Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Genesis 12:1-20
Et l'Éternel dit à Abram : Quitte ton pays et ta patrie et la maison de ton père pour aller au pays que je te montrerai. Et je te ferai devenir un grand peuple et je te bénirai et te donnerai un grand nom et tu seras une bénédiction. Et je bénirai qui te bénira, et qui te maudira je le maudirai, et c'est en toi que toutes les familles de la terre seront bénies. Alors Abram s'achemina conformément à ce que lui avait dit l'Éternel, et Lot s'achemina avec lui. Or Abram avait soixante-quinze ans à son départ de Charan. Et Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, et tout le bien qu'ils avaient acquis et le personnel qu'ils s'étaient fait à Charan, et ils partirent pour gagner le pays de Canaan et ils entrèrent au pays de Canaan. Et Abram pénétra dans le pays jusqu'au lieu [nommé] Sichem, jusqu'à la chênaie de Moreh. Or les Cananéens étaient alors dans le pays. Alors l'Éternel apparut à Abram et dit : Je donnerai ce pays à ta postérité. Et il bâtit là un autel à l'Éternel qui lui était apparu. Et il se transporta de là vers la montagne à l'orient de Béthel, et tendit sa tente, ayant Béthel à l'occident et Aï à l'orient, et bâtit là un autel à l'Éternel, et invoqua le nom de l'Éternel. Et de station en station Abram s'avançait vers le Midi. – Et il y eut famine dans le pays : alors Abram descendit en Egypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. Et comme il était près d'entrer en Egypte, il dit à Saraï, sa femme : Eh bien ! voici, je sais que tu es une femme belle de figure. Et il arrivera que lorsque les Egyptiens te verront, ils diront : C'est sa femme ! et ils me tueront, mais à toi ils laisseront la vie. Dis donc que tu es ma sœur, afin que l'on me traite bien pour l'amour de toi, et que mon âme vive grâce à toi. Et lorsque Abram fut arrivé en Egypte, les Égyptiens virent que c'était une femme d'une très grande beauté. Et les Grands de Pharaon la virent et la vantèrent à Pharaon ; et la femme fut enlevée et menée dans la demeure de Pharaon. Et pour l'amour d'elle il traita bien Abram, qui eut des brebis et des bœufs et des ânes et des serviteurs et des servantes et des ânesses et des chameaux. Mais l'Éternel frappa Pharaon de grandes plaies ainsi que sa maison, au sujet de Saraï, femme d'Abram. Alors Pharaon manda Abram et lui dit : Pourquoi en as-tu agi de la sorte envers moi ? pourquoi ne pas m'avouer que c'est ta femme ? Pourquoi dire : C'est ma sœur ; aussi me suis-je emparé d'elle pour en faire ma femme ? Eh bien ! voici, puisque c'est ta femme, prends-la et t'en va. Et Pharaon lui assigna des gens, qui l'escortèrent lui et sa femme et tout ce qu'il avait.
First Reading
Exodus 29
Voici le rite du Sacre par lequel tu les engageras dans mon sacerdoce. Tu prendras un jeune taureau et deux béliers intacts et des pains azymes et des galettes azymes pétries dans l'huile, et des oublies azymes recouvertes d'huile ; tu les feras de fleur de farine de froment. Puis tu les mettras dans une corbeille et tu les offriras dans la corbeille en même temps que le jeune taureau et les deux béliers. Alors tu amèneras Aaron et ses fils à l'entrée de la Tente du Rendez-vous et tu les laveras avec de l'eau. Et prenant les vêtements tu revêtiras Aaron de la tunique et de la Robe, de l'Ephod et du Pectoral, et le ceindras de la Ceinture de l'Ephod ; et tu poseras le Turban sur sa tête, et appliqueras au Turban le diadème de consécration. Puis tu prendras l'huile d'onction que tu répandras sur sa tête pour lui conférer l'onction. Tu feras aussi approcher ses fils, et tu les revêtiras de tuniques ; et tu les ceindras d'une ceinture, Aaron et ses fils, et tu leur attacheras les bonnets. Et le sacerdoce sera leur attribution perpétuelle ; installe donc Aaron et ses fils. Et tu amèneras le taureau devant la Tente du Rendez-vous, et Aaron et ses fils imposeront leurs mains sur la tête du taureau ; et tu égorgeras le taureau devant l'Éternel à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. Puis tu prendras du sang du taureau, et avec le doigt tu en enduiras les cornes de l'Autel, et tu répandras tout le reste au pied de l'Autel. Et tu détacheras toute la graisse qui couvre les intestins et le grand lobe attenant, au foie et les deux reins et la graisse qui les enveloppe, et c'est ce que tu feras fumer sur l'Autel. Mais tu brûleras au feu en dehors du camp la chair, la peau et la fiente du taureau ; il est une victime d'expiation. Ensuite tu prendras l'un des béliers, et Aaron et ses fils imposeront leurs mains sur la tête du bélier ; et tu égorgeras le bélier, puis prenant son sang tu en arroseras le tour de l'Autel ; et tu découperas le bélier en quartiers, et tu laveras ses intestins et ses jambes que tu placeras sur ses quartiers et sur sa tête ; et tu feras fumer le bélier en entier sur l'Autel ; c'est un holocauste fait à l'Éternel, un parfum agréable ; c'est une victime brûlée pour l'Éternel. De même tu prendras l'autre bélier, et Aaron et ses fils imposeront leurs mains sur la tête du bélier, et tu égorgeras le bélier ; puis ayant pris de son sang tu en mettras au bout de l'oreille droite d'Aaron et au bout de l'oreille droite de ses fils et au pouce droit de leurs mains et au grand orteil de leur pied droit et tu en répandras sur tout le tour de l'Autel. Et tu prendras du sang sur l'Autel et de l'huile d'onction et tu en aspergeras Aaron et ses vêtements, et ses fils et les vêtements de ses fils avec lui, le consacrant ainsi lui et ses vêtements et ses fils et les vêtements de ses fils avec lui. Après cela détache du bélier la graisse et la queue plate et la graisse qui enveloppe les intestins, et le grand lobe attenant au foie et les deux reins et la graisse qui les recouvre et l'éclanche droite (car c'est le bélier d'installation), et prends un pain et une galette à l'huile et une oublie dans la corbeille des azymes servis devant l'Éternel, et mets le tout dans les mains d'Aaron et dans les mains de ses fils, et balance-le par agitation devant l'Éternel. Et l'ayant retiré de leurs mains tu le feras fumer à l'Autel sur l'holocauste en parfum agréable à l'Éternel ; c'est une offrande brûlée pour l'Éternel. Puis tu détacheras la poitrine du bélier de l'installation d'Aaron et tu la balanceras par agitation devant l'Éternel, et tu l'auras pour ta part. Consacre ainsi la poitrine balancée par agitation et l'éclanche présentée par élévation et détachée du bélier d'installation, qui auront été balancées et élevées, aussi bien de celui d'Aaron que de celui de ses fils. Et cela deviendra une prestation perpétuelle des enfants d'Israël en faveur d'Aaron et de ses fils, car c'est une élévation ; et les enfants d'Israël prélèveront une élévation sur leurs sacrifices pacifiques, leur élévation présentée à l'Éternel. Et les vêtements sacrés d'Aaron passeront à ses fils après lui, et ils les mettront pour recevoir l'onction et être installés. Ils seront portés sept jours par celui de ses fils qui lui succédera dans le sacerdoce et paraîtra dans la Tente du Rendez-vous pour officier au Sanctuaire. Et tu prendras le bélier d'installation, et en cuiras la chair en lieu saint. Et ce sera à l'entrée de la Tente du Rendez-vous que Aaron et ses fils mangeront la chair du bélier et le pain contenu dans la corbeille, mangeant ainsi ce avec quoi aura été faite pour eux l'expiation qui les préparera à être installés et consacrés ; mais qu'aucune personne étrangère n'en mange, car ce sont choses sacrées. Que s'il reste de la chair d'installation et du pain jusqu'au matin, tu brûleras ce reste au feu ; il ne sera point mangé, car c'est chose sacrée. Et tu suivras à l'égard d'Aaron et de ses fils tous ces ordres que je t'ai donnés ; tu emploieras sept jours à leur installation. Et par jour pour les expiations tu offriras un taureau en sacrifice pour le péché, et tu purgeras de péché l'Autel par les expiations que tu y feras et tu l'oindras pour le consacrer. Tu emploieras sept jours aux expiations à faire sur l'Autel, et à sa consécration, afin qu'il soit très-saint ; quiconque touchera l'Autel devra être consacré. Et voici ce que tu offriras sur l'Autel : deux agneaux d'un an par jour constamment. Tu offriras l'un des agneaux le matin et l'autre agneau dans la soirée, et par agneau un décime de fleur de farine mêlé avec le quart d'un hin d'huile d'olives triturées, et une libation d'un quart de hin de vin. Et tu offriras l'autre agneau dans la soirée en y ajoutant la même oblation et la même libation que le matin, comme parfum agréable et victime brûlée pour l'Éternel. Tel est l'holocauste perpétuel pour vos générations à offrir devant l'entrée de la Tente du Rendez-vous devant l'Éternel, où je me rencontrerai avec vous pour t'y parler. Car je m'y rencontrerai avec les enfants d'Israël, et ma gloire rendra ce lieu saint. Et je consacre la Tente du Rendez-vous et l'Autel ; et je consacrerai Aaron et ses fils pour me servir dans le sacerdoce. Et je résiderai au milieu des enfants d'Israël, et je serai leur Dieu ; et ils reconnaîtront que je suis l'Éternel, leur Dieu, qui les ai tirés du pays d'Egypte pour résider au milieu d'eux, moi, l'Éternel, leur Dieu.
