Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

Acts 3:11-16

Or, comme il s'attachait à Pierre et à Jean, le peuple entier accourut vers eux tout stupéfait dans le portique dit de Salomon ; ce que Pierre ayant vu, il répliqua au peuple : « Israélites, pourquoi vous étonnez-vous au sujet de cet homme ? Ou pourquoi nous regardez-vous fixement, comme si, par notre propre puissance ou notre piété, nous l'avions fait marcher ? Le Dieu d'Abraham, et d'Isaac, et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié Son serviteur Jésus, que vous, vous avez livré et renié devant Pilate, lorsque celui-ci résolut de le relâcher ; mais c'est vous qui avez renié le saint et le juste, et qui avez demandé qu'on vous accordât la grâce d'un meurtrier, tandis que vous avez fait mourir le prince de la vie que Dieu a ressuscité des morts, ce dont nous sommes témoins. Eh bien, c'est par la foi en son nom que son nom a rétabli cet homme que vous voyez et connaissez, et c'est la foi qui vient de lui qui lui a procuré cette complète guérison en présence de vous tous.

First Reading

Deuteronomy 20

Lorsque tu te mettras en campagne contre tes ennemis, et que tu verras des chevaux et des chars, une armée plus nombreuse que toi, n'aie pas peur d'eux, car l'Éternel, ton Dieu, est avec toi, Lui qui t'a fait sortir du pays d'Egypte. Et quand vous serez près d'engager le combat, le Prêtre s'avancera et parlera au peuple et il leur dira : Écoutez, Israélites ! vous êtes aujourd'hui sur le point de livrer bataille à vos ennemis ; que votre cœur ne faiblisse pas, n'ayez pas peur et ne tremblez pas, et ne prenez pas l'alarme devant eux. Car l'Éternel, votre Dieu, est Celui qui marche avec vous pour combattre pour vous contre vos ennemis, pour vous donner la victoire. Ensuite les officiers parleront au peuple en ces termes : Lequel a bâti une maison neuve et n'en a pas encore fait la dédicace ? qu'il s'en aille et regagne sa maison, de peur qu'il ne périsse dans la bataille et qu'un autre n'en fasse la dédicace. Et lequel a planté une vigne et n'en a pas encore eu la première jouissance ? qu'il s'en aille et regagne sa maison, de peur qu'il ne périsse dans la bataille et qu'un autre n'en ait la première jouissance. Et lequel s'est fiancé à une femme, et ne l'a pas encore épousée ? qu'il s'en aille et regagne sa maison, de peur qu'il ne périsse dans la bataille et qu'un autre ne l'épouse. Et les officiers continueront à parler au peuple en ces termes : Lequel a peur et est intimidé ? qu'il s'en aille et regagne sa maison, de peur que sa pusillanimité ne se communique à ses frères. Et quand les officiers auront achevé de parler au peuple, ils mettront à la tête du peuple les chefs de corps d'armée. Quand tu arriveras devant une place pour lui donner l'assaut, somme-la de capituler. Et si elle te répond en acceptant la capitulation, et s'ouvre devant toi, tout le peuple qui s'y trouvera, te deviendra corvéable, et te sera asservi. Mais si elle ne veut pas capituler avec toi, et qu'elle se mette en guerre contre toi et que tu l'assièges, et que l'Éternel, ton Dieu, la livre entre tes mains, tu en passeras tous les mâles au fil de l'épée, seulement tu feras ton butin des femmes et des enfants et des bestiaux et de tout ce qu'elle renfermera, et de toutes ses dépouilles, et vous jouirez de la dépouille de vos ennemis que vous livre l'Éternel, votre Dieu. Ainsi traiterez-vous toutes les villes situées à une très grande distance de vous et ne faisant pas partie des villes de ces peuples d'ici. Mais dans les villes de ces peuples-ci, que l'Éternel, ton Dieu, te donne en propriété, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire ; tu les dévoueras, au contraire : les Héthiens et les Amoréens, les Cananéens et les Perizzites, les Hévites et les Jébusites, conformément à l'ordre de l'Éternel, ton Dieu, afin qu'ils ne vous apprennent pas à imiter toutes leurs abominations qu'ils font pour leurs dieux, et que vous ne vous rendiez pas coupables envers l'Éternel, votre Dieu. Quand tu auras tenu longtemps une ville bloquée pour l'assiéger, pour la prendre, tu ne détruiras pas les arbres, en y mettant la hache, car tu peux t'en nourrir, et tu ne dois pas les abattre, car les arbres des champs sont [trop utiles] à l'homme pour être aussi assiégés par toi. Les arbres seuls dont tu sais qu'ils ne fournissent point d'aliments, tu pourras les endommager et les abattre, et en construire des ouvrages propres à faire le siège de la ville qui est en guerre avec toi, jusqu'à ce qu'elle succombe.

First Reading

1 Samuel 2:1-11

Et Hanna fit une prière et dit : L'Éternel a transporté mon cœur, l'Éternel a relevé mon front ; ma bouche s'ouvre contre mes ennemis, car je me réjouis de Ton secours. Nul n'est saint comme l'Éternel ; car nul n'est sinon Toi, et il n'est point de rocher comme notre Dieu. Ne multipliez pas les superbes propos, et que votre bouche n'exprime pas l'arrogance ! Car l'Éternel est un Dieu qui connaît, et par Lui les actions sont pesées. Les arcs des héros sont brisés, et ceux qui chancellent se ceignent de vigueur ; ceux qui se rassasiaient se louent pour du pain et les affamés prennent du relâche ; la stérile même sept fois enfante, et celle qui a nombre de fils, est languissante. L'Éternel donne et la mort et la vie, précipite aux Enfers et en ramène ; rend pauvre et rend riche, Il abaisse et Il élève, de la poudre Il relève les petits, de la fange Il retire l'indigent, pour le faire asseoir à côté des princes, Il lui adjuge un siège d'honneur. Car à l'Éternel sont les colonnes de la terre, sur elles il fait reposer le monde. L'Éternel a sous sa garde les pas de ses fidèles, mais les impies périssent dans les ténèbres ; car ce n'est pas la force qui fait triompher l'homme. L'Éternel ! ses ennemis sont terrifiés, sur eux du ciel l'Éternel tonne.Il juge les extrémités de la terre, et Il donne force à son Roi, et Il tient élevé le front de son Oint. Et Elkana s'en alla à Rama dans sa maison, tandis que l'enfant resta au service de l'Éternel sous les yeux du Prêtre Eli.

