Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Acts 3:1-10
Or Pierre et Jean montaient au temple pour la prière de la neuvième heure, et l'on transportait un homme qui était boiteux de naissance et que l'on plaçait chaque jour près de la porte du temple dite la Belle, pour demander l'aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, ayant vu Pierre et Jean sur le point d'entrer dans le temple, s'adressa à eux pour recevoir une aumône. Mais Pierre, après avoir fixé sur lui ses regards, ainsi que Jean, dit : « Regarde-nous. » Et il les regardait attentivement s'attendant à recevoir d'eux quelque chose. Mais Pierre dit : « Je n'ai ni argent ni or, mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazoréen, marche ! » Et l'ayant pris par la main droite, il le fit lever ; aussitôt la plante de ses pieds et ses chevilles se consolidèrent, et il se tenait debout en sautant, et il marchait, et il entra avec eux dans le temple, marchant et sautant, et louant Dieu. Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu, mais ils le reconnurent pour celui qui était assis, pour demander l'aumône, près de la belle porte du temple, et ils furent remplis de stupeur et de surprise à propos de ce qui lui était arrivé.
First Reading
Deuteronomy 19
Lorsque l'Éternel, ton Dieu, aura extirpé les nations dont l'Éternel, ton Dieu, te donne le pays, et que tu les auras expulsées, et que tu seras établi dans leurs villes et dans leurs maisons, tu sépareras trois villes au sein de ton pays que te donne l'Éternel, ton Dieu, pour l'occuper. Tu construiras la route [pour y arriver], et tu diviseras en trois le territoire de ton pays dont l'Éternel, ton Dieu, va te mettre en possession, pour y ouvrir un asile à tout homicide. Et voici la règle pour l'homicide qui s'y réfugiera afin de sauver sa vie : Celui qui aura tué son prochain par mégarde, ne le haïssant ni d'hier ni d'avant-hier, et comme celui qui sera allé dans la forêt couper du bois avec son prochain, et brandira sa main armée de la hache pour abattre l'arbre, si le fer se détache du manche et atteint son prochain qui en meure, il se réfugiera dans l'une de ces villes pour mettre sa vie en sûreté, afin que le vengeur du sang, dans réchauffement de la colère, ne poursuive et n'atteigne pas l'homicide à la faveur de la longueur du chemin et ne lui ôte pas la vie, quand pourtant il ne mérite pas la mort, puisqu'il n'avait contre lui aucune haine antérieure. C'est pourquoi je te donne ce commandement : Tu sépareras trois villes. Et lorsque l'Éternel, ton Dieu, aura étendu ton territoire, comme Il l'a juré à tes pères, et qu'il t'aura donné tout le pays qu'il a promis de donner à tes pères (si tu gardes la totalité de ce commandement que je te prescris en ce jour pour le pratiquer, aimer l'Éternel, ton Dieu, et marcher dans ses voies en tout temps), tu ajouteras encore trois villes à ces trois, afin que le sang innocent ne soit pas versé dans ton pays que l'Éternel, ton Dieu, va te donner en propriété et que tu ne te mettes pas sous le poids du meurtre. Mais si un homme hait son prochain et le guette et l'attaque et le frappe à mort, et qu'il se réfugie dans l'une de ces villes, les Anciens de sa ville enverront [des gens] pour l'en tirer, et le livreront aux mains du vengeur du sang, afin qu'il meure. Tu ne le regarderas pas avec pitié ; ainsi tu déchargeras Israël du sang innocent et seras heureux. Tu ne déplaceras point les bornes de ton prochain, que les ancêtres ont placées dans ton héritage que tu posséderas dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, va te donner pour en faire la conquête. Un témoin unique ne sera pas recevable contre quelqu'un dans aucune espèce de délit ou de péché quelconque, dans une espèce quelconque de péché dont on se rend coupable ; une sentence ne sera valable que sur la déposition de deux ou de trois témoins. Si un faux témoin se lève contre quelqu'un pour le déclarer coupable d'un crime, les deux parties comparaîtront devant l'Éternel, devant les Prêtres et les Juges qu'il y aura à cette époque. Et les Juges informeront exactement ; et si le témoin est un faux témoin, s'il a déposé faussement contre son frère, vous lui ferez subir ce qu'il pensait à faire à son frère. Ainsi vous ôterez le mal du milieu de vous ; et les autres entendront et craindront, et à l'avenir ne commettront plus cette mauvaise action au milieu de vous. Point de pitié ! vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied.
First Reading
1 Samuel 1:1-28
Et il y avait un homme de Ramathaïm-Tsophim, des monts d'Ephraïm, nommé Elkana, fils de Jeroham, fils d'Elihu, fils de Thobu, fils de Tsouph : c'était un Ephratite. Et il avait deux femmes nommées, l'une Hanna, la seconde Peninna ; et Peninna avait des enfants, mais Hanna était sans enfants. Et chaque année depuis sa ville cet homme faisait le pèlerinage pour offrir ses adorations et ses sacrifices à l'Éternel des armées dans Silo. Or là se trouvaient les deux fils d'Eli, Hophni et Phinées, Prêtres de l'Éternel. Et le jour où Elkana faisait son sacrifice, il en donnait des parts à Peninna, sa femme, et à tous les fils et filles de celle-ci, mais à Hanna il donnait une double part, car il aimait Hanna, mais l'Éternel l'avait frappée de stérilité. Et sa rivale la mortifiait jusqu'à l'aigrir dans le but de l'irriter parce que l'Éternel l'avait frappée de stérilité. C'est ainsi qu'il faisait d'année en année toutes les fois que [Hanna] se rendait à la maison de l'Éternel, et c'est ainsi que Peninna la mortifiait ; et elle pleurait et ne mangeait point. Alors Elkana, son mari, lui disait : Hanna, pourquoi pleures-tu et ne manges-tu pas ? et pourquoi ton