Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Acts 2:1-13
Et, quand vint le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu, et il survint tout à coup du ciel un bruit semblable à celui d'un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis, et des langues séparées, qui semblaient de feu, leur apparurent, et il s'en posa une sur chacun d'eux, et ils furent tous remplis d'esprit saint, et ils commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'esprit leur donnait de s'exprimer. Or, se trouvaient établis à Jérusalem des Juifs pieux venus de chez toutes les nations qui habitent sous le ciel ; et, quand ce bruit eut eu lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans son propre idiome. Or tous étaient stupéfaits et ils disaient dans leur étonnement : « Voici, tous ces gens-là qui parlent ne sont-ils pas des Galiléens ? Et comment chacun de nous entend-il dans son idiome natal — Parthes et Mèdes et Élamites, et ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée et la Cappadoce, le Pont et l'Asie, la Phrygie et la Pamphylie, l'Egypte et les régions de la Libye voisine de Cyrène, et les voyageurs venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, — comment les entendons-nous parler dans nos propres langues des hauts faits de Dieu ? » Or tous étaient stupéfaits et incertains, se disant l'un à l'autre : « Que veut dire ceci ? » tandis que d'autres raillaient et disaient : « C'est qu'ils sont pleins de vin doux. »
First Reading
Deuteronomy 15
Au terme de sept années, tu feras relâche. Et voici le mode du relâche : Tout créancier se relâchera pour ce qu'il aura prêté à son prochain ; il n'usera pas de rigueur contre son prochain et son frère ; car on a proclamé relâche de par l'Éternel. Contre l'étranger tu pourras user de rigueur, mais tu te relâcheras pour ce que tu as chez ton frère. Cependant il ne doit plus y avoir de pauvres chez vous, car l'Éternel te comblera de bénédictions dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en propriété pour l'occuper, pourvu seulement que tu sois docile à la voix de l'Éternel, ton Dieu, pour t'appliquer à pratiquer la totalité de ce commandement que je te prescris en ce jour. Car l'Éternel, ton Dieu, te bénira comme Il te l'a promis, et tu prêteras sur gages à beaucoup de nations, sans emprunter toi-même, et tu tiendras sous ta dépendance beaucoup de nations, mais elles ne te tiendront pas sous la leur. S'il y a parmi vous quelque pauvre, lequel que ce soit de tes frères, à l'une de tes Portes, dans ton pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'endurciras pas ton cœur et ne fermeras point ta main pour ton frère indigent ; tu ouvriras au contraire ta main pour lui et lui prêteras sur gage, assez pour ses besoins, ce qui lui manque. Prends garde qu'en ton cœur ne s'élève la criminelle pensée qui te ferait dire : La septième année, l'année du relâche, approche ! et que tu ne regardes d'un œil malveillant ton frère, le pauvre, pour ne lui rien donner, et qu'il ne réclame contre toi auprès de l'Éternel, et que tu ne te charges d'un péché. Donne, donne-lui et n'aie pas le cœur chagrin en lui donnant, car c'est pour cela que l'Éternel, ton Dieu, te bénira dans tous tes travaux et toutes tes entreprises. Puisqu'il ne manquera pas de pauvre dans le pays, c'est pourquoi je te donne ce commandement : Ouvre ta main pour ton frère, tes indigents et tes pauvres dans ton pays. Si ton frère, Hébreu, ou femme de la nation des Hébreux, s'est vendu à toi et t'a servi six ans, la septième année tu le laisseras sortir libre de chez toi, et le laissant ainsi sortir libre de chez toi, tu ne le renverras pas à vide ; gratifie-le d'un don pris sur ton menu bétail, sur ton aire et à ton pressoir, c'est ce dont l'Éternel, ton Dieu, t'aura béni, que tu lui donneras. Et souviens-toi que tu fus esclave dans le pays d'Egypte, et que l'Éternel, ton Dieu, t'a racheté ; c'est pourquoi je te prescris aujourd'hui ce commandement. Mais s'il te dit : Je ne veux pas sortir de chez toi, car je t'aime toi et ta maison, parce qu'il se trouve bien chez toi, prends l'alêne et perce-lui-en l'oreille contre la porte ; et il sera ton esclave à perpétuité ; et pour ta servante tu procéderas de même. Et qu'il ne te semble pas dur de le laisser sortir libre de chez toi, car son service de six années chez toi vaut le double de la paie d'un mercenaire ; et l'Éternel, ton Dieu, te bénira dans tout ce que tu feras. Tu consacreras à l'Éternel, ton Dieu, tout premier-né qui naîtra dans ton gros et ton menu bétail, les mâles. Tu n'emploieras point à tes travaux le premier-né de ton bœuf, et ne tondras point le premier-né de tes brebis ; c'est devant l'Éternel, ton Dieu, que tu le mangeras chaque année, dans le lieu choisi par l'Éternel, toi et ta famille. Et s'il a quelque défaut, étant ou boiteux ou aveugle, s'il est taré en quelque manière, tu ne le sacrifieras point à l'Éternel, ton Dieu, tu le mangeras dans tes Portes, en état d'impureté ou en état de pureté, comme de la gazelle et du cerf. Seulement tu ne mangeras pas son sang, tu le verseras sur la terre comme de l'eau.
First Reading
Ruth 1:1-22
Et à l'époque du régime des juges il survint une famine dans le pays. Et un homme de Bethléhem de Juda émigra pour établir son séjour en Moabie, lui, sa femme et ses deux fils. Or le nom de cet homme était Elimélech, et le nom de sa femme, Noomi, et le nom de ses deux fils, Mahlon et Chilion, Ephratites de Bethléhem de Juda. Et arrivés en Moabie, ils s'y fixèrent. Cependant Elimélech, mari de Noomi, vint à mourir, et elle resta avec ses deux fils. Et ils épousèrent des femmes Moabites qui se nommaient, l'une, Orpa, l'autre Ruth, et ils demeurèrent là près de dix ans. Puis Mahlon et Chilion moururent tous deux aussi, et la femme survécut à ses deux fils et à son mari. Alors elle se disposa avec ses deux brus à revenir de Moabie, parce qu'en Moabie elle avait appris que l'Éternel avait visité son peuple pour lui donner du pain. Elle quitta donc le lieu où elle avait vécu, et ses deux brus avec elle, et elles se mirent en chemin pour retourner au pays de Juda. Alors Noomi dit à ses deux brus : Allez, retournez chacune dans la maison de sa mère ! Que l'Éternel agisse envers vous avec amour, comme vous l'avez fait envers les décédés et envers moi ! Que l'Éternel vous donne de trouver le repos chacune dans la maison d'un époux ! Et elle les embrassa. Alors elles élevèrent leur voix et pleurèrent ; et elles lui dirent : Non ! nous irons avec toi rejoindre ton peuple. Et Noomi dit : Retournez donc, mes filles ! Pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir pour vous des époux ? Retournez, mes filles, allez ! Car je suis trop vieille pour être à un mari. Quand je penserais : Il y a lieu pour moi d'espérer ; quand cette nuit même je me trouverais mariée, bien plus, quand j'enfanterais des fils, voudriez-vous pour cela attendre qu'ils aient grandi, et vous séquestrer pour ne point vous marier ? Oh ! non ! mes filles ! j'ai plus d'amertumes que vous, car la main de l'Éternel a frappé sur moi. Et elles élevèrent leur voix et se remirent à pleurer. Alors Orpa donna le baiser à sa belle-mère, mais Ruth s'attacha à elle. Et [Noomi] dit : Voilà que ta belle-sœur est allée retrouver son peuple et son Dieu : suis ta belle-sœur et t'en retourne. Mais Ruth dit : Ne me presse pas de te quitter, de renoncer à te suivre ! non ! où tu iras, j'irai, où tu coucheras, je coucherai ; ton peuple est mon peuple, et ton Dieu mon Dieu : où tu mourras, je veux mourir, et là trouver ma sépulture ; si non, que l'Éternel m'inflige ceci et plus encore ! c'est la mort qui mettra une barrière entre moi et toi. Et la voyant fermement résolue à l'accompagner, Noomi renonça à la contrarier. Elles firent donc le voyage à elles deux jusqu'à leur arrivée à Bethléhem. Et à leur entrée dans Bethléhem, toute la ville s'émut à leur occasion, et les femmes disaient : Est-ce Noomi ? Et elle leur répondit : Ne m'appelez pas Noomi (ma suavité) ! appelez-moi Mara (amertume), car le Tout-Puissant m'a affligée de bien des amertumes. Pourvue je suis partie et l'Éternel me ramène dénuée. Pourquoi m'appeler Noomi, quand l'Éternel se prononce contre moi et que le Tout-Puissant m'a rendue malheureuse ? Ainsi revint Noomi accompagnée de Ruth, la Moabite, sa bru, qui avait quitté les champs de Moab ; or elles arrivaient à Bethléhem au début de la moisson des orges.