Morning Prayer — First Lesson

2 Samuel 12

Et l'Éternel adressa Nathan à David. Et entré chez lui, il lui dit : Dans une ville il y avait deux hommes, l'un riche, l'autre pauvre. Le riche avait des brebis et des bœufs en très grand nombre. Et pour tout bien le pauvre ne possédait qu'un seul petit agneau qu'il avait acheté, et qu'il élevait, et qui grandissait à ses côtés et avec ses fils, en même temps, et mangeait à son morceau de pain et buvait à sa coupe et couchait dans son sein et était pour lui comme une fille. Et un voyageur arriva chez l'homme riche, et il en coûtait à celui-ci de prendre parmi ses brebis ou ses bœufs de quoi traiter l'hôte qui lui venait, et il prit l'agneau de l'homme pauvre et l'apprêta pour l'homme arrivé chez lui. Alors David fut enflammé d'une violente colère contre le riche et il dit à Nathan : Par la vie de l'Éternel ! il mérite la mort, celui qui a fait cette action. Il faut que pour l'agneau il donne une compensation quadruple, puisqu'il a été capable d'un tel acte, et qu'il est resté sans pitié. Et Nathan dit à David : Tu es cet homme-là ! Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : Je t'ai oint comme Roi d'Israël, et je t'ai arraché des mains de Saül, et je t'ai donné la maison de ton maître, et ai mis les femmes de ton maître entre tes bras, et t'ai donné la maison d'Israël et de Juda, et comme si c'était trop peu, je t'aurais en sus fait tels dons pareils : pourquoi, au mépris de la parole de l'Éternel, as-tu fait ce qui est mal à ses yeux ? tu as frappé de l'épée Urie, le Héthien, et tu lui as pris sa femme pour en faire la tienne, et lui-même tu l'as assassiné par le glaive des Ammonites. Aussi désormais le glaive ne cessera jamais de sévir dans ta maison, parce que tu m'as méprisé et que tu as pris la femme d'Urie, le Héthien, pour en faire ta femme. Ainsi parle l'Éternel : Voici, je vais faire surgir les calamités contre toi de ta propre maison, et je t'enlèverai tes femmes sous tes yeux mêmes, et je les donnerai à un autre, afin qu'il habite avec tes femmes à la vue de ce soleil. Si tu as agi en cachette, moi j'exécuterai cette menace à la face de tout Israël et à la face du soleil. Alors David dit à Nathan : J'ai péché contre l'Éternel ! Et Nathan dit à David : Néanmoins l'Éternel a pardonné ton péché : tu ne mourras pas ; seulement, comme par cet acte tu as provoqué les calomnies des ennemis de l'Éternel, le fils qui t'est né, doit mourir. Là-dessus Nathan s'en alla dans sa maison.Et l'Éternel frappa l'enfant que la femme d'Urie avait enfanté à David, et qui fut dans un état désespéré. Et David chercha Dieu pour cet enfant, et David jeûna et se renferma et passa la nuit couché sur la terre. Et les Anciens de sa maison firent une tentative auprès de lui pour qu'il se relevât de terre ; mais il ne voulut pas et il ne prit aucun aliment avec eux. Et le septième jour l'enfant vint à mourir, et les serviteurs de David redoutaient de lui annoncer la mort de l'enfant, car ils disaient : Voici, lorsque l'enfant était encore en vie, nous lui parlions et il n'entendait pas notre voix : comment lui dirions-nous : L'enfant est mort ! ? il fera bien pis. Et David ayant remarqué les chuchotements de ses serviteurs, comprit que l'enfant était mort, et David dit à ses serviteurs : L'enfant est-il mort ? Et ils dirent : Il est mort. Alors David se leva de terre et se baigna et s'oignit et changea d'habits, et entra dans la maison de l'Éternel, et adora, puis revint dans sa maison, et sur sa demande on lui servit des aliments et il mangea. Et ses serviteurs lui dirent : Quelle est donc ta manière d'agir ? Tant que vivait l'enfant, tu jeûnais et pleurais, et aussitôt après la mort de l'enfant tu te lèves et prends de la nourriture ! Et il dit : Tant que l'enfant était en vie, je jeûnais et pleurais, car je me disais : Qui sait ? peut-être l'Éternel me fera grâce, et l'enfant sera conservé. Mais à présent, il est mort : pourquoi jeûnerais-je ? puis-je le faire revenir ? C'est moi qui vais à lui, mais lui ne reviendra pas à moi. Et David consola Bathséba, sa femme, et il entra chez elle et habita avec elle et elle lui enfanta un fils qu'il appela du nom de Salomon. Et l'Éternel l'aima. Et il le remit entre les mains du prophète Nathan qui l'appelait Iedid-Iah (aimé de l'Éternel) en vue de l'Éternel. Et Joab assiégeait Rabba des Ammonites, et comme il était près de prendre la ville royale, il dépêcha des courriers à David pour lui dire : J'ai donné l'assaut à Rabba, et, qui plus est, je suis maître du quartier des eaux ; maintenant réunis le reste des troupes et viens attaquer la ville et la prendre, afin que ce ne soit pas moi qui la prenne et dont le nom soit nommé à son occasion. Alors David rassembla toutes les troupes et il marcha sur Rabba et il l'assaillit et la prit. Et il enleva la couronne de son Roi de dessus sa tête (or elle pesait un talent d'or et était garnie de pierreries) et il la mit sur sa propre tête et il tira de la ville un butin immense. Quant à sa population, il la fit sortir et subir les scies et les traîneaux ferrés et les haches de fer, et passer par leurs propres fournaises. Et ainsi traita-t-il toutes les villes des Ammonites. Ensuite David et tout le peuple retournèrent à Jérusalem.

Epistle

1 Peter 2:21-25

car c'est à cela que vous avez été appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces, lui, qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, insulté, ne rendait pas l'insulte, qui, maltraité, ne menaçait pas, mais s'en remettait à Celui qui juge avec justice ; lui, qui a porté lui-même vos péchés en son corps sur le bois, afin qu'ayant rompu avec les péchés, nous vivions pour la justice ; lui, par la meurtrissure duquel vous avez été guéris ; vous erriez comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