cœur s'attriste-t-il ? Ne suis-je pas pour toi plus que dix fils ? Et Hanna se leva, après qu'on eut mangé et bu à Silo. Or le Prêtre Eli était assis sur son siège à côté de la Porte du Temple de l'Éternel. Et elle avait l'amertume dans le cœur, et elle implorait l'Éternel, et était toute en larmes. Et elle prononça un vœu en ces termes : Éternel des armées, si tu veux prendre en considération la misère de ta servante, et te souvenir de moi, et ne point oublier ta servante, et donner à ta servante une postérité mâle, alors j'en ferai don à l'Éternel tout le temps de sa vie, et jamais rasoir ne passera sur sa tête. Et comme elle prolongeait sa prière devant l'Éternel, Eli observa sa bouche. Or Hanna parlait mentalement, ne remuant que les lèvres, mais sa voix ne se faisait pas entendre ; et Eli la crut ivre. Et Eli lui dit : Jusques à quand montreras-tu ton ivresse ? dissipe le vin qui te maîtrise ? Et Hanna répondit et dit : Non, mon Seigneur ! je suis une femme qui souffre intérieurement, et je n'ai bu ni vin ni cervoise, mais j'épanchais mon cœur devant l'Éternel. Ne mets pas ta servante au rang des femmes viles ; c'est sous le poids de ma pensée et de mon chagrin que j'ai parlé jusqu'ici. Et Eli répondit et dit : Va en paix ! et que le Dieu d'Israël t'accorde la requête que tu lui as adressée. Et elle dit : Puisse ta servante trouver grâce à tes yeux ! Là-dessus elle suivit sa route, et elle mangea, et elle n'eut plus le même air. Et s'étant levés dès le matin, et avant présenté leurs adorations à l'Éternel, ils s'en retournèrent et revinrent chez eux à Rama. Et Elkana connut Hanna, sa femme, et l'Éternel se ressouvint d'elle. Et dans le courant de l'année Hanna devint enceinte et enfanta un fils, et elle lui donna le nom de Samuel (L'Éternel exauce), car [dit-elle] je l'ai sollicité de l'Éternel. Et le mari, Elkana, fit le pèlerinage avec toute sa maison pour offrir le sacrifice annuel, et accomplir son vœu ; mais Hanna ne le fit pas ; car elle dit à son mari : Lorsque l'enfant sera sevré, je le mènerai pour qu'il soit présenté à l'Éternel, et qu'il reste là pour toujours. Et Elkana, son mari, lui dit : Fais ce qui te semblera bon, et attends que tu l'aies sevré. Seulement que l'Éternel mette à effet sa parole ! Sa femme resta donc et elle allaita son fils jusqu'au sevrage. Et quand elle l'eut sevré, elle l'amena avec elle, avec trois taureaux, et un épha de farine et une outre de vin, et elle l'introduisit dans la maison de l'Éternel à Silo. Or l'enfant était encore petit. Et ils égorgèrent le taureau, et amenèrent l'enfant à Eli. Et Hanna dit : Pardonne, mon Seigneur ! par ta vie, mon Seigneur ! je suis cette femme qui me tenais ici debout près de toi adressant ma prière à l'Éternel. C'est pour l'enfant ici présent que je le suppliais, et l'Éternel m'a accordé la requête que je lui présentais. A mon tour je veux le donner en prêt à l'Éternel : qu'il reste toute sa vie prêté à l'Éternel. Et ils rendirent là leurs adorations à l'Éternel.
Morning Prayer — First Lesson
Numbers 20:1-14
Et les enfants d'Israël, l'Assemblée entière, arrivèrent au désert de Tsin dans le premier mois et le peuple s'arrêta à Cadès, et là mourut Marie, et elle y reçut la sépulture. Et il n'y avait point d'eau pour l'Assemblée ; et ils s'attroupèrent contre Moïse et contre Aaron. Et le peuple querella Moïse ; et ils tenaient ces discours : Si au moins nous avions péri, comme périrent nos frères devant l'Éternel ! Pourquoi avez-vous amené l'Assemblée de l'Éternel dans ce désert, pour que nous y mourions nous et nos bestiaux ? Et pourquoi nous avez-vous fait sortir de l'Egypte pour nous amener dans cette méchante contrée, contrée où l'on ne peut semer, ni avoir figuiers, vignes et grenadiers, et où il n'y a point d'eau à boire ? Alors Moïse et Aaron quittant l'Assemblée vinrent à l'entrée de la Tente du Rendez-vous, et se jetèrent la face contre terre, et la Gloire de l'Éternel leur apparut. Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Prends le bâton et convoque l'Assemblée, toi et Aaron, ton frère, et parlez au rocher en leur présence, pour qu'il vous donne son eau, et ainsi, fais-leur jaillir de l'eau du rocher et abreuve l'Assemblée et ses bestiaux. Et Moïse prit le bâton de devant l'Éternel, comme Il le lui avait commandé. Et Moïse et Aaron convoquèrent l'Assemblée en face du rocher, et il leur dit : Écoutez donc, réfractaires ! de ce rocher vous ferons-nous bien jaillir de l'eau ? Et Moïse leva la main et frappa le rocher avec son bâton, à deux reprises ; et l'eau jaillit avec abondance, et l'Assemblée et son bétail se désaltérèrent. Mais l'Éternel dit à Moïse et Aaron : Parce que vous n'avez pas eu foi en moi pour manifester ma Sainteté aux yeux des enfants d'Israël, pour cette raison-là vous n'introduirez pas cette Assemblée dans le pays que je veux lui donner. Ce sont les eaux de la querelle, pour lesquelles les enfants d'Israël querellèrent l'Éternel qui leur manifesta sa Sainteté. Et Moïse envoya des messagers de Cadès au Roi d'Edom : Ainsi parle ton frère Israël : Tu connais toutes les tribulations qui nous ont atteints,
Epistle
1 Peter 2:21-25
car c'est à cela que vous avez été appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces, lui, qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, insulté, ne rendait pas l'insulte, qui, maltraité, ne menaçait pas, mais s'en remettait à Celui qui juge avec justice ; lui, qui a porté lui-même vos péchés en son corps sur le bois, afin qu'ayant rompu avec les péchés, nous vivions pour la justice ; lui, par la meurtrissure duquel vous avez été guéris ; vous erriez comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.
