais au contraire, voyant que l'évangile de l'incirconcision m'a été confié, comme à Pierre celui de la circoncision, (en effet Celui qui a agi en faveur de Pierre pour l'apostolat de la circoncision a aussi agi en ma faveur parmi les Gentils), et reconnaissant la grâce qui m'a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui sont tenus pour les colonnes, me donnèrent leurs mains droites ainsi qu'à Barnabas, en signe d'union, afin que, nous, nous allassions vers les Gentils, et eux vers les circoncis ; demandant seulement que nous nous souvinssions des pauvres, ce que je me suis aussi appliqué à faire, précisément à cause de cela. Mais, lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il avait été condamné ; en effet, avant l'arrivée de quelques personnes qui venaient d'auprès de Jacques, il mangeait en commun avec les Gentils, mais quand il fut venu, il s'esquivait et se tenait à l'écart par crainte des circoncis ; et les autres Juifs s'associèrent à sa dissimulation, en sorte que Barnabas aussi fut entraîné par leur hypocrisie. Mais, lorsque je vis qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'évangile, je dis à Céphas en présence de tous : « Si toi, qui es Juif, tu vis en Gentil et non en Juif, comment contrains-tu les Gentils à judaïser ? Pour nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pas des pécheurs d'entre les Gentils ; néanmoins, sachant que l'homme n'est point justifié par les œuvres de la loi, mais par la foi en Christ Jésus, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi ; car, par les œuvres de la loi personne ne sera justifié. Mais, si, en cherchant à être justifiés par Christ, nous-mêmes aussi nous étions trouvés pécheurs, Christ ne devient-il pas un ministre du péché ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si ce que j'ai détruit, je le construis derechef, je me déclare moi-même un transgresseur ; car, pour moi, c'est par la loi que je suis mort quant à la loi, afin de vivre pour Dieu ; j'ai été crucifié avec Christ ; si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi ; quant à la vie dont je vis maintenant dans ma chair, je vis dans la foi en Dieu et en Christ qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car, si c'est par la loi que s'obtient la justice, c'est donc pour rien que Christ est mort ! »
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1 Corinthians 14:1-12
Poursuivez la charité, tout en ambitionnant les dons spirituels, mais surtout celui de prophétie. En effet celui qui parle en langue ne parle pas pour les hommes mais pour Dieu, car personne ne l'entend, mais c'est en esprit qu'il profère des mystères, tandis que celui qui prophétise parle aux hommes pour les édifier, et les exhorter, et les consoler. Celui qui parle en langue s'édifie lui-même, tandis que celui qui prophétise édifie l'église. Je veux bien que tous vous parliez en langues, mais plus encore que vous prophétisiez. Or celui qui prophétise l'emporte sur celui qui parle en langues, à moins qu'il n'interprète afin que l'église en reçoive de l'édification. Et maintenant, frères, si je venais auprès de vous pour vous parler en langues, en quoi vous serais-je utile, à moins que je ne vous parlasse sous forme de révélation, ou de connaissance, ou de prophétie, ou d'instruction ? Ainsi les objets inanimés qui rendent un son, une flûte par exemple, ou une harpe, s'ils n'expriment une diversité de ton, comment reconnaître ce que joue la flûte, ou ce que joue la harpe ? Et en effet, si une trompette rend un son indistinct, qui est-ce qui se prépare au combat ? De même aussi, si vous ne faites pas entendre avec la langue des paroles bien distinctes, comment reconnaîtra-t-on ce que vous dites, car vous parlerez en l'air ? Combien ne peut-il pas y avoir de variétés d'idiomes dans le monde ? et chacun est un langage ; si donc je ne connais pas la valeur de l'idiome, je serai un barbare aux yeux de celui qui le parle, et celui-ci sera un barbare à mes yeux. Ainsi, vous aussi, puisque vous êtes ambitieux des esprits, cherchez, pour l'édification de l'église, à en posséder le plus qu'il est possible ;
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Ephesians 1:15-23
C'est pourquoi, moi aussi, ayant appris quelle est votre foi au Seigneur Jésus et votre fidélité envers tous les saints, je ne cesse de rendre des actions de grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation ; les yeux de votre cœur étant illuminés par sa connaissance, de telle sorte que vous sachiez quelle est l'espérance attachée à Son appel, quelle est la richesse de la gloire de Son héritage parmi les saints, et quelle est, envers nous qui croyons, l'excessive grandeur de Son pouvoir, qui se montre dans l'efficace puissante de Sa force, qu'il a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts et en le faisant asseoir à Sa droite dans les cieux, au-dessus de toute espèce d'autorité, et de domination, et de puissance, et de seigneurie, et de tout nom donné, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans celui qui est à venir ; et Il a tout placé sous ses pieds, et Il l'a donné comme chef universel à l'Église qui est son corps, la plénitude de Celui qui, de toutes manières, remplit toutes choses.