First Reading
Deuteronomy 8:1-20
Gardez, pour les pratiquer, tous les commandements que je vous prescris en ce jour, afin que vous viviez et vous multipliiez, et parveniez à conquérir le pays que l'Éternel a promis par serment à vos pères. Et souviens-toi de tout le trajet dans lequel l'Éternel, ton Dieu, t'a engagé durant ces quarante années dans le désert, pour t'humilier, pour t'éprouver, pour connaître ce qu'il y a dans ton cœur, et savoir si tu observeras ou non ses commandements. Il t'a donc humilié, fait sentir la faim, et Il t'a nourri de la manne que tu ne connaissais pas et que ne connurent pas tes pères, afin de te montrer que ce n'est pas du pain seul que l'homme vit, mais que, de tout ce qui procède de la bouche de l'Éternel, l'homme peut vivre. Tes habits ne se sont point usés sur toi, et tes pieds n'ont point enflé durant ces quarante ans. Tu dois reconnaître en ton cœur que, comme un père élève son fils, ainsi l'Éternel, ton Dieu, t'élève : garde donc les commandements de l'Éternel, ton Dieu, pour marcher dans ses voies et pour le craindre. Car l'Éternel, ton Dieu, t'amène dans un beau pays, pays de cours d'eaux, de sources et de lacs, qui jaillissent dans les vallées et dans les montagnes, pays de froment, d'orge, de vigne et de figuiers et de grenadiers, pays d'oliviers donnant l'huile, et de miel, pays où tu n'auras pas une nourriture mesquine, où tu ne manqueras de rien, pays dont les pierres sont du fer, et des montagnes duquel tu extrairas l'airain. Et quand tu auras mangé à rassasiement, tu béniras l'Éternel, ton Dieu, pour le beau pays qu'il t'a donné. Sois sur tes gardes pour ne pas oublier l'Éternel, ton Dieu, et ne pas négliger ses commandements, ses lois et ses statuts que je te prescris en ce jour, de peur que, mangeant à rassasiement, bâtissant de belles maisons et y habitant, et possédant du gros et du menu bétail qui se multiplie, de l'or et de l'argent qui s'augmente aussi bien que tout ton avoir, ton cœur ne s'élève et que tu n'oublies l'Éternel, ton Dieu, qui t'a retiré du pays d'Egypte, de la maison de servitude, qui t'a guidé au travers du désert vaste et terrible, des serpents venimeux, des scorpions, des lieux arides et sans eau, qui a fait sourdre pour toi l'eau du caillou du rocher, qui dans le désert t'a nourri de la manne inconnue de tes pères, pour t'humilier et pour t'éprouver, et pour te faire du bien dans la suite ; et que tu ne dises pas en ton cœur : Mes forces et la vigueur de mes mains m'ont acquis toute cette richesse. Souviens-toi de l'Éternel, ton Dieu, car c'est lui qui te donne la force de faire des actes de bravoure, dans le but de mettre à effet son alliance qu'il jura à tes pères, comme [il arrive] aujourd'hui. Et si tu oublies l'Éternel, ton Dieu, et que tu suives d'autres dieux pour les servir et les adorer, je proteste aujourd'hui contre vous que vous périrez ; de même que les nations que l'Éternel va détruire devant vous, ainsi vous périrez pour n'avoir pas été dociles à la voix de l'Éternel, votre Dieu.
Morning Prayer — First Lesson
Judges 8
Et les hommes d'Ephraïm lui dirent : Qu'est-ce de ta part que cette manière d'agir envers nous, de ne pas nous appeler lorsque tu marchais à l'attaque de Madian ? Et ils le prirent à partie avec véhémence. Et il leur dit : Qu'ai-je fait d'égal à vos exploits ? le grappillage d'Ephraïm n'est-il pas préférable à la vendange d'Abiézer ? C'est entre vos mains que Dieu a livré les princes Madianites Oreb et Zeeb. Qu'ai-je pu faire aussi bien que vous ? Alors l'animosité qu'ils avaient contre lui, s'apaisa, comme il parlait ainsi. Et Gédéon, arrivé sur le Jourdain, le passa avec les trois cents hommes qui l'accompagnaient fatigués et poursuivant toujours. Alors il dit aux gens de Succoth : Donnez donc des galettes de pain à la troupe qui me suit, car elle est rendue, et je suis à la poursuite de Zébah et Tsalmunna, rois de Madian. Et les chefs de Succoth lui dirent : Tiens-tu déjà captifs Zébah et Tsalmunna pour que nous donnions du pain à ton escorte ? Et Gédéon dit : Eh bien ! si l'Éternel met Zébah et Tsalmunna en mon pouvoir, je triturerai votre chair avec des ronces de la steppe et des chardons. Et de là il monta à Pnuel, et il y tint le même langage, et les gens de Pnuel lui firent la même réponse que les gens de Succoth. Et il dit aussi aux gens de Pnuel : Si je reviens sain et sauf, je raserai cette tour-là. Or Zébah et Tsalmunna étaient à Carcor avec leur armée d'environ quinze mille hommes, total de ce qui était resté de toute l'armée des enfants de l'Orient : cent vingt mille hommes tirant l'épée avaient péri. Et Gédéon s'avança du côté de ceux qui logent dans des tentes, à l'orient de Noba et de Jogbeha et dressa son camp, tandis que [l'autre] camp était en sécurité. Et Zébah et Tsalmunna prirent la fuite, et il les poursuivit, et fit prisonniers les deux rois de Madian, Zébah et Tsalmunna : il avait jeté l'épouvante dans tout le camp. Alors Gédéon, fils de Joas, revint de la guerre et partit de la hauteur qui domine Hérès. Et il arrêta un jeune homme d'entre les gens de Succoth, qu'il interrogea, et qui lui désigna par écrit les chefs de Succoth et les Anciens, soixante-dix-sept hommes. Puis il se présenta aux gens de Succoth et dit : Voici Zébah et Tsalmunna desquels vous me disiez ironiquement : Tiens-tu déjà Zébah et Tsalmunna captifs, pour que nous donnions du pain à tes gens épuisés ? Et il saisit les Anciens de la ville et prit des ronces de la steppe et des chardons, et les fit servir au supplice des hommes de Succoth. Et il rasa la tour de Pnuel, et massacra les gens de la ville. Et il dit à Zébah et Tsalmunna : Comment étaient les hommes que vous avez égorgés au Thabor ? Et ils dirent : Tel tu es, tels ils étaient : ils avaient chacun la prestance de fils de rois. Et il dit : C'étaient mes frères, fils de ma mère. Par la vie de l'Éternel, si vous leur eussiez laissé la vie, je ne vous égorgerais pas. Et il dit à Jéther, son premier-né : Va, égorge-les ! Mais l'enfant ne tirait pas l'épée, parce qu'il avait peur, car c'était encore un enfant. Alors Zébah et Tsalmunna dirent : Allons, toi-même, jette-toi sur nous ! car tel est l'homme, telle est sa force. Alors Gédéon se leva et égorgea Zébah et Tsalmunna. Et il prit les lunules qui étaient au cou de leurs chameaux. Et les hommes d'Israël dirent à Gédéon : Domine sur nous, et toi et ton fils et le fils de ton fils, parce que tu nous as sauvés des mains des Madianites. Et Gédéon leur dit : Je ne dominerai point sur vous, et mon fils ne dominera point sur vous ; c'est l'Éternel qui doit dominer sur vous. Et Gédéon leur dit : J'ai une demande à vous faire : donnez-moi chacun une boucle de narine de votre butin ! (Car ils portaient à la narine des boucles d'or, étant Ismaélites.) Et ils dirent : Nous te les donnerons. Et ils étendirent un manteau et chacun y jeta une boucle de narine de son butin. Et le poids des boucles de narine d'or qu'il demanda, fut de mille sept cents sicles d'or, non compris les lunules et les pendants d'oreille et les vêtements de pourpre que portaient les rois de Madian, et les colliers qui étaient au cou de leurs chameaux. Et Gédéon en fit un Ephod, et il le plaça dans sa ville, à Ophra ; et tout Israël alla s'y prostituer, et ce fut un piège pour Gédéon et pour sa maison. C'est ainsi que les Madianites plièrent devant les enfants d'Israël, et ils ne relevèrent plus la tête. Et le pays eut un repos de quarante ans à l'époque de Gédéon. Et Jérubbaal, fils de Joas, s'en alla habiter dans sa maison. Or Gédéon eut soixante-dix fils, issus de son sang, car il avait beaucoup de femmes. Et sa concubine, qui était à Sichem, lui enfanta un fils, et il lui donna le nom d'Abimélech. Et Gédéon, fils de Joas, mourut dans une belle vieillesse, et reçut la sépulture dans le tombeau de Joas, son père, à Ophra des Abi-Ezrites. Et lorsque Gédéon fut mort, de nouveau les enfants d'Israël se prostituèrent aux Baals, et ils firent leur dieu de Baal-Berith. Et les enfants d'Israël ne se souvinrent pas de l'Éternel, leur Dieu, qui les avait sauvés des mains de tous leurs ennemis d'alentour. Et ils ne montrèrent pas à la maison de Jérubbaal, de Gédéon, une affection proportionnée à tout le bien qu'il avait fait à Israël.