First Reading
Daniel 7
La première année de Belschazar, roi de Babel, Daniel étant couché eut un songe et des visions en son esprit. Ensuite il mit le songe par écrit, il raconta le sommaire de la chose. Daniel prit la parole et dit : Pendant ma vision nocturne je regardais, et voici, les quatre vents du ciel, firent irruption sur la grande mer. Et quatre grands animaux surgirent de la mer, différents l'un de l'autre. Le premier était comme un lion, et avait les ailes d'un aigle ; je regardais, jusqu'à ce que les ailes lui furent arrachées, et il fut soulevé de terre, et mis debout sur ses pieds comme un homme, et un cœur humain lui fut donné. Et voici, un autre animal, le second, ressemblait à un ours, il se tenait debout sur un seul côté, et il avait trois côtes dans, sa gueule entre ses dents, et on lui disait : Allons ! dévore force chair ! Après celui-ci, je regardais toujours, et voici un autre animal tel qu'une panthère, et il portait quatre ailes d'oiseau sur sa croupe, et l'animal avait quatre têtes, et l'empire lui fut donné. Après celui-ci, je regardais toujours durant les visions nocturnes, et voici un quatrième animal terrible et formidable et extraordinairement fort, et il avait de grosses dents de fer, il dévorait et brisait, et il foulait les restes avec ses pieds, et il différait de tous les animaux qui l'avaient précédé, et il avait dix cornes. J'observai les cornes, et voici, une autre petite corne surgit au milieu d'elles, et trois des premières cornes furent arrachées par celle-ci ; et voici, cette corne avait des yeux comme des yeux d'homme, et une bouche qui parlait avec orgueil. Je regardais toujours, jusqu'à ce que des sièges furent placés, et l'Ancien des jours prit séance ; son manteau était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête comme une laine pure, des flammes de feu formaient son trône dont les roues étaient un feu allumé. Un fleuve de feu coula et jaillit de lui ; mille milliers le servaient, et des myriades de myriades se tenaient devant lui ; le tribunal prit séance, et les livres furent ouverts. Je regardais toujours, alors, à cause des discours orgueilleux que prononçait la corne, et comme je regardais, l'animal fut tué, et son corps périt et il fut jeté dans le feu ardent. Quant aux autres animaux, leur empire leur fut aussi ôté, car la longueur de leur vie avait été limitée pour eux à un temps et à une époque. Je regardais durant les visions nocturnes, et voici, sur les nuées du ciel arrivait quelqu'un qui ressemblait à un fils de l'homme, et il parvint jusqu'à l'Ancien des jours, et ils le firent approcher de Lui. Et à lui fut donné l'empire, l'honneur et la royauté, afin que tous les peuples, les nations, et les hommes de toute langue le servent ; son empire est un empire éternel qui ne passera point, et sa royauté est impérissable. Moi Daniel, je sentais dans mon intérieur mon cœur attristé, et mes visions m'effrayaient. J'abordai l'un de ceux qui étaient là debout, et je le priai de me faire avoir une certitude sur toutes ces choses ; et il me parla et me découvrit le sens de toutes ces choses : « Ces grands animaux, qui sont au nombre de quatre, c'est quatre rois qui s'élèveront de la terre. Mais les saints du Très-Haut recevront l'empire et posséderont l'empire éternellement et dans toute l'éternité. » Alors je désirai d'avoir une certitude sur le quatrième animal, qui était différent d'eux tous, singulièrement terrible, et qui avait des dents de fer, et des griffes d'airain, qui dévorait, et brisait, et foulait les restes avec ses pieds ; et sur les dix cornes qui étaient à sa tête, et sur l'autre qui surgit, et devant laquelle il y en eut trois qui tombèrent, et cette corne avait et des yeux et une bouche qui parlait avec orgueil, et elle avait une plus grande apparence que ses compagnes. Je regardais comme cette corne faisait la guerre aux saints, et remportait la victoire sur eux, jusqu'à ce que l'Ancien des jours vint, et qu'il fut fait droit aux saints du Très-Haut, et que le temps arriva où les saints devaient posséder l'empire. Il me parla ainsi : Le quatrième animal, c'est un quatrième empire qui existera sur la terre, qui sera différent de tous les empires, et qui dévorera toute la terre, et la foulera, et la pulvérisera. Et les dix cornes, ce sont dix rois qui naîtront de cet empire, et il s'en élèvera après eux un autre qui sera différent des trois précédents et humiliera trois rois. Et il tiendra des discours contre le Très-Haut, et il froissera les saints du Très-Haut, et il aura la pensée de changer les temps de fête et la Loi ; et ils seront livrés entre ses mains un temps, et [deux] temps, et la moitié d'un temps. Mais le tribunal prendra séance, et on lui ôtera la domination afin de le détruire et de l'anéantir pour jamais. Et la royauté, et la domination et la puissance de tous les empires qui sont sous le ciel entier, seront données au peuple des saints du Très-Haut ; son empire est un empire éternel, et toutes les dominations le serviront et lui obéiront. Ici finit le récit. Moi Daniel, je fus fort effrayé de mes visions, et je changeai de couleur ; mais je gardai la chose dans mon cœur.
Morning Prayer — Second Lesson
Acts 16
puis il se rendit aussi à Derbe, et à Lystre. Et voici, là se trouvait un disciple nommé Timothée, fils d'une femme juive croyante, mais d'un père grec, et auquel les frères de Lystre et d'Icône rendaient un bon témoignage. Paul voulut l'emmener avec lui, et, se l'étant attaché, il le circoncit à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec. Or, dans les villes qu'ils traversaient, ils transmirent, pour qu'on les observât, les décrets rendus par les apôtres et les anciens de Jérusalem. Quant aux églises, elles s'affermissaient donc dans la foi et croissaient en nombre de jour en jour. Cependant ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie, après avoir été empêchés par le saint esprit d'annoncer la parole en Asie ; mais, étant arrivés près de la Mysie, ils se préparaient à entrer en Bithynie, et l'esprit de Jésus ne le leur permit pas ; alors, franchissant la Mysie, ils descendirent à Troas, et une vision apparut de nuit à Paul : un Macédonien se tenait debout et le sollicitait en disant : « Passe en Macédoine pour nous secourir. » Or, quand il eut vu la vision, nous cherchâmes aussitôt à parvenir en Macédoine, concluant que Dieu nous avait appelés à leur annoncer la bonne nouvelle. Étant donc partis de Troas, nous cinglâmes rapidement vers la Samothrace, et le lendemain nous arrivâmes à Néapolis, et de là à Philippes, qui est la première ville d'un district de Macédoine, et une colonie. Nous restâmes quelques jours dans cette ville, et le jour du sabbat nous vînmes, hors de la porte, près d'une rivière où nous pensions que se trouvait un lieu de prière, et nous étant assis nous parlions aux femmes qui y étaient rassemblées. Et une femme, nommée Lydie, marchande de pourpre de la ville de Thyatire, révérant Dieu, nous écoutait, et le Seigneur ouvrit son cœur pour qu'elle prêtât attention à ce que disait Paul. Or, dès qu'elle eut été baptisée ainsi que sa famille, elle nous sollicitait en disant : « Puisque vous avez jugé que j'avais foi au Seigneur, venez demeurer chez moi ; » et elle nous y contraignit. Or, il advint, pendant que nous nous acheminions vers le lieu de prière, qu'une certaine servante possédée d'un esprit ventriloque, laquelle procurait à ses maîtres un profit considérable par ses divinations, nous rencontra. Cette femme, se mettant à suivre Paul et nous, s'écriait : « Ces hommes-là sont des serviteurs du Dieu très haut, qui vous annoncent le