Gospel
Matthew 26
Et il advint, lorsque Jésus eut terminé tous ces discours, qu'il dit à ses disciples : « Vous savez que dans deux jours a lieu la Pâque, et que le fils de l'homme doit être livré pour être crucifié. » Alors les grands prêtres et les anciens du peuple se rassemblèrent dans la cour du grand prêtre appelé Caiaphas, et ils délibérèrent en commun, afin de se saisir par ruse de Jésus et de le mettre à mort. Mais ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'émeute parmi le peuple. » Or Jésus s'étant trouvé à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme s'approcha de lui tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de grand prix, et elle le versait sur sa tête pendant qu'il était à table. Ce que les disciples ayant vu ils s'en indignèrent en disant : « Pourquoi cette profusion ? Car il pouvait être vendu très cher, et être donné aux pauvres. » Mais Jésus l'ayant su, leur dit : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Car elle a accompli une bonne œuvre envers moi ; en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais moi, vous ne devez pas m'avoir toujours ; car celle-ci, en jetant ce parfum sur mon corps, l'a fait en vue de mes funérailles. Mais en vérité je vous le déclare : où que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, s'étant rendu auprès des grands prêtres, leur dit : « Que voulez-vous me donner, et de mon côté je vous le livrerai ? » Et ils lui pesèrent trente pièces d'argent. Et dès lors il cherchait une bonne occasion pour le livrer. Or le premier jour de la fête des pains sans levain les disciples vinrent à Jésus en disant : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dit : « Allez dans la ville auprès d'un tel, et dites-lui : « Le maître dit : Mon temps est proche ; je vais faire chez toi la pâque avec mes disciples. » Et les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit, et ils préparèrent la pâque. Or, quand le soir fut venu, il était à table avec les douze ; et pendant qu'ils mangeaient, il dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous me livrera. » Et vivement attristés ils se mirent chacun à lui dire : « Est-ce que c'est moi, Seigneur ? » Mais il répliqua : « Celui qui a trempé avec moi la main dans le plat, celui-là me livrera. Le Fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été écrit de lui, mais malheur à cet homme par qui le Fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et Judas qui le livrait répliqua : « Est-ce que c'est moi, Rabbi ? » Il lui dit : « Tu l'as dit. » Or, pendant qu'ils mangeaient, Jésus, ayant pris du pain et prononcé une bénédiction, le rompit, et après l'avoir donné aux disciples, il dit : « Prenez, mangez ; ceci est mon corps. » Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs, en vue de la rémission des péchés. Mais je vous le déclare : désormais je ne boirai certainement plus de ce produit de la vigne, jusqu'à ce jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous à cause de moi cette nuit-ci ; car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui répliqua : « Si tous viennent à trébucher à cause de toi, pour moi je ne trébucherai jamais. » Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois. » Pierre lui dit : « Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas. » Tous les disciples aussi parlèrent de même. Alors Jésus arrive avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Asseyez-vous ici, jusques à ce que, après m'être rendu là, j'aie prié. » Et ayant pris avec lui Pierre, et les deux fils de Zébédée, il commença à être triste et abattu. Alors il leur dit : « Mon âme est triste jusqu'à la mort ; demeurez ici, et veillez avec moi. » Et s'étant un peu avancé il se prosterna le visage contre terre, priant et disant : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi. Toutefois non pas comme moi je veux, mais comme Toi. » Et il vient vers les disciples, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Ainsi vous n'avez pas pu veiller une seule heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » S'étant retiré derechef une seconde fois, il fit cette prière : « Mon Père, si elle ne peut pas s'éloigner sans que je la boive, que Ta volonté se fasse. » Et étant revenu, il les retrouva endormis ; leurs yeux en effet s'étaient appesantis. Et les ayant laissés, il s'en alla derechef, et pria une troisième fois, en répétant encore les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; car voici, l'heure s'approche, et le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et pendant qu'il parlait encore, voici, Judas l'un des douze survint, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Or, celui qui le