Morning Prayer — First Lesson
2 Samuel 1
Et dans le temps qui suivit la mort de Saül, David de retour après la défaite des Amalécites, s'arrêta deux jours à Tsiklag. Et le troisième jour, voilà qu'il arrive un homme venant du camp et des entours de Saül, les habits déchirés et la tête couverte de poussière, et en abordant David il s'inclina jusqu'à terre et se prosterna. Et David lui dit : D'où viens-tu ? Et il lui répondit : Je me suis sauvé du camp d'Israël. Et David lui dit : Qu'y a-t-il eu ? Mets-moi donc au fait ! Et il reprit : Il y a eu fuite des troupes qui ont quitté le champ de bataille, et de plus nombre d'hommes du peuple tombés et morts, et Saül et Jonathan, son fils, sont morts aussi. Et David dit au jeune homme qui l'informait : Comment sais-tu que Saül et son fils Jonathan sont morts ? Et le jeune informateur répondit : Par aventure je me trouvai sur la montagne de Gilboa, et voici, Saül s'appuyait sur sa pique, et voici, les chars et la cavalerie étaient à sa poursuite. Et se tournant il me vit et m'appela, et je dis : Me voici. Et il me dit : Qui es-tu ? Et je lui dis : Je suis un Amalécite. Et il me dit : Eh bien ! approche et tue-moi ! car je suis saisi du spasme, tout plein de vie que je suis encore. Et je m'avançai et le tuai, car je savais qu'il ne survivrait pas à sa chute et j'enlevai le diadème qu'il avait à la tête et le brassard qu'il portait au bras, et je les apporte ici à mon Seigneur. Alors David saisit ses habits et les déchira, et tous les hommes de son entourage en firent autant. Et ils firent les actes du deuil et pleurèrent et jeûnèrent jusqu'au soir pour Saül et pour Jonathan, son fils, et pour le peuple de l'Éternel et pour ta maison d'Israël, qui étaient tombés sous l'épée. Et David dit au jeune informateur : D'où es-tu ? Et il répondit : Je suis le fils d'un émigré Amalécite. Et David lui dit : Comment n'as-tu pas craint de prêter ta main au meurtre de l'Oint de l'Éternel ? Et David appela un des valets et dit : Avance et fais main basse sur lui ! et il lui porta un coup qui le tua. Et David lui dit : Ton sang reste sur ta tête, car ta bouche a déposé contre toi quand tu as dit : J'ai tué l'Oint de l'Éternel. Et David chanta cette complainte sur Saül et Jonathan, son fils, il prescrivit d'apprendre aux enfants de Juda [la complainte] de l'arc ; et voici, elle est transcrite dans le livre du Droiturier : La fleur d'Israël sur tes monts a péri : comment des héros ont-ils succombé ? Ne le redites pas dans Gath, ne le proclamez pas aux champs d'Askalon, de peur de réjouir des filles de Philistins, de transporter des filles d'incirconcis ! Monts de Gilboa, que sur vous il ne tombe ni pluie, ni rosée, il n'y ait plus de champs qui fournissent des offrandes ! Car là fut jeté le bouclier des braves, le bouclier de Saül, que l'huile n'oignait plus. Devant le sang des blessés et la graisse des héros L'arc de Jonathan ne faisait pas retraite et l'épée de Saül ne rentrait pas, sans avoir porté coup. Saül et Jonathan qui dans la vie s'aimaient et s'agréaient l'un à l'autre, dans la mort ne furent point séparés. Plus que les aigles ils étaient rapides, plus que les lions ils étaient vigoureux. Filles d'Israël, donnez vos larmes à Saül qui gracieusement vous distribuait la pourpre pour vous habiller, et des joyaux d'or pour rehausser vos robes. Comment des héros dans le combat ont-ils succombé, Jonathan fut-il percé sur tes montagnes ? Je te regrette, ô Jonathan ! mon frère ! car tu avais un attrait puissant pour moi. Je préférais ton amour à l'amour des femmes. Comment des héros ont-ils succombé, et les armures guerrières se sont-elles perdues !
Epistle
1 John 5:4-10
car tout ce qui est né de Dieu remporte la victoire sur le monde ; et la victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. Or, quel est celui qui remporte la victoire sur le monde, sinon celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu ? C'est ce Jésus-Christ qui est venu avec de l'eau et du sang, non pas avec l'eau seule, mais avec l'eau et avec le sang ; et l'Esprit est celui qui témoigne, parce que l'Esprit est la vérité ; car ils sont trois ceux qui témoignent : l'Esprit, et l'eau, et le sang, et les trois s'accordent. Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c'est le témoignage de Dieu, puisqu'il a rendu témoignage à Son fils. Celui qui croit au fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage ; celui qui ne croit pas Dieu en fait un menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à Son fils.