chemin du salut. » Or elle fit cela pendant plusieurs jours ; mais Paul, importuné, se retourna et dit à l'esprit : « Je t'ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d'elle ; » et il sortit au moment même. Et ses maîtres, ayant vu que l'espoir de leur profit s'en était allé, se saisirent de Paul et de Silas, les traînèrent sur la place publique devant les magistrats, et, après les avoir amenés aux préteurs, ils dirent : « Ces hommes-là troublent notre ville ; ce sont des Juifs, et ils proclament des coutumes qu'il ne nous est permis, ni de recevoir, ni de suivre, nous qui sommes Romains. » Et la foule se souleva aussi contre eux, et les préteurs, leur ayant fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent qu'on les battît de verges ; puis, après leur avoir fait infliger plusieurs coups, ils les jetèrent en prison, en enjoignant au geôlier de les tenir sous bonne garde ; celui-ci, après avoir reçu cette injonction, les jeta dans la prison intérieure et fixa leurs pieds dans les ceps. Or, sur le minuit, Paul et Silas étant en prière, chantaient des hymnes à Dieu, et les prisonniers les entendaient ; mais, tout à coup, il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison en furent ébranlés ; puis toutes les portes s'ouvrirent et les chaînes de tous se détachèrent. Et le geôlier s'étant éveillé, et ayant vu les portes de la prison ouvertes, tira son épée, et il était sur le point de se tuer, croyant que les prisonniers s'étaient enfuis ; mais Paul l'appela à haute voix en disant : « Ne te fais aucun mal ; car nous sommes tous ici. » Et ayant demandé de la lumière, il s'élança et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas, et, les ayant fait sortir, il dit : « Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » Et ils lui dirent : « Crois au seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille ; » et ils lui annoncèrent la parole de Dieu, ainsi qu'à tous ceux qui étaient dans sa maison. Et, les ayant pris avec lui à ce moment même de la nuit, il lava leurs plaies, et lui-même fut baptisé immédiatement ainsi que tous les siens ; puis, les ayant conduits chez lui, il leur servit un repas, et il fut tout réjoui d'avoir cru en Dieu avec toute sa famille. Cependant, quand le jour fut venu, les préteurs dépêchèrent leurs licteurs, en disant : « Élargis ces hommes-là. « Or le geôlier transmit le message à Paul, en disant : « Les préteurs ont envoyé l'ordre de vous élargir ; maintenant donc sortez, et allez en paix. » Mais Paul leur dit : « Après nous avoir fait battre de verges en public, sans jugement, nous qui sommes des Romains, ils nous ont jetés en prison, et maintenant ils nous font sortir secrètement ! Non certes ! Mais qu'ils viennent eux-mêmes nous mettre en liberté. « Les licteurs rapportèrent ces paroles aux préteurs, et ils furent effrayés en apprenant qu'ils étaient Romains, et ils vinrent les apaiser, et, après les avoir fait sortir, ils les prièrent de quitter la ville. Mais, quand ils furent sortis de la prison, ils entrèrent chez Lydie, et, après avoir vu et exhorté les frères, ils partirent.
Responsorial Psalm
Psalm 22
Au maître chantre. Sur « Biche de l'aurore ». Cantique de David.Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m'as-tu abandonné, te tenant à l'écart pour ne point m'être en aide, et ne point ouïr quand je crie à rugir ? Mon Dieu ! le jour, j'appelle, et tu ne réponds pas ; et la nuit, et je n'obtiens pas de repos. Cependant, tu es le Saint, les louanges d'Israël environnent ton trône, En toi nos pères mirent leur confiance, mirent leur confiance, et tu les délivras ; ils élevèrent leurs cris vers toi, et ils échappèrent ; ils se confièrent en toi, et ne furent point confondus. Mais moi, je suis un ver, et non plus un homme, l'opprobre des hommes, et le rebut du peuple. Je suis la dérision de tous ceux qui me voient ; ils grimacent de leurs lèvres, et hochent la tête, [disant :] « Il s'en remet à l'Éternel ; qu'il le sauve ! qu'il le délivre, puisqu'il lui est propice ! » Oui, tu m'as tiré du sein de ma mère, tu me donnais la sécurité auprès de sa mamelle ; je me reposai sur toi dès ma naissance, et dès le sein de ma mère tu as été mon Dieu. Ne sois pas loin de moi ! car l'angoisse est proche, car je suis sans secours. Des taureaux puissants m'environnent, les farouches troupeaux de Basan me cernent, ils ouvrent leurs gueules contre moi, ainsi que des lions dévorants, rugissants. Comme les eaux je m'écoule, et tous mes os se séparent ; mon cœur, comme de la cire, fond dans ma poitrine ; ma vigueur, comme un têt, s'est séchée, et ma langue s'attache à mon palais, et tu me couches dans la poussière de la mort. Car des chiens m'environnent, la bande des méchants m'enveloppe, {[}s'acharne] comme le lion, à mes mains et à mes pieds. Je compterais tous mes os ; et eux, ils regardent et repaissent leurs yeux. Ils se partagent mes vêtements, et ils tirent au sort mon manteau. Mais, toi, Éternel, ne t'éloigne pas ! toi, qui es ma force, accours à mon aide ! Arrache à l'épée mon âme, et aux chiens l'unique bien qui me reste ! Tire-moi de la gueule du lion, et contre les cornes des buffles garantis-moi. Alors je redirai ton nom à mes frères, et je te louerai au sein de l'assemblée. Vous qui craignez l'Éternel, louez-le ! Vous tous, race de Jacob, glorifiez-le, et tremblez devant lui, vous tous, race d'Israël ! Car Il ne rebuta point, ne dédaigna point la misère du misérable, et Il ne lui cacha point sa face, et Il écouta les cris qu'il élevait vers Lui. Tu seras chanté par moi dans la grande assemblée ; j'accomplirai mes vœux devant ceux qui te craignent. Les affligés prendront part au festin, et seront rassasiés, et ceux qui cherchent l'Éternel, chanteront ses louanges ; votre cœur vivra éternellement. Se rappelant ta mémoire, toutes les extrémités de la terre reviendront à toi, et toutes les tribus des peuples te rendront leur hommage ; car à l'Éternel est l'empire, et Il est le souverain des nations. Tous les riches de la terre prendront part au festin, et adoreront, et l'on verra s'agenouiller tous ceux qui sont sur la pente du tombeau, et ceux qui ne peuvent soutenir leur vie. La race future Le servira, et l'on parlera du Seigneur d'âge en âge ; il en viendra qui publieront sa justice, et raconteront à la race naissante qu'il fut agissant.
Gospel
John 10:11-16
C'est moi qui suis le bon berger ; le bon berger sacrifie sa propre vie pour ses brebis ; le mercenaire, qui n'est pas un berger et auquel les brebis n'appartiennent pas en propre, voit le loup venir, et il abandonne les brebis, et il s'enfuit, et le loup les enlève et les disperse, car c'est un mercenaire, et il n'a cure des brebis. C'est moi qui suis le bon berger, et je connais celles qui sont à moi, et celles qui sont à moi me connaissent comme mon Père me connaît et que moi je connais mon Père ; et je sacrifie ma propre vie pour mes brebis. Je possède encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ; il faut que je les amène aussi, et elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger.
Responsorial Psalm
Psalm 100
Cantique de louange.Elevez à l'Éternel vos cris de joie, vous tous, habitants de la terre ! Servez l'Éternel avec allégresse, paraissez devant sa face avec des acclamations ! Sachez que l'Éternel est Dieu ! C'est lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes, nous sommes son peuple, et le troupeau de sa pâture. Entrez dans ses Portes en lui rendant grâces, et dans ses parvis, en le louant ! Rendez-lui grâces, célébrez son nom ! Car l'Éternel est bon, sa grâce demeure pour jamais, et sa fidélité, pour tous les âges.