First Reading

Daniel 8

La troisième, année du règne du roi Belschazar, une vision m'apparut, à moi Daniel, après celle qui m'était précédemment apparue. J'étais absorbé dans la contemplation, et il arriva, comme je contemplais, que je me trouvai dans la résidence de Suse située dans la province d'Élam, et j'étais absorbé dans la vision, et je me trouvais près du fleuve Eulée. Et je levai les yeux, et je regardai, et voici, un bélier se tenait en face du fleuve, et il avait deux cornes, et les deux cornes étaient hautes, et l'une était plus haute que l'autre, et la plus haute fut la dernière à s'élever. Je voyais le bélier frappant à l'occident, et au nord, et au midi, et aucun animal ne lui tenait tête, et personne ne délivrait de sa main, et il agissait à son gré, et il montrait de la fierté. Et j'observai, et voici, un bouc s'avançait du couchant parcourant toute la terre, sans toucher le sol, et le bouc avait une corne saillante entre ses deux yeux. Et il vint jusqu'au bélier armé des deux cornes que je voyais se tenant en face du fleuve, et il fondit sur lui dans sa puissante colère. Et je le vis comme il atteignait le bélier ; et il était exaspéré contre lui, et il heurta le bélier et lui brisa les deux cornes, et le bélier fut sans force pour lui résister ; et il le terrassa et le foula, et personne ne sauva le bélier de sa main. Et le bouc montrait un grand excès d'orgueil ; mais quand il était dans sa force, la grande corne se cassa, et il crût à sa place quatre cornes saillantes dans la direction des quatre vents du ciel. Et de l'une d'elles surgit une petite corne qui s'agrandit considérablement du côté du midi et du levant et de l'ornement [de la terre]. Et elle prit une grandeur qui atteignit jusqu'à l'armée des Cieux, et elle fit tomber à terre des portions de cette armée et des étoiles, et les foula ; et elle s'éleva même jusqu'au chef de l'armée, et lui enleva le sacrifice perpétuel, et la résidence de son sanctuaire fut abattue ; et l'armée est livrée en même temps que le sacrifice perpétuel à cause du péché, et elle jette la vérité par terre, et elle le fait, et elle réussit. Et j'entendis parler l'un des Saints ; et un autre Saint parla à celui qui parlait : Quel est le temps fixé par la vision qui a trait au sacrifice perpétuel et au péché dévastateur, et annonce que le sanctuaire et l'armée seront livrés pour être foulés ? Et il me dit : Deux mille et trois cents fois soir et matin, et le sanctuaire sera purifié. Et pendant que moi, Daniel, je regardais la vision, je cherchais à comprendre, et voici, comme une figure d'homme se trouva debout devant moi. Et j'entendis une voix d'homme en dedans de l'Eulée, et il s'écria et dit : Gabriel, explique-lui la vision ! Et il vint près du lieu où je me tenais, et à son approche je fus saisi d'effroi, et je tombai sur ma face ; et il me dit : Attention ! fils d'homme, car c'est au temps final que la vision a trait. Et comme il me parlait, je tombai tout étourdi la face contre terre ; mais il me toucha et me remit debout à ma place. Et il me dit : Voici, je vais te montrer ce qui arrivera dans la dernière époque de la colère, car [la vision a trait] au temps final. Le bélier que tu as vu, armé de deux cornes, ce sont les rois des Mèdes et des Perses. Et le bouc est un roi de la Grèce, et la grande corne qui est entre ses deux yeux, c'est le premier roi. Et la corne brisée et remplacée par quatre cornes, marque que quatre royaumes naîtront de ce peuple dont ils n'auront cependant pas la puissance. Et à la fin de leur empire, quand les pécheurs auront comblé la mesure, il s'élèvera un roi au front dur, et expert dans l'artifice, et sa force recevra de la vigueur mais non pas de sa propre force, et il exercera des ravages extraordinaires, et il réussira, et il exécutera, et il causera la ruine de plusieurs et du peuple des saints. Et vu son habileté l'artifice réussira entre ses mains, et en son cœur il s'enorgueillira, et à l'improviste il en ruinera plusieurs, et il s'insurgera contre le prince des princes, et sans l'aide d'une main [humaine] il sera brisé. Et la vision des soirs et des matins, de laquelle il s'agit, est une vérité ; cependant toi, scelle la vision, car elle porte à une époque très lointaine. Et moi Daniel, je tombai en défaillance, et fus malade pendant un certain temps ; puis je me levai, et je m'occupai des affaires du roi, et j'étais éperdu à cause de la vision qui n'était intelligible pour personne.

Morning Prayer — Second Lesson

Acts 17

Or, après avoir traversé Amphipolis et Appollonie, ils arrivèrent à Thessalonique, où les Juifs avaient une synagogue. Or, selon l'habitude de Paul, il se rendit auprès d'eux, et, pendant trois sabbats, il discuta avec eux, démontrant et établissant d'après les Écritures qu'il fallait que le Christ souffrît et ressuscitât des morts, et disant : « Ce Christ, c'est le Jésus que je vous annonce. » Et quelques-uns d'entre eux furent persuadés et se rallièrent à Paul et à Silas, ainsi qu'une grande quantité des Grecs dévots, et bon nombre des premières dames de la ville. Mais les Juifs, émus de jalousie, ayant recruté quelques mauvais sujets parmi les batteurs de pavé, et ayant provoqué un rassemblement, répandirent l'agitation dans la ville, et, s'étant portés vers la maison de Jason, ils cherchèrent à les amener devant le peuple. Mais, ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les magistrats municipaux en criant : « Ceux qui ont bouleversé le monde sont aussi venus ici, et Jason les héberge ; et tous ils agissent contre les édits de l'empereur en disant qu'ils ont un autre roi, qui est Jésus. » Or ils émurent la foule ainsi que les magistrats municipaux qui entendaient ces paroles ; et, après avoir exigé de Jason et des autres la caution nécessaire, ils les laissèrent aller. Mais les frères se hâtèrent de faire partir de nuit pour Bérée Paul et Silas, qui, à leur arrivée, se rendirent dans la synagogue des Juifs. Or, ces derniers étaient d'un plus noble caractère que ceux de Thessalonique, et ils accueillirent la parole avec beaucoup d'ardeur, examinant chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact ; plusieurs donc d'entre eux crurent, ainsi que des femmes grecques de distinction et bon nombre d'hommes. Mais, dès que les Juifs de Thessalonique surent que Paul prêchait également à Bérée la parole de Dieu, ils s'y rendirent pour y soulever et y agiter aussi la foule. Alors les frères firent immédiatement partir Paul, pour qu'il gagnât la mer ; Silas et Timothée restèrent à Bérée. Or ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusques à Athènes, et, après avoir reçu, pour Silas et Timothée, l'ordre qu'ils eussent à venir le rejoindre le plus tôt possible, ils s'en retournèrent. Mais, pendant que Paul les attendait à Athènes, son esprit s'irritait au dedans de lui, à la vue de cette ville toute remplie d'idoles. En conséquence, tandis que, d'un côté, il discutait dans la synagogue avec les Juifs et les dévots, et chaque jour, dans la place publique, avec les gens qu'il y rencontrait, d'un autre côté, quelques philosophes, tant épicuriens que stoïciens, conféraient aussi avec lui, et quelques-uns disaient : « Que veut donc dire ce bavard ? » et d'autres : « Il paraît que c'est un prédicateur de divinités étrangères ; » parce qu'il annonçait Jésus et la résurrection. Et s'étant saisis de lui, ils le conduisirent sur l'Aréopage, en disant : « Pouvons-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu prêches ? Car tu nous fais entendre des choses étranges ; nous désirons donc savoir ce que cela peut être. » Or tous les Athéniens, et les étrangers qui résident parmi eux, ne passaient leur temps à autre chose qu'à raconter ou à ouïr ce qu'il y avait de plus nouveau. Paul s'étant placé au milieu de l'Aréopage dit : « Athéniens, je sais que vous êtes à tous égards on ne peut plus religieux ; car, en faisant la revue et l'examen de vos objets sacrés, j'ai même découvert un autel sur lequel on avait inscrit : au dieu inconnu. Ce que vous révérez donc sans le connaître, c'est là ce que je vous annonce : Le Dieu qui a créé le monde et tout ce qui s'y trouve, Lui qui est le Maître du ciel et de la terre, n'habite point dans des sanctuaires construits de main d'homme, et Il n'est point non plus servi par des mains humaines, comme s'il avait besoin de rien, Lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses ; Il a fait aussi que, sorties d'un seul, toutes les nations des hommes, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant fixé, selon des périodes déterminées, les bornes mêmes de leur habitation, afin qu'elles cherchassent Dieu, pour voir si, en Le cherchant à tâtons, elles Le trouveraient, quoiqu'il ne soit pas loin de chacun de nous ; car c'est en Lui que nous vivons, que nous nous mouvons et que nous sommes, comme l'ont dit aussi quelques-uns de nos poètes : « Car c'est de Lui que nous sommes aussi la race ; » étant ainsi la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la Divinité soit semblable à de l'or, ou à de l'argent, ou à de la pierre, sculptés par l'art et l'invention de l'homme. Dieu, ne tenant donc pas compte des temps d'ignorance, fait maintenant savoir aux hommes que tous, en tous lieux, aient à se repentir, puisqu'Il a fixé un jour dans lequel Il doit juger la terre avec justice par l'homme qu'il a désigné ; ce dont Il a donné à tous une garantie en le ressuscitant des morts…  » Mais, lorsqu'ils entendirent parler d'une résurrection des morts, les uns raillaient, tandis que les autres dirent : « Nous t'entendrons sur ce sujet encore une autre fois. » Ce fut ainsi que Paul sortit du milieu d'eux. Mais quelques hommes s'étant attachés à lui crurent ; parmi eux se trouvait Denys l'Aréopagite ainsi qu'une femme nommée Damaris, et d'autres avec eux.