Epistle
1 Kings 17:17-24
Et sur ces entrefaites, le fils de la femme, maîtresse de la maison, tomba malade, et sa maladie était très intense, au point qu'il ne lui restait plus un souffle de vie. Alors elle dit à Élie : Que peut-il y avoir entre moi et toi, homme de Dieu ? Es-tu venu chez moi pour rappeler la mémoire de ma faute, et faire mourir mon fils ? Et il lui dit : Confie-moi ton fils. Et il le prit d'entre ses bras et le porta dans la chambre supérieure où il logeait, et il le coucha sur son lit. Et il implora l'Éternel et dit : Éternel, mon Dieu, est-ce que même cette veuve chez qui je trouve l'hospitalité, tu veux l'affliger en faisant mourir son fils ? Puis il s'étendit sur l'enfant par trois fois et implora l'Éternel en disant : Éternel, mon Dieu, oh ! que l'âme de cet enfant revienne au dedans de lui ! Et l'Éternel écouta la voix d'Élie et l'âme de l'enfant revint au dedans de lui et il reprit vie. Alors Élie prit l'enfant et le descendit de l'étage supérieur dans l'habitation, et le rendit à sa mère en disant : Vois ! ton fils est vivant. Et la femme dit à Élie : Maintenant je reconnais que tu es un homme de Dieu et que la parole de l'Éternel dans ta bouche est vérité.
First Reading
Isaiah 59
Voici, la main de l'Éternel n'est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre ; mais ce sont vos crimes qui vous séparent de votre Dieu, et vos péchés qui vous dérobent sa face, et l'empêchent d'entendre. Car vos mains sont souillées de sang, et vos doigts de crimes, vos lèvres profèrent le mensonge, et votre langue tient des discours pervers. Nul n'assigne avec le bon droit, et nul ne plaide avec droiture ; on se fie sur un vain parler, et l'on ment ; portant la malice dans leur sein, ils enfantent le crime. Ils couvent des œufs d'aspic, et ourdissent des toiles d'araignée ; quiconque mange de leurs œufs, meurt, et en presse-t-on un, il éclôt une vipère. Leurs trames ne servent pas à vêtir, et de leur ouvrage ils ne peuvent se faire un manteau, leurs : œuvres sont œuvres de malice, et la violence est dans leurs mains. Leurs pieds courent au mal et se hâtent pour verser le sang innocent, leurs pensées sont des pensées méchantes, le ravage et la ruine sont sur leur route. Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, et il n'y a point de justice dans leurs voies ; ils se font des sentiers obliques ; quiconque les foule, ne connaît point la paix. Aussi la droiture est-elle loin de nous, et la justice ne parvient pas jusqu'à nous ; nous attendons la lumière, et voilà les ténèbres ; de jour nous marchons dans l'obscurité. Comme des aveugles nous tâtonnons le long de la muraille, et nous allons à tâtons comme étant sans yeux ; nous trébuchons en plein jour comme dans la nuit ; sur de gras pâturages nous ressemblons à des morts. Comme les ours nous grondons tous, et nous gémissons comme les tourterelles ; nous attendons la justice, et elle ne vient pas ; le salut, il s'éloigne de nous. Car nos crimes sont nombreux devant toi, et nos péchés témoignent contre nous, car nous avons la conscience de nos crimes, et nous connaissons nos forfaits. Nous fûmes rebelles et reniâmes l'Éternel, et nous tirâmes en arrière de notre Dieu ; nous tînmes des discours violents et séditieux, nous conçûmes dans le cœur et enfantâmes des discours trompeurs. Le bon droit fit retraite, et la justice se tint à l'écart, car la vérité trébuche dans la place publique et la droiture n'y peut avoir accès. La vérité devint rare, et quiconque fuyait le mal, était dépouillé. Et l'Éternel le vit, et l'absence d'équité déplut à ses yeux. Et Il vit qu'il n'y avait pas un homme, et s'étonna qu'il n'y eût point d'intercesseur ; aussi eut-Il recours à son propre bras, et ce fut sur sa justice qu'il s'appuya. Et Il se revêtit de justice comme d'une cuirasse, posant sur sa tête le casque du salut, Il prit l'équipement de la vengeance comme vêtement, et se couvrit de jalousie comme d'un manteau. A tels actes Il rendra tel retour, la fureur à ses adversaires et la pareille à ses ennemis, et aux îles Il rendra la pareille. Alors depuis le Couchant on craindra le nom de l'Éternel, et depuis le Levant sa gloire : quand l'ennemi s'avancera comme un fleuve, l'Esprit de l'Éternel le dissipera. Et il vient un rédempteur pour Sion, pour les pécheurs convertis dans Jacob, dit l'Éternel. Et quant à moi, voici l'alliance que je fais avec eux, dit l'Éternel : mon Esprit qui repose sur toi, et mes paroles que j'ai mises en ta bouche ne cesseront d'être dans ta bouche et dans la bouche de tes enfants, et dans la bouche des enfants de tes enfants, dit l'Éternel, dès maintenant à jamais.
Morning Prayer — Second Lesson
John 7
Et après cela Jésus parcourait la Galilée, car il ne voulait pas parcourir la Judée parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir. Or la fête des Juifs, celle des tabernacles, était proche : ses frères donc lui dirent : « Sors d'ici, et viens en Judée, afin que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais ; car personne ne fait en cachette ce qu'il cherche en même temps à rendre public ; puisque tu fais ces choses, manifeste-toi toi-même au monde. » En effet pas même ses frères ne croyaient en lui. Jésus leur dit donc : « Mon temps n'est pas encore venu, mais votre temps est toujours venu ; le monde ne peut vous haïr, mais il me hait parce que je témoigne contre lui que ses œuvres sont mauvaises ; pour vous, montez à la fête ; quant à moi, je ne monte pas encore à cette fête, parce que mon temps n'est pas encore accompli. » Or, après leur avoir ainsi parlé, il restait en Galilée. Mais, lorsque ses frères furent montés à la fête, alors lui-même y monta aussi, non pas ouvertement, mais comme en cachette. Les Juifs donc le cherchaient dans la fête et disaient : « Où est-il ? » Et il y avait parmi la foule un grand murmure à son sujet ; tandis que les uns disaient : « Il est homme de bien, d'autres disaient : « Non ; mais il égare la foule. » Cependant personne ne parlait librement de lui par crainte des Juifs. Or, comme on était déjà vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple, et il enseignait. Les Juifs donc s'en émerveillaient, et disaient : « Comment celui-ci connaît-il les lettres, sans les avoir étudiées ? » Jésus leur répliqua donc : « Ma doctrine n'est pas la mienne, mais celle de Celui qui m'a envoyé ; si quelqu'un veut faire Sa volonté, il connaîtra, quant à ma doctrine, si elle vient de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef recherche sa propre gloire ; mais celui qui recherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est véridique, et il n'y a pas d'injustice en lui. Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et pourtant nul d'entre vous ne pratique la loi ! Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? » La foule lui répliqua : « Tu as un démon ; qui est-ce qui cherche à te faire mourir ? » Jésus leur répliqua : « J'ai fait une seule œuvre, et vous êtes tous dans l'étonnement à cause de cela. Moïse vous a donné la circoncision (non qu'elle vienne de Moïse, mais des pères), et vous circoncisez un homme un jour de sabbat ; si l'homme subit la circoncision un jour de sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi m'en voulez-vous de ce que j'ai guéri un homme tout entier un jour de sabbat ? Ne jugez pas selon l'apparence, mais portez le juste jugement. » Quelques-uns des Hiérosolymitains disaient donc : « N'est-ce pas celui qu'ils cherchent à faire mourir ? Et voici, il parle librement et ils ne lui disent rien ; est-ce que par hasard les chefs ont vraiment reconnu que c'est lui qui est le Christ ? Mais nous savons d'où sort celui-ci, tandis que lorsque le Christ vient personne ne sait d'où il sort. » Jésus éleva donc la voix dans le temple en enseignant et en disant : « Vous me connaissez et vous savez aussi d'où je sors ; et ce n'est pas de mon chef que je suis venu, mais Celui qui m'a envoyé est véritable, lequel vous ne connaissez pas ; moi, je Le connais, parce que je viens de Lui, et que c'est Lui qui m'a envoyé. » Ils cherchaient donc à le saisir, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue. Mais plusieurs de la foule crurent en lui, et ils disaient : « Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui n'en a fait ? » Les pharisiens entendirent la foule qui murmurait ces paroles à son sujet, et les grands-prêtres et les pharisiens envoyèrent des huissiers afin de le saisir. Jésus dit donc : « Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé ; vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et là où moi je suis, vous, vous n'y pouvez venir. » Les Juifs se dirent donc entre eux : « Où doit-il se rendre, que nous ne pourrons pas le trouver ? Est-ce qu'il doit se rendre parmi ceux qui sont dispersés chez les Grecs, et enseigner les Grecs ? Que signifie cette parole qu'il a proférée : Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et là où moi je suis, vous, vous n'y pouvez black venir ? » Or le dernier jour de la fête, qui était le grand, Jésus s'avança et éleva la voix en disant : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive ; celui qui croit en moi, comme a dit l'Écriture, des fleuves d'eau vive découleront de son ventre . » Or il dit cela relativement à l'Esprit que ceux qui ont cru en lui devaient recevoir ; car l'esprit saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié. — Des gens de la foule ayant donc entendu ces paroles, disaient : « Celui-ci est vraiment le prophète. » D'autres disaient : « Il est le Christ. » Mais les premiers disaient : « Est-ce qu'en effet le Christ doit venir de Galilée ? L'Écriture n'a-t-elle pas dit que c'est de la race de David et de Bethléem, le village où était David, que doit sortir le Christ ? » Il y eut donc dissentiment parmi la foule à son sujet ; mais quelques-uns d'entre eux voulaient le saisir, toutefois personne ne mit la main sur lui. Les huissiers revinrent donc auprès des grands prêtres et des pharisiens, et ceux-ci leur dirent : « Pourquoi ne l'avez-vous pas amené ? » Les huissiers répondirent : « Jamais homme n'a parlé de la sorte. » Les pharisiens répliquèrent : « Est-ce que, vous aussi, vous vous êtes laissés séduire ? Est-ce que l'un des chefs ou des pharisiens a cru en lui ? Mais cette foule qui ne connaît pas la loi est maudite. » Nicodème (celui qui était venu auprès de lui antérieurement et qui était l'un d'entre eux), leur dit : « Est-ce que notre loi juge l'homme sans l'avoir d'abord interrogé, et sans avoir constaté ce qu'il fait ? » Ils lui répliquèrent : « Est-ce que toi aussi, tu sors de la Galilée ? Examine, et vois qu'un prophète ne saurait surgir de la Galilée. » [Et chacun s'en alla dans sa maison.]