Responsorial Psalm
Psalm 109
Au maître chantre. Cantique de David.Dieu que je loue, ne reste pas muet ! Car ils ouvrent contre moi la bouche de l'impie, la bouche du trompeur, parlent avec une langue menteuse ; et ils m'entourent de paroles de haine, et me font gratuitement la guerre ! En échange de mon amour ils me sont hostiles, mais moi je ne fais que prier. Ils me rendent le mal pour le bien, et de la haine pour mon amour. Mets un tel homme sous le pouvoir de l'impie, et que l'accusateur se dresse à sa droite ! Que du jugement il sorte convaincu, et que sa prière soit comptée comme péché ! Qu'il ait des jours peu nombreux, qu'un autre s'empare de sa charge ! Que ses enfants soient orphelins, et sa femme veuve ! Que ses fils soient vagabonds et mendient, et qu'ils quêtent loin de leur maison en ruines ! Que l'usurier jette le réseau sur tout ce qu'il a, et que des étrangers pillent le fruit de son labeur ! Que personne ne lui garde une longue affection, et que nul n'ait pitié de ses orphelins ! Que sa postérité soit exterminée, et que dès l'âge suivant leur nom soit éteint ! Qu'il soit fait mention devant l'Éternel du crime de ses pères, et que le péché de sa mère ne soit point effacé ; mais qu'ils soient toujours présents à l'Éternel, et qu'il retranche sa mémoire de la terre ! parce qu'il ne pensa point à pratiquer la bonté, et qu'il persécuta l'homme misérable et pauvre et l'affligé, afin de lui ôter la vie. Il aimait la malédiction, qu'elle l'atteigne ! La bénédiction n'était pas son plaisir, qu'elle s'éloigne de lui ! Qu'il se couvre de la malédiction comme de son vêtement ; qu'elle pénètre au dedans de lui comme des eaux, et comme de l'huile, dans ses os ; qu'elle soit pour lui comme le manteau où il s'enveloppe et comme la ceinture dont il se ceint toujours ! Tel soit le salaire que donne l'Éternel à mon ennemi, et à ceux qui disent du mal contre moi ! Mais toi, Éternel, mon Dieu ! assiste-moi pour l'amour de ton nom, car ta grâce est bénigne ; sauve-moi ! car je suis misérable et pauvre, et mon cœur est percé au dedans de moi. Je m'en vais, comme l'ombre, quand elle s'allonge, je suis pourchassé comme la sauterelle. Mes genoux chancellent par l'effet de mes jeûnes, et l'embonpoint a disparu de mon corps amaigri. Je suis livré à leurs outrages ; ils me regardent, et secouent la tête. Assiste-moi, Éternel, mon Dieu ! Sauve-moi en vertu de ta miséricorde, afin qu'ils sachent que c'est ta main, que c'est toi, Éternel, qui l'auras fait ! Qu'ils maudissent ! toi, tu béniras. Qu'ils se dressent ! ils seront confondus, et ton serviteur se réjouira. Que la honte enveloppe mes adversaires, et que leur opprobre les couvre comme un manteau ! Alors de ma bouche je louerai hautement l'Éternel, et je te célébrerai au milieu de la foule, car Il se tient à la droite du pauvre, et le sauve de ceux qui le condamnent.
Responsorial Psalm
Psalm 104
Mon âme, bénis l'Éternel ! Éternel, mon Dieu, tu es très grand, tu es revêtu de splendeur et de majesté ! Il s'enveloppe de lumière comme d'un vêtement, Il déploie les Cieux comme une tenture ; Il élève sur les eaux le haut de sa demeure, Il fait des nuées son char, Il s'avance sur les ailes du vent. Il fait des vents ses messagers, et ses ministres, du feu enflammé. Il assit la terre sur ses bases, elle est inébranlable pour toujours, pour jamais. Tu l'avais couverte de l'abîme comme d'un manteau, les eaux se tenaient sur les montagnes ; à ta menace elles ont fui, à la voix de ton tonnerre elles ont reculé : les montagnes montèrent, les vallées descendirent à la place que tu leur assignas. Tu posas des limites qu'elles ne franchiraient plus, afin qu'elles ne vinssent plus recouvrir la terre. Tu fais jaillir des sources pour former les ruisseaux ; ils s'écoulent entre les montagnes ; ils abreuvent toutes les bêtes des champs, les onagres y étanchent leur soif. Sur leurs bords séjournent les oiseaux du ciel, entre les rameaux ils font entendre leur voix. Du haut de sa demeure Il arrose les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres. Il fait croître l'herbe pour les quadrupèdes, et les plantes pour le service de l'homme, tirant ainsi le pain du sein de la terre ; et le vin qui réjouit le cœur de l'homme, et, plus que l'huile, fait resplendir son visage ; et le pain qui fortifie le cœur de l'homme. Les arbres de l'Éternel sont rassasiés, les cèdres du Liban qu'il a plantés, où viennent nicher les oiseaux, la cigogne, qui habite les pins. Les hautes montagnes sont pour les bouquetins, et les rochers sont l'asile des gerboises. Il créa la lune pour marquer les temps ; le soleil connaît son couchant. Tu fais l'obscurité, et il est nuit : alors toutes les bêtes des forêts sont en mouvement ; les jeunes lions rugissent après la proie, et demandent à Dieu leur pâture. Le soleil se lève : ils se retirent, et vont reposer dans leurs tanières. L'homme se rend à son travail, et à son labour jusques au soir. Que tes œuvres sont nombreuses, ô Éternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse ; la terre est pleine de tes richesses. Dans cette mer grande et vaste fourmillent sans nombre des animaux petits et grands. Là circulent les navires, le Léviathan que tu formas pour s'y jouer. Tous ils s'attendent à toi, pour que tu leur donnes la nourriture en son temps. Tu leur donnes, ils recueillent ; tu ouvres ta main, ils se rassasient de biens. Tu caches ta face, ils sont éperdus ; tu leur retires le souffle, ils expirent et rentrent dans leur poudre. Tu émets ton souffle, ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre. La gloire de l'Éternel demeure à jamais ; l'Éternel se réjouit de ses œuvres. Il regarde la terre, et elle tremble ; Il touche les montagnes, et elles sont fumantes. Je veux chanter l'Etemel, tant que je vivrai, célébrer mon Dieu, tant que je serai. Que mes chants lui soient agréables ! Je fais mes délices de l'Éternel. Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les impies cessent d'être ! Mon âme, bénis l'Éternel ! Alléluia !