livrait leur avait donné une indication en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le. » Et s'étant aussitôt approché de Jésus il dit : « Salut, Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Mais Jésus lui dit : « Camarade, sois à ce qui t'amène ! » Alors s'étant approchés ils mirent la main sur Jésus et se saisirent de lui. Et voici, l'un de ceux qui étaient avec lui ayant étendu la main tira son épée, et ayant frappé l'esclave du grand prêtre, il lui enleva l'oreille. Alors Jésus lui dit : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui auront pris l'épée périront par l'épée ; ou bien t'imagines-tu que je ne puis invoquer mon Père, et Il me fournira tout de suite plus de douze légions d'anges ? Mais dans ce cas comment les écritures se fussent-elles accomplies ? Car il faut qu'il en advienne ainsi. » En ce moment-là Jésus dit à la foule : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais assis dans le temple, occupé à enseigner, et vous ne vous êtes pas saisis de moi. Mais tout cela est advenu, afin que les écritures des prophètes fussent accomplies. » Alors tous ses disciples l'ayant abandonné s'enfuirent. Mais ceux qui s'étaient saisis de Jésus l'amenèrent chez Caiaphas le grand prêtre, où les scribes et les anciens étaient rassemblés. Or Pierre le suivait de loin jusqu'à la cour du grand prêtre, et y étant entré, il se tenait assis avec les valets pour voir la fin. Mais les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage contre Jésus, afin de le faire mourir, et ils n'en trouvèrent pas, quoiqu'il se fût présenté beaucoup de faux témoins. Mais à la fin il se présenta deux faux témoins qui dirent : « Celui-ci a dit : « Je peux détruire le sanctuaire de Dieu, et le rebâtir en trois jours. » Et le grand prêtre s'étant levé, lui dit : « Est-ce que tu ne réponds rien à ce dont ceux-ci témoignent contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Et le grand prêtre lui dit : « Je t'adjure, au nom du Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le fils de Dieu ? » Jésus lui dit : « C'est toi qui l'as dit. D'ailleurs je vous le déclare : dès à présent vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements en disant : « Il a blasphémé. Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voyez ; maintenant vous venez d'entendre le blasphème. Que vous en semble ? » Et eux répliquèrent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage, et ils le souffletèrent, et il y en eut qui le fustigèrent en disant : « Prophétise-nous, Christ, qui est celui qui t'a frappé. » Cependant Pierre se tenait assis dehors dans la cour, et une servante s'approcha de lui en disant : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. » Mais il le nia devant tous en disant : « J'ignore de quoi tu parles. » Et une autre le vit comme il se retirait sous le porche, et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus le Nazoréen. » Et il nia derechef en disant avec serment : « Je ne connais pas cet homme. » Et peu de temps après, ceux qui étaient là s'étant approchés dirent à Pierre : « Vraiment, tu es aussi des leurs, car ton langage encore te fait reconnaître. » Alors il se mit à proférer des imprécations et à dire : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : « Avant que le coq ait chanté tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti, il pleura amèrement.
Evening Prayer — Second Lesson
2 Corinthians 12
Faut-il s'enorgueillir ? Il est vrai que cela n'est pas utile, néanmoins j'en viendrai même aux visions et aux révélations du Seigneur : je connais un homme en Christ qui, il y a quatorze ans, que ce fût avec son corps, je l'ignore, que ce fût sans son corps, je l'ignore, Dieu le sait, un homme, dis-je, qui fut enlevé jusqu'au troisième ciel. Et je sais que ce même homme, que ce fût avec son corps, que ce fût sans son corps, Dieu le sait, fut enlevé dans le paradis, et entendit d'ineffables paroles qu'il n'est pas permis à un homme de proférer. C'est pour cet homme-là que je m'enorgueillirai, mais pour moi-même je ne m'enorgueillirai point, si ce n'est de mes faiblesses, (ce n'est pas que, si je voulais m'enorgueillir, j'eusse perdu la raison, car je dirais la vérité, mais je m'en abstiens, afin que personne ne m'attribue plus que ce qu'il me voit faire ou m'entend dire) et si ce n'est de l'excès de mes révélations. C'est pourquoi, afin que je ne m'exalte point, il m'a été donné, comme une épreuve pour la chair, un ange de Satan, afin qu'il me soufflette pour que je ne m'exalte point ; trois fois j'ai prié à son sujet le seigneur, afin qu'il s'éloignât de moi, et il m'a dit : « Ma grâce te suffit, car la puissance déploie tous ses effets dans