Responsorial Psalm

Psalm 23

Cantique de David.L'Éternel est mon berger, je ne manque de rien. Dans des pacages verts Il me fait reposer, Il me mène le long des eaux tranquilles. Il restaure mon âme, Il me guide dans les ornières du salut, pour l'amour de son nom. Quand je chemine dans une sombre vallée, je ne redoute aucun mal, car tu es avec moi ; ta houlette et ton bâton, c'est là ce qui me console. Tu as dressé devant moi une table en face de mes ennemis, tu as oint d'huile ma tête, et fait regorger ma coupe. Oui, le bonheur et la grâce me suivent tous les jours de ma vie, et la maison de l'Éternel est mon séjour ordinaire.

Gospel

John 10:11-16

C'est moi qui suis le bon berger ; le bon berger sacrifie sa propre vie pour ses brebis ; le mercenaire, qui n'est pas un berger et auquel les brebis n'appartiennent pas en propre, voit le loup venir, et il abandonne les brebis, et il s'enfuit, et le loup les enlève et les disperse, car c'est un mercenaire, et il n'a cure des brebis. C'est moi qui suis le bon berger, et je connais celles qui sont à moi, et celles qui sont à moi me connaissent comme mon Père me connaît et que moi je connais mon Père ; et je sacrifie ma propre vie pour mes brebis. Je possède encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ; il faut que je les amène aussi, et elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger.

Responsorial Psalm

Psalm 101

Cantique de David.Je vais chanter la bonté et la droiture ; c'est toi, Éternel, que je célébrerai. Je m'appliquerai à suivre une voie innocente : ô puissé-je y parvenir ! J'agirai dans l'innocence du cœur au sein de ma maison. Je ne mettrai devant mes yeux aucune chose indigne ; je hais la conduite des transgresseurs, sur moi elle n'aura pas de prise. Que le cœur pervers se tienne loin de moi, je ne veux pas connaître le méchant. Je détruirai celui qui en secret calomnie son ami ; je ne supporte pas celui dont l'œil est altier et le cœur enflé. Mes yeux se porteront vers les hommes sûrs du pays, pour les faire habiter avec moi ; ceux qui suivent une voie innocente, seront mes serviteurs. Il ne s'assiéra pas dans ma maison celui qui fait des fraudes ; celui qui ment ne pourra demeurer sous mes yeux. Chaque jour je veillerai à arracher les impies du pays, à bannir de la cité de l'Éternel tous ceux qui font le mal.

Responsorial Psalm

Psalm 110

Cantique de David.L'Éternel dit à mon Seigneur : « Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je te donne pour marchepied tes ennemis. » De Sion l'Éternel étendra le sceptre de ta puissance. Domine au milieu de tes ennemis ! Ton peuple s'empresse au jour de ton armement, dans une pompe sainte ; ta jeunesse vient à toi comme une rosée sortant du sein de l'aurore. L'Éternel a juré, et ne s'en repentira point : « Tu es sacrificateur pour l'éternité à l'instar de Melchisédek. » Le Seigneur à ta droite a mis des rois en pièces au jour de sa colère. Il fera justice parmi les peuples : tout est plein de cadavres ; Il a mis des têtes en pièces sur un vaste pays. Il boira au torrent dans sa marche, puis Il relèvera la tête.