First Reading
Daniel 3
Le roi Nébucadnézar fit une statue d'or, qui avait soixante coudées de hauteur, et six coudées d'épaisseur ; il l'éleva dans la plaine de Doura, dans la province de Babel. Et le roi Nébucadnézar envoya l'ordre de convoquer les satrapes, les préfets et les gouverneurs, les grands-juges, les trésoriers, les légistes, les jurisconsultes, et tous les magistrats des provinces, afin qu'ils vinssent à l'inauguration de la statue qu'avait élevée le roi Nébucadnézar. Alors se rassemblèrent les satrapes, les préfets et les gouverneurs, les grands-juges, les trésoriers, les légistes, les jurisconsultes, et tous les magistrats des provinces, pour l'inauguration de la statue qu'avait élevée le roi Nébucadnézar, et ils se placèrent debout devant la statue qu'avait élevée Nébucadnézar. Et le héraut cria avec force : Avis vous est donné, peuples, nations et hommes de toutes langues ! Au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes les sortes d'instruments, vous aurez à vous prosterner et à adorer la statue d'or qu'a élevée le roi Nébucadnézar : et quiconque ne se prosternera pas et n'adorera pas, sera au même instant jeté dans la fournaise ardente qui est allumée. En conséquence, à l'instant où tous les peuples entendirent le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion et de toutes les sortes d'instruments, tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues se prosternèrent devant la statue d'or qu'avait élevée le roi Nébucadnézar. Ensuite de cela, au moment même des hommes Chaldéens s'approchèrent, et accusèrent les Juifs, en prenant la parole, et en disant au roi Nébucadnézar : O roi, puisses-tu vivre éternellement ! O roi, tu as émis un décret portant que chacun, à l'ouïe du son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion et de la cornemuse, et de toutes les sortes d'instruments, eût à se prosterner et à adorer la statue d'or ; et que quiconque ne se prosternerait pas et n'adorerait pas, serait jeté dans la fournaise ardente qui est allumée. Or, il y a des hommes Juifs que tu as préposés à l'administration de la province de Babel, Sadrach, Mésach et Abednégo, ces hommes ne tiennent aucun compte de toi, ô roi ; ils ne rendent aucun culte à tes dieux, et ils n'adorent point la statue d'or que tu as élevée. Alors Nébucadnézar irrité et courroucé dit qu'on amenât Sadrach, Mésach et Abednégo. En conséquence, ces hommes furent amenés devant le roi. Nébucadnézar prit la parole et leur dit : Était-ce dessein prémédité, Sadrach, Mésach et Abednégo ? Vous ne rendez pas un culte à mon dieu, et vous n'adorez pas la statue d'or que j'ai élevée ? Maintenant donc, si au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion, et de la cornemuse et de toutes les sortes d'instruments, vous vous prosternez et adorez la statue que j'ai faite, [c'est bien] ; mais si vous n'adorez pas, vous serez au moment même jetés dans la fournaise ardente qui est allumée ; et quel est le Dieu qui vous délivrera de ma main ? Sadrach, Mésach et Abednégo répondirent et dirent au roi Nébucadnézar : Il n'est pas besoin que nous te répondions rien là-dessus. Si notre Dieu que nous servons a le pouvoir de nous délivrer de la fournaise ardente qui est allumée, Il nous délivrera aussi de ta main, ô roi. Sinon, sache néanmoins, ô roi, que nous ne servons point tes dieux et que nous n'adorons point la statue d'or que tu as élevée. Alors Nébucadnézar fut rempli de colère, et tourna vers Sadrach, Mésach et Abednégo un visage altéré. Puis prenant la parole il commanda de chauffer la fournaise sept fois plus qu'on n'avait trouvé bon de la chauffer. Et il ordonna à des hommes, aux hommes les plus vigoureux de son armée, de lier Sadrach, Mésach et Abednégo, et de les jeter dans la fournaise ardente qui était allumée. Alors ces hommes furent attachés dans leurs caleçons, leurs tuniques et leurs manteaux et leurs vêtements, puis jetés dans la fournaise ardente qui était allumée. Ensuite de ce que l'ordre du roi avait été sévère, et que la fournaise était extraordinairement chauffée, les hommes qui avaient hissé Sadrach, Mésach et Abednégo, périrent par l'effet du feu. Cependant ces trois hommes, Sadrach, Mésach et Abednégo, tombèrent tout liés dans la fournaise ardente qui brûlait. Alors le roi Nébucadnézar fut stupéfait, et se leva précipitamment. Il prit la parole et dit à ses conseillers : N'avons-nous pas jeté trois hommes liés dans les flammes ? Ils répondirent et dirent au roi : Certainement, ô roi ! Il répliqua et dit : Voici, je vois quatre hommes marcher sans liens au milieu du feu, et on ne voit sur eux aucune lésion, et le quatrième par son air ressemble à un fils des dieux. Alors Nébucadnézar s'approcha de la porte de la fournaise ardente qui était allumée. Il prit la parole et dit : Sadrach, Mésach et Abednégo, serviteurs du Dieu suprême, sortez et venez ! Alors Sadrach, Mésach et Abednégo sortirent du milieu des flammes. Et les satrapes, les préfets et les gouverneurs et les conseillers du roi se rassemblèrent ; ils virent sur ces hommes que le feu n'avait eu aucune prise sur leurs corps, et que les cheveux de leurs têtes n'avaient pas été brûlés, et que même la partie inférieure de leur habillement n'avait éprouvé aucune altération, et que l'odeur du feu ne les avait point pénétrés. Nébucadnézar prit la parole et dit : Béni soit le Dieu de Sadrach, Mésach et Abednégo, lequel a envoyé son ange, et sauvé ses serviteurs qui se confiaient en lui, et qui ont transgressé l'ordre du roi et livré leurs corps, pour ne point servir et ne point adorer un autre Dieu que leur Dieu ! Et de par moi ordre est donné que tout peuple, toute nation et homme de toute langue qui blasphémera le Dieu de Sadrach, Mésach et Abednégo, soit coupé par morceaux, et que sa maison soit changée en un tas de fumier, parce qu'il n'y a pas d'autre Dieu qui puisse délivrer de la sorte. Dès lors le roi rendit Sadrach, Mésach et Abednégo puissants dans la province de Babel.
Morning Prayer — Second Lesson
Acts 12
Or, ce fut en ce temps-là que le roi Hérode prit des mesures pour maltraiter quelques-uns des membres de l'Église. Il fit périr Jacques, le frère de Jean, par l'épée, et, voyant que cela plaisait aux Juifs, il fit en outre arrêter Pierre ; (or c'étaient les jours des pains sans levain) ; l'ayant aussi fait saisir il le jeta en prison, en chargeant de le garder quatre escouades de quatre soldats, avec l'intention de le faire comparaître après la Pâque devant le peuple. Pierre donc était gardé dans la prison, tandis que l'Église adressait pour lui d'incessantes prières. Mais, lorsque Hérode allait le faire comparaître, Pierre se trouvait, cette nuit-là, endormi entre deux soldats ; il avait été chargé d'une double chaîne, et des gardes placés devant la porte veillaient sur la prison. Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans le cachot, et ayant frappé Pierre sur le flanc il l'éveilla en disant : « Lève-toi promptement, » et les chaînes tombèrent de ses mains. Mais l'ange lui dit : « Ceins ta ceinture et chausse tes sandales ; » c'est ce qu'il fît ; puis il lui dit : « Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi, » et étant sorti il le suivit. Et il ignorait que ce qui s'était fait par l'ange fût vrai, mais il s'imaginait avoir une vision. Après qu'ils eurent traversé la première et la seconde porte, ils arrivèrent à la porte de fer qui conduisait dans la ville ; elle s'ouvrit d'elle-même devant eux, et étant sortis, ils s'avancèrent dans une rue, et aussitôt l'ange le quitta. Et Pierre étant revenu à lui, dit : « Maintenant je sais certainement que le Seigneur a envoyé Son ange, et qu'il m'a délivré des mains d'Hérode et de tout ce qu'attendait le peuple juif. » Après s'être reconnu, il vint à la maison de Marie mère de Jean surnommé Marc, où beaucoup de gens se trouvaient réunis en prière. Lorsqu'il eut heurté à la porte du porche, une servante, nommé Rhode, s'avança pour écouter, et, ayant reconnu la voix de Pierre, de la joie qu'elle en eut elle n'ouvrit pas le porche, et s'en vint tout courant raconter que Pierre était devant le porche. Mais on lui dit : « Tu es folle. » Mais elle affirmait qu'il en était ainsi, et on dit : « C'est son ange. » Cependant Pierre continuait à heurter, et ayant ouvert ils le virent et furent tout hors d'eux-mêmes ; mais lui, leur ayant de la main fait signe de se taire, leur raconta comment le Seigneur l'avait tiré de la prison et il dit : « Informez-en Jacques et les frères. » Puis étant sorti, il se rendit dans un autre lieu. Cependant, quand le jour fut venu, une grande agitation s'empara des soldats qui ne savaient ce que Pierre était devenu. Quant à Hérode, après l'avoir fait quérir sans pouvoir le trouver, il fit faire aux gardes leur procès et ordonna qu'on les suppliciât ; puis, ayant quitté la Judée, il séjournait à Césarée. Or, il se trouvait en hostilité avec les Tyriens et les Sidoniens ; ceux-ci se rendirent ensemble auprès de lui, et, ayant gagné Blastus le chambellan du roi, ils sollicitaient la paix parce que leur pays tirait sa subsistance de celui du roi. Or, au jour fixé, Hérode, revêtu de ses habits royaux, les haranguait assis dans sa tribune, et le peuple s'écriait : « Voix de dieu et non d'homme ! » Mais aussitôt un ange du Seigneur le frappa, pour n'avoir pas rapporté la gloire à Dieu, et il expira rongé des vers. Cependant la parole du seigneur croissait et grandissait. Et Barnabas et Saul revinrent à Jérusalem, après avoir rempli leur mission, et pris avec eux Jean surnommé Marc.