la faiblesse. » Je m'enorgueillirai donc beaucoup plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C'est pourquoi je prends plaisir aux faiblesses, aux injures, aux calamités, aux persécutions et aux détresses, à cause de Christ ; car quand je suis faible, alors je suis puissant. Je me suis laissé aller à déraisonner ; c'est vous qui m'y avez contraint, car quant à moi j'aurais dû être recommandé par vous ; je n'ai en effet été inférieur en quoi que ce soit aux apôtres de la plus haute volée, quoique je ne sois rien. Les marques de l'apôtre se sont fait reconnaître parmi vous avec une pleine persévérance par des signes et des prodiges et des miracles. Car en quoi avez-vous été lésés par comparaison avec les autres églises, sauf en ce que moi-même je ne vous ai pas été à charge ? Pardonnez-moi cette injustice. Voici, pour la troisième fois je suis prêt à me rendre auprès de vous, et je ne vous serai pas à charge, car ce n'est pas ce qui est à vous que je recherche, mais c'est vous ; ce ne sont pas en effet les enfants qui doivent thésauriser pour leurs parents, mais les parents pour leurs enfants. Quant à moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même entièrement pour vos âmes, dussé-je, en vous aimant toujours plus, être toujours moins aimé. Eh bien ! soit ; je ne vous ai pas été personnellement à charge, mais, étant plein d'astuce, je me suis emparé de vous par ruse. Est-ce qu'aucun de ceux que je vous ai envoyés m'a servi à vous duper ? J'ai encouragé Tite, et avec lui j'ai envoyé le frère ; est-ce que Tite vous a dupés ? N'avons-nous pas marché dans le même esprit et suivi les mêmes traces ? Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions devant vous ; c'est devant Dieu que nous parlons en Christ, mais tout ce que nous disons, mes bien-aimés, c'est pour votre édification ; car je crains qu'à mon arrivée je ne vous trouve pas tels que je désirerais, et que moi-même je ne sois pas trouvé par vous tel que vous désireriez ; je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des emportements, des intrigues, des calomnies, des délations, des vanteries, des révoltes. Est-ce qu'à mon arrivée mon Dieu m'humiliera de nouveau par rapport à vous, et aurai-je à pleurer sur beaucoup de ceux qui ont ci-devant péché, et qui ne se seront pas repentis de l'impureté, de l'impudicité, du débordement auxquels ils se sont livrés ?
Gospel
Matthew 20:17-28
Or, comme Jésus allait monter à Jérusalem, il prit à part les douze disciples et leur dit en chemin : « Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront, et ils le livreront aux gentils pour qu'ils le bafouent, le fustigent et le crucifient, et le troisième jour il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils, l'adorant et sollicitant quelque chose de lui ; mais il lui dit : « Que veux-tu ? » Or elle dit : « Ordonne que mes deux fils, que voici, soient assis, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume. » Mais Jésus répliqua : « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je dois boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Vous boirez il est vrai ma coupe, mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de moi de l'accorder, sauf à ceux pour lesquels cela a été préparé par mon Père. » Ce que les dix ayant ouï, ils furent indignés contre les deux frères. Mais Jésus les ayant appelés à lui, dit : « Vous savez que les chefs des nations les tyranniseront et que les grands les oppriment. Il n'en est pas de même parmi vous. Mais celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et que celui qui voudra être le premier de vous soit votre esclave. C'est ainsi que le fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner sa vie comme une rançon pour plusieurs. »
Gospel
Luke 6:37-42
Et ne jugez point, et vous ne serez certainement pas jugés ; et ne condamnez point, et vous ne serez certainement, pas condamnés. Absolvez, et vous serez absous. Donnez, et il vous sera donné ; on versera dans votre sein une bonne mesure, tassée, secouée, débordante ; car avec la mesure dont vous mesurerez, il vous sera mesuré. » Or il leur dit encore une parabole : « Est-ce qu'un aveugle peut guider un aveugle ? Ne tomberont-ils pas l'un et l'autre dans un fossé ? Un disciple n'est pas au-dessus de son maître ; mais chacun sera façonné comme son maître. Mais pourquoi regardes-tu le fétu qui est dans l'œil de ton frère, tandis que tu ne t'aperçois pas de la poutre qui est dans ton propre œil ? Comment peux-tu dire à ton frère : Frère, permets que j'ôte le fétu qui est dans ton œil ; toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et tu verras alors à ôter le fétu qui est dans l'œil de ton frère.