Responsorial Psalm

Psalm 105

Louez l'Éternel, invoquez son nom ! Publiez ses exploits parmi les peuples ! Célébrez-le par vos chants et vos accords ! Chantez toutes ses merveilles ! Glorifiez-vous de son saint nom ! Que le cœur de ceux qui le cherchent, se réjouisse ! Méditez sur l'Éternel et sa puissance ! Cherchez sans cesse sa présence ! Pensez aux merveilles qu'il a faites, à ses prodiges et aux jugements émanés de sa bouche, vous, race d'Abraham, vous, ses serviteurs, enfants de Jacob, ses élus ! Lui, l'Éternel ! Il est notre Dieu, ses jugements embrassent toute la terre. Il garde un souvenir éternel de son alliance, de la parole qu'il promulgua pour mille générations, du traité qu'il conclut avec Abraham, du serment qu'il fit à Isaac, et érigea pour Jacob en statut, pour Israël en alliance éternelle, disant : « Je te donnerai la terre de Canaan pour votre lot d'héritage ; » tandis qu'ils étaient encore en petit nombre, peu considérables, et étrangers en elle. Et ils émigraient de nation en nation, d'un royaume chez un autre peuple. Il ne permettait à personne de les opprimer, et en leur faveur Il châtia des rois : « Ne touchez pas à mes oints, et ne maltraitez pas mes prophètes ! » Alors Il appela la famine sur le pays, et lui coupa toutes les subsistances. Il envoya devant eux un homme ; comme esclave Joseph fut vendu. Ils mirent les entraves à ses pieds, et il dut vivre dans les fers, jusqu'au temps où ce qu'il avait dit, arriva, et où la parole de l'Éternel fut son épreuve. Le Roi dépêcha et le fit élargir, le souverain des peuples, et le mit en liberté ; il l'établit seigneur sur sa maison, et souverain sur tous ses domaines, pour qu'il enchaînât ses princes à son gré, et qu'à ses vieillards il enseignât la sagesse. Alors Israël vint en Egypte, et Jacob fut comme hôte dans le pays de Cham. Et Il rendit son peuple très fécond, et plus fort que ses ennemis. Il changea leur cœur qui prit son peuple en haine, et ils traitèrent ses serviteurs avec perfidie. Il envoya Moïse, son serviteur, Aaron qu'il avait élu. Ils opérèrent au milieu d'eux ses prodiges, et ses miracles dans la terre de Cham. Il envoya les ténèbres, et produisit l'obscurité, et ils ne furent pas rebelles à sa parole. Il changea leurs eaux en sang, et fit périr leurs poissons. Leur pays fourmilla de grenouilles, jusques dans les appartements de leurs rois. Il dit, et vinrent les moucherons, les mouches dans tout leur territoire. Il fit tomber leur pluie en grêle, des flammes de feu sur leur pays. Et Il frappa leurs vignes et leurs figuiers, et fracassa les arbres de leur contrée. Il dit, et vinrent les sauterelles, et des insectes voraces sans nombre, qui dévorèrent toute l'herbe du pays, et dévorèrent les fruits de leurs champs. Et Il frappa tous les premiers-nés dans leur pays, toutes les prémices de leur vigueur. Et Il fit sortir [Israël] avec de l'argent et de l'or, et il n'y eut pas un homme las dans ses tribus. L'Egypte se réjouit de leur départ ; car la peur d'Israël l'avait saisie. Il déploya la nuée pour les mettre à couvert, et le feu pour illuminer la nuit. A leur demande Il fit arriver des cailles, et Il les rassasia avec le pain du ciel. Il entrouvrit le rocher, et des eaux jaillirent et coulèrent dans le désert par torrents. Car Il se rappelait sa sainte parole donnée à Abraham, son serviteur. Il fit que son peuple partit avec joie, et ses élus avec allégresse. Il leur donna les terres des nations, et ils s'emparèrent du travail des peuples : pour les porter à garder ses commandements, et à observer ses lois. Alléluia !

Evening Prayer — First Lesson

2 Samuel 13

Et après cela il arriva que Absalom, fils de David, avait une sœur qui était belle, nommée Thamar, et que Amnon, fils de David, s'éprit d'elle. Et Amnon se tourmentait pour Thamar, sa sœur, à se rendre malade ; car elle était vierge et il voyait la difficulté de rien entreprendre sur elle. Or Amnon avait un ami, nommé Jonadab, fils de Siméa, frère de David, et Jonadab était un homme fort avisé. Et il lui dit : Pourquoi es-tu ainsi défait, toi, fils du Roi, un matin comme l'autre ? ne me feras -tu pas confidence ? Et Amnon lui dit : J'aime Thamar, sœur d'Absalom, mon frère. Et Jonadab lui dit : Mets-toi au lit et fais le malade, et si ton père vient te voir, dis-lui : Permets à Thamar, ma sœur, de venir pour me donner à manger et préparer la collation sous mes yeux, afin que je voie et que je reçoive les aliments de sa main. Amnon se mit donc au lit et fit le malade, et le Roi vint le voir, et Amnon dit au Roi : Permets à Thamar, ma sœur, de venir pour préparer sous mes yeux deux gâteaux que je prendrai de sa main. Et David fit dire à Thamar dans son appartement : Va donc chez ton frère Amnon et prépare-lui la collation. Et Thamar se rendit chez Amnon, son frère, lequel était alité. Et elle prit du levain, et pétrit et prépara sous ses yeux les gâteaux, qu'elle fit cuire ; puis, prenant la poêle, elle les versa devant lui. Mais il refusa de manger. Et Amnon dit : Faites sortir tout le monde d'ici ! Et tout le monde sortit de chez lui. Alors Amnon dit à Thamar : Apporte la collation dans l'appartement afin que je la reçoive de ta main. Et Thamar prit les gâteaux qu'elle avait préparés et les apporta à Amnon, son frère, dans l'appartement. Et comme elle lui servait à manger, il la saisit et lui dit : Viens, couche avec moi, ma sœur. Et elle lui dit : Non, mon frère, non ! n'abuse pas de moi ! car on ne fait pas ainsi en Israël ; ne commets pas cette infamie. Et moi, où irais-je porter ma honte ? et toi, tu serais comme l'un des infâmes en Israël. Maintenant parle donc au Roi ! Il ne me refusera pas à toi. Mais il ne voulut pas écouter sa sœur, et il lui fit violence et abusa d'elle et habita avec elle. Et Amnon la prit en forte aversion ; car l'aversion qu'il conçut contre elle fut plus grande que l'amour dont il avait été épris pour elle. Et Amnon lui dit : Lève-toi ! va-t'en ! Et elle lui dit : A tes torts tu ajoutes en me chassant un mal plus grand que l'autre que tu m'as fait ! Mais il ne voulut pas l'écouter. Et il appela le valet qui le servait et lui dit : Chasse donc cette femme d'ici dans la rue, et ferme la porte au verrou après elle. Or elle portait une tunique à manches ; car c'était avec la mante le vêtement porté par les filles du Roi, vierges. Et le valet la mit dehors à la rue et ferma la porte au verrou après elle. Alors Thamar mit de la cendre sur sa tête et déchira la tunique à manches qu'elle portait, et la main appliquée sur la tête, elle s'en alla, et elle marchait en poussant des cris. Et Absalom, son frère, lui dit : Amnon, ton frère, a-t-il été avec toi ? A présent, ma sœur, ne dis mot ! c'est ton frère ; ne laisse pas peser sur ton cœur ce qui est arrivé. Et Thamar demeura, éperdue qu'elle était, dans la maison d'Absalom, son frère. Et David apprit toutes ces choses et fut fort irrité. Et Absalom n'adressait point la parole à Amnon, ni en bien ni en mal, car Absalom haïssait Amnon, parce qu'il avait abusé de Thamar, sa sœur. Et au bout de deux ans environ, comme Absalom avait des tondeurs à Bahal-Hatsor, située près d'Ephraïm, Absalom convia tous les fils du Roi. Et Absalom entra chez le Roi et dit : Voici, ton serviteur a des tondeurs : que le Roi daigne avec ses serviteurs accompagner ton serviteur. Et le Roi dit à Absalom : Hé ! non, mon fils, nous n'irons pas tous, pour ne point t'être à charge. Et il insista, mais David ne voulut point aller, et il le congédia. Et Absalom dit : Mais du moins Amnon, mon frère, ne sera-t-il pas des nôtres ? Et le Roi dit : Pourquoi irait-il avec toi ? Mais Absalom insista auprès de lui, et David accorda permission de l'accompagner à Amnon et à tous les fils du Roi. Et Absalom donna cet ordre à ses valets : Observez le moment où le vin aura égayé le cœur d'Amnon, alors à mon commandement : « Frappez Amnon ! » tuez-le ! n'ayez pas peur ! n'est-ce pas moi qui vous l'ordonne ? courage et soyez des braves ! Et les valets d'Absalom exécutèrent sur Amnon l'ordre d'Absalom. Sur cela tous les fils du Roi se levèrent, et montant chacun son mulet, ils s'enfuirent. Et comme ils étaient en chemin, la nouvelle parvint à David à qui l'on dit : Absalom a fait main basse sur tous les fils du Roi, et pas un n'a survécu. Là-dessus le Roi se leva et déchira ses habits et il se coucha par terre et tous ses serviteurs assistaient, les habits déchirés. Alors Jonadab, fils de Siméa, frère de David, prit la parole et dit : Que mon Seigneur n'ait pas cette idée : on a mis à mort tous les jeunes hommes, fils du Roi ! puisque Amnon seul a péri ; car à l'air d'Absalom, c'était pour lui parti pris dès le jour où il a abusé de Thamar, sa sœur. Ainsi, que mon Seigneur le Roi n'ait pas la chose sur le cœur avec cette idée : tous les fils du Roi sont morts ! car Amnon seul est mort. Et Absalom avait pris la fuite. Et le valet qui était en vedette leva les yeux et regarda, et voilà que par la route qu'il avait derrière lui, une grande troupe arrivait du versant de la montagne. Alors Jonadab dit au Roi : Voilà que les fils du Roi arrivent ! les choses se sont passées comme ton serviteur l'a dit. Et quand il achevait de parler, voici, arrivèrent les fils du Roi ; et laissant éclater leur voix ils pleurèrent, et le Roi aussi et tous ses serviteurs versèrent beaucoup de larmes. Or Absalom dans sa fuite s'était rendu chez Thalmaï, fils de Ammihur, roi de Gesur. Et David était toujours en deuil de son fils. Absalom avait donc fui, et gagné Gesur où il séjourna trois ans. Et le Roi David cessa de rien entreprendre contre Absalom, car il s'était consolé de la mort d'Amnon.