Responsorial Psalm
Psalm 126
Cantique graduel.Quand l'Éternel ramenait les captifs de Sion, c'était pour nous comme un songe. Alors nos bouches se remplirent de cris de joie, et notre langue, de chants d'allégresse. On disait parmi les nations : « L'Éternel a fait de grandes choses pour eux. » Oui, l'Éternel a fait de grandes choses pour nous, c'est ce qui nous rend joyeux. Éternel, ramène nos captifs, comme des ruisseaux dans la terre du midi. Ceux qui sèment avec larmes, moissonneront avec des cris de joie : le semeur s'avance en pleurant, portant la semence qu'il jette ; il revient tout joyeux chargé de ses gerbes.
Gospel
John 11:1-45
Or il y avait un malade, Lazare de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. — Or Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et qui essuya ses pieds avec ses cheveux ; c'était son frère Lazare qui était malade. — Les sœurs envoyèrent donc auprès de lui en lui faisant dire : « Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. » Ce que Jésus ayant ouï, il dit : « Cette maladie ne doit pas entraîner la mort, mais servir à la gloire de Dieu, afin que le fils de Dieu soit glorifié par elle. » Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. Lors donc qu'il eut appris qu'il était malade, il demeura, il est vrai, pour le moment pendant deux jours dans l'endroit où il se trouvait, puis ensuite il dit aux disciples : « Retournons en Judée. » Les disciples lui disent : Rabbi, naguère les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là derechef ! » Jésus répliqua : « Est-ce qu'il n'y a pas douze heures au jour ? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais si quelqu'un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n'est pas en lui. » Il parla ainsi, et après il leur dit : « Lazare notre ami s'est endormi, mais je vais pour l'éveiller. » Les disciples lui dirent donc : « Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. » — Mais Jésus avait parlé de sa mort ; tandis qu'eux s'imaginèrent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil. — Alors donc Jésus leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis à cause de vous, afin que vous croyiez, de ce que je n'étais pas là ; mais allons vers lui. » Thomas, qui est appelé Didymos, dit donc aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, afin que nous mourrions avec lui. » Jésus étant donc arrivé trouva qu'il était depuis déjà quatre jours dans le sépulcre. Or Béthanie était rapprochée de Jérusalem d'environ quinze stades, et plusieurs d'entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, afin de les consoler au sujet de leur frère. Marthe donc, lorsqu'elle apprit que Jésus arrivait, vint à sa rencontre, tandis que Marie demeurait assise dans la maison. Marthe dit donc à Jésus : « Si tu avais été ici, mon frère ne serait point mort ; et maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe lui dit : « Je sais qu'il ressuscitera lors de la résurrection au dernier jour. » Jésus lui dit : « C'est moi qui suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort et tout vivant qui croit en moi ne mourra certainement jamais. Crois-tu cela ? » Elle lui dit : « Oui, Seigneur, pour moi je crois que c'est toi qui es le Christ, le fils de Dieu, celui qui doit venir dans le monde. » Et après avoir dit cela elle s'en alla, et elle appela Marie sa sœur en lui disant en secret : « Le maître est ici et il t'appelle. » Celle-ci, dès qu'elle eut entendu, se leva en toute hâte et vint vers lui. Or Jésus n'était pas encore entré dans le village, mais il était encore à l'endroit où l'avait rencontré Marthe. Les Juifs donc qui étaient avec elle dans la maison et qui la consolaient, voyant que Marie s'était levée en toute hâte et était sortie, la suivirent en pensant qu'elle allait au sépulcre afin d'y pleurer. Marie donc, lorsqu'elle fut arrivée là où était Jésus, l'ayant vu tomba à ses pieds, en lui disant : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Jésus donc, lorsqu'il la vit pleurer, et les Juifs venus avec elle pleurer aussi, fut irrité en son esprit, et il tressaillit et dit : « Où l'avez-vous mis ? » On lui dit : « Seigneur, viens et vois. » Jésus pleura. Les Juifs donc disaient : « Voyez comme il l'aimait. » Mais quelques-uns d'entre eux dirent : « Est-ce que celui-ci qui a ouvert les yeux de l'aveugle ne pouvait pas faire que celui-ci aussi ne mourût point ? » Jésus donc, derechef irrité en lui-même, se rend au sépulcre ; or c'était une grotte, et une pierre était placée dessus. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » La sœur du mort, Marthe, lui dit : « Seigneur, il donne déjà de l'odeur ; car voici quatre jours qu'il y est. » Jésus lui dit : « Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » Ils enlevèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : « Père, je Te rends grâce de ce que Tu m'as écouté ; pour moi je savais bien que Tu m'écoutes toujours, mais c'est à cause de la foule qui m'entoure que j'ai parlé, afin qu'ils croient que c'est Toi qui m'as envoyé. » Et après avoir dit cela il s'écria à haute voix : « Lazare, viens dehors ! » Le mort sortit, avec les pieds et les mains attachés par des bandelettes, et son visage était enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Plusieurs donc d'entre les Juifs, qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce qu'il avait fait, crurent en lui ;
Responsorial Psalm
Psalm 78
Hymne d'Asaph. Mon peuple, écoute mes leçons ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche ! Je vais ouvrir la bouche par des chants, et du passé faire jaillir des sentences. Ce que nous avons entendu et appris, et que nos pères nous ont raconté, nous ne le cèlerons point à leurs enfants, redisant à la race future les louanges de l'Éternel, et sa puissance, et les miracles qu'il fit. Il érigea un témoignage en Jacob, et Il déposa une loi en Israël, qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants, pour qu'elle fût connue de l'âge qui suivrait, des enfants qui naîtraient, grandiraient pour la redire à leurs enfants ; afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, et n'oubliassent point les œuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements, et ne fussent pas, comme leurs pères, une race réfractaire et rebelle, une race qui n'avait pas un cœur constant, et dont l'âme ne Lui était pas fidèle. Les enfants d'Ephraïm furent des tireurs armés de l'arc, qui tournent le dos au jour du combat. Ils ne gardèrent point l'alliance de Dieu, et refusèrent de suivre ses lois ; et ils oublièrent ses hauts faits et ses miracles, dont Il les rendit témoins. Sous les yeux de leurs pères, Il fit des miracles, dans le pays d'Egypte, aux campagnes de Zoan. Il entrouvrit la mer et les fit passer, et Il fit tenir les eaux comme une digue ; et Il les guidait le jour par la nuée, et toute la nuit, à la clarté de la flamme ; Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme de flots abondants, et Il fit sortir des ruisseaux du rocher, et couler les eaux comme des torrents. Mais ils continuèrent encore à pécher contre Lui, à être rebelles au Très-haut dans le désert. Et ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant d'être nourris selon leur fantaisie ; et ils parlèrent contre Dieu, ils dirent : « Dieu pourra-t-Il dresser une table au désert ? Voici, Il frappa le rocher, et l'eau a ruisselé, et les fleuves ont coulé ; pourra-t-Il aussi donner du pain et fournir de la viande à son peuple ? » Et à l'ouïe de ces propos, l'Éternel s'irrita, et un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils n'avaient pas foi en Dieu, et ne comptaient pas sur son secours. Cependant Il commanda aux nuées d'en haut, et Il ouvrit les portes des Cieux ; et Il fit pleuvoir sur eux la manne pour les nourrir, et Il leur donna le froment céleste ; ils mangèrent chacun le pain des princes ; Il leur envoya de quoi se nourrir à rassasiement. Il fit lever dans le ciel le vent d'Orient, et amena par sa puissance le vent du Midi, et Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et des oiseaux ailés, comme le sable des mers, et Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs habitations. Alors ils mangèrent et se rassasièrent pleinement, Il avait ainsi satisfait leur désir. Ils ne s'étaient pas encore dépris de leur désir, ils avaient encore leur aliment dans leur bouche, que la colère de Dieu s'éleva contre eux, et qu'il fit un massacre parmi leurs hommes forts, et qu'il coucha par terre la jeunesse d'Israël. Néanmoins ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses miracles. Et d'un souffle Il consuma leurs jours, et leurs années par une ruine soudaine. Lorsqu'il les tuait, ils s'enquéraient de Lui, et revenaient, et cherchaient Dieu, et se rappelaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais leurs bouches le trompaient, et leurs langues lui mentaient, et leur cœur ne Lui fut pas fermement uni, et ils ne furent pas fidèles à son alliance. Toutefois, dans sa clémence, Il pardonna le crime et ne les détruisit pas ; et souvent Il contint son courroux, et ne donna pas cours à toute sa colère. Il se souvint donc qu'ils étaient des mortels, un souffle qui s'en va, et ne revient plus. Que de fois ils Lui furent rebelles au désert, et ils L'irritèrent dans la solitude ! Et de nouveau ils tentèrent le Seigneur, et provoquèrent le Saint d'Israël. Ils ne pensaient plus à ce qu'avait fait son bras, le jour où Il les délivra de l'ennemi, lorsque en Egypte Il opéra des prodiges, et des miracles dans les campagnes de Zoan. Il changea ses fleuves en sang, et de leurs eaux ils ne purent plus boire. Parmi eux Il envoya des moucherons qui les dévorèrent, et des grenouilles qui furent leur fléau ; et Il livra leur récolte à l'insecte vorace, et le fruit de leur labeur à la sauterelle. Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les fourmis, et Il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il lança contre eux le feu de sa colère, le courroux, la fureur et l'angoisse, une cohorte d'anges des malheurs. Il donna carrière à son courroux, ne refusa point leur âme à la mort, mais livra leur vie en proie à la peste, et frappa tous les premiers-nés en Egypte, et les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham. Il fit ainsi partir son peuple comme des brebis, et le guida comme un troupeau dans le désert, et le mena sûrement, et ils furent sans crainte, et la mer recouvrit leurs adversaires. Et Il les fit arriver dans ses limites saintes, à cette montagne que sa droite conquit ; et devant eux Il chassa les nations, et les leur fit échoir en portion d'héritage, et Il établit dans leurs tentes les tribus d'Israël. Mais, rebelles ils tentèrent Dieu, le Très-haut, et ne gardèrent point ses commandements ; ils furent déserteurs et perfides, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur ; ils excitèrent sa colère par leurs hauts-lieux, et sa jalousie par leurs idoles. Dieu l'entendit, et fut irrité, et conçut pour Israël une grande aversion. Alors Il quitta la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes, et Il laissa sa gloire s'en aller captive, et sa majesté tomber aux mains de l'ennemi, et Il livra son peuple à l'épée, et contre son héritage Il fut irrité ; le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent plus chantées ; ses prêtres succombèrent à l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas. Alors, comme celui qui a dormi, le Seigneur s'éveilla, tel que le héros dont le vin avait triomphé ; et Il repoussa ses ennemis, et les chargea d'une honte éternelle. Cependant Il répudia la tente de Joseph, et n'élut point la tribu d'Ephraïm ; et Il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aimait. Et Il affermit son sanctuaire à l'égal des Cieux, à l'égal de la terre, dont Il posa les fondements éternels ; et Il élut David, son serviteur, et le tira des parcs des troupeaux ; Il lui fit quitter les brebis qui allaitent, pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d'Israël, son héritage. Et il en fut le pasteur avec un cœur pur, et d'une main prudente il le conduisit.