Evening Prayer — First Lesson
Numbers 20:14-21:10
Et Moïse envoya des messagers de Cadès au Roi d'Edom : Ainsi parle ton frère Israël : Tu connais toutes les tribulations qui nous ont atteints, la descente de nos pères en Egypte, le long séjour que nous y fîmes, et les mauvais traitements que nous reçûmes des Égyptiens nous et nos pères ; mais nous criâmes à l'Éternel, et Il entendit notre voix, et Il envoya un Ange et nous tira de l'Egypte ; et nous voici à Cadès, ville à ton extrême frontière. Accorde-nous donc le passage à travers ton pays ; nous ne traverserons ni champs, ni vignes, et ne boirons point l'eau des puits ; nous prendrons la route royale sans dévier ni à droite ni à gauche, jusqu'à ce que nous ayons traversé ton territoire. Mais Edom leur dit : Tu ne passeras point chez moi, sinon j'irai au-devant de toi avec l'épée. Et les enfants d'Israël lui dirent : Nous cheminerons sur la chaussée, et si nous buvons ton eau, moi et mes troupeaux, je te la paierai ; seulement (et ce n'est rien) laisse-moi passer de mes pieds. Et Edom dit : Tu ne passeras pas. Et Edom vint à leur rencontre avec des troupes nombreuses et à main forte. C'est ainsi que Edom refusa à Israël le passage sur son territoire, et Israël se détourna de lui. Et les enfants d'Israël, l'Assemblée entière, partirent de Cadès et arrivèrent au mont Hor. Et l'Éternel dit à Moïse et Aaron, au mont Hor sur la frontière du pays d'Edom : Aaron va être recueilli auprès de son peuple ; car il n'entrera pas dans le pays que je donne aux enfants d'Israël, parce que vous avez été rebelles à mes ordres aux Eaux de la querelle. Prends Aaron et Eléazar, son fils, et les mène sur le mont Hor ; et là ôte à Aaron son costume et en revêts Eléazar, son fils ; et Aaron sera recueilli et mourra là. Et Moïse se conforma à l'ordre de l'Éternel, et ils montèrent sur le mont Hor à la vue de toute l'Assemblée. Et Moïse ôta à Aaron son costume et en revêtit Eléazar, son fils, et Aaron mourut là au sommet de la montagne, et Moïse et Eléazar redescendirent de la montagne. Et quand l'Assemblée vit que Aaron avait expiré, toute la maison d'Israël pleura Aaron pendant trente jours. Et le Cananéen, Roi de Arad, qui résidait dans le Midi, apprit qu'Israël s'avançait par la route d'Atharim ; et il attaqua Israël et lui enleva des prisonniers. Alors Israël fit un vœu à l'Éternel et dit : Si tu livres ce peuple entre mes mains, je dévouerai ses villes. Et l'Éternel écouta la voix d'Israël, et livra les Cananéens, et on les dévoua eux et leurs villes, et ce lieu reçut le nom de Horma [lieu dévoué]. Et ils partirent du mont Hor prenant la route de la Mer aux algues pour tourner le pays d'Edom. Et le peuple perdit patience en chemin, et le peuple tint des discours contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous as-tu tirés de l'Egypte et exposés à mourir dans le désert ? car il n'y a ici ni pain ni eau, et ce vil aliment nous dégoûte. Alors l'Éternel envoya parmi le peuple des serpents venimeux, et les morsures qu'ils firent dans le peuple, donnèrent la mort à beaucoup de gens en Israël. Alors le peuple vint à Moïse et dit : Nous avons péché, car nous avons tenu des discours contre l'Éternel et contre toi ; intercède, auprès de l'Éternel pour qu'il éloigne de nous ces serpents. Et Moïse intercéda en faveur du peuple. Et l'Éternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent et place-le au haut d'une perche, et il arrivera que quiconque aura été mordu et le regardera, reprendra vie. Alors Moïse fit un serpent d'airain, et il le plaça au haut d'une perche, et il arrivait que celui qui avait été mordu par un serpent et regardait vers le serpent d'airain, reprenait vie. Et les enfants d'Israël partirent et vinrent camper à Oboth.
Second Reading
Ephesians 1
Paul, apôtre de Christ Jésus par la volonté de Dieu, aux saints qui sont aussi fidèles en Christ Jésus : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par le seigneur Jésus-Christ ! Béni soit le Dieu de notre seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis par toute ; espèce de bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ, selon qu'il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irrépréhensibles devant Lui, nous ayant prédestinés, dans Sa charité, à devenir, par Christ Jésus, Ses enfants d'adoption, suivant le bon plaisir de Sa volonté, à la louange de la gloire de Sa grâce, qu'il nous a gratuitement accordée par le bien-aimé en qui nous possédons la rédemption par son sang, le pardon de nos fautes, selon la richesse de Sa grâce, qu'Il a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence, en nous faisant connaître le mystère de Sa volonté, selon le libre dessein qu'il avait d'avance formé en Lui-même, pour l'exécuter lors de l'accomplissement des temps, de rassembler toutes choses en Christ, tant celles qui sont aux cieux, que celles qui sont sur la terre, en lui, dis-je, en qui nous avons aussi été mis en possession de l'héritage, selon que nous y avions été prédestinés d'après le décret de Celui qui opère toutes choses suivant le dessein de Sa volonté, pour que nous servions à la louange de Sa gloire, nous, qui d'avance avons espéré en Christ, en qui, vous-mêmes aussi, depuis que vous avez ouï la parole de la vérité, la bonne nouvelle de votre salut, en qui, dis-je, vous-mêmes aussi ayant cru, vous avez été scellés par l'esprit saint qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour avoir part à la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la louange de Sa gloire. C'est pourquoi, moi aussi, ayant appris quelle est votre foi au Seigneur Jésus et votre fidélité envers tous les saints, je ne cesse de rendre des actions de grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation ; les yeux de votre cœur étant illuminés par sa connaissance, de telle sorte que vous sachiez quelle est l'espérance attachée à Son appel, quelle est la richesse de la gloire de Son héritage parmi les saints, et quelle est, envers nous qui croyons, l'excessive grandeur de Son pouvoir, qui se montre dans l'efficace puissante de Sa force, qu'il a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts et en le faisant asseoir à Sa droite dans les cieux, au-dessus de toute espèce d'autorité, et de domination, et de puissance, et de seigneurie, et de tout nom donné, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans celui qui est à venir ; et Il a tout placé sous ses pieds, et Il l'a donné comme chef universel à l'Église qui est son corps, la plénitude de Celui qui, de toutes manières, remplit toutes choses.