Responsorial Psalm
Psalm 16
Ecrit de David.Garde-moi, ô Dieu, car je me retire vers toi ! J'ai dit à l'Éternel : Tu es le Seigneur, en toi j'ai mon souverain bien. Les saints, qui sont dans le pays, sont les nobles en qui je prends tout mon plaisir. Nombreux sont les maux de ceux qui courent ailleurs ; je n'offre point leurs libations de sang, et leurs noms ne sont jamais sur mes lèvres. L'Éternel est mon lot, et la coupe qui est ma part ; c'est toi qui m'assures mon héritage. Mon domaine m'est échu dans de beaux lieux, et mon patrimoine est aussi mon délice. Je bénis l'Éternel qui a été mon conseil ; et, les nuits même, mon cœur me donne ses avis. Je me suis proposé l'Éternel devant moi constamment ; car s'Il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé. Aussi la joie est dans mon cœur, et l'allégresse dans mon âme, et ma chair aussi repose sûrement ; car tu n'abandonneras pas mon âme aux Enfers, et tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie le tombeau. Tu me montreras les sentiers de la vie. En ta présence on trouve plénitude de joie, et dans ta droite, des plaisirs pour toujours.
Gospel
John 20:19-31
Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
Responsorial Psalm
Psalm 96
Chantez à l'Éternel un cantique nouveau, chantez à l'Éternel, vous toutes les contrées ! Chantez à l'Éternel, bénissez son nom, annoncez son salut de jour en jour ! Racontez sa gloire parmi les nations, et ses merveilles parmi tous les peuples ! Car Dieu est grand et digne d'une grande louange ; Il est plus redoutable que tous les dieux ; car tous les dieux des peuples sont des idoles, et l'Éternel a fait les Cieux. Devant sa face c'est splendeur et majesté, gloire et magnificence, dans son Sanctuaire. Tribus des peuples, rendez à l'Éternel, rendez à l'Éternel l'honneur et la louange ! Rendez à l'Éternel l'honneur dû à son nom ! d Apportez des offrandes, et entrez dans ses parvis ! Adorez l'Éternel avec une pompe sainte ! Tremblez devant lui, vous toutes les contrées ! Dites parmi les peuples : « L'Éternel règne ; aussi le monde est ferme et ne chancelle point. Il juge les nations avec justice. » Que les Cieux se réjouissent, et que la terre tressaille ; que la mer s'émeuve avec tout ce qu'elle enserre ; que les campagnes s'égaient avec tout ce qui les couvre ; qu'ainsi les arbres des forêts frémissent tous d'allégresse au devant de l'Éternel ! Car Il vient, car il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice, et les peuples, selon sa vérité.
Responsorial Psalm
Psalm 105
Louez l'Éternel, invoquez son nom ! Publiez ses exploits parmi les peuples ! Célébrez-le par vos chants et vos accords ! Chantez toutes ses merveilles ! Glorifiez-vous de son saint nom ! Que le cœur de ceux qui le cherchent, se réjouisse ! Méditez sur l'Éternel et sa puissance ! Cherchez sans cesse sa présence ! Pensez aux merveilles qu'il a faites, à ses prodiges et aux jugements émanés de sa bouche, vous, race d'Abraham, vous, ses serviteurs, enfants de Jacob, ses élus ! Lui, l'Éternel ! Il est notre Dieu, ses jugements embrassent toute la terre. Il garde un souvenir éternel de son alliance, de la parole qu'il promulgua pour mille générations, du traité qu'il conclut avec Abraham, du serment qu'il fit à Isaac, et érigea pour Jacob en statut, pour Israël en alliance éternelle, disant : « Je te donnerai la terre de Canaan pour votre lot d'héritage ; » tandis qu'ils étaient encore en petit nombre, peu considérables, et étrangers en elle. Et ils émigraient de nation en nation, d'un royaume chez un autre peuple. Il ne permettait à personne de les opprimer, et en leur faveur Il châtia des rois : « Ne touchez pas à mes oints, et ne maltraitez pas mes prophètes ! » Alors Il appela la famine sur le pays, et lui coupa toutes les subsistances. Il envoya devant eux un homme ; comme esclave Joseph fut vendu. Ils mirent les entraves à ses pieds, et il dut vivre dans les fers, jusqu'au temps où ce qu'il avait dit, arriva, et où la parole de l'Éternel fut son épreuve. Le Roi dépêcha et le fit élargir, le souverain des peuples, et le mit en liberté ; il l'établit seigneur sur sa maison, et souverain sur tous ses domaines, pour qu'il enchaînât ses princes à son gré, et qu'à ses vieillards il enseignât la sagesse. Alors Israël vint en Egypte, et Jacob fut comme hôte dans le pays de Cham. Et Il rendit son peuple très fécond, et plus fort que ses ennemis. Il changea leur cœur qui prit son peuple en haine, et ils traitèrent ses serviteurs avec perfidie. Il envoya Moïse, son serviteur, Aaron qu'il avait élu. Ils opérèrent au milieu d'eux ses prodiges, et ses miracles dans la terre de Cham. Il envoya les ténèbres, et produisit l'obscurité, et ils ne furent pas rebelles à sa parole. Il changea leurs eaux en sang, et fit périr leurs poissons. Leur pays fourmilla de grenouilles, jusques dans les appartements de leurs rois. Il dit, et vinrent les moucherons, les mouches dans tout leur territoire. Il fit tomber leur pluie en grêle, des flammes de feu sur leur pays. Et Il frappa leurs vignes et leurs figuiers, et fracassa les arbres de leur contrée. Il dit, et vinrent les sauterelles, et des insectes voraces sans nombre, qui dévorèrent toute l'herbe du pays, et dévorèrent les fruits de leurs champs. Et Il frappa tous les premiers-nés dans leur pays, toutes les prémices de leur vigueur. Et Il fit sortir [Israël] avec de l'argent et de l'or, et il n'y eut pas un homme las dans ses tribus. L'Egypte se réjouit de leur départ ; car la peur d'Israël l'avait saisie. Il déploya la nuée pour les mettre à couvert, et le feu pour illuminer la nuit. A leur demande Il fit arriver des cailles, et Il les rassasia avec le pain du ciel. Il entrouvrit le rocher, et des eaux jaillirent et coulèrent dans le désert par torrents. Car Il se rappelait sa sainte parole donnée à Abraham, son serviteur. Il fit que son peuple partit avec joie, et ses élus avec allégresse. Il leur donna les terres des nations, et ils s'emparèrent du travail des peuples : pour les porter à garder ses commandements, et à observer ses lois. Alléluia !