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Ephesians 2

Et vous, qui étiez morts par vos fautes et vos convoitises, dans lesquelles vous avez marché jadis selon le train de ce monde, selon le chef de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la désobéissance, parmi lesquels, nous aussi, nous nous livrions tous jadis aux convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions, par nature, des enfants de colère comme les autres… mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de la grande charité dont Il nous a aimés, nous aussi, qui étions morts par nos fautes et nos convoitises, Il nous a rendus à la vie avec vous en Christ, (c'est par grâce que vous avez été sauvés), et Il nous a ensemble ressuscités et fait asseoir dans les lieux célestes en Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l'excessive richesse de Sa grâce par Sa bonté, dont nous sommes les objets en Christ Jésus. Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ; ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne s'enorgueillisse ; car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Christ Jésus pour de bonnes œuvres, que Dieu a d'avance préparées, afin que ce soit en elles que nous marchions. C'est pourquoi souvenez-vous que, naguère, vous, les païens par la chair, qui étiez appelés l'incirconcision par ce qui s'appelle la circoncision faite manuellement en la chair, que vous étiez, dis-je, en ce temps-là, sans Christ, étant en dehors de la société d'Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n'ayant point d'espérance, et étant sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Christ Jésus, vous qui étiez naguère éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ, car c'est lui qui est notre paix, lui, qui de l'un et de l'autre a fait un seul, et qui a détruit le mur qui formait la séparation, je veux dire la haine, en anéantissant par sa propre chair la loi des commandements donnés sous forme de décrets, afin de créer en lui, de tous les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier l'un et l'autre, en un seul et même corps, avec Dieu par la croix, en détruisant la haine par elle. Et il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez éloignés, et à ceux qui sont près, car c'est par lui que nous avons, les uns et les autres, en un seul et même esprit, l'accès auprès du Père. Ainsi donc vous n'êtes plus étrangers et sans droit de cité, mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, la pierre angulaire étant Christ Jésus même, en qui tout édifice, ayant ses parties bien ajustées, s'élève comme un sanctuaire sacré dans le seigneur, en qui, vous aussi, vous êtes tous édifiés ensemble pour devenir une habitation de Christ en esprit.

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I Peter 5

J'exhorte donc les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien comme eux, et témoin des souffrances de Christ, et qui ai part aussi à la gloire qui va être révélée : Paissez le troupeau de Dieu qui vous est remis, non par contrainte, mais de bon gré, non en vue d'un gain honteux, mais avec dévouement ; [non comme tyrannisant ceux qui vous sont échus, mais en devenant les modèles du troupeau] ; et, lorsque le pasteur suprême aura été manifesté, vous obtiendrez la couronne inaltérable de la gloire. De même, jeunes gens, soyez soumis aux anciens, et tous, les uns aux autres ; enveloppez-vous d'humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais aux humbles Il accorde grâce ; humiliez-vous donc sous la main puissante de Dieu, afin qu'il vous élève au moment convenable, ayant rejeté sur Lui tous vos soucis, car c'est Lui qui prend soin de vous. Soyez sobres, veillez : votre adversaire le diable, semblable à un lion rugissant, se promène en cherchant à dévorer ; résistez-lui en étant fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à ceux de vos frères qui sont dans le monde ; mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Christ à posséder Sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert pour un peu de temps, vous perfectionnera Lui-même, vous affermira, vous fortifiera. A Lui soit le pouvoir, pour les siècles. Amen ! C'est par l'entremise de Sylvanus, le fidèle frère à mon avis, que je vous ai brièvement écrit, affirmant et protestant que c'est bien à la véritable grâce de Dieu que vous êtes attachés. La réunion d'élus qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc mon fils ; saluez-vous les uns les autres par le baiser de charité. La paix soit avec vous tous qui êtes en Christ !

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1 Thessalonians 5:12-28

Toutefois nous vous prions, frères, de distinguer ceux qui travaillent parmi vous, et qui président sur vous dans le Seigneur, et qui vous avertissent, et d'avoir pour eux une charité sans bornes à cause de leur œuvre.Gardez la paix entre vous ; toutefois nous vous y exhortons, frères : avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont découragés, supportez les faibles, soyez patients envers tous ; prenez garde que personne ne rende à personne mal pour mal, mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit à l'égard de tous. Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; rendez pour toutes choses des actions de grâces ; car telle est la volonté de Dieu en Christ Jésus à votre égard. N'éteignez pas l'Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute espèce de mal. Or, que le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme, et le corps, soient conservés sans reproche lors de l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est Lui aussi qui le fera. Frères, priez aussi pour nous. Saluez tous les frères par un saint baiser. Je vous en adjure au nom du Seigneur : que cette lettre soit lue à tous les frères. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous !

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2 Peter 2:1-10

Sans doute, il y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple, de même que parmi vous aussi il y aura de faux docteurs qui introduiront des hérésies pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une subite perdition ; et leurs débauches trouveront de nombreux sectateurs, à cause desquels la voie de la vérité sera calomniée ; et dans leur cupidité ils vous exploiteront au moyen de discours fallacieux ; mais il y a longtemps que pour eux la sentence est prête, et que leur perdition ne sommeille plus. Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais les a plongés dans les fosses obscures de l'enfer, où ils sont gardés pour le jugement ; et s'il n'a pas épargné l'ancien monde, mais si, lorsqu'il a déchaîné le déluge sur le monde des impies, Il a préservé Noé, lui huitième, comme prédicateur de la justice ; et s'il a condamné, en les réduisant en cendres, les villes de Sodome et de Gomorrhe, dont Il a fait pour les impies une préfiguration de l'avenir ; et s'il a protégé le juste Loth, victime de la conduite débordée des hommes pervers, (car ce juste, qui habitait parmi eux, avait journellement son âme juste mise à la torture par les œuvres criminelles dont ses yeux et ses oreilles le rendaient témoin) ; le Seigneur sait délivrer de la tentation ceux qui sont pieux, et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement, surtout ceux qui s'adonnent charnellement à une convoitise impure, et qui méprisent la Seigneurie. Audacieux, insolents, ils ne craignent pas de calomnier les gloires,

Gospel

John 21

Après cela Jésus se manifesta lui-même aux disciples près de la mer de Tibériade ; or voici comment il se manifesta : Ensemble étaient Simon Pierre, et Thomas qui est appelé Didymos, et Nathanaël de Cana en Galilée, et les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui disent : « Nous allons aussi avec toi. » Ils sortirent et montèrent dans la barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien. Or, quand le matin fut venu, Jésus se trouva debout sur le rivage ; cependant les disciples ne savaient pas que ce fût Jésus. Jésus leur dit donc : « Enfants ! N'avez-vous rien à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Mais il leur dit : « Jetez le filet sur la droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et ils ne purent plus le retirer à cause de la quantité des poissons. Le disciple que Jésus aimait dit donc à Pierre : « C'est le Seigneur. » Simon Pierre, ayant donc appris que c'était le Seigneur, ceignit son sarrau, car il était nu, et il se jeta dans la mer. Mais les autres disciples vinrent avec la barque, (car ils n'étaient éloignés de la terre que d'environ deux cents coudées), en entraînant le filet des poissons. Lors donc qu'ils furent descendus à terre, ils voient un brasier établi, et du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. » Simon Pierre monta donc, et il tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois gros poissons ; et, malgré ce grand nombre, le filet ne se déchira pas. Jésus leur dit : « Venez, faites collation. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » sachant bien que c'était le Seigneur. Jésus vient et prend le pain et le leur donne, et il fait de même des poissons. Ce fut là la troisième fois que Jésus apparut aux disciples, depuis qu'il fut ressuscité des morts. Lors donc qu'ils eurent fait collation, Jésus dit à Simon Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui dit : « Oui, Seigneur ; tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Pais mes agneaux. » Il lui redit une seconde fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui dit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Fais paître mes brebis. » Il lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois : « M'aimes-tu ? » et il dit : « Seigneur, tu sais toutes choses, tu connais que je t'aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. En vérité, en vérité je te le déclare, lorsque tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te portera là où tu ne veux pas. » Or il dit cela pour indiquer par quel genre de mort il glorifierait Dieu, et après avoir dit cela, il dit : « Suis-moi. » Pierre, s'étant retourné, se voit suivi par le disciple que Jésus aimait, et qui, pendant le repas, s'était appuyé contre sa poitrine, et qui avait dit : « Seigneur, quel est celui qui doit te livrer ? » Pierre donc l'ayant vu dit à Jésus : « Seigneur, mais celui-ci, qu'en sera-t-il ? » Jésus lui dit : « Si je veux qu'il demeure jusques à ce que je vienne, que t'importe ? Quant à toi, suis-moi. » Le bruit se répandit donc parmi les frères, que ce disciple ne devait pas mourir ; mais Jésus ne lui dit pas : « Il ne doit point mourir, » mais : « Si je veux qu'il demeure jusques à ce que je vienne, que t'importe ? » C'est lui qui est le disciple qui atteste ces choses, et qui a aussi écrit ces choses, et nous savons que son témoignage est véridique ; mais il y a encore beaucoup d'autres choses qu'a faites Jésus, lesquelles, si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres où elles seraient écrites.

Evening Prayer — Second Lesson

1 Peter 4

Christ ayant donc souffert quant à la chair, armez-vous aussi des mêmes dispositions, car celui qui a souffert quant à la chair a été délivré quant aux péchés, en sorte que ce n'est plus sur les convoitises humaines, mais sur la volonté de Dieu, qu'il doit régler le temps qui lui reste à vivre en la chair ; c'est assez, en effet, d'avoir pendant le temps passé accompli la volonté des Gentils en vivant dans la débauche, les convoitises, l'ivrognerie, les excès, les orgies et les idolâtries criminelles ; aussi sont-ils étonnés de ce que vous ne vous précipitez pas avec eux dans le même débordement de dissolution, et ils vous calomnient, eux qui rendront compte à Celui qui va juger les vivants et les morts ; car la bonne nouvelle a été annoncée aussi aux morts, afin que d'un côté ils fussent jugés comme les hommes, quant à la chair, et que de l'autre côté ils vécussent comme Dieu, quant à l'esprit. Or la fin de toutes choses approche ; soyez donc sages et sobres pour vaquer aux prières ; ayant avant tout, les uns pour les autres, une ardente charité, car la charité couvre une multitude de péchés ; exerçant sans murmure l'hospitalité réciproque ; chacun selon le don qu'il a reçu, le mettant au service des autres, comme de bons administrateurs des diverses grâces de Dieu ; si quelqu'un parle, que ce soit comme il convient aux oracles de Dieu ; si quelqu'un exerce un ministère, que ce soit comme usant de la force que Dieu dispense, afin qu'en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, auquel appartiennent la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles. Amen ! Bien-aimés ! Ne vous étonnez pas du feu allumé au milieu de vous pour vous induire en tentation, comme s'il vous advenait quelque chose d'étrange ; mais, selon que vous prenez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez aussi avec allégresse. Si vous êtes insultés à cause du nom de Christ, bienheureux êtes-vous, car l'esprit de gloire, qui est aussi l'esprit de Dieu, repose sur vous. Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier ou voleur ou malfaiteur, ou comme s'immisçant dans les affaires d'autrui ; mais, si c'est comme chrétien, qu'il n'en rougisse pas, mais que plutôt il glorifie Dieu de ce nom même. Le moment est en effet venu de commencer le jugement par la maison de Dieu, mais si d'abord c'est par vous, quelle sera la fin de ceux qui sont rebelles à l'évangile de Dieu ? Et si c'est à grand'peine que le juste est sauvé, eh bien ! l'impie et le pécheur où le verra-t-on ? Ainsi donc, que ceux aussi qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en pratiquant ce qui est bien.