Responsorial Psalm
Psalm 79
Cantique d'Asaph.O Dieu ! les nations ont envahi ton héritage, profané ton saint temple, mis Jérusalem en ruines. Elles ont livré les cadavres de tes serviteurs en proie aux oiseaux des Cieux, la chair de tes bien-aimés aux bêtes de la terre. Elles ont versé leur sang, comme de l'eau, autour de Jérusalem, et il n'y eut point de sépulture. Nous sommes l'opprobre de nos voisins, le jouet et la risée des contrées d'alentour. Jusques à quand, Éternel, ne cesseras-tu d'être irrité, ta fureur s'embrasera-t-elle comme un feu ? Epanche ton courroux sur les nations qui t'ignorent, et sur les royaumes qui n'invoquent pas ton nom. Car on a dévoré Jacob, et dévasté sa demeure. Ne nous garde pas la mémoire des crimes du passé ! Hâte-toi de nous faire sentir tes compassions ! car nous sommes très misérables. Sois-nous en aide, ô Dieu, notre Sauveur, pour l'honneur de ton nom ! Et sauve-nous et pardonne nos fautes, pour l'amour de ton nom ! Pourquoi faut-il que les nations disent : « Où est leur Dieu ? » Que parmi les nations, à nos yeux, éclate la vengeance du sang de tes serviteurs qui fut répandu ! Que devant toi parviennent les soupirs des captifs, par le pouvoir de ton bras sauve les enfants de la mort ! Reverse à nos voisins sept fois dans leur sein les outrages dont ils t'outragèrent, Seigneur. Et nous, ton peuple, le troupeau dont tu es le pasteur, nous te rendrons grâces éternellement, et d'âge en âge nous redirons tes louanges.
Responsorial Psalm
Psalm 76
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Cantique d'Asaph.Dieu est connu en Juda, son nom est grand en Israël ; et sa demeure est en Salem, et sa résidence en Sion. Là Il a brisé les foudres de l'arc, le bouclier, et l'épée, et les armes de guerre. (Pause) Tu es plus brillante, plus magnifique que les montagnes des ravisseurs ! Ils furent dépouillés les héros courageux, et ils s'endormirent de leur sommeil ; et tous les braves ne retrouvèrent plus leurs bras. A ta menace, Dieu de Jacob, et chars et chevaux furent engourdis. Tu es formidable ; qui peut tenir contre toi, dès que tu t'irrites ? Des cieux tu promulguas ta sentence ; la terre fut en effroi, et se calma, lorsque Dieu se leva pour juger, pour porter secours à tous les affligés de la terre. (Pause) Oui, la fureur de l'homme te glorifie ; tu t'entoures de ceux qui survivent à ta colère. Faites et acquittez des vœux à l'Éternel, votre Dieu ! Que de tous Ses alentours on apporte des dons au Dieu terrible ! Il abat l'orgueil des princes, Il est redoutable aux rois de la terre.
Evening Prayer — First Lesson
Judges 9
Et Abimélech, fils de Jérubbaal, se rendit à Sichem auprès des frères de sa mère ; et il leur parla ainsi qu'à toute la race de la maison du père de sa mère, en ces termes : Portez donc ces paroles aux oreilles de tous les citoyens de Sichem : Lequel vaut le mieux pour vous ou que soixante-dix hommes, tous fils de Jérubbaal, vous gouvernent, ou bien qu'un seul homme vous gouverne ? rappelez-vous que je suis votre sang, votre chair même ! Et les frères de sa mère portèrent pour lui toutes ces paroles aux oreilles de tous les citoyens de Sichem, et leur cœur inclina du côté d'Abimélech ; car, disaient-ils, il est notre frère. Et ils tirèrent du temple de Baal-Berith soixante-dix sicles d'argent pour les lui donner ; et avec cela Abimélech soudoya des vauriens et des hommes audacieux qui s'attachèrent à lui. Et il vint dans la maison de son père à Ophra, et il égorgea ses frères, fils de Jérubbaal, soixante-dix hommes, sur une même pierre ; cependant Jotham, fils cadet de Jérubbaal, survécut, parce qu'il s'était caché. Et tous les citoyens de Sichem et tous les habitants de la citadelle s'étant assemblés, vinrent et établirent Abimélech roi près du chêne du corps-de-garde vers Sichem. Et Jotham en ayant été informé alla se placer au haut du mont Garizim, et élevant la voix il les harangua et leur dit : « Ecoutez-moi, citoyens de Sichem, afin que Dieu vous écoute ! Les arbres se réunirent pour oindre un roi qui régnât sur eux. Et ils dirent à l'olivier : Règne sur nous ! Et l'olivier leur dit : Renoncerais-je à mon huile qui m'attire l'estime des dieux et des hommes, pour aller me balancer au-dessus des arbres ? Alors les arbres dirent au figuier : Eh bien ! toi, règne sur nous ! Et le figuier leur dit : Renoncerais-je à ma douceur et à mon fruit exquis pour aller me balancer au-dessus des arbres ? Alors les arbres dirent à la vigne : Eh bien ! toi, règne sur nous ! Et la vigne leur dit : Renoncerais-je à ma liqueur qui réjouit les dieux et les hommes, pour aller me balancer au-dessus des arbres ? Alors tous les arbres dirent au buisson d'épines : Eh bien ! toi, règne sur nous ! Et le buisson d'épines dit aux arbres : Si en vérité vous voulez m'oindre pour m'établir roi sur vous, venez et abritez-vous sous mon ombrage ; sinon du buisson d'épines sortira un feu qui dévorera les cèdres du Liban. Ainsi donc, si c'est avec fidélité et droiture que vous avez agi en faisant Abimélech roi, et si vous vous êtes bien conduits envers Jérubbaal et sa maison, et si vous l'avez traité en raison de ce qu'il a fait pour vous, des combats que mon père a livrés pour vous, des dangers auxquels il a exposé sa vie pour vous, afin de vous sauver des mains des Madianites… (mais aujourd'hui vous vous êtes levés contre la maison de mon père, et vous avez égorgé ses fils, soixante-dix hommes sur une pierre ; et vous avez établi Abimélech, fils de sa servante, roi des citoyens de Sichem, parce qu'il est votre frère), si c'est avec sincérité et droiture qu'en ce jour vous en avez agi avec Jérubbaal et sa maison, alors soyez satisfaits d'Abimélech, et que lui aussi soit satisfait de vous ; sinon, un feu sortira d'Abimélech et dévorera les citoyens de Sichem et les habitants de la citadelle, et un feu sortira des citoyens de Sichem et des habitants de la citadelle, et dévorera Abimélech. » Et Jotham se retira et s'enfuit, et gagna Béer où il vécut à distance d'Abimélech, son frère. Et Abimélech fut pendant trois ans le prince d'Israël. Alors Dieu envoya un mauvais esprit entre Abimélech et les citoyens de Sichem ; et les citoyens de Sichem se révoltèrent contre Abimélech, afin que l'atrocité commise sur les soixante-dix fils de Jérubbaal retombât et que leur sang rejaillît sur Abimélech, leur frère, qui était leur meurtrier, et sur les citoyens de Sichem, qui lui avaient prêté main-forte pour égorger ses frères. Et les citoyens de Sichem apostèrent contre lui des gens en embuscade sur les sommets des montagnes ; et ils pillaient tous ceux qui passaient près d'eux sur la route. Et l'avis en fut donné à Abimélech. Alors arriva Gaal, fils de Ebed, avec ses frères ; et ils entrèrent dans Sichem ; et les citoyens de Sichem eurent confiance en lui. Et ils firent une excursion dans la campagne et vendangèrent leurs vignes, et pressurèrent, et firent une fête, et entrèrent dans le temple de leur dieu, et mangèrent et burent et maudirent Abimélech. Et Gaal, fils de Ebed, disait : Qui est Abimélech et qu'est Sichem pour que nous lui soyons asservis ? N'est-il pas fils de Jérubbaal, et Zebul n'est-il pas son lieutenant ? Soumettez-vous aux hommes de Hamor, père de Sichem ; mais pourquoi lui serions-nous soumis, nous ? Oh ! si l'on me donnait la conduite de ce peuple ! je mettrais de côté Abimélech ! Et il disait à Abimélech : Renforce ton armée et parais ! Et Zebul, commandant de la ville, eut avis des propos de Gaal, fils de Ebed ; et sa colère s'alluma, et il dépêcha secrètement des messagers à Abimélech