Responsorial Psalm
Psalm 100
Cantique de louange.Elevez à l'Éternel vos cris de joie, vous tous, habitants de la terre ! Servez l'Éternel avec allégresse, paraissez devant sa face avec des acclamations ! Sachez que l'Éternel est Dieu ! C'est lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes, nous sommes son peuple, et le troupeau de sa pâture. Entrez dans ses Portes en lui rendant grâces, et dans ses parvis, en le louant ! Rendez-lui grâces, célébrez son nom ! Car l'Éternel est bon, sa grâce demeure pour jamais, et sa fidélité, pour tous les âges.
Evening Prayer — First Lesson
2 Samuel 3
Et la lutte fut longue entre la maison de Saül et la maison de David ; mais David allait se renforçant de plus en plus, tandis que la maison de Saül allait s'affaiblissant de plus en plus. Et il naquit à David des fils à Hébron, et son premier-né fut Amnon, d'Ahinoam de Jizréel, et son deuxième, Chileab, d'Abigaïl, femme de Nabal, le Carmélite ; et le troisième, Absalom, fils de Maacha, fille de Thalmaï, roi de Gessur ; et le quatrième Adonia, fils de Haggith ; et le cinquième Sephatia, fils d'Abital ; et le sixième Jithream, de Egla, femme de David. Tels sont ceux qui naquirent à David à Hébron. Et pendant qu'il y eut guerre entre la maison de Saül et la maison de David, Abner tint ferme pour la maison de Saül. Or Saül avait eu une concubine, nommée Ritspa, fille d'Aia. Et [Isboseth] dit à Abner : Pourquoi es-tu entré chez la concubine de mon père ? Et Abner fut fort irrité du langage d'Isboseth et il dit : Suis-je une tête de chien qui tienne pour Juda ? Aujourd'hui je rends de bons services à la maison de Saül, ton père, à ses frères et à ses amis, et je ne t'ai point livré aux mains de David ; et aujourd'hui tu me prends à partie à propos d'un écart avec cette femme ! Qu'ainsi Dieu traite Abner et plus mal encore ! oui, comme l'Éternel en a fait le serment à David, ainsi travaillerai-je dans son intérêt au transfert de la souveraineté ôtée à la maison de Saül, et à l'élévation du trône de David sur Israël et sur Juda de Dan à Béerseba. Et Isboseth ne put plus répliquer un mot à Abner dont il avait peur. Sur-le-champ Abner dépêcha vers David des émissaires pour lui dire : A qui est le pays ? et de plus : Fais ton traité avec moi, et voici tu auras l'aide de ma main pour tourner Israël de ton côté. Et il répondit : Bien ! Je traiterai avec toi ; je n'exige de toi qu'une condition : tu ne reverras pas mon visage, à moins de m'amener préalablement Michal, fille de Saül, quand tu viendras te présenter devant moi. Et David envoya des délégués à Isboseth, fils de Saül, avec ce message : Rends-moi ma femme Michal, que je me suis fiancée au prix de cent prépuces de Philistins. Et Isboseth la fit prendre chez le mari, Paltiel, fils de Laïs. Et son mari l'accompagna et alla pleurant derrière elle jusqu'à Bahurim. Là Abner lui dit : Va, rebrousse ! Et il rebroussa. Et Abner était entré en pourparler avec les Anciens d'Israël et avait dit : Ce n'est pas d'aujourd'hui que vous, cherchez à avoir David pour Roi. Agissez maintenant, car l'Éternel a dit touchant David : C'est par la main de David, mon serviteur, que Je sauverai mon peuple d'Israël de la main des Philistins et de la main de tous ses ennemis. Et Abner s'étant aussi abouché avec les Benjaminites, alla de même redire en entier aux oreilles de David à Hébron la résolution d'Israël et de toute la maison de Benjamin. Abner arriva donc chez David à Hébron avec une escorte de vingt hommes, et David fit un festin à Abner et à son escorte. Et Abner dit à David : Je vais me mettre en mouvement et partir et réunir auprès de mon Seigneur le Roi la totalité des Israélites, afin qu'ils fassent un accord avec toi, et tu régneras en tous points selon ton désir. Et David congédia Abner qui s'en alla sain et sauf. Et voilà que les serviteurs de David et Joab revinrent de leur expédition, ramenant avec eux un butin considérable. Or Abner n'était plus chez David à Hébron. Celui-ci l'avait congédié, et il s'en était allé sain et sauf. Et au retour de Joab et de toute la troupe qui l'accompagnait, on fit à Joab ce rapport : Abner, fils de Ner, est venu chez le Roi, qui l'a laissé partir, et il s'en est allé sain et sauf. Alors Joab entra chez le Roi et dit : Qu'as-tu fait ? Voici, Abner est venu chez toi ; pourquoi donc l'as-tu laissé partir et s'en aller ? Tu connais Abner, fils de Ner ! c'est pour te surprendre qu'il est venu, pour étudier tes allures, et savoir tout ce que tu fais. Et Joab ayant quitté David envoya des émissaires après Abner et ils le firent rebrousser depuis la citerne de Hasira, et cela à l'insu de David. Abner étant ainsi revenu à Hébron, Joab le tira à part dans l'intérieur de la porte pour l'entretenir en secret, et là il lui porta dans le ventre un coup qui le tua, vengeant ainsi le meurtre d'Hasahel, son frère. Et David l'ayant appris plus tard dit : Ni à moi, ni à mon règne ne pourra jamais être imputé de par l'Éternel le meurtre d'Abner, fils de Ner : qu'il retombe sur la tête de Joab et sur toute la maison de son père, et que la maison de Joab ne soit jamais purgée d'hommes ayant un flux immonde, de lépreux, de perclus, de tués par l'épée et de gens manquant de pain. Or Joab et Abisaï, son frère, avaient donné la mort à Abner parce qu'il avait tué Hasahel, leur frère, à Gabaon dans la bataille. Et David dit à Joab et à tout le peuple qui était avec lui : Déchirez vos habits et revêtez le cilice et célébrez le deuil d'Abner. Et le roi David suivit le cercueil. Et Abner reçut la sépulture à Hébron, et le Roi laissant éclater sa voix, pleura au tombeau d'Abner, et tout le peuple pleura. Et le Roi chanta une complainte sur Abner en ces mots : Est-ce de la mort de l'impie que devait mourir Abner ?… Tu n'avais ni les mains garrottées, ni les pieds serrés dans les fers !… Tu as péri, comme on périt sous les coups du crime ! Et tout le peuple ne fit que le pleurer, davantage. Et tout le peuple se présenta dans le but de faire prendre à David de la nourriture encore de jour, mais David fit ce serment : Qu'ainsi Dieu me fasse et pis encore si avant le coucher du soleil je goûte du pain ou d'un mets quelconque ! Tout le peuple reconnut alors [sa sincérité] qui lui plut ; tout ce que faisait le Roi était au gré de tout le peuple. Et en ce jour tout le peuple et tout Israël acquit la conviction que ce n'était pas de par le Roi que Abner, fils de Ner, avait été assassiné. Et le Roi dit à ses serviteurs : Ne sentez-vous pas qu'aujourd'hui un grand capitaine est tombé en Israël, et que pour le moment je suis faible et que je viens de recevoir l'onction de Roi ? Ces hommes, les fils de Tseruïa, sont trop durs pour moi. Que l'Éternel paie au méchant le salaire dû à sa méchanceté.