Gospel

Luke 2:1-20

Or il advint en ce temps-là qu'un décret fut promulgué par l'empereur Auguste pour le recensement de toute la terre. Ce fut un premier recensement qui eut lieu pendant que Quirinius gouvernait la Syrie. Et tous allaient se faire enregistrer, chacun dans sa propre ville. Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, dans la ville de David qui est appelée Bethléem, parce qu'il était de la famille et de la branche de David, afin de se faire enregistrer avec Marie qui lui avait été fiancée, laquelle était enceinte. Or il advint, pendant qu'ils étaient là, que le moment où elle devait accoucher arriva, et elle mit au monde son fils premier-né, et elle l'emmaillota, et elle le coucha dans une crèche, parce qu'ils n'avaient pas de place dans l'hôtellerie. Et il y avait aux champs dans la même contrée des bergers qui passaient les veilles de la nuit à garder leur troupeau. Et un ange du Seigneur apparut au-dessus d'eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière, et ils furent saisis d'une très grande crainte. Et l'ange leur dit : « Ne craignez point ; car, voici, je vous apporte une bonne nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie : c'est qu'aujourd'hui vous est né, dans la ville de David, un sauveur, qui est Christ le Seigneur ; et ce qui en sera pour vous un signe, c'est que vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. » Et aussitôt se joignit à l'ange une multitude de l'armée du ciel, louant Dieu et disant : « Gloire à Dieu dans les lieux très-hauts ! Et paix sur la terre parmi les hommes de prédilection ! » Et il advint, lorsque les anges les eurent quittés pour regagner le ciel, que les bergers se disaient les uns aux autres : « Eh bien ! allons jusques à Bethléem, et voyons l'accomplissement de cette parole que le Seigneur nous a fait connaître. » Et ils vinrent en toute hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Or, après l'avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit touchant ce petit enfant. Et tous les auditeurs furent émerveillés de ce que leur disaient les bergers. Mais Marie retenait toutes ces paroles, en les méditant dans son cœur. Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils avaient ouï et vu conformément à ce qui leur avait été dit.

Gospel

John 3:1-8

Or il y avait un homme d'entre les pharisiens, dont le nom était Nicodème, et qui était un chef des Juifs ; il vint vers lui de nuit et lui dit : « Rabbi, nous savons que tu es venu de Dieu comme docteur, car personne ne peut opérer les miracles que tu opères, si Dieu n'est avec lui. » Jésus lui répliqua : « En vérité, en vérité je te le déclare : si quelqu'un n'est né d'en haut, il ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui dit : « Comment un homme peut-il naître, quand il est vieux ? Est-ce qu'il peut entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? » Jésus répliqua : « En vérité, en vérité je te le déclare : si quelqu'un n'est né d'eau et d'esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ; ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit ; ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit : il vous faut naître d'en haut ; le vent souffle où il veut, et tu en entends le son, mais tu ne sais d'où il vient et où il va ; il en est de même pour quiconque est né de l'Esprit. »

Gospel

Matthew 5

Or, lorsqu'il vit cette foule, il monta sur la montagne, et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent, et ayant ouvert la bouche, il les instruisait en disant : « Heureux les pauvres d'esprit, car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux. Heureux les affligés, car c'est eux qui seront consolés. Heureux ceux qui sont doux, car c'est eux qui hériteront la terre. « Heureux ceux qui sont affamés et altérés de la justice, car c'est eux qui seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car c'est à eux qu'il sera fait miséricorde. Heureux ceux qui sont purs de cœur, car c'est eux qui verront Dieu. Heureux ceux qui procurent la paix, car c'est eux qui seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux. Vous êtes heureux quand on vous aura injuriés et persécutés, et qu'on aura dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense est considérable dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont vécu avant vous. « Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel s'est affadi, avec quoi le salera-t-on ? Il ne sert plus à rien, sinon, après avoir été jeté dehors, qu'à être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; on n'allume pas non plus une lampe pour la placer sous le boisseau, mais sur son support, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Que de même votre lumière brille devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. « Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; car en vérité je vous le déclare, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient disparu, un seul i ou un seul jambage ne disparaîtra point de la loi avant que tout n'ait été réalisé. En conséquence, celui qui aura enfreint un seul de ces moindres commandements et enseigné aux hommes à faire de même, sera renommé l'un des moindres dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera renommé grand dans le royaume des cieux. Car je vous déclare que si votre justice n'a pas surpassé de beaucoup celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez certainement pas dans le royaume des cieux. « Vous avez appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne tueras point ; mais celui qui aura tué sera justiciable du tribunal. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque s'irrite contre son frère, sera justiciable du tribunal ; et que celui qui aura dit à son frère : Raca, sera justiciable du sanhédrin ; et que celui qui lui aura dit : Insensé, sera justicié dans la géhénne du feu. « Si donc tu viens présenter ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque grief contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va-t-en d'abord te réconcilier avec ton frère, et alors reviens présenter ton offrande. Mets-toi promptement d'accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, de peur que ton adversaire ne te livre au juge, et le juge à l'huissier, et que tu ne sois jeté en prison. En vérité je te déclare, tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé le dernier quadrant. « Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu ne commettras point d'adultère. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle en son cœur. Mais si ton œil droit te fait trébucher, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est de ton intérêt qu'un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite te fait trébucher, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est de ton intérêt qu'un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n'aille pas dans la géhenne. Il a encore été dit : « Que celui qui aura répudié sa femme lui remette un acte de divorce. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d'impudicité, la pousse à commettre un adultère, et que celui qui aura épousé une femme répudiée commet un adultère. « Vous avez encore appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne te parjureras point, mais tu t'acquitteras envers le Seigneur de tes serments. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point jurer du tout, ni par le ciel parce que c'est le trône de Dieu, ni par la terre parce que c'est le marchepied de Ses pieds, ni par Jérusalem parce que c'est la ville du Grand Roi. Tu ne jureras pas non plus sur ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Mais votre parole sera : oui, oui ! non, non ! Ce qu'on y ajoute vient du malin. « Vous avez appris qu'il a été dit : « œil pour œil et dent pour dent. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point résister au méchant ; mais quiconque te soufflette sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre ; à celui qui veut t'intenter un procès et prendre ta tunique, abandonne-lui aussi le manteau ; et quiconque te mettra en réquisition pour un mille, fais-en deux avec lui. Donne à qui te demande, et ne repousse pas celui qui veut emprunter de toi. « Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. » Eh bien, moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour vos persécuteurs, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux, car Il fait lever Son soleil sur les méchants et sur les bons, et Il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense en avez-vous ? Est-ce que les publicains aussi ne font pas la même chose ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Est-ce que les païens aussi ne font pas la même chose ? Pour vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Today's readings, every morning

Bosko brings the daily readings for your tradition to your day — with a reflection, the full Bible in 30 translations, and the liturgical calendar, in 18 languages.