pour lui dire : Voici, Gaal, fils de Ebed, et ses frères sont entrés dans Sichem, et voilà qu'ils soulèvent la ville contre toi. Pars donc pendant la nuit avec les troupes que tu as avec toi, et viens te mettre en embuscade dans les champs. Et le lendemain au lever du soleil, lève-toi le matin et fais irruption contre la ville ; et voici, lui et les gens qui sont avec lui, feront une sortie contre toi : alors agis contre lui d'après les occurences. Là-dessus Abimélech se mit en marche de nuit avec toutes les troupes qu'il avait, et il vint se placer en embuscade près de Sichem, en quatre, divisions. Et Gaal, fils de Ebed, sortit et se posta à l'entrée de la porte de la ville. Alors Abimélech et les troupes qu'il avait avec lui quittèrent l'embuscade. Et à la vue des troupes Gaal dit à Zebul : Voilà des troupes qui descendent des sommets des montagnes. Et Zebul lui dit : Tu prends l'ombre des montagnes pour des hommes. Et Gaal reprit la parole et dit : Voilà des troupes qui descendent de la sommité du pays, et une division arrive du chemin du chêne des augures. Et Zebul lui dit : Eh bien ! où est cette bouche de laquelle sortaient tes propos : Qui est Abimélech pour que nous lui soyons asservis ? N'est-ce pas là la troupe que tu méprisais ? Allons ! en avant ! mesure-toi avec lui ! Alors Gaal s'avança à la tête des citoyens de Sichem et livra bataille à Abimélech. Et Abimélech le poursuivit, et il prit la fuite devant lui, et jusqu'à l'entrée de la porte il y eut beaucoup de monde tué. Et Abimélech resta à Aruma, et Zebul chassa Gaal et ses frères, qui ainsi cessèrent de demeurer dans Sichem. Et le lendemain le peuple parut dans la campagne et Abimélech en fut informé. Alors il prit sa troupe et la partagea en trois corps, et se mit en embuscade dans les champs. Il observa, et dès que le peuple sortit de la ville, il l'attaqua et le défit. Et Abimélech et les corps qui étaient avec lui se précipitèrent et vinrent prendre position à l'entrée de la porte de la ville, et deux corps se jetèrent sur tous ceux qui étaient dans les champs, et les battirent. Et Abimélech donna l'assaut à la ville toute la journée, et il la prit et massacra le peuple qui s'y trouvait, et il rasa la ville et y sema du sel. A l'ouïe de ces choses, les habitants de la Tour de Sichem gagnèrent le donjon du temple du dieu Berith. Et on rapporta à Abimélech que tous les habitants de la Tour de Sichem étaient réunis. Alors Abimélech gravit la montagne du Tsalmon avec toute la troupe qu'il avait avec lui ; et Abimélech prit une hache dans sa main, et coupa une branche d'arbre, et l'enleva et la mit sur son épaule, et il dit à la troupe qui l'accompagnait : Ce que vous m'avez vu faire, hâtez-vous de le faire comme moi. Alors tous les hommes de la troupe coupèrent aussi chacun sa branche, et suivirent Abimélech et posèrent [les branches] sur le donjon, et ils incendièrent le donjon avec ceux qui y étaient. Et tous les habitants de la Tour de Sichem moururent aussi, au nombre de mille, hommes et femmes. Et Abimélech marcha contre Thébets, et il bloqua Thébets et la prit. Or il y avait au milieu de la ville une tour forte où tous se réfugièrent, hommes et femmes et tous les citoyens de la ville ; ils s'y enfermèrent et montèrent sur le toit de la tour. Et Abimélech arriva à cette tour et il l'attaqua et s'approcha jusqu'à la porte de la tour, pour la brûler. Alors une femme lança un fragment de meule sur la tête d'Abimélech et lui brisa le crâne. Aussitôt il appela son valet qui portait ses armes et lui dit : Tire ton épée et tue-moi, afin qu'on ne dise pas de moi : Une femme l'a tué. Et son valet le transperça et il mourut. Et quand les hommes d'Israël virent Abimélech mort, ils rentrèrent chacun chez soi. Ainsi tout le mal qu'Abimélech avait fait à son père, en égorgeant ses soixante-dix frères, et tout le mal qu'avaient fait les gens de Sichem, Dieu le fit retomber sur leur tête ; et ainsi s'accomplit sur eux la malédiction de Jotham, fils de Jérubbaal.
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Romans 7
Ou bien ignorez-vous, frères (car je parle à des gens qui connaissent la loi), que la loi n'a puissance sur l'homme que pendant qu'il vit ? En effet la femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il vit, mais si le mari vient à mourir, elle est dégagée de la loi qui la liait au mari. C'est pourquoi, pendant la vie du mari, elle méritera le nom d'adultère si elle se donne à un autre mari ; mais si son mari vient à mourir, elle est affranchie de la loi, en sorte qu'elle n'est pas adultère en se donnant à un autre mari. Ainsi donc, vous aussi, mes frères, vous avez été mis à mort en ce qui concerne la loi par le moyen du corps de Christ, pour que vous vous donniez à un autre, à celui qui est ressuscité d'entre les morts afin que nous portions des fruits pour Dieu ; car lorsque nous vivions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de manière à porter des fruits pour la mort. Mais maintenant nous avons été dégagés de la loi, en mourant à ce qui nous retenait captifs, en sorte que nous servons sous le régime nouveau de l'Esprit et non sous le régime ancien de la lettre. Que dirons-nous donc ? Que la loi est un principe de péché ? Loin de nous cette pensée ! Cependant je n'aurais pas connu le péché sans l'entremise de la loi ; et en effet je ne connaîtrais pas la convoitise, si la loi ne disait : « Tu ne convoiteras point. » Mais le péché saisissant l'occasion a développé en moi, grâce à ce commandement, toute sorte de convoitise ; car sans la loi le péché est mort. Pour moi, je vivais une fois sans la loi ; mais quand le commandement est survenu, le péché a repris vie, et moi je suis mort, et le commandement qui conduit à la vie s'est précisément trouvé pour moi conduire à la mort ; car le péché saisissant l'occasion m'a trompé par le moyen du commandement, et m'a fait mourir par son moyen. Ainsi, la loi, il est vrai, est sainte, et le commandement est saint, juste et bon… Ce qui est bon est-il donc devenu pour moi une cause de mort ? Loin de nous cette pensée ! Mais c'est le péché ; afin qu'il se manifestât comme péché en se servant de ce qui est bon pour me donner la mort, et qu'ainsi le péché devînt, par le moyen du commandement, excessivement pécheur. Nous savons en effet que la loi est spirituelle, mais, pour moi, je suis charnel, vendu au péché ; en effet je ne sais pas ce que je fais, car je n'exécute point ce que je veux, mais c'est ce que je hais que je pratique. Or, si c'est ce que je ne veux pas que je pratique, je conviens avec la loi qu'elle est bonne. Mais maintenant ce n'est plus moi qui fais cela, mais c'est le péché qui habite en moi ; car je sais qu'en moi, c'est-à-dire, en ma chair, il n'habite pas de bien ; en effet, vouloir le bien m'est naturel, mais ce qui ne l'est pas, c'est de le faire ; car le bien que je veux, je ne le pratique pas, mais c'est le mal que je ne veux pas, que j'exécute. Or, si c'est ce que je ne veux pas, que je pratique, ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : que, lorsque je veux pratiquer le bien, c'est le mal qui m'est naturel ; en effet j'acquiesce avec joie, à la loi de l'intelligence, selon l'homme intérieur, mais je vois une loi différente dans mes membres, laquelle lutte contre la loi de mon intelligence et me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera du corps sujet à cette mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, laissé à moi-même, je m'asservis, il est vrai par l'intelligence, à la loi de Dieu, mais par la chair à la loi du péché.