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II Corinthians 10
Or c'est moi-même Paul, qui vous exhorte, au nom de la mansuétude et de la clémence de Christ, moi qui parmi vous me montre sous d'humbles apparences, il est vrai, tandis qu'absent je prends envers vous un ton d'assurance ; mais je vous prie que je n'aie pas, en étant présent, à prendre ce même ton avec la hardiesse dont je me propose d'user contre certaines gens qui nous regardent comme marchant selon la chair. En effet, si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair ; car les armes de notre guerre ne sont pas charnelles, mais puissantes, grâces à Dieu, pour la destruction des ouvrages ennemis, en sorte que nous détruisons toute conception et tout rempart qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et que nous rendons toute pensée prisonnière de l'obéissance de Christ, et que nous sommes prêts à punir toute espèce de désobéissance, quand votre obéissance sera devenue parfaite. Est-ce aux apparences que vous vous arrêtez ? Si quelqu'un croit posséder l'assurance d'appartenir à Christ, qu'il réfléchisse aussi en lui-même que, de même qu'il appartient à Christ, nous aussi, nous lui appartenons ; car, quand même je me serais enorgueilli, un peu plus qu'il ne faut, de l'autorité que le Seigneur nous a donnée pour votre édification et non pour votre destruction, je n'aurai point à en rougir, afin que je ne paraisse pas chercher à vous effrayer par mes lettres. On dit en effet : « ses lettres sont, il est vrai, sévères et fortes, mais, quand il est présent, sa personne est faible et sa parole méprisée. » Que celui qui parle delà sorte réfléchisse que, tels nous sommes en paroles par nos lettres lorsque nous sommes absents, tels aussi nous sommes par le fait quand nous sommes présents ; car je n'ose point nous confondre ou nous comparer avec quelques-uns de ceux qui se recommandent eux-mêmes ; mais, en se mesurant eux-mêmes à eux-mêmes, et en se comparant eux-mêmes à eux-mêmes, ils se montrent sans intelligence ; mais, pour nous, nous ne nous enorgueillirons point hors de toute mesure, ce sera au contraire selon la mesure des limites au dedans desquelles Dieu nous a assigné notre lot, de manière à venir aussi jusques à vous. Est-ce qu'en effet, comme si nous ne venions pas à vous, nous dépassons nos limites ? Mais c'est bien aussi jusques à vous que nous sommes parvenus en prêchant l'évangile de Christ, loin de nous enorgueillir, hors de toute mesure, de travaux étrangers, mais ayant l'espérance, notre foi allant croissant, de grandir de plus en plus à vos yeux, sans sortir de nos limites, en portant la bonne nouvelle plus loin que vous, non en nous enorgueillissant, dans des limites étrangères, d'un travail déjà fait. Du reste, que celui qui s'enorgueillit s'enorgueillisse dans le Seigneur ; car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même dont on reconnaît le mérite, mais celui que recommande le Seigneur.
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James 5
Allons maintenant, les riches ! Pleurez en poussant des cris à cause des malheurs qui vont survenir : vos richesses sont putréfiées, et vos vêtements ont été rongés par les vers, votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille portera témoignage contre vous, et elle dévorera vos chairs comme le feu. C'est au moment des derniers jours que vous avez thésaurisé ! Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos campagnes, retenu par vous crie, et les clameurs des moissonneurs sont entrées dans les oreilles du Seigneur Sabaoth. Vous avez vécu sur la terre dans les délices et dans la débauche, vous avez repu vos cœurs en un jour de tuerie. Vous avez condamné, vous avez fait mourir le juste, il ne vous résiste pas. Prenez donc patience, frères, jusques à l'avènement du seigneur. Voici, l'agriculteur sait attendre le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard jusques à ce qu'il ait recueilli le précoce et le tardif. Vous aussi prenez patience, fortifiez vos cœurs, car l'avènement du Seigneur s'approche. Ne murmurez pas, frères, les uns contre les autres, afin que vous ne soyez pas jugés ; voici, le juge est à la porte. Frères, prenez pour modèle de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voici, nous proclamons bienheureux ceux qui ont tenu ferme ; vous avez ouï parler de la constance de Job, et vous avez vu l'issue donnée par le Seigneur, car le Seigneur a beaucoup d'entrailles, et Il est compatissant. Mais avant toutes choses, mes frères, ne jurez point, ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment ; mais que votre oui soit oui, et votre non, non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement. Quelqu'un souffre-t-il parmi vous ? qu'il prie ! Quelqu'un est-il content ? qu'il chante des cantiques ! Quelqu'un est-il malade parmi vous ? qu'il fasse venir les anciens de l'église, et qu'ils prient sur lui après avoir fait une onction d'huile en invoquant le nom ; et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera, et quand même il aurait commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez-vous donc réciproquement vos péchés, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris ; la prière active d'un juste peut beaucoup. Élie était un homme de même nature que vous, et il fit une prière pour qu'il ne plût pas, et il ne plut pas sur la terre pendant trois ans et six mois, puis il pria derechef, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit. Mes frères, si quelqu'un parmi vous s'est laissé égarer loin de la vérité, et que quelqu'un l'y ait ramené, sachez que celui qui aura ramené un pécheur du chemin où il s'égarait sauvera une âme de la mort même, et couvrira une multitude de péchés.
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1 Thessalonians 2:13-20
Et c'est pourquoi, nous aussi, nous rendons sans cesse des actions de grâces à Dieu, de ce qu'ayant accueilli la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l'avez reçue, non comme une parole d'hommes, mais, ainsi qu'elle l'est vraiment, comme une parole de Dieu, laquelle aussi déploie son efficace en vous qui croyez. En effet, frères, vous êtes devenus les imitateurs des églises de Dieu qui sont en Christ Jésus dans la Judée, car, vous aussi, vous avez eu à souffrir, de la part de vos propres compatriotes, les mêmes souffrances qu'elles ont elles-mêmes endurées de la part des Juifs, qui, ayant aussi fait mourir le seigneur Jésus et les prophètes, et nous ayant persécutés, et déplaisant à Dieu, et étant hostiles à tous les hommes, nous empêchent de parler aux Gentils afin qu'ils soient sauvés, en sorte qu'ils mettent constamment le comble à leurs péchés. Mais la colère a fini par les atteindre. Pour nous, frères, après avoir été séparés un instant de vous, de visage et non de cœur, nous avons cherché, avec d'autant plus d'ardeur, à satisfaire notre vif désir de voir votre visage ; c'est pourquoi nous avons voulu, je parle de moi, Paul, nous rendre à deux reprises auprès de vous, et Satan nous en a empêché. Qui sera en effet notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de glorification, si vous ne l'êtes aussi devant notre seigneur Jésus lors de son avènement ? Car c'est vous qui êtes notre gloire et notre joie !