Gospel
Mark 12
Et il commença à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, et il l'entoura d'une clôture, et il creusa un pressoir, et il construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Et il dépêcha auprès des vignerons au temps voulu un esclave, afin qu'il reçût des vignerons une part de la récolte de la vigne ; et s'étant saisis de lui ils le battirent, et le renvoyèrent les mains vides. Et il dépêcha derechef auprès d'eux un autre esclave, et celui-là ils le frappèrent à la tête et l'outragèrent ; et il en dépêcha un autre, et celui-là ils le tuèrent ; et plusieurs autres, dont ils battirent ceux-ci et tuèrent ceux-là. Il avait encore un seul fils bien-aimé. Il le dépêcha le dernier auprès d'eux, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais ces vignerons se dirent entre eux : « Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et l'héritage nous appartiendra. » Et s'étant saisis de lui, ils le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le propriétaire de la vigne ? Il viendra et fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. Vous n'avez pas lu non plus ce passage de l'écriture : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable à nos yeux. Et ils cherchaient à s'emparer de lui, et ils craignirent la foule, (ils avaient en effet compris que c'était contre eux qu'il avait prononcé la parabole), et l'ayant quitté, ils s'en allèrent. Et ils députent auprès de lui quelques-uns des pharisiens et des Hérodiens, afin de le prendre par un mot. Et étant venus ils lui disent : « Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu ne fais pas acception de personnes, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes, mais tu enseignes avec vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur ? Payerons-nous, ou ne payerons-nous pas ? » Mais lui, connaissant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve ? Apportez-moi un denier, afin que je le voie. » Et ils le lui apportèrent. Et il leur dit : « De qui est cette effigie et cette légende ? » Et ils lui dirent : « De l'empereur. » Et Jésus dit : « Rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils s'émerveillaient à son sujet. Surviennent auprès de lui des sadducéens, gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, et ils l'interrogeaient en disant : « Maître, Moïse nous a prescrit que, si le frère de quelqu'un vient à mourir et laisse une femme et ne laisse pas d'enfant, son frère prenne sa femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait sept frères ; et le premier prit une femme, et en mourant ne laissa point de postérité ; et le second la prit, et il mourut sans laisser de postérité ; et le troisième de même ; et les sept n'ont point laissé de postérité ; après eux tous la femme mourut aussi. Lors de la résurrection, duquel d'entre eux sera-t-elle femme ? Car les sept l'ont eue pour femme ? » Jésus leur dit : « Ne vous égarez-vous point parce que vous ne connaissez ni les écritures, ni la puissance de Dieu ? Car lorsqu'ils seront ressuscités des morts, ni les hommes ne prennent des femmes, ni les femmes des maris, mais ils sont comme les anges qui sont dans les cieux. Or, quant à ce que les morts ressuscitent, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, à l'endroit du buisson, comment Dieu lui dit : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; vous êtes dans un grand égarement. » Et l'un des scribes, qui, ayant entendu leur discussion, avait reconnu qu'il leur avait bien répliqué, s'approcha et lui demanda : « Quel commandement est le premier de tous ? » Jésus lui répliqua : « Le premier est : Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu est seul Seigneur ; et, tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe lui dit : « Bien, maître ; tu as dit avec vérité qu'il l'est seul, et qu'il n'y en a point d'autre que Lui, et que L'aimer de tout son cœur, et de. tout son esprit, et de toute sa force, et aimer le prochain comme soi-même, l'emporte de beaucoup sur tous les holocaustes et les sacrifices. » Et Jésus, voyant qu'il avait répliqué avec sagacité, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger. Et Jésus ayant repris la parole, disait en enseignant dans le temple : « Comment les scribes disent-ils que le Christ est fils de David ? David lui-même a dit par l'esprit saint : Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis sous tes pieds. David lui-même l'appelle seigneur ; eh bien, d'où vient qu'il est son fils ? » Et la foule nombreuse l'écoutait avec plaisir. Et il disait dans son enseignement : « Soyez en garde contre les scribes qui aiment à se promener en robes, et les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas. Ceux qui dévorent les maisons des veuves et qui par dissimulation font de longues prières, ceux-là recevront une punition d'autant plus sévère. » Et s'étant assis en face du trésor, il regardait comment la foule jetait de la monnaie dans le trésor, et plusieurs riches en jetaient beaucoup ; et une veuve pauvre étant venue jeta deux pites, ce qui fait un quadrant. Et ayant appelé à lui ses disciples, il leur dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que tous ceux qui jetaient dans le trésor ; car tous ont jeté de leur superflu, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait, toute sa subsistance. »
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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