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I Timothy 6
Que tous les esclaves qui sont sous le joug envisagent leurs propres maîtres comme dignes de tout respect, afin que le nom de Dieu et l'enseignement ne soient l'objet d'aucune calomnie ; et, d'un autre côté, que ceux qui ont des fidèles pour maîtres ne les méprisent pas parce que ce sont des frères, mais qu'ils les servent d'autant mieux que ceux qui profitent de leur bonne conduite sont des fidèles et des bien-aimés. Voilà ce que tu dois enseigner et prescrire. Si quelqu'un enseigne une autre doctrine, et n'adhère pas aux saines paroles de notre seigneur Jésus-Christ et à l'enseignement conforme à la piété, il est enflé d'orgueil, ne sachant rien, mais étant maladivement épris de disputes et de querelles de mots, d'où résultent l'envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d'hommes dont l'intelligence est corrompue, et qui sont privés de la vérité, parce qu'ils envisagent la piété comme une source de revenu. Il est vrai que la piété, accompagnée de contentement, est une grande source de revenu ; car nous n'avons rien apporté en ce monde, parce que nous n'en pouvons non plus rien emporter ; mais si nous avons de quoi vivre et nous couvrir, cela nous suffira ; tandis que ceux qui veulent s'enrichir tombent dans la tentation, et dans des pièges, et dans une foule de convoitises insensées et funestes qui précipitent les hommes dans la ruine et la perdition ; car l'amour de l'argent est la racine de tous les maux ; possédés de cette passion, certains hommes se sont détournés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de douleurs infinies. Mais, pour toi, ô homme de Dieu, fuis ces choses, mais recherche la justice, la piété, la foi, la charité, le support, la douceur ; combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait cette belle confession devant de nombreux témoins. Je t'enjoins, devant Dieu qui appelle toutes choses à l'existence, et devant Christ Jésus qui a prononcé devant Ponce Pilate cette belle confession, d'observer le commandement qui t'est fait, sans tache et sans reproche, jusques à l'apparition de notre seigneur Jésus-Christ, que manifestera, au temps convenable, le bienheureux et unique Souverain, le roi de ceux qui règnent, et le seigneur de ceux qui commandent, le seul qui possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n'a vu ni ne peut voir, auquel appartiennent l'honneur et la puissance éternelle. Amen ! Enjoins aux riches dans le présent siècle de ne point s'enorgueillir, et de ne pas non plus fonder leur espoir sur l'incertitude de la richesse, mais sur Dieu qui nous procure richement toutes choses pour notre usage ; enjoins-leur de faire de bonnes actions, d'être riches en bonnes œuvres, d'être généreux, libéraux, s'amassant, pour l'avenir, un trésor établi sur un fondement solide, afin d'entrer en possession de la véritable vie. O Timothée, garde le dépôt, en évitant les bavardages profanes et la polémique de la fausse science, dont font profession certains hommes qui se sont ainsi éloignés de la foi.Que la grâce soit avec vous !
Second Reading
Ephesians 3:1-13
C'est pour cela que, moi Paul, je suis le prisonnier de Christ Jésus pour vous, les Gentils, si, en effet, vous avez ouï parler de la manière dont m'a été dispensée la grâce de Dieu qui m'a été donnée pour vous ; c'est par révélation que m'a été communiqué le mystère, tel que je l'ai ci-devant écrit en peu de mots ; d'après quoi vous pouvez, en me lisant, comprendre que je suis versé dans le mystère de Christ, lequel n'a pas été communiqué en d'autres générations aux fils des hommes, comme il a été maintenant révélé à Ses saints et à Ses prophètes par l'Esprit ; c'est à savoir, que les Gentils sont cohéritiers, et membres du même corps, et coparticipants de la promesse en Christ Jésus, par l'Évangile dont j'ai été fait ministre selon le don de la grâce de Dieu qui m'a été donnée, et selon l'efficace de Sa puissance. C'est à moi, le moindre de tous les saints, qu'a été donnée cette grâce d'annoncer aux Gentils la bonne nouvelle de la richesse impénétrable de Christ, et de les éclairer tous sur la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses, afin que, maintenant, la sagesse infiniment diverse de Dieu fût portée par l'Église à la connaissance des dominations et des autorités dans les lieux célestes, selon le dessein formé de tout temps qu'il a accompli en Christ Jésus notre seigneur, en qui nous possédons avec confiance la liberté et l'accès par la foi que nous avons en lui. Aussi je vous demande de ne point vous laisser décourager par les tribulations que je souffre pour vous, ce qui est votre gloire.
Second Reading
Isaiah 26:1-12
En ce même jour, on chantera cet hymne dans le pays de Juda : « Nous avons une ville forte ; le secours qu'il donne, nous est un rempart et un fossé. Ouvrez les portes, afin qu'entre un peuple juste, gardien de la fidélité. Au cœur affermi tu réserves la paix, la paix, parce qu'il se confie en toi. Confiez-vous en l'Éternel perpétuellement, car l'Éternel est l'Éternel, un rocher pour tous les siècles. Car Il précipita les habitants du lieu élevé, de la ville éminente, Il l'étendit, l'étendit par terre, la coucha dans la poussière. Elle est foulée par les pieds, les pieds des malheureux, sous les pas des petits. » « Le sentier du juste est une voie unie ; du juste tu nivelles et aplanis l'ornière. Sur la voie de tes jugements nous t'attendons aussi, Éternel, et ton nom et ton souvenir sont les vœux de notre âme. Mon âme te désire la nuit, et en moi mon esprit te cherche ; car dès que [tu révèles] tes jugements à la terre, les habitants du monde sont instruits de la justice. Quand l'impie obtient grâce, il n'apprend pas la justice ; il est pervers dans le pays de la droiture, et ne considère point la grandeur de l'Éternel. » « Éternel, ta main fut levée : ils ne l'ont pas vu ! ils verront, et en seront confus, ton zèle pour le peuple, et le feu dévorera tes adversaires. Éternel, tu nous donnes la paix, car c'est toi qui opères pour nous tout ce que nous faisons.
Gospel
Luke 14
Et il advint, qu'étant entré dans la maison de l'un des chefs des pharisiens, un jour de sabbat, pour prendre un repas, ils étaient occupés à l'épier. Et voici, il y avait devant lui un homme hydropique ; et Jésus prenant la parole dit aux légistes et aux pharisiens : « Est-il permis, oui ou non, d'opérer une guérison le jour du sabbat ? » Mais ils se turent ; et l'ayant pris à lui, il le guérit et le congédia ; et il leur dit : « Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retirera aussitôt le jour du sabbat ? » Et ils ne purent de leur côté répondre à cela. Or il adressait aux conviés une parabole, après avoir remarqué comment ils choisissaient les premières places, en leur disant : « Lorsque tu auras été convié par quelqu'un à des noces, ne t'installe pas à la première place, de peur qu'un plus noble que toi n'ait été convié par lui, et que celui qui vous a conviés l'un et l'autre ne te dise : « Fais place à celui-ci, » et alors tu te mettras avec honte à occuper la dernière place. Mais quand tu auras été convié, va t'établir à la dernière place, afin que, lorsque celui qui t'a convié sera venu, il te dise : « Ami, monte plus haut. » Alors tu seras honoré en présence de tous ceux qui sont à table avec toi. Car quiconque s'élève lui-même sera abaissé et celui qui s'abaisse lui-même sera élevé. » Or il disait aussi à celui qui l'avait convié : « Quand tu donnes une collation ou un repas, n'invite ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour, et qu'on ne te rende la pareille. Mais quand tu donnes un festin, invite les pauvres, les estropiés les boiteux, les aveugles, et tu seras heureux de ce qu'ils ne peuvent te rendre la pareille, car elle te sera rendue lors de la résurrection des justes. » Mais après avoir entendu cela l'un des conviés lui dit : « Heureux quiconque prendra un repas dans le royaume de Dieu ! » Mais il lui dit : « Un homme donnait un grand repas, et il invita plusieurs personnes, et il envoya son esclave à l'heure du repas dire aux conviés : « Venez, car c'est déjà prêt. » Et tous, d'un même accord, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : « J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le visiter ; je te prie, veuille m'excuser. » Et un autre dit : « J'ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer ; je te prie, veuille m'excuser. » Et un autre dit : « J'ai pris femme, et à cause de cela je ne puis pas aller. » Et l'esclave vint rapporter cela à son maître. Alors le chef de famille irrité dit à son esclave : « Va promptement dans les rues et les ruelles de la ville, et amène ici les pauvres, et les estropiés, et les aveugles et les boiteux. » Et l'esclave dit : « Seigneur, ce que tu as ordonné est fait, et il y a encore de la place. » Et le maître dit à l'esclave : « Va le long des chemins et des clôtures, et contrains d'entrer afin que la maison soit pleine ; je vous déclare en effet qu'aucun de ces hommes que j'avais conviés ne goûtera de mon repas. » Or une foule nombreuse cheminait avec lui, et s'étant retourné il leur dit : « Si quelqu'un vient à moi et ne hait pas son propre père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et en outre encore sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Quiconque donc ne porte pas sa propre croix et ne marche pas derrière moi ne peut pas être mon disciple. Quel est en effet celui d'entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne s'asseye d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi en venir à bout ? De peur que, si, après avoir posé la fondation, il ne peut achever, tous les spectateurs ne se mettent à le bafouer, en disant : « Cet homme a commencé à bâtir et il n'a pu achever ! » Ou bien quel est le roi qui, se mettant en marche pour faire la guerre à un autre roi, ne s'asseye d'abord afin de délibérer s'il peut avec dix mille hommes affronter celui qui s'avance contre lui avec vingt mille ? Autrement, pendant que l'autre est encore éloigné, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. Ainsi donc quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple. Le sel est donc bon ; mais si le sel même s'est affadi, avec quoi l'assaisonnera-t-on ? Il n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier ; on le jettera dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.
Evening Prayer — Second Lesson
1 Timothy 4
mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains hommes se détacheront de la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, grâce à l'hypocrisie de faux docteurs, qui portent dans leur propre conscience la marque de la flétrissure, qui interdisent le mariage, prescrivent de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés afin qu'ils fussent pris avec actions de grâces par les fidèles et ceux qui connaissent la vérité, car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté quand on le prend avec actions de grâces, puisque tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière. En rappelant ces choses aux frères tu seras un bon ministre de Christ Jésus, nourri des paroles de la foi et du bon enseignement que tu t'es attaché à suivre ; mais repousse les fables profanes et extravagantes, et exerce-toi à la piété ; en effet, l'exercice corporel n'est utile qu'à peu de chose, tandis que la piété est utile pour toutes choses, puisqu'elle possède la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir ; c'est là une vérité certaine et digne de toute créance ; car c'est pour cela que nous travaillons et que nous luttons, parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant qui est le sauveur de tous les hommes, et principalement des fidèles. Voilà ce que tu dois prescrire et enseigner. Que personne ne méprise ta jeunesse, mais deviens un modèle pour les fidèles, en paroles, en conduite, en charité, en foi, en pureté. Jusques à ce que j'arrive, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. Ne néglige point le don spirituel qui est en toi, lequel t'a été donné par une prophétie avec l'imposition des mains du collège des anciens. Occupe-toi de ces choses, donne-t'y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes pour tout le monde ; veille sur toi-même et sur l'enseignement ; persévères-y ; car en agissant ainsi tu te sauveras toi-même ainsi que ceux qui t'écoutent.