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2 John 1:1-10
L'ancien, à Kyria l'élue et à ses enfants que j'aime véritablement (et non pas moi seul, mais encore tous ceux qui ont connu la vérité), à cause de la vérité qui demeure en nous et qui sera avec nous pour l'éternité : avec nous sera la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et de la part de Jésus-Christ le fils du Père, dans la vérité et dans l'amour ! J'ai été très fort réjoui de trouver de tes enfants qui marchent dans la vérité, comme nous en avons reçu le commandement du Père. Et maintenant je te prie, Kyria (non point comme si je t'adressais un commandement nouveau, mais c'est celui que nous avions dès le commencement), que nous nous aimions les uns les autres. Et voici en quoi consiste l'amour : c'est que nous marchions selon Ses commandements ; ce commandement existe, comme vous l'avez ouï dès le commencement, afin que vous y conformiez votre conduite. Comme plusieurs séducteurs ont fait irruption dans le monde, lesquels ne confessent point Jésus-Christ venu en chair (c'est là le séducteur et l'antechrist), prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de notre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. Quiconque va en avant et ne demeure pas attaché à l'enseignement de Christ ne possède point Dieu ; celui qui demeure attaché à cet enseignement, celui-là possède et le Père et le Fils. Si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas cet enseignement, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : salut ;
Gospel
John 16
« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne trébuchiez pas. On vous mettra au ban de la synagogue ; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir s'imaginera rendre un culte à Dieu ; et ils agiront ainsi, parce qu'ils n'ont connu ni le Père, ni moi. Mais je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l'heure en sera venue, vous vous souveniez que je vous en ai parlé ; si je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, c'est que j'étais avec vous ; mais maintenant je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé, et nul de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Mais je vous dis la vérité : il vous convient que je parte ; car si je ne pars pas, le défenseur ne viendra certainement pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai ; et, quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m'en vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant ; mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de son chef, mais il parlera de tout ce qu'il entendra et il vous annoncera les choses qui doivent arriver. C'est lui qui me glorifiera, car il prendra du mien et vous l'annoncera ; tout ce que le Père possède est mien ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend du mien, et qu'il vous l'annoncera. Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. » Quelques-uns de ses disciples se dirent donc les uns aux autres : « Que signifie ce qu'il nous dit : Encore un peu de temps et vous ne me verrez pas, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez, et : Je m'en vais vers mon Père ? » Ils disaient donc : « Nous ne savons ce que signifie ce qu'il dit : encore un peu de temps. » Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger, et il leur dit : « Vous discutez entre vous sur ce que j'ai dit : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez pas, puis, derechef peu de temps, et vous me verrez. En vérité, en vérité, je vous déclare que pour vous, vous pleurerez et vous vous lamenterez, mais que le monde se réjouira ; vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se transformera en joie ; la femme, quand elle est près d'enfanter, éprouve de la tristesse parce que son heure est venue, mais, quand elle a mis le petit enfant au monde, elle ne se souvient plus de sa tribulation, à cause de sa joie, parce qu'un humain est né dans le monde. Vous donc aussi, vous avez maintenant, il est vrai, de la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira, et nul ne vous enlèvera votre joie ; et en ce jour-là vous ne m'interrogerez sur rien. En vérité, en vérité, je vous le déclare, si vous demandez quelque chose au Père, Il vous le donnera en mon nom ; jusques à présent vous n'avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. Je vous ai parlé de ces choses par figures ; l'heure vient où je ne vous parlerai plus par figures, mais où je vous entretiendrai ouvertement du Père ; en ce jour-là vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que c'est moi qui solliciterai le Père pour vous, car le Père Lui-même vous aime parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis issu du Père. Je suis issu du Père et je suis venu dans le monde ; je quitte derechef le monde et je vais vers le Père. » Ses disciples disent : « Voici, maintenant tu parles ouvertement et tu n'emploies aucune figure ; maintenant nous savons que tu sais tout, et que tu n'as pas besoin que personne t'interroge ; c'est pourquoi nous croyons que tu es issu de Dieu. » Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ; voici, l'heure vient, et elle est venue, où vous serez dispersés, chacun chez soi, et où vous me laisserez seul ; toutefois je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. Je vous ai dit ces choses afin qu'en moi vous ayez la paix ; vous devez avoir des tribulations dans le monde, mais ayez courage, c'est moi qui ai vaincu le monde. »
Evening Prayer — Second Lesson
James 4
D'où viennent les querelles et d'où viennent les luttes parmi vous ? N'est-ce pas de vos plaisirs qui guerroient dans vos membres ? Vous convoitez, et vous ne possédez pas ; vous êtes homicides et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir ; vous luttez et vous vous querellez. Vous ne possédez pas, parce que vous ne priez pas ; vous priez et vous ne recevez pas, parce que vous priez à mauvaise intention, afin de dépenser pour vos plaisirs. Épouses adultères, ne savez-vous pas que l'amour pour le monde est ennemi de Dieu ? Celui donc qui voudra être ami du monde, se montre ennemi de Dieu. Ou bien vous imaginez-vous que ce soit en vain que parle l'écriture ? C'est avec jalousie qu'il chérit l'esprit qu'il a fait habiter en nous, mais aussi Il accorde une plus grande grâce ; c'est pourquoi elle dit : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais aux humbles Il accorde grâce. » Soumettez-vous donc à Dieu, mais résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et Il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez votre cœur, vous qui êtes irrésolus. Sentez votre malheur, et prenez le deuil et pleurez ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en abattement. Humiliez-vous devant le Seigneur, et Il vous élèvera. Ne dites pas de mal les uns des autres, frères ; celui qui dit du mal d'un frère ou qui juge son frère, dit du mal de la loi et juge la loi ; or, si tu juges la loi, tu n'es pas l'observateur, mais le juge de la loi. Un seul est législateur et juge, c'est Celui qui peut sauver et perdre ; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain ? Allons maintenant, vous qui dites : « Aujourd'hui ou demain nous irons dans telle ville, et nous y passerons une année, et nous trafiquerons, et nous gagnerons ; » vous qui ne savez pas ce qui en sera de votre vie de demain ! Car vous êtes une vapeur qui apparaît pour un peu de temps et qui ensuite disparaît. Au lieu de dire : « Si le Seigneur le veut, alors nous vivrons et nous ferons ceci ou cela. » Mais maintenant vous vous glorifiez dans vos forfanteries ; toute gloriole de ce genre est mauvaise. Celui donc qui sait faire ce qui est bien et ne le fait pas est coupable de péché.
Gospel
Mark 16:9-20
Or étant ressuscité sur le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d'abord à Marie la Magdalène, de laquelle il avait chassé sept démons. Celle-ci s'en alla en informer ceux qui, ayant été avec lui, se trouvaient dans le deuil et les larmes. Et ceux-ci, en entendant dire qu'il vivait et qu'il avait été vu par elles, furent incrédules. Mais après cela il se manifesta sous une autre forme à deux d'entre eux qui étaient en marche pour se rendre aux champs ; et ceux-ci s'en allèrent en informer les autres, mais ils ne crurent pas non plus ceux-ci. Mais enfin il se manifesta aux onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table, et il leur fit honte de leur incrédulité et de leur dureté de cœur, pour n'avoir pas cru ceux qui l'avaient contemplé ressuscité des morts ; et il leur dit : « Allez dans le monde entier prêcher l'évangile à toute la création ; celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru sera condamné. Or voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents ; lors même qu'ils boiraient quelque breuvage mortel, il ne leur nuira certainement pas ; ils imposeront les mains aux malades, et ils guériront. » Ainsi donc, tandis que le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé dans le ciel et s'assit à la droite de Dieu, ceux-ci de leur côté s'en allèrent prêcher partout ; le Seigneur coopérant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient.]