Second Reading
I Peter 4
Christ ayant donc souffert quant à la chair, armez-vous aussi des mêmes dispositions, car celui qui a souffert quant à la chair a été délivré quant aux péchés, en sorte que ce n'est plus sur les convoitises humaines, mais sur la volonté de Dieu, qu'il doit régler le temps qui lui reste à vivre en la chair ; c'est assez, en effet, d'avoir pendant le temps passé accompli la volonté des Gentils en vivant dans la débauche, les convoitises, l'ivrognerie, les excès, les orgies et les idolâtries criminelles ; aussi sont-ils étonnés de ce que vous ne vous précipitez pas avec eux dans le même débordement de dissolution, et ils vous calomnient, eux qui rendront compte à Celui qui va juger les vivants et les morts ; car la bonne nouvelle a été annoncée aussi aux morts, afin que d'un côté ils fussent jugés comme les hommes, quant à la chair, et que de l'autre côté ils vécussent comme Dieu, quant à l'esprit. Or la fin de toutes choses approche ; soyez donc sages et sobres pour vaquer aux prières ; ayant avant tout, les uns pour les autres, une ardente charité, car la charité couvre une multitude de péchés ; exerçant sans murmure l'hospitalité réciproque ; chacun selon le don qu'il a reçu, le mettant au service des autres, comme de bons administrateurs des diverses grâces de Dieu ; si quelqu'un parle, que ce soit comme il convient aux oracles de Dieu ; si quelqu'un exerce un ministère, que ce soit comme usant de la force que Dieu dispense, afin qu'en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, auquel appartiennent la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles. Amen ! Bien-aimés ! Ne vous étonnez pas du feu allumé au milieu de vous pour vous induire en tentation, comme s'il vous advenait quelque chose d'étrange ; mais, selon que vous prenez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez aussi avec allégresse. Si vous êtes insultés à cause du nom de Christ, bienheureux êtes-vous, car l'esprit de gloire, qui est aussi l'esprit de Dieu, repose sur vous. Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier ou voleur ou malfaiteur, ou comme s'immisçant dans les affaires d'autrui ; mais, si c'est comme chrétien, qu'il n'en rougisse pas, mais que plutôt il glorifie Dieu de ce nom même. Le moment est en effet venu de commencer le jugement par la maison de Dieu, mais si d'abord c'est par vous, quelle sera la fin de ceux qui sont rebelles à l'évangile de Dieu ? Et si c'est à grand'peine que le juste est sauvé, eh bien ! l'impie et le pécheur où le verra-t-on ? Ainsi donc, que ceux aussi qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en pratiquant ce qui est bien.
Second Reading
1 Thessalonians 5:1-11
Quant à ce qui concerne les temps et les époques, frères, vous n'avez pas besoin qu'on vous en écrive ; car vous savez parfaitement vous-mêmes que le jour du seigneur doit venir, comme un voleur pendant la nuit. Or, quand ils diront : « Paix et sûreté ! » alors une perdition subite les surprendra, comme le mal d'enfant la femme enceinte, et ils n'échapperont certainement pas. Mais, pour vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme des voleurs ; car vous êtes tous fils de la lumière et fils du jour. Nous n'appartenons ni à la nuit, ni aux ténèbres ; ainsi donc ne sommeillons pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres ; car ceux qui sommeillent sommeillent la nuit, et ceux qui s'enivrent s'enivrent la nuit, mais nous, qui appartenons au jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et, pour casque, l'espérance du salut, car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l'acquisition du salut, par notre seigneur Jésus qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous sommeillions, nous vivions tous avec lui. C'est pourquoi consolez-vous les uns les autres, et édifiez-vous l'un l'autre, comme effectivement vous le faites.
Second Reading
1 Peter 2:1-10
Vous étant donc dépouillés de toute malice et de toute ruse, et de l'hypocrisie, et des meurtres, et de toute calomnie, comme des enfants nouveau-nés désirez avec ardeur le lait pur de la parole, afin que par son moyen vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le seigneur est bon. C'est en vous approchant de lui, la pierre vivante, que les hommes ont, il est vrai, rejetée, mais qui est devant Dieu choisie et honorée, que vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, maison spirituelle, pour former une prêtrise sainte, afin d'offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus-Christ ; en effet on trouve dans l'écriture : « Voici, Je place en Sion une pierre choisie, angulaire, honorée, et celui qui croit en elle n'aura certainement pas à en rougir. » C'est donc à vous qui croyez, qu'appartient l'honneur, tandis que pour les incrédules la pierre que les constructeurs ont rejetée, est celle qui est devenue le sommet de l'angle, et une pierre d'achoppement, et un roc de scandale, eux qui, par leur incrédulité, heurtent contre la parole ; ce à quoi aussi ils ont été destinés ; tandis que vous, vous êtes une race élue, une prêtrise royale, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous proclamiez les vertus de Celui qui, des ténèbres, vous a appelés à Son admirable lumière ; vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu, vous auxquels il n'avait pas été fait miséricorde, mais à qui maintenant il a été fait miséricorde.
Gospel
John 20
Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdalène vient de bon matin, pendant qu'il faisait encore obscur, vers le sépulcre, et elle voit la pierre enlevée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : « Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l'ont mis. » Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple ; et ils se rendaient vers le sépulcre ; or ils couraient tous deux ensemble, et l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé il voit les bandelettes par terre ; cependant il n'entra pas. Arrive donc aussi Simon Pierre qui le suivait, et il entra dans le sépulcre. Et il voit les bandelettes par terre, et le linge qui avait été sur sa tête, non point par terre avec les bandelettes, mais roulé à part dans un coin. Alors donc entra aussi l'autre disciple qui, le premier, était arrivé au sépulcre, et il vit et il crut ; car ils n'avaient pas encore compris que, d'après l'Écriture, il fallait qu'il ressuscitât des morts. Les disciples s'en retournèrent donc chez eux. Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre en pleurant ; comme donc elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l'un à la tête, et l'autre aux pieds, là où avait été couché le corps de Jésus ; et ils lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Et elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis. » Après avoir dit cela elle se retourna en arrière, et elle voit Jésus debout, et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, s'imaginant que c'est le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'irai prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » S'étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie, Maître. Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie la Magdalène vient annoncer aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses. Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
Evening Prayer — Second Lesson
1 Peter 3
Femmes, soyez de même soumises à vos propres maris, afin que, si quelques-uns d'entre eux sont rebelles à la parole, ils soient gagnés sans paroles par la conduite de leurs femmes, lorsqu'ils auront vu de plus près votre chaste et scrupuleuse conduite ; vous, dont la préoccupation doit être, non la parure extérieure qui consiste à se tresser les cheveux, et à se couvrir d'or, ou à revêtir de beaux vêtements, mais l'homme caché dans le cœur, avec les dispositions incorruptibles de l'esprit tranquille et doux qui est de grand prix devant Dieu ; car c'est aussi de la sorte que jadis les saintes femmes qui espéraient en Dieu se paraient elles-mêmes, en restant soumises à leurs propres maris, comme Sara fut obéissante à Abraham qu'elle appelait son seigneur ; c'est d'elle que vous êtes devenues les enfants, en faisant bien et en ne vous laissant pas effrayer par la moindre intimidation. Maris, de même comportez-vous avec discernement envers le sexe féminin, comme envers une créature plus faible, en lui rendant honneur, comme à qui est aussi héritier avec vous de la grâce de la vie, afin de n'être pas entravés dans vos prières. Enfin soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, soyez remplis d'amour fraternel, de tendresse, d'humilité, ne rendant point mal pour mal, ou insulte pour insulte, mais au contraire, bénissant, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction. En effet, que celui qui veut aimer la vie et voir des jours favorables empêche sa langue de dire du mal et ses lèvres de proférer la fraude ; mais qu'il s'éloigne du mal et fasse le bien, qu'il recherche la paix et la poursuive ; car les yeux du Seigneur sont ouverts sur les justes et Ses oreilles à leur prière, mais la face du Seigneur est contre ceux qui font de mauvaises choses. Et qui est-ce qui vous maltraitera, si vous devenez zélés pour le bien ? Mais alors même que vous souffririez à cause de la justice, bienheureux êtes-vous ? Toutefois n'ayez d'eux nulle crainte, mais sanctifiez en vos cœurs Christ le seigneur, étant toujours prêts à rendre compte à quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous ; toutefois avec douceur et crainte, ayant une bonne conscience, afin que sur les points où vous êtes calomniés, ceux qui diffament votre bonne conduite en Christ, soient couverts de confusion. Car il vaut mieux que ce soit pour avoir bien fait que vous souffriez, si telle est la volonté de Dieu, que pour avoir mal fait. En effet Christ aussi a souffert pour les péchés une fois pour toutes, lui juste pour des injustes, afin de vous donner accès, ayant été il est vrai mis à mort quant à la chair, mais ayant été vivifié quant à l'esprit, par lequel aussi il est allé prêcher aux esprits qui sont en prison, lesquels s'étaient rebellés autrefois, quand la patience de Dieu temporisait lors de l'époque de Noé, pendant que se construisait l'arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c'est-à-dire huit, se sauvèrent au travers de l'eau, ce symbole qui vous sauve aussi maintenant dans le baptême (lequel n'est pas un nettoiement des souillures de la chair, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu), grâce à la résurrection de Jésus-Christ qui est à la droite de Dieu, étant entré dans le ciel après que les anges, et les autorités, et les puissances lui ont été soumis.