Gospel
Mark 8:1-21
En ces jours-là une foule nombreuse se trouvant de nouveau réunie, et n'ayant rien à manger, il appela à lui ses disciples et leur dit : J'ai compassion de cette foule, car voilà déjà trois jours qu'ils persistent, et ils n'ont rien à manger ; et si je les renvoie à jeun dans leurs demeures, ils défailleront en chemin ; et quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. » Et ses disciples lui répliquèrent : « Comment quelqu'un pourra-t-il les rassasier de pains, ici, dans un désert ? » Et il leur demandait : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils disent : « Sept. » Et il invite la foule à s'asseoir sur la terre, et ayant pris les sept pains, après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait à ses disciples afin qu'ils les offrissent, et ils les offrirent à la foule ; et ils avaient quelques petits poissons, et après les avoir bénis, il dit qu'on les offrît aussi. Et ils mangèrent et ils furent rassasiés, et on emporta les restes des morceaux dans sept paniers. Or ils étaient environ quatre mille ; et il les congédia. Et aussitôt étant monté lui-même dans la barque avec ses disciples il vint dans le territoire de Dalmanountha. Et les pharisiens sortirent, et se mirent à discuter avec lui, réclamant de lui un signe qui vînt du ciel, afin de le mettre à l'épreuve. Et ayant profondément gémi en son esprit, il dit : « Pourquoi cette génération réclame-t-elle un signe ? En vérité je déclare qu'aucun signe ne sera donné à cette génération. » Et les ayant quittés, il se rembarqua et passa sur l'autre rive. Et ils oublièrent de prendre des pains, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Et il les exhortait fortement en disant : « Ayez soin d'être en garde contre le levain des pharisiens et contre le levain d'Hérode. » Et ils réfléchissaient entre eux sur ce qu'ils n'avaient pas de pains. Et s'en étant aperçu, il leur dit : « Pourquoi réfléchissez-vous sur ce que vous n'avez pas de pains ? Ne comprenez-vous pas encore, et êtes-vous sans intelligence ? Avez-vous le cœur endurci ? Ayant des yeux ne voyez-vous pas ? Et ayant des oreilles n'entendez-vous pas ? Et ne vous souvenez-vous pas ? Quand je rompis les cinq pains pour les cinq mille, combien de corbeilles pleines de morceaux emportâtes-vous ? » Ils lui disent : « Douze. » « Quand les sept pour les quatre mille, combien de paniers remplis de morceaux emportâtes-vous ? » Et ils lui disent : « Sept. » Et il leur disait : « Comment ne comprenez-vous pas ? »
Gospel
Mark 5:35-43
Comme il parlait encore surviennent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte, pourquoi importunes-tu encore le maître ? » Mais Jésus, sans faire attention à ce qu'on venait de dire, dit au chef de synagogue : « Ne crains point, crois seulement. » Et il ne permit pas que personne l'accompagnât, sinon Pierre, et Jacques, et Jean le frère de Jacques. Et ils arrivent à la maison du chef de synagogue, et il voit du bruit et des gens qui pleuraient et lamentaient beaucoup ; et étant entré il leur dit : « Pourquoi faites-vous du bruit et pleurez-vous ? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant chassés, il prend avec lui le père de l'enfant et sa mère et ceux qui étaient avec lui, et il entra là où était l'enfant, et ayant pris la main de l'enfant, il lui dit : Talitha koum, ce qui signifie étant traduit : « Petite fille, je te le dis, lève-toi. » Et aussitôt la petite fille se leva, et elle marchait ; en effet elle avait douze ans. Et ils furent aussitôt saisis d'un grand étonnement ; et il leur enjoignit fortement que personne ne le sût, et il dit qu'on lui donnât à manger.
Gospel
Luke 24
mais le premier jour de la semaine, dès l'aube, elles vinrent au sépulcre portant les aromates qu'elles avaient préparés. Mais elles trouvèrent la pierre déplacée de devant le sépulcre, et étant entrées elles ne trouvèrent pas le corps du seigneur Jésus. Et il advint, pendant qu'elles ne savaient qu'en penser, que voici, deux hommes se présentèrent à elles, vêtus d'un habit étincelant ; et, comme elles étaient saisies de crainte et abaissaient leurs visages vers la terre, ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n'est pas ici, mais il est ressuscité ; souvenez-vous de la manière dont il vous a parlé lorsqu'il était encore en Galilée, disant du fils de l'homme : il faut qu'il soit livré aux mains des hommes pécheurs, et qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le troisième jour. » Et elles se souvinrent de ses paroles, et s'étant éloignées du sépulcre elles rapportèrent toutes ces choses aux onze et aux autres ; or c'étaient la Magdalène Marie, et Jeanne, et Marie mère de Jacques ; et les autres qui étaient avec elles disaient les mêmes choses aux apôtres, et ces paroles leur parurent du radotage, et ils ne les en croyaient pas. Mais Pierre s'étant levé courut au sépulcre, et s'étant courbé il vit les linges seuls ; et il s'en retourna, émerveillé en lui-même de ce qui était advenu. Et voici, deux d'entre eux se rendaient le même jour dans un village éloigné de soixante stades de Jérusalem, et nommé Emmaous ; et ils causaient ensemble de tous ces événements. Et il advint, pendant qu'ils causaient et discutaient, que Jésus s'étant approché cheminait avec eux, mais leurs yeux étaient offusqués de manière à ne le pas reconnaître. Mais il leur dit : « Quels sont ces discours que vous échangez entre vous, tout en marchant ? » Et ils demeurèrent tout chagrins. Mais l'un d'eux, nommé Cléopas, lui répliqua : « Séjournes-tu seul à Jérusalem, que tu n'aies pas eu connaissance des choses qui s'y sont passées ces jours-ci ? » Et il leur dit : « Lesquelles ? » Or ils lui dirent : « Celles qui concernent Jésus le Nazarénien, qui fut un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, et comme quoi nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort, et l'ont crucifié, tandis que nous, nous espérions qu'il était celui qui doit racheter Israël. Mais avec tout cela, voici le troisième jour depuis que ces choses ont eu lieu ; et de plus quelques femmes d'entre nous nous ont mis hors de nous-mêmes, car, s'étant rendues de grand matin au sépulcre, et n'ayant pas trouvé le corps, elles sont venues nous dire en outre qu'elles avaient vu une apparition d'anges qui disent qu'il est vivant ; et quelques-uns de nos compagnons sont allés au sépulcre, et ont trouvé les choses telles que les femmes les avaient dites, mais quant à lui ils ne l'ont point vu. » Et lui-même leur dit : « O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce dont ont parlé les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ soutînt ces choses, et qu'il entrât dans sa gloire ? » Et ayant commencé depuis Moïse et depuis tous les prophètes, il leur interpréta dans toutes les écritures ce qui le concernait. Et ils approchèrent du village où ils se rendaient, et lui-même feignit de se rendre plus loin ; et ils le retinrent de force, en disant : « Reste avec nous ; car voici le soir, et le jour a déjà baissé. » Et il entra pour rester avec eux. Et il advint, au moment où il se mit à table avec eux, qu'ayant pris le pain il prononça une bénédiction, et après l'avoir rompu il le leur distribuait. Mais leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent, et lui-même devint invisible pour eux ; et ils se dirent l'un à l'autre : « Est-ce que notre cœur ne brûlait pas quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les écritures ? » Et s'étant levés sur l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et trouvèrent réunis les onze et leurs compagnons, qui disaient : « Le Seigneur est réellement ressuscité, et il s'est fait voir à Simon. » Et eux-mêmes racontaient ce qui leur était arrivé en chemin, et comment il avait été reconnu par eux à la fraction du pain. Or, pendant qu'ils parlaient ainsi, lui-même se présenta au milieu d'eux, et leur dit : « Paix pour vous ! » Mais saisis d'épouvante et de crainte ils s'imaginaient voir un esprit ; et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi des pensées montent-elles dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds, car c'est bien moi-même ; touchez-moi et voyez ; car un esprit n'a ni chair ni os comme vous voyez que je les ai. » Et en disant cela il leur montra ses mains et ses pieds. Mais, comme dans leur joie ils doutaient encore et étaient émerveillés, il leur dit : « Avez–vous ici quelque chose à manger ? » Or ils lui servirent une portion de poisson rôti ; et l'ayant prise, il mangea devant eux. Mais il leur dit : « Ce sont ici les paroles que je vous ai adressées pendant que j'étais encore avec vous, vous disant qu'il fallait que fussent accomplies toutes les choses écrites à mon sujet dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes. » Alors il leur ouvrit l'esprit pour comprendre les écritures, et il leur dit : « C'est ainsi qu'il a été écrit que le Christ souffrirait, et qu'il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance en vue de la rémission des péchés serait prêchée en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui êtes témoins de ces choses, et voici, moi, j'envoie sur vous la promesse de mon Père, mais, pour vous, demeurez dans la ville jusques à ce que vous ayez été revêtus d'une puissance venue d'en haut. » Et il les conduisit hors de la ville jusques à Béthanie, et ayant élevé ses mains il les bénit. Et il advint, pendant qu'il les bénissait, qu'il se sépara d'eux ; et il était enlevé au ciel ; et eux, après l'avoir adoré, retournèrent à Jérusalem avec joie ; et'ils étaient constamment dans le temple occupés à bénir Dieu. Amen !
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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