Gospel
John 1:35-42
Le lendemain Jean se trouvait là derechef, ainsi que deux de ses disciples, et ayant fixé ses regards sur Jésus qui passait, il dit : « Voilà l'agneau de Dieu. » Et les deux disciples l'entendirent pendant qu'il parlait, et ils suivirent Jésus ; or Jésus s'étant retourné et les ayant vus qui le suivaient, il leur dit : « Que cherchez-vous ? » Mais ils lui dirent : « Rabbi (ce qui étant traduit veut dire Maître), où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc et ils virent où il demeurait, et ils demeurèrent ce jour-là auprès de lui ; c'était environ la dixième heure. André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu les paroles de Jean et qui l'avaient suivi ; c'est lui qui trouve d'abord son propre frère Simon et qui lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » (ce qui étant traduit signifie Christ). Il le conduisit auprès de Jésus ;
Gospel
Acts 10
Cependant, à Césarée, un homme nommé Cornélius, centurion de la cohorte qui est appelé Italienne, pieux et craignant Dieu ainsi que toute sa famille, lequel faisait de nombreuses aumônes au peuple et adressait à Dieu de constantes prières, vit clairement, dans une vision, environ vers la neuvième heure du jour, un ange de Dieu qui entrait vers lui et lui disait : « Cornélius ! » mais ce dernier, ayant fixé sur lui ses regards, et étant saisi de crainte, dit : « Qu'est-ce, Seigneur ? » Et il lui dit : « Tes prières et tes aumônes sont montées en témoignage devant Dieu ; et maintenant envoie des gens à Joppé et fais-en venir un certain Simon, qui est surnommé Pierre ; il loge chez un certain Simon corroyeur, dont la maison est proche de la mer. » Quand l'ange qui lui parlait fut parti, il appela deux de ses serviteurs et un soldat pieux d'entre ceux qui étaient attachés à sa personne, et, après leur avoir tout raconté, il les dépêcha à Joppé. Or, le lendemain, comme ils étaient en route et s'approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. Mais il eut faim, et il voulait manger ; or, pendant qu'on préparait le repas, il tomba en extase, et il vit le ciel s'ouvrir, et descendre un objet semblable à une grande toile, lequel par quatre coins était abaissé vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : « Lève-toi, Pierre, tue et mange. » Mais Pierre dit : « Point du tout, Seigneur, car jamais je n'ai mangé quoi que ce soit de souillé, ni d'impur. » Et derechef la voix s'adressant à lui pour la seconde fois : « Ce que Dieu a purifié, ce n'est pas à toi de le déclarer souillé. » Or ceci se répéta trois fois, et aussitôt l'objet fut remonté dans le ciel. Mais, comme Pierre était incertain en lui-même sur ce que pouvait signifier la vision qu'il avait vue, voici, les hommes dépêchés par Cornélius, après s'être enquis où était la maison de Simon, se présentèrent devant le porche, et, après avoir appelé, ils demandèrent : « Est-ce que Simon, surnommé Pierre, loge ici ? » Or, pendant que Pierre réfléchissait sur la vision, l'Esprit dit : « Voici, deux hommes te cherchent, mais lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c'est moi qui les ai envoyés. » Or, Pierre étant descendu dit à ces hommes : « Voici, c'est moi qui suis celui que vous cherchez ; quel est le motif qui vous amène ? » Et ils dirent : « Cornélius, centurion, homme juste et craignant Dieu, et auquel toute la nation des Juifs rend un bon témoignage, a été averti par un saint ange de te faire venir dans sa maison et d'écouter ce que tu diras. » Les ayant donc priés d'entrer, il les hébergea ; mais le lendemain, il se leva pour partir avec eux ; et quelques-uns des frères de Joppé l'accompagnèrent. Le lendemain il entra dans Césarée. Or Cornélius, qui les attendait, avait invité ses parents et ses intimes amis. Et, quand Pierre fut sur le point d'entrer, Cornélius allant à sa rencontre se jeta à ses pieds pour l'adorer ; mais Pierre le releva en disant : « Lève-toi ; moi-même aussi je suis un homme ; » et il entra en s'entretenant avec lui, et il trouva beaucoup de gens rassemblés, et il leur dit : « Vous savez à quel point il est interdit à un Juif de frayer ou de s'aboucher avec un étranger, eh bien, quant à moi, Dieu m'a appris à n'appeler aucun homme souillé ou impur ; c'est pourquoi je suis venu, sans même faire d'objections, sur l'invitation que j'ai reçue ; informez-moi donc du motif pour lequel vous m'avez fait venir. » Et Cornélius dit : « Il y a quatre jours, à cette heure-ci, que je faisais dans ma maison la prière de la neuvième heure, et voici, un homme se présenta devant moi en habit blanc, et dit : « Cornélius ! ta prière a été exaucée, et tes aumônes ont été remémorées devant Dieu ; envoie donc à Joppé, et fais-en venir Simon qui est surnommé Pierre ; il loge dans la maison de Simon corroyeur proche de la mer. » Aussitôt donc j'ai envoyé vers toi, et tu as bien fait de venir ; maintenant donc nous sommes tous présents devant Dieu, pour entendre tout ce qui t'est prescrit par le Seigneur. » Et Pierre, ouvrant la bouche, dit : « Je comprends véritablement que Dieu ne fait pas acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice Lui est agréable ; Il a envoyé la parole aux fils d'Israël en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ ; celui-ci est seigneur de tous. Vous savez ce qui s'est passé dans toute la Judée, à commencer par la Galilée après le baptême que Jean a prêché ; vous savez, en ce qui concerne Jésus de Nazareth, comment Dieu l'a oint d'esprit saint et de force, lui qui s'en est allé de côté et d'autre faisant du bien, et guérissant tous ceux qui étaient tyrannisés par le diable, car Dieu était avec lui, et c'est nous qui sommes les témoins de tout ce qu'il a fait, soit dans le pays des Juifs, soit à Jérusalem ; c'est lui qu'ils ont été jusqu'à mettre à mort en le pendant à une croix, et que Dieu a ressuscité au bout de trois jours ; et Il a permis qu'il apparût, non pas à tout le peuple, mais aux témoins que Dieu avait élus d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu'il fut ressuscité des morts ; et il nous a ordonné de prêcher au peuple et d'attester que c'est lui qui a été désigné par Dieu comme juge des vivants et des morts. C'est de lui que tous les prophètes attestent que quiconque croit en lui reçoit par son nom la rémission des péchés. » Pendant que Pierre prononçait encore ces mots, l'esprit saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et les fidèles circoncis qui avaient accompagné Pierre étaient surpris que le don de l'esprit saint fût également répandu sur les Gentils ; car ils les entendaient parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre reprit : « Est-ce que quelqu'un peut retenir l'eau, afin que le baptême ne soit pas administré à ces hommes qui ont reçu l'esprit saint aussi bien que nous ? » Et il ordonna qu'ils fussent baptisés au nom de Jésus-Christ. Alors ils le prièrent de séjourner quelques jours.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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