Gospel
Luke 1:57-80
Or, le moment où Élisabeth devait accoucher arriva, et elle mit au monde un fils. Et ses voisins et ses parents apprirent que le Seigneur avait fait éclater envers elle Sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Et il arriva qu'on vint au huitième jour circoncire l'enfant ; et on lui donnait le nom de son père, Zacharie, mais sa mère prenant la parole dit : « Non, mais il sera appelé Jean. » Et on lui dit : « Il n'est personne de ta parenté qui porte ce nom-là ! » Mais on demanda par signes à son père quel nom il voulait qu'on lui donnât. Et ayant demandé des tablettes il écrivit ces mots : « Jean est son nom. » Et ils furent tous émerveillés. Or sa bouche s'ouvrit aussitôt et sa langue se délia et il proférait les louanges de Dieu. Et la crainte s'empara de tous leurs voisins, et dans toute la montagne de Judée on se répétait tous ces récits, et tous ceux qui les avaient entendus les serraient dans leur cœur, en disant : « Que sera donc ce petit enfant ? » Et en effet la main du Seigneur était avec lui. Et Zacharie son père fut rempli de l'Esprit saint, et prophétisa en ces termes : « Béni soit le Seigneur Dieu d'Israël, de ce qu'il a visité et racheté Son peuple ; de ce qu'il nous a suscité une victorieuse délivrance dans la maison de David Son serviteur, selon ce qu'il avait dit de tout temps par la bouche de Ses saints prophètes, délivrance de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ; voulant faire miséricorde à nos pères et se souvenir de Sa sainte alliance, du serment qu'il avait fait à Abraham notre père de nous permettre, après avoir été délivrés de la main des ennemis, de Lui rendre un culte sans crainte, en suivant la piété et la justice devant Lui, durant toute notre vie. Mais toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour préparer Ses voies, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut par la rémission de leurs péchés, à cause des entrailles de miséricorde de notre Dieu, grâces auxquelles une aurore d'en haut nous visitera pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, afin de diriger nos pieds dans le chemin de la paix. » Or le petit enfant grandissait et se fortifiait en esprit, et il se tenait dans les déserts jusques au jour de sa manifestation à Israël.
Gospel
John 2:23-25
Or, pendant qu'il était à Jérusalem, durant la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, en voyant les miracles qu'il opérait ; mais, quant à Jésus, il ne se fiait pas à eux, parce qu'il connaissait tout le monde, et qu'il n'avait pas besoin que personne rendît témoignage sur tel ou tel homme ; car lui-même savait ce qui était dans l'homme.
Gospel
Matthew 4
Alors Jésus fut emmené dans le désert par l'Esprit pour être tenté par le diable. Et après qu'il eut jeûné pendant quarante jours et quarante nuits, il finit par avoir faim. Et, s'étant approché, le tentateur lui dit : « Si tu es fils de Dieu, dis que ces pierres-ci deviennent des pains. » Mais il répliqua : « Il est écrit : Ce n'est pas de pain seulement que l'homme vivra, mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu. » Alors le diable le transporte dans la ville sainte, et il le posa sur l'aile du temple, et il lui dit : « Si tu es fils de Dieu, jette-toi en bas ; en effet, il est écrit : Car Il donnera pour toi des ordres à Ses anges, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre. » Jésus lui dit : « Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu. » Le diable le transporte derechef sur une montagne fort élevée, et il lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire, et il lui dit : « Je te donnerai tout cela, si, te prosternant, tu m'adores. » Alors Jésus lui dit : « Va-t-en, Satan, car il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et c'est à Lui seul que tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte, et voici, des anges s'approchèrent, et ils le servaient. Or, ayant appris que Jean avait été livré, il regagna la Galilée et, ayant quitté Nazara, il vint s'établir à Capharnaoum, qui est située au bord de la mer, sur les confins de Zabulon et de Nephthalim ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Terre de Zabulon, et terre de Nephthalim, sur le chemin de la mer, au delà du Jourdain, dans la Galilée des Gentils ! Le peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et pour ceux qui étaient assis dans le pays et l'ombre de la mort, une lumière s'est levée pour eux. » C'est de ce moment que Jésus commença à prêcher, et à dire : « Repentez-vous, car le royaume des cieux s'approche. » Or, en se promenant le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient un filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs, et il leur dit : « Venez après moi, et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. » Et eux, ayant aussitôt quitté les filets, le suivirent. Et ayant de là continué sa route, il vit deux autres frères, Jacques fils de Zébédée et Jean son frère, qui, dans leur barque avec Zébédée leur père, arrangeaient leurs filets, et il les appela. Et eux, ayant aussitôt quitté la barque et leur père, le suivirent. Et il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, et prêchant l'évangile du royaume, et guérissant toute espèce de maladies et d'infirmités parmi le peuple. Et sa renommée se répandit dans toute la Syrie ; et on lui amena tous les infirmes, atteints de diverses maladies et de diverses souffrances, démoniaques, et lunatiques, et paralytiques ; et il les guérit. Et une foule nombreuse, venue de la Galilée, et de la Décapole, et de Jérusalem, et de Judée, et de par delà le Jourdain, le suivit.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Today's